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[Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...
MessageSujet: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Mer 11 Mai - 20:48

Je ne sais pas depuis combien de temps je suis assise sur ce marchepieds de métal. Assez longtemps pour me sentir totalement ankylosée et ne plus sentir le bout de mes doigts. Pourtant j'ai une paire de gants et des mitaines par-dessus, mais visiblement, ça ne suffit pas. Mais je n'ai pas envie de bouger. Pour faire quoi exactement ? Aller encore chercher à manger ? Pour ne rien trouver du tout ? Ce serait tout de même mieux que d'avoir cette impression même fugace de me laisser dépérir alors que les choses semble un peu moins pires. Malgré ces Autres dont nous avons vaguement entendu parler et qui, pour l'heure, ne sont pour moi qu'un sujet de préoccupation parmi tant d'autres.

Je n'arrive pas encore à m'habituer à cet endroit. Il y a quelques jours que nous sommes là déjà et pourtant, cette nuit encore, je me suis réveillée en sursaut, apeurée, ne sachant plus où j'étais. J'ai fini prostrée dans un coin de ce petit mobil-home, recroquevillée sous les vieilles couvertures que nous avons trouvées sur place, à attendre que viennent les monstres tapis dans l'obscurité.
Persuadée d'être seule au monde. Comme avant de les trouver. Et pourtant, j'ai eu beau me remémorer les paroles de Philippe, me dire qu'ils seraient là, qu'ils n'allaient pas m'abandonner, les ombres n'ont pas voulu me lâcher. J'ai cru qu'elles allaient m'emporter pour de bon cette fois et que le jour ne se lèverait jamais. Mais heureusement, les premiers rayons ont fini tout de même par percer et j'ai fini par quitter difficilement mon refuge, plissant des yeux, un peu éblouie par le soleil. Et depuis, je suis là, sans vraiment savoir à quoi occuper ma journée. Sans chercher non plus à le faire. Moi qui me vantais de détester l'oisiveté, voilà une nouvelle chose qui a changé.

Je ne me rappelle plus de la dernière fois où j'ai bu un verre. Il y a probablement un lien. Certainement même. La nuit est plus menaçante. Le jour aussi d'ailleurs. Je sursaute un peu plus fréquemment et je n'arrive à m'arrêter de trembler que rarement. Heureusement, chacun est plongé dans ses propres tracas, ses pertes ou pour quelques privilégiés, ses retrouvailles. Je n'ai perdu personne, il y a de toute façon bien longtemps que ce n'est vraiment une possibilité mais j'ai eu la chance, si l'on peut dire, de retrouver la jeune Graham, qui fut mon élève dans un autre monde, un autre temps. D'ailleurs, en parlant d'elle, voilà sa silhouette qui se dessine dans le petit matin.

Finalement, je ne dois pas être installée comme ça depuis bien longtemps à la réflexion. Je ne perds peut-être pas encore totalement la tête.

Quand elle s'approche, j'arrive à esquisser un sourire alors que je penche légèrement la tête sur le coté et que je resserre mes bras autour de mes genoux que j'ai repliés contre moi.

"Oh Miria bonjour."

Bien, j'ai réussi à focaliser mon attention sur quelque chose de concret. Qui est vraiment là. Elle est bien là n'est ce pas ? Grands dieux, je ne vais pas me mettre à imaginer qu'ils ne sont que dans mon esprit tout de même ? Voilà quelque chose que j'avais acté. Je ne vais pas changer d'avis maintenant.
Même si l'arrivée de Miria après des années sans avoir la moindre nouvelle d'elle peut -être particulièrement surréaliste. Mais passons. Je secoue doucement la tête avant de souffler, à mi-voix.

"Vous avez bien dormi ? Vous êtes bien installée ? Et votre ami se porte bien ?"

Voilà qui aurait parfaitement sa place lors d'une réunion mondaine. Est-ce que c'est toujours le cas ici ? Je la fixe, cillant, un rien curieuse quant à la façon dont elle aura de me répondre. Déjà j'ai fait l'effort de ne pas l'appeler mademoiselle Graham, c'est un progrès. D'ailleurs, j'ajoute, nos retrouvailles se rappelant à ma mémoire.

"Comment va votre jambe ? Vous avez besoin que je l'examine à nouveau ?"

Pour un peu, j'aurais presque l'impression de n'avoir jamais cru que les ombres allaient me dévorer cette nuit et d'être on ne peut plus normale. Presque.

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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Lun 16 Mai - 17:05

Je soupire en silence et me défait en douceur du bras de Javik. La douleur me lance et elle me semble encore plus insupportable quand je suis immobile, ce qui est assez perturbant. Mais je sais pertinemment que je ne parviendrais pas à me rendormir quoiqu’il en soit. Je dormais un peu mieux, dernièrement, mais je crois que c’est foutu pour le moment. Que ce soit la douleur ou mes propres pensées qui me taraudent, mes nuits sont de nouveaux courtes et moins reposantes.
Et rester à essayer de retrouver le sommeil ne marchera pas, ce n’est pas faute d’avoir essayé.
Alors je me lève, respirant lentement en bougeant. Comme si ça pouvait atténuer la douleur oui. Et ça marche. A peu près. Un peu. Au moins, ça ne s’infecte pas, c’est déjà ça de pris. Là, pour le coup sinon, les autres m’auraient vraiment tués… Avant que je ne meurs de ladite infection. Mais ça va. Ça fait un mal de chien, mais ça va. Je suis toujours vivante, je peux marcher, donc c’est cool.
Je m’habille, récupère mon arme et sort, en jetant un coup d’œil autour de moi.

Ça fait quoi ? Une dizaine de jours qu’on est là ? Moins ? Je ne sais pas trop. J’ai encore du mal à trouver mes repères ici, même si ça vient doucement. L’endroit est plutôt calme, et la neige et le froid y sont pour beaucoup oui. Ça ne nous aide pas énormément à nous déplacer, à vrai dire, je galère un peu sans plier le genou, et j’ai l’impression de me choper des engelures à chaque fois que je mets une patte dehors. Mais plus de zacks. Pas dehors. Et ça, c’est franchement agréable. Je me demande juste s’ils se réveilleront en même temps que les tulipes quand le soleil fera fondre la neige. Si c’est le cas, on aura pas mal de mauvaises surprises m’est avis. Mais on n’y est pas encore, autant en profiter.
Quant aux autres du groupe… à vrai dire, après avoir rencontré Javik et Spoon, honnêtement, ils sont tous adorables. Je souris. Oui, bon, j’exagère un peu. Mais c’est l’idée. Même si je sais bien que le premier donnerait sa vie, ou peu s’en faut, pour moi. Et qu’il n’avait pas du tout apprécié mon initiative. Mais ça, avant même que ça foire, je l’avais su, donc bon… Sauf que si ça avait réussi, il n’aurait pas gueulé, il aurait boudé.

Je grimace en repensant à eux… Etait-ce vraiment la fille qui avait été agressé la responsable de tout ça ? Bon, non, ils m’avaient quand même tiré dessus. Alors que j’avais été gentille ! Bon, et un peu conne soit. Mais quand même… Tout le monde s’était mis à psychoter sur « les Autres »… et moi aussi oui. Un peu. D’un côté, ce n’est pas comme si on avait vraiment beaucoup à voler ici, mais ce n’était pas rassurant pour autant.
Je soupire, avançant tant bien que mal sans trop appuyer sur ma jambe. J’arrive même à ne pas trop boiter. Tant que j’ai pas à courir… et à pas marcher pendant des heures… ça va. Et j’aperçois une silhouette, assise dans le froid, non loin de moi. J’esquisse un sourire et m’approche d’elle. Après avoir retrouvée Javik, et après qu’il ait retrouvé ses amis, rien ne devrait plus m’étonner. Pourtant tomber sur elle, si loin de ‘chez nous’, m’avait légèrement ébahi, une fois rentrée en sécurité, à tête reposée.

« Bonjour Anna. »

Je fais encore quelques pas, avant de me laisser tomber, plus ou moins gracieusement, non loin d’elle. Elle avait l’air fatiguée, épuisée même. Oui, je sais. Je dois avoir la même tête. On est tous en train de mourir doucement mais sûrement de faim… Faudrait peut-être songé à y remédier aussi à ça…
Je secoue la tête, avant de lentement hausser les épaules.

« Mieux installés que les dernières semaines oui. C’est presque propre, c’est isolé et sec, que demander de plus ?
Et maintenant qu’il a gueulé et bien montré qu’il n’était pas content et qu’il n’avait pas aimé, oui, Javik va bien. »
Je souris, amusée. Avant de la fixer, et de retrouver un air plus doux. « Quant à dormir, je suppose que je ne dois pas être la seule à avoir quelques insomnies pas vrai ? Depuis quand êtes-vous là ? J’ai presque l’impression de voir la neige se figer autour de vous… »

Et de voir ses doigts geler sur place… ce serait bien notre veine si le docteur du groupe tombait malade pour avoir posé son cul trop longtemps dehors. Je me débrouille, mais certainement pas autant qu’elle. Elle, elle était vraiment douée.
Je hausse les épaules et regarde ma jambe.

« Non, ça ira, c’est gentil. »
Je lui jette un coup d’œil. « J’ai regardé avant de m’habiller, la blessure est propre. Peut-être plus ce soir à la limite. Si j’ai besoin de soin, ce sera plus simple. »

Je regarde autour de nous, avant de me mordiller la lèvre, et de revenir vers elle.

« Et vous ? Vous allez bien ? »

Elle a l’air… perdue un peu. Encore une fois, je suppose que c’est notre cas à tous, mais… Je reprends, secouant la tête, sans trop lui laisser le temps de répondre.

« Je pensais aller faire un tour. J’ai toujours du mal à me repérer, et peut-être qu’il y a des trucs sympas… Mais si j’y vais toute seule, ils vont me tuer… Et je suppose qu’avec ma jambe, il vaut mieux que j’évite de… » Je grimace et reprends sur un ton d’excuse. « Je sais, il faudrait que j’évite de marcher. Mais je ne peux pas rester immobile…
Peut-être qu’on arriverait à trouver des trucs à manger ? Avant qu’on ne soit tous trop faibles pour faire quelque chose. Ça vous dit ? »


Je lui souris, encourageante. Allez, viens donc affronter le froid avec moi, ça va être marrant.
Ou pas.

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Dernière édition par Miria Graham le Dim 22 Mai - 9:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Ven 20 Mai - 19:30

Il est encore difficile pour moi de me raccorder à la réalité, de me dire que les gens autour de moi sont réels et que je suis vraiment à l'abri avec eux, enfin autant qu'il est possible. Malgré les nuits blanches j'ai toujours à l'esprit cette sensation que tout cela finira par s'estomper et que demain, je n'aurais de nouveau que mon miroir à qui parler. Je sais que je ne le supporterais pas de toute façon mais peu importe. Je m'en occuperais quand le moment viendra. S'il vient un jour. Si c'est vraiment une illusion, peut-être durera-t-elle assez longtemps. Et sinon, je finirais enfin par y croire pour de bon.

