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Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)
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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Jeu 19 Mai - 13:15

Le membre 'Ethaniel M. Griffin' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Jeu 19 Mai - 17:56

Je suis pas compliquée. Non, promis. Enfin, en général, je le suis pas. C’est lui qui complique tout. Et qui pige rien, tellement persuadé d’avoir raison. Ou de pas avoir raison. Je sais pas trop. Il se pose beaucoup trop de questions, à refaire le monde avec des si. Et si ce genre de jeux c’était marrant quand t’avais une bouteille de rhum et la vie devant toi, ça l’est beaucoup moins quand ça prend en compte le père zombifié et tout ce qui va bien avec. Ça va juste me le bousiller complétement à force. Et si de base, j’étais vraiment en colère contre lui, et je le suis toujours qu’on soit d’accord, j’en arrive à être plus… inquiète pour lui qu’autre chose. Ouais, ça m’emmerde aussi.
Je ne laisse ma main que quelques secondes, la retirant rapidement. Autant parce que ça me gêne un peu que parce qu’il semble à deux doigts de la repousser.
Je fronce les sourcils et laisse passer un silence.

« Toute seule ? Mieux ? Tu sais pas ce que ça donne quand je suis toute seule Griffin. » Quand je suis seule, j’en ai un peu rien à foutre du résultat… et c’est comme ça qu’on se retrouve sur les routes à 15 ans, avec un sac à dos et une paire de doc aux pieds… Je secoue la tête. « Je me serais sans doute fait bouffer un jour en allant chercher de la bouffe… ou je me serais fait avoir par un groupe… » Je soupire et le fixe. « Je suis toujours en vie. Et malgré tes conneries incessantes… Non Ethan, non je regrette pas d’être là, avec vous. »

Pas tout le temps du moins. Et clair oui, toute seule, je serais plus là du tout, je me leurre pas trop là-dessus. Ça m’arrive d’être objective sisi. J’ouvre la bouche, avant de grimacer un peu.

« Oui, bon, j’exagère peut-être un peu parfois… Peut-être ! Et pas souvent, ça t’arrive souvent d’être con oui. »

J’esquisse un sourire. Et y a être con et être con… Enfin, je me comprends. Et il comprend très bien aussi. Ça du moins, parce que le reste, c’est pas gagné. Pourtant, j’insiste un peu, pour essayer de lui faire entrer dans sa petite tête que non il n’est pas responsable de tous les malheurs du monde, que non, ce n’était pas de mauvaises décisions, blablabla. Cause toujours tu m’intéresse.
Je secoue la tête et souris, un peu.

« Il te cachait sans doute moins de trucs à toi qu’à moi, donc je pense que non. Et je tire pas toujours la gueule. C’est juste que je le suis plus. J’ai perdu le charme de l’appareil dentaire je pense… »

Je hausse les épaules. Ouais bon, on s’appesantit pas, parce que là, c’est moi qui vais être mal à l’aise hein.
Et forcément, si on arrive à plaisanter et à se détendre un peu, ça devait pas pouvoir durer. Donc autant s’engueuler un peu à nouveau. Et là encore, il se montre tellement obtus et dans l’erreur… que ça en devient presque affligeant.
Je secoue la tête, alors que je sens à nouveau qu’il me tape légèrement sur les nerfs.

« Exact. C’est ça. C’était juste trop pour toi. N’importe qui l’aurait vu. Je l’ai vu, elle aurait dû… Elle a essayé d’être gentille. Sauf que tu te comportais comme un petit con oui. Et histoire d’enfoncer le clou, elle a rien changé… Elle aurait dû t’en coller une plutôt que de t’offrir des muffins au chocolat. Qui ouais, étaient tellement bons que je les aurais bouffé à même le sol, mais c’est pas la question. Elle a peut-être essayé de te connaître, mais pas de te comprendre Ethan. C’était pas juste toi… »

Je soupire. Et j’arrête. Je recommencerais à lui prendre la tête un autre jour. Qui sait, peut-être que ça finira par percer là-dedans… Mon sourire s’agrandit légèrement. Genre y a eu qu’un truc bien… Abruti. Mais cool. Il était heureux avec nous. C’est… chouette. Je lui souris, mettant de côté ce léger sentiment de trahison et d’abandon persistant.
Je souris pour de bon alors qu’on parle de Zak et de devoirs. Sisi, de devoirs. Je secoue la tête alors qu’il rit, un sourire amusé toujours sur mes lèvres.

« Je suis pas sadique ! J’offre une récompense à son dur labeur, nuance. Et vous avez fait pire, Sid arrêtait pas de me faire la leçon alors que vous en branliez pas une. Tu parles d’un exemple ! Et de toute façon, après, j’ai vite fait mon choix. »

J’ai tout lâché, c’était plus simple. Ouais, bon, sujet délicat pour moi on va dire. Chacun son tour. Je plisse les yeux, même si putain, l’entendre rire à nouveau me fait plus de bien que je ne me l’avouerais, et que je ris en retour. Ouais, comme la colère, c’est contagieux.

« Carrément pas non… Bah, c’est à tes risques et périls comme on dit. Et JE te ferais la gueule aussi… Plus que d’habitude. Vraiment quoi. Même si c’est moi qui t’aurais fait mal… Bref ! »

Et je rirais presque moi de le voir faire cette tête. Genre quoi ? Je m’en souviens mieux que lui ? Merde… Oui, bon, d’accord, ça m’avait légèrement travaillé à l’époque. Léger. Et si je commence par avoir à nouveau envie me foutre de lui, non parce que bon, au final, il se souvient de ses fleurs préférées, mon rire meurt avant de franchir mes lèvres. Et je cille un peu, soufflant malgré moi.

« Ouais, des coquelicots. »

Juste pour montrer que quoi ? Qu’il me considère pas uniquement comme une connasse emmerdante ? Juste pour faire plaisir. Ouais. Je hoche la tête, passant rapidement à autre chose. Parce que bon, qu’il se souvienne de tout ça, c’est déjà beaucoup en soi à assimiler, donc on va pas trop en rajouter.
Non, autant en rajouter sur autre chose. Je le regarde.

« Quoi, quand tu dis que tu tiens à ta peau, c’est parce qu’elle te fait flipper ? Je pensais que c’était de peur de t’en prendre une du frangin. » Je souris, avant de grimacer. « Assez grande pour savoir si elle veut se faire baiser… Content ? » Je m’arrête de fouiller et le fixe à nouveau, avec un sourire en coin. « T’as un succès fou dis donc en vrai… Même si se faire engueuler est moins fun que de rouler des pelles ou picoler… Elles étaient mignonnes au moins ? Enfin, la blonde, oui, c’est un canon, j’ai bien compris, mais les autres ? »

Je souris. Même si… Non rien. Pas important, pas vrai ? Et puis, c’est tellement plus drôle de se retrouver coincés avec un putain de zack accroché à sa jambe. Je lui souris distraitement en acquiesçant.

« Je note, je note. Je note que t’es pas super doué aussi… »

Même s’il parvient à s’en débarrasser. Heureusement ouais. Même s’il trouve le moyen de me faire taire un peu. Il est con aussi. Je sais pas à quoi il joue, mais ça fait un peu blanc puis noir. Je le dévisage, et souffle, les sourcils relevés.

« Non. C’est pas mieux. Y en a partout… »

Partout par terre, et sur lui ouais. Je me reprends un peu, et parviens à balancer de nouvelles conneries alors qu’il regarde mon bras que j’ai blessé toute seule comme une grande.

« J’espère pas, ou alors la solitude lui aura fait perdre la tête, la pauvre. Les princes sont tous des abrutis finis qui se seraient laissé bouffer plutôt que de m’appeler justement. Ou si… Shrek à la limite. Il finit prince non ? » Je souris. Ouais, il a mon bras en otage, mais c’était trop tentant. « Et évidemment que je suis venue… T’es en train de dire que tu pensais que j’allais me barrer ? »

Bon, clairement, je serais obligée de lui en foutre une s’il dit oui. Et clairement, je ferais méchamment la gueule oui. Et comme ça me perturbe, j’essaie de virer un peu les trucs qui traînent sur sa gueule. Parce que c’est dégueu et que bon, il est mieux sans quoi... Je finis par froncer les sourcils, et lui balancer le chiffon alors qu’il me dévisage. Merde, si je peux même pas être gentille sans qu’il trouve ça chelou ou qu’il se comporte bizarrement, on va pas demander pourquoi je finis par me comporter comme une connasse avec lui.
Je reprends la route, et à défaut de fusains, je trouve des munitions. Plutôt cool oui. Même si on pourrait se demander comment elles sont arrivées là. Et je perds pas le nord, le troc, c’est la vie, donc je tente. Ouais bon… Je sais… pourtant, je reste comme une conne à le regarder, alors qu’il fouille dans sa veste et me balance cette putain de plaque. Il est sérieux ? Un sourire s’épanouit sur mes lèvres et je me penche sans réfléchir, ma main sur son épaule, déposant un baiser sur sa joue. Je lui file le petit sac de munition, et me retourne aussi vite. Non, je vais attendre un peu, je vais pas bouffer ça à la sauvage… Je mets la tablette dans la poche de mon manteau, avant de stopper à nouveau en entendant un truc. Et comme d’hab, faut que je cherche la merde. Et à la seconde suivante, je me retrouve plaquée contre lui, et mon cœur s’emballe. Sale traître. Bon, en même temps, si lui ça fait des mois, je suis pas mieux placée… Pourtant, une énième connerie est la seule chose qui me vienne à l’esprit alors qu’il s’écarte aussi vite qu’il est venu.

« Ah… Peut-être que c’est les couches de fringues, mais je vois pas trop non. »

Merde. Pour un peu j’aurais eu des frissons en l’entendant… Je suis grave en manque en vérité. Et remerde. Et ce connard me fout la main au cul… Non mais il est sérieux ? Et réflexe, je me tourne et le gifle sans réfléchir. Avant de jurer. Bordel de merde. Ma main. Idiote. Et lui… Je grimace et le suis, les sourcils froncés, alors qu’il m’entraine. Avant de me dire que ah oui, c’est vrai, le bruit…

Je m’éloigne de lui, d’un ou deux pas, avant de croiser les bras en faisant à moitié la gueule. Autant contre lui que contre moi pour le coup. J’ai quand même un sourire quand je le vois sortir les feutres. Je m’approche et m’agenouille pour les ranger avec les autres. Je jette un coup d’œil à ce qu’il a trouvé. Je cligne des yeux avant de sourire pour de bon. Je hoche la tête, toute heureuse à nouveau. Une vraie gamine oui. Mais du chocolat ! Du pain et du chocolat !

« Trop cool. Trop trop bien !
Et arrête de m’appeler princesse. »


Bon, j’ai déjà été plus convaincante, le sourire gâche un peu le truc. Je me redresse et le fixe, avant de cligner des yeux. Je souris légèrement. Avant de lui donner un coup sur l’épaule. Ou de le tapoter, je sais pas trop.

« Oui… Oui, c’est cool. »

Je lui jette un coup d’œil avant de me détourner rapidement, et de me diriger vers la porte un peu plus loin.

Type d'action J’ouvre la pièce

La porte s’ouvre sans mal, sur une pièce visiblement vide, heureusement, parce que le pied de biche de la main gauche, je suis pas sûre que ça donne beaucoup de résultat… Bon, et même si c’est un peu l’anarchie aussi, c’est déjà moins le bordel qu’en bas. Peut-être parce que c’était un bureau… Enfin non, pas un bureau, une salle de pause ou genre. Qui a déjà été évidemment éventrée, vidée, fouillée…

Type d'action Je fouille la pièce

J’ouvre les placards, jetant des trucs sur le côté, farfouillant dans les cartons et trucs vides. J’ai un sourire en soulevant une conserve, lourde, donc pleine.

« Hé ! Des raviolis ! Trop la classe ! Presque aussi bien que le chocolat ! »

Je lui lance la boite. Allez, on continue… Perso, quand j’avais accès à des salles de pauses comme ça, je trouvais toujours le moyen de planquer des trucs. Je laisse tomber mon sac près du meuble, ramasse une chaise et la rapproche, me hissant dessus pour regarder au-dessus les meubles, derrière les boites entassées, avant de soulever les dalles du plafond. Je passe la main, faisant tomber quelques trucs. J’ai un sourire en sentant un truc, et je me mets sur la pointe des pieds pour l’attraper. La chaise vacille, mais je parviens à saisir enfin le coin du truc, ou à le faire rouler du moins, et je le ramène vers moi.

« Comment tu vas trop m’aimer… »

Je redescends, manquant de me casser la gueule à nouveau, et je le regarde.

« Moi en tout cas, je m’aime trop là. »

J’ouvre la bouteille, entamée, mais ça va pas de beaucoup. De la vodka. Sans déconner. Avec un grand sourire, je me dirige vers le canapé renversé.

« Tu viens m’aider ou tu continues d’en profiter pour me mater ? Allez ! »

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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Jeu 19 Mai - 17:56

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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Ven 20 Mai - 13:42

Dans mes souvenirs, elle était quand même vachement moins chiante. Bon, elle était moins perspicace aussi, y a peut-être un lien. Enfin, peu importe, elle me gonfle. Je me répète je sais bien, mais c'est parce que c'est vraiment le cas quoi. Et j'ai tellement envie de gueuler un coup, de me défouler sur quelque chose que j'ai du mal à rester en place. Je trépigne, je ferme et je rouvre les poings alors que je me force à respirer calmement. Putain, c'est mal barré, moi je vous le dis.

J'essaie de me focaliser sur autre chose, même si je me retiens de balancer sa main loin de moi et je réprime un soupir de soulagement quand elle s'éloigne. Pas dit qu'elle le prenne bien si je fais ça. Et je lui demande un truc qui me trotte dans la tête depuis qu'on la retrouvée. Je hausse les épaules à sa réponse et je lâche, le regard un peu perdu dans le vide.

"Je sais pas, t'aurais pu vouloir… autre chose que de te retrouver coincée ici avec nous. Avec moi surtout quoi. Bref, tant mieux si… enfin si ça te va. Même si j'ai encore du mal à piger pourquoi t'es venue nous chercher si t'étais persuadée qu'on t'avait laissée tomber."

Je sais pas trop pourquoi je dis ça d'ailleurs, parce que c'est un coup à la remettre en rogne et moi avec. C'est pour ça que je continue de parler, sans trop lui laisser le temps de monter au créneau et je rétorque, avec un rire.

"Ouais, t'exagères pas souvent. Et moi je suis le mec le plus intelligent du coin. Tu me diras, si on est que tous les deux, y a moyen en fait."

Enfin je pige à peu près ce qu'elle veut dire et, surtout, ça au moins je peux l'accepter. Pas comme le reste. J'ai pas envie de savoir à quel point elle a raison, si c'est moi qui vois mal les choses ou s'il y a encore une autre option. Ca fait trop à assimiler et c'est pas franchement le moment. Plus tard peut-être. Quand ? J'en sais foutrement rien et j'ai pas envie de le savoir non plus. Mais je sais qu'elle finira par balancer le sujet un jour ou l'autre. Emmerdeuse.

"T'étais sa sœur, normal qu'il te dise pas tout. Surtout qu'il aimait bien que tu le trouves cool. Alors que moi, il s'en foutait un peu. Mais tu tires quand même vachement la gueule. Je vais finir par le prendre pour moi à force."

Bon, c'est entièrement ma faute, je sais. Enfin avec son caractère de merde mais je vais éviter de lui redire hein. Je me contente d'ajouter, avec un sourire en coin.

"Au pire, je te remets des barres de métal sur les dents si ça peut te rendre aussi mignonne qu'avant. Je veux bien faire un effort."

Et Ashley. Au moins, son retour a illuminé la vie de Zak. Enfin je crois. Moi je sais pas encore. Je suis heureux qu'elle soit en vie c'est certain, mais je sais pas comment faire, comment réagir et ça me saoule. Encore plus que le reste. Parce que ça ne fait que me renvoyer à ce que j'ai pu rater encore une fois. Faut vraiment que j'arrête de penser qu'à ça, j'ai réussi des trucs un peu non ? Bon, ok, faudrait pas me demander une liste là de suite. Demain non plus en fait. Bref. Je reprends, un ton plus bas, la colère laissant place à autre chose que j'arrive pas à définir.

"J'aurais pu… je sais pas moi… faire des efforts. Je veux dire, c'était pas une connasse, mon père l'adorait et elle rendait heureux. Je… bref… j'avoue que quand même là, ses putains de muffins je dirais pas non."

Je secoue la tête, essayant de chasser tout ce qui afflue alors que je repense à cette vie d'avant. Déjà qu'avant la fin du monde les regrets ça servait pas à grand-chose, là c'est encore pire. C'est pas comme si j'avais la possibilité de me rattraper hein. Et là, je sens mes mâchoires qui se contractent à nouveau même si parler du temps passé avec eux me fait du bien. Oh c'était pas toujours rose, loin de là, mais j'étais bien quand j'étais avec eux. Vraiment. Ca la fait sourire, c'est plutôt cool, tout comme le fait de parler de Zak. Le pauvre môme, s'il savait ce qu'elle lui prévoit. Je la fixe, sourcil arqué avant de répondre, amusé.

"Ah si, t'es totalement sadique Lancaster. Mais c'est bon à savoir. Et on voulait pas que tu tournes aussi mal que nous. T'avais du potentiel alors que nous, mis à part faire des boulettes de papier pour atteindre la nuque du prof, on était pas doués."

Enfin si, j'étais super doué en littérature. Je m'en vantais pas trop vu mon comportement mais j'arrivais pas à m'empêcher de faire des trucs sympa. Je me demande si elle le sait d'ailleurs et à cette pensée, j'ai un sourire en coin. Qui se fait plus large alors qu'on continue à raconter des conneries.
L'atmosphère se détend alors que je la fixe, réalisant qu'elle est vraiment mignonne quand elle sourit. Dommage qu'elle le fasse pas souvent. Je chasse cette pensée de mon esprit avant de répondre, avec un clin d'œil.

"Je prendrais le risque alors. Mais j'ai pas envie que tu fasses encore plus la gueule, je sais pas si j'arriverais à supporter."

On évoque vite fait Donna, sans que j'arrive à bien comprendre comment on est venus à parler d'elle et j'ai un sourire fier quand elle me confirme que j'ai pas oublié, que c'est bien les coquelicots. Mais je préfère rien ajouter même si le fait de parler de la sœur de Dean est un peu bizarre. Surtout que j'ai même pas songé à Marina comme ça. J'ai beau ne m'être rien mis sous la dent depuis des mois, je vais éviter. Et je souffle, un rien sérieux.

"Je préfère éviter de foutre la merde parce que j'ai juste envie de baiser une jolie fille. C'est un coup à mettre une ambiance pourrie au sein du groupe pour pas grand-chose au final. Et j'ai encore un peu de jugeote pour éviter de faire n'importe quoi avec n'importe qui. T'es pas d'accord ? Pour le reste… ouais, elle est étaient mignonnes. Elles ont pas ton cul mais ça allait quand même."

Bon, à force de raconter n'importe quoi, de se détendre, je manque quand même de me faire bouffer. Un peu quoi. Heureusement, je m'en tire sans soucis même si j'en fous partout. Et je me rapproche un peu trop d'Eliott avant de me dire que ce serait une connerie de plus là. Tentante, mais connerie quand même. Je grimace à sa réponse avant de me reculer.

"Ah merde. Faut que j'arrête de faire mon dégueulasse quand je dégomme du zombie. Niveau sex-appeal ça se pose là."

Je m'essuie tant bien que mal avant de regarder son bras. Elle fait encore la fière, genre même pas mal et pour un peu, je lui en collerais bien une.

"Shrek, ça me va."

Et à sa question, je relâche son bras avant de répondre, le plus sérieusement du monde.

"Je savais que tu viendrais. Je pensais juste que tu te foutrais de moi un peu plus longtemps. Par contre… Eliott, si je suis vraiment dans la merde, si tu vois que je peux pas m'en tirer, je veux pas que tu viennes. Ok ?"

Je sais pas pourquoi, je sens que je vais m'en prendre une. Mais je déconne pas. Je veux pas qu'elle risque de crever pour rien. Enfin, on se tire de là pour explorer l'étage et, quand je lui file le chocolat, sa réaction me laisse con l'espace d'un instant. Et le sourire que je dois avoir doit l'être tout autant d'ailleurs. Mais, vu qu'elle fout la merde, fatalement je dois réagir. Bon je ferais pas de commentaire sur le fait que je kiffe bien de la sentir contre moi, de toute façon au vu des contacts que je peux avoir avec des filles, faudrait que je sois con pour pas apprécier. Je compte quand même pas lui dire, je préfère quand elle râle. Alors je souffle, toujours sur le même ton.

"Pour ça, c'est pas ton ventre qu'il faut que je tripote Lancaster. Mais je suis pas sûr que t'apprécies que je te pelote les seins, même sous des couches de fringues."

Je me prive quand même pas de lui mettre une main au cul et j'ai un large sourire quand elle m'en colle une même si je me fais plus sérieux alors qu'on regarde les alentours. Y a du bruit mais je me dis qu'on a peut-être rêvé. J'en sais trop rien. C'est peut-être juste l'écho de nos pas ou une connerie du genre.

Si je suis sceptique sur le fait qu'on trouve encore des trucs biens, on dirait bien que si en fait. Du pain rassis, youhou. Putain, il est loin le temps des trucs frais et bons. C'est moche quand même.
Mais elle l'air contente alors je lui décoche un clin d'œil avant de ricaner.

"Pourquoi pas princesse ?"

Je retiens sa bourrade affectueuse avant qu'elle aille ouvrir le dernier coin qu'on connait pas. Ah bah, y a encore une autre porte. Probablement le bureau du chef ou un truc du genre. Mais la salle de repos est cool. Enfin, tranquille, ça c'est bien.

Je la regarde fouiller alors que je regarde autour de nous, me relâchant à mesure que je me rends compte qu'à part nous, ça a vraiment l'air désert. Et je rattrape la boite avant de loucher dessus.

"Dis voir, à quel point ça se fait pas de s'enquiller la boite de raviolis froids rien que tous les deux ? Si on ramène le reste, hein ?"

J'ai la dalle, j'avoue. Je l'ai tout le temps de toute façon. Mais je me contente de la suivre des yeux quand elle se met à faire des cascades, me demandant si je vais devoir la ramasser par terre ou pas.

"Hey princesse, depuis quand tu fouilles les faux plaf… oh merde."

Et là, le Graal. Bon, j'en fait trop ok. Mais c'est une sacrée trouvaille en tout cas. J'ai un large sourire en réponse au sien et quand elle se dirige vers le canapé, j'ai un rire avant de secouer la tête.

"Je te mate si je veux d'abord. Et ensuite, je pense que ce serait mieux qu'on sache ce qu'il y a derrière cette foutue porte avant qu'on finisse complètement torchés et que tu m'en colles parce que j'aurais essayé de te toucher les seins."

Type d'action Je vais dans la dernière pièce

J'attends pas sa réponse et j'ouvre la porte. On voit pas grand-chose, il fait super sombre et je suis sur le point de me dire que ça va, on va pouvoir être peinards. Je fouille un peu les tiroirs histoire de dire mais ça se voir que quelqu'un est déjà passé par là. Et je me retourne alors que j'entends un grognement, juste derrière moi.

Type d'action Je fouille la pièce

Et merde.

"Hey Lancaster, j'ai trouvé un truc pour pimenter nos préliminaires ! Tu veux voir ? Et non, je suis pas à poil t'en fais pas. Je suis rapide mais pas à ce point-là."

Reste cool. Ca va bien se passer.

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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Ven 20 Mai - 13:42

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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Ven 20 Mai - 15:57

Ca lui plait pas. Pas besoin d’être devin pour le voir. Mais faudra quand même qu’il m’explique hein. Je gueule, ça va pas, j’essaie de le comprendre, de lui expliquer, ça va pas, je suis gentille, ça va pas non plus. Sérieux, je fais quoi moi alors ? Bon, en soi, gueuler, ça me va bien soyons franc. Mais bon, comment voulez-vous que je m’en sorte ?
Je fronce les sourcils et secoue la tête alors qu’il poursuit. J’inspire profondément, esquissant malgré tout un sourire.

« Bah avec le peu de survivants, on devrait être pas mal ouais. Niveau intelligence, je sais pas, Zak tient bien la route aussi, il risque de te griller la place… »

Je le fixe et reprends, parce qu’il m’a pas laissé y répondre, et que pour le coup, ouais, j’y tiens.

Et non. Enfin oui, y a eu des moments où… ça m’a grave fait chier. Ou tu m’as grave fait chier. Mais… Tu m’as embarqué alors que j’avais piqué ta caisse et t’étais pas obligé. Et… je suis pas venue vous chercher, je voulais juste t’en coller une. Et là aussi, vous avez accepté que…  » Je souris un peu et reprends plus lentement, presque hésitante. « Donc non, je ne regrette pas. Je suis bien coincée ici avec vous. C’est cool. Même avec toi oui. »

Avec qui je m’engueulerais sinon hein ? Et puis surtout, les autres, je les connais pas, et de vous à moi, je m’en cogne légèrement. Et puis, de vous à moi aussi, je doute que quelqu’un d’autre supporte mes coups de gueule comme il le fait. Certes, il gueule aussi en retour, mais il m’a jamais dit de me casser parce que je l’emmerdais et il a jamais fait mine de me foutre dehors. Et ça, déjà que quand vous aimez pas la personne ça fait mal, j’ose même pas imaginer quand c’est le cas.
Bref. Je lève les yeux au ciel, même si j’ai un pincement au cœur, comme à chaque fois que je parle de Sid.

