AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
Il parait qu'on devient philosophe lorsque l'on a fini la bouteille... | Pelleas
Aller à la page : Précédent  1, 2
MessageSujet: Re: Il parait qu'on devient philosophe lorsque l'on a fini la bouteille... | Pelleas   Mer 14 Déc - 18:32

Le temps se suspend lorsque je pose mes lèvres sur les siennes. J’attends la baffe ou le coup de poing qui me ramènera à la raison, me fera dessaouler. Mais alors que le moment s’éternise, je réalise qu’elle ne viendra pas. Au lieu de ça, les lèvres sur les miennes s’entrouvrent, et je sens son souffle, chaud, sur ma peau sèche. Une main vient se poser sur ma joue, doucement. Non pas pour m’arrêter mais pour caresser ma peau encore humide des larmes que j’ai laissées échapper. J’ai l’impression d’être ailleurs. Les yeux fermés, toujours, je profite de chacun de ces contacts, entre nous. Ma main serrant la sienne, sa main caressant ma joue, et nos lèvres, collées dans un baiser qui n’aurait jamais dû avoir lieu.

Dans le monde tel qu’il était avant que tout ne bascule, nous ne nous serions probablement jamais rencontrés. Nous n’étions pas du même monde. J’étais bien trop jeune pour elle, et elle était bien trop vieille pour moi. Sans compter la différence de milieu social. Je n’étais pas pauvre, pas du tout. Mais je ne vivais pas dans le luxe pour autant. Elle y avait été habituée, si j’en croyais ce qu’elle m’avait laissé entrevoir de sa vie. Son mari, la haute sphère New Yorkaise. Un univers que je ne connaissais pas du tout. Et pourtant nous étions tous les deux là, sur ce canapé abandonné par ses propriétaires, à mille lieux de nos vies d’avant, feignant le confort alors que nous grelottions de froid et mourrions de faim.

Lorsque nos lèvres se décollent, je rouvre les yeux, l’observant, me demandant si elle s’est rendue compte que tout ceci n’était qu’une erreur. Qu’on n’avait rien à faire ensemble. Ou peut-être même qu’elle me trouvait repoussant. Je la comprendrai. Un mec qui chiale, suicidaire par-dessus le marché, même en plein apocalypse, c’est pas franchement le meilleur choix. Dans ma tête défilent les excuses pourries, les justifications. L’alcool qui m’a fait l’embrasser, alors que vraiment je voulais pas. Je comprends si elle est déçue… Mais je n’ai le temps de rien dire, sur son visage un sourire se dessine, et ses lèvres viennent se reposer sur les miennes. Ma main qui avait lâché sa tête lorsque j’avais senti son geste de recul, vient se poser sur sa joue, glissant derrière son oreille, et je l’embrasse de nouveau. Nos lèvres se faisant plus ouvertes, notre contact plus pressant. Son haleine sent le whisky. La mienne aussi, probablement.

Ma langue se fraye un chemin, effleurant ses lèvres. Ce baiser n’a pas la douceur de ceux de mon ancienne vie. Nos lèvres sont gercées, et notre hygiène rudimentaire. Pas de parfum, de rouge à lèvres, et nous portons les mêmes vêtements que depuis qu’on s’est rencontrés. Et pourtant il y a quelque chose de magique et de désespéré dans ce baiser. Je m’accroche à ses lèvres comme à une bouée. Sa main est toujours coincée dans la mienne, entre nous deux. Mes doigts la serrent comme si j’avais peur qu’elle disparaisse soudain. Qu’elle me laisse seul, de nouveau, au milieu de mes cauchemars. Ma langue passe entre ses lèvres, rencontre la sienne. Mon souffle s’accélère, ainsi que mon pouls. Je n’avais pas vraiment réfléchi à ce que je faisais lorsque je l’ai embrassée, mais mon corps s’en est occupé pour moi. Ce baiser réveille des besoins que j’avais laissés de côté, et très vite, j’ai envie d’elle, de son corps. Ma main lâche la sienne, se pose sur sa cuisse et remonte jusqu’à sa taille. Les couches de vêtements m’empêchent de toucher sa peau directement, mais je découvre son corps, à travers ce tissu qui me barre la route. Sa taille est fine. Ma main remonte le long de son flanc, et je sens les bords de sa poitrine se dessiner contre ma main. Mon sexe se fait plus dur alors que je m’imagine son corps, que je devine seulement pour le moment.