Le fait d'avoir retrouvé Miria a quelque chose de surréaliste mais je suis heureuse de la voir debout et marcher. Elle aurait pu être grièvement blessée lors de notre … comment qualifier cet expédition qui aurait pu virer au désastre le plus total ? Difficile à dire. Notre échauffourée pourrait être pertinent. Mais elle a l'air d'aller bien et se rapproche de moi sans difficultés quand je l'apostrophe.

"Vous savez de quoi je rêve ? D'une douche bien chaude. Avec des jets, à l'italienne. Mais effectivement, c'est aussi une grande amélioration pour nous. Et heureuse de savoir que votre ami a pu s'exprimer tout son content avant de se rendre compte que les choses s'étaient plutôt bien terminées dans l'ensemble. Il était vraiment fâché ?"

Au reste de ses propos, j'ai une grimace. Dormir. Voilà bien une difficulté que nous partageons tous. Pour des raisons différentes je suppose. Certains ont peur que les zombies débarquent, d'autres que le jour ne revienne jamais. Ou qu'il revienne au contraire. Ces peurs au fin fond de l'obscurité qui, une fois le soleil levé, ne semblent plus avoir de raison d'être. Je me dis que je chasserais plus facilement mes démons avec une bonne bouteille mais le destin semble s'amuser à me rappeler que si les caves familiales sont pleines, elles sont bien loin. Et je me vois guère proposer une expédition pour récupérer des bouteilles de bourbon. Encore que, Philippe pourrait peut-être être intéressé, il faudrait que je lui en parle à l'occasion. Si la maison n'a pas été pillée par ces Autres. A la pensée qu'ils puissent avoir saccagé la maison, j'ai un frisson avant de me décider à hocher la tête.

"Je dormais déjà très peu avant tout cela mais là, autant dire que dormir quelques heures relève de l'exploit. Peut-être arriverons-nous un jour à nous sentir assez en sécurité pour pouvoir le faire mais je crains que ce ne soit guère avant un long moment."

Quand elle regarde sa jambe, j'ai une moue un rien sceptique mais je m'abstiens de dire le fond de ma pensée, me contentant de répondre, d'une voix douce.

"Ce soir, vous n'y couperez pas donc."

Et je papillonne des cils à sa question qui me prend un peu au dépourvu. Est-ce que je vais bien ? Et bien à dire vrai, je n'en ai pas la moindre idée. Je me rends compte que le fait d'avoir passé des mois sans avoir personne pour me poser cette question continue de me hanter malgré tout et parfois, cette petite voix insidieuse me souffle qu'ils cherchent une faille chez moi lorsqu'ils me demandent ça. Alors je réponds ce que les convenances veulent m'entendre dire ou, en tout cas, ce que j'aurais du répondre dans un monde où tout va bien.

"Je vais bien oui. Aussi bien que possible en tout cas."

Elle ne semble pas vouloir trop s'attarder et ça m'arrange fortement. Alors j'écoute sa proposition avec une attention non feinte tout en époussetant distraitement mon genou, comme pour en chasser de la neige inexistante.

"Faire un tour me parait effectivement une idée judicieuse. Je ne suis pas vraiment sortie non plus depuis que nous avons trouvé cet endroit. Surtout qu'il semblerait que se promener seul soit une très mauvaise idée."

J'ai une ombre de sourire à sa grimace et je secoue la tête.

"Nous pouvons aussi dire que ce sera bon pour votre circulation. Je pense que rester immobile, avec ce froid, n'est pas forcément des plus judicieux. Disons que c'est une sortie à vertu thérapeutique."

Difficile de rester de marbre à son sourire qui se veut encourageant. Même cette petite voix dans ma tête ne trouve rien à y redire. Il faut dire qu'elle a l'air si… gentille qu'il est délicat de chercher la petite bête. Oh bien sûr, je pourrais me dire que c'est juste pour avoir quelqu'un à pousser si l'on tombe sur des zombies mais, tout de même, ce serait un peu gros non ?

Alors je me relève et je m'étire avant de reprendre, mon sourire se faisant plus large.

"Je crois que nous n'avons pas regardé les campings car et les voitures garés là-bas. Et il y a encore pas mal de bungalows vides. Nous pouvons approcher la rivière ce serait intéressant non ?"

Enfin, je suppose. Je n'ai jamais vraiment été une grande exploratrice ni une adepte du danger et j'ai comme l'impression qu'il en est de même pour la jeune femme. Enfin, peut-être que nous arriverons à trouver de quoi manger, comme ça notre expédition ne sera pas vaine. Et que nous reviendrons entières. Le contraire risquerait de poser quelques problèmes, surtout à son compagnon.

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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Mer 25 Mai - 15:58

Je souris alors que je m’approche d’Anna. Je suis vraiment heureuse de la voir à nouveau, surtout qu’effectivement, je n’imaginais même pas cela possible. Je l’avais bien aimé comme prof avant. Beaucoup même. Dans la vie cool et sereine d’il y a quelques mois à peine. En même temps, elle avait accepté d’être ma maître de thèse et vu qu’elle était quand même sacrément douée et reconnue, ça m’avait vraiment fait plaisir, et oui, un peu flattée aussi, même si c’était idiot. Ou pas. Tout ça pour dire, que ça faisait plaisir de tomber sur des personnes qu’on avait connu, et apprécié, après tout ça.
Mon sourire s’agrandit à sa réponse et je hoche la tête.

« Oui, j’avoue que j’en rêve aussi… Et d’un hammam… Mais je saurais me contenter de la douche. » J’ai un sourire espiègle avant de grimacer un peu. « Javik est… plutôt colérique. » Euphémisme du siècle. « Et il est un peu… surprotecteur avec moi. Il tient à moi, sauf qu’il ne sait pas vraiment comment le montrer, si ce n’est en me hurlant dessus quand je fais quelque chose de dangereux. Ou qui ne lui plait pas. Ce qui arrive souvent oui. » Je hausse doucement les épaules. « Ça ira. Quand il aura accepté que ce n’est pas mieux que ce soit lui qui encoure tous les risques. »

Ce qui n’arrivera sans doute jamais. Il continuerait donc à gueuler, on s’énervera tous les deux, et… Je soupire doucement. Il finira peut-être par comprendre. Je retrouve un léger sourire à cette idée saugrenue.
Et je sais bien que personne ne dort réellement, même si pour le coup, elle a l’air davantage épuisée que moi. Et peut-être davantage… je ne sais pas trop. Perdue un peu. Mais bon, ça aussi je suppose que c’est tout le monde, à différents niveaux. J’ai une légère grimace et hoche la tête sans conviction. Mais si nous commençons à ne plus espérer…

« Oui, je vous avoue que là à l’instant T, j’ai également du mal à me dire que cela pourrait arriver. Mais qui sait, peut-être que tous les zacks tombés avec le froid seront bel et bien morts. Peut-être le froid intense leur aura-t-il brulé le cerveau pour de bon.
Malgré les circonstances, nous avons de la chance d’être tombés sur vous. Je suis heureuse d’être tombée sur vous. Et nous avons de la chance d’avoir trouvé ce lieu. Alors je me dis qu’on s’en sort pas si mal. »


Je lui souris la tête penchée sur le côté. A défaut de pouvoir être optimiste avec les miens, rien ne m’empêche de l’être avec d’autres. Peut-être que cela l’agacera-t-elle tout autant, mais sans doute sera-t-elle trop polie pour me dire de me taire.
Elle l’est même trop pour faire une remarque concernant ma jambe et les soins nécessaires. Ou alors elle sait que si ça n’allait pas, j’irais la voir quand même. J’acquiesce en regardant ma jambe.

« Oui, pas de souci, je vous laisserais vous assurer vous-même que tout va bien. »

Et peut-être vais-je trop loin. Après tout, je ne la connais pas vraiment, mais il faut bien que l’on veille les uns sur les autres, pas vrai ? et elle a l’air surprise de ma question. Suis-je donc la seule à m’inquiéter pour les autres ? Non… Si ? Je ne pense pas, je n’espère pas. Et si elle n’a pas l’air convaincue, elle répond néanmoins. Je la fixe un instant, avant d’esquisser un sourire.

« D’accord. Tant mieux. »

Mais je ne vais pas la forcer, si elle ne veut pas parler. Et peut-être qu’après tout, elle va réellement aussi bien que possible. Et comme j’ai envie d’aller faire un tour, autant que je lui demande à elle, qui a l’air de se perdre au milieu de la neige. Et mon sourire s’agrandit légèrement à sa réponse.

« Se promener seul n’est pas très malin effectivement. Mais aller visiter les environs à deux est tout à fait raisonnable. Vous êtes médecin, je me débrouille avec une arme, on s’en sortira très bien. »

Je l’espère dans tous les cas. Si bien sûr que si. Même si ce n’est pas gagné avec ma jambe. Je retrouve néanmoins le sourire à sa répartie.

« Exactement. Si ce sont en plus des conseils donnés par mon médecin attitré… Rester assise dans le froid n’est pas conseillé. De l’exercice, avec un air vivifiant… ce sera très bien. »

Mon sourire s’agrandit, et mon regard s’illumine alors qu’elle se lève. Non seulement, je vais enfin pouvoir sortir d’ici et aller faire un tour, mais en plus, je la sors de son marasme. Même si elle le nie, on ne reste pas à fixer le vide par ce temps-là si tout va bien. Certes tout ne peut pas bien aller, mais comme je l’ai dit, on ne s’en sort pas si mal, jusque-là…
Je me lève à mon tour, passant mon fusil sur mon épaule.

« Alors direction la rivière, bungalows et autres voitures vides. Il est encore tôt, nous avons le temps de fouiller un certain nombre d’endroits oui. »

Je lui souris et prends la direction mentionnée. Non je ne force pas, mais je m’efforce quand même de ne pas être un poids de suite, ce serait un peu démotivant, pour moi.

« Je peux vous demander comment vous êtes tombée sur eux ? Et depuis quand ? »

Et nous arrivons en vue des bungalows vides. Enfin, je crois. Et j’espère qu’ils sont vides…

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Dernière édition par Miria Graham le Sam 4 Juin - 19:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Mar 31 Mai - 17:44

La présence de la jeune femme a quelque chose de rassurant, sans bien que je n'arrive à saisir quoi. Peut-être parce qu'elle me rappelle que mon univers avant tout cela était bien réel, que je ne l'ai pas rêvé. Parfois, souvent même, je me demande à quel point j'ai pu tout inventer. Peut-être n'ai-je jamais été chirurgienne, peut-être que l'alcool n'a jamais été un problème. Hum, au vu de mes mains qui tremblent je pense que je ne peux guère négliger cette possibilité, même si je bénis cette vieille bouteille de bourbon premier prix que j'ai trouvé sous mon lit. C'est probablement ce qui me permet de dormir quelques heures dans la nuit. Oh point trop n'en faut et j'essaie de le garder pour les sales périodes. Même si j'avoue que j'ai du mal à définir en quoi cela pourrait être pire. Enfin, je préfère ne pas imaginer alors que, sans bien savoir pourquoi, j'ai l'image de la jeune femme que nous avons croisée à l'esprit. Je réprime un frisson avant de reporter tant bien que mal mon attention sur elle et je lui souris. J'espère avoir l'air convaincante et je me dis qu'à la longue, je vais finir par y croire moi-même non ?