« Bah, je vous trouvais cool tous les deux, j’étais un peu conne aussi… »

Je le fixe. Oui, je fais sans doute plus la gueule avec lui qu’avec les autres. Mais comme dit, les autres, je les connais pas. Si c’est un raisonnement logique.

« Oui, essaie donc, et je ferais un effort pour pas t’éborgner malencontreusement. »

Et il aime pas non plus, pour changer, mais là, je veux juste essayer de lui faire comprendre. Ce que comme d’hab, il ne veut pas entendre. C’est légèrement énervant non ? Frustrant aussi. Mais on va encore dire que c’est moi. Je secoue la tête et un soupir exaspéré m’échappe.

« Non, ce n’était pas une connasse. Et oui, ils étaient heureux. Mais toi, tu l’étais pas. Toi tu… »

Je détourne les yeux parce que ça me saoule. Genre il me sort que c’était uniquement de sa faute à lui s’il était malheureux. Qu’est-ce qu’il est con quand il s’y met sans déconner. Après, il s’étonne que ça m’énerve. Faut vraiment qu’il s’écoute… ou qu’il m’écoute moi ce serait encore mieux. Ouais, qu’il comprenne et accepte. Mais Bref ! Au moins, avec Sid et moi… ouais, ça me fait grave plaisir, même maintenant. Et alors ?
Et mon sourire revient et se maintient alors qu’on parle de Zak, et qu’il exagère vraiment. Je secoue la tête quand il insiste, et plisse les yeux à la fin de sa tirade.

« Toi au moins tu savais lire, Sid a jamais été foutu de terminer un bouquin. » Non, j’exagère pas du tout moi. Je grimace un sourire, évitant un peu son regard. « Vous êtes pas les seuls à avoir foiré les cours… Mais j’ai pas mal tourné et ça a rien à voir avec votre présence ou pas. Je suis juste hyper douée pour la mécano et retaper les vieilles bagnoles. C’est tout. »

Et modeste ouais, à fond. J’ai pas dit que j’avais un don, c’est déjà pas mal. Et heureusement que j’avais été doué pour ça rapidement en vérité. Parce que bon, j’ose pas imaginer ce que ça aurait donné sinon, faut bien bouffer pas vrai ? Et dormir ailleurs que dans les halls de gare, c’est cool aussi. Enfin bref. Ça avait été. Avec plus ou moins de difficultés.
Non, il n’est pas le seul à avoir quelques trucs dont il veut pas parler. Même si c’est quand même moins… Bon, non, c’est pas moins, j’ai pas envie. Surtout pas alors qu’on finit je ne sais comment à continuer de plaisanter sur des conneries.
Je lève les yeux au ciel… Il veut pas, mais il prendra le risque… Y que moi qui trouve ça incohérent un peu ? Et si vraiment un jour on en arrivait là, que je fasse encore plus la gueule… non, en fait, je crois que ça serait vraiment la merde, donc non.
Je me retiens de lui filer un coup sans trop de raison quand je vois son sourire… Tout ça parce qu’il s’est souvenu des fleurs quoi… j’ai un sourire en retour alors que je secoue la tête.
Je lui jette un coup d’œil alors qu’on en arrive à parler de Marina et de ses multiples potentielles conquêtes. J’ai un sourire, même s’il est sérieux, parce que… parce que. Et voilà, il finit encore par une connerie. Que j’ai peut-être un peu cherché oui…

« J’ai le plus beau cul de toutes les nanas tarées que tu as croisé… c’est cool, vraiment. » J’ai un sourire en coin. Et ouais, je comprends. Même si j’avoue que je te pensais pas si réfléchi. » Je camoufle mon sourire, sans trop de succès. « Après, je dirais, si les deux sont clairs l'un avec l'autre et que ça va pas plus loin que du cul, y a pas de risque que ça tourne… » Je le regarde et secoue la tête. « Non, c’est trop chelou de parler de ça avec toi. »

Un peu dérangeant. Je sais pas trop pourquoi. Tant mieux, s’il cherche pas juste à se la taper non ? Même si dans le fond, oui, je m’en fous. Ça me regarde pas.
Et après autant de conneries, fallait bien que ça retombe un peu. Ou pas. Pas longtemps. Et puis un zack pour un magasin de cette taille, c'est pas énorme... Même si j’ai mal. Je souffle un rire, alors qu’il s’éloigne, sans me pencher sur ce que j’ai pu penser.

« Niveau quoi ? Ça change pas grand-chose pour toi va. Et c’est franchement dégueulasse oui. »

Mon sourire s’agrandit. Non ça change pas grand-chose, parce qu’il reste… Merde. Je me détourne, mais il persiste à regarde mon bras. Va pour Shrek alors…
je relève les yeux vers lui alors qu’il se fait plus sérieux. Trop sérieux. Il m'appelle même par mon prénom, c'est dire...
J’esquisse un sourire narquois.

« Me foutre de toi parce que tu flippais tellement que t’as pas pensé à prendre ton arme direct ? Pas mon genre voyons. »

Je relève même pas le reste tellement il est con. Sinon, je vais le cogner, et ça va repartir en cacahuète. Non, parce que clairement, oser me sortir qu’il faudrait que je le laisse se faire bouffer, en espérant que je dise amen, c’est un peu du foutage de gueule. Ou alors qu’il me connait vachement mal. Et ça, ça me plait pas non plus. Alors qu’il aille gentiment se faire foutre, et bien sûr que si, j’irai s’il était dans la merde. Avec le sourire. Et je me foutrais de lui malgré tout. Connard.

Je poursuis ma route sans lui prêter plus attention, jusqu’à ce que je fasse une nouvelle connerie, qui fasse apparaître son sourire adouci de p’tit con, et que lui se mette en tête de me retourner la pareille. Façon de parler. Et je m’en veux presque autant qu’à lui. Parce que bordel, oui, je vois la différence, ou du moins, je l’imagine bien trop. Tout comme j’évite de lui répondre qu’effectivement, pour que j’apprécie qu’il me tripote, faudrait virer les fringues. Parce que merde, je suis en manque, mais c’est Ethan. Et qu’il fait chier. Trop. Alors non, je veux pas. Et ma claque n’a pour effet que de le faire sourire. Voyez, il fait chier.

Mais je passe à autre chose, tout comme lui j’espère, et il finit par dégoter du pain. Certes rassis, mais sans doute mangeable. Et c’est super cool. Je lui jette un regard, moins amène que le sien alors qu’il insiste. Encore.
Je lui tire la langue, réaction tout à fait mûre et digne de moi, avant d’aller ouvrir et fouiller la pièce attenante. Je m’arrête dans ma fouille et le regarde. Et mon regard se pose sur la boite. Et je sens mon estomac se contracter quand il parle.

« Ah non. » Je fronce les sourcils et fais un peu la gueule. « T’as dit que le chocolat était pour Zak et moi…. » Il croit quand même pas que maintenant qu’il me l’a filé, il va pouvoir l’échanger contre des raviolis ? Même si ouais, les raviolis sont vachement plus nourrissants, okay… « Mais sinon…T’as failli te faire bouffer… et puis… y en aura pas assez pour tous…. Alors… je suppose que… »

Je hausse les épaules. Carrément que ça se fait, les autres boufferont autre chose… je poursuis néanmoins ma fouille, parce qu’on ne sait jamais. Et encore une fois, je suis trop forte. Bon, c’est pas de la bouffe, mais c’est mieux. Ou pas. Enfin si. Mais bref.

« Toujours chercher dans les endroits improbables. T’as pas idée de ce qu’on peut planquer dans une bagnole aussi… »

Grand sourire ravi en prime. Je le fixe, les sourcils levés, avant de grimacer. Et le voilà déjà parti vers la porte. Qui n’écoute jamais et n’en fait qu’à sa tête hein ?

« Ouais vaut mieux. Pour la pièce à côté. Si tu t’avises de me tripoter, torché ou pas, je t’en colle une et je t’abandonne à ton sort. »

Vachement crédible je sais. Enfin, non, le coup, il l’aura… Et il est déjà dans la pièce… Je l’entends farfouiller, soulagée de pas l’entendre gueuler, et j’essaie de retourner ce putain de canapé… Genre je vais y arriver… Et je me fige.

« Des play-boys ou des accessoires ? Parce que perso, je préférerais les sextoys. J’ai jamais testé les godes ceintures perso… »

J’attrape mon pied de biche et je le rejoins tout en parlant. Merde.

Type d'action Parce qu’un jour j’y arriverais, j’essaie de tuer le zombie

Sauf que ouais, même si c’est moins lourd que la batte, de la main gauche, je suis un peu une manchote… un peu beaucoup. Je le repousse un peu en le cognant à l’épaule, mais c’est tout… Oui, je visais la tête. Je grimace.

« On dit quoi déjà ? Plus c’est long, meilleur c’est ? Essaie d’être un peu rapide quand même Griffin. »

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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Ven 20 Mai - 15:57

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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Ven 20 Mai - 21:20

Bon, si j'essayais d'arrêter de gueuler pour voir ? Enfin, je gueule pas vraiment, c'est juste histoire de dire quoi. Mais peut-être que ça me ferait du bien de monter le ton. Sauf que j'ai mon instinct qui me souffle que ça resterait quand même un plan de merde. Il dit ça comme ça hein, mais j'ai encore un semblant de jugeote pour l'écouter.

Donc j'essaie de changer de sujet, de parler de conneries, comme si rien de tout ça ne me touchait vraiment. Je sais, niveau crédibilité, je suis pas mal, j'avoue. Mais bon, elle a pas intérêt à me jeter la pierre cette chieuse sinon je vais vraiment péter un câble.

A sa répartie, j'ai un rire et je secoue la tête.

"Nan mais je parlais uniquement dans cette rue. Je sais bien que Zak est déjà plus malin que moi, cherche pas."

Je me fais un rien plus sérieux au reste de ses propos avant de laisser échapper une grimace.

"J'allais pas te laisser sur le bord de la route, aussi connasse que tu puisses être. Je suis pas comme ça. Mais bon, t'as pu me coller une beigne, tout va bien de ce coté-là non ? Je suis content que tu sois resté. Enfin si t'arrêtes de me gonfler je le serais encore plus quoi."

Encore que, si elle se faisait tout miel, en mode Ashley, je suis pas sûr que je supporterais. Là au moins, je peux faire le connard sans qu'elle s'offusque. J'ai jamais eu à jouer un rôle avec elle et ça c'est plutôt cool. Surtout que, malgré les années, ça n'a pas changé. Alors ok, elle est persuadée que je suis un con et j'ose espérer que, quand même, elle exagère un peu. Mais dans le fond, elle continue à me connaitre mieux que personne non ? De là à faire des conclusions foireuses…

Mon sourire réapparait et je hausses les épaules, l'air de rien.

"Mais on était cools. T'aurais pas trouvé une personne dans tout ce foutu patelin qui aurait prétendu le contraire. Ou alors c'était des putains de rabat-joies. Donc non, tu avais juste bon goût."

Si ça pourrait s'arranger, je m'énerve de nouveau mais ça dure pas en fait. Je me sens plus paumé qu'autre chose pour le coup et je la fixe, un peu perplexe alors qu'elle ne finit pas sa phrase.

"Je… j'étais la pièce rapportée c'est tout. Encore plus avec l'arrivée de Zak. Il avait rien demandé le môme mais fallait pas se leurrer, ils allaient pouvoir l'élever comme ils voulaient. Et puis, au final, ils s'en sont bien tirés sans moi."

J'essaie de masquer l'amertume que je ressens, sans grand succès. Heureusement qu'elle change de sujet parce que ça va encore me miner le moral un peu plus cette saloperie de mémoire qui continue de me balancer en vrac des souvenirs que je veux ignorer.

"Ouais ouais, je savais lire. Au moins, ça m'a permis d'avoir la paix dans certains cours. Et la cote auprès des filles tu me diras. Mais tu sera pas plus douée que moi avec une bagnole, je te crois pas Lancaster."

Je lui adresse une œillade de défi, même si on est mal barrés pour comparer nos talents pour le coup. Même si je la devine effectivement douée. Enfin, on finit je sais pas comment parler de Marina et visiblement ma réaction la laisse un peu perplexe. Quand je l'écoute, j'ai une grimace un rien blasée et je secoue la tête.

"Je vais vraiment finir par croire que tu me prends pour le dernier des tarés. Mais ouais, ça m'arrive de réfléchir un peu. Vite fait, t'en fais pas. Je fais un tour de bocal et j'oublie juste après hein. Enfin, sauf que là, je préfère éviter de foutre de la merde. Parce que quand tu vis au quotidien avec des gens, que ta survie et surtout celles des gens que t'aimes dépend d'eux, c'est jamais que du cul. Et tu réfléchis à deux fois avant de tenter un truc."

Je lève les yeux au ciel avant de me casser dans les vestiaires et de faire mumuse avec des entrailles de zombies. A sa réplique, je lève les yeux au ciel. Ok, je l'ai cherchée, mais quand même, elle est pas obligée de saisir toutes les perches que je lui tends si ?

"Trop aimable. Pour le sex-appeal et mon absence totale de réflexe de survie. Que veux-tu, c'est l'émotion, j'arrive pas à me faire à l'idée qu'on peut aligner plus de trois phrases sans se mettre direct sur la gueule, je suis pas habitué."

Voilà, c'est fait. Je parie que je peux être plus con encore. Je vais tenter tiens. Ah ouais dans l'escalator, voilà qui est intelligent. C'est pas comme si une part de moi se la ferait. Bon, une part que je refuse d'écouter. Déjà parce que c'est la petite sœur de Sid' et que… oh et puis merde, je vais pas me justifier quand même si ? Bref, la question se pose pas de toute façon.

Quand elle me balance la boite de conserve, je vois bien son regard de convoitise et je me dis qu'on perdra pas grand-chose à la dégommer tous les deux non ? J'ai un sourire amusé à sa réponse et je lève les yeux au ciel.

"Mais oui, elle est pour vous deux. Commence pas à me casser les couilles ou je la reprends. Paf, punie ! Et va pas me dire que tu m'as fait un bisou pour ça, y avait pas la langue, ça compte pas. Bref… On va donc se faire un super festin, ça me parait un bon plan."

Surtout qu'elle trouve de quoi picoler. Des raviolis en boite froids et de la vodka. Ca, c'est la grande classe. Je crois. Enfin, j'ai vachement baissé mes critères pour les trucs classes mais je pense que ça se sent un peu non ? J'arque un sourcil à sa réponse alors que je hausse les épaules.

"J'ai passé les dernières années dans un garage à désosser des bagnoles alors si, j'ai une vague idée. T'es pas la seule mécano princesse, oublie pas."

Je commence à me diriger dans le bureau et je penche la tête dans sa direction, lui balançant un grand sourire ravi. Et un peu con. Bon, pas qu'un peu.

"Tu dis ça mais je suis persuadé que t'adorerais."

Et pouf, me voilà disparu. Ca se passe bien. Un peu trop en fait. Et je me retrouve encore en face à face avec un zack. Il est vachement près celui là et j'ai un frisson. J'arrive toujours pas à m'habituer à leur sale gueule, c'est définitif. Mais, le temps que je prenne mon fusil, j'appelle Eliott, on sait jamais. Que je fasse de la merde, tout ça.

"Euuuh… je tablerais sur accessoire. Un peu sale mais accessoire quand même. Et les godes ceintures c'est plus la mode princesse, faut renouveler ton répertoire."

Je la vois cogner le zombie qui a l'air d'en avoir à peu près autant à foutre qu'elle que de ma première couche culotte. Bon, elle essaie et au moins, ça me laisse le temps de mettre une nouvelle balle dans le chargeur. Et, alors que j'arme le fusil, je lâche, la mine un peu concentrée quand même, parce que bon, elle est à coté de lui et je voudrais éviter de la flinguer, ça le fait pas trop.

"Tu sais pas ce qui est bon, je confirme."

Type d'action Je tire sur le Zack - utilisation de ma compétence

Et je tire. En faisant mouche encore une fois. Je vois le cerveau gicler un peu partout, et Lancaster s'en prend une couche d'ailleurs. Et je prends une profonde inspiration en fermant les yeux quelques instants. Pour les rouvrir et que mon regard se pose sur une photo renversée sur le bureau. Putain, c'est le même gars ? Non, quand même pas. Ce truc-là, par terre, c'est pas un humain. C'est plus rien du tout. Surtout, ne pas penser autre chose ou ça va pas le faire. Je me crispe un instant, serrant mon fusil des deux mains alors que je garde un silence anormalement long.

Mais je finis par me décider  bouger et je m'approche d'elle pour la fixer sans rien dire. J'essuie une goutte de sang qui a giclé sur sa joue et ma main s'attarde un peu trop avant que je secoue la tête. Je lui décoche alors un clin d'œil et je lui passe devant pour relever le canapé à l'envers. Je galère un peu mais je finis par y arriver et je me laisse tomber dedans, à peine content de moi. Bon, hyper content. Et j'avise des couverts en plastique posés en vrac juste à coté. Parfait. J'ai grave la dalle. J'ouvre la boite de conserve et je l'agite en direction de la blonde.

"Hey, tu bouges ton cul ou tu vas continuer à me regarder avec admiration parce que j'ai réussi à flinguer deux zacks sans me tirer dans le pied ?"

Tout va bien. Et ça me touche pas. Rien de tout ça me touche on a dit. Ca va pas changer maintenant quand même ?

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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Ven 20 Mai - 21:20

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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Sam 21 Mai - 19:05

Mon sourire léger s’agrandit à son rire.

« Si c’est dans cette rue, tu as ta chance… Je vérifierais qu’il n’y a pas de zacks, on sait jamais, ça pourrait fausser la donne… »

Je fronce les sourcils malgré moi, et j’ai un léger… j’sais pas, coup au cœur. Pourtant, je sais bien que je peux être une connasse non ? Je retrouve un peu mon sourire malgré tout.

« Non, t’es pas comme ça… Un vrai samaritain.
Mais ouais, tout va bien. Et… Je suis contente aussi. D’être restée… Et de vous avoir retrouvés… »
Je secoue la tête. « Et on sait toi et moi, que tu te ferais grave chier si j’étais gentille. Et en plus tu m’emmerderais pour savoir si je suis pas malade ou quoi… »

Sûre et certaine même. Et je suis même sûre qu’il irait jusqu’à pousser le truc pour me faire réagir bien trop loin. Quand je disais que c’était le seul à supporter mes coups de gueule, c’est pas pour rien. Il est pareil. Je devrais tenter un coup si je veux vraiment l’emmerder. D’être gentille et souriante et aimable. Bon, je craquerais sans doute avant qu’il ne se pose vraiment la question me connaissant… Mais ça peut valoir le coup d’essayer.
Mais là, pour le moment, il me désespère un peu. Je secoue la tête en riant un peu.

« Oh ça j’en doute pas. C’est vrai qu’entre les mômes qui se curaient le nez, le simplet qui se masturbait près de la clôture électrique et les vieux qui me regardaient comme si j’allais les égorger dans leur sommeil, j’avoue que vous étiez top. Même si je suis pas certaine que tous aient utilisés le terme cool pour vous définir… »

Et en ce qui concerne mes gouts, on va éviter de trop en discuter… Parce que lui, je le trouvais vraiment, mais vraiment craquant. Comme quoi tout change. Sauf lui, là, qui se sent toujours coupable. Je lui rends son regard, plus résolu que le sien.  

« N’importe quoi. Je vais pas revenir ENCORE dessus, mais non, tu étais avec ton père, la pièce rapportée, c’était elle. Crois-moi, je m’y connais en pièce rapportée. La pièce rapportée, c’est celle qui n’a aucun lien, c’est celle qui doit se faire une place au milieu de tous ceux déjà présents. Genre moi. » Je pince les lèvres, et détourne le regard. « T’avais rien demandé non plus. Et… »

Merde. Tais-toi. Je secoue la tête. Plus tard, tu lui diras qu’il était vraiment con déjà à l’époque, parce qu’il aurait fait un super grand frère. Plus tard, tu pourras peut-être lui dire que ça c’était vraiment la pire décision qu’il ait jamais prise. Enfin, de celles que je connais.
Je ricane un peu avant de hausser les sourcils.

« Ouais, le badboy romantique, c’est ça ? Capable de réparer sa caisse et de te déclarer du Shakespeare le soir venu ? Et tu serais surpris de savoir ce que j’ai appris à faire du chatterton et un peu de liquide, tu sais pas comment je me débrouille avec une clef dans les mains Griffin. »

Je lui souris, de mon plus beau sourire. Quoi ? Il pense être meilleur ! Bon, d’accord, il a sans doute quelques années d’avance, mais ça veut rien dire. Au pire, je suis sûre que je me débrouille aussi bien… J’espère. Et puis, on s’en fout. Tout comme je me fous qu’il couche avec Marina. Ou pas, puisque c’est pas. Tant mieux. Enfin bref.
Je secoue la tête.

« Je serais pas là avec toi si t’étais irrécupérable. » Je lui souris et hausse les épaules. « Ouais, je comprends bien va. Mais dis-toi que même si tu merdes, je serais là. Pour veiller sur eux je veux dire. Zak, et même Ash… Enfin, tu vois… »

Ouais, bref encore une fois n’est-ce pas. Et au final, il se débrouille pas si mal avec un flingue, même s’il s’en fout partout, du zombie défraichi… Il lève les yeux au ciel, pourtant il l’a cherché non ? Et je vais pas lui avouer que putain, il aurait pu me rouler une pelle là juste avant, même dans cet état… Bon, avec un coup en retour clairement, mais quand même…
Je le fixe et réfléchis. Ouais, il a balancé ça en vacherie, mais…

« C’est pas la première fois non plus… Si ? » J’esquisse un sourire, ma main allant frôler le collier. « Les cadeaux, le fait que je ne sois pas qu’une connasse, que tu aies réussi à faire un truc pas trop pourri avec moi y 10 ans, que je ne sois pas trop emmerdée d’être avec vous … Trop d’informations nouvelles d’un coup, c’est dur. Il te faut juste un peu plus de de temps que la normale, c’est pas grave, ça va venir t’en fais pas. »

Je lui tire la langue, avant de me dire que j’aurais mieux fait de lui dire juste merde. Parce qu’il faut qu’il soit con pour jouer à ça. Surtout ici. Ou surtout avec moi. C’est pas comme s’il savait pas qu’il s’en prendrait une en retour en plus… Il est peut-être un peu maso… ça expliquerait bien des choses en vérité.

J’ai un soupir de soulagement, pas trop discret, alors qu’il répond, avant d’ouvrir la bouche, offusquée. Oui Monsieur, offusqué !

« Alors déjà, on reprend pas les cadeaux, c’est hyper mal poli. Et de deux… D’où je te roulerais une pelle pour… » Bon, d’accord, pour du chocolat… Ouais, mais même pour ça. « Et tu sais quoi, t’auras même plus de bisous gentils. Tu les mérites pas. Paf, puni ! »

Bon, je les boufferais quand même hein ces raviolis, qu’on soit bien d’accord.
Je le regarde et hausse les sourcils.  

« Tu bossais dans un garage ? » Je fronce les sourcils. « Et ouais, je sais bien que tu te débrouillais, c’est toi qui m’a appris idiot. Mais ça veut pas dire pour autant que… C’était un boulot légal au moins ? »

Oh, je souris tout plein, il voit bien que je plaisante. J’ai déjà dit que j’allais pas recommencer à chercher la merde tout de suite. J’ai un collier et du chocolat bordel, faudrait pas abuser.

« N’importe quoi. Prends pas tes souhaits pour la réalité. »

Non. Non, je n’adorerais pas. C’est Ethan. Rien que ça, ça suffit à dire non. Mais son putain de sourire… Je secoue la tête dépitée.
Et comme quoi, faut jamais crier victoire trop tôt, parce que ouais, on se tape plus sur la gueule, mais fallait bien une autre emmerde… encore…
Et encore une fois, je loupe. Ouais, on va dire que j’avais des circonstances atténuantes dans les deux cas. Mais quand même, ça craint un peu.

« On se passera de ce genre de trucs…
Et depuis quand c’est plus à la mode ? Merde, on me dit jamais rien. »


Et je me fige pour de bon, fermant les yeux, alors que lui, pour la deuxième fois, vise juste. D’accord, j’en ai moins que lui tout à l’heure, mais… J’en ai moins hein ?
J’ai un vieux frisson et le regarde. Y a que moi que ça emmerde pas de tuer un zack ? Je suis son regard sur la photo. Ah… Ouais, je confirme, je rebalancerais ça sur le tapis. Sinon, il va se noyer un jour à force de ressasser… Je devrais dire ou faire un truc là non ? Pourtant, rien ne me vient, parce que j’ai peur de dire une connerie. Oui, y a une première à tout.
Je l’observe toujours alors qu’il s’approche. Et j’arrive à rien d’autre que juste poser ma main sur la sienne et la serrer doucement.