Mon autre main s’égare, sur son visage que je découvre soudain autrement, à travers le prisme de cette envie qui monte. Je caresse de mon pouce les cernes qui se sont installées, les rides sur le côté de ses yeux. Ses cheveux, que le froid a rendus cassants, mais que je trouve magnifiques. J’écarte délicatement une mèche qui est tombée devant son visage, et la remet derrière son oreille.

« J’ai envie de toi. »
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il parait qu'on devient philosophe lorsque l'on a fini la bouteille... | Pelleas   Mer 21 Déc - 21:25

Depuis combien de temps n'ai-je pas été proche d'un homme de la sorte ? Et surtout, depuis combien de temps n'en ai-je pas eu la moindre envie ? Outre le fait que la survie m'a fait oublier tout le reste, je n'avais déjà plus goût à ce genre de choses bien avant. Et c'est fou comme des sensations que l'on a mises de coté peuvent revenir aussi vite. Par un effleurement, un soupir, un simple baiser.

Et, autant être parfaitement honnête, pas un instant je n'aurais pensé que ce serait avec Pelleas. Non pas que je ne l'apprécie pas, bien au contraire, il a fait partie des premières personnes avec qui j'ai réussi à tisser un semblant de lien en arrivant dans ce groupe, sans bien arriver à saisir pourquoi. Enfin si, sa bonne humeur et sa façon de tout prendre à la légère avait quelque chose de rafraichissant, mais c'était ce qui avait disparu chez lui ces derniers jours. Il aurait probablement été plus sage de rentrer, une fois qu'il a réussi à me persuader qu'il était réel en tout cas. Mais non, nous nous retrouvons dans ce fauteuil, à boire et à deviser. Enfin c'est surtout moi qui parle et je suis incapable de dire s'il m'écoute réellement ou pas.

Dire que ce baiser me surprend est un doux euphémisme mais c'est sans compter sur ce qu'il réveille en moi. Je devrais le repousser, l'alcool ne rend pas raisonnable et notre situation n'aide pas non plus. Mais non, je l'embrasse à mon tour et, si je sursaute en sentant sa langue sur mes lèvres, cela ne fait que me rapprocher davantage de lui. Comme si ce baiser pouvait nous faire oublier où nous sommes, ce que nous sommes devenus. Comme si, l'espace d'un instant, l'on pouvait avoir un vrai moment de plaisir, de bien-être, de je ne sais quoi. Ce que je pensais devenu totalement impossible et qui commence à s'insinuer dans mon esprit petit à petit. Peu importe dans quel état nous sommes, tout ce qui importe c'est sa main sur ma hanche, qui remonte peu à peu sur un corps que personne n'a touché depuis des mois. Je prends une inspiration, déglutissant alors que ses doigts effleurent le peu de poitrine qu'il me reste malgré les privations de ces derniers mois et je me rends compte que je me tends vers lui sans même parvenir à m'en empêcher.

Mes propres doigts effleurent doucement son visage, achevant de sécher les derniers larmes et glissant le long de sa mâchoire alors que j'esquisse un sourire lorsqu'il reprend la parole.

"Vraiment ? Tu ne crois pas que tu vas regretter ?"

L'espace d'une seconde, je me demande ce qui se passera si finalement, il change d'avis. Une petite voix me souffle que ce ne serait pas un mal, que je ne prendrais ainsi pas le risque de réellement m'attacher à lui. Et pourtant, mes doigts s'affairent déjà à le débarrasser de cette veste qui l'encombre trop à mon goût. Mes lèvres vont de nouveau chercher les siennes avant que je ne souffle, mes mains à aller plus loin, alors que je crains qu'il ne change d'avis.

"… parce que j'ai envie moi aussi."

Et bien, au moins c'est clair comme ça. Si ça ne l'était déjà pas au vu de mes réactions.