"Un hammam. Je n'y avais même pas songé. Il faut dire que je n'étais pas particulièrement friande de ce genre d'activités… avant, mais je vous avoue que là, je ne serais pas du genre à faire la fine bouche."

Elle évoque alors Javik et je l'écoute avec une attention non feinte. Enfin autant que j'en suis capable. Les problèmes de couple ont toujours été quelque chose qui m'ont dépassée, c'est probablement une des causes de mon divorce quand il m'arrive d'avoir le malheur d'y songer. Mais peu importe. Ce n'est pas de moi que l'on parle, fort heureusement et je finis par esquisser une moue pensive avant de répondre, avec précaution.

"Il est délicat d'adapter une vie de couple à notre situation actuelle. Ce qui pourrait sembler dangereux en temps normal devient tout à fait normal et l'envie de protéger l'autre s'exacerbe. Il suffit que votre ami ait eu du mal à gérer ses relations avant de vous rencontrer et il risque d'avoir de nombreuses difficultés à agir avec vous. Mais il tient à vous, réellement, c'est probablement ce qui importe le plus non ? Quant au fait de prendre le plus de risques… il serait de bon ton de ne pas en prendre de trop inconsidérés pour éviter de l'énerver pour rien non ?"

Je lui adresse un clin d'œil, sans insister plus lourdement que nécessaire et je hoche doucement la tête au reste de ses propos.

"Il est vrai que le froid peut être presque vu comme une bénédiction lorsque l'on voit l'effet sur les zombies. Ce serait une bonne chose de voir qu'ils n'y survivraient pas mais ce n'est pas comme si c'était la seule menace, n'est ce pas ? Et je suis heureuse d'être tombée sur vous. Il parait qu'en groupe nous avons de meilleurs chances de nous en tirer et il est agréable de tomber sur des gens que l'on connaissait et que l'on appréciait avant tout cela."

Cela fait certes plus de bouches à nourrir mais plus de mains pour tenter de lutter contre ce qui nous attend. L'un dans l'autre, nous devrions nous en sortir sinon je suppose que Philippe n'aurait pas proposé qu'ils se joignent à nous si cela aurait risqué la vie de Chloé. Mais inutile de le dire à haute voix.

Nous évoquons sa blessure et je la regarde, par réflexe. Je ne vois rien, bien évidemment mais c'est une habitude difficile à perdre. J'ai un sourire à sa réponse et je prends un air sérieux que je n'ai pas eu depuis longtemps.

"Nous sommes d'accord. Et j'espère pour vous que vous avez bien fait votre pansement, sinon je vous obligerais à vous entrainer à nouveau."

Dieu merci, elle n'insiste pas quant à mon humeur. Il m'est difficile, pour ne pas impossible de me confier et surtout, je serais incapable de savoir par où commencer. Et j'ai toujours cette petite voix en moi qui me souffle qu'ils m'abandonneraient s'ils savaient vraiment. S'ils savaient ce qui m'empêche de dormir, ce qui m'a poussée hors de chez moi, cette peur qui ne me quitte jamais. Rien de bien folichon qui fait sérieusement douter de ma santé mentale et qui leur feraient peut-être me tourner le dos pour de bon. Alors, je garde cette distance qui me rassure et j'ai un sourire en assentiment aux paroles de la jeune femme.

"Un véritable duo de choc à vous entendre. Mais, si nous sommes prudentes, nous devrions nous en sortir, vous ne croyez pas ? Et puis, ce n'est pas comme si nous allions nous jeter au milieu d'une horde de zombies armées de cure-dents. Nous allons juste sagement explorer les environs proches."

A croire que j'essaie de me convaincre moi-même.

"Allons donc faire de l'exercice alors Miria."

Nous commençons à faire quelques pas en direction des bungalows plus à l'écart et nous arrivons rapidement à portée d'une voiture. Je jette des coups d'œil en direction de la jeune femme, pour voir si elle ne boite pas de trop avant de ralentir un peu, pour éviter qu'elle se fatigue tout de suite. Mais marcher me fait plus de bien que je ne l'aurais cru. A sa question, je fronce les sourcils. Il faut dire que les derniers mois avant de les retrouver ont été particulièrement flous et j'ai un temps d'hésitation avant de lui répondre, d'une voix un peu détachée.

"Quelques semaines avant notre mésaventure je crois. Ou des mois, je ne sais plus vraiment à dire vrai, le temps a tellement perdu son sens. Je me suis… perdue de l'autre coté du pont et il m'était impossible de repasser de l'autre coté car il a été envahi de zombies. Je suis tombée sur Philippe et sa fille. Ils étaient blessés, ils avaient rencontré des zombies, des militaires et je ne sais plus quoi. Et ils avaient marché durant des semaines jusqu'ici. Je les ai soignés comme j'ai pu et, à défaut de retrouver ma solitude, je suis restée avec eux. Avant de me rendre compte que je ne pourrais pas être de nouveau avec moi-même sans perdre la raison pour de bon."

J'ai un bref soupir avant de reprendre, avec un sourire.

"Et vous, depuis quand connaissez-vous votre ami ? Qu'est ce qui vous amenés ici ?"

Je m'arrête alors devant la voiture et je tente le coup, pas vraiment convaincue.
Type d'action J’ouvre la portière de la voiture.

Et pourtant, la portière s'ouvre. Et j'ai un bref sourire en direction de la jeune femme.

"Il aurait été déplaisant que le propriétaire de cette voiture ait songé à la fermer à la clé avant de fuir les lieux n'est ce pas ? Je ne suis pas douée pour crocheter les portières. Déjà que j'ai du apprendre à les ouvrir sans chauffeur… un vrai calvaire."

Mon regard se fait malicieux. Je mens bien évidemment, mais au moins, j'essaie de garder un ton léger. Tout se passe bien jusqu'à présent alors autant que cela dure non ?

Points de vie restants : 20/20
Munitions restantes :
*
Gains des fouilles : *
Endroit où je me trouve :  devant les bungalows et une voiture ouverte
Endroit où se trouvent mes ennemis : *

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Dernière édition par Anna de Beauregard le Mar 31 Mai - 17:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Mar 31 Mai - 17:44

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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Dim 5 Juin - 0:26

Je hausse un sourcil, amusée.

« La fine bouche pour un hammam ? Oh seigneur, qu’est-ce que j’aimais ça. » Je ferme les yeux une seconde, un mince sourire aux lèvres. Mauvaise idée que de se rappeler cela. « N’importe quoi de chaud, avec de l’eau chaude, serait le paradis en vérité. »

Je grimace alors qu’on parle de Javik, et je ris légèrement en acquiesçant distraitement.

« Je crois qu’avoir du mal à gérer ses relations était le cadet de ses soucis. Quant à moi, je n’ai jamais… C’est étrange, mais jamais personne ne m’a jamais réellement intéressé avant lui… » J’esquisse un doux sourire. « Je sais qu’il tient à moi. Vous n’imaginez pas comme ça a été… laborieux de l’amener à ce qu’il accepte de l’entendre… enfin, de le reconnaître.
Mais je n’ai pas envie de devoir faire attention à ce que je dis ou fait pour lui. Il est... il m’aime comme je suis, avec mes qualités et mes défauts. Si je dois renoncer à essayer d’aider les autres, si je dois rester en arrière pour le rassurer et le calmer… ce ne sera plus moi. Vous comprenez ? Lui, ne comprend pas. Mais je… »


Je hausse doucement les épaules. Je ne veux pas changer, même pour lui. Et puis, comme dit, il est tombé amoureux de moi, parce que je suis comme ça… alors pourquoi est-si compliqué pour lui de faire avec maintenant ?
Je lui souris et lève le visage vers le soleil.

« Nous avons plus de chance oui. Tant qu’on se soutient et qu’on parvient à rester soudés. Même sans se connaitre plus que cela. Et puis, je vous connais. Et nous avions rencontrés Philippe et Chloé, ils sont gentils. » Je la regarde à nouveau. « Quant aux menaces… Je me contenterais pour le moment d’être soulagée de ne plus voir de zacks à chaque coin de rue… »

Bon, d’accord, la première rencontre avec le père et la fille n’avait pas été formidable. Mais ce n’était pas comme s’il était étonnant que Javik se fasse des amis rapidement… Mais j’avais vraiment été contente de les revoir, eux et Anna. Comme quoi, le monde est petit… Et les Autres… Chaque chose en son temps.
Je hoche la tête en souriant.

« Oui, madame, je me suis appliquée, il est fait correctement. »

Ce qui ne sera peut-être plus le cas d’ici ce soir, mais peu importe.
Et si j’essaye de savoir comment elle va, je n’insiste guère. Peut-être que si elle désire parler un jour, elle se souviendra que j’ai demandé. Enfin, après, dans le fond, je dirais bien que c’est son problème. Sauf que je l’aimais bien moi avant cette prof… et puis, comme j’ai dit, on est un groupe non ? Oui, je suis désespérante de gentillesse je sais.
J’acquiesce vivement à sa réponse.

« Exactement. Tout ira bien. Et nous saurons ce qui nous entoure. Ça va être amusant. »

Et c’est tout sourire que je prends la direction des bungalows et autres désignés. Je parviens à avancer assez bien. Quoique non, en fait, moins bien que ce que je pensais vu qu’elle ralentit. Mais je vais éviter d’en rajouter en disant que ça va. Enfin, si là, c’est vrai, ça va, donc c’est cool.
Je l’observe alors qu’elle réfléchit et semble rassembler ses souvenirs.
J’esquisse un sourire. Oui, parvenir à garder une notion du temps est plutôt difficile. Je hoche la tête alors que je l’écoute attentivement.

« Oui, une horde et des militaires… On les a croisé alors qu’ils fuyaient la ville, Coaticook. A vrai dire, on fuyait autant qu’eux… Vous… étiez seule… avant de les rencontrer ? » Je lui jette un coup d’œil. « Pardon, c’était indiscret, et pas forcément très… » Je grimace un peu, avant de lui sourire à nouveau. « C’est bien que vous soyez tombée sur eux. Et que vous soyez restée avec eux… »

Je la regarde avant de sourire.

« Je l’ai rencontré l’année dernière, un peu après que tout ait commencé… il… était en mauvaise posture. Je l’ai aidé et soigné. On est restés un peu ensemble, avant de se séparer. »

Je hausse les épaules. Non, ça ne m’avait pas fait mal. Moins qu’après toujours est-il c’est vrai.

« Je l’ai recroisé par hasard plusieurs semaines, mois, je sais pas trop non plus, plus tard. Dans un groupe… à Coaticook donc…
Et quand les militaires ont décidés de tout bombarder au napalm… on s’est dit que c’était le bon moment pour aller vers le nord…
En vérité, on n’a pas trop eu le choix… Entre les zacks qui étaient chassés de la ville par le feu, ceux qui étaient attirés par lui, c’est devenu… Il y en avait partout. Littérallement. On a dû fuir. Et on a continué à avancer. Toujours plus loin. Et… Et voilà. »


Et voilà. En très résumé. Je la regarde s’approcher de la voiture. Et là, c’est quand même cool, parce que tu ne risques pas de te faire surprendre par un zack planqué dessous.
Je lui retourne son sourire, et ris un peu à sa remarque.

« Je suppose que ce n’était pas dans ses priorités…
Un chauffeur, rien que ça ? »
Je hoche la tête, souriant toujours. « Ça a dû être difficile je l’avoue… »

Type d'action Je fouille la voiture

Je grimace de dépit, après avoir ramassé divers papiers et boites vides qui trainaient sur la banquette arrière. Rien. Je hausse les épaules et la regarde.

« Nous aurons peut-être plus de chance dans un bungalow… Si on doit trouver quelque chose, y aura probablement plus de possibilités. »

Je me dirige vers le premier et tente, tout aussi bêtement qu’elle, d’ouvrir la porte.

Type d'action J'entre dans le bungalow le plus proche

« Facile. On leur dira qu’on est douées en revenant, c’est mieux que la chance du débutant… »

Je jette un coup d’œil dans la pièce. Pas de zack en vue, c’est déjà ça. Peut-être dans la chambre ou… ou pas, ce sera très bien. Je commence à fouiller les placards.

« Alors vous aviez vraiment un chauffeur avant tout ça ? »

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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Dim 5 Juin - 0:26

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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Dim 26 Juin - 15:03

Je lui rends son sourire, tout aussi amusée qu'elle. Etonnamment avoir ce genre de conversation me parait tellement surréaliste après tout ce que nous avons pu vivre. Et pourtant, voilà qui me plait. Comme si nous étions encore dans le monde d'avant. Je ne saurais dire si c'est vraiment une bonne chose pour mon état mental pour le moins instable mais, au moins, c'est agréable.

"Et oui, j'avoue, je n'étais guère friande de ce que je considérais comme un effet de mode, histoire d'imiter nos camarades du vieux continent. Pour autant, aujourd'hui, j'admets. Une douche, un hammam, peu importe, tant que j'arrive à me défaire de cette sensation d'être constamment transie."

Je laisse échapper un soupir avant de reporter mon attention sur la jeune femme dont la relation avec son compagnon semble pour le moins complexe. Je la fixe un instant, laissant échapper une ombre de sourire à ses propos avant de souffler, donnant presque l'impression de ne pas être totalement à coté de la plaque ce qui, pour une fois, n'est guère difficile.

"Et bien, cette fin du monde aura eu au moins le mérite de vous rapprocher. Mais je comprends votre position. Tout comme vous devez entendre que s'il a déjà eu du mal à reconnaitre qu'il tient à vous, il va avoir encore plus de mal à l'idée de vous laisser risquer votre vie. Il faudrait peut-être lui prouver que vous pouvez vous débrouiller … non pas toute seule mais que vous pouvez être avec d'autres personnes, qu'il n'a pas à vous avoir à l'œil constamment. Par exemple. Mais je ne saurais dire s'il est du genre à se laisser avoir par des arguments raisonnables. Il fonctionne plutôt à l'instinct n'est ce pas ?"

Il n'y a nulle critique dans ma voix. Il y a bien longtemps que je ne juge plus les gens, depuis que j'ai eu trop de doigts pointés dans ma direction et de gens prêts à me planter un couteau dans le dos à la première occasion. Que les gens réagissent comme ils le souhaitent, tant qu'ils acceptent de laisser les autres faire de même ce qui, étrangement, n'est pas que rarement le cas. Je hoche doucement la tête au reste de ses propos, laissant filer un silence, alors que des pensées un rien contradictoires flottent dans mon esprit.

"Nous pouvons rester soudés. Je pense. Philippe et sa fille sont vraiment gentils oui. Et sa compagne en a l'air également, même si je n'ai pas eu l'occasion de lui parler. Quant à vous. Je suis contente d'être tombée sur vous. J'espère juste que Pelleas saura se remettre sur pied avant de sombrer pour de bon."

J'ai un profond soupir avant d'ajouter, d'un ton plus léger.

"Il est vrai que de ne pas sentir le regard vitreux de ces créatures sur mon dos vaudrait presque ce froid insupportable. En espérant qu'ils ne décongèlent pas quand viendra la chaleur."

Si nous tenons assez longtemps pour voir arriver le beau temps ce qui, avec le peu de nourriture que  nous avalons et les menaces qui semblent fuser de toute part, me parait difficile. Mais je ne veux pas paraitre pessimiste. Alors je secoue la tête, me focalisant sur ce qu'elle dit et jetant un regard en direction de sa jambe, lui rendant son sourire.

"Bien. Faites attention à ce que je n'aille pas vérifier. Ou je devrais vous réapprendre à faire des bandages, comme lors de votre première semaine d'externat."

Si nous marchons d'un meilleur pas que je ne l'aurais soupçonné au départ, je préfère ralentir pour être sûre qu'elle n'aura pas mal. Et nous évoquons ce qui s'est passé ces derniers mois, avant nos retrouvailles. Je ne peux m'empêcher de frissonner quand elle évoque les militaires de Coaticook. Ce n'est pas la première fois que j'entends cette histoire et pourtant, je n'arrive toujours pas à y croire, à l'assimiler, sans bien arriver à saisir pourquoi.

"J'étais seule oui. J'étais venue de New-York pour retrouver mes parents qui ont vécu toute leur vie à Trois Rivières. Mais il n'y avait personne. Pas un chat dans la maison. Et nulle part ailleurs. J'ai évité tant bien que mal des hommes qui paraissaient mal intentionnés et, un jour, je suis tombée sur Philippe et sa fille. Ils étaient blessés et je les ai aidés."

Mon regard s'est quelque peu perdu dans le vague à mesure que je parle, me remémorant les jours, les semaines de solitude, à n'avoir personne à qui parler, à ne pas savoir si je perdais totalement la raison ou si j'allais m'en tirer. Je cille alors qu'elle continue, peinant à me raccorder à cette réalité, celle qui m'a échappée des jours durant.

"… et voilà. Comme quoi, deux petits mots qui résument tout. Vous avez eu de la chance malgré tout. C'est ce qu'il faut retenir. En espérant que cela dure. Ici c'était calme. Beaucoup trop calme. De quoi devenir fou."

Je fronce les sourcils avant de m'arrêter devant la voiture, esquissant un sourire absent aux propos de la jeune femme. Evidemment qu'il n'a pas pensé à la fermer. Qu'il l'aurait fait, surtout s'il était poursuivi par une horde de ces horribles créatures ? Ou qu'il est sorti de là seul, errant, à la recherche des siens, oubliant son dernier repère et… grands dieux, voilà que je divague à nouveau. Je me recentre sur ce que dit Miria et, si j'arrive à ouvrir la portière sans difficulté, il n'y a visiblement rien de bien intéressant.

Ce n'est pas si grave. Je la suis, soufflant, la mine pensive.

"Et bien, soit quelqu'un est passé par là, soit le propriétaire du véhicule a tout embarqué avec lui avant de fuir. Dans les deux cas, c'est étrange…"

Nous passons la porte du bungalow et tout semble calme, pour le moment en tout cas.

"Il est vrai que nous nous en sortons plutôt bien."

Type d'action Je fouille les placards.

Evidemment, j'ai parlé trop vite, le contraire aurait été trop aisé. Alors que je commence à fouiller, j'entends du bruit, derrière la petite porte qui sépare la chambre du reste du bungalow. Je me fige et je regarde en direction de la jeune femme, désignant la porte d'un mouvement du menton. Elle veut rester ? S'enfuir ? Nous sommes deux, le zombie doit être ralenti par le froid et faire le ménage ne serait peut-être pas une mauvaise idée. Comme c'est étrange de penser de la sorte. Voilà quelques semaines j'aurais fui sans demander mon compte et voilà que je me mets à penser différemment. Comme quoi, tout peut arriver.


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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Dim 26 Juin - 15:03

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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Sam 16 Juil - 19:01

Je hoche la tête avec conviction, même si je souris toujours. C’est exactement ça. Cette sensation de froid qui ne nous quitte jamais, même autour d’un feu. Cette sensation de saleté, qui colle à la peau quoique l’on fasse. Certes, la faim surpasserait presque le reste actuellement, mais étrangement on trouvait davantage de nourriture que de quoi se laver. Non, pas si étrange que cela sans électricité, mais tout de même… Ce serait une idée de chercher un moyen… en plein hiver…

« Effet de mode ou non, ce serait l’idéal. Etre au chaud et se sentir propre… »

Mais bon, mieux valait ne pas trop rêver ou s’imaginer trop de choses de ce genre. Je lui rends son regard, même si mon sourire se fait plus mince alors qu’on parle de Javik. Je secoue la tête et soupire presque exagérément.

« A l’instinct, c’est peu dire oui… Il sait que je sais me débrouiller, même seule. Je… Ne lui dites pas que je vous l’ai dit. » Je souris. « Mais je lui ai sauvé la vie, je me suis occupée de lui alors qu’il était blessé, c’est lui qui a eu besoin de moi, pas le contraire. Avec mes frères et ma sœur, nous avons survécus plus longtemps tous seuls que dans un groupe.
Et avec d’autres ou pas… le problème vient du fait que je n’ai pas encore ce réflexe de tirer d’abord pour poser les questions ensuite. Il dira que je suis naïve ou trop optimiste ou que sais-je encore. Et ce qui s’est passé est le parfait exemple, quand ça se passe mal… Et même si je peux le comprendre, je ne cesserai pas d’agir comme ça, même s’il a du mal, pas plus que lui n’arrêtera de jouer aux grosses brutes. »


Je fronce légèrement les sourcils. Je sais ce qu’elle veut dire. Je sais bien qu’étant donné qu’il a déjà eu du mal à accepter de tenir à moi, il ne va pas accepter de sitôt d’accepter de pouvoir me perdre, et à vouloir me protéger n’importe comment. Enfin, en résumé, ça donne ça. Mais reste que ça m’énerve, parce que j’ai jamais eu besoin de quiconque pour… Je soupire à nouveau en secouant la tête. On verra bien ce que ça donnera la prochaine fois… Ce qui ne manquerait pas d’arriver. Même si l’arrivée dans le groupe allait peut-être améliorer un peu les choses qui sait. Je retrouve un léger sourire à ses paroles, mais si je la fixe alors qu’elle termine.

« Il s’est passé quoi avec Pelleas ? Il est… plus que renfermé et il a l’air tellement… abattu. Il est avec vous depuis longtemps ? »

J’étais sans doute indiscrète, mais si elle ne voulait pas parler, elle ne le ferait pas n’est-ce pas ? Et après tout, c’était normal de vouloir savoir à quoi s’en tenir. Dans un groupe, si certains coulaient ou perdaient la foi, quelle qu’elle soit, c’était dangereux pour tout le groupe. Et j’avais Jena, Léon et John, dont je devais prendre soin.
Je hoche la tête alors qu’elle reprend.

« Disons que c’est une compensation acceptable, ou presque. Et quand la neige commencera à fondre, l’idéal serait de s’assurer qu’aucun de ceux qui émergent en même temps ne puisse se relever. »

Les tuer, ou du moins s’assurer qu’ils soient véritablement, morts, un à un en les voyant au sol. Oui, ça serait horriblement long et fastidieux, mais sans doute nécessaire. Sinon… Retour à l’année dernière, avant le froid, hordes et autres joyeusetés. J’ai un léger rire en l’entendant parle de ma première semaine d’externat. Ça me semble remonter si loin… Oui, sous peu, on pourra dire que c’était le bon vieux temps. J’ai un nouveau sourire à cette pensée idiote alors que nous avançons d’un assez bon pas vers notre destination. Ou nos destinations.
Et si je lui parle un peu des militaires, je ne m’étends pas. De toute façon, Philippe a déjà dû lui en parler non ? Même si ce n’était pas tout à fait la même situation, le résultat a été tout autant catastrophique. Je la dévisage un peu, avant d’esquisser un sourire un peu triste.

« Je suis désolée que vous n’ayez pas retrouvé vos parents. Vous êtes restée longtemps seule du coup ? »

Parce que soyons francs, toute seule, je n’aurais sans doute pas essayé d’aller si loin. C’était ma famille qui me faisait avancer, et Javik maintenant, mais s’il n’y avait eu que moi… Non, j’aurais abandonné il y a bien longtemps.

« Et ils ont eu de la chance de tomber sur vous en fait. Vous avez pris soin d’eux. »

Bon, elle a eu de la chance aussi je ne le nie pas. Mais je crois que ça, elle doit bien assez le savoir vu la tête qu’elle tirait en en parlant. Et étant donné que je n’ose imaginer passer des mois seule, avec pour seule compagnie des zacks ou des humains tout aussi dangereux… ça a dû être plus que dur oui. Et je me retrouve à lui raconter comment moi, j’ai trouvé Javik. Ou comment on s’est retrouvés. Tout en fait, sans entrer dans les détails, mais sinon… Et je lui jette un coup d’œil.

« Ça a dû être difficile d’affronter tout ceci sans personne… Vous êtes plus courageuse que je ne saurais l’être. »

Même si effectivement, elle avait dû croire plus d’une fois devenir folle. Ça devait être horrible en vérité. Mais elle ne l’était plus seule, et elle semblait ma foi aller à peu près bien non ? Pas pire nous tous en tout cas. Je lui offre un grand sourire.

« Et oui, j’ai eu beaucoup de chance. Je me dis qu’à force de rester optimiste et souriante, ça finit par payer. C’est bien de s’en convaincre en tout cas, ça aide à avancer et à conserver cette lueur. »

Quand bien même semblait-elle parfois s’éteindre. Malgré les cauchemars. Malgré les morts. Après tout, les autres allaient mieux aussi non ? Enfin, je crois. Par effet ricochet, ou quelque chose dans le genre. Et si moi je m’écroulais, il n’y aurait plus personne pour leur remonter le moral et les forcer à continuer. Ou si, John sans doute. Mais la question ne se pose pas, je suis toujours là. Qu’importe.
Et si la voiture de recèle rien, elle a raison, ce qui pouvait être pris l’a sans doute déjà été depuis longtemps, je me dirige vers le premier bungalow à proximité.
Je souris avant de relever la tête en entendant du bruit. Je la regarde avant de fixer quelques instants la porte. Autant s’en débarrasser tant qu’on est là. Ça en fera toujours un en moins. Et qui sait, peut-être y-a-t-il quelque chose d’intéressant dans la chambre.
J’inspire profondément, prenant mon arme plus comme une massue que comme un flingue, et ouvre la porte.

Type d'action J’attaque le zombie

Mais forcément, à peine la porte entrouverte, le zack fait ce qu’il peut pour nous rejoindre, s’agitant dans tous les sens, et mon coup ne sert qu’à le repousser dans la chambre, sans lui faire de dégâts. Bon, il nous en a pas fait non plus, c’est déjà ça non ?

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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Sam 16 Juil - 19:01

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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Jeu 28 Juil - 15:06

Je me demande à quel point avoir l'estomac vide peut nous rendre philosophe. Ou plutôt, à quel point finissons-nous par tant chérir ces petites choses qui avant nous semblaient normales et qui maintenant nous semblent tellement hors de portée. Une simple douche chaude, des draps propres, une sensation presque oubliée à la longue. Je réprime un soupir, réalisant que j'arrive tout de même à rester ancrer dans un semblant de réalité alors que, quelques instants plus tôt, j'étais en train d'observer mes pieds en me demandant à quelle vitesse mes orteils pourraient geler si je restais trop longtemps dans la même position. Je m'interroge vaguement sur le fait que ces pensées sont particulièrement morbides mais je n'ai guère le temps de m'épancher sur le sujet, préférant me focaliser sur la jeune femme. Et je lui adresse une ombre de sourire alors qu'elle continue de parler, comme si tout allait aussi bien que possible, comme si nous étions deux personnes tout à fait normal. C'est peut-être encore son cas, allez savoir. Et elle ne se doute visiblement pas que ce n'est plus le mien depuis longtemps déjà. Mais il semblerait que je fasse assez bien illusion.

"Le comble du luxe. Un peu de chaleur et de propreté. Mais, qui sait, avec le temps, nous arriverons peut-être à l'obtenir. Nous avons déjà un toit sur la tête, c'est un peu bon début non ?"

A dire vrai, le comble du luxe serait pour moi de dormir sur mes deux oreilles, de ne pas me réveiller en sursaut en attendant qu'ils viennent. Qui ? Aucune idée. Que ce soit ces monstres ou des humains, que ce soit mes propres terreurs qui auraient fini par prendre vie. Peu importe à dire vrai. Je sais juste qu'un jour, je finirais engloutie par tout cela. Reste à savoir quand ou si les cauchemars cesseront avant.

Je hoche doucement la tête alors qu'elle parle de Javik et la relation somme toute complexe qu'elle semble avoir lui. Ils sont attachés l'un à l'autre, c'est une évidence, mais le contexte n'aide probablement pas à avoir une relation équilibrée. Déjà que c'est un exercice difficile quand tout va bien autour de vous, être attaqué par des créatures à moitié mortes ne doit pas aider à envisager les choses avec sérénité.

"Et il a du mal à accepter le fait que vous lui ayez sauvé la vie ? C'est pour ça qu'il cherche tant à vous protéger ? Pour compenser ? Pour se rappeler quelle est la place de chacun ? Quant au reste… je ne suis pas sûre que l'on peut qualifier cela de problème. Vous avez simplement conservé votre part d'humanité et vous savez que les rares personnes encore en vie sont précieuses. Tant de gens sont morts que tirer sans réfléchir est encore plus grave qu'avant. Enfin, ça l'était déjà évidemment. Mais pour moi ce n'est ni de la naïveté, ni de l'optimisme. Vous avez juste encore un raisonnement… humain. Même si les grosses brutes comme vous les décrivez si bien, sont devenus une nécessité."

J'ai du mal à l'accepter, n'étant pas friande de violence. Et pourtant, nous ne pouvons guère faire autrement. Sans eux, je n'ose même pas imaginer où nous serions à l'heure actuelle. Ou plutôt, je ne l'imagine que trop bien et, brusquement, la menace des zombies ne semble plus si importante en comparaison de certaines autres.

Je laisse filer un silence, comme pour la laisser méditer sur mes propos avant de reprendre, d'un ton plus précautionneux lorsqu'elle parle de Pelleas.

"Et bien… nous avons passé des semaines de l'autre coté de la rivière, sans bien savoir comment la franchir. Enfin si, nous savions, mais personne n'osait faire le premier pas. Mourir à petit feu semblait plus acceptable que se jeter dans la gueule du loup. Mais Philippe a fini par nous convaincre, ou plutôt par nous dire qu'il y allait avec Chloé, que nous le suivions ou non. Alors nous avons traversé. L'eau était bien gelée mais elle n'a pas supporté notre poids. Pas entièrement en tout cas. L'amie de Pelleas est passée à travers l'eau et personne n'a rien pu faire. Depuis, il est comme ça…"

Personne n'a même pas eu le temps de songer qu'il était possible de faire quelque chose. La disparition de la jeune femme a été si brusque que personne n'a réellement réagi. Et nous avons été pris entre deux feux quelques instants plus tard, laissant de coté un deuil qui n'aurait jamais vraiment le temps de se faire au final. C'est peut-être pour ça qu'il est aussi mal. Enfin, outre le fait qu'il a perdu son amie. A dire vrai, je ne sais pas trop. Il est déjà délicat de se sauver soi-même, prendre quelqu'un sous son aile est encore plus compliqué. Pour moi en tout cas. Je n'arrive déjà même pas à m'occuper de moi, je ne me vois guère voler au secours du jeune homme.

Je laisse filer un silence quand nous parlons du froid mais, surtout des conséquences sur les zombies. J'avoue, c'est plutôt agréable de ne pas se faire attaquer à chaque coin de rue mais, plus les jours passent, plus j'ai peur de ce qui risque de nous tomber dessus quand le dégel viendra. Car, même si l'hiver est particulièrement rude, il finira forcément par arriver. Et ce jour-là, s'ils n'ont pas été détruits par le froid, le cauchemar sera encore plus virulent.

"Il faudrait peut-être y songer avant mais je vous avoue que je ne vois guère comment. Tous les enfermer quelque part et bien jeter la clé ? Je ne sais pas trop."

J'ai une moue pensive alors que nous continuons de discuter, marchant doucement mais surement vers notre destination. Elle a l'air de bien tenir debout même si je ne peux m'empêcher de jeter de nombreux coups d'œil à sa jambe pour bien m'en assurer. Et, à sa question, je me mordille la lèvre un instant avant de souffler, un peu à contrecoeur.

"Oui. Je suis restée seule plusieurs mois, sans personne à qui parler. Et je peux vous assurer que ce n'est pas une partie de plaisir."

Quel doux euphémisme pour qualifier ce qui m'est arrivé.

"Je n'ai pas retrouvé mes parents. Mais la maison avait l'air abandonnée depuis peu quand je suis arrivée. Il m'arrive d'espérer qu'ils ont eu le temps de fuir. La question est, dans quelle direction ? Et là j'avoue n'avoir aucune idée."

Et je hoche la tête quand elle parle de chance, continuant, d'un ton plus léger.

"Dans le fond, je ne sais pas lequel de nous est le plus chanceux pour être parfaitement honnête. Ils m'ont arrachée à ma solitude, je les ai soignés. On peut dire que les choses se sont équilibrées d'elles-mêmes. Et puis, ce n'est pas du courage de rester seule. J'ai avancé parce que je n'avais pas d'autre solution, rien de plus."