Si je lui rereredis là comme ça en passant, que non son père était déjà bel et bien mort et qu’il a bien fait, que non, le truc qui était là n’était plus l’homme sur la photo, et qu’il a bien fait aussi, ça passe vous croyez ? Non, pas sûre non plus. Pourtant, je me connais. Ça va sortir à un moment ou à un autre. C’était des zacks après tout. C’est pas comme s’il avait tué des mecs. Des humains. Innocents. Je le regarde retourner le canapé, et sur le moment, je pense même pas à l’aider. Bah, il est costaud, qu’il le montre. Et là, j’ai un peu le moral qui fait une chute libre, sans que je sache comment ou pourquoi. Enfin, si je sais, mais… J’ai toujours les yeux plus ou moins posés sur lui alors qu’il s’installe, l’air vachement plus heureux et satisfait. C’est marrant comme ça change vite les humeurs. Paf pour lui, paf pour moi… Sauf que moi, de mon côté, je préférais juste avant. Parce que j’ai grave envie de piquer une fourchette pour vider la boite, mais que j’ai mal au cœur. Parce que pour une fois qu’effectivement je gueulais pas, je me retrouve à devoir déglutir pour parler et non chialer. J’esquisse malgré tout un sourire.

« Quoi, t’es pas content ? T’as un témoin pour dire à Zak que t’es classe parfois, même sans lui. Et puis venant de moi, ça aura encore plus de poids. »

Je le rejoins sur le canapé, m’installant à genoux, tournée vers lui, sans pour autant le regarder. Je prends un ravioli à la main, osef la fourchette, les yeux rivés sur la boite et je grimace.

« Bon faudra lui dire que j’ai lamentablement foiré mon coup, les deux fois. Mais bon, je dois être plus douée sur les cibles vi… »

Je laisse retomber le ravioli et me lèche les doigts, avant de me lever et d’aller récupérer la bouteille. Hein, quoi, des verres ? Je me réinstalle, les jambes pliées sous moi, et bois quelques gorgées.
Je referme la bouteille, et enlève mon manteau, que je pose à côté de moi, avant de me tourner vers lui et de sourire. Même moi je me convaincs pas avec ce sourire, mais on s’en fout.  

« Action ou vérité ? »

Ouais, paf comme ça. Je lui vole une des fourchettes et pique un ravioli pour de vrai cette fois. Je ferme les yeux. Putain que c’est bon. Bon, non, c’est froid, c’est industriel et… Et c’est franchement trop bon. Je le regarde. Masi si il va jouer. Et bizarrement, pour le coup, Action avec lui me ferait presque plus peur que le vérité…

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Dernière édition par Eliott Lancaster le Dim 22 Mai - 13:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Sam 21 Mai - 21:56

J'arque un sourcil et je souffle, le plus sérieusement du monde même si j'ai un regard pétillant dans sa direction.

"Y en a pas tout est gelé. C'est ma chance de briller je te dis, je suis la star de la rue. Pour cette fois."

Voilà, quand elle est pas chiante, ça se passe super bien non ? Je veux dire, c'est pas comme si je cherchais les coups ou une connerie du genre. Je suis un mec cool qui a pas envie qu'on lui prenne la tête, rien de plus. Et ces derniers mois, j'ai l'impression que le monde entier, ou ce qu'il en reste, a envie de le faire. Et qu'il s'est incarné en Eliott là, tout de suite.

Quand elle évoque l'épisode de sa petite fuite, j'ai l'impression qu'elle fait pas trop la fière. Tant mieux ça m'aurait moyennement plu. J'ai beau avoir été sympa, j'ai quand même moyennement apprécié la blague et de me faire prendre pour un con. Que ce soit elle ou Zak d'ailleurs. Enfin, ça va que je suis pas rancunier, elle serait dans la merde quand même un peu.

"N'exagère pas non plus. Je suis loin d'être sympa. C'est quand ça m'arrange. Mais bon, c'est bien si tu regrettes pas. Et je confirme, si t'es trop gentille, je vais trouver ça louche d'abord, avant de trouver ça chiant. Donc change pas et continue de me casser les couilles, ça me parait parfait."

Je lui adresse un large sourire avant d'en rajouter une couche sur ma pseudo coolitude. Oh je sais bien que j'étais qu'un sale con et qu'on en a fait de la merde. Mais ça m'amuse de me dire qu'on était pas si horribles que ça. D'ailleurs, elle valide, enfin à sa façon. Venant d'Eliott en même temps, pour avoir un vrai truc sympa sans arrière pensée, faudra que je me lève tôt.

"On était juste moins pire que les cassos du coin. Tu me diras, c'est toujours mieux que rien. Mais ouais, tout le monde nous trouvait pas aussi cools que ça. Va comprendre."

Enfin, je me marre, mais ça retombe quand je repense au paternel et à sa petite famille parfaite. Je l'écoute mais je suis pas d'accord avec ce qu'elle dit. J'hésite à relancer le débat parce que je sens qu'on va se prendre le chou. Alors je secoue la tête et je hausse les épaules avant de lâcher un "laisse tomber" un peu sec. Même si j'aimerais savoir la fin de sa phrase, une part de moi a juste envie de se barrer en courant d'ici pour plus jamais entendre parler de ça.

Alors, quand on change de sujet, je suis content. Normal, surtout pour dire des conneries sans conséquences.

"Exactement ! Badboy romantique ! Je te dis pas le succès avec les gonzesses. Et… je demande ce que tu sais faire avec du chatterton Lancaster ou je commence à m'imaginer de suite des trucs sales ?"

J'aime bien son sourire. Ca change vraiment de quand elle s'obstine à me tirer la gueule. Et j'aimerais bien qu'elle soit comme ça plus souvent. Alors ok, j'ai peut-être potentiellement une part de responsabilité dans son humeur mais, quand même, elle pourrait faire des efforts. Même si je trouverais ça louche tellement je suis pas habitué.

Je lui rends son sourire, un peu contrit, au reste de ses propos. On peut dire que c'est sympa ce qu'elle dit non ? Enfin, je crois. Bref.

"Cool. Tu viens d'illuminer ma journée là tu sais. Mais je sais que tu seras là. J'en ai jamais douté."

D'ailleurs, elle vient m'aider non ? Bon, elle se foire ok, mais c'est l'intention qui compte. Et, je sais pas pourquoi, j'ai envie de… de quoi au juste ? Il vaut mieux pas que je me penche trop dessus, ça va créer des problèmes. Et on a pas besoin de ça. Pourtant… et avec ce qu'elle a dit… bref… oublie Ethan. Tu viens de buter un zack et tu vas pas penser à lui rouler une pelle, c'est franchement crade là.

Alors je réponds, zappant le reste autant que possible et lui adressant un large sourire.

"Baaaaah… c'est pas habituel quoi. Mais je vais m'en remettre. Surtout que c'est pas tous les jours que je vais te faire un cadeau. Et j'ose espérer que tu vas pas me prendre la tête comme ça tout le temps, sinon, ça va pas le faire."

J'ai pris un ton léger mais je crois que le message est clair. J'espère en tout cas. Les sujets sensibles ça va deux minutes quoi. Et pour bien entériner le truc, bien lui rappeler que je veux pas parler de trucs sérieux, je fais quelques conneries. Rien de bien méchant mais ça m'amuse. Et puis, elle est pas désagréable à tripoter.

"Bien sûr que si on peut reprendre les cadeaux. J'ai pas de morale moi. Et pourquoi pas pour la pelle ? Genre un élan d'enthousiasme et tout. En tout cas pour ta punition… je me roule en boule dans un coin en pleurant ou j'attends cinq minutes ?"

Ah, les joyeuses petites vacheries. Là, on est dans notre élément. Tout va bien. Bon ok, ça pourrait être un peu plus sympa entre nous mais on sait pas vraiment faire. Elle a l'air surprise quand je lui dis où j'ai bossé et j'ai un bref haussement d'épaules.

"Ouais quand je suis revenu aux Etats-Unis ouais. Je savais pas trop quoi faire, je voulais pas rentrer à la maison et je suis tombé sur ce mec qui m'a proposé de rester bosser chez lui. Il était cool. J'y suis resté un moment, jusqu'à l'été dernier quoi…"

Je vais pour inspecter la dernière pièce, juste au cas où, et évidemment, sa réplique me fait marrer.

"Tu sais, à force de me dire que t'as pas envie, je vais finir par me dire que t'essaies de te convaincre en fait."

Là, ça fait un peu connard, j'avoue. Bon, j'ai pas bien le temps de continuer que je me fais un nouveau copain. J'appelle Eliott, l'air de rien, en mode calme, même si je commence déjà à réfléchir à la meilleure façon de le plomber. Elle vient m'aider sans se faire prier et sans être vraiment efficace mais ça, on va pas lui reprocher. Pour une fois que c'est pas moi.

"Tu lis pas assez de magasines porno chérie, faut juste t'y mettre un peu plus."

Et sur ces belles paroles, je me débarrasse du zack. Assez salement. Faut dire que le fusil à pompe, niveau subtilité ça se pose là. Et, alors que je devrais être cool, comme pour le coup d'avant, je bugge devant cette putain de photos. Pourquoi maintenant ? Pourquoi faut que je repense à tout ça ? Fait chier sérieux. J'aimerais juste que ce soit comme avant, que je pense aux zacks uniquement comme des saloperies et pas aux humains qu'il y a pu avoir derrière. Je fais le seul truc dont je suis capable là tout de suite pour pas péter un câble, la regarder et lui effleurer la joue. Ca me calme, surtout quand elle pose sa main sur la mienne et je préfère me tirer de là avant de dire une connerie.

Je m'installe sur le canapé après l'avoir remis à l'endroit et trouvé des fourchettes, comme si j'avais plus jamais envie de bouger de là. J'arque un sourcil à sa réponse, me rendant compte sans bien piger pourquoi, que son sourire a l'air un peu forcé.

"Ouais, on racontera tout à Zak et il refusera de le croire. Ca va être marrant tiens. Allez, ramène-toi, promis, je serais sage."

Bon, ça tiendrait qu'à moi… bref… ouvre donc cette boite Ethan au lieu de penser de la merde. Je pioche un premier ravioli, partagé entre le fait que c'est franchement dégueulasse et que putain, ça fait du bien quand même. Je dégage aussi mon manteau plein de sang et de bouts de trucs pour me caler un peu mieux alors que je l'observe boire directement au goulot avant de lui piquer la bouteille et de me caler une bonne rasade à mon tour. Je grimace et je toussote un coup, ça fait longtemps que j'ai pas bu de la vodka putain. Et là, je la fixe, perplexe.

"T'es sure que tu veux jouer à ça ? Va pour la vérité. Mais si ça me plait pas, je préviens, je répondrais pas. Ouais, je suis comme ça moi."

Faut pas déconner. Et si je lui dit action, elle va me dire quoi cette greluche ?

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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Dim 22 Mai - 14:31

Je ris un peu à sa réplique en hochant la tête. Facile quand il joue le jeu et avoue qu’il est un peu concon sur les bords… J’avais presque oublié qu’il arrivait souvent à me faire rire, avant, et que c’était une des raisons pour laquelle je… Oui, pour laquelle je l’aimais bien…
Mais ça, c’était avant. Putain, même cette pub à la con me manque… Bon, forcément, ça peut pas être au beau fixe tout le temps, ce serait trop facile, et surtout beaucoup moins amusant. Mais au fur et à mesure, on arrive toutefois à maintenir l’équilibre. C’est pas mal, y a pas à dire, je suis fortiche.
Mon cul il est pas sympa… Il cherchera toujours à aider les autres et à être gentil… Et si les choses avaient été inversées, je suis pas certaine que je me serais arrêtée pour sa gueule. Chut, je veux rien entendre.

« Ah, tu vois ! Notes-le bien, parce que la prochaine fois que tu me fais une remarque comme quoi je suis une connasse, je te rappellerais gentiment que t’aime ça. »

Je lui rends son sourire. C’est lui qui me demande d’être chiante non ? Donc voilà, qu’il vienne pas se plaindre. Et pourtant, là, je suis quand même gentille. Si ils étaient cools. En même temps, vu le coin paumé et le nombre de moins de 20 ans, c’était pas bien difficile d’être dans les meilleurs…

« Les gens sont bizarres hein ? Franchement, deux beaux gosses amusants et gentils comme vous, je sais pas ce qu’il leur fallait de plus. »

Va comprendre comme il dit oui. Mais c’est rigolo au moins. Pas comme le reste. Et j’ai dit que je ne relancerais pas le sujet, alors quand il me dit si gentiment de laisser tomber, je le fais. Parce que je suis cool aussi tout à fait. Qu’est-ce qu’il veut de plus hein ? Je suis déjà géniale. Je me reconcentre un peu, revenant sur des trucs plus tranquilles et moins prises de tête.
Je hausse un sourcil, tout à fait sérieuse.

« Demandes pas, tu veux pas vraiment savoir, t’es pas prêt pour ça Griffin. »

Bon, si ce n’est mon regard qui s’illumine à la fin de ma phrase, j’avais tout bon. Ah si je peux être super crédible quand je veux. Mais lui… bah toute façon, il me connait depuis tellement longtemps, d’un côté, je vois pas l’intérêt de faire semblant. C’est aussi pour ça que je gueule avec lui. Pas de simagrées. C’est cool dans le fond.
Mon sourire se fait plus malicieux.

« Illuminer carrément ? »

Je lui jette un coup d’œil, plutôt ravie. Pas d’illuminer sa putain de journée avec une connerie. Mais qu’il sache que je serais là, que je les laisserais pas. Ça fait plaisir.
Je fixe son sourire une demi-seconde, avant de remonter vers ses yeux.

« S’il te faut du temps, t’assoir pour t’en remettre tout ça, tu me dis hein, on s’arrête, on se fait un pause en papotant… » Je fronce légèrement les sourcils. « J’aurais plus de cadeaux ? »

Et ouais, moi aussi je sais faire les yeux de puppies, Zak n’a pas l’exclusivité. Bon, d’accord, ça marche sans doute moins bien maintenant que y a 10 ans, mais boooon… Concernant le fait de pas lui prendre la tête… comment dire… Je sais bien de quoi il veut parler. Ou pas parler justement. Et honnêtement, c’est pas pour le faire chier. C’est pour lui faire comprendre, pour lui faire entendre raison… Mais j’attendrais. Sans doute un peu.
Je fais un non de la main.

« Non. Je suis désolée mais non. Morale ou pas morale. Et si t’essaie de le reprendre, je t’assomme avec la bouteille. Quant à ton élan d’enthousiasme… Si tu me trouves du Toblerone, on en rediscutera. » Je lui désigne un coin en acquiesçant. « Bonne idée ouais, là-bas, ça me reposera un peu. »

Il a beau dire, j’ai vu son sourire, pour le bisou. Tant pis, il en aura plus. Na ! Oui, j’ai aussi l’impression de retourner en maternelle, mais c’en est presque amusant. Et puis, ça reste sans conséquences. Je le fixe. Quand il est revenu ? Quoi ? Je cligne des yeux, mais le seul truc qui sort n’est pas ma question première.

« Tu vas direct chez des inconnus toi ? Tu sais pas qu’il faut pas accepter de cadeau de la part des messieurs pas nets ? »

Bah au moins, ça plombera pas l’ambiance ça, pas vrai ? Et lui, en rajoute, forcément. Je hoche la tête et soupire.

« Okay, je te répondrais plus et je me contenterais donc d’ignorer magnifiquement tes appels du pied. »

Et je me convaincrais moi-même en silence. Je fronce les sourcils. Genre… Depuis quand je devrais me convaincre de ça hein ? Bon, j’ai pas trop le temps de vraiment me poser la question, parce que je vais échouer une nouvelle fois à faire ma princesse badass sauvant le petit prince. Ouais, je perds un peu de ma warriortitude là.

« Oh, j’ai arrêté mes abonnements, mes voisins me regardaient d’un air bizarre, ou pire, me faisait des propositions bizarres, quand je me promenais avec Sunny Leone en couverture de mon magazine. »

Et si moi j’ai raté, lui non. Faut équilibrer. Sauf que bon, j’aurais préféré éviter. D’être à coté au moins. Et parce que là, Ethan a l’air à nouveau perdu dans des souvenirs pas cool et qu’il a pas l’air bien. Et je sais pas trop quoi dire. J’ai peur de bouger, comme si en faisant un peu, ça pouvait déjà être de trop. Je sais ce qui le tracasse autant, et j’aimerais dire que ce n’est pas grave, sauf que j’imagine très bien ce que ça doit être de devoir tuer… Enfin, c’était plus son père, mais, c’était lui quand même, dans sa tête. Il faut juste qu’il se rende compte qu’il avait pas le choix, qu’il a sauvé Zak, et lui… Et… Et je me contente de lui serrer la main. Comme si ça pouvait lui dire que j’étais là et qu’il était pas seul. Ça l’air de le remettre un peu non ? Ou je me fais des films ? Je sais pas. J’espère un peu ouais. Je veux pas qu’il…
Et c’est à mon tour de faire le yoyo. Rapport aux morts, au zacks, aux vivants, tout ça. Des trucs sans importance. C’est pas comme si ça me travaillait pas depuis des jours. Ou que je me sentais affreusement mal. Ou que je flippais vraiment. Ou que j’étais coupable. Ou que…
Mais j’essaie de chasser tout ça alors qu’il me parle, installé en pacha dans le canapé, la boite de bouffe à la main. Et je m’installe à ses côtés, un léger sourire aux lèvres.

« Si tu promets, alors… » Oui, il a dit qu’il tenait ses promesses. Pourquoi ça m’emm… Non, c’est cool. Tout va bien. Les raviolis sont dégueu, mais délicieux. Tout va bien. « Et si, il le croira. C’est pas comme si ça allait me faire plaisir de devoir avouer que tu m’as sauvé la vie. Deux fois. »

Quoique techniquement, c’était de sa faute à chaque fois… Mais bon, pas le moment de chipoter hein. Je le laisse prendre la bouteille, haussant un sourcil amusé à sa grimace.

« Tu sais plus boire Griffin ? Je vais te voir rouler sous la table avant qu’on ne reparte ? Ça serait amusant… »

Ou pas. Parce qu’il pèse son poids, et ce serait bien qu’il soit en état de marcher hein… Et rester là trop longtemps, je sais pas trop si ça me branche.
Et comme ça faisait longtemps que j’avais pas eu de bonnes idées, là, j’en ai une phénoménale. Mais clairement trop trop cool. Je le regarde et fronce les sourcils.

« Ouais, mais non quoi. C’est pas du jeu ! T’as pas le droit ! En une phrase, tu viens de m’enlever 80% de mes questions… Tu fais chier. » Je boude un peu et soupire.
« Bon. Une question, qui te plaise, à laquelle tu répondras, qui te fera pas chier… Putain, ça va être vachement moins drôle… »

Je pique un autre ravioli.

« Ah ! Une gentille question donc. Quand t’es revenu aux Etats-Unis ? Tu t’étais barré ? Barré où ? Pourquoi ? Quand ? »

Oui, ça fait plus d’une question… Mais il verra peut-être rien. Et puis, surtout, vu qu’il joue qu’à moitié le jeu, il peut bien faire un effort. Et c’est une seule question au final : qu’est-ce que t’as foutu tout ce temps ? Oui, j’aurais peut-être dû demander ça plutôt…
Et y a pas à dire, comment c’est trop bon de manger… Je reprends la bouche à moitié pleine.

« Et vérité pour moi aussi. »

Même pas peur… enfin si un peu. Je reprends la bouteille et bois une ou deux gorgées.

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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Dim 22 Mai - 21:22

C'est marrant, je me demande vraiment quelle image de moi pour penser, même un instant, que je l'aurais laissée sur le bas coté. Je suis quand même pas si un connard que ça non ? Enfin, ça va qu'on parle sur le ton de  la plaisanterie, qu'on joue le jeu, comme si on venait pas de se prendre la tête, comme si elle avait pas débarquée, prête à faire je sais pas quoi, persuadée que j'allais me casser. Putain, mais là encore, elle me prend pour qui ? Bon, je vais arrêter de me focaliser là-dessus en fait, sinon je sens que je vais réussir à m'énerver tout seul et là, elle le verra carrément pas venir.

Alors, je me contente de lâcher, avec un sourire en coin.

"C'est pas parce que j'aime ça que je vais quand même pas râler. Tu vas pas me demander non plus d'être rationnel si ?"

Bon, ok, je préfère quand elle est comme ça. Elle a l'air… vivante. C'est con à dire mais dès qu'elle se renferme j'ai l'impression qu'elle s'éteint. Là au moins, même si elle me saoule, elle a le regard qui brille et elle se marre. Et c'est plutôt cool. Je me contente d'un sourire amusé au reste de ses propos, haussant les épaules, comme si j'étais totalement d'accord avec elle. On le sait tous les deux, on était bien trop cons pour être appréciés. Enfin, si, on l'était d'elle visiblement et ça fait quand même un peu bizarre. J'en viens presque à me dire que peut-être j'aurais pu être bien avec d'autres. Genre Ashley ou mon père. Et paf, je ressasse encore. Putain.

Et, quand elle se fait sérieuse, je me recentre sur elle, avec un large sourire.

"Tu crois vraiment que je suis pas prêt pour ça ? Dis toujours, on verra bien. Mais ouais, tu m'illumines, ça te fait plaisir ?"

Enfin je me dis que le fait que je lui fasse confiance doit jouer plus que mes conneries. Pourtant c'est vrai, j'ai confiance en elle. Et surtout, je sais qu'elle fera pas de conneries pour veiller sur Zak. Elle sera là s'il m'arrive un truc. Pour lui. Je cille à cette idée avant de reprendre, dans un rire.

"Ca va aller, je devrais tenir le choc. Pour le reste… t'en auras peut-être. Si tu mérites. Et si tu me laisses l'occasion d'aller les chercher pour que ce soit une surprise. Ce serait pas mieux ?"

Putain, par contre, faut pas qu'elle me fasse ces yeux là si elle veut vraiment un truc. Je suis pas persuadé d'être capable de résister. Bon, elle a pas l'air d'en avoir conscience, c'est plutôt un bon point pour moi. Et je la fixe, me faisant intéressé.

"Ok, avec du Toblerone ça pourrait marcher ? Gaffe, je pourrais tenter le coup. Et te rappeler cette petite discussion. Mais évite de m'assommer avec cette bouteille, tu devras me porter pour rentrer, ça sera un peu chiant."

Bon, son bisou était mignon, j'avoue. Mais on va pas en faire un fromage quand même non ? Genre, ça va me faire de l'effet alors que c'est rien du tout ? Faut pas déconner. Bref, je lui raconte un peu ce que j'ai fait et sa réponse m'arrache un sourire.

"Quand même pas. On a bu des bières avant que j'accepte le boulot. Et tu peux parler, t'acceptes bien mes cadeaux !"

A son soupir, je lui jette un regard en coin avant de lâcher, l'air de rien.

"Donc, si tu dis rien c'est que l'idée te déplait pas. Non ?"

Elle va m'en coller une si je continue. Enfin une autre. Encore. Comme d'habitude. Mais ça m'amuse, bien plus que je l'aurais cru. Et plus que ce foutu zombie en tout cas. Si elle se foire, je peux pas trop lui en vouloir d'autant qu'elle doit encore avoir mal au bras cette cruche. Et ne même pas y faire attention. Faudra que je pense à le dire à Ashley en rentrant, elle est foutue de faire comme si de rien était et d'avoir mal pendant des jours, juste pour pas la déranger.

"Ah merde, pourtant, je suis sure que tu devais être hyper classe avec tes magasines cochons. J'aurais adoré voir ça moi, j'aurais été un voisin parfait tu vois."

Je me débarrasse du zack, non sans que ça me prenne la tête. Plus que je l'aurais cru. Va vraiment falloir que je me blinde sinon je sens que je vais vite déraper. Déjà que je me trouve un peu limite ces derniers temps. Et j'ai pas envie qu'elle le voit. Pourtant, je me dis bien qu'elle doit se rendre compte de quelque chose parce qu'elle dit rien, qu'elle me fait pas de vanne quand je viens effleurer sa joue, comme pour me raccrocher à quelqu'un de bien vivant et qui compte pour moi. Sa présence me rassure et j'arrive à prendre assez sur moi pour me glisser à nouveau dans la peau de l'Ethan que tout le monde connait.

"Après, je peux légèrement modifier ma promesse. Je ferais rien que t'as pas envie que je fasse. Ca te va ? Parce que bon être sage, faut pas déconner quoi… j'ai passé l'âge. Et je pense qu'il dira que je bluffe mais on peut parier si tu veux."

J'ai un clin d'œil amusé avant de boire un coup et de grimacer. Ce qui ne lui échappe pas, bien évidemment. Je souffle alors, avec un haussement d'épaules.

"Bin, je picole moins qu'avant. Mais je vais éviter de rouler, sinon qui va te sauver les miches si on a un souci ?"

Et, quand elle propose son petit jeu, je me méfie. Je m'attends au pire avec elle et vu sa réaction, je me rends compte que j'ai bien fait. Mais bon, je pourrais jouer le jeu. Un peu. Faut voir. Je mange un autre ravioli dégueulassement bon et je souffle, avec une moue.