_________________

       
If I look back I am lost
“Tu noies tes chagrins dans l’alcool ? Méfie-toi, ils savent nager.”
       
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 20
“Si je bois, c'est pour rendre les autres intéressants.”
Messages : 370
Membre du mois : 11
J'ai : 40 ans
Je suis incarné(e) par : Famke Janssen
Crédit(s) : je sais pas
Je suis un(e) : Docteur Queen
“Si je bois, c'est pour rendre les autres intéressants.”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Il parait qu'on devient philosophe lorsque l'on a fini la bouteille... | Pelleas   Ven 6 Jan - 17:16


Je la regarde avec un sourire digne de mon ancienne personnalité lorsqu’elle me demande si je ne vais pas regretter. Comme si le regret avait sa place ici, maintenant. Comme si on pouvait regretter de se laisser aller, d’oublier quelques secondes l’enfer dans lequel nous vivons. J’ai envie de lui faire croire que j’ai changé d’avis, mais son visage si proche du mien, ses mains qui commencent à m’enlever mon manteau, m’en empêchent. Je ne serai pas crédible un seul instant.

« Pourquoi je regretterai ? »

On n’a plus de famille, plus vraiment d’amis. Et la société a bien d’autres soucis que de nous juger pour avoir mélangé nos fluides sur un canapé. Elle en est plutôt à essayer de maintenir l’espèce en vie en fait. D’ailleurs c’est plutôt une bonne chose finalement, si on réfléchit d’un point de vue global. On perpétue à la survie de l’espèce. Cette idée me stoppe dans mon élan, et je m’éloigne de ses lèvres alors qu’elle m’avoue en avoir aussi envie.

« Tu crois qu’il faut qu’on se protège ? J’ai pas de capotes… »

C’est sans doute débile comme réflexion. J’ai du mal à imaginer qu’on survivra plus d’une semaine, alors concrètement qu’on se protège ou pas, ça changera rien à nos vies. Mais je n’ai pas baisé depuis la grande panique, alors mes vieux réflexes ont refait surface. J’ouvre son manteau, pour me frayer un passage vers sa peau. Mes mains finissent par trouver un chemin sous les vêtements d’Anna, et mes doigts rencontrent la peau de son ventre. Je la sens frissonner au contact. Mes doigts doivent être glacés. Pourtant elle ne s’éloigne pas de mon contact, au contraire. Je la lâche pour enlever la manche de mon manteau, en profite pour faire tomber le sien de ses épaules, et revient aussitôt, comme aimanté, découvrir son corps. Je sens ses côtes affleurant sous la peau, vestiges de la famine et de la malnutrition qui nous sculptent tous. Je touche sa poitrine, découvrant qu’elle ne porte pas de soutien-gorge. Sans doute pas le vêtement le plus indispensable. Et j’avais peu de chances de tomber sur de la lingerie sexy, vu les circonstances.

Ma main s’attarde sous son sein, caressant la peau doucement, dessinant son contour avant de s’approcher du téton que je sens durcir, de froid ou d’excitation. Des soupirs se mêlent à nos souffles, marques d’une impatience à laquelle on ne tardera pas à céder. Je remonte ses vêtements pour les passer par-dessus sa tête, dévoilant sa peau nue et blanche. Je la regarde et je souris.
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il parait qu'on devient philosophe lorsque l'on a fini la bouteille... | Pelleas   Mar 17 Jan - 19:27

Le sourire qu'il m'offre alors que je l'interroge vaudrait bien des sacrifices. L'espace d'un instant, j'ai presque l'impression de retrouver le jeune homme qui m'a accompagnée lors de nos premières virées et qui a réussi à me faire rire avec une facilité déconcertante. Tellement de choses se sont passées depuis que je n'aurais pas pensé possible l'apercevoir de nouveau. Et, si j'en ai une infime responsabilité, autant dire que je me sens un peu mieux.

Je souffle alors un rire à sa répartie et je hausse les épaules, délaissant sa veste pour effleurer sa joue du bout des doigts.

"Oh, je ne sais pas, un sursaut de lucidité à te dire que tu n'en as pas vraiment envie en fait."