Je hausse brièvement les épaules, sans bien savoir si c'est une bonne chose que dire ça ou pas mais c'est trop tard. Le fait d'avoir passé trop de temps seule pousse parfois un peu trop à la confidence et je me dis que je deviendrais presque socialement inapte à la longue.

Je ne peux m'empêcher cependant de lui accorder un sourire quand elle parle d'optimisme. Cette jeune femme en a à revendre et je me dis qu'avec un peu de chance, elle pourra être contagieuse. Voilà qui ne pourrait pas faire de mal à notre petite équipe. Mais, avant d'y songer, il nous faut régler un problème technique autrement plus délicat. Si les choses ont été plutôt calmes jusqu'à présent, cela ne dure pas une fois dans le bungalow.

Et ce fichu zombie n'a pas l'air de vouloir nous laisser en paix. Heureusement, pour l'heure, il ne s'est pas jeté sur nous. Il essaie en tout cas mais il a l'air bien trop entravé par le mobilier. Ou le froid. Je ne saurais trop dire et cela importe peu. Nous essayons toutes les deux tant bien que mal de nous en défaire mais à croire que ce n'est pas le bon jour.

Type d'action Je frappe le zombie avec mon tisonnier.

Sans bien savoir pourquoi, je lâche un rire un peu nerveux en direction de la jeune femme.

"Oubliez ce que j'ai dit quant au fait de bien nous en sortir… C'est moi ou nous sommes particulièrement peu adroites en réalité aujourd'hui ?"

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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Jeu 28 Juil - 15:06

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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Jeu 11 Aoû - 9:22

J’acquiesce, un léger sourire toujours accroché à mes lèvres. Nous avons un toit, et si ce n’est une maison chauffée et sécurisée, c’est tout de même mieux que les cabanes et autres lieux incertains que nous avions eu dernièrement. L’endroit est tout de même plus ou moins contrôlé, l’hiver et la neige aidant à ne pas trop s’en faire pour les zacks pour le moment, et mine de rien, les mobil-home protègent pas mal du froid. Alors on ne va pas se plaindre. Autant en profiter tant que l’on peut. Même si je ne dirais pas non à un peu plus de confort quoiqu’il en soit.

Et nous voilà en train de parler de moi. Enfin, de Javik et moi. Non pas que cela me gêne réellement, mais je ne pensais pas lui en parler autant. Sans doute le fait que je la connaisse d’avant tout cela joue-t-il. Après tout, ils ne sont plus si nombreux que ça, les gens d’avant…
Je secoue la tête, les sourcils à nouveau froncés, réfléchissant tout en parlant.

« Non, je ne pense pas que ce soit ça. Enfin, que ce soit pour rappeler la place de chacun, ni qu’il ait du mal à l’accepter. Je pense qu’il a simplement du mal à gérer le fait de tenir… de m’aimer. Surtout dans les circonstances actuelles. Et qu’il cherche à me protéger à tout prix… Sans doute pour se protéger aussi du coup, pour ne pas avoir à affronter… de ne plus m’avoir. » J’esquisse un sourire. A dire vrai, ça doit le terroriser de tenir autant à moi…
« Ce n’est pas un problème pour moi non plus, et je suis d’accord avec vous. Mais rares sont ceux à encore réagir comme ça. Pour se protéger maintenant, n’importe qui tire avant de poser les questions, et c’est compréhensif malgré tout. J’ai essayé… Mais je n’y arrive pas. »

Je hausse les épaules, comme si cela n’avait aucune importance. Et dans le fond, pour moi, ça n’a en aucune, de ne pas y arriver. C’est juste Javik que ça dérange… Et John d’accord, même si lui est entre les deux. Mais si je ne nie pas que l’on ait besoin desdites grosses brutes, on ne peut pas avancer et survivre uniquement comme cela. La preuve en est : nous ne serions pas ici, avec eux, si on s’était contenté de tirer à tout-va…
Je la fixe avant de tourner le visage vers la rivière. Je grimace quand elle termine.

« Oh… Je comprends mieux. Ça a dû être… Ça doit être horriblement difficile. »

Même si on se dit que dans le monde actuel, la mort peut survenir n’importe quand… ça ne change rien. D’autant plus quand c’est aussi brutal. Ils avaient déjà dû essayer de lui parler, et ça n’avancerait à rien que j’y aille. Pourtant, je sais déjà que je tenterais… parce que j’avais moi aussi perdu des proches brutalement. Et horriblement. Et puis, ça ne me coutait rien d’essayer, au pire, il m’enverrait bouler, non ?

Je fronce les sourcils alors que l’on revient sur des sujets bien plus terre à terre. Le froid, les zacks, notre quotidien aujourd’hui. C’est dingue comme on parvient à se faire à tout. D’accord, on ne s’y fait pas réellement, mais malgré tout, on s’y est habitués, et on vit avec. Comme si c’était normal. Ce qui, dans un sens, l’est aujourd’hui…

« Les enfermer, ce n’est pas suffisant. S’ils s’échappent… Non, quand la neige commencera à fondre, déjà commencer par le camp et les environs proches. Que l’on soit encore ici ou non. Tuer définitivement ceux que l’on voit, tant qu’ils sont encore immobiles…. Quitte à les trainer je sais pas où et brûler les cadavres pour éviter les contaminations et autres joyeusetés qui viendront avec la chaleur. »

Oui, on s’habitue même à dire qu’il faut les tuer pour de bon. détruire le cerveau donc. Ça ne me choque même plus d’y penser. Quant à le faire… je préfère me dire que les personnes n’auraient jamais voulu devenir ces trucs immondes, c’est plus facile.

Et si j’avance sans trop de mal, je ne peux pas louper ces coups d’œil vers ma jambe. Mais elle ne dit rien, donc tout va bien. Je la dévisage une seconde alors qu’elle parle, avant de détourner le regard, me perdant dans ce qui nous entoure. Je comprends un peu mieux qu’elle ait parfois l’air un peu… déconnecté. Plusieurs mois seule… Je n’osais imaginer ce que je serais devenue seule… Pas grand-chose j’en ai peur. Un mort de plus sans doute.

« Vous avez également vécue des choses difficiles. Ça ne devrait pas me surprendre, ça doit être le cas de tous les survivants, mais c’est toujours… étrange d’apprendre ce qui s’est passé pour les autres.
Si vos parents connaissent bien le coin, ils ont sans doute rejoint un endroit plus sûr qu’une ville de cette taille. Mais ça laisse pas mal de possibilités oui… »


Et s’ils sont morts, espérons simplement qu’elle ne tombe jamais sur eux.

« Oh si c’est du courage. Je n’y serais pas arrivée seule. Ou alors c’est une force ou une envie de vivre ou quelque chose du genre assez impressionnante... parce qu’au milieu de tout ça, beaucoup ont dû juste… abandonner…
Mais oui, vous avez raison, vous avez eu de la chance de tomber sur eux aussi. C’est bien. »


Comme quoi, le hasard continue de bien faire les choses. Comme pour nous, qui étions à nouveau tomber sur Philippe et Chloé, après tout ce chemin. Ou sur Anna oui. Et c’est dans ces moments-là, que je peux dire des trucs genre « je vous l’avais dit », donc c’est cool. Et c’est ce genre de trucs, qui me permet de garder le sourire et de continuer à avancer, malgré tout le reste, tant bien que mal.

Evidemment, on ne peut pas sourire ou rester insouciante tout le temps, plus maintenant. Pas alors que des zacks vous tombent dessus n’importe quand, n’importe où. Genre là. Et si j’échoue à le tuer pour de bon, elle n’y arrive pas mieux que moi. Pas génial du coup non…
Je grimace un sourire.

« Le froid ne ralentit pas que les zombies… et la faim n’aide pas à avoir des mouvements super efficaces, je confirme. »

Allez, un peu de chance, avant qu’il parvienne à bouger mieux que nous…

Type d'action J’attaque le zombie
Type d'action Je le fouille s'il est mort

Je lève la crosse de mon fusil et parviens à lui enfoncer dans la tempe. Je soupire de soulagement alors qu’il finit par s’écrouler pour de bon.

« Vous voyez, on est douées. »

Me mettant à genoux à côté de lui, je soulève sa veste, histoire de vérifier qu’il n’a rien d’intéressant sur lui. Et je tourne la tête, relevant mon arme par pur réflexe, quand un autre zombie me tombe littéralement dessus. Putain, mais il vient d’où lui ?

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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Jeu 11 Aoû - 9:22

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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Sam 10 Sep - 16:04

Il est amusant de voir à quel point maintenant nous nous contentons de peu. Enfin, c'est mon cas en tout cas, je ne saurais pas vraiment dire si cette idée concerne tout le monde. Probablement pas Miria qui était étudiante en médecine. Elle devait tout de même avoir un certain train de vie qui doit être bien loin de cette existence que nous menons à présent. Et pourtant, je n'aurais jamais cru que ce peu de choses que nous avons aujourd'hui seraient si précieuses. Peut-être parce que nous savons que tout cela est devenu affreusement éphémère et que nous ne savons pas si demain, tout sera encore là. Et nous encore moins.

Parler de sa relation avec Javik a quelque chose d'étrange, d'étonnamment normal qui n'aurait presque pas sa place dans le monde dans lequel nous vivons désormais. Et pourtant, ils semblent tenir sincèrement l'un à l'autre. Il suffit de voir la réaction du jeune homme quand elle a été blessée ou la façon dont elle parle de lui. J'ai beau n'avoir connu que des expériences peu glorieuses dans le domaine amoureux, je ne suis tout de même pas aveugle.

"Tenir à quelqu'un est déjà délicat et difficile à gérer quand le monde tourne rond. Maintenant que tout s'est effondré, son attitude peut être compréhensible. S'attacher à des gens devient un risque que tout le monde n'est pas prêt à prendre. Mais il semble reconnaitre qu'il a des sentiments à votre égard, c'est déjà beaucoup non ? Je ne saurais trouver de bons conseils pour vous aider à gérer votre situation. Mis à part d'essayer d'apprécier des moments que vous partagez, ils sont assez rares et précieux pour ne pas les mettre de coté, quand bien même demain est une autre histoire."

Je hoche doucement la tête au reste de ses propos. Je n'arrive même pas à m'imaginer tirer sur un véritable être humain et non pas une de ces créatures, quand bien même je serais poussée par la nécessité. Nous sommes trop peu nombreux pour songer à abattre un des derniers humains non contaminé de sang froid. Et pourtant, en face, ils n'ont pas l'air de partager mon avis et je sais que je vais devoir changer de comportement si je veux survivre. Je songe un instant à cette arme trouvée dans le bungalow et j'essaie de me résoudre à apprendre à m'en servir pour de bon alors que la conversation dévie et que nous évoquons les récents évènements du groupe. Sa sollicitude me touche et je hoche brièvement la tête, essayant tout de même de chasser ces images de mon esprit. Elles reviennent suffisamment me hanter le soir pour le faire en plus quand il fait jour. Parler des zombies est étrangement plus facile. Finalement, l'on s'habitue à tout, même à l'horreur.

"Et les parquer quelque part, comme un stade où je ne sais quoi ? Et tout brûler ? Je sais, c'est idiot, mais j'aimerais tellement sortir un jour sans avoir peur d'en croiser un sur mon chemin. C'est presque pire que la solitude finalement."

Si nous marchons bien, le peu de conscience professionnelle qui me reste encore ne peut s'empêcher de lui jeter de rapides coups d'œil qu'elle doit bien évidemment remarquer. Nous finissions tout de même par évoquer la façon dont j'ai pu vivre avant de rejoindre le groupe. Si c'était prévisible, cela n'en reste pas moins délicat à aborder. Je me perds un peu dans ces souvenirs peu agréables et j'ai un frisson avant d'esquisser tout de même un sourire à l'attention de la jeune femme.

"La solitude est probablement le pire ennemi dans ce nouvel univers. Autant avant j'appréciais avec un plaisir non dissimulé de passer du temps isolée, autant maintenant, c'est probablement une des choses qui m'effraie le plus. Et j'ai beau avoir passé des mois comme ça, je vous garantis que je ne m'y suis pas habituée le moins du monde."

Je soupire profondément, avant de reprendre, d'un ton plus léger.

"Oui, il est surprenant de voir à quel point nous arrivons tous à survivre. Il semblerait que nous ayons tous une histoire affreuse à raconter. Et je ne sais pas pour mes parents. J'aime à croire que vous avez raison en tout cas, même si cela se rapproche un peu trop du conte de fées avec tout ce que nous avons pu traverser."

Au reste de ses propos, je garde le silence, songeant au nombre de fois où j'ai cru lâcher prise pour de bon. Je ne saurais plus les compter tant c'est arrivé souvent, surtout juste avant de tomber sur les Esclavier. Et pourtant, je suis toujours là. Je ne saurais dire si elle a raison et que je suis courageuse ou tout bonnement inconsciente. Peu importe au final non ?

"On va dire que c'était une envie de vivre tenace. Voilà qui est particulièrement flatteur pour mon égo. Et de la chance oui. Beaucoup."

Nous pourrions rester longtemps à discuter de la sorte, même si cela manquerait cruellement de thé arrosé de brandy et de petits biscuits. Mais pour cela, il faudrait trouver de quoi manger. Ce que nous essayons de faire avec pour seul succès dans l'immédiat d'ameuter les rares zombies cachés dans ce minuscule bungalow. Si, après quelques ratés Miria arrive tout de même à se débarrasser du premier assaillant, le deuxième pointe le bout de son nez sans même nous laisser le temps de respirer.

Type d'action J'essaie de frapper le zombie avec mon tisonnier.

J'essaie de repousser le zombie qui fonce droit sur elle mais l'espace est bien trop étroit. Je n'arrive même pas à le toucher et je sens une douleur cuisante au niveau de la hanche alors que je me heurte à quelque chose d'horriblement pointu. Je lâche un cri de douleur, nous n'avons plus assez de viande pour amortir les coups aisément et j'en lâche mon tisonnier.

"Grands dieux… Miria, je suis désolée, je suis d'une aide significativement inexistante."

Et ce n'est pas peu dire.


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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Sam 10 Sep - 16:04

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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Dim 25 Sep - 12:57

Parler de la pluie et du beau-temps, le sujet bateau par excellence, comme s'il s'agissait de quelque chose d'important et primordial, m'avait toujours semblé un peu saugrenu. Mieux ne valait-il pas se taire si on avait rien à dire ? Je sais, je ne suis pas réellement un modèle en soi tant je suis devenue prolixe dernièrement. Ce qui est plus qu'étrange je confirme étant donné que cela devrait être l'inverse. Mais ce n'est pas plus mal, étant donné qu'avant j'avais bien du mal à ne pas rougir et me sauver plutôt que de prendre la parole. Je sais, il vaudrait mieux que je pense à me sauver et me cacher encore, ce serait certainement plus prudent et cela conviendrait bien mieux, d'autant plus à Javik, puisque qu'on parle de lui.

« C'est déjà beaucoup oui... Surtout venant de lui. Je sais que c'est difficile, que c'est d'autant plus dangereux et terrifiant aujourd'hui alors que rien n'est certain. Mais c'est d'autant plus important... Vous avez raison, il faut en profiter, de chaque instant, et faire en sorte... qu'ils puissent se renouveler... »

C'était déjà ce que je faisais, même si cela se révélait parfois difficile. Mais il fallait bien voir et profiter de toutes les miettes de bonheur et de joie que l'on avait non ? Quant au reste ma foi... Je ne comprenais pas comment certains faisaient, même si j'en connaissais plusieurs et que j'étais amoureuse sans doute de l'un des pires en vérité. Peut-être n'ont-ils pas tort, peut-être est-ce là le meilleur moyen de survivre, mais pourtant... Non, je me mens, je l'ai déjà fait lorsque ça a été nécessaire. Je ne sais pas trop si j'essaie de m'en convaincre ou si c'est la vérité. Enfin si, sans moi, il serait mort, et je ne l'aurais pas connu, alors... je sais que j'ai bien fait. Mais ce n'est pas pour autant que c'est facile. Pas plus que ça ne l'a été pour elle je pense. Plus rien n'est évident, ni aisé.

« Quelque chose du genre oui. Ou les tuer au fur et à mesure en les voyant dans la neige, je sais pas trop... Parce que oui, ce serait tellement agréable de pouvoir... juste marcher sans crainte. »

Même si nous sommes tranquille pour le moment, dehors. Autant en profiter, malgré le froid permanent qui s'infiltre partout. Je l'observe alors qu'elle parle d'elle et des mois qu'elle a passé seule. Elle finit par sourire un peu, même si elle semble toujours perturbée ou quelque chose du genre, chose guère étonnante vu qu'on parle d'elle. Je grimace en l'entendant.

« Je comprends. J'ai... toujours eu du mal à m'intégrer et à aller vers les gens, avant. Alors que maintenant... je suis l'une des première à tenter de parler et de connaître les gens... Peut-être parce que tout est devenu si dangereux et éphémère... Mais oui, dans un monde comme celui-ci, je m'imagine encore mois rester seule... Heureusement que j'ai toujours eu les miens, sans eux... »

Je hoche la tête et esquisse un sourire un peu triste quand elle mentionne ses parents.

« Même si j'ai également une histoire affreuse à raconter, j'ai survécu jusqu'ici avec ma famille. Cela pourrait s'apparenter au conte de fée aussi, alors vous savez... »

J'inspire et chasse les images et souvenirs qui me reviennent en tête, essayant de me focaliser sur le positif, sur le fait que Jena, John et Léon ont survécus et sont toujours bel et bien là, qu'on est toujours ensemble, toujours vivants. C'est le principal non ? Tant qu'ils seront là, je tiendrais.

« Tant mieux. Pour l'envie de vivre. La volonté d'avancer. C'est plus utile au final que tout le reste non ? »

Car même entouré, même avec de la nourriture ou des munitions ou peu importe, ceux qui perdent espoir, ceux qui n'ont plus la force... Ceux-là vont rejoindre les morts, et rapidement. Bon, d'accord, un peu de nourriture ne nous ferait pas de mal, histoire de survivre un peu plus longtemps, ce serait cool oui. Parce qu'au rythme où on va, ça craint un peu quand même.

Et si c'est le but de l'expédition, de trouver un peu de bouffe, nous ne rencontrons pas grand succès jusqu'à présent. Après un premier zack, tué tant bien que mal, le deuxième apparaît comme sortant d'une boîte surprise, et je parviens à l'éviter de justesse. Enfin, si on veut, vu qu'il me tombe à moitié dessus quand je fouillais le premier. Je m'écarte en voyant Anna jouer de son tisonnier, mais elle le loupe, que ce soit par manque de place ou parce que je la gênais... Je tourne la tête en l'entendant crier et je la vois lâcher son arme avec une grimace. Elle s'est blessée ?
D'accord, concentres-toi un peu.

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Je lève mon fusil et va pour l'abattre sur le visage du mort, mais je n'ai guère plus de place qu'Anna un instant plus tôt et mon coup le touche à l'épaule... Avec pour seul effet de le repousser. Super. Vraiment. Je grimace un sourire en me redressant un peu.

« Je ne suis pas plus utile en fait. Vous êtes blessés ? Vous devriez reculer, ça ne sert à rien de se mettre inutilement en danger... Tant qu'il est tout seul, je devrais pouvoir y arriver. »

Un jour ou l'autre... Et sinon, on fait demi-tour et on court. Ça me semble un bon plan aussi non ?

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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Dim 25 Sep - 12:57

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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Dim 16 Oct - 20:16

Parler de choses normales, enfin de ce qui aurait pu être qualifié comme normal il y a quelques mois, prend tout de suite un caractère saugrenu pour ne pas dire totalement improbable. Mais, d'une certaine façon, ça fait du bien. Et me fait tout de même m'interroger sur ma santé mentale. Enfin non, je ne m'interroge plus vraiment, soyons honnêtes. Mais plutôt sur la réalité de cette conversation. Qui encore sur cette planète dévastée prend encore le temps de parler de ça ? Enfin, peu importe, la compagnie de la jeune femme est appréciable et me fait oublier mes propres démons l'espace d'un instant, aussi fugace soit-il alors, autant être honnête, je ne vais pas faire la fine bouche.

"Profiter de chaque instant oui. Ca peut paraitre un peu ridicule dit de la sorte, mais je pense que nous sommes maintenant bien placés pour savoir que demain, les choses peuvent s'effondrer sans même que nous comprenions pourquoi. Alors, autant finir ce verre, si ça se trouve, personne ne sera là pour le boire demain matin."

Je lui adresse une œillade malicieuse alors que nous continuons de parler de choses et d'autres, comme si tout autour de nous n'était pas devenu menace et rien d'autre. Je hoche la tête, pensive, alors que nous évoquons les zombies. S'en débarrasser pour de bon serait un tel soulagement. Je sais que c'est impossible tant que nous ne saurons pas d'où cela peut bien provenir et que nous devrions être soulagés d'avoir un temps de repos, s'il était réel.

"Il est vrai que ce serait agréable. Pour autant, il faudrait savoir si c'est réalisable. Et surtout si l'autre menace ne se fera pas encore plus présente. Ces hommes me font peur, vraiment. Non seulement il n’y a personne pour les arrêter et m'est avis que toute idée de loi ou de morale semble les avoir désertés, mais en plus, s'il n'y a plus de zombies pour les ralentir…"

J'ai une grimace pensive à cette idée, essayant de ne pas songer aux cauchemars que ce raisonnement idiot va provoquer dans les jours à venir. Nous avons déjà bien assez à penser à l'instant T, n'est ce pas ? Je souffle un rire à ses propos, même si mon regard s'est quelque peu voilé à l'évocation de ma vie avant ma rencontre avec ce petit groupe.

"Décidément, même la notion de conte de fées semble être quelque peu revue à la baisse. Mais c'est une bonne chose que vous ayez réussi à garder les vôtres à vos côtés. Et nous ferons en sorte que cela dure autant que possible alors."

Je laisse filer un instant de silence avant de hocher doucement la tête.

"Voilà une habitude que j'espère ne pas perdre. Pas tout de suite en tout cas vu qu'elle semble des plus nécessaires pour réussir à tenir une journée de plus. Comme quoi, je n'aurais jamais cru qu'être entêtée et vouloir à tout prix m'accrocher finirait par être une bonne chose."

Je me suis faite malicieuse l'espace d'un instant avant de me concentrer sur notre situation. Notre expédition n'est pour le moment pas un franc succès. D'autant plus que ce zombie semble se faire des plus tenaces. Décidément, nous jouons vraiment de malchance. Si je ne le rate pas, c'est elle et je trouve en plus le moyen de me faire mal. Le cri que je laisse échapper ne doit pas la laisser duper même si je lui grimace un sourire, espérant la rassurer.

"Ne vous en faites pas, je suis coriace, il m'en faut plus. Même si je n'aurais pas dit non à un peu de gras pour amortir le coup."

Type d'action J'essaie de frapper le zombie avec mon tisonnier. Je fouille s'il est mort…

Je tente pourtant de frapper à nouveau le zombie. Si mon tisonnier s'enfonce dans ses côtes, il ne semble même pas s'en rendre compte. Voilà qui est légèrement agaçant. Et surtout, inutile au possible.

"Bien, ma chère, c'est le moment de me montrer à quel point la jeunesse est efficace, bien plus que ses ainés. Je serais ravie de m'incliner devant votre réussite vous savez ?"

Avec une tasse de thé, voilà un discours qui serait parfait dans ce petit salon que j'avais à coté de mon bureau lorsque je donnais des cours. Mais ici, il est encore plus improbable que je l'avais imaginé dans mon esprit.


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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Dim 16 Oct - 20:16

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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Dim 6 Nov - 22:31

J'esquisse un sourire en acquiescant. Tout pouvait aller tellement vite. J'étais particulièrement bien placé pour le savoir. J'avais eu le droit aux prémisses de cette épidémie, j'avais perdu la moitié de ma famille, le tout en quelques heures. Alors oui, il fallait en profiter, encore plus qu'avant.

« Ce n'est pas ridicule, c'est nécessaire. Tous ces petits bonheurs, ces petites choses... avec ce qui nous entoure, c'est devenu encore plus important. Donc oui, il faut en profiter tous les jours, pour ne pas en laisser effectivement. »

Ou ne pas regretter plutôt. Quoique si on meurt, on ne risque pas de regretter quoique ce soit... Sauf si on fait partie de ceux qui restent et que... Non, on va éviter de trop penser à tout ce que je pourrais encore perdre. Et penser qu'il serait plus simple de chercher à se débarasser des zacks avant qu'ils ne reviennent totalement n'est pas si con. Ma grimace reflète la sienne alors qu'elle finit de parler.

« Vous avez raison, au moins les zombies doivent les gêner autant que nous... Pourtant, ce serait un tel soulagement de ne plus sursauter au moindre craquement, de ne plus avoir le cœur qui loupe un battement quand quelque chose bouge dans l'ombre... Mais, au moins, sait-on à quoi s'en tenir avec eux. Ces hommes... je ne suis pas certaine qu'ils aient eu un jour une morale, seules les conséquences devaient les maintenir, non ? Et maintenant, ils ne risquent plus rien. Sauf si... Sauf si on les en empêche. »

Et pour cela, il faudrait prendre les devants. Si j'en parlais à Javik... Voire Cooper et Spoon. Et Philippe. Ils seraient d'accord avec moi, sans doute y pensent-ils déjà de toute manière. Que ce soit pour protéger leurs arrières ou pour protéger les gens auxquels ils tiennent... Je leur en parlerais, même si c'est loin de me réjouir...
J'esquisse un sourire en l'entendant rire, presque soulagée de savoir qu'elle en est encore capable.

« Si ce n'est que ça, je peux rappeler que les vrais contes de fées terminent horriblement mal. Ariel se transforme en écume, Javotte se coupe les pieds, à moins que ce soit Anastasie... et je ne parle pas des autres... Mais oui, on va faire en sorte que tout ceci ne change pas. Je refuse de perdre encore quelqu'un, qu'il soit de ma famille ou du groupe. »

J'acquiesce et sourit alors qu'elle parle de son entêtement. N'est-ce pas aussi cela qui lui a permis de devenir médecin avant tout cela ? Evidemment que c'est une bonne chose. Et maintenant, c'est carrément la meilleure chose qui puisse arriver. Être obstinée est une chose terriblement positive.
Surtout quand on fait face aux zacks. Comme là. C'est fou comme ces trucs peuvent sortir de nul part et sont compliqués à tuer. Je grimace un sourire.

« Je n'ai jamais douté que vous le soyez, que vous soyez toujours vivante en est une preuve suffisante. »

Et là, j'aime d'autant plus mon idée de tuer ceux encore endormis dehors. Parce que là, clairement, on doit s'y reprendre à quoi ? 2, 3, 4 fois ? Et il est toujours debout, c'est dingue. Ce n'est pourtant pas faute de le toucher.

Type d'action J’attaque le zombie

J'inspire alors qu'elle le repousse. Bien, autant en profiter. Je lève mon arme et tire. Et à bout portant, autant dire que le résultat n'est guère joli. Sa cervelle se répand sur le formica vieilli de la cuisine derrière lui, nous éclaboussant à peine.

« La jeunesse est efficace un fusil à la main... Dans des espaces plus grands de préférence. » Je soupire et m'adosse contre le mur, fermant les yeux un instant. « Mais c'est mon père qu'il faudrait remercier, c'est lui qui m'a appris à tirer. Même si, vu la distance... »

Je me redresse et me dirige vers elle en évitant le cadavre.

« Nous ferions mieux de rentrer pour que je puisse regarder votre blessure. » J'esquisse un sourire en la regardant. « Que je puisse une nouvelle fois vous démontrer que je n'ai pas tout oublié de votre enseignement... »

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Dernière édition par Miria Graham le Dim 6 Nov - 22:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Dim 6 Nov - 22:31

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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    Ven 2 Déc - 19:30

Miria est vraiment une jeune femme des plus surprenantes. Je n'ai certes pas croisé grand-monde depuis que le monde a décidé d'aller sur sa fin, et pourtant, la joie de vivre, l'optimisme et cette envie d'avancer qu'elle a en semblant croire que les choses vont s'arranger, tout cela fait que sa compagnie est des plus plaisantes, surtout pour des gens qui, comme moi, vivent plus par habitude que par réelle envie.

"Vous êtes surprenante Miria. Avez-vous toujours été aussi… optimiste ? Je sais qu'il est parfois difficile de trouver une de ces fameuses petites choses qui donnerait envie de se dire que tout cela en vaut encore la peine. Mais vous semblez en avoir bien plus les capacités que moi en fait."

J'esquisse un sourire que je n'espère pas trop désabusé alors que nous continuons de discuter. Je laisse tout de même filer un silence, un instant plongée dans mes pensées. Comme si ces créatures n'étaient pas suffisantes, voilà que nous avons des hommes à affronter. Enfin, ce n'est pas particulièrement étonnant si l'on prend le temps de la réflexion mais il aurait été tellement plus facile de s'imaginer les humains prêts à se serrer les coudes pour venir à bout de ce fléau bien pire que tout ce que nous avons pu affronter dans l'histoire jusqu'à présent.

"C'est amusant, au début, ce qui m'a le plus oppressée, c'était le silence. C'est fou comme on s'habitue à toujours entendre un bruit. Que ce soit les oiseaux, les voitures ou les enfants qui courent dans la rue. Vous vous souvenez de la dernière fois où vous avez entendu un oiseau siffler ? Moi pas. Enfin, peu importe. Paradoxalement, je donnerais cher pour réentendre… et bien rien. Ne plus jamais entendre leurs gémissements, leurs pas dans la neige. Ne plus entendre les cris de cette femme comme nous avons pu l'entendre. Ce genre de choses."

Je laisse filer un soupir avant de froncer les sourcils.

"Vous pensez vraiment que dans notre état nous sommes capables de faire quelque chose ? Je ne préjuge pas des capacités de Philippe ou encore de votre ami ou vos frères. Mais ils ont l'air tellement plus entrainés, en forme et armés que nous. Si nous devons faire quelque chose, il va falloir songer à un plan en béton armé."

Sinon nous n'en sortirons pas vivants. Déjà qu'il est difficile d'imaginer que  nous puissions survivre à tout cela en restant en un seul morceau. Et pourtant, malgré cet avenir peu radieux qui nous fait face, j'arrive encore à sourire, même à rire alors que nos échanges me donnent presque… et bien oui, de l'espoir.

"J'avoue, les contes de fée ne sont probablement la meilleure des références, surtout au vu de vos exemples. Mais oui, il faut que nous fassions en sorte de ne plus perdre aucun d'entre nous."

Je m'offre même le luxe de rire à nouveau à sa réplique concernant mon entêtement. Il est vrai que c'est probablement la seule chose qui me permet de tenir depuis le début de toute cette histoire. L'envie de ne pas les laisser gagner. Si je dois mourir, quand je le ferais plutôt, je veux que ce soit selon mes conditions.

"Il est vrai. Mais c'est notre cas à tous non ? La chance ne peut pas avoir été le seul facteur  nous permettant de tenir le coup tout ce temps."

Pourtant, de la chance, nous pourrions en avoir un peu plus. A croire que nous n'allons jamais réussir à nous débarrasser de cette chose et pourtant, à force d'essayer, nous arrivons enfin à le … tuer, même si ce n'est pas vraiment le terme le plus approprié. J'ai une grimace en voyant les dégâts sur le mobilier, réalisant que je suis de moins en moins dégoûtée par ce genre de choses.

"Je me contente de savourer le fait que la jeunesse ait réussi, distance ou non. Remercions donc votre père et bénissons notre cher pays qui nous donne le droit d'avoir une arme dans les mains dès notre plus jeune âge."

J'ai un rire un peu nerveux avant de grimacer à cause de la douleur.

"J'avoue que je vais avoir besoin de votre aide. Mais je ne suis pas sure de pouvoir aller bien loin. J'ai vraiment plus mal que je ne l'aurais cru. Et je ne sais pas vous, mais j'aurais bien besoin d'un verre."

Et je fouille dans ma veste pour en tirer une petite flasque que je lui tends, avec un sourire en coin. De quoi nous réchauffer un peu. Avant de voir si nous fouillons la dernière pièce du bungalow, quitte à ne pas partir les mains vides, si elle me soigne ou si nous restons là, tout simplement, à profiter un peu de la chaleur et du temps qui nous reste.

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MessageSujet: Re: [Terminé] L'alcool ne mène à rien, ça tombe bien, je ne vais nulle part...    

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