"Bon… je pourrais potentiellement faire un effort. Mais évite les sujets qui fâchent vraiment… ok ?"

Elle pose sa première question et je laisse filer un instant de silence avant de répondre, d'un ton tranquille.

"Euh… alors en fait, je me suis barré j'avais quoi 23 ans ? Ouais je crois. J'avais vu une annonce pour conduire des camions pour l'armée. C'était hyper bien payé, un peu trop, j'aurais du me méfier. Bref, je me suis retrouvé en Afghanistan quelques temps. Avec l'armée. Je suis rentré y a un eu moins de 4 ans. Et j'en ai profité pour voyager un peu. Un sac à dos et paf, j'ai fait le tour des Etats-Unis. Avant de m'installer dans mon trou paumé et dans mon garage. Rien de bien passionnant hein ?"

Je la fixe, guettant sa réaction, avant de réfléchir un instant et de reprendre, tapotant la boite de conserve avec ma fourchette.

"Vérité hein… pourquoi tu t'es tirée ? Avant qu'on débarque ici je veux dire."

Je pioche un ravioli et j'ajoute, l'air de rien.

"Allez, vérité encore un coup. T'as réussi à pas m'énerver, on va voir si tu continues. Oh et au fait, t'es la seule personne à savoir ce que j'ai fait. Enfin Zak en sait une partie mais si tu peux éviter de le crier sur tous les toits. Je préfère que les gens pensent que j'ai passé les 10 dernières années à rien foutre sur le canapé, question de principes."

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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Lun 23 Mai - 10:48

Mon sourire s’agrandit un peu, alors que je fronce les sourcils et secoue la tête.

« Tu… Laisses tomber.
Mais si, ce serait bien quand même de pas m’engueuler pour un truc que tu demandes. »


Bon, okay je m’ennuierais aussi si… Non mais sérieux, on va quand même pas s’engueuler à chaque fois ?... Bon, c’est déjà ce qu’on fait, et depuis le début, mais bon… Je sais pas ce qui est le plus bizarre. Le fait que ça ne me gêne pas totalement, ou le fait que ce soit pareil pour lui…
J’ai un sourire en coin quand il poursuit.

« Je te montrerais un jour si t’es sage, faudra pas venir te plaindre.
Et ouais, je suis enchantée de réussir cet exploit, t’imagines même pas… »


Même si je le dirais pas sérieusement, ouais, ça me fait plaisir de le voir sourire. Et non, je chercherais pas à analyser. Mais dans le fond, c’est pas le plus cool. Le plus cool, c’est que malgré mon caractère de merde et mes réactions excessives, bah il accepte, enfin, il a confiance quoi. C’est chouette.
Je retrouve le sourire quand il parle. Bon, j’y crois moyen, mais c’est marrant quand même.

« Je mérites toujours…. » Ou pas. « Et ouais. Ce serait mieux… Mais t’as qu’à pas y aller seul, je m’inquiéterais pas. » Je le fixe. « Mais ça reste une super surprise quand même… même si j’ai un peu gâché le truc… »

Pas beaucoup non… La preuve regarde, on est là et on papote tranquillement. Même s’il peut pas s’empêcher de me chercher encore et toujours. Peut-être un peu de ma faute parfois. Et oui, sans doute que là, je l’ai cherché un peu.

« Si t’en trouves, on aura tous les deux la réponse hein… Mais le Toblerone… Y a une chance ouais… » Je souris et secoue la tête. « Parce que tu crois sérieusement que je te trainerais ? Je te laisse là et je rentre. En plus, comme personne ne sait où t’es passé, j’aurais même pas à me justifier… »

Et après tout, je suis une connasse non ? Ouais, je l’aurais trop abandonné ici, tout seul, au milieu de nulle part…. Bref. Et là, il me sort l’air de rien, qu’il s’est barré, est revenu et suit les étrangers dans leur camionnettes blanches. Plus ou moins, c’est ça.

« Ah, si vous aviez bu des bières, ça change toooouuut ! » Je souris, avant de grimacer. « Ouais, je suis pas super crédible pour le coup… Mais bon, t’as beau être chelou, je te connais depuis 15 ans, donc ça compense on va dire.
Et puis, c’est un hibou… »


Je plisse les yeux et le regarde. Il se fout de moi et moi, je cours.

« Quoique je dise, j’ai tort et je rêve seulement d’atterrir dans tes bras, c’est ça ?
Je vais aussi vraiment finir par me dire que t’as carrément envie de moi en vérité. »


Oui, là aussi, j’entends déjà la vanne de retour. Mais bon, c’est amusant. Et c’est lui qui fait chier pour le coup. Et puis, ça se passe bien, alors… Bon, ça se passait bien. C’est pas faute d’essayer, encore, de l’aider... et d’échouer, encore. Il parvient pourtant à me faire rire, malgré le zack, malgré mon foirage, malgré mon bras. Je secoue la tête, et lui jette un coup d’œil, tout en essayant de repousser le truc là.

« J’en trouverais un pour que tu vois comment je suis hyper classe ouais.
Et tu parles, t’aurais été de ceux qui me faisaient des invitations vaseuses. Le truc glauque… »


Enfin, moins glauque que ça quand même. Même si c’est pas le genre de trucs qui me manque non plus. Et j’ai pas dit qu’on aurait pu être voisins s’il s’était pas barré. Comme quoi, je fais des efforts. Ou c’est peut-être juste que c’est plus facile d’essayer de rire là, ça dédramatise un peu quoi. Pas tant que ça, vu la tête qu’il tire cet idiot. Il se prend vraiment la tête… Peut-être à raison, mais ça n’excuse rien. Et ça n’excuse pas non plus mon manque débile de réactivité. Mais il arrive à reprendre le dessus, au moins en apparence ouais. Je devrais tacher de faire pareil. Au moins en apparence. J’essaie. Ça doit marcher un minimum, parce qu’il dit rien. Ou alors il est comme moi et sait pas trop quoi dire. Bref, on s’en tape, on continue sur des conneries. C’est bien les conneries.
Je m’installe à ses côtés, après avoir récupérer la bouteille, et pique un ravioli.

« Pour Zak, il  dira peut-être que tu racontes des conneries, mais il te croira. Il t’adore, même s’il le dira pas. » Je hausse les épaules, et le dévisage un instant. « Si ça te fait plaisir, modifies-la donc. Ça changera pas grand-chose au final de toute manière. »

Parce que bon, sage ou pas sage, s’il fait rien que je ne veuille… Non, je n’ai pas envie. Pas du tout. Bon, peut-être que… Mais non. Je mâche un autre ravioli, toujours partagé entre dégueu/trop bon, et le quitte des yeux. Non, parce que ça va deux minutes hein…
Mais je loupe pas pour autant sa grimace. Ce qui me fait doucement rire.

« Me sauver … Tu déconnes ? C’est toi qui les attire. Moi j’ai eu aucun souci en fouillant. »

Bon, je serais tombée dessus aussi, et je me serais fait manger, mais booon… peut-être pas.
Je souris, avec mon jeu à la con, avant de me renfrogner. Même pas joueur. NUL. J’ai un léger sourire.

« J’essayerais. Mais c’est compliqué avec toi, tu prends tout mal. TOUT »

Pas tout, mais beaucoup. Les trucs intéressants et les trucs importants. Ceux sur lesquels il faut qu’il bosse et… Bref. Pas la question pour le moment du coup. On va se contenter de plus sage.
Je le fixe et hausse un sourcil. Sans déconner ?? Dans l’armée, lui ? Je calcule vite fait. Il y est resté 3 ans quoi… Je cligne un peu des yeux et esquisse un sourire.

« Le côté simplet ressort souvent au mauvais moment ouais. Je savais même pas que l’armée payait bien. » Je souris pour de bon. « T’as été dans l’armée... En Afghanistan ? Merde alors. Pour un peu tu m’impressionnerais presque dis. » Comme si être soldat changeait tout ouais… « Y a 4 ans… Si ça se trouve on s’est croisés. Enfin non, y a peu de chance, mais bon… »
« Et avant ? » Je pique un ravioli, non ce n’est pas juste pour ne pas le regarder en parlant. « Entre le moment où tu t’es barré et tes 23 ans ? T’as fait quoi ? »

Genre qu’on a pu se croiser aussi, après que je me sois barrée à mon tour… Non, parce que je doute qu’il ait fait des trucs plus passionnants que moi pour le coup. Enfin, quoiqu’il se débrouillait déjà en mécano ou autre… et qu’il avait déjà plus… de potentialités. Oui, je connais des mots de plus de trois syllabes.
Et je me fige une seconde quand il pose la question. Oh, c’est pas si… Je relève la tête quand il poursuit et souris un peu.

« Je suis une privilégiée ?... Je suis flattée que tu me fasses confiance pour ça aussi... Sisi sérieux. » Je le dévisage et fronce les sourcils. « Qu’on continue de te voir en branleur quoi ? Genre c’est mal d’avoir fait des trucs bien ou d’avoir réussi à s’en sortir tout seul ? Mais ok, pas de souci. Je suis au courant d’un secret, c’est chouette. »

Je souris, amusée, avant d’inspirer et de le regarder.

« Quand vous êtes partis cherché à bouffer ? » Et je tilte. Oh. Merde. Moins drôle. « Ah au début… avec ta caisse… » Je me mords la lèvre, les yeux rivés sur la bouteille. « Quand vous avez débarqués… j’ai cru un instant que… que c’était Sid. J’ai été légèrement déçue en voyant ta gueule quoi. » Petit sourire.
« Et à peine arrivé, tu t’es comporté comme un connard en terrain conquis. T’as commencé à me traiter comme si j’avais l’âge de Zak, comme si j’étais encore une gamine, à me dire ce que je devais faire, que j’étais pas prudente, que c’était dangereux. Ça m’a saoulé. Et vu qu’en plus, je… j’étais en colère. Contre toi. Vraiment. Je t’en voulais à mort.
Et le fait est que je réfléchis pas forcément des masses avant d’agir… alors j’ai juste voulu… m’éloigner. Parce que je refusais d’être… avec toi. »


Je relève la tête, et le regarde, presque hésitante.

« Mais c’est plus le cas hein. Enfin, tu m’emmerdes toujours. Mais je… ça va. Maintenant. »

Je reste un instant à le fixer. Avant de cligner des yeux et de prendre la bouteille et de boire une ou deux gorgées. Oui, je grimace aussi, mais chut. Et à nouveau, j’évite son regard.

« Pourquoi tu t’es tiré toi ? » Bon, okay, c’était pas vraiment la question que je voulais poser. Mais tant pis. « Sid t’aurait jamais balancé, alors… Il l’a pas fait… Pourquoi tu… »

Je serre la mâchoire et relève les yeux vers lui. Et j’ai un peu peur de ce qu’il pourrait y lire.

« Et t'auras le droit de me poser une autre colle… »

Tant qu'à merder...


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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Lun 23 Mai - 18:53

Si son sourire s'agrandit, je fais de même, même si elle peut voir que je suis pas vraiment sincère. Enfin si, j'ai envie de lui sourire mais … bref, c'est juste que le sujet peut tellement déraper que je me méfie. Et pas qu'un peu avec elle.

"Laisser tomber. Voilà une bonne réponse ! Et tu parles, si je me la  joue content, ça te ferait chier, avoue."

Bon, ça a l'air d'aller mieux non ? On a arrêté de crier, enfin elle surtout, moi j'avais pas commencé, j'étais à peine en train de m'échauffer. Et je suis pas sûr qu'elle m'ait déjà vraiment vu gueuler, je suis pas persuadé qu'elle apprécierait en fait. Pour le coup, je profite un peu de l'accalmie même si, la connaissant, je sais que ça va pas durer.

"Hey, je suis pas prêt genre là, de suite ? Tu vas me faire mariner longtemps ? Et content que ça te fasse plaisir va."

Je lui décoche un clin d'œil avant de continuer. Je sais qu'on continuer de frôler les sujets sensibles mais pour le moment, on les évite pas trop mal. Moi surtout. Je sais pas pourquoi elle a tellement envie de savoir des trucs sur ma relation avec Ashley ou je sais pas quelle connerie dans le genre. J'ai une tête à raconter ce que j'ai sur le cœur ? Ca fait presque 13 ans que je me démerde tout seul, que je me confie pas, je vais pas changer maintenant. Enfin, j'en sais rien. Y a déjà tellement de trucs qui ont changé en plus. Enfin bref.

"Comment ça je mérite toujours ? T'exagère un peu là ! Et puis, je m'en serais très bien tiré tout seul, je te le garantis. T'as pas trop gâché le truc, enfin j'aurais préféré que tu me sautes au cou joyeusement pas que tu me gueules dessus. Mais on va dire que je suis habitué. Et puis, ta tête quand t'as ouvert le paquet valait tout le reste."

Le sourire que j'esquisse alors est moins franc mais vraiment sincère pour le coup. De même que le regard presque attendri que je pose sur elle. Mais bon, c'est pas comme si j'étais le roi pour raconter des conneries et éviter que ça soit trop sérieuse. Je la fixe alors, plissant des yeux, comme pour m'assurer qu'elle me mène pas en bateau. Bien sûr qu'elle le fait, mais on s'en fout non ?

"Tu sais que je vais être obligé de retourner toute la ville pour tu Toblerone maintenant. Juste pour voir ta tête. Et tu me trainerais pas ? Tu me laisserais là comme ça à mourir de froid ? Pfff… sans cœur quoi…"

Bon niveau crédibilité elle se pose là, surtout vu sa réaction alors qu'elle pensait que je me tirais. Et quand elle a compris que j'étais tout seul en vadrouille. Comme quoi, elle est vraiment chelou quand même. Mignonne mais chelou. Et sa réaction à ce que je raconte me fait marrer.

"Ah mais oui ça change tout. Partager une bière ça crée des liens, t'as pas idée. Ca fait aussi longtemps que ça qu'on se connait ? Merde alors. C'est pour ça que tu me connais si bien en fait. Et si je t'avais fait un cadeau de merde ? J'aurais eu droit à quoi ?"

Et quand elle plisse à nouveau des yeux, je la fixe, retenant un sourire et me demandant à quel point je peux la vanner. Mais en fait non. Enfin, un peu quand même. Je souffle alors, d'un ton tranquille mais le regard pétillant.

"C'est exactement ça, t'as tout pigé. Et puis, pour le reste, si c'était le cas, tu ferais quoi ?"

Bon, ça aurait pu être plus sympa sans la zack. Ca l'aurait certainement été quoi. Ca va qu'il nous emmerde pas trop et qu'on s'en sort sans trop de dommage. Ca m'aurait fait chier qu'elle se fasse encore plus mal à cause de moi. J'arrive encore et toujours à raconter des conneries. Mais c'est comme Zak, c'est le jour où je dis plus rien qu'il faut s'inquiéter.

"Je m'inquiète pas sur ta classitude princesse. Et de suite, me cataloguer dans les pervers. Tu me brises mon petit cœur tu sais ?"

Et puis, fatalement, je vrille. Et je dis rien. La preuve que quand je parle pas, c'est qu'il y a vraiment baleine sous caillou. Je me contente de reprendre de l'aplomb grâce à elle. D'ailleurs, je sais même pas si elle s'en rend vraiment compte en fait, mais on s'en fout non ? Et puis, on est déjà posés sur le canapés, comme si de rien était. Tant mieux. J'arque quand même un sourcil quand elle parle de Zak et je secoue la tête.

"Y a trois mois, il pouvait pas me blairer. On va dire que ça progresse mais de là à ce qu'il m'adore, j'en sais trop rien. Je sais juste que moi, il m'empêche de sombrer. Bref…"

Je me frotte la nuque, sans faire plus de commentaires sur le reste. Mon estomac hésite encore s'il va apprécier ou pas les raviolis mais la vodka va aider je pense. Elle me fixe un moment avant de se décider à détourner le regard mais je dis toujours rien. Enfin si, je balance un autre truc et elle démarre au quart de tour. Marrant.

"Ouais je suis un aimant à zack tu savais pas encore ? Mais j'avais tout prévu, comme ça je passe pour le super badass du coin. Et vu que le coin est un peu vide, me faut pas grand-chose. C'est pas un bon plan ?"

Et, au reste de ses propos, je hausse les épaules avant de lâcher, non sans sourire.

"Oh, pas tout princesse. Faut juste que tu trouves quoi."

Et, quand je lui dis ce que j'ai fait, elle a l'air étonnée. C'est marrant en fait de voir sa tête. Rien que pour ça j'aurais du lui dire avant. Mais j'ai une moue et je secoue la tête avant de la reprendre.

"J'étais pas dans l'armée. J'ai bossé pour l'armée. C'est pas pareil. J'étais dans une société privée. Ca marche pas mal et ça évite aux braves soldats de se faire buter pour transporter du matos d'un point à l'autre. Mais t'apprends des trucs intéressants même s'il y a pas de quoi être impressionnée hein. Et je bricolais souvent les camions. Et pour ce que j'ai fait avant…"

J'ai une grimace, hésitant à lui dire la vérité ou pas. Mais je vais essayer de jouer le jeu. Un peu quoi.

"J'ai passé pas mal de temps dans la rue… après avoir dépensé le peu de fric que j'avais. J'ai fait la manche avant de commencer à faire des petits boulots de merde. Balayeur, plongeur, distributeurs de journaux. J'ai bossé dans un fast-food… rien de bien folichon quoi. Mais au moins, j'ai arrêté de dormir dans ma voiture, c'était cool."

Voilà voilà. La grande classe quoi.  Et je hausse les épaules à sa remarque avant de souffler, non sans un certain cynisme.

"C'est plus simple de s'en sortir quand personne attend rien de toi. Et ouais, en passant pour un branleur, j'ai moins de soucis. Enfin, même si là, ça commence à être un peu rapé à force."

Et je l'interroge à mon tour. La question m'a travaillé un moment j'avoue, avant que je me dise que j'avais peut-être pas envie d'écouter la réponse. Effectivement, ce qu'elle dit est encore pire que ce que je pensais. Je laisse filer un silence avant de répondre, un peu hésitant.

"Je… désolé. C'était pas le but. J'avais dit à Sid' quand il est sorti de tôle que s'il lui arrivait un truc et que je pouvais veiller sur toi, je le ferais. Et j'ai eu du mal à oublier que t'avais plus 13 ans. Et à gérer le fait que je devais m'occuper de Zak aussi. Vous me détestiez tellement tous les deux que… bref. Désolé ouais. Et c'est bien… si c'est plus le cas. Ouais."

Je suis pas franchement convaincu et je pense que ça se voit. J'aurais probablement pas du demander ça vu que je vois pas vraiment ce qu'elle aurait pu répondre d'autre en plus. Bref. Je suis con, c'est pas un scoop quoi.

Et je laisse filer un silence, fronçant les sourcils à sa question. Je sais pas quoi lui répondre en fait. Ca me semblait tellement évident à l'époque, j'ai même pas hésité un instant. Et j'ai peur que ça sonne totalement ridicule si je le dis à voix haute maintenant. M'enfin, je vais essayer de jouer le jeu et puis, là encore, c'est pas le sujet qui fâche le plus non ?

"Je sais que Sid m'aurait pas balancé. On en a parlé ce soir-là. Il voulait pas que je paie, surtout que je l'avais déjà couvert pour des trucs qui l'auraient mis grave dans la merde sinon. Mais… je te l'ai dit déjà un peu. Je me suis barré parce que c'était la goutte d'eau. Je voulais pas voir la gueule d'Ashley en apprenant tout ce qu'on avait fait et encore moins un énième regard déçu du paternel avant qu'il retourne s'émerveiller devant son gosse. Et je voulais pas que  les gens fassent l'amalgame entre toi et moi. Sans nous, t'avais une chance de t'en tirer mais on t'entrainait vers le fond."

Je mange un autre ravioli avant de grimacer de plus belle et de reprendre, à mi-voix.

"J'aurais fait que de la merde si j'étais resté. Enfin j'en ai fait mais au moins, personne d'autre que moi a payé les pots cassés. Voilà."

C'est tout. Rien de plus. Et c'est tellement simple, ridicule que j'ai envie de me lever et de cogner un truc. Evidemment, je suis incapable de la regarder dans les yeux et ça me saoule alors même que je sens son regard posé sur moi. Je prends une profonde inspiration avant de souffler, me décidant à la fixer enfin.

"Encore une colle hein ? Et je vais changer un peu, un peu d'action tiens."

Je me tais à nouveau avant de lâcher, sans la regarder.

"Tu m'en veux hein… ouais, c'est pas une question mais… enfin… pourquoi ?"

Et je lui prend la bouteille des mains. Je commence à vraiment me dire que c'était une idée de merde en fait.

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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Mar 24 Mai - 17:28

Je fronce les sourcils une demi-seconde. Il se force là non ? Mais passons vu qu’il le souhaite. Et puis, ça commence tout juste à se tasser, on va essayer d’en profiter. Et relancer le débat un autre jour oui. J’acquiesce néanmoins.

« Oui, je trouverais ça louche, et après je trouverais ça chiant. »

Je souris. C’est lui qu’à commencer d’abord. Mais clairement oui, je trouverais ça bizarre. Même si d’un autre côté, il l’était souvent, sympa et content, avant... Ouais, mais bon, y avait Sid, ça devait jouer pas mal ouais.
Je grimace.

« Non, tu l’es pas. Et puis une démonstration vaut toujours mieux que des paroles non ? »

Mais qu’est-ce qu’il me fait raconter comme conneries… A se demander si c’est pas mieux quand on s’engueule quand même. Mais j’ai dit que je serais sage. Parce qu’on a déjà gueulé pas mal. Parce que je sais quels sont les sujets délicats. Parce que j’ai eu un cadeau. Parce que oui, je me suis énervée un peu pour rien à la base… même si ça, c’est un détail. Et puis, c’est pas comme si j’avais promis de pas revenir dessus…
Je le fixe une seconde de trop peut-être alors qu’il parle de ma réaction. C’est quoi ça ? Voyez, je trouve déjà ça louche. Enfin non, pas louche… Mais ce sourire là… C’est juste… un peu… trop. Pour moi. Je cligne des yeux et secoue la tête.

« Je n’exagère absolument pas, je vois pas de quoi tu parles. » Je souris, avant de froncer à nouveau les sourcils. « Et c’est pas la question de se débrouiller seul, et tu le sais très bien ! Tu fais la morale et tu respectes même pas ce que tu demandes… »
Je fais la moue, et le regarde, effaçant mon hésitation pour la cacher derrière une légère malice. « Tu veux un câlin ? » Je lui tends les bras, et me refais un peu sérieuse. « Je suis désolée… d’avoir gueulé… Et je t’ai dit que ça me faisait plaisir. C’est juste que… je m’y attendais pas. »

Et il a dû le voir justement, vu que ma tête valait le coup il a dit… Mais tant mieux, il pourra pas dire que j’ai menti ou quoi… j’ai pas envie de lui mentir à lui en vérité. Enfin pas pour les trucs importants… Enfin j’en sais rien. Cherches pas à comprendre. Et je hausse les sourcils alors qu’il plisse les yeux. Et j’ai un léger sourire à sa répartie.

« C’est une promesse ? Fais gaffe, je vais attendre un retour aussi maintenant. Et non, je te trainerais pas. Au mieux, je te filerais des coups pour te réveiller. Et il fait pas si froid ici. Et ouais, j’étais justement en train de me dire que j’étais une connasse, donc que ça me poserait aucun problème. Absolument aucun. »

Je le fixe encore une seconde, avant de secouer la tête et de sourire un peu. Même si techniquement, je serais incapable de le trainer je pense ouais. Mais bon… Et tu fais quoi s’il te ramène du Toblerone ? Je le kifferais grave. C’est moche d’en arriver là pour du chocolat. Enfin, pas n’importe quel chocolat… Et puis bon…

« Ouais, je te connais depuis plus de la moitié de ma vie. Triste à dire, mais vrai. Et je te connais pas si bien… » Si ? Merde… « Un moins joli sourire et une tête qui valait pas de se faire engueuler juste avant ? Un cadeau, ça reste un cadeau. C’est l’intention qui compte comme on dit. Ça m’aurait sans doute fait plaisir quand même… Moins c’est clair. Mais bon, on va pas chipoter. »

Bon, faut peut-être voir ce qu’il entend par cadeau de merde, parce que justement, le connaissant, on ne sait jamais avec lui… D’un autre côté, c’était vraiment pour me faire plaisir, alors…
Et là, voyez, je reconnais cet air qui dit ‘je tente, je tente pas, je risque quoi si je tente’. Ils avaient le même avec Sid avant de faire, ou dire, une connerie. Et je le dévisage. Et je sens clairement mon cœur faire une embardée. Je te demanderais si tu veux le faire sur le canapé ou la table. Non, mauvaise, très mauvaise réponse, même pour déconner. Mais réponds quand même hein…

« Je te dirais que t’as plus de chance avec une poupée gonflable. Je t’aiderais à en trouver une si tu veux. »

C’était juste pour m’emmerder. Pas vrai ? il peut pas vraiment avoir… Pas trop le temps de cogiter, heureusement, sauver par le zack. Enfin non, mais bon, ça va, il gère. Comme quoi en vérité, faut que je me foire. Youpi.