Mais visiblement, ce n'est pas le cas et cette part de moi que j'ai enfouie au loin depuis longtemps semble apprécier tout particulièrement cet état de fait. Il est vrai que rien n'a vraiment d'importance ou de conséquences. Peut-être qu'en sortant de là nous serons assaillis par une bande de zombies et que tout s'arrêtera là. J'ai depuis des mois la sensation de n'être qu'une morte en sursis alors, si pendant quelques instants nous arrivons à ressentir autre chose, il n'y aucun mal à cela non ?

A sa question, je secoue la tête et je souffle, amusée qu'il ait pu songer à ça, face à ce sursaut de normalité auquel je ne m'attendais pas.

"Je n'ai déjà jamais réussi à avoir d'enfants quand toutes les circonstances étaient réunies… autant te dire que là, ça relève de l'impossible. Pas besoin de t'inquiéter pour ça."

Et mes lèvres vont de nouveau chercher les siennes, la retenue dont je fais preuve en temps normal s'effaçant peu à peu à son contact. Si je frissonne quand je sens ses doigts glisser sous mon pull, c'est autant à cause du froid qu'à cause de sensations qu'il parvient à réveiller contre toute attente. Mon cœur s'accélère à mesure que sa main remonte et je ne peux m'empêcher de laisser échapper un petit cri de surprise lorsqu'il effleure mon sein. Et je murmure, mes lèvres contre les siennes alors que  nos souffles se mêlent de plus belle.

"Désolée… je me rends compte que ça fait quelques temps que… et je ne pensais pas que ça se reproduirait de sitôt."

Je lève les bras pour l'aider à ôter mes vêtements et je ne peux que sourire en retour alors que je le fixe quelques instants sans rien dire, étonnée de ne pas ressentir le froid en cet instant précis.



_________________

       
If I look back I am lost
“Tu noies tes chagrins dans l’alcool ? Méfie-toi, ils savent nager.”
       
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 20
“Si je bois, c'est pour rendre les autres intéressants.”
Messages : 370
Membre du mois : 11
J'ai : 40 ans
Je suis incarné(e) par : Famke Janssen
Crédit(s) : je sais pas
Je suis un(e) : Docteur Queen
“Si je bois, c'est pour rendre les autres intéressants.”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Il parait qu'on devient philosophe lorsque l'on a fini la bouteille... | Pelleas   Mar 24 Jan - 22:45


Je remarque son amusement à ma question, il est vrai un peu absurde compte tenu des circonstances. S’inquiéter de contraception quand on risque de mourir toutes les 10 minutes mordu par un zombie, ça peut prêter à sourire. Sa réponse me semble un peu triste. Je sens comme un regret dans ses paroles. Est-ce qu’elle a souffert de ne pas avoir eu d’enfant ? Pourtant c’est presque une chance, vu le bordel que c’est maintenant. S’inquiéter pour soi est déjà épuisant, je n’ose pas imaginer devoir s’inquiéter de gosses. J’en viendrai presque à compatir avec Philippe, qui doit veiller sur Chloé. Je n’aimerai pas être à sa place. Enfin bon ce n’est probablement pas le moment de discuter de tout ça avec elle. Et surtout je n’en ai pas envie. J’ai envie de bien d’autres choses, mais pas de parler de sa vie d’avant et de ses regrets.

Nos lèvres se rencontrent de nouveau, et je la sens plus proche, moins timide. Mes mains s’aventurent sous ses vêtements, découvrant un corps inconnu, remontant lentement vers son sein. Sa réaction lorsque je la touche me fait sursauter, mais elle me rassure rapidement sur le fait que ses intentions n’ont pas changé, m’encourageant par là même à continuer à découvrir son corps.

« Moi aussi ça fait un moment. Et avec tout ce qui s’est passé depuis, j’ai l’impression que c’était dans une autre vie. »

Comme si on n’arrivait pas à complètement faire abstraction de ce qui nous entourait. Il fallait que l’un comme l’autre on y fasse référence, à intervalle régulier, comme si on luttait contre cette envie de tout envoyer valser. Comme si on savait que c’était dangereux, de s’exposer ainsi, d’oublier le danger. Comme si c’était devenu notre priorité. Après quelques minutes passées à explorer son corps de mes mains, je décide de le découvrir du regard. Une fois ses vêtements hors de mon chemin, je la contemple, et souris, avant de dire d’un air faussement surpris.

« Finalement ça va tu es pas trop mal conservée… J’ai bien fait de ne pas avoir changé d’avis. »



Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il parait qu'on devient philosophe lorsque l'on a fini la bouteille... | Pelleas   Mer 1 Fév - 18:20

Difficile de croire que quelques minutes plus tôt, enfin plus de quelques minutes cela va sans dire évidemment, j'étais de nouveau au bord de ce précipice qui ne s'éloigne jamais vraiment de moi, me demandant à quel point je perdais encore la raison. Oh cela ne veut pas forcément dire que les choses vont beaucoup mieux, mais disons que cette fois, j'ai l'impression de ne pas être seule et, surtout, de ressentir une chaleur nouvelle, que je croyais oubliée depuis longtemps. Evoquer la possibilité d'avoir un enfant par accident est quelque chose de risible et de triste à la fois. Si j'ai regretté amèrement de ne pas être mère, quand je vois Chloé je me dis que c'est une bonne chose au vu de ce que nous vivons actuellement. Et qu'il n'est surtout plus temps de regretter quoi que ce soit. Voilà une maxime qui m'aurait semblé tellement incongrue il y a quelques années, quelques mois même, mais tout a tellement changé que de me retrouver dans les bras d'un jeune homme à qui je n'aurais probablement jamais adressé la parole dans nos vies d'avant me semble naturel et surtout, est des plus agréables.

Sentir ses mains sur ma peau me surprend et me fait un peu peur. Pourtant, je ne peux m'empêcher de lui sourire et de le rassurer, ou de le faire pour moi-même, je ne saurais trop le dire. Je caresse doucement ses cheveux alors que je sens mon corps se tendre vers lui, en demander plus alors même que nous ne faisons que nous effleurer. Voilà qui est pour le moins inhabituel, fin du monde ou pas.

"Une autre vie oui… Mais je suppose que ça justifiera une certaine fébrilité de ma part. Ne te vexe surtout pas en tout cas, tu… c'est très agréable."

Je ne sais si elle est réelle ou si je l'imagine seulement, mais j'ai le sentiment de le sentir hésiter une dernière fois. Comme si ce que nous allions faire n'était pas raisonnable. Mais je me rends compte que les critères de raison ont depuis longtemps été explosés par tout le reste et que cette envie d'être avec lui, même une seule fois, même pour un instant qui restera hors du temps, surpasse tout le reste. Pour oublier ce qui nous attend dehors, le froid, la faim, ces monstres et le fait que demain, nous ne serons peut-être plus à notre tour.

Et à sa répartie, je ne peux m'empêcher de souffler un rire et de lui adresser une tape sur l'épaule.

"Gare à tes propos jeune homme ou tu vas le regretter."



_________________

       
If I look back I am lost
“Tu noies tes chagrins dans l’alcool ? Méfie-toi, ils savent nager.”
       
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 20
“Si je bois, c'est pour rendre les autres intéressants.”
Messages : 370
Membre du mois : 11
J'ai : 40 ans
Je suis incarné(e) par : Famke Janssen
Crédit(s) : je sais pas
Je suis un(e) : Docteur Queen
“Si je bois, c'est pour rendre les autres intéressants.”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Il parait qu'on devient philosophe lorsque l'on a fini la bouteille... | Pelleas   Dim 12 Fév - 18:49


Assis sur ce canapé qui n’est pas le notre, elle sur mes genoux, me faisant face, nous explorons nos corps respectifs de nos mains. Les couches de vêtements, épaisses à cause du froid ambiant, se font de plus en plus rares à mesure que notre excitation monte. Un peu d’alcool, beaucoup de solitude, un soupçon de désespoir et nous voilà l’un et l’autre prêts à se sauter dessus. On est tous les deux conscients que cette scène n’aurait jamais dû avoir lieu. On n’est pas du même monde, on a rien à foutre ensemble. Mais pourtant on se comprend, un peu. On souffre, tous les deux, et on a besoin de ce contact humain, de se laisser aller et de se rappeler que la vie n’est pas qu’une succession de moments douloureux et de deuils dont on n’a à peine le temps de se remettre. Alors pourquoi se le refuser ?


Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il parait qu'on devient philosophe lorsque l'on a fini la bouteille... | Pelleas   Mer 15 Fév - 11:21

Nous n’avons absolument rien à faire ensemble. Nos deux vies ont toujours été bien trop différentes pour envisager que nous aurions pu, même pas hasard, faire un bout de chemin tous les deux. Quand bien même je l’aurais trouvé charmant si je l’avais croisé, me comporter avec lui de la sorte ne m’aurait jamais effleurée. Et pourtant, en cet instant, alors que je suis installée sur lui, que nos lèvres se cherchent avec une avidité que je ne me souviens même plus avoir eue, rien ne me semble plus naturel, plus normal. Parce qu’au fond, nous n’avons plus rien d’autre. Mais, en cet instant, ça n’a pas la moindre importance, nous nous raccrochons l’un à l’autre sans songer au reste ou à l’incongruité de la situation.


_________________

       
If I look back I am lost
“Tu noies tes chagrins dans l’alcool ? Méfie-toi, ils savent nager.”
       
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 20
“Si je bois, c'est pour rendre les autres intéressants.”
Messages : 370
Membre du mois : 11
J'ai : 40 ans
Je suis incarné(e) par : Famke Janssen
Crédit(s) : je sais pas
Je suis un(e) : Docteur Queen
“Si je bois, c'est pour rendre les autres intéressants.”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Il parait qu'on devient philosophe lorsque l'on a fini la bouteille... | Pelleas   Dim 26 Fév - 21:52



Entendre mon prénom prononcé par ces lèvres que j’ai embrassées me fait fondre. L’intimité que nous partageons m’avait manqué, et même si je n’aurai sans doute jamais envisagé de la partager avec Anna, je ne le regrettais pas le moins du monde. Notre empressement, créé par le manque, raccourcit notre échange charnel à quelques minutes à peine. Mais ces quelques minutes suffisent à combler le vide que nous ressentions, et à satisfaire des besoins que nous avions laissés de côté trop longtemps. Nos gémissements et nos cris ne sont sans doute pas très prudents, et risquent d’attirer des zombies, mais nous ne nous en soucions pas. Rien autour de nous n’a d’importance, alors que nos corps s’emboitent et que l’on se serre l’un et l’autre.

Nos corps s’immobilisent finalement, et nous reprenons notre souffle. J’ai l’impression que mon cœur bat si fort qu’il va exploser, mais je ne suis pas sûr que ce soit vraiment le mien. Anna est serrée sous moi, sur le canapé, et ça pourrait tout aussi bien être le sien qui bat ainsi la chamade. Je reste encore quelques instants, laissant nos cœurs reprendre un rythme normal, et nos respirations se calmer, et je me redresse finalement, la regardant. Elle est belle, les cheveux en broussaille autour du visage, collés sur son front par la transpiration.

« Eh bien. C’était pas ce que j’avais imaginé en partant en expédition avec toi. Mais c’est pas pour me déplaire. »

J’hésite quelques instants, avant de m’aventurer à parler un peu de la suite.

« Je… Je sais pas vraiment comment dire ça sans avoir l’air d’un gros beauf mais… Je sais pas trop ce que ça veut dire. Enfin… Entre nous je veux dire. Je t’aime bien hein. Et… C’était chouette, vraiment. Je serai pas contre remettre ça. Mais je sais pas si, avec les autres… Fin ce serait mieux si ça restait entre nous, non ? »

J’espérais vraiment qu’elle le prendrait pas mal, car j’avais vraiment passé un bon moment, et en dehors de notre partie de jambes en l’air, je l’appréciais. Mais je ne savais pas comment les autres membres du groupe prendrait notre rapprochement. J’étais pas vraiment sûr de l’assumer complètement.