« C’est ton sourire, ça te trahit. Désolée pour ton p’tit cœur tout mou.
Et m’appelle pas comme ça. »


Oui, un jour, je retiendrais que plus je lui demanderais un truc, moins il le fera… mais c’est pas si important. Enfin, pas là de suite en l’occurrence. Si ça l’aide à plus avoir cet air paumé, le reste je m’en fous. Alors, on fait comme si tous les deux, le temps que ça passe. Et ça marche plutôt bien.
J’ai un sourire aux lèvres alors qu’il parle de Zak.

« Ouais, j’avais rien à voir dans le fait qu’il puisse pas te saquer…
Et s’il t’adore pas encore… ça s’en rapproche beaucoup en tout cas. On dirait presque moi avec toi et Sid… »
Je grimace. « En moins mignon et moins emmerdant quand même… Quoiqu’il est sacrément chiant… » Je le regarde. « C’est bien aussi qu’il soit là pour toi, qu’il t’aide. C’est cool. »

Et je détache mon regard de lui, me concentrant un peu sur la bouffe. C’est bien aussi ça. J’ai un sourire amusée, avant de lécher de la sauce sur mon pouce.

« Trop un bon plan ! Ça marche d’enfer. On a juste failli mourir deux fois, mais tu t’en sors super bien. Continue comme ça, et peut-être que je finirais par m’extasier devant ta grandeur et ton côté super badass. »

Je secoue la tête, les sourcils froncés, et lui donne un coup sur l’épaule.

« Carrément que si, et ARRETE de m’appeler princesse. »

Putain, j’ai pas une gueule de godiche niaise pourtant. Et accessoirement, ouais, j’ai pas une gueule de barbie non plus.
Et genre ça change tout. Bon okay, y a pas le côté sexy de l’uniforme, c’est dommage. Mais bon…
Je le laisse quand même finir, pour une fois qu’il a l’air décidé à parler de lui sans faire la gueule ou sans m’en mettre plein la gueule… ah bah comme moi. C’est cool la rue, ça t’apprend plein de trucs intéressants aussi… si on veut. Et lui avait sa caisse encore, et son mètre 80… Bref !

« Donc tu étais de ceux qui se font buter pour transporter du matos d’un point à l’autre, pour éviter que les gentils soldats ne le soient. C’est effectivement vachement moins impressionnant tu as raison. Rien de glorieux ou de cool. » Je souris, amusée. Et le fixe. « Tu t’en es bien sorti. Même si ça a dû être difficile. Pas folichon, mais de quoi en être fier un peu je trouve.  »

Et ça a dû être plus qu’un peu difficile. Et j’ai des questions qui me brûlent les lèvres, mais celles-là, je parviens à les garder pour moi. T’as pas songé à revenir ? T’as regretté ? T’as réussi sans trop faire des trucs de merde ? T’as pensé à moi… parfois ?

« Juste un peu… Et c’est vraiment ce que tu veux ?... Qu’on attende rien de toi ? »

Non, je demande juste. Pas comme si moi, j’attendais quelque chose de lui. Ou pas comme si je savais qu’il valait mieux que ce qu’il s’échine à vouloir montrer… Je fronce les sourcils… Mais n’importe quoi. La vodka t’attaque déjà les neurones ? Non, vu que j’arrive à répondre à sa question. Peut-être trop franchement. Je le regarde, sans rien dire, attendant qu’il réponde un truc, n’importe quoi. Mes yeux s’écarquillent et j’ouvre la bouche. Et je la referme en secouant la tête. Il me croit pas. Encore.

« Tu as promis quoi à Sid ?? Tu déconnes ? » Je détourne les yeux et ma mâchoire se crispe légèrement. Je secoue à nouveau la tête. « Je te déteste pas. Je te détestais pas… Enfin… peut-être un peu oui… » Je soupire. Et à nouveau, je tourne son menton vers moi. « C’est plus le cas. Je serais pas là à boire avec toi sinon. Et je me serais pas inquiétée pour toi… » Je lâche son menton et pique un ravioli, ou deux. « Tu pensais bien faire, j’ai fait la gueule, tu m’as pardonné, je te pardonne. Fin de l’histoire. Alors arrête de faire ta gueule de chien battu d’accord ? »

Et s’il arrête pas tant pis. Et c’est à mon tour de poser une question qui fâche. Ou qui pourrait, avec lui. Et à nouveau, je me retrouve à le fixer, les yeux un peu écarquillés. Il avait parlé à Sid le soir de… Ils se foutent de moi 12 ans après en vrai hein ? Et encore et toujours le même refrain sur sa famille, idiot qu’il est. Et… moi, encore pour moi. Personne d’autre que lui ? Il pense vraiment que personne n’a souffert ?
Et il continue, alors que je dis toujours rien, les yeux rivés sur la bouteille. Pourquoi ? Pourquoi je lui en veux ? C’est ça sa question ?? Quel idiot ! qu’est-ce qu’il peut être con parfois. Il m’énerve. Je le frappe deux-trois fois, sans même chercher à faire mal en fait non, et mon front tombe sur son épaule. Je sais même pas si je dois répondre, il est tellement… Je me mets à rire, un peu nerveusement.

« T’es un abruti. Un vrai de vrai. Vous avez décidé tous les deux… » Je relève la tête et le regarde. « Il savait que t’allais te barrer ? Aucune importance… Enfin si, mais pas pour toi… »

Je me passe les mains sur le visage.

« La vérité vraie ? Tu veux vraiment… »

Je secoue la tête et inspire profondément. Je suis pas certaine que ce soit bien. Je suis pas certaine que je veuille. Je suis pas certaine qu’il mérite ce que je vais dire. Parce que… parce que je veux pas qu’il aille mal. Surtout à cause de moi. Pourtant, je commence à parler. Lentement, en cherchant mes mots.

« Si tu savais à quel point je me suis toujours foutue de ce que les gens pensaient. Les seuls qui m’importaient, c’était Sid, et un peu les Lindsale oui, à force. Et toi. Surtout Sid et toi en vrai. J’avais que vous.
Quand il a été arrêté… et qu’en plus tu as disparu… Je me suis retrouvée seule Ethan. T’imagines pas à quel point. Lui a pas eu le choix, mais toi… Oh, je lui en veux aussi, t’en fais pas. Énormément, c’est pas seulement contre toi. Même si ça reste mon frère, du coup… enfin, c’est Sid quoi. Et puis, comme dit, lui n'a pas choisi de m'abandonner… »


Je déglutis et reprends la bouteille que je vide un peu, et non, je le regarde plus.  

« Le collège est devenu invivable. Les rumeurs vont vite tu sais, et avec Sid en prison pour l’accident… je me suis fait renvoyée… deux-trois fois… pour coups et blessures ou dans le genre. De mes petits poings de fillettes oui. Et ils ont essayé, les Lindsale, vraiment, je dois leur reconnaître ça, je crois qu’ils m’aimaient vraiment bien et que…
Mais vous étiez plus là. J’ai tenu… Et je… je te jure que j’ai essayé aussi. Vraiment. 1 an et demi, peut-être 2. Et je me suis cassée.
Alors oui, je peux te dire d’expérience que tu t’en es bien sorti… et que c’est plus dur que ce que tu laisses entendre. »


Pourquoi je raconte tout ça ? Enfin, oui, je voulais lui dire. Mais plutôt en lui balançant à la gueule méchamment. Là, je m’en veux carrément. Surtout que c’est pas sa question. Si ? Un peu si quand même…
J’ai un léger sourire, même si j’ose toujours pas le regarder.

« Et je m’en suis pas trop mal sortie aussi, je crois. »

Je lui jette un coup d’œil rapide.

« Vous aviez dit que vous seriez là. T’avais promis qu’il m’arriverait rien, si t’étais là, que vous… » Je hausse les épaules. « Et tu t’es cassé. Et je me suis retrouvée seule. Et je… Je t’en ai tellement voulu. Pour tout. Pour Sid, énormément. Pour t’être cassé. Pour… tout…

Oui, je t’en veux toujours un peu, même si je me rends de oh combien c’est stupide et ridicule. »


Non, je ne pleure pas. Non, je n’ai même pas les larmes aux yeux. Ah si, ça un peu. Je me focalise sur la boite de raviolis, me forçant à en avaler quelques-uns. Non, je veux pas voir sa tête, non, je veux pas savoir ce que je peux lire dans ses yeux. Je sais pas si je préfèrerais pas plutôt de la colère de me voir si conne à n’importe quoi d’autre. Je laisse passer un silence, me contentant de mâcher soigneusement les trucs, me retenant de descendre la bouteille d’un coup.

« Tatouages. » Je m’éclaircis la gorge. « Je veux voir tes tatouages. Sauf si t’en as vraiment un sur le cul. »

Et je parviens à esquisser un sourire.

« Et va, je suis courageuse aussi, action aussi. »

Et puis au final, ce sera toujours moins catastrophique en vrai.


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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Mer 25 Mai - 20:46

Bon, j'ai presque l'air enthousiaste et naturel non ? Non, ok. Et puis, même si on a pas passé des masses de temps ensemble depuis qu'on s'est retrouvés, elle doit quand même se rappeler un minimum de ma façon de faire. Même si j'ai changé, y a des trucs immuables. Mais elle joue le jeu, heureusement d'ailleurs.

"Chiant, carrément ? T'en fais pas un peu trop ? Avec tout ce qui  nous tombe sur le coin de la gueule t'aurais encore le temps de trouver mon comportement chiant ?"

Mais je lui rends son sourire. Un peu plus franchement cette fois. Il faut dire qu'elle est tellement… enfin… bref. J'aime bien quand elle sourit quoi. Mais je me répète pas un peu ? A croire qu'elle va me faire radoter la blonde. Manquerait plus que ça tiens. J'arque un sourcil, un rien perplexe.

"Une démo ? Tu sais que tu m'intéresses hein ?! Ok, j'attends de voir alors."

Le ton monte toujours pas. Enfin plus. C'est cool. Je sens quand même qu'elle aimerait avoir des réponses à tout ce qui lui trotte dans la tête mais je fais mine de rien. De pas m'en rendre compte. Et quand elle me fixe comme ça, comme si je venais de balancer je sais pas quelle connerie, oui, je trouve ça bizarre et je m'attends au pire. Mais non, ça va.

Et on continue de se lancer joyeusement des piques. Quand elle me tend les bras pour me proposer un câlin, je me tiens bien hors de portée, sait-on jamais. Un piège, tout ça. Et je me contente de grimacer avant de lâcher, pensif.

"Je fais pas des leçons de morale, n'exagère pas. J'ai pas envie de te savoir seule dans le coin et je continuerais de t'emmerder avec, que ça te plaise ou non."

Je passe sous silence le fait que je respecte pas le deal, j'avoue. Mais elle est suffisamment retorse pour me le balancer, autant lui laisser ce plaisir non ? Quant au reste… j'ai un ricanement avant de hausser les épaules.

"Ouais une promesse. Rien que pour voir ta gueule. Et je le savais que t'étais une connasse, j'osais pas te le dire. Heureusement, tu es lucide, c'est bien. Même si tu dois bosser sur la crédibilité un peu. Enfin je dis ça… si ça se trouve j'essaie juste de me convaincre…"

Je laisse filer un silence avant de souffler, un rien plus sérieux au reste de ses propos, mon regard se perdant dans le vide l'espace d'un instant.

"Tu me connais mieux que tu crois. Et oublie pas le reste, quand je te ramènerais un pull horriblement moche pour pas que t'aies froid."

Oui, je serais capable de le faire pour l'emmerder. On le sait tous les deux. J'en profite pour balancer une connerie… qui n'en est pas vraiment une. Faut pas se leurrer, elle est chiante mais elle est … bref, voilà quoi. Bref, à la tête qu'elle tire, je me doute bien que je fais un flop total. Tant pis pour moi. Et, à sa réplique j'ai une grimace avant de lâcher, faussement vexé.

"Outch, tu me fais mal là. T'aurais pu être moins violente quand même, je suis pas si affreux que ça si ? Et ça ira. Si j'ai ce genre d'envies, je préfère encore me démerder tout seul hein. Sans vouloir t'offenser."

Parler de Zak me fait du bien, même si ça ravive des trucs pas forcément hyper joyeux. Et ce qu'elle dit me fait réfléchir, pour changer. Je laisse filer un silence, alors que j'ai un sourire. Vrai que j'ai jamais pensé à comparer ma relation avec celle qu'elle a avec Sid'. Parce qu'il me regarde pas avec cette admiration qu'elle pouvait avoir pour lui. Mais il me trouve sacrément con, y a p'tet des points communs ouais.

"On va dire qu'il commence à bien m'aimer. Et ouais c'est bien pour le reste. Je crois. Pour moi en tout cas."

J'ai une moue alors qu'on va s'installer dans le canapé. J'ai réussi à me débarrasser deux zacks, je devrais être content non ? Mais je sais pas trop en fait. Peut-être que je brasse trop de trucs depuis qu'on est là, j'en sais trop rien. Mais cette putain de bouteille fait un bien fou. Pour un peu, je dirais qu'on en a pas assez, mais vu notre état, ce sera au contraire plus que suffisant je pense. Enfin, déjà, les raviolis dégueu. Bon et une petite rasade entre deux.

"Tu t'extasieras princesse, tu verras."

Son petit jeu me plait moyen, j'avoue, mais je joue quand même un peu le jeu. Plus que je l'aurais cru en tout cas. Parler de ce que j'ai pu faire me dérange pas plus que ça, surtout qu'on est que tous les deux. Et j'ai un sourire en coin à sa réponse.

"J'avais vachement moins de valeur qu'un brave soldat. Et on a fait des trucs pas très cools qui auraient fait tâche si c'étaient des… vrais américains qui auraient fait le coup. Tu vois l'idée ? Je sais pas trop si je peux être fier de ça et je t'avoue que si c'était à refaire, je suis pas sûr de dire oui."

Je m'étonne qu'elle en demande pas plus mais j'insiste pas trop. Et, quand j'entends sa question, je me dis que c'est peut-être pas plus mal.

"Je… j'en sais rien. J'ai passé les 12 dernières années de ma vie à m'habituer à ce que personne n'attende rien de moi, c'est pas l'arrivée des zacks qui va me changer non ? Et si demain il m'arrive un truc au moins… tu vois ?"

Bref. Je sais pas pourquoi je lui demande ça, surtout que sa réponse fait mouche. Et je me sens un peu con. Beaucoup quand je vois sa réaction. J'hésite avant de lui répondre, comme si ça risquait de l'énerver un peu plus.

"Je… je l'ai eu au téléphone avant d'aller chercher Zak. On s'était dit qu'on pouvait se retrouver histoire de tenir bon ensemble. Et que si je te trouvais avant bah… que je veille sur toi en attendant. J'ai bien merdé je crois. Bref."

Elle me force à la regarder mais c'est pas simple. Cette foutue culpabilité latente qui a l'air de planer sur tout ce que je dis ou ce que je fais, je sais pas si je vais arriver à le gérer vraiment. Et surtout, sans ça, je sais pas comment je pourrais réagir sur certains trucs. Je hoche alors la tête au reste de ses propos et je souffle, un peu à contrecoeur.

"Ouais. Il savait que je voulais me barrer déjà avant. Que je restais que pour vous. Et vu qu'on se disait qu'avec cette histoire il valait mieux que pour toi bah, on soit pas dans le coin comme je t'ai dit, c'était le bon moment. Et même s'il me balançait pas, tout le monde savait qu'on trainait tout le temps ensemble, je serais tombé aussi. Mais ouais, je suis un abruti comme tu dis."

Quand elle me demande si je veux la vérité vraie, je me contente de hocher la tête sans rien dire, un peu inquiet. Et je l'écoute. Chaque mot, chaque phrase qu'elle prononce. J'essaie de la digérer avec beaucoup de mal.

Je garde le silence. Longtemps. Même si elle sourit, même si elle me balance mon action à faire. Je la fixe sans rien dire alors que tout tourne dans ma tête. Quel pauvre con j'ai pu être. J'arrive même pas à me rendre compte du mal que j'ai pu lui faire et j'avoue que, pour le coup, j'ai même du mal à me dire qu'elle accepte toujours de me parler.

"Je suis désolé. Et encore, te dire ça me parait tellement dérisoire après… tout le reste. Je voulais pas que… enfin justement je pensais que je tiendrais ma promesse en te laissant et que t'avais pas besoin de moi. Comment tu pouvais d'ailleurs ? Je… c'pas stupide que tu m'en veuilles encore, je suis même étonné que tu sois pas plus en colère. Tu t'en es carrément bien sortie en tout cas, imagine pas un seul instant le contraire."

Ma glisse sur sa nuque et je la rapproche de moi alors que je dépose un baiser sur son front pendant que je continue.

"Je te laisserais plus jamais. Et je me rattraperais. Je sais pas comment mais…"

Et je me rends compte que je suis à court de mots. Je pose mon front contre le sien quelques instants, en silence avant de me reculer un peu. Et j'effleure alors sa joue du bout du pouce, m'arrêtant un instant avant d'effleurer ses lèvres et de la relâcher. Si c'était déjà une mauvaise idée tout à l'heure là, c'est encore pire. Alors je laisse tomber ma main et je toussote, baissant les yeux et attrapant la bouteille pour boire une gorgée. Ca commence à me monter un peu à la tête. Faut dire qu'avec ce qu'on bouffe, ça aide pas. Je cille un peu avant de lâcher, pour briser le silence plus que pour autre chose.

"Tatouages ? … ok. Ca me va."

Je me relève et je la fixe un instant, un sourire en coin un rien forcé.

"C'est pas sur le cul mais va falloir que je me désape un peu par contre. Tu pourras survivre ?"

Et j'enlève mon pull alors que je lui tourne le dos à moitié, assez haut pour qu'elle voit un tronc d'arbre remonter le long de mon coté. Puis les branches qui continuent tout le long. Je lui laisse quelques secondes avant de désigner mon poignet droit.

"Tu l'avais pas vu celui-là ?"

Un freedom, tout bête en toutes letres, si ce n'est la lettre m qui se transforme en une espèce d'oiseau.

Et je pose mon pied sur le canapé baissant la chaussette gauche pour montrer une plume le long de la cheville.

"Bon et comme j'ai pas le droit de te montrer celui que j'ai au cul… c'est bon, je peux me rhabiller ? Je pensais qu'il ferait plus froid que ça, je suis étonné."

Je me laisse retomber dans le canapé et j'attrape la bouteille dont j'avale une bonne gorgée.

"Action pour toi… mmmh… j'imagine que je peux pas demander à voir aussi tes tatouages, ce serait cool mais tu vas me dire que je trouver ma propre question, tout ça…"

Et, même si j'ai plein d'idées à la con qui me vaudrait probablement une tarte dans le meilleur des cas, je lâche, avec un large sourire.

"Lèche-toi le coude tiens. Et pour moi ce sera vérité, soyons fous !"

Comment ça c'est un truc que Zak aurait pu balancer ? Mais non.

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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Jeu 26 Mai - 11:15

Je fronce légèrement les sourcils, un petit sourire toujours aux lèvres.

« C’est toi qui a commencé à dire que tu trouverais ça louche et chiant si c’était moi, j’ai juste repris tes mots. Et ouais, sans doute, on vit ensemble, on se supporte… ou pas… tous les jours, donc… Ouais, j’aurais le temps. »

Oui, y a que moi qui trouve ça bizarre de dire qu’on vit ensemble. Parce que c’est le cas, c’est pas comme si… Bref, n’importe quoi. Et à défaut de s’engueuler, y en a pas un pour rattraper l’autre niveau conneries non plus. Mais ça reste amusant. Je le fixe et lui souris alors qu’il continue. J’hoche la tête distraitement, ouais, bien sûr une démo avec du chatterton, je ferais ça… un jour… ou pas. C’est pas vraiment l’important, pas vrai ? Même s’il se chargera bien de me le rappeler, j’en doute pas.

Je redescends mes bras alors qu’il reste à distance. Tant pis, j’aurais proposé. Je plisse les yeux quand il fait genre de répondre sans répondre. Il me prend pour une cruche un peu là non ? Pour changer oui.

« Et je continuerais donc de t’emmerder aussi, que ça te plaise ou non, si tu te balades seul. Ça marche dans les deux sens. »

Non, mais il croit sérieusement qu’il peut me demander des trucs qu’il respecte même pas ? ET qu’est-ce que ça peut lui faire que je me balade seule hein ? Et toi, qu’est-ce que ça peut te foutre ? Je fronce légèrement les sourcils, avant de le regarder à nouveau.

« T’en fais pas, à défaut de le dire, tu le fais sentir assez souvent pour que j’oublie pas, ça m’aide à rester lucide. Comme quand je te rappelle gentiment quel simplet tu es… C’est pour la bonne cause… »

Mais quoique j’en dise, je souris, alors ouais, niveau crédibilité pour le coup… Je le connais vraiment ? Je sais pas, ça faisait quoi… Douze ans que je l’avais pas vu ? Alors ouais, je le connais depuis 15 ans, mais bon, on peut pas vraiment dire que ça compte avec tant d’absence… Si ? Enfin, peut-être, de ce qu’il dit. Parce que je sais appuyer là où ça fait mal ? Ouais, sans doute aussi. Tout un art ça… J’esquisse un sourire pour le reste.

« T’auras le droit à un mini sourire et à un merci du bout des lèvres. Je le mettrais une ou deux fois, et il disparaîtra mystérieusement… Sinon, tu peux en choisir un moins moche hein… »

Et oui, en parlant de ça, faudrait que je refasse un peu ma garde-robe, parce que je dirais rien, mais j’ai légèrement très froid dehors. Et la nuit aussi parfois. Mais bon, ça reste gérable. Tant que j’ai pas d’engelures ouais. Et puis des ceintures, histoire que je perde pas mes pantalons quoi.
Je déglutis alors qu’il déconne, avant de détourner les yeux, un léger sourire un peu forcé aux lèvres. Faut pas trop déconner non. Je lui jette un coup d’œil alors qu’il répond en grimaçant.

« Je te savais pas si sensible Griffin. Et t’avais bien assez de nanas aux basques si je me souviens bien pour connaître la réponse à ta question. Mais faut bien des exceptions… » Menteuse. « Et j’aime autant te laisser te débrouiller aussi oui. »

Quant à savoir s’il va accepter un jour ou l’autre de reconnaitre qu’il fait des trucs bien, entre autre avec Zak, ça reste sujet à discussion. Mais… non, ça, il commence à capter. Tant mieux, c’est déjà ça.
Je hoche la tête. Ouais, il commence, et pas qu’un peu je crois, mais bon, je vais pas lui en demander trop, ça risquerait de lui filer la migraine. Mais je rajoute tout de même, un léger sourire aux lèvres.

« Pour vous deux oui. »

Et si je le pense. Pour Zak aussi c’est plus que cool que ce grand dadais soit là pour lui. Même si okay, il s’en rend pas encore forcément totalement compte. Enfin, ni l’un ni l’autre, idiots qu’ils sont. Et mon sourire amusée se transforme en rire à sa réplique. M’extasier… Il me connait lui ? Je hoche la tête, super convaincue. J’ai limite envie de le patpater en lui disant qu’il a raison. Ça doit être le princesse qui me retient. Et non, je vais pas lui dire une énième fois d’arrêter.
Et si par le jeu non plus il semble pas trop convaincu, il répond quand même. Je pensais pas qu’il le ferait vraiment en vérité. Mais c’est cool. Ou pas, je sais pas encore. Mais… Si, ça répond à quelques-unes des dizaines de questions qui me brulent les lèvres.
Je l’observe une seconde alors qu’il sourit et répond en demi-teinte.

« Oui, je crois que je vois. Bah, ce mélange de stupidité et de témérité te correspond bien…
Tu t’en es sorti, et tu vas bien, c’est le principal non ? »


Je lui souris. Et si je me retiens de poser les autres questions, pour le moment, j’essaie quand même de comprendre. Va savoir pourquoi. Je penche la tête sur le côté et reprends doucement.

« Pas l’arrivée des zacks non… Peut-être le fait de retrouver ce que tu t’es acharné à vouloir oublier justement.
Et non, je vois pas. Tu crois que si on attend rien de toi, ça ferait moins mal s’il t’arrivait un truc ? »


Je fronce les sourcils et ma mâchoire se crispe légèrement. Non, ne t’énerves pas.

« Tu peux en avoir peur, mais le fait est qu’ils comptent sur toi ces abrutis. Autant que tu comptes sur eux. Je sais bien que t’as jamais aimé… devoir rendre des comptes ou te justifier ou… mais… On peut compter sur toi. Que tu le veuilles ou non. C’est pour ça que Zak a confiance malgré tout ce qu’il dit, malgré tout ce que tu peux dire ou faire. C’est pour ça que je…
C’est pour ça que j’ai aussi confiance en toi. »


Je hausse les épaules comme si ça n’avait pas de réelle importance. Comme si je venais pas de raconter n’importe quoi. C’est pas du tout un coup à le faire flipper en vrai, lui qui a jamais aimé les responsabilités… Mais merde, après tout, je suis pas sa bonne fée, s’il est pas content, je m’en fous, pas vrai ? Ouep, sans nul doute. Et je m’en fous encore plus quand il m’avoue avoir parlé à Sid. Tenir bon ensemble… J’ai un léger pincement au cœur. Enfin, non, j’ai carrément mal en pensant à Sid en vrai, mais ça se voit pas. Je crois. Je grimace.

« Et au final c’est moi que t’as trouvé à sa place. T’as pas gagné au change. »

Et non, je relèverais pas. Il a merdé. Ou c’est moi. Je sais pas trop. Et au final, je suis toujours là. Donc… et j’ai plus 13 ans, je sais me débrouiller seule. Et il acquiesce, encore sans vraiment y croire. Mais sans déconner, il est chiant. Il va arrêter un jour de tout voir de travers ? Il le fait exprès ou quoi ? Putain, le caliméro quoi…
Et en parlant de voir de travers… Sid savait ? Pourtant, il devait savoir lui. Que j’y tenais à cet abruti. Ils étaient vraiment trop cons. A pas voir plus loin que le bout de leur nez. Et je veux même pas répondre, alors que déjà je me demande comment répondre à sa question sans… sans lui faire mal. Parce que là, au final, j’ai pas envie, de me comporter en connasse… Pourtant, j’ouvre quand même ma grande gueule. Parce que j’ai mal. Merde.

« Donc, une fois Sid plus là, ça valait pas le coup de rester. Je comprends. Et donc, les deux idiots que vous étiez se sont concertés et se sont dit que ce serait une très bonne idée de m’enlever en même temps les personnes que j’aimais. Parce que dans vos cerveaux de poules, ça valait mieux que je me retrouve seule. »

Mais je lui laisse pas le temps de répondre, et j’enchaine. Il a dit oui, donc tant pis. Et le reste sort tout seul, trop vite pour que je puisse vraiment réfléchir à mes paroles. Et je raconte tout. Ou presque. Leur départ, le collège, les répercussions, le résultat. Et je sens une boule se former dans ma gorge au fur et à mesure, et je ravale les larmes qui menacent de sortir, et j’essaie de pas avoir la voix qui tremble, et j’essaie même de sourire et de poursuivre comme si… Sauf que j’arrive pas à faire comme si. Pas totalement. Et il reste bien trop silencieux pour que je puisse douter d’avoir fait illusion. Et j’ose même pas le regarder. Je me contente d’avaler deux-trois trucs que je mange sans y faire gaffe, et de boire un peu. L’alcool c’est cool. Et je crois que les raviolis suffisent pas à absorber, mais c’est le but non ?

Je me fige alors qu’il prend enfin la parole. Et même si c’est rien, le fait qu’il s’excuse me fait un peu de bien. Et le fait qu’il comprenne aussi, je crois. J’ai un mini sourire quand il dit que je m’en suis bien sortie, comme si… oui, ça fait plaisir. J’ouvre légèrement la bouche, mais rien ne sort. Et je ferme les yeux malgré moi en sentant ses lèvres sur mon front. Et mon cœur se serre à nouveau en l’entendant. Ça devrait pas. Me faire mal. Ni me faire plaisir. Encore moins en même temps. Je le fixe et je me dis que je devrais l’envoyer bouler. Non ? Non… Mais il… Ma respiration est un peu trop courte alors que son pouce me frôle. Et ça, c’était quoi ?
Je cligne des yeux et m'éclaircis la gorge à mon tour, baissant enfin les yeux. J’ouvre la bouche pour dire un truc, mais à nouveau, je sais pas quoi dire. Qu’est-ce que je peux rajouter ? Il est tellement… gentil. Même pire, il est… tendre… Non, je…
J’essaie de récupérer un peu… Se foutre un peu en rogne, ça peut marcher non ? Il me laissera pas, juste parce qu’il se sent coupable ? Youpi. Dans un sens, je préfère encore quand il me sort qu’il s’est cassé parce que Sid était plus là et qu’il voyait pas l’intérêt de rester pour moi.  
Je me reprends un peu, essayant de claquemurer un peu tout ça. Et lui prends la bouteille des mains. Ouais, pas forcément bonne idée ça, mais il faut. Je relève la tête quand lui-même se lève, et parviens tout comme lui à avoir un sourire un peu forcé.

« Je t’ai déjà vu à moitié à poil, je suis toujours là, quand bien même ce fut une épreuve difficile. Même si t’as mal vieilli, je devrais y survivre encore. »

Là, c’est plus facile. Ça va aller. Et non, je ne dirais pas que je suis des yeux le pull qui remonte, avant de me focaliser sur ledit tatouage. Je déglutis l’air de rien, et regarde son poignet quand il le désigne.

« Si, je l’avais aperçu. Je l’aime bien, il est chouette. »

Et je souris quand il montre la plume. C’est marrant ça. Bon, c’est une plume, mais on dirait presque… et déjà il se rassoit. A poil, même s’il a demandé s’il pouvait se rhabiller.

« Je t’ai dit que je pourrais t’abandonner ici sans que tu meurs de froid. »

Et d’elle-même ma main va vers son épaule et le penche en avant. J’effleure son dos, suivant le tracé des branches de l’arbre.

« Il est magnifique. J’aime vraiment beaucoup. T’as fait ça quand ? »

Et je me rends compte. Oui, non, c’est le tatouage que je… Bref.
Je retire ma main et le regarde.

« Et moi qui pensais que tu allais en profiter pour vouloir essayer de me mater… Et toi, tu comptes rester à poil jusqu’à ce que je finisse par m'extasier ? »

Et je le regarde comme une conne. Il se fout de moi ? Je plisse les yeux. Même si je lui suis reconnaissante dans un sens de sortir de telles conneries après tout ça.

« Tu déconnes ? Au final, tu traines trop avec Zak, tu le sais ça ? »

Mais je joue le jeu, quitte à me rendre totalement ridicule. Pas comme si ce serait la première fois. Alors je remonte ma manche, et j’essaie. Même si je sais que c’est perdu d’avance, parce que je suis pas une putain de contorsionniste.

« Content, j’y arrive pas. Allez, un gage… Mais fais gaffe. »

Je le fixe un instant. Vérité. Réfléchis.

« Bon, comme déjà tu me donnes des actions à la con, je reviens aux vérités aussi.
Et du coup, pour toi… »
Question à la con bonjouuur. « A part… Donna, t’as déjà été amoureux ? T’as jamais songé à te poser… avant tout ça… ? »

Ouais, je sais, je sais.

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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Dim 29 Mai - 12:14

Je lui jette un regard en coin et j'esquisse un sourire amusé avant de lâcher avec un clin d'œil.

"Et tu m'écoutes maintenant ? Première nouvelle tiens. C'est bon à savoir, même si c'est pour des conneries comme ça. Mais t'as raison, c'est vrai qu'on en passe du temps ensemble. Et qu'on va en passer… si tout va bien."

Je laisse filer un silence, digérant quand elle dit qu'on vit ensemble. Ca fait bizarre quand même. Enfin, ça veut rien dire, je sais bien, mais je sais pas, avec toutes les prises de tête qu'on peut avoir, l'entendre dire ça naturellement a quelque chose d'un peu perturbant. Enfin, on va encore dire qu'un rien me perturbe. Bref, rien de bien grave, au moins, on a arrêté de se prendre la tête. Pour le moment en tout cas.

Je serais presque tenté de la prendre dans mes bras quand elle propose un câlin mais, la connaissant, je suppute l'arnaque alors je m'éloigne un peu. Et je fais genre je réponds mais en fait non. Elle s'en rend compte, évidemment, sinon ce serait pas Eliott et ça me fait sourire au lieu de m'énerver. Marrant tiens.

"Je peux pas trop râler, je serais pas crédible. Mais je t'enverrais quand même chier quand tu viendras gueuler, question de principe. Ca te va ?"

Je lui décoche mon plus beau sourire avant de hausser les épaules.

"Pour la bonne cause hein. Mais je vois bien le deal, ça me parait pas mal. Je reste l'idiot du coin et toi la connasse donc."

Au reste de ses propos et à son sourire, je peux pas m'empêcher d'avoir un rire avant de secouer la tête.

"On peut pas se payer le luxe de faire disparaitre des fringues, aussi moches soient-elles. Tu crois vraiment que je porterais de moi-même ce putain de pull avec une tête de renne sinon ? Mais je ferais un effort pour te trouver les moins affreuses possible, promis. Et si j'en prends des trop moulantes, faudra pas m'en vouloir, autant joindre l'utile à l'agréable non ?"

Je m'éloigne d'un pas avant de m'en prendre une et, à ses propos, j'arque un sourcil avant de lâcher, en penchant la tête sur le coté.

"Je suis pas sensible, je suis lucide. Et pour ce qui est du nombre de filles qui pouvaient me coller aux basques. C'est plus le cas maintenant, c'est ce qui importe non ? Mais je note qu'encore une fois, tu me rappelles bien que je suis pas ton genre. T'es pas obligée hein, je suis pas con, j'ai retenu la première fois."

Et ça me pose souci ? Ca devrait pas de toute façon non ? C'est Eliott, c'est pas comme si j'avais vraiment imaginé, même une seconde de tenter le coup hein. Et puis, même si c'était le cas, je crois que là, c'est cramé. Bref, parler de Zak, ça c'est bien, ça amène moins de questions. Enfin si mais d'autres, que je commence à me sentir capable de gérer. Un peu. Tant que le môme est heureux ou s'en tire aussi bien que possible vu les circonstances, c'est le plus important. Eliott a la gentillesse de pas en rajouter une couche, elle doit bien voir que j'ai l'air encore plus paumé que d'habitude et elle en joue pas. C'est cool. Enfin, quand elle pose ses questions, je me demande si elle aurait pas mieux fait de continuer mais, pour le moment, ça va. Ca pourrait être pire quoi.

Quand je lui parle vaguement de ce que j'ai fait depuis mon départ de notre bled paumé, ça se passe pas trop mal. C'est moins compliqué que je l'aurais cru. Faut dire qu'avec elle, comme quand on était plus jeunes, je m'attends pas à ce qu'elle me juge. Elle prend les choses comme elles viennent, comme le faisait Sid', sans que je vois cette lueur de déception allumer son regard. Enfin pas que je sache en tout cas.

"Stupidité et témérité ouais. Enfin j'ai pas eu trop de casse et j'ai appris des trucs qui me servent un peu maintenant, on va dire que c'était pas si con."

Et, quand on parle du reste, ça devient plus compliqué. Beaucoup plus. Je garde le silence à ses propos, sans bien savoir quoi répondre. A l'entendre, c'est hyper simple, y a juste à se laisser porter, avec eux, ceux qui comptent vraiment. Je sens mes mâchoires se contracter et je souffle, relevant la tête pour la fixer, un peu incrédule.

"T'as confiance en moi ?"

Evidemment, j'ai mon inconscient qui tire la sonnette d'alarme. Trop de gens autour de moi, trop de raisons pour merder, ce genre de trucs. Je prends une profonde inspiration et j'essaie de pas trop me focaliser là-dessus mais je me dis qu'à ma gueule, ça doit bien se voir que ça me travaille.

"C'est pas que j'aime pas rendre des comptes. Enfin si, j'ai jamais aimé ça. Mais… autant avant si je merdais c'était déjà conséquent, autant là c'est vos vies qui sont en jeu. Et je veux pas qu'il vous arrive quoi que ce soit."

Je sais même pas pourquoi je dis ça. Elle va encore m'envoyer chier. Je me focalise sur le reste de ses propos et j'ai un mince sourire.

"C'est ce que tu crois. Je pense que j'aurais pu tomber vachement plus mal."

Bon, faut que ça parte un peu en vrille, sinon ce serait pas nous. Elle commence à s'énerver un peu et je secoue la tête à ses propos, essayant vaguement d'en placer une. Mais visiblement, elle doit vider son sac et si je me trompe pas, ça doit faire 13 ans qu'elle garde ça sur le cœur. Quelle merde. Elle continue de parler et j'essaie même pas de l'interrompre. Avant de finir par laisser le silence s'installer entre nous. Je suis pas sûr que ce que ce je lui raconte sert vraiment à quelque chose, si elle comprend vraiment ce que j'essaie de lui dire et si c'est vraiment intelligent d'effleurer son visage comme ça. Mais je fais ça sans vraiment réfléchir, poussé par je sais pas quel instinct, bon ou mauvais, j'en sais trop rien.

Je me sens coupable c'est sûr, mais c'est pas ce qui m'incite à agir comme ça. Je me suis senti coupable depuis des années avec mon père et pourtant j'avais rien fait. Enfin, je la serre contre moi un moment avant de chercher à déplomber l'ambiance, un peu. Ca marche pas trop mal, je crois, même son doit se forcer un peu tous les deux.

"Hey, j'ai pas mal vieilli. Enfin j'aurais pu faire pire. Et puis si je risquais d'avoir un bide à bière, avec notre régime de malade, il s'est envolé en un clin d'œil. Donc tu devrais survivre ouais."

Je me débarrasse de mon pull et je lui montre donc le plus gros tatouage. Difficile de le cacher celui-là. Elle regarde les autres et j'ai un sourire à ses réflexions avant de m'installer à nouveau à coté d'elle. J'ai un rire quand elle parle de m'abandonner encore une fois mais je me fige quand même quand je sens ses doigts m'effleurer. Mais non, ça me fait aucun effet. Bon un peu. C'est pas désagréable en fait. Carrément pas. Bref, c'est pas le sujet hein ? On est d'accord.

Je toussote avant de me décider à lui répondre tout en agitant mon pull.

"Quoi, ça pourrait marcher ? Hum… bref, j'ai fait ça y a trois ans. Quand je suis revenu. Histoire de marquer le coup. C'était long et douloureux, j'avoue. Mais je suis pas mécontent du résultat."

Je finis par remettre mon pull, occultant autant que possible le fait que… bref, on s'en fout et, histoire d'en rajouter une couche, je balance n'importe quoi niveau action. Et je prends l'air le plus sérieux du monde à sa question.

"Mais nan je déconne pas. Et il est possible qu'il ait un peu d'influence sur moi, j'avoue."

Je la regarde alors essayer se lécher le coude et j'éclate de rire. Mais genre le vrai rire sans prise de tête, juste parce que je trouve ça marrant. Je sais pas à quel point la vodka aide, beaucoup je pense, mais putain, ça fait du bien. Il me faut quelques secondes pour me reprendre et je toussote avant de faire mine de réfléchir.

"Un gage hein… C'est toi qui te tapera les sorties pipi de Torby les trois prochains jours. Pas trop rude ?"

Le matin, y a pas à dire, c'est bien le truc le plus relou du monde. Elle repart sur les vérités et à sa question je reste pensif un instant, fronçant les sourcils.

"Euh… elle est bizarre ta question un peu non ? Tu veux savoir combien de filles ont du me supporter c'est ça ? Bin, pas beaucoup en fait. Quand je suis parti, j'ai pas vraiment eu l'occasion de me poser donc la question était pas vraiment d'actualité. Jamais rien eu de sérieux quoi. Et quand j'ai fini par m'installer, j'ai rencontré une fille très bien. Trop pour moi. J'étais pas prêt et… bref, elle s'était tirée depuis quelques semaines quand mon père a appelé."

Mon regard se perd dans le vide l'espace d'un instant et je me demande où j'en serais si j'avais accepté de m'engager avec elle. Je serais probablement pas posé sur ce canapé à discuter avec Eliott et, l'espace d'un instant, je me dis que ça pourrait être pire non ? Alors je souffle, avec un sourire.

"Oublie pas, je suis un con, j'allais pas infliger ça à une gentille fille quand même non ? Personne mérite ça."

Avant tout ça… et maintenant ? J'en sais rien. De toute façon la question se pose pas non ? Enfin bref. A son tour.

"Tiens, tant qu'on est dans ce délire. Ton premier amour ? Et action tiens. Tu pourras te venger comme ça."

En plus, y a carrément moyen que je le connaisse ce petit con. Un petit brun avec des lunettes. Un gosse que j'ai vu trainer autour d'elle. Ce serait marrant.

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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Dim 29 Mai - 15:31

Je fronce légèrement les sourcils et secoue la tête. Evidemment que je l’écoute le simplet, je serais pas montée si loin dans le nord sinon. En vérité, c’est lui qui écoute rien, je l’ai déjà dit ça non ? Et oui, je suis là seule à avoir tiltée sur mes choix de mots. Tant mieux.

« Mais ouais, tout ira bien. Je vais continuer à gueuler, tu continueras à te plaindre, tout va bien. C’est pas comme si on se mettait inutilement en danger tous les deux. »

Je souris. Pas comme si on était aussi tête brûlée l’un que l’autre… Mais ça va, j’ai dit. Je l’engueule non, quand il est imprudent ? Donc voilà. On continuera de passer du temps ensemble… Et ça non plus, c’est pas bizarre à dire. On passe du temps avec tous les autres non ? Faut pas chercher plus loin non plus.
Je m’attendais pas à ce qu’il gueule pour ça, mais qu’il proteste pour le principe si. Pourtant il sourit en parlant. Ah bah, en parlant de principe… Je hoche la tête, acquiesçant après l’avoir fixé une seconde.

« Ça me va. »

Ça nous laissera des occasions de nous engueuler… comme si on en avait pas assez. Mais il pourra pas dire qu’il était pas prévenu. Et peut-être qu’il partira plus seul. Ouais, et la marmotte…
Et mon sourire vient spontanément en réponse au sien. Ça, ça craint, mais je m’y appesantirais plus tard.

« Et ce sont des rôles qui nous demanderons pas trop d’efforts, on devrait gérer en plus. »

Enfin, s’il lit pas trop, sinon, c’est moins crédible. Moi… moi, ça ira, j’ai pas besoin de faire grand-chose de plus que d’hab. Mon sourire s’agrandit alors qu’il rit et me répond, même si mon sourire a vacillé à la fin de sa réponse. Et il s’éloigne. Ouais, pas totalement inconscient.

« Je trouve ce pull magnifique ! Il te va à merveille, et colle totalement à l’image qu’on se fait de l’idiot du village. » Je tire la langue, avant de le regarder. « Moins affreuses, ce sera cool. Moulantes… ouais, si ça peut te faire plaisir, c’est pas comme si y avait encore beaucoup à mouler. »

Oui, évidemment qu’il va répondre, mais le fait est que bah, j’avais perdu du poids, point. Et honnêtement, je m’en fous royal de plus être aussi… Quoique non. Enfin, j’en sais rien. Même si quand lui me sort une connerie me concernant, ça me touche un peu trop. Mais je m’en fous aussi non, de lui plaire ? Pas vrai ?
Je fronce les sourcils. Et c’est pas de ma faute s’il s’imagine qu’il… Je l’ai dit tant que ça ? Bon, d’accord, c’est de ma faute. Et c’était un peu le but, qu’il pense que… Mais bon, comme déjà dit, c’est Ethan…

« Tu veux peut-être que je te dise que je te trouve craquant et que j’adore ton sourire ?
Mais désolée, je le redirais plus, promis. »


Pas la peine de te foutre de moi blablabla ou ouais, j’aimerais carrément blablabla. Quelle que soit sa réponse, c’est quand même vachement mieux s’il se met pas en tête que je fais partie de ses groupies. Parce que déjà, c’est pas le cas, faut pas abuser. Mais il me ferait encore plus chier s’il savait qu’il est possible que peut-être ouais, je le trouve mignon. Et au final, on s’en fout non ?
Parler de Zak, c’est plus facile, mais comme Ashley, comme son père, ça reste sensible. Moins, mais fragile quand même. Un point en plus à rajouter à ma liste. Oui, je me suis faite une liste des trucs à lui faire rentrer dans le crâne et alors ? Je vois pas où est le problème.
Quelques-unes de mes questions trouvent réponses, c’est déjà ça. Et pour l’instant, il rechigne pas trop à répondre. J’acquiesce et esquisse un sourire. Ouais, ça a été utile. Ne serait-ce que pour qu’il se sente, lui, plus utile. Et l’un dans l’autre, ouais, si ça peut servir maintenant, on va pas en demander plus. Mais y a des trucs qui change pas, genre lui et sa foutue manie de se croire insignifiant, genre lui et son impression de toujours merder. Et c’est le genre de trucs qui m’énerve un peu. Juste un peu. Je le fixe une seconde, alors qu’il semble si étonné.

« Evidemment. »

La réponse franchit mes lèvres avant même que je ne réfléchisse vraiment à la question. Oui, j’ai pleins de doutes, de colère, et autres trucs sympa à son encontre… Pourtant, clairement… oui, j’ai confiance en lui. Et je vois bien à sa tête que d’un coup, je lui en ai filé un peu trop, des données à accepter, mais merde, il a 30 ans, c’est la fin du monde, qu’il grandisse un peu.
Et je cligne des yeux à sa réponse.

« Mais t’es pas tout seul. C’est pas parce que les gens se reposent sur toi qu’ils sont pas responsables d’eux-mêmes. Zak a confiance en toi, mais il est pas non plus incapable de se démerder, il l’a déjà prouvé. Même si tu merdais, il est assez futé pour s’en sortir. Et pour te sortir du pétrin. » J’esquisse un sourire.
« Ethan, ils te… On ne te demande pas d’être responsable de tout le monde, d’assurer la survie de tout le monde ou de pouvoir se cacher derrière toi… T’es pas le seul foutu responsable dans ce merdier. C’est simplement que… t’es là. Avec nous. Et que t’es un foutu bon samaritain qui veut prendre soin de tout le monde… »

J’esquisse à nouveau un sourire. Je suis pas claire, et je m’en rends compte. Tout le monde fait des erreurs. J’ai merdé au moulin. Je les ai mis en danger et j’ai… Bref. Il est pas responsable de tout ça, pourtant, il est venu. Pour moi. Alors ouais, je suis désolée, mais ça veut bien dire qu’on peut compter sur lui. Même s’il est drôlement con de s’être mis en danger et… et heureusement qu’il était là. Bref, tout ça pour dire que… Merde, je sais plus, voilà.

« Ah oui, t’aurais pu tomber sur pire on est d’accord… »

N’empêche qu’entre tomber sur Sid, sur moi ou sur des zacks, même si j’étais pas la pire des solutions, j’étais pas celle qu’il était venu chercher. Mais bon, ça importe pas. Plus. Je crois. Et faut dire que j’ai un peu pire comme ressentiment. Et je m’en veux alors que tout sort. Une partie de moi est infiniment soulagée d’enfin tout déballer, une autre oui s’en veut déjà, et une autre, bien plus petite que je l’aurais cru il y a peu, est heureuse de pouvoir lui balancer. Et il dit rien, ce qui fait que je m’en veux encore plus, et que ça m’aide pas faire passer la douleur. Et quand il prend la parole à son tour, c’est à moi de plus savoir quoi dire et de me retrouver silencieuse comme une conne. Même quand il me promet des choses stupides. Même quand il se montre si doux. Et j’ose même pas bouger, de peur de… le faire fuir, de fuir, je sais pas trop, je suis un peu paumée là j’avoue.
Alors, tout comme lui, je joue le jeu. Pour pas tout casser. Pour pas lui faire plus mal. Pour pas avoir encore plus mal. Je sais pas trop non plus. Mon sourire se fait un peu plus sincère, alors que je hausse un sourcil.

« Ça c’est toi qui le dit. Mais ouais, on va mettre ça dans les bons côtés, ça m’évitera d’être traumatisée de te voir avec un ventre de femme enceinte… »

Je le dévisage un instant alors qu’il se désape. Enfin, non, dévisager n’est pas le bon mot. Mais bon, c’est bien pour me montrer son tatouage non ? Donc je regarde. C’est tout. Et c’est tout aussi innocemment que je vais effleurer son dos et son tatouage. Si promis, c’était innocent.

« Je viens déjà de m’extasier sur ton tatouage non ? » Je souris un peu, chassant la gêne. « Oui, ça valait le coup. Même si je t’imaginais pas aussi douillet. »

Mon sourire s’agrandit. Ouais, j’avais souffert aussi pour certains, mais ça de un, il le sait pas, de deux, je me pose pas en gros macho les ¾ du temps. Il se rhabille, et non, je ne suis pas du tout déçue. Et à nouveau, il parvient à m’étonner, mais pour changer, pas forcément en bien. Oui, j’exagère, je sais. je le fusille du regard pour le principe, parce que bon, faut le dire, j’essaie pour de vrai comme une conne. Ça le fait rire. Pour de vrai. Ce qui chasse ma mine boudeuse et fait apparaître un sourire. Mais ouais, je lui donne un coup, pour le principe aussi. J’ai beaucoup de principes effectivement.

« Tu vas me faire sortir SEULE dans le froid et la neige ? Pour sortir le clebs du nain ? » Je soupire exagérément. « Okay. Trois jours, pas plus. »

Sérieux. Le matin et le soir, c’est chiant. Il fait nuit, il fait encore plus froid, et puis merde, le matin on dort quoi. Bon, non, excuse bidon, je dors plus depuis longtemps, mais chut.
Je hausse les sourcils et le regarde. Non, elle est pas bizarre ma question. Mais il répond. Je fronce malgré tout les sourcils quand il parle d’une fille. Non, ça m’emmerde pas. Pourquoi ça m’emmerderait ? Et il est définitivement boulet dans l’âme. Enfin, d’un côté tant mieux, parce que sinon, il serait avec elle là et… Et quoi ? N’importe quoi. Tais-toi sérieux.

« T’es con oui. » Simple constat alors que je le dévisage, vraiment ce coup-ci. « Trop bien pour toi ? Ça veut dire quoi ça ? Ça veut dire que tu peux pourrir que les pétasses ?
Enfin, d’un côté, tant mieux, je suis sûre que c’était le même genre que Donna, tout sucre tout miel devant toi, et connasse derrière, et je l’aurais pas supporté. Enfin, d’un autre côté, tu serais peut-être pas là aujourd’hui, ni moi d’ailleurs, et… »
Je me tais, avant de reprendre, hésitante, alors même que les mots sortent tout seul.  « Tu regrettes ? De pas avoir… chercher à… à la garder ? De pas être avec elle ? »

Plutôt qu’à jouer à un truc à la con avec la connasse que je suis. Ouais, forcément que ouais. Encore une fois, question à la con, réponse à la con. Bref, je l’aurais cherché celle-là. Et dans le fond, qu’est-ce que ça peut me foutre hein ? C’est pas comme si ça m’avait fait mal de… BREF !
Je bois un peu et la repose en me disant qu’il faudrait que j’arrête là, parce que bon…
Je le fixe une seconde et éclate de rire. Oh merde.

« Sérieux ? Mon premier amour ? »

Je reste à le regarder, un sourire aux lèvres, avant de hocher la tête et de répondre, lentement, cherchant mes mots.

« Il était un peu plus âgé que moi. Pas de beaucoup, mais disons qu’à l’époque, c’était déjà de trop. Il était drôle, enfin, pas toujours volontairement, mais il me faisait rire, donc au final, c’était pareil. Il m’a jamais traité comme si j’étais moins importante ou comme si je n’étais qu’un surplus importun. C’était souvent le premier à vouloir faire une connerie, et à la faire d’ailleurs, pas le meilleur exemple qui soit, mais je trouvais ça trop cool. Il a toujours fait en sorte que je me sente bien et il prenait soin de moi à sa manière, je crois. Et il avait un sourire à tomber. »

Je me suis faite plus pensive en parlant, un léger sourire songeur aux lèvres. Je le regarde et hausse les épaules.

« Mais il était un peu con aussi. Il s’en est jamais rendu compte. Heureusement, parce qu’il se serait foutu de moi. Enfin, après comme dit, il était plus vieux, alors je devais être qu’une gamine à ses yeux. Et en vrai, il était tellement con qu’il m’a volé mon premier baiser sans même se rendre compte de l’importance que ça avait pour moi. Ça l’a fait rire. Ça aurait dû être blessant, si je n’avais pas été aussi idiotement ravie qu’il l’ait fait. »

Je le fixe toujours, alors que mon sourire s’est fait plus amusé. Au final, ça me gêne moins que je l’aurais pensé. Pour l’instant, tant qu’il ne dit rien du moins. Ou parce que j’ai un peu trop bu. Mais tant que j’arrive à parler distinctement, ça va.

« Et ce qui était cool, c’est que comme c’était le meilleur ami de Sid, je le voyais toujours sans même avoir besoin de chercher une excuse à la con. Et comme il m’apprenait à bricoler sur de vieilles bagnoles ou qu’il me refilait des bouquins, j’avais même du temps en tête à tête, t’imagines ? C’était parfait. Qu’est-ce que j’aurais pu demander de plus ? »

Qu’il m’abandonne pas. Mais non, mon sourire ravi ne vacille même pas à cette pensée. Qu’elle idiote j’avais été. Ou j’étais encore, je sais pas trop. Mais c’était amusant de raconter tout ça. Pas comme si ça me touchait encore. Et puis, oui, c’était franchement cool. Vraiment.

« Et comme action, je veux… » Je réfléchis. Et j’ai pas vraiment d’idée. « Ah si ! Une chanson. Je veux une chanson. »

Ouais, je me condamne toute seule, je sais.  

« Et pour moi… Euh, je sais pas ce qui est le pire en fait… action. Ou vérité… Allez, je te copie. Action. »

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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Lun 30 Mai - 19:53

On est quand même pas loin du point de rupture hein. On fait des efforts mais il faudrait pas grand-chose pour que ça s'enflamme d'un coup. Plarf. Ou pshiiit… bref, un truc dans le genre quoi. Et pourtant, j'ai un sourire à ses propos, lui lançant un regard en coin avant de souffler, à mi-voix.

"Oh, c'est pas notre genre de nous mettre en danger pour rien hein. Mais ouais, on va rester là-dessus, c'est pas trop compliqué à retenir pour moi en plus, même je suis con, j'arriverais à me rappeler que je dois te râler dessus dès que tu gueules. Réflexe pavlovien, tout ça. Ce sera marrant. Ah merde, ça me fait peut-être un peu moins con d'utiliser des mots comme ça, faut que j'arrête hein ?"

Mon sourire se fait plus large, même si ce pull est affreux. Mais vraiment. Bon, il tient chaud et puis, j'ai arrêté d'avoir des goûts de luxe en matière de fringues depuis longtemps. A sa réplique, vu la perche qu'elle tend, je suis obligé de répondre un truc non ? Alors, fatalement, je la mate, un peu et je réponds, avec un clin d'œil.

"Y en a suffisamment. Enfin, c'est pas comme si mon avis t'intéressait mais quand même, y a de quoi faire."

Je m'écarte, anticipant le coup qui va forcément tomber et, au reste de ses propos, j'ai un haussement d'épaules.

"Bah, sur le coup, je t'aurais bien dit oui mais en fait, t'es pas crédible. Donc je préfère quand tu me traites de crétin, là au moins je sais que c'est sincère. Je me raccroche aux certitudes, c'est important de nos jours."

La discussion se fait un rien plus sérieuse à cause de son jeu à la con. J'ai du mal à répondre, enfin pas tant que ça en fait, mais c'est pas facile. Parce que je me rends compte que j'ai pas de mal à lui parler, à lui dire des trucs importants. Et que ça m'emmerde un peu. Même s'il y a toujours des trucs qui m'énervent hein, faut pas déconner. Mais, je sais pas, elle arrive à me faire dire des trucs qui sont restés enfouis un moment. C'est… bizarre. Et dérangeant.

Et puis, la spontanéité avec laquelle elle répond à ma question me fige un peu. Je reste sans rien dire, fronçant un peu les sourcils, esquissant un vague sourire quand elle parle de Zak.

"Je… ouais, possible. Je sais que je suis pas responsable de tout, heureusement. Mais pour le coté bon samaritain je… je crois pas non. J'essaie juste de pas en rajouter une couche. Enfin, je sais pas trop."

Je laisse échapper un soupir, sans bien savoir où je veux en venir en fait. Je suis un peu largué, comme d'habitude en fait. Et avec l'alcool, je commence à pas franchement avoir les idées claires. Je suis pas sûr que c'était un bon plan en fait. Bref, c'est trop tard. Alors je bois une nouvelle gorgée. On a déjà enquillé bien la moitié, avec à peu près autant de raviolis. Nickel.

Et voilà qu'elle balance ce qu'elle a sur le cœur. Je dirais bien qu'elle dit tout mais en fait, j'ai l'impression que non. Mais je me sens pas le courage d'affronter le reste en fait. Alors qu'on tente tant bien que mal de faire genre tout va bien, qu'on a pas du mal avec toute cette histoire. Elle joue le jeu, autant que moi, heureusement d'ailleurs.

J'ai un sourire à sa répartie et j'essaie de rester aussi … calme ? Ouais un truc dans le genre quoi, quand elle me touche. Ca me fait rien. Du tout. Bref, on passe à autre chose hein, ce serait mieux.

"Oh t'aurais pu t'extasier un peu plus. Je suis pas spécialement douillet. Bon, peut-être un peu. Pas plus que la moyenne quoi. Mais c'était super long en fait. Ca va que le mec était cool. Il a passé les huit heures à me raconter des conneries pour passer le temps. Ou alors c'était moi, je sais plus. Bref."

J'esquive le coup alors que j'ai du mal à calmer mon fou-rire devant l'échec cuisant de sa tentative de léchage de coude et je la fixe, le regard pétillant.

"Tu sais bien que non. Déjà parce que ça impliquerait de te laisser rentrer dans la chambre des garçons quand on dort et je suis pas sûr que Zak acceptera. Je suis déjà étonné qu'il ait pas instauré un mot de passe. Et aussi parce que je tiens à ce que tu te gèles miches avec moi. Ce sera marrant."

Et je réponds à sa question… de merde. Oui, parfaitement. Surtout que ça remue encore des trucs mais bon, à la longue, elle aura raison, tout va me fâcher en fait. Enfin bref, sa réponse m'arrache une grimace et je secoue la tête.

"J'ai pas dit ça. Juste que je suis pas fait pour… bref, oublie va. Et je sais pas si c'était une connasse, j'étais même pas au courant pour Donna en fait. Comme quoi, je suis toujours le dernier à savoir ce genre de trucs. C'est con quand même. Pour le reste…"

J'ai un haussement d'épaules avant d'esquisser un mince sourire.

"… j'ai tendance à regretter pas mal de trucs mais bizarrement, ça non. On aurait vraiment été faits pour être ensemble, elle aurait tenu le coup un peu plus. Ou j'aurais fait des efforts pour elle. Je crois. Et puis la question se pose pas. Je me dis que j'aurais peut-être pas sauté dans ma caisse pour récupérer Zak si j'avais été avec elle et on serait pas là. Alors dans le fond, c'est pas une si mauvaise chose non ?"

A mon tour de poser une question de merde qui a un effet un peu étonnant. La voir se marrer comme ça a quelque chose d'inquiétant en fait. Mais je l'écoute sagement. Avant de la regarder avec des yeux. Sans déconner ? Non, elle se fout de moi en fait. Parce que là… merde alors.  Je laisse alors filer un silence, fronçant les sourcils avant de lâcher, comme si de rien était.

"Ok, là je suis sensé trouver un truc intelligent à dire. Mais comme t'as dit je suis con, ça aide. Je savais pas pour… bah pour rien de tout ça en fait. Et en fait, j'avoue que si j'avais su je sais pas comment j'aurais réagi. Bref… c'est pas très utile tout ce que je dis hein."

Et je lâche, sans bien savoir pourquoi.

"C'est… flatteur en fait. Surtout venant d'une fille comme toi. Comme quoi, je suis… enfin j'étais pas trop un cas désespéré. Ou alors t'avais des sacrés œillères à l'époque, va savoir. J'espère que ce premier baiser était pas trop décevant quand même."

J'ai un rire avant de froncer à nouveau les sourcils à son action et je me tapote le menton, essayant tant bien de mal de réfléchir. Bon, c'est pas gagné. Une chanson ? Sérieux ? Putain, je suis pas en état. Et puis, d'un coup, ça fait tilt.

"Hey, c'était quoi déjà ce dessin animé qu'on est allés voir genre 18 fois au ciné parce que t'avais adoré ? On avait trouvé toutes les méthodes du monde pour resquiller. C'était marrant. Bref… c'était quoi la chanson ? Ah ouais !"

Je marmonne deux secondes avant de tenter, d'une voix pas trop assurée. Faut dire que j'ai pas chanté depuis un bail. J'aimais bien chanter avant. C'était marrant. J'étais pas du genre à me balader avec une guitare, c'était plus le trop de Sid' ça. Mais bon, passons.

"Tell everybody I'm on my way
New friends and new places to see
With blue skies ahead, yes I'm on my way
And there's no where else that I'd rather be…
"

Et j'ai un rire avant de me laisser tomber sur le canapé alors que je rebois une gorgée.

"Alors ça, c'était totalement ridicule. Bref, on va dire encore action pour le prochain coup, mais évite de me proposer un truc pareil une nouvelle fois, c'est risqué pour tes oreilles."

Et, quand c'est à son tour, j'ai un sourire en coin. Pour le coup, ça vient tout seul, même pas besoin de réfléchir. Je me relève à nouveau et je tangue un peu. Ok, ça va le faire.

"Action hein. Allez debout toi aussi. Avec tout ce que je t'ai fait, tu vas me faire un petit plaisir."

Je dresse un index devant elle et je le secoue.

"Je te vois venir, y a rien de sexuel. Bon si t'as envie je… bref, je m'égare. Donc, tu vas faire un truc, tu vas m'en coller une. Pour de vrai. De toutes tes forces. Pas comme la fillette que tu es d'habitude. Pour bien me faire payer tout ça et qu'on reparte sur de bonnes bases. Pour le baiser que je t'ai volé sans même tiquer, pour le fait de m'être barré… deux fois donc. Pour tout ça. Promis, je bouge pas."

Et je croise les bras, avec un large sourire, sans bouger d'un pouce. Bon, va quand même falloir qu'elle se magne parce que là, je vais vraiment avoir du mal à rester debout longtemps en fait. Putain, avec l'estomac vide ou tout comme, ça pique un peu quand même la vodka.

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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Mar 31 Mai - 12:55

Mon sourire se fait espiègle, avant que je ne fronce les sourcils.

« Réflexe pavloquoi ? » Je souris de plus belle. « Ouais, évites, ça fait genre t’as étudié et tu t’y connais en psychologie et tout, ça colle pas. Après, t’es pas obligé de râler tout le temps non plus, ça me va très bien de juste te gueuler dessus. »

Et mon sourire doit être aussi grand que le sien. Avec lui, on sait jamais, mais ça s’améliore petit à petit là non ? Enfin, au moins pour le moment. Faudra pas longtemps pour qu’il me gave à nouveau et que je l’envoie chier. Ou bien ce sera le contraire. Mais pour le moment, c’est cool. Ça fait du bien mine de rien. Et je le savais. N’empêche que je détourne le regard. Avant de le relever vers lui.

« Non mais avoir un avis de mec basique, c’est toujours utile. Je suis ravie de savoir qu’il en reste suffisamment pour être mater. »

Et non, ça me fait pas plaisir plus que de raison. Surtout vu la manière dont il l’a balancé. Ouais mais… Mais rien. Je lui jette un nouveau coup d’œil. Pourtant, son putain de sourire m’a toujours fait craquer. Mais tant mieux s’il l’ignore, ça m’arrange. Je m’en sortirais pas sinon. Et puis bon, c’est pas parce que j’aime bien son sourire que ça veut dire plus, mais avec lui, ça partirait vraiment en vrille.

« Parce que t’as pas d’autres certitudes que ça ? » J’esquisse un sourire. « De tout ce que je dis, tu retiens juste les crétins et connards, c’est ça ? »

Ce que je dis de bien, de sympa ou de cool, ça passe à la trappe ? Ce que j’essaie de lui faire comprendre à cet idiot il le chasse en soufflant dessus ? On est mal barrés si c’est le cas, parce que je devrais recommencer, encore et encore… Et on s’engueulera, encore et encore… Mais pas maintenant. Maintenant, on passe aux choses sérieuses/pas sérieuses. Et il me répond. Bon gré, mal gré, mais il répond. Et c’est chouette. Même si ça fait baisser ma garde et que je parle un peu trop aussi. Enfin, non, ça, ça doit être l’alcool. Ou un mélange des deux plus certainement. C’est pas tous les jours qu’on arrive à papoter sans se hurler dessus. Et il répond rien, ce qui m’arrange, parce que je sais pas trop ce que j’aurais sorti s’il m’avait demandé pourquoi. Je te fais confiance, parce que… ça marche ça comme réponse, parce que ? Bref, on s’en fout.
Je souris un peu et hoche doucement la tête.

« Pas que je les aime pas, mais perso, je risquerais pas ma vie pour eux moi. Alors oui, on a établi que j’étais une connasse je sais bien, et du coup ça va juste dans le bon sens, je me préoccupe pas des gens, tout ça…
Mais toi, t’es quelqu’un de gentil Ethan. C’est tout, cherches pas. »


tellement qu’il se rend pas compte de ce qu’il peut offrir et… Je secoue la tête. Je lui prends la bouteille avant qu’il la referme et bois à mon tour. Vu la vitesse à laquelle on la descend, on est pas prêt d’être en état de rentrer. Ça va être joli tiens… Pas aussi joli que ce que je parviens à sortir si facilement, mais bon… ça passe. Ou pas. Je sais pas trop. Mais je m’y appesantis pas plus que lui, et c’est tant mieux.
M’extasier un peu plus ? J’efface mon froncement de sourcils et lui souris.

« Ouais, j’imagine bien le nombre de conneries en 8h de temps… A la fin, ça devient insensible à force, sur les trucs de cette taille. Ou alors c’est juste que t’as tellement mal que t’arrives à occulter une partie… c’est possible aussi. »

Je hausse les épaules. Il se marre, comme un gosse, et j’arrive à rien d’autre qu’à le regarder en secouant la tête, en souriant ouais. Je hausse un sourcil. Avant de hausser le second.

« En même temps, si c’est pour sortir son clebs, il aurait pas intérêt à me casser les couilles. Mais je note que j’ai pas le droit d’y rentrer. » C’est pas comme si ça m’avait traversé l’esprit, genre quand ça va pas la nuit ou que j’arrive pas à dormir hein. Je le fixe une seconde. « Le sortir avec toi ? C’était pas t’éviter de te geler les miches le but justement ? »

Mais ça me va. Pas comme si on s’engueulerait pas, mais bon…
Et j’ai une énième question à la con. Je grimace alors qu’il me répond. Ah merde. Je parle trop là déjà non ? Je grimace à mon tour. Ouais, j’aurais dû fermer ma gueule pour Donna, je sais. j’ai un mince sourire et j’acquiesce. Je grimace un peu.

« Désolée pour Donna, je voulais pas… Elle était gentille hein, c’est juste…C’était juste moi. »

Je hausse les épaules. Non, ce n’était pas que de la jalousie, elle le faisait exprès cette connasse. Mais bon, pas la peine de tout gâcher hein ? Pour lui je veux dire. Mon sourire s’agrandit un peu.

« Et oui, je suppose que t’as raison. Enfin, oui, c’est pas une si mauvaise chose, et en tant que connasse, je peux même dire que je suis bien contente que t’aies pris ta caisse et que tu sois venu… Et qu’on soit là. »

Comme quoi c’était une bonne décision non. Enfin, pas de pas l’avoir suivi, mais d’avoir embarqué Zak et de… quoique si, de pas l’avoir suivi aussi. Et puis, d’avoir fait le trajet et… Bref, on se concentre un peu là. Et je sais pas dans quelle proportionnalité l’alcool y est pour quelque chose, mais je ris presque malgré moi à sa question. Parce que si les miennes sont emmerdantes, la sienne dans l’absolu est non seulement aussi gênante, mais à mourir de rire pour de vrai, vu que le principal intéressé est face à moi…
Et sa gueule mérite amplement d’avoir répondu. Carrément. Oh putain, qu’est-ce que j’aimerais pouvoir prendre une photo. Et je ris à nouveau. Okay, demain j’oserais plus le regarder, mais là, autant en rire. Quoique dans le fond, je m’en fous, c’était y a 12 ans non ? Et puis, c’est pas comme si c’était un secret d’état. Même si lui s’en est jamais rendu compte ouais.
Je cligne des yeux et le fixe, les sourcils légèrement levés, même si j’arrive pas à enlever ce crétin de sourire de mon visage.

« Venant d’une fille comme moi ? Tu veux dire une blondinette avec des couettes et un appareil ? Je vois pas trop ce qu’y a de flatteur là-dedans. » Je secoue la tête en me mordant la lèvre, souriant toujours. « Les œillères, ça a jamais été moi qui les a eu Ethan. » Et c’est toujours pas moi qui les ait. Je baisse les yeux sur la bouteille, mon sourire se faisant plus petit. « Et je n’ai jamais dit qu’il était décevant. S’il l’avait été, j’aurais sans doute réagi quand t’as ri et je t’en aurais collé une… Alors non, il n’était pas décevant. »

Même si ce n’était qu’un smack. Ça avait été spontané. C’était d’autant plus chouette. Même s’il avait trouvé ça mignonnement amusant par la suite ouais.
Et à mon tour de poser une colle. Enfin, non, je suis carrément plus sympa que lui en vérité. Moi, c’est une action réalisable. Je fronce les sourcils. De quoi il parle ? Ah ! Et à nouveau, je souris. Oh merde, j’avais oublié que je les avais emmerdés pour ça. Enfin, autant que ça je veux dire. Bon, et puis, c’est pas comme si ça avait été le seul film pour lequel je les avais fait chier… Dessin animé ouais, c’est pareil. Et on y était pas allé 18 fois !
Mais je me tais et le quitte pas des yeux, parce qu’il cherche sérieusement quoi. Et il a beau commencer en hésitant… J’aimais bien moi quand il chantait. Ouais, okay, j’étais amoureuse comme une idiote. Mais il chante plutôt bien… Et je me retrouve à moitié à chanter avec lui, un sourire jusqu’aux oreilles. Je ris avec lui et secoue la tête.

« Tu déconnes ? C’était top ! J’adore cette chanson ! Et on a pas été le voir 18 fois ! »

Je saisis la bouteille et bois un peu. Avant de refermer la bouteille en le regardant comme une conne quand il se lève, me demandant à moitié s’il va s’écrouler. Quoi ? Mais qu’est-ce qu’il raconte ? Et je crois que j’ai un peu forcé, parce que je ris en secouant la tête.

« Tout ce que t’as fait ? De quoi tu parles ? »

Bon, okay, je fais des phrases cohérentes, et j’arrive à articuler. Ça va. Et je me lève, parce que je suis un peu conne ouais. Et je tangue même pas. Bon, pas plus que lui quoi. Je gère. Trop… ça tourne même pas… Pas trop…
Je reste une seconde bloquée sur le ‘si t’as envie’, si… avant de me focaliser sur le reste des paroles. Je fronce les sourcils à le regarder. Le frapper ? Sérieusement ? Et si j’ai pas envie ? Enfin, si, je veux dire, c’est Ethan, j’ai forcément envie de le cogner. Mais… il vient de chanter On my way quoi… Et puis…
Ma mâchoire se crispe un peu quand il me rappelle gentiment pourquoi je lui en veux. Et je me rends compte qu’il est sérieux. Je le fixe alors qu’il croise les bras, tout fier de son idée. Je le pousse en arrière.

« Tu te fous de moi ? Tu crois que c’est aussi simple ? »

Non, je me fous pas en colère. Mais ça pourrait non ? Marcher je veux dire… Je ferme les yeux, avant de les rouvrir aussi vite, parce que c’est une très très mauvaise idée. Je serre les poings, mais j’ai un peu de mal à rassembler mes idées là et à me rappeler exactement toutes les raisons qui…

« Tu triches. Je suis à moitié bourrée, je pourrais jamais te frapper de toutes mes forces sans m’écrouler… et puis je… »

Je cligne des yeux. Et il croit que ça suffira pour repartir à zéro ? Et si… si ça suffisait ? Je le regarde. C’est ridicule. C’est horriblement tentant. C’est n’importe quoi. Et le coup part avant que je m’en rende vraiment compte. Et je sais pas si j’ai frappé fort, mais je sais que j’ai visé sa mâchoire. J’espère que je lui ai fait mal. J’espère qu’il va bien. Et je jure alors que ma main me rappelle à quel point je suis maladroite. Merde. Je le ramène contre moi et les larmes me montent aux yeux. A cause de ma main ouais évidemment. Et je reste les yeux fixés sur son putain de pull.

«  On reste sur action alors. Okay… »

Je ferme les yeux, et ma tête part en avant, sans que je réfléchisse davantage, et durant une seconde, je me dis que si j’étais plus forte, je l’aurais envoyé à terre et que là, je tomberais en avant. Ce serait con. Je souris malgré moi. Mais non, ma tête atterrit contre lui.

«  Laisses-moi rester un peu… sauf si t'as envie de vomir… »

Je devrais lui demander de faire le poirier plus justement non ? Histoire de le faire chier…

« Je veux pas te faire de mal. » Je souffle un rire. «Là en tout cas, je voulais pas… »

Je relève la tête et ma main monte contre sa joue.

« Je tape comme une fillette hein ? Je t’ai rien fait ? »

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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Mar 31 Mai - 20:43

Je secoue la tête avec un sourire en coin avant de souffler, d'un ton amusé.

"Te fais pas plus bête que tu ne l'es. Et tu sais, juste avant ce bordel, j'ai repris mes études. Vu que je me suis tiré avant de passer mon bac, je me suis dit que ce serait peut-être pas con . Et bref, j'ai fini par l'avoir. J'étais en train de me demander si j'allais pas faire des études mais je savais pas trop quoi en fait. C'était marrant, j'avais un tas de brochures dans mon salon pour des cours du soir à la con. Bref… on disait quoi ? Si je râle pas tout le temps, toi tu gueules pas tout le temps non plus, deal ?"

Au reste de ses propos, quand je m'amuse clairement à la mater et que je me prive pas de lui dire, je mime un salut militaire.

"A vot'service m'dame. Hésite pas quand il te faudra un avis de mec basique surtout."

Et je souris largement à ce qu'elle raconte après, même si je suis pas franchement content. Enfin si, je le suis d'être avec elle et que ça se passe si mal que ça. Mais, elle soulève trop de trucs pour que ça me laisse de marbre de toute façon. Je sais toujours pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose, on verra plus tard hein. Genre demain, c'est bien demain.

"Bin, j'en ai pas des masses. Et le reste, si ça se trouve tu dis ça juste pour m'embrouiller ou une connerie dans le genre. Bref, c'est pas important."

Et on continue de causer. Je lui balance bien plus de trucs que ce que je croyais et j'écoute ce qu'elle me dit, sans bien arriver à me décider si ça m'énerve ou pas. Je fronce les sourcils à ses propos et je secoue la tête.

"Tu te soucies des gens qui sont importants pour toi, pas du premier qui passe. Il parait que c'est mon défaut d'après Zak. Ca colle avec le coté gentil. Et un peu con. Pourquoi tu fais c'te tête ?"

Je lui pique la bouteille et je bois une gorgée à mon tour, pas franchement convaincu par tout ça. Mais c'est pas grave, autant continuer hein. Au moins, le sujet des tatouages ça, c'est pas risqué. J'ai un sourire en réponse au sien et je rétorque, amusé.

"Insensible ? Je croyais aussi. Mais en fait ça marche que sur certains coins. Et je t'avoue que je suis hyper chatouilleux en fait. Je suis quand même content du résultat. Ca me rend moins affreux à regarder alors ?"

Je lui décoche un clin d'œil alors que je me rhabille et que je lui balance son gage. Je me marre sans chercher à me retenir et putain, ça fait du bien. J'arque un sourcil à sa réponse et je la fixe un instant avant de souffler, un rien sérieux.

"J'ai pas dit que je voulais pas que tu viennes hein, qu'on soit d'accord. Juste que Zak… il a l'impression que c'est son jardin secret et il faudra juste que tu lui demandes je pense. Enfin c'est pas comme si ça t'intéressait de voir le bordel qui nous sert de piaule non ? Et pour sortir Torby… c'est ptet juste que j'aime bien l'idée de pas être tout seul pour le faire. Te plains pas, je fais l'effort de pas le faire dans mon coin, c'est pas ce que tu voulais ?"

Je lui adresse un large sourire avant de parler de Donna. Ca réveille quelques souvenirs mais rien de bien méchant. Pour moi en tout cas. Ca a l'air de la toucher plus que moi et je trouve ça un peu bizarre, sans arriver à saisir pourquoi. Et je me tâte à lui demander, mais je me contente de souffler, un peu perplexe.

"C'est toi ? Pourquoi tu dis ça ? Et pour le reste… t'es peut-être une connasse mais, t'es ma… notre connasse à nous. Je suis content que les choses se soient goupillées comme ça."

Ca fait un peu trop sérieux pour le coup. Et les choses vont pas en s'arrangeant en fait, je fais la connerie de lui demander qui était son premier amour et je reste un peu con quand je comprends que c'est moi. Au moins, je pige vite, c'est déjà pas mal. Reste plus qu'à trouver un truc à répondre. C'est chaud, autant le dire tout de suite. Mais je m'en tire pas trop mal. Je crois.

"Venant d'une gamine de 13 ans qui avait réussi à se rendre assez intéressante pour que des mecs de près de 18 ans acceptent de la trainer partout avec eux. Et ça, c'est rare princesse. Mais c'est quoi ton histoire d'œillères là ?"

Je laisse alors filer un temps avant de rajouter, avec un sourire en coin.

"Cool. Enfin bon, après, t'avais pas non plus de moyens de comparaison donc bon."

Et là je dois chanter. Sérieux ? Heureusement que je picole sinon je crois que je l'aurais envoyée chier. Tiens, encore un coup pour la peine. Je me lance, me rappelant d'une connerie et il lui faut quelques mots à peine pour qu'elle reprenne avec moi. Je la regarde alors avant de finir et de me marrer à nouveau.

"Top ? Toi t'as trop bu pour être objective princesse. Mais j'apprécie. Et si, carrément qu'on est allés le voir au moins 18 fois. J'avais même gardé les tickets pour te les montrer. Tu te souviens pas ?"

Bon, c'est à mon tour de proposer une connerie. Je suis plutôt content de mon idée mais elle a pas l'air de lui faire plaisir. Pourtant, je lui propose de lui en coller une, je pige pas que ça lui plaise pas. Et là, elle me repousse carrément. Je fronce les sourcils, me figeant un peu avant de souffler, fixant son regard sans ciller.

"Pourquoi ça en serait pas une ? Vas-y, donne moi une bonne raison. Pourquoi est-ce qu'il faut forcément tout compliquer ? Juste un bon coup dans la gueule et paf on en parle plus. Et je suis à peu près autant bourré que toi, je serais même pas foutu de répliquer. Et puis…"

J'ai pas le temps d'en dire plus qu'elle finit par se décider. Et putain ça fait mal en fait. Enfin, ça va que l'alcool doit anesthésier un peu le truc mais elle a cogné sacrément fort. Mais j'ai un début de fou-rire quand je me rends compte qu'elle a du se faire aussi mal que moi et qu'elle jure comme une poissonnière. La voir les larmes aux yeux me calme directement et je reste un peu con. C'est dû à la douleur ou à autre chose ? J'ai encore fait une connerie ou pas ?

Mais elle reprend la parole et j'arque un sourcil alors que je sens sa tête atterrir contre mon épaule.

"C'est ça mon action ? Te garder contre moi ? Ok, je prends encore la même au prochain tour. Mais ouais si tu peux éviter de vomir, j'aime autant."

Et, sans même y réfléchir, je passe ma main sur sa taille pour la serrer contre moi. Ca, c'est une connerie Ethan, tu le sais hein ? Mais j'en ai envie. Et je peux mettre ça sur le dos de la vodka, c'est parfait. De toute façon, elle va chercher à se dégager dans deux secondes, autant que j'en profite un peu non ?

J'ai une moue au reste de ses propos et mon autre main effleure ses cheveux alors que je souffle, un rien sceptique.

"Parce qu'en règle général tu veux me faire mal ? Que je sache la différence. Parce que pour une fois, t'as réussi. Enfin presque."

J'ai un sourire quand elle relève la tête mais je peux pas retenir une grimace quand elle touche ma mâchoire. J'attrape sa main pour l'enlever mais je la garde dans la mienne, sans bien savoir pourquoi.

"Bon ok. T'as enfin dépassé le niveau fillette, ça te va ? Et quoi ? Si je te dis que j'ai mal, tu vas le faire quoi ? Un bisou magique ? Ah ouais tiens. La voilà ton action."

On va passer sur le fait que je la fixe et que je l'ai toujours pas lâchée. Et le reste. Ouais, c'est bien ça.

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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Mar 31 Mai - 22:53

Je reste une seconde à le fixer en clignant des yeux, avant qu’un lent sourire n’étire mes lèvres.

« Sérieux ? C’est super cool ! Enfin, pas la fin du monde, tout ça. Et ouais, dans l’absolu, ça sert plus à grand-chose, mais… Tu vois, t’as un truc que j’ai pas finalement. C’est cool sans déconner. C’est toi qui filera des cours au nain en vrai, pas moi… » Je grimace. « Merde, ça veut dire que je peux plus te traiter de crétin ? » Je souris de nouveau et secoue la tête. « Non, le deal c’est de me laisser gueuler, sans trop râler… Mais j’essayerais de faire un effort. »

Je souris et il parvient même à me faire rire en se foutant plus ou moins de moi, ou au moins, en me matant ostensiblement. Mais ça reste tellement n’importe quoi que je me pose pas de question.

« J’hésiterais pas… tu seras le premier que j’irais voir. »

Je le regarde et secoue la tête. C’est dingue comment il arrive pas à se rendre compte et comment il se prend la tête pour rien. Bon, pas pour rien, mais clairement, c’est pas lui. Pas QUE lui. Mais… bref…

« Bah putain, pourtant t’as de quoi en avoir… T’as eu ton bac, ce qui fait que t’es pas si con. Même si non, j’arrêterais pas de le dire pour autant. T’es nul pour retrouver ton chemin. Tu sais prendre soin des autres. T’es nul pour choisir tes fringues, ça brûle les yeux à ce niveau-là. Mais tu te débrouilles pas trop mal en bijoux. Mais tu es très très nul quand il s’agit d’être objectif te concernant. Remarque, ça rejoint le crétin. Et euh… t’es un bon mécano. Et tu lis des bouquins trop compliqués pour ta petite tête. Tu vois, 10 secondes, pleins de certitudes. Je peux en trouver d’autres hein. »

Je le fixe, les sourcils levés, avant de lui sourire. Oh, j’ai pas relancé de trucs sérieusement, c’est déjà bien hein ! Et au final, je sais pas lequel de nous deux parle le plus. Perso, ça m’emmerde pas tant que ça, c’est pas moi qui coupe court toutes les discussions à chaque fois.
J’ai un sourire en coin à sa réplique. Je fais pas de tête particulière, t’es juste trop con. Non, gentille un peu…

«Ils sont pas nombreux les gens importants pour moi… Mais oui.
Et toi, clairement, oui, le côté gentil rejoint le côté concon pour le coup, et tu veux sauver tout le monde, c’est tout. »


Et c’est cool. Même si c’est con, et même si je serais jamais comme ça. Je les pousserais même sans hésiter pour les sauver eux. Ouais, ou presque…
Je me fige un instant. Ah, c’est vrai ça. J’ai un grand sourire.

« Ouais, ça détourne l’attention de toi, donc c’est cool. » Je le touche au niveau des côtes, toujours tout sourire. « Et c’est vrai que t’étais sacrément chatouilleux. Ça a dû être tendu de pas bouger pour toi en vrai… »

Et à chacun son tour de se marrer. Mais lui abuse un peu de ma patience. Ou pas, parce que oui, ça fait du bien de le voir vraiment rire. Je hoche la tête, avant de sourire un peu.

« Je comprends. Pour Zak. C’est son espace à lui, normal. Il s’y accroche, c’est un point qui le relie à la réalité… J’aimais pas non plus quand ils entraient dans ma chambre, même si c’était leur baraque… alors ouais, je comprends. » Je fronce légèrement les sourcils. « Et non, c’est pas que ça m’intéresse vraiment… » Je hausse les épaules et lui jette un coup d’œil. « Si, c’est que je voulais. Mais je pensais pas que tu me forcerais à me lever si tôt le matin pour ça… Tu sais quand même qu’on dit qu’il vaut mieux être seul que mal accompagné ? »

Je lui souris. Non parce que bon, clairement, que je vienne, c’est plus d’une chance sur deux qu’on s’engueule. Quoi qu’avec de la chance, je serais tellement pas réveillée que ça risquera moins. Je grimace quand il m’interroge. Et me fige une seconde. Déjà qu’il sorte que je suis leur connasse à eux, c’est cheloument dit, mais il a dit sa… Pas important.

« Euh je… Elle était gentille. Je crois que j’étais juste un peu chiante avec elle et elle… Enfin, elle supportait pas trop. »

Et qu’elle se comportait comme une salope, parce qu’elle avait carrément cramer que j’étais amoureuse de son mec. Sauf qu’une gamine de 13 ans, c’est pas menaçant, elle avait pas besoin de me traiter comme… Bref ! Bon, au final, comme je finis par lui balancer que oui, j’étais effectivement follement amoureuse de lui, c’était pas trop la peine que j’essaie de rien dire pour Donna. Enfin, si, il l’avait aimé, alors…
Je ris un peu en secouant la tête.

« Sid me trainait partout, parce que j’étais sa sœur et qu’il m’adorait. C’est pas question de m’être rendue intéressante ou pas… Toi, t’as juste suivi le mouvement, parce que t’étais cool. » Je le regarde. « Contrairement à ce que tu sous-entendais, non je n’étais pas amoureuse de toi parce que j’avais des œillères Ethan, mais parce que oui, tu n’es pas tant un cas si désespéré que ça. Les œillères, ce n’est pas moi qui m’obstine à en porter… Je croyais que tu voulais plus parler de sujet qui fâche aujourd’hui ? »

Je lui tire la langue et lui souris. Non, j’ai dit pas aujourd’hui. Mon sourire s’accentue un peu.

« C’est pas faux… Mais j’en ai eu après. Et puis. J’étais amoureuse. Alors ça ne pouvait être que bien. »

Une vrai midinette. Mais bon, devoir sortir tout ça, c’est pas cher payé pour l’entendre chanter. Même si je le rejoins rapidement. Et je ris en même temps que lui alors qu’on termine ce magnifique morceau à deux.
Je le pousse doucement.

« Je suis totalement objective. Ou à 90%... Ou à 80%... Et non. C’est faux, je me souviens absolument pas. Je vois pas du tout de quoi tu parles. Surtout si on a resquillé, y avait pas 18 tickets… »

Bon, j’en fais trop là non ? C’est pas grave, on s’en fout. Je me lève quand il me le demande, même si je suis pas convaincue. Pas du tout même. Je m’énerve un peu, juste un peu. Peut-être que si j’étais à jeun, j’aurais sauté sur l’occasion. Mais il aurait certainement pas proposé. Et on aurait sans doute pas autant parlé. Et…. Bref. Je fronce les sourcils quand il répond. Une bonne raison… Cherche… Parce que j’ai besoin d’être en colère. Parce que ça m’aide. Parce qu’il me saoule. Parce que si on repart à zéro, alors je le trouverais sympa. Parce que j’ai pas envie que ce soit si facile. Ni pour lui, ni pour moi. ouais, je suis tordue, et alors ? Je vois pas le souci. Et de toute façon, on s’en fout du pourquoi du comment, parce qu’au final, je le cogne malgré tout. Et il se met à rire, ce qui me fout à nouveau un peu en rogne contre lui, même si j’ai trop mal là pour l’engueuler. Et puis… Merde. Il cesse aussi vite qu’il s’y ait mis. Mais je réfléchis pas, et j’ai juste envie… De me sentir un peu bien, un peu mieux, un peu tranquille. Et puis, je voulais pas. Lui faire mal. Alors je reste contre lui.

« Tu peux pas choisir ton action. C’est moi qui choisit ce que c’est. Et oui, là, c’est ça. Pas trop dur, tu survivras ? »

J’aimerais dire que je me fige, que je le repousse ou que sais-je, quand il me serre contre lui, mais le fait est que je m’en fous. Enfin, pas vraiment, justement… Et je me crispe juste un peu. Bon, ok, la vodka m’aide pas à être hyper réactive non plus, j’avoue.

« Parce qu’en général, tu parviens à m’énerver assez pour que je veuille te cogner oui. » Je souris. « Presque réussi ? Merde alors… »

Je le regarde, autant pour m’en assurer par moi-même que c’est du presque, que parce qu’une partie de moi voulait quand même lui faire mal. Et il grimace. J’ai un léger sourire. Et là, je me fige un peu quand il retire ma main sans pour autant la lâcher. Je le détaille, et espère sournoisement qu’il aura un joli bleu demain. Parce que moi j’ai quand même vachement mal.
Je souris plus franchement quand il reconnait que je lui ai fait mal. Avant de le fixer, mon sourire disparaissant en même temps que sa dernière phrase. Je cligne des yeux et mon cœur bat un peu trop vite. Non, évites quand même de lui vomir dessus, ce serait mauvais genre, même pour toi, ce serait pas cool. Je laisse mon regard dériver sur sa mâchoire, et uniquement sur sa mâchoire oui. Je pourrais prendre ça en déconnant, et en sortant une énième connerie.… Même si j'ai l'esprit un peu vide là… Je pose ma main libre, celle blessée, contre lui, comme pour maintenir une distance. Pourtant, il me suffirait de faire un pas en arrière, de retirer mon autre main, de m’écarter. Ouais, sauf que tout le problème est là. J’en ai pas envie. De m’éloigner.
Alors je libère la main qu'il tient, la laissant une seconde en suspens, avant de faire glisser mes doigts dans son cou et de le faire descendre un peu. Non, je vais pas faire l’effort de me mettre sur la pointe des pieds. Et mes lèvres se déposent avec douceur sur sa mâchoire. Je ferme les yeux, et je reste une ou deux secondes de trop. Je recule de quelques centimètres, sans retirer mes mains, sans enlever la sienne qui m’enserre toujours.

« Mieux ? »

Je murmure et tourne légèrement la tête et si j’en doutais, je me rends compte que je suis trop près de lui. Je lève ma main blessée.

« J’ai mal partout. J’ai le droit à un bisou magique aussi. » Je déglutis, mes yeux le fixant toujours. « Et encore action. »

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MessageSujet: Re: Au royaume de Mistigri, devinons qui danse (mini flashback - fin janvier)   Mer 1 Juin - 19:09

J'ai un bref haussement d'épaules, comme si j'avais pas spécialement envie de m'étendre là-dessus. Faut dire que si j'ai repris les cours de base, c'est parce qu'elle m'avait tanné pour ça. Mais je sais pas pourquoi, j'ai pas particulièrement envie de le préciser à Eliott. Après, j'y ai pris goût. Surtout les cours de littérature. C'était cool ça. Bref, j'ai un sourire au reste des propos.

"Oh tu peux toujours. Je viens pas de t'avouer que j'avais fait médecine tout en étudiant le droit sur mes loisirs. Mais je t'avoue que j'ai bien kiffé certains cours. Enfin pas de là à jouer le prof avec Zak, je l'aime bien ce gamin, je lui veux pas de mal. Pour ton deal, je me sens un peu arnaqué quand même."

On continue dans le grand n'importe quoi, même, dans le fond, je pense vraiment ce que je lui raconte. Même en déconnant, je le dirais pas si c'était pas le cas. Mais bon, elle a pas l'air de me croire alors je vais pas insister comme un gros lourd non ? Enfin je vais pas l'être encore plus. Déjà que là, je commence à être pas mal. Je contente d'un clin d'œil et je lâche, d'un ton léger.

"Bien, tu penseras à moi pour quelque chose, c'est parfait."

Et là, d'un coup, elle me balance un tas de trucs. Et de trucs agréables à entendre. Mais vraiment. Je reste un peu j'avoue mais je la regarde avec un sourire incertain sur les lèvres, sans bien savoir quoi lui répondre alors je souffle, d'un ton pas très assuré.

"Euh… merci. Tu vois, tu me connais bien…"

Ouais, c'est tout. Mais pour le coup, je vais faire dans la guimauve si j'en rajoute plus. Et puis, surtout que son sourire en coin ne présage rien de bon, sans que j'arrive vraiment à saisir pourquoi. J'arque un sourcil à ses propos avant de secouer la tête.

"Ca t'est pas venu à l'idée que c'est moi que j'essaie de sauver ? Et pas le monde ? Enfin, pas vraiment. Faut dire qu'il est un peu foutu mais… bref. Oublie."

Faut que j'arrête de boire, ça commence à devenir n'importe quoi. Même cette histoire de tatouage et j'ai un sursaut quand elle me touche les côtes. Putain, j'aurais jamais du lui rappeler ça tiens. Mais j'ai une moue alors que je hoche la tête pour confirmer ce qu'elle dit.

"Une vraie putain de torture. Le seul mec qui se marre quand on lui planque des aiguilles dans les côtes quoi. Ca craint. Et toi, que dalle ? T'as pas eu mal ? En vrai ?"

Je laisse filer un silence quand elle parle de Zak. Elle comprend bien ce que je veux dire. Trop bien même, pour pas que ça m'arrache pas une grimace, même légère.

"Chuis sûr qu'il serait content de se faire un coin spécial avec toi. Genre une planque où vous iriez tous les deux ou une connerie dans le genre. Le bâtiment est grand, y a de quoi faire en plus et en plus je saurais où vous disparaissez tous les deux comme ça. Et pour le reste… faut savoir, je peux me balader tout seul ou pas ? Pis niveau compagnie, c'est toujours mieux que de causer au clebs quand même. T'as un peu plus de répartie. Pas tant, je te l'accorde."

Ok, je vais me prendre un coup, c'est obligé. Mais ça me fait marrer. Moins que le sujet qu'elle aborde et j'ai une grimace, attrapant un dernier ravioli avant de lâcher l'affaire, me rendant compte qu'en fait, ça va pas passer si je continue à boire et à bouffer cette merde. Et, autant dire que j'ai pas envie de m'arrêter de picoler, donc bon…

"J'avais jamais fait gaffe pour Donna. Elle faisait ce qu'il fallait pour être sympa quand j'étais dans le coin quoi. Bref, heureusement que ça n'a pas duré hein."

Et là, bim. Révélation. Ou un truc dans le genre. Bon ça va, elle aurait pu faire pire. Du genre quoi ? Me dire qu'elle était amoureuse de son frère ? Ouais, ça, ce serait hyper glauque quand même. Carrément malsain quoi. Elle avait du goût au moins. Ou pas. Bref, on s'en fout, c'était y a plus de 10 ans. Et c'était avant tout ça quoi. Donc autant me dire juste que c'était déconne.

"Moi ? Cool ? Franchement Lancaster, tu m'aurais gonflé ou t'aurais pas eu un minimum de conversation, tout cool que je pourrais être, je t'aurais évitée. Et j'ai plutôt souvenir qu'on a passé masse de temps ensemble à cette époque. Presque autant que maintenant."

Je me contente de grimacer au reste de ses propos et de lui jeter un regard mauvais. Ouais, les sujets qui fâchent, on va éviter de remettre ça sur le tapis. J'aime pas son histoire d'œillères en plus, ça a tendance à me mettre un peu sur les nerfs et, avec ce qu'on boit, c'est carrément un mauvais plan.

"Ca me fait bizarre de t'entendre dire que t'étais amoureuse mine de rien. Mais c'est cool. Enfin que ça soit un bon souvenir quoi."

Bref, tais-toi Ethan, tu commences à raconter de la merde en fait. Elle me fait chanter, bin voyons. Je sais pas ce qui est le pire au final. Au moins ça la fait marrer et ça, j'aime bien. Même quand elle me pousse alors que je me fais sérieux l'espace d'un instant.

"J'avais piqué les tickets par terre pour garder un souvenir. Je trouvais ça marrant que tu veuilles autant y retourner."

Et je me fige un instant alors que, d'un coup, je les vois, dans cette foutue boite en métal, dans cette foutue chambre mausolée qui n'avait pas bougé d'un cil quand je suis revenue là-bas, il y a quelques mois. Bon, on oublie, on s'en fout, c'est juste une boite à souvenirs. Rien d'important quoi. Je préfère partir sur mon idée géniale, même si elle a l'air de croire le contraire. Je me relève, même s'il aurait été plus intelligent que je reste vautré dans le canapé et je la cherche un peu.

Ca marche bien. Et ça pique. Un peu.

Mais le reste… ça devient carrément bizarre. Elle me repousse pas, au contraire même et je raffermis un peu mon étreinte avant de lâcher, dans un rire.

"Ouais, y a pire comme épreuve. Tant que tu me vomis pas dessus, je peux rester un moment comme ça."

Vraiment en plus. Je suis bien là en fait. Sans bien savoir pourquoi. Et je reprends, toujours aussi légèrement.

"Tu parles, même si je fais rien t'auras envie de me cogner. Au moins là, je t'ai filé une bonne raison. Et tu m'as pas raté. Mais bon, tu peux mieux faire princesse. Et il vient ce bisou magique alors ? J'attends."

Bon, sa réaction est… étonnante. J'avoue. Je fronce légèrement les sourcils quand je sens ses doigts se poser sur ma nuque mais je reste aussi immobile que possible. J'attends l'arnaque, autant le dire tout de suite mais je me laisse faire quand elle fait pression pour que je me penche vers elle. Et quand elle m'embrasse la mâchoire, autant le dire, j'y crois pas des masses. Je vais prendre un coup, je sais pas, n'importe quoi. Mais en fait non. Et elle essaie même pas de se soustraire à mon étreinte.

De là à m'imaginer que… bref, voyez quoi. Bin, autant le dire que là… J'ai un bref sourire à sa question et je hausse les épaules, faisant mine de réfléchir à sa question.

"Un peu. C'est pas encore ça mais y a du progrès."

Quand elle relève la main, mon sourire se fait un peu incertain alors que je continue de la regarder. Voilà bien un truc qu'il faudra que je pense à dire à Zak tiens, que se bourrer la gueule avec une fille qu'on trouve déjà attirante en temps normal, aussi chiante soit-elle, c'est pas le plan le plus intelligent du monde.

Parce que ça fait faire des conneries.

Genre celle-là.

Vu que c'est le moment où je me décide à l'embrasser. Ca dure pas longtemps, ça reste à peine plus affirmé que le pauvre smack que je lui ai fait subir y a des siècles de ça. Faut dire que je suis pas totalement suicidaire et, quand je m'arrête, je m'attends presque à sentir directement la claque fuser. Mais, avant qu'elle se décide, je souffle, sans m'éloigner d'elle.

"Désolé, c'était peut-être pas le genre de bisou magique auquel tu t'attendais. Mais t'as pas précisé. Et action c'est ça ?"

Là, je devrais la lâcher, retourner sagement m'assoir, trouver un truc à la con pour éviter que ça dérape davantage. Surtout que ça tangue un peu. Et, au lieu de ça, je l'embrasse à nouveau. Quitte à faire de la merde, autant le faire bien non ?  

"Va falloir que tu m'aides pour le coup je crois bien. T'as des idées ?"

Moi oui. Des tas. Et c'est pas forcément une bonne chose. Bon, de toute façon, elle va m'envoyer bouler, c'est obligé.

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