HRP:
 
Invité
Invité
Revenir en haut Aller en bas
MessageSujet: Re: Il parait qu'on devient philosophe lorsque l'on a fini la bouteille... | Pelleas   Mar 28 Fév - 22:05

Je ne pensais pas que les choses déraperaient de la sorte. Encore moins avec Pelleas. Pour autant, le plaisir que je ressens surpasse tout ce que j'aurais pu imaginer et je me perds totalement alors que cette intimité que je croyais avoir oublié nous emporte et finit par nous submerger tous les deux. Plus rien d'autre ne compte que ce jeune homme qui a réussi à me faire rire, à me donner l'impression, aussi fugace soit-elle, que nous étions bel et bien en vie. Peu importe le temps que cela peut durer, rien d'autre ne compte que ce moment.

Et puis, tout s'arrêter. Nous restons l'un contre l'autre, le souffle court alors que j'effleure doucement sa joue du revers de la main. Je le suis des yeux alors qu'il se relève un peu et je laisse filer un rire à ses propos alors que je secoue la tête.

"J'avoue que ce n'était pas vraiment dans mes projets. Que ce soit dans cette expédition ou à un autre moment. C'était pour le moins… inattendu. Mais un plaisir inattendu en tout cas."

Revenir à la réalité est quelque peu difficile mais le froid se rappelle déjà rapidement à moi alors que je réprime un frisson et que je cherche mes vêtements des yeux. Et je me fige un instant, penchant la tête sur le coté alors que je l'écoute, un rien décontenancée. Avant de lui sourire sans pouvoir réprimer un soupir. J'attrape mon pull et je l'enfile avant de remettre un peu d'ordre dans mes cheveux en bataille et de répondre, d'une voix dont je n'arrive pas à cacher l'amusement.

"Un gros beauf, rien que ça ? Ecoute Pelleas, j'ai depuis longtemps passé l'âge de me faire des illusions quant au comportement des hommes. Nous en avions envie tous les deux, c'était un moment des plus agréables et il ne faut pas chercher plus loin. Avec ce qu'il y a dehors, je pense que c'est le genre de considérations qui n'a plus lieu d'être. J'ai par contre un léger point de désaccord avec toi."

Je lui jette un regard en coin, me demandant s'il ne risque pas de mal prendre ce que je vais lui dire à mon tour. Je devrais probablement d'ailleurs être vexée de ce qu'il me dit, surtout aussi vite alors que je ne suis même pas totalement rhabillée. Enfin, peu importe à dire vrai, il y a longtemps que je ne m'offusque plus de rien.

"Coucher de nouveau avec toi serait un plaisir que je ne chercherais même pas à cacher, bien au contraire. Mais si j'ai passé l'âge de croire en quoi que ce soit, j'ai aussi passé celui de me cacher comme si j'avais fait quelque chose qu'on pourrait me reprocher. Je me moque de ce que peuvent penser les autres, mais comme ce n'est pas ton cas, je ne suis pas sure qu'il serait pertinent de remettre ça comme tu dis. Quand bien même j'apprécie beaucoup ta présence Pelleas. Vraiment."

Spoiler:
 

_________________

       
If I look back I am lost
“Tu noies tes chagrins dans l’alcool ? Méfie-toi, ils savent nager.”
       
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 20
“Si je bois, c'est pour rendre les autres intéressants.”
Messages : 370
Membre du mois : 11
J'ai : 40 ans
Je suis incarné(e) par : Famke Janssen
Crédit(s) : je sais pas
Je suis un(e) : Docteur Queen
“Si je bois, c'est pour rendre les autres intéressants.”
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Il parait qu'on devient philosophe lorsque l'on a fini la bouteille... | Pelleas   

Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
Il parait qu'on devient philosophe lorsque l'on a fini la bouteille... | Pelleas
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2
 Sujets similaires
-
» Après avoir fini la bouteille, je serai philosophe
» Lorsque l’ennuie devient trop pesant… [PV Mimi]
» caniche 10ans
» MON AMOUR DE CANICHE DEVIENT AVEUGLE
» Lorsque le passé revient en force. [Libre 1 personne]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fall of Man :: 
Rive Nord, Trois-Rivières, Canada
 :: l'Est de la Ville :: Le Parc de la Rivière du Batiscan
-
Sauter vers: