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[Terminé]Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu...
MessageSujet: [Terminé]Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu...    Ven 20 Mai - 17:00

Le soleil brille tellement que dois plisser des yeux pour voir autour de moi avec précision. Il serait pertinent que je trouver une paire de lunettes de soleil avant de ne plus rien y voir. J'avais oublié à quel point la lumière pouvait être vive quand il ne neigeait pas. Mais dans mon souvenir, à Trois Rivières, quand il ne neigeait pas c'est qu'il pleuvait. Je sais pertinemment que je ne suis pas objective quant aux souvenirs que je peux avoir sur cet endroit que j'ai fui dès que j'ai pu. Et où je suis revenue, quand les choses ont mal tourné. De là à y voir un paradoxe de plus dans mon existence, il n'y a qu'un pas que je franchis allègrement, sans trop me soucier des conséquences.

Notre petit campement est calme. Tout le monde semble vaquer à ses occupations, que ce soit dans le bungalow ou en dehors. Il faut nous nourrir, nous trouver de quoi tenir un jour de plus, jusqu'à ce que les températures se fassent un peu plus clémentes et je me rends compte que j'ai aussi envie d'aider. Voilà qui m'étonne et une part de moi souffle insidieusement qu'ils ont bien réussi leur coup. Je commence à penser au groupe, à ce que je peux faire pour lui et à la meilleure façon de passer tous ensemble cet hiver. Et le reste. J'ai un soupir, refusant de me demander si c'est une bonne ou une mauvaise chose alors que j'attrape mon sac à dos et que je jette un regard sceptique à mon tisonnier avant de m'en saisir également.

Je songe vaguement à aller demander au premier venu s'il est intéressé par une petite virée dans le coin quand une silhouette apparait à contre-jour, à quelques mètres à peine de mon bungalow. Je me fige, me raccrochant à mon tisonnier comme s'il allait pouvoir me sauver la vie et j'attends, mon cœur battant un peu plus vite.

Mais j'ai un bref sourire alors que je reconnais la silhouette de Philippe et que je me détends imperceptiblement. Je lui montre la route qui mène en direction de petits maisonnettes dont on devine les toits par-dessus les cimes des sapins un peu plus loin et qui ont l'air d'être abandonnées depuis des siècles. Probablement les maisons des propriétaires ou quelque chose dans le même acabit. Une vraie ville fantôme hantée par quelques rares humains… qui ont envie de s'entretuer alors que les morts se plaisent à revenir à la vie. Voilà un paradoxe que je ne suis pas prête à assumer pour le moment en tout cas. Mais, comme je ne me sens pas de rester sur place et de me morfondre, je me dis que je pourrais me rendre utile et trouver quelques bricoles qui seraient utiles au groupe.

"Vous voyez, cette fois-ci, je suis pas partie toute seule. Même si c'était pour le moins tentant, j'ai des fourmis dans les jambes. Vous venez avec moi ? Nous n'avons pas encore eu le temps de faire du shopping partout si ma mémoire ne me joue pas des tours."

Je n'attends pas vraiment de réponse de sa part et je commence à marcher d'un bon pas en direction de l'une de ces maisons que je lui ai désignées d'un revers de la main sans les voir, les imaginant très bien dans mon esprit pourtant. Je sais que la marche ne sera pas bien longue, quand bien même nous ne marcherons pas aussi vite que nous aurions pu le faire en étant correctement nourris. Avant de freiner brusquement, sans prévenir. J'ai comme le sentiment qu'il manque de peu de me rentrer dedans mais il faut dire que je ne suis pas particulièrement attentive. Voilà encore une chose qu'il me faudrait changer si je ne veux pas faire chuter drastiquement une espérance de vie pour le moins déjà fragile.

Et je me retourne, le regard pétillant, comme si nous n'étions pas à moitié en train de geler de mourir de faim au fin fond du Canada. Comme si la vie d'avant avait repris le dessus, l'espace d'un instant.

"Que diriez-vous, mon cher, si je disais que j'ai faire une découverte dans mon nouveau petit chez moi et que j'ai pensé à vous pour m'apprendre à tirer correctement un coup ?"

Je retiens un rire amusé, me disant qu'en d'autres temps voilà bien une phrase qui aurait choqué plus d'une personne dans mon entourage. Mais il m'arrivait parfois de plaisanter comme ça. Avant. Pour ne pas prendre les choses trop au sérieux. Et aujourd'hui, c'est nécessaire. Si je me prends trop au sérieux, je finirais par me noyer toute seule. Et, je guette sa réaction, avec une malice que j'ai eu il y a des années de cela. Et que je pensais morte depuis longtemps. Comme quoi, cette atmosphère atypique aura le mérite de ne pas faire que réveiller les vieux démons.

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MessageSujet: Re: [Terminé]Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu...    Ven 27 Mai - 22:19

Pour la première fois depuis longtemps, on apercevait le soleil. C'était destabilisant, tant le froid était mordant. L'hiver était particulièrement rude et l'épaisseur de neige, destabilisante. Je n'en avais jamais connu autant de toute ma vie. Le froid était terrible, il s'insinuait partout malgré les couches d'épaisseur. L'Humanité crevait et avec elle disparaissaient les industries, qui mourraient dans d'épais nuages de fumée et de poussières, de résidus des centrales énergétiques, des usines, des chantiers et des immenses incendies qui avaient souvent suivi la fin de la protection civile. Il n'y avait rien qui puisse être fait contre ça. Etre si loin au Nord nous protégeait sans doute de la majorité de ces désagréments, mais en contrepartie... Les éléments étaient bien plus destructeurs où nous nous trouvions. Qu'importe. Plus que jamais, même si nous avons faim, que nous avons froid, que nous sommes malades, il reste de l'espoir malgré tout. Car j'ai entendu ce qu'il se passait, à la radio. J'ai bien conscience que le monde se bat, qu'il se bat pour sa survie. Ce sera long, ce sera difficile. Peut être sommes nous déjà tous condamnés. Il n'empêche que se savoir entouré d'autres survivants, peu importe la distance, est déjà un peu incroyablement important pour des gens dans notre situation. On pouvait envisager la lutte sous un nouvel angle/.


Cela dit l'espoir, c'est super, mais ça ne remplit pas l'estomac. Il était important de pouvoir se positionner vers l'avenir, mais il était tout aussi important de se trouver un point de départ. Bordel, j'en étais passé à un point où je dévorerais une boîte de maïs sans rien d'autre comme accompagnement que son propre jus, tellement j'avais faim. On ne se nourrissait plus que de merdes depuis un bon petit moment, et ça commençait à peser sur tout le monde. Bien sûr, la bonne nouvelle de ce qu'on avait entendu à la radio avait rassénéré tout le monde, mais il n'en restait pas moins qu'il faudrait bientôt autre chose que de belles paroles pour que les gens soient capables à survivre. Je sors, quittant la couche que je partage avec Eva. Il fait froid jusqu'ici ; ces mobil-homes et ces cabanes de vacances ne sont pas faites pour endurer un hiver aussi rigoureux que celui-ci. De cela j'étais certain. Lorsque je sors tout équipé, j'ai en tête de former une petite expédition pour aller chercher des victuailles, mais je croise avant cela une silhouette que je connais. Anna Beauregard, la toubib du groupe. Une ancienne chirurgienne qui a survécu toute seule un bon moment, et qui, je pense bien, a un petit problème de bouteille. Bah. Qui suis-je pour juger quoi que ce soit ?


Elle m'aborde avec humour et elle m'invite justement à la suivre pour aller chercher du matériel. Je souris, pas vraiment content en soit mais j'étais à tout le moins satisfait de la voir en forme. Au moins, les choses n'allaient pas si mal. Allez, positivons.



| C'est une bonne chose. Allez, je vous suis Anna. |


Je lui emboîte le pas alors qu'elle se dirige vers une des maisons qu'elle m'avait montré, sans en désigner une précise mais cela n'a pas vraiment d'importance. Si on veut survivre, on devra toutes les fouiller de toute manière. Alors autant commencer maintenant, vous n'êtes pas d'accord ? Elle se fige tout à coup et je manque de lui rentrer dedans, mais elle se retourne, visiblement amusée et me propose de lui « apprendre à tirer un coup ». Je ris de bon cœur, cette fois ci, même si c'est contraire à mon instinct de survie de faire autant de bruit.


| D'accord, je peux vous apprendre à coller une cartouche correctement... Si on se trouve un coin tranquille. Ici, on est un peu trop à découvert. |


La magie des doubles-sens.


| Vous aviez trouvé un flingue je crois ? Montrez voir? |

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MessageSujet: Re: [Terminé]Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu...    Mar 31 Mai - 18:30

Je n'ai guère besoin de tenter de convaincre Philippe de me suivre. Il faut dire que chercher à manger, maintenant que notre groupe s'est un peu étoffé, devient une nécessité que même moi j'arrive à comprendre, quand bien même j'ai passé plus d'une journée à me nourrir des réserves d'alcool que pouvait contenir la demeure parentale. A cette pensée, je retiens un soupir presque nostalgique, essayant de ne pas songer à ce petit trésor que je ne reverrais probablement jamais. J'ai déjà du mal à imaginer que demain nous serons encore en vie alors, alors, de là à songer à ce genre de petite expédition… Enfin, le sujet n'est pas là, fort heureusement.

"Une bonne chose ? Je ne saurais le dire. Gageons que je retiens ce qu'on me dit. Reste à voir si je continuerais à être une bonne élève pour le reste."

Mais je suis contente de voir qu'effectivement il m'emboite le pas. Je ne suis pas vraiment décidée quant à l'endroit à visiter mais ces petites maisonnettes m'ont l'air d'être un bon début. Au pire, les lieux ont déjà été explorés et nous serons tranquilles de ce coté-là. Ou nous trouverons quelque chose à nous mettre sous la dent ce qui, au vu de nos silhouettes amaigries, serait la meilleure nouvelle de la journée.

Au bout de quelques pas, je me rappelle brusquement aussi de ce que je voulais évoquer avec Philippe. Quand je stoppe, il manque de me heurter mais peu m'importe. J'ai l'impression d'être une adolescente qui a trouvé un interdit et je ne manque pas de me faire malicieuse. Et, j'avoue qu'entendre son rire résonner dans le silence a quelque chose d'inattendu. D'étrange aussi, je n'ai pas souvenir de l'avoir déjà entendu quand j'y songe, mais de tangible et de presque rassurant. Alors, je souffle, non sans me répartir de mon sourire.

"Je suppose qu'on ne vous l'a pas dit depuis longtemps mais votre rire sonne fort agréablement à l'oreille mon cher. Mais je note que vous êtes partant pour m'aider à placer ma cartouche là où il faut."

Je lui décoche un léger clin d'œil avant d'ouvrir le petit sac à dos dont je m'affuble depuis quelques temps. Si j'avais su, à une époque, que je me promènerais avec un tel équipement, j'aurais probablement éclaté de rire. Mais maintenant, tant de choses ont changé que ça ne me choque même plus. Je déballe mon trésor et je le tends à mon camarade, bien enveloppé dans une serviette.

"Je vous avoue, je n'ai guère osé y toucher. Les petites joies de mon bungalow. Mon prédécesseur m'a laissé de quoi tirer et pas qu'un coup et un bourbon aussi imbuvable que bienvenu. Je ne pensais pas qu'on pouvait tomber sur quelque chose d'aussi mauvais mais personne ne peut avoir du goût dans ce domaine. Je vais me contenter de lui être gré de ne pas avoir tout vidé et tiré dans les murs n'est ce pas ?"

J'attends alors son verdict alors que je reprends, d'une voix toujours aussi amusée.

"Autant le dire tout de suite, je n'ai pas la moindre idée de ce que c'est. Mais au moins, il n'est pas trop lourd et il n'était pas chargé. Je n'ai pas risqué de me tirer dessus par mégarde. En voilà une mort stupide. Enfin encore pire que finir dévoré par un zombie. Je crois."

Je fais quelques pas de plus. Il va surement étudier mon nouveau jouet pendant que nous continuons notre route. Les alentours sont dégagés, le soleil brille. Voilà qui est vraiment étrangement calme. Pour un peu, cette petite voix habituelle me soufflerait que ce n'est pas normal mais je n'ai pas envie de l'écouter aujourd'hui. Enfin je l'ai déjà fait toute la nuit, ça suffit non ?

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MessageSujet: Re: [Terminé]Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu...    Mer 1 Juin - 20:55

Je me demandais si le fait que nous sachions désormais tous –ou presque- utiliser des armes nous aidait vraiment à survivre. J’avais tué plus de gens, infectés ou non, que je ne saurais compter. Rien que quelques jours plus tôt, j’en avais mitraillé une belle quantité à bout portant, en tuant un type sur le coup et en flinguant deux autres personnes qui avaient mis un peu plus de temps à mourir. Chloé aussi avait dû tuer plus qu’à son compte alors qu’elle n’était même pas encore véritablement une adulte. Et je ne parlais même pas des autres. Ce Javik Lawson me semblait être une véritable teigne, tandis que les types comme Lachance ou Wilkins avaient généreusement accompli leur part. Nous avions toujours le ventre vide et c’était une réalité que je serais bien en peine de contrebalancer par une évidence flagrante sur nos compétences. Je coule un regard amusé dans la direction de la toubib du groupe, qui semblait un peu moins à l’ouest que lorsque je l’avais rencontrée.
 
 
| Vous étiez chirurgienne si je me rappelle bien. Vous ne me ferez pas croire que vous êtes longue à la détente. la taquinais je doucement
 
 
Je suis donc la femme dans la direction qu’elle choisit et je constate finalement qu’elle pense à autre chose, avec ce même sourire amusé, voire complice, qu’elle arborait facilement en ma compagnie depuis notre petite explication nocturne, autour d’une bouteille de whisky. Mon rire se calme alors qu’elle me complimente dessus et je pouffe quand elle reprend ma propre plaisanterie pour me la retourner. Cette femme était définitivement une personne d’esprit et la décoincer avait un petit côté jouissif, par les temps qui couraient, avec leur lot d’horreurs. Je hausse ostensiblement un sourcil, et rien que mon attitude prouve que je ne suis pas familier de ce genre d’expression et que je force volontairement le trait.
 
 
| Seriez-vous en train de me draguer, docteur ? Ce serait un grave manquement à l’éthique, sachant que vous passez votre temps à tous nous remettre sur pied. |
 
 
Je la tançais à mon tour, ravi pour une fois de penser à autre chose qu’à la mort. Plaisanter un peu n’avait jamais fait de mal à qui que ce soit et je souris à son clin d’oeil. La toubib me tend un flingue, que je prends en main alors qu’elle m’explique n’avoir pas encore osé y toucher, sachant qu’elle l’avait trouvé dans son bungalow. Ainsi donc, les lieux avaient été occupés par d’autres survivants, au moins à un moment ou à un autre. C’était bon à savoir, même si on n’y pouvait pas forcément grand chose. L’information valait ce qu’elle valait ; des gens savaient peut être toujours que cet endroit existait. Maintenant, je prenais un ton un peu plus professionnel, histoire de ne pas passer une seule seconde pour un branque.


| C'est l'arme de service de la moitié des polices du monde. UN flingue simple mais efficace. Il faut pas en attendre grand chose quand il sert à autre chose qu'à tirer de près et avec une ligne de vue dégagée. A l'origine, on blesse plutôt qu'on tue avec ce genre d'arme. Mais avec l'entraînement adéquat, ça suffira largement. Mais mourir dévoré n'a pas grand chose de stupide, croyez moi. |


Je la détaille du regard.


| Jamais tiré, c'est sûr ? On va prendre position alors. Légèrement de profil, votre pied d'appui légèrement en arrière. Vous le tenez fermement en main, les coudes verrouillés mais les épaules relâchées. |

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MessageSujet: Re: [Terminé]Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu...    Dim 5 Juin - 19:19

Parfois je suis dans mes mauvais jours, j'ai peur de mon ombre, de respirer, d'arrêter de le faire. De tout. Et parfois, comme ce matin, je vais bien. Aussi bien que possible en tout cas. Rien ne sera jamais comme avant et, fin du monde ou non, je sais pertinemment que je ne serais jamais plus que l'ombre de moi-même. Même dans le meilleur des cas. Enfin, dans le fond, cela importe peu. Tant que je tiens bon, que je donne le change, que j'ai presque l'impression d'être en vie, c'est ce qui compte non ? J'y arrive pas trop mal ce matin et c'est tant mieux. Peut-être que Philippe se méfiera un peu moins de moi-même si j'en doute. Quant à faire confiance, voilà bien un mot qui n'a guère plus de sens pour moi depuis longtemps. Mais en tout cas, il n'a pas l'air mécontent de me voir, c'est une bonne chose déjà.

Je fais mine de le toiser, arquant un sourcil et retrouvant cette mine que certains aiment à qualifier de snob mais qui m'a toujours été naturelle jusqu'à très récemment avant de souffler, en secouant la tête, lui adressant un sourire amusé.

"Il est vrai que j'étais chirurgienne avant. Et si j'ai gardé un doigté certain mon cher, mais il faut être patient et savoir quand il faut s'activer en chirurgie. Etre trop rapide à la détente n'est pas une qualité chez nous."

Et il est de bonne humeur ou en tout cas, suffisamment enclin à vouloir donner suffisamment le change pour que nous ayons une discussion sommes toutes légères et peut-être un rien décalée au vu de notre situation actuelle. Pour autant, c'est agréable de ne pas avoir l'impression que tout tourne autour de cette maudite nourriture qui nous fait tant défaut. Même si je ne suis guère habituée  à avoir ce genre de conversation. Il est d'ailleurs amusant de sentir ce goût de l'interdit quand je prononce certains mots. J'ai beau avoir largement passé l'âge de me faire gronder pour avoir parlé de sexe comme il ne faut pas, de façon beaucoup trop crue, j'ai tout de même le réflexe de regarder par-dessus mon épaule, comme pour m'assurer qu'on ne nous regarde pas. Et cela m'amuse énormément. Je pouffe de rire à ses propos avant de hausser les épaules.

"Je ne drague pas Philippe. Outre le fait que je ne sais pas faire, il parait que les dames ne doivent pas le faire. C'est ce que ma mère me répétait à longue de journée. Elle me disait aussi de ne pas croiser les jambes et de ne jamais m'aventurer trop loin de la maison. Mais il semblerait que je n'ai pas retenu tous ses enseignements. Quant à l'éthique… je ne suis plus médecin depuis longtemps, bien avant l'arrivée de ces horreurs, pensez-vous que je doive encore m'y référer ?"

Les choses se font un brin plus sérieuse quand je lui tends l'arme que j'ai trouvée avec une précaution presque ridicule. Pour quelqu'un qui a sauvé des vies humaines, plongé ses mains dans les entrailles d'enfants pour les ramener à la vie, voilà que je n'ose même pas toucher un morceau de métal. Je hoche brièvement la tête, enchantée de voir que je comprends ses explications. Au moins, il n'a pas tenté de se la jouer trop professionnel et je le remercie intérieurement avant de reprendre, fixant l'arme avec une moue.

"Vous pensez que c'était un policier qui était dans ce bungalow ? Ou c'est une arme que l'on peut trouver trop facilement pour que je commence à m'imaginer mon nouveau petit pied-à-terre hanté par un de vos anciens collègues ? Mais si vous pensez que cela suffira à me laisser le temps suffisant pour fuir les lieux avec un minimum de dignité, c'est amplement suffisamment pour moi."

Je secoue alors la tête, me redressant et je mime un salut militaire, la mine amusée.

"Jamais mon capitaine. J'ai tenu une fois une arme en main et je l'ai vite reposée avant d'être tentée par tirer sur son propriétaire. Que j'aurais surement raté et qui m'aurait collé un procès, tout époux dévoué qu'il était."

J'ai alors une grimace tandis que je me tourne comme il l'indique. En tout cas, comme je suppose qu'il l'indique. J'ai un peu de mal à me positionner sans garder mon attention entièrement focalisée sur lui mais je pense m'en sortir plutôt bien. Je suppose en tout cas. Je tourne la tête dans sa direction, les bras tendus dans le vide et tenant… et bien du rien vu que je n'ai pas osé reprendre l'arme et je cille avant de le fixer, la mine interrogative.

"Comme ceci ? Enfin j'ai du mal à imaginer comment je pourrais verrouiller mes coudes. Voilà une image pour le moins saugrenue."

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MessageSujet: Re: [Terminé]Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu...    Mer 22 Juin - 22:52

Je me rends compte que le groupe gagne en confiance en soi, il gagne en moral, en espérance. Nous crevons toujours de faim et il devient parfois très dur de se lever le matin. Plusieurs fois, je manque de tourner de l'oeil en milieu de journée, quand je dois crapahuter dans d'épaisses couches de neige. Nous mourrons de faim à petit feu. L'espoir renaît avec ce refuge que nous avions trouvé était finalement assez ténu ; nous n'avions aucunement trouvé de réserves de nourriture. L'eau douce ne semblait pas devenir un problème, ni à court ni à moyen terme. La chaleur non plus. Certes, on se pelait les miches dans ces cabanes, mais c'était du bon habitat canadien, simple, rustique, authentique pour les touristes, mais rien qui ne soit voué à craquer au premier hiver venu, même un particulièrement difficile. Alors j'avais confiance dans le « dur » de nos existences. Les munitions abondaient également. La nourriture, encore et toujours le même problème. Quoiqu'il en soit, la chirurgienne me change les idées en me disant qu'elle a du doigté, qu'elle doit s'activer en chirurgie mais dans la précision. Je haussais les épaules. Je plaisantais, essayant d'être le plus léger possible.


| J'ai déjà fait de la chirurgie, moi aussi. Mais je crains de n'avoir été très précis, avec mes poings... |


Ou matraque. Ou crosse de flingue. Ou n'importe quel outil qu'un flic peut improviser comme arme contondante si ça barde vraiment. Ca craignait rarement tout de même, oubliez les séries. Le danger venait infiniment plus des armes à feu, rares mais imprévisibles. Toutefois, quand la chose dégénérait vraiment au niveau physique, le danger était tout autre. La majorité des flics touchés par balle en réchappent. La majorité de ceux qui se font cogner aussi. Mais un corps à corps, même simplement sur quelques secondes le temps que le type abandonne ses vélléités, pouvait mettre gravement à cran. Je continue de plaisanter, de la prendre à contrepied. Je sens comme une gêne sociale à aborder quelques sujets plus délicats, infiniment plus graveleux. Je souris à ses paroles, pas vraiment amusantes en soi mais qui montraient tout de même, je trouvais, que la femme se relâchait, qu'elle était moins tendue, moins en danger dans son corps et dans sa tête que lorsque nous l'avons découvert.


| C'est vrai, vous avez raison. Je vous en dispense donc. |


Autant assumer, de toute manière. Non ? Anna me pose ensuite des questions, notamment sur l'appartenance de son arme à un membre du corps de protection civile. Elle a peut être raison, mais je n'ai absolument aucun moyen d'en être sûr. Je réfléchis un instant avant de lui répondre.


| Je n'en sais rien du tout. Je vois pas très bien pourquoi un flic se cacherait ici, d'autant qu'il y a pas trace d'autres personnes. Je pense qu'un type a dû la ramasser quelque part... Et c'est aussi une arme très courante, car très simple et peu onéreuse. |


Je ris quand elle me parle de son ancien mari.


| Drôle de manière de tirer un coup, docteur. |


COmbien de fois avais je été appelé sur des homicides entre conjoints ? Probablement un peu trop souvent. Et ça allait parfois très, très loin. Pas seulement un coup de feu tiré sous le coup de la colère. Ne cherchez pas à savoir, vous avez déjà votre propre lot de cauchemars qui vont probablement vous suivre jusqu'à la fin de votre vie, alors... Je la regarde se positionner et je passe derrière elle, passant mes bras autour des siens pour la forcer à relâcher ses coudes au niveau de la forme prise par son articulation, tout en la poussant à les garder bien immobiles.


| Voilà, là c'est bon. Vous sentez ça ? Le corps détendu, lâche, souple. Mais ferme. Comme avant un combat de boxe. Tirez, maintenant. |

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MessageSujet: Re: [Terminé]Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu...    Dim 26 Juin - 17:30

Peut-être qu'à force de me convaincre que j'ai fini par me sortir de ces derniers mois sans trop de mal, j'arriverais à le croire. Et que j'arriverais à me dire que j'ai réellement ma place dans ce groupe, que nous nous en sortirons ensemble. Et puis, parfois, je réalise que j'ai du perdre la raison depuis longtemps déjà, comme les rares survivants de ce cauchemar qui n'ont pas encore eu le cran de mettre fin à leurs jours avant d'être dévorés par ces horreurs, que notre groupe  ne tiendra probablement pas l'hiver. Et pas à cause des zombies ou de ces hommes que nous avons croisés. Et non pas à cause de cette envie de vivre qui nous maintient debout envers et contre tous.

Mais à cause de ce nœud dans nos estomacs, de cette faim qui a dépassé tout le reste. Je ne pensais pas qu'il était possible d'être autant affamé à dire vrai et de ne plus me souvenir de la sensation d'avoir un estomac plein. Et pourtant, nous continuons, mus par cet espoir absurde qui a pointé le bout de son nez lorsque nous avons trouvé ces bâtisses et par l'idée que l'hiver finira bien un jour, que nous trouverons bien de quoi manger ou que sais-je encore. Et, pour une fois que je suis dans un bon jour, j'essaie d'en faire profiter celui qui semble vouloir porter le poids de notre groupe sur ses épaules, appréciant de le voir de bonne humeur sans chercher à m'en cacher.

Je souffle alors, me faisant presque malicieuse.

"La chirurgie esthétique est toujours plus complexe à aborder que le reste. A croire que vous avez fait preuve d'un peu trop d'enthousiasme. N'oubliez pas, la délicatesse, c'est la clé. Mais j'ose espérer que vous  n'aurez guère à exercer trop souvent vos talents, nous avons suffisamment à faire n'est ce pas ?"

Il faudrait être stupide pour ne pas comprendre ce à quoi il fait allusion. Et puis, il ne s'en est pas caché, depuis le début. Pourtant, il est bien plus fin qu'il n'aime à le faire croire, sinon il ne serait probablement plus en vie depuis longtemps.  Mais j'avoue qu'il est rassurant de savoir qu'une telle personne est non loin et, surtout d'être du même coté que lui. En espérant que cela ne change pas, cela risquerait d'être douloureux, surtout pour moi, mais je n'arrive toujours pas à me convaincre totalement que cela n'arrivera pas. Malgré tout ce que nous avons pu dire et le temps qui devrait, normalement, me conforter dans l'idée que les choses ne se passeront pas si mal. Peut-être que les choses changeront. Plus tard. D'ici là, je joue le jeu, je donne le change, tant bien que mal. Avec plus de succès selon les jours. Et, pour l'heure, je ne m'en sors pas trop mal pour une fois. Je lui décoche même mon plus beau sourire avant de souffler, d'un ton amusé.

"Vous êtes bien aimable mon cher.  Je continuerais donc d'en faire à ma guise vu que cela ne semble pas poser de problèmes."

Je l'écoute avec une attention non feinte lorsque nous parlons de cette arme que j'ai trouvé et qui m'a fait spéculer de toutes les façons, aussi improbables les unes que les autres. J'ai une moue pensive à ses propos alors que je regarde autour de nous, comme par réflexe, sachant pertinemment que ça ne sert à rien.

"Je vous avoue que je ne sais pas à dire vrai. Mais le monde ne tourne plus rond alors et je vous avoue que je me suis quelque peu perdue en conjectures sur l'origine de cette arme. Enfin, il semble donc simplement que ce soit le hasard qui l'ait mis sur mon chemin. Je m'en contenterais vu que, de toute façon, il n'y a plus grand-monde capable de tenir une arme."

Et à son rire, j'ai un bref haussement d'épaules avant de souffler dans sa direction, mi-sérieuse, mi-amusée.

"C'était bien la seule façon que j'aurais eu de tirer un coup avec lui. Cela méritait réflexion."

Mais je suppose que pour lui, ce genre de propos ne doit pas être si choquant. Il est… il était flic, il a du voir tellement pire que mes pauvres déboires conjugaux qui n'étaient guère intéressants avant cette invasion de zombies mais qui, maintenant, peuvent paraitre des plus dérisoires. Je secoue la tête, me focalisant sur ses indications et guettant sa réaction. Je le suis du regard, fronçant des sourcils, avant de me figer totalement quand il pose ses mains sur mon bras. Je reste crispée quelques instants, tendue, prête à me retourner et à le frapper, sans bien arriver à saisir pourquoi. J'ai l'impression que ça dure une éternité mais ça doit à peine faire quelques secondes, probablement suffisamment pour qu'il s'en rende compte en tout cas.

"… un combat de boxe hein… je gage que vous devinerez que je n'ai jamais frappé personne mais je crois que je saisis l'idée. Mais j'ai saisi l'idée. Je pense."

Et j'appuie sur la gâchette, fermant les yeux sans même m'en rendre compte. Le sens le clic et je sursaute. Heureusement que l'arme n'était pas chargée.

"Bien. On dirait que j'ai touché ma cible ou pas ? Qu'en dites-vous ?"

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MessageSujet: Re: [Terminé]Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu...    Mar 12 Juil - 19:03

Ok. Avançons autant que faire se peut. La plaisanterie aide à désamorcer les situations de stress. Elle fait refluer la peur de la mort, et elle fait aussi se sentir moins seul. Alors je déconne. Mais je ne déconne qu'à moitié. Je ne parlais évidemment pas vraiment de chirurgie ; je n'avais jamais eu la plus petite compétence en médecine, en biologie, en n'importe quelle science de l'homme ou du vivant. Je savais comment tuer un homme, parce que j'avais déjà dû me défendre dans le cadre de mon travail, et j'avais travaillé sur suffisamment d'affaires de meurtre pour me rappeler très concrètement de chacun des détails de la fin d'une existence. Mes poings avaient été pas mal sollicités. Déjà parce que j'avais toujours été relativement bagarreur, ensuite parce que la patience n'avait jamais été vraiment mon fort pour régler les problèmes, et enfin parce que certaines situations que j'avais pu connaître n'avaient pas su être gérées par la diplomatie. Cruelle constatation que celle qui veut que nous ne pouvions vérifier l'adage que la violence ne résolvait jamais rien. Je souris aux paroles de la chirurgienne, visiblement femme d'esprit et d'humour. Je suis convaincu qu'avant l'Infection, elle était du genre à être la voisine reloue qui appelle les flics dès qu'il y a un barbecue qui finit tard dans son quartier, mais maintenant elle semblait plus fiable, plus ouverte. Peut être aussi, plus humaine en se montrant plus civile.


| D'enthousiasme et de crétinerie. La délicatesse, je considérais à ce moment là que c'était, comme vous dites vous, ici, pour ne pas que ça paraisse péjoratif ? Je sais pas. En français, c'est lopette. Bref. |


A force de côtoyer des ricains et des canadiens j'étais linguistiquement parlant comme un poisson dans l'eau, sauf en ce qui concernait les expressions. Là, j'avais toujours un temps de retard. Tant pis. On ne peut pas être parfait déjà dans un monde où tout roule, alors je vous laisse deviner ce qu'il se passe dans un monde où tout se pète la gueule. L'illusion de la normalité, du bon fonctionnement du monde, ne marchaient plus à plein régime, vous pouvez me croire. La chirurgienne continue ses vannes et après, se rend compte qu'il sera difficile de trouver une explication à la provenance de son tout nouveau flingue.


| J'aurais eu une équipe de police scientifique, quelques fins limiers et un assistant, j'aurais pu trouver une explication la plus plausible qui soit avec un minimum de confiance dans ce que j'avancerais. Vous n'avez qu'à vous dire que c'est la providence qui a foutu le gun sur votre chemin. |


Je ne sais pas si je dois rire ou être gêné, quand la toubib parle de son ex mari en évoquant l'inexistence de leur vie intime. Je savais que les confidences pouvaient aller parfois bon train, mais si j'étais habitué à l'idée que les gens me parlent et me racontent à peu près tout et n'importe quoi, je l'étais nettement moins de voir parfois l'intimité brusque de certains couples, de certaines personnes. Surtout, j'avais perdu l'habitude que les gens parlent d'autres choses que de morts, de famine et d'entretien des armes.


| Au moins, on peut dire que votre relation était explosive. |


Façon de parler, plein d'ironie. Je la sens ensuite mal à l'aise, tendue. Ah oui, la proximité physique. Je reste un pas en arrière.


| Ca me semble pas trop mal, en tous cas. Moins rigide qu'au début. Pas de quoi péter la gueule aux méchants de Mad Max, mais au moins si on tombe prochainement sur du vilain, vous pourrez donner illusion. | la tançais je avec un grand sourire




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MessageSujet: Re: [Terminé]Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu...    Mer 27 Juil - 20:41

Il est intéressant de voir que Philippe cherche visiblement à me détendre. Ou à me mettre de bonne humeur, ou encore à m'amadouer pour obtenir quelque chose, je ne saurais pas vraiment le dire. Et, au vu de ce qu'a pu me dire sa fille à son propos, il semblerait que venant de lui, ce soit assez inhabituel. Je ne sais si je dois me sentir flattée ou m'inquiéter, me demander s'il ne fait pas ça pour éviter de me voir craquer totalement, parce que mon instabilité est plus que palpable. A dire vrai, je ne le connais pas assez pour savoir quelle option est la plus viable, d'autant que je ne saurais dire à quel point mon instabilité impacte sur mon comportement actuel. Mais, après tout, ça n'a guère d'importance, ce n'est pas comme si des dangers plus proches pesaient sur nous et il est peu probable que je sombre totalement dans la folie avant que nous ne soyons dévorés. Ou tués. Voire les deux. Reste à savoir dans quel ordre et j'avoue que cette pensée me traverse l'esprit de temps à autre.  

"La crétinerie va souvent de pair avec l'enthousiasme parait-il. Je ne saurais l'affirmer pour ma part mais il est vrai que les exemples allant en ce sens sont nombreux. Surtout chez les hommes parait-il. Quant à la délicatesse… ou plutôt son absence… je suppose qu'aujourd'hui elle vous parait encore moins utile qu'auparavant. Je me trompe ?"

Je le fixe, esquissant une ombre de sourire avant d'ajouter, d'un ton toujours aussi tranquille.

"Et je crois que lopette est quelque peu péjoratif. Sans trop vouloir m'avancer bien évidemment. Après, il ne reste plus grand monde qui puisse donner son avis sur le sujet alors autant utiliser ce mot si c'est celui qui convient le mieux."

Et bien, pour un peu, avec un verre de Chardonnay à la main, j'aurais presque l'impression d'être dans une soirée mondaine à discuter du dernier vernissage de je ne sais quel peintre connu et à me demander quel est le terme le plus approprié pour faire mine de qualifier une œuvre que je trouve tout simplement abominable. Sauf que mes ongles ne sont plus manucurés depuis longtemps, ils sont mêmes plus que rongés à force, que de Chardonnay je n'en ai vu une goutte depuis des siècles et que le sujet dont nous discutons est des plus… atypiques. Enfin, peu importe non ? Le tout, c'est d'avoir quelqu'un à qui parler qui ne me regarde pas comme s'il devait m'enfermer dans la première cave venue.

Je laisse échapper un rire à sa répartie concernant mon arme, continuant cependant de me demander d'où elle peut provenir, ce qu'est devenu son propriétaire et, surtout s'il ne compte pas venir la récupérer un jour prochain. Et je serais sur le devant de la scène si cette idée saugrenue lui vient à l'esprit. Tant qu'il ne m'en veut pas d'avoir vidé ses bouteilles.

"Il vous faut tout de même bien du monde je trouve pour arriver à trouver la provenance d'un pauvre morceau de métal. J'ose espérer que vous savez vous débrouiller tout seul lorsque les circonstances l'exigent. Mais soit, va pour la providence. En espérant que cela me porte chance en tout cas."

J'ai tout de même une grimace peu convaincue alors que je m'interroge sur ma capacité à user de cette chose si c'est nécessaire. Et je sais bien que cela va finir par arriver tôt ou tard. Surtout avec tout ce qui nous est tombé dessus ces derniers temps. Je me fige un instant, me rendant compte que je suis allée bien trop loin dans mes propos. Voilà bien une chose dont on ne parle pas chez moi, et encore moins face à un homme qui reste tout de même un inconnu, quelles que soient les circonstances qui nous ont permis de nous rapprocher quelque peu.

"Explosive oui. Mais je n'aurais pas du en dire autant, vous m'en voyez navrée. A croire que vous êtes vraiment très doué pour faire vider leur sac aux coupables que vous croisez, je me trompe ?"

L'espace d'une seconde, j'ai envie de lui demander s'il est aussi doué pour interroger sa fille, s'il sait ce qui lui arrive. Mais je préfère me taire, pour le moment tout du moins alors qu'il commence à m'expliquer comment me servir d'une arme. Evidemment, quand il me touche j'ai un mouvement de … et bien appelons un chat un chat, de répulsion. Ce n'est pas contre lui, pas personnellement en tout cas et je lui adresse une moue désolée alors qu'il continue tout de même à m'expliquer comment utiliser ce cadeau de la providence.

"Je pourrais faire illusion assez longtemps pour que vous puissiez prendre le relai ? Ou, mieux encore, pour que les méchants me croient capables d'utiliser cette chose sur eux pour les faire fuir. Voilà qui me plairait."

Je m'arrête un instant, fixant l'arme dans mes mains avant de reprendre, d'un ton plus éthéré, comme si le sujet n'était pas si important que ça.

"Vous pensez qu'ils vont venir ? Au campement ? Que nous pouvons les intéresser ?"

Et nous savons tous les deux que je ne parle pas des zombies. Ils sont congelés dans l'immédiat, grand bien leur face. C'est bien la première fois que je bénis l'hiver canadien. Mais je ne sais pas vraiment de qui je parle non plus. J'ai une pensée pour la pauvre jeune femme violentée et tout ce qui s'est passé ce jour-là et, sans pouvoir m'en empêcher, j'ai un frisson alors que je me raccroche à cette arme. Comme si elle pouvait me servir de planche de salut.

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MessageSujet: Re: [Terminé]Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu...    Sam 6 Aoû - 12:11

Je n'ai pas l'impression de perdre mon temps quand j'apprends à d'autres survivants à tirer, ou quand je plaisante en leur compagnie. Je sais, pour avoir fait partie des forces de police pendant toute ma vie d'adulte, que le moral est au moins aussi importante que l'entraînement. L'un sans l'autre sont d'ailleurs assez liés ; on ne peut se sentir mentalement prêt ou en forme si on ne se sent pas capable de faire face aux événements rapport à ses propres capacités. On ne peut pas non plus utiliser pleinement la valeur de son entraînement si on ne se sentait pas les épaules pour faire face aux horreurs que le destin pouvait placer sur notre route. C'était donc un cercle vertueux de posséder les deux, et la patate, et la capacité. Si on pouvait bien sûr voir se concrétiser ces différents gains, alors nous devrions sans aucun doute enfin voir notre situation s'améliorer. A tout le moins, nous étions capables de profiter des opportunités, avec des survivants qui savaient faire plus de choses, répondre à plus d'opportunités qui pourraient se présenter. Je lève les yeux au ciel avec un mince sourire quand la chirurgienne me dit que les hommes sont souvent aussi crétins qu'enthousiastes. Touché. Elle n'a sans doute pas tord sur le fond. Quant au reste...


| Ouais, vous avez assez raison. Je dois le reconnaître. Et si de plus en plus de femmes sont sans aucun doute totalement blasées de ces comportements de gamin qu'ont encore beaucoup d'hommes, je suis persuadé que ça en fait encore fondre certaines. Quant à la délicatesse... Faut encore trouver un exemple de situation dans laquelle ça pourrait être utile. Même à ma fille, je n'enrobe pas les mauvaises nouvelles. Je l'endurcis comme je peux. |


La femme sourit et convint de mon choix de mot.


| Ravi que le terme ait votre approbation, même si elle est par défaut. |


Se poser des questions existentielles sur les choses que l'on peut trouver dans ce nouveau monde, je suis particulièrement convaincu que c'est quelque chose de mauvais, qui nous dessert totalement. Je ne veux pas jouer ni les rabat-joies, ni les pessimistes. Mais il faut bien avouer qu'il y a peu de chances pour que ce soit un événement heureux qui soit à la base de l'abandon de ce flingue dans ce petit coin paumé. Il ne s'agit très probablement pas de quelqu'un qui l'a laissé là, chargé, à l'intention du prochain pauvre hère qui passerait dans le coin, parce que c'est vraiment trop sympa que de laisser son propre matériel aux autres. Il y avait infiniment plus de chances pour que cet abandon fut précipité, peut être même qu'il y avait une quelconque explication horrible à cela. J'opine doucement du chef à la petite pique de la toubib.


| Et oui. Pour savoir qui a lâché la sauce dans une capotte, il faut vingt mille balles et quatre experts, plus le personnel administratif et l'équipe d'investigation en plus. Pas mal hein, la distribution des moyens? |


Anna me dit qu'elle pense que je suis tout à fait à même de recevoir les confessions de coupables. Je lui offre un sourire de toutes mes dents.


| Pas que des coupables, si je trouve le bon point de pression, tout le monde finit par se mettre à table sur n'importe quoi... |


Je note l'attitude de la femme quand, du fait de l'apprentissage, j'en viens à la toucher. Ben vas y radasse, dis tout de suite que je sens le poisson. Je ne me formalise pas. Je pense avoir assez bien cerné Anna Beauregard dès la première fois que je l'avais vue. Donc, je ne me formalisais pas, et je faisais ce que j'avais à faire, tant pis si elle ne le prenait pas forcément très bien, avec toute la coolitude du monde. Quoiqu'il en soit, je réponds aux questions d'Anna, dont je sens une forte inquiétude, palpable. Elle doit craindre ce qui risque de lui arriver. Surtout que l'état d'Eva a dû nourrir quelques rumeurs ces derniers temps...


| Il faudra vous parfaire, pour être une vraie menace. Buter du mort-vivant est sans doute le meilleur entraînement qui soit. Il faut savoir sacrément bien viser, et la perspective de finir dévoré est une excellente motivation au progrès. Quant au reste, je n'en sais rien. Je pense qu'il y a un vrai risque. Alors autant rester sur nos gardes que d'être surpris, pas vrai? |



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MessageSujet: Re: [Terminé]Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu...    Mer 17 Aoû - 18:18

Je ne pensais pas avoir un jour ce genre de conversation, croiser un homme comme Philippe et lui demander de m'apprendre à me servir d'une arme. Mais, l'un dans l'autre, je me rends compte à quel point les rencontrer a été salvateur pour moi. A dire vrai, il y a quelques mois, je n'aurais même pas pensé être encore capable d'avoir une discussion tout court sans me mettre totalement à divaguer. Oh, je ne cache pas que cela continue de m'arriver assez fréquemment pour ne pas être notable. Mais les périodes de lucidité sont tout de même plus nombreuses que les autres. Je suppose. Je l'espère tout du moins. Dans le cas contraire, je suppose que j'aurais déjà été abandonnée. Et c'est encore ce moment que choisit cette petite voix pour me souffler que je l'ai peut-être déjà été ou qu'ils ne le font pas pour une raison très précise. Mais je la chasse d'une pichenette mentale, me focalisant sur les propos du policier et je lâche un rire quand je le vois lever les yeux au ciel à ma remarque.

"Je ne suis pas sûre que ce soit encore le genre de choses qui fassent… comment avez-vous dit ? Ah oui, fondre les femmes. Déjà parce qu'il n'y a plus beaucoup de femmes à faire fondre peut-être et qu'agir comme un enfant ne doit pas aider à la survie ces derniers temps. Et il vrai que la délicatesse est encore moins utile qu'avant. C'est dommage, c'était peut-être une des rares choses qui nous permettait de ne pas nous comporter comme des sauvages. Pourtant, vous faites bien d'agir de la sorte avec Chloé. Elle mérite d'avoir tout ce qu'il faut pour tenir bon dans ce nouveau monde."

J'apprécie grandement la jeune femme, même si elle semble de plus en plus perdue. Et je me garderais bien de lui raconter notre dernière discussion. Outre le fait que je l'ai promis à sa fille, je ne suis pas persuadée que Philippe vivrait bien le fait qu'elle a du mal à se trouver une place, voire pire encore, à trouver un vrai sens à sa nouvelle existence.  Au reste de ses propos, je vais même jusqu'à lui décocher un clin d'œil amusé et je hausse une épaule.

"Contente de voir que mon approbation vous fait autant plaisir. Je le saurais à l'avenir."

Si je continue de m'interroger sur l'origine de mon arme et le fait que nous ayons trouvé un petit coin de paradis, enfin ce qui s'en rapproche le plus au vu de nos nouveaux critères de vie, Philippe trouve encore le moyen de dédramatiser une situation qui, dans le fond n'en a plus guère besoin. A savoir s'il fait ça pour me détendre ou pour garder ce recul nécessaire pour ne pas perdre la raison à la pensée de tout ce que nous avons perdu, je ne saurais le dire. Mais c'est appréciable.

"Vous voulez dire que l'argent des contribuables était fort mal employé ? Voilà qui me surprend et pas qu'un peu. Mais la vraie question c'est, réussissent-ils à trouver qui a … lâché la sauce donc ?"

Pour un peu, j'en glousserais, comme si je prononçais des paroles défendues par ma mère. L'idée m'amuse fortement mais je n'en dis rien, même si mon regard doit s'adoucir quelque peu. Et se faire un peu moins absent. J'arque un sourcil au reste de ses propos et je le fixe un instant avant de souffler, non sans amusement.

"Et je suppose que vous trouvez souvent le point de pression. Même si j'imagine qu'avec cet air hagard que certains d'entre nous abordent, ce ne doit pas être si compliqué que ça."

Et, s'il m'est difficile de supporter le moindre contact physique depuis ma période de solitude, j'essaie de ne pas trop le faire remarquer. Enfin, il est peu probable qu'il n'ait rien vu mais il ne fait pas le moindre commentaire et je l'en remercie intérieurement. Je reste tout de même inquiète, pas face à lui, il fait ce qu'il faut pour nous rassurer, qu'il en ait pleinement conscience ou pas, mais face à ce qui nous attend et dont nous ignorons tout ou presque.

"Philippe… vous pensez vraiment que je peux être une réelle menace pour qui que ce soit ? Contre les zombies, pourquoi pas. Et encore, je suis déjà heureuse de ne plus être tétanisée quand j'en ai un devant moi. Mais… des humains. Je ne suis même pas sûre que j'aurais le cran de tirer à dire vrai."

Je baisse les yeux et je fronce les sourcils en regardant l'arme et esquissant tout de même une ombre de sourire.

"Enfin, si je dois finir dévorée, je tâcherais d'en emporter autant que possible avec moi, c'est bien ce qu'il faut dire non ? Quant au fait que la menace soit réelle. J'avoue, j'aurais préféré vous entendre dire que je suis totalement paranoïaque."

Ce qui, au demeurant, n'aurait pas totalement été éloigné de la réalité, même si j'espère qu'il n'en a pas vraiment conscience. J'ai une moue avant de reprendre, un rien pensive.

"Question idiote mais… comment est-ce que je recharge cette maudite chose ?"

Voilà qui pourrait être utile. Je suppose. En espérant avoir la possibilité de le faire en tout cas. Dans le cas contraire, ce serait plutôt ennuyeux et mènerait probablement à une mort très douloureuse.

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MessageSujet: Re: [Terminé]Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu...    Jeu 18 Aoû - 20:34

Nous craignons tous de pires lendemains que ceux que nous avions déjà vécu. Nous avons peur que nous aurons plus faim, plus froid, plus peur encore que ce que nous vivions déjà actuellement. C'était une crainte naturelle, tout ce qu'il y avait de plus normal. C'était une forme d'arme qu'on pouvait utiliser ; une motivation puissante, inaliénable, qui pouvait servir de moteur à chaque instant. On devait s'en servir comme d'une ressource de plus pour nous permettre de survivre à toutes ces épreuves ; on ne s'en tirerait qu'à cette seule condition, j'en étais de plus en plus convaincu. Je balance des conneries sans trop y croire, sans vraiment en retirer de l'amusement. C'était juste agréable de pouvoir penser à autre chose qu'à la faim qui me tordait l'estomac, de penser à quelque chose de plus sympa que ce qui risquait de nous dévorer si on n'y prenait pas assez garde. La chirurgienne bat en brèche des arguments qui, avouons-le, étaient particulièrement stupides. Je ne pouvais aucunement prétendre à ce que les choses se déroulent toujours comme prévu. Et la discussion s'engage maintenant sur un terrain glissant, Chloé. Je n'étais pas étonné qu'elle puisse considérer que ma fille méritait les clefs de sa propre survie, mais j'étais beaucoup plus surpris qu'elle en ait à ce point conscience. Qu'avait pu dire ou faire ma fille pour que la chirurgienne en parvienne à ce constat ? Je n'aimais pas trop l'idée que Chloé soit approchée par d'autres survivants, et c'était probablement parce que je ne faisais réellement confiance à personne, en dehors de ma propre chair. Je ne pouvais toutefois pas saisir la balle au bond, au risque autrement de passer pour le plus indigne des pères.


| Bah, de toute manière, vous me direz quel est encore l'intérêt de faire fondre qui que ce soit, par les temps qui courent... La seule constante, c'est l'entraide. Le reste n'a plus vraiment d'importance. |


C'était assez rébarbatif et négatif, mais pas moins vrai pour autant. Avancer nécessitait de savoir ce qu'on était prêt à sacrifier. En plus du reste, je venais tout juste de retrouver Eva, et elle avait été loin de fondre devant ces retrouvailles, circonstances horribles obligent. Avec le temps et les emmerdes, j'avais de toute façon perdu l'envie de faire le paon, même si j'étais sans doute un des mecs les plus brutasses qui soient au sein du groupe. Lawson tirait déjà son petit lot. Wilkins, je n'en savais rien, depuis la mort de sa copine. Mais au fond, je m'en branlais. La chirurgienne s'amuse de mes tournures de phrases. Pour le reste, si j'étais capable de balancer de petites piques sans doute encore rafraichissantes malgré le froid polaire, je me retrouvais aussi bien à balancer des horreurs parfaitement compréhensibles ou implicites, mais des horreurs malgré tout. Je ne peux retenir un éclat de rire et un regard rond dans la direction de la femme, quand elle balance sa connerie.


| En général ils y parviennent, oui, il faut dire qu'ils aiment mettre les bouchées doubles! |


Hinhin. Cela dit, je redescends tout aussi vite quand elle me dit que mon job et mes talents doivent s'exercer particulièrement facilement, je haussais les épaules.


| Non en effet. Ce n'est pas si difficile. D'autant que je connais la majorité des gens du groupe qu'assez mal. Ce qui facilite toujours les choses. |


Il n'y avait pas mieux que la distanciation, dans ce métier. Ce n'était clairement pas quelque chose sur laquelle on crachait quand on était flic ; ça permettait de ne pas devenir timbré à la première horreur qui se présentait sous nos yeux. La toubib se fait plus sérieuse, m'appelle par mon prénom. Elle doute d'elle même, de ses compétences, de son aptitude à la survie. De ses doutes à propos des autres survivants, de son propre courage. Je la regarde droit dans les yeux.


| Avec un flingue entre les mains, même le mignon petit charlie peut tuer Igor le gros barbare. Vous verrez, quand vous flipperez suffisamment pour vous chier dessus, le coup de feu partira tout seul. Et ça risque d'arriver plus tôt qu'on ne le croit. Pour recharger, vous appuyez sur le bouton bouton à côté de la crosse, ça va ouvrir le magasin. Vous faites tomber les douilles sur un revolver, sur un semi-automatique le chargeur tombera tout seul. Et vous enclenchez de nouvelles munitions avant de reclaquer ou le barillet, ou le chargeur. Ca ira? |

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MessageSujet: Re: [Terminé]Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu...    Sam 10 Sep - 17:15

Jusqu'à quand pourrons-nous continuer de la sorte ? Survivre est une chose fort honorable, à n'en pas douter mais, sans savoir combien de temps cela va durer, est ce que nous en seront réellement capables ? J'ai tenu seule pendant des mois, sans bien arriver à saisir comment et surtout pourquoi. Mais, quand j'ai trouvé ce petit groupe, les choses ont changé. Nous vivons avec l'espoir que l'hiver finira bien un jour, que nous trouverons à manger, espoir ténu qui tient encore car nous avons trouvé un logement solide. Mais un jour, ça ne suffira plus et il nous faudra autre chose. Mais quoi ? Il ne faudra pas compter sur moi pour arriver à soutenir le groupe, je n'arrive déjà pas à me soutenir moi-même convenablement. Enfin, peu importe, nous aviserons quand le problème se présentera non ? Si nous vivons assez longtemps pour qu'il se présente un jour en tout cas.

"L'intérêt ? Avoir l'impression de faire autre chose de notre vie que de chercher une des dernières boites de conserve encore pleines de cette satanée ville ? C'est stupide et n'aidera pas à la survie, j'en conviens tout à fait. Mais c'est humain. Même si l'entraide reste notre moteur à tous. Enfin pour notre groupe en tout cas."

Je ne suis pas persuadée qu'il partage mon avis mais ce ne serait pas la première fois. Pour autant, ça nous empêche pas de discuter et d'échanger ce qui, au final, importe plus que de savoir qui a raison ou pas. Entendre une autre voix humaine qui ne viendrait pas de mon imagination, voilà qui est plus précieux que tout le reste. Même si ses propos un peu brutaux m'auraient plus que choquée à une époque, et le font encore un peu il faut que je sois parfaitement honnête, sa compagnie reste des plus plaisantes. L'espace d'une seconde, j'essaie de l'imaginer au milieu du salon où mon ex-mari aimait à donner des réceptions et cette pensée m'arrache un sourire impossible à réprimer. Son rire m'amuse et je lâche, non sans malice.

"Ah ça… il est bien connu que les hommes aiment se donner à fond lorsqu'il s'agit de lâcher la sauce, je me trompe ?"

Voilà une discussion qui aurait fait fureur dans notre salon. Je secoue la tête alors que nous nous faisons plus sérieux, que je l'interroge. J'arque un sourcil, un rien pensive.

"Etonnant. Je pensais que ce serait plus facile en connaissant les gens. Pour trouver plus facilement le déclencheur. En réalité il faut un certain recul, c'est ça ?"

Et je continue de lui faire part de mes inquiétudes. A croire que je vais réellement tout lui confier. Je me demande si je vais devoir lui faire un chèque pour ses honoraires à la fin de notre petit interlude. Ou alors je lui trouverais une bouteille, voilà qui devrait lui plaire bien davantage même si j'ai comme dans l'idée que le chèque l'amuserait d'une certaine façon. Et à ses propos, je souffle, avec un rire.

"On vous a déjà dit que vous aviez un sens de la pédagogie particulièrement original ? Non que je m'en plaigne, mais c'est inhabituel. Enfin, tout autant que d'apprendre à me servir de cet engin au beau milieu de ma ville natale entourée de morts-vivants."

Je fronce les sourcils à cette idée, baissant les yeux pour fixer l'arme et essayer de reproduire les gestes qu'il m'a indiqués. Je vois le bouton dont il parle et je hoche la tête et je le désigne, comme pour m'assurer que c'est bien celui dont il parle.

"Reste à savoir si j'aurais assez de sang-froid pour arriver à recharger correctement dans le feu de l'action, face à Igor quand il me montrera les dents. Il faudra que je pense à enlever le cran de sureté au moment où je me… comme vous le dites si bien, sinon il va me dévorer toute crue c'est ça ?"

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MessageSujet: Re: [Terminé]Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu...    Jeu 22 Sep - 20:39

J'expliquais comment on se servait d'un flingue à un toubib qui avait passé sa vie à rafistoler des gens, à faire en sorte qu'ils tiennent debout, qu'ils ne claquent pas sur la table et tout le bordel. Je ne me rappelais même pas de sa spécialisation, mais il n'en restait pas moins que j'étais du genre à m'en remettre à cent pour cent à ce genre de personne, qui détenait entre ses mains, dans sa tête, dans le moindre de ses nerfs, un savoir qui me serait à jamais fermé. Je n'avais pas le choix de toute manière. De toute ma vie, je n'avais jamais été bon qu'à une chose. La violence. Oh, vous me direz, il est bien pessimiste le petit lieutenant Raulne là, mais quand même. J'avais foiré la totalité de mes histoires sentimentales, ma fille ne savait pas si elle devait m'aimer ou me haïr profondément, et au boulot, j'avais fini par devoir me tirer le temps que les collègues parviennent à limiter la casse de mes dernières actions. Ou exactions. Je ne savais plus très bien. Tout s'était un peu mélangé, ces dernières années. Et plus rien n'était simple, facile à comprendre. Je ne savais pas trop si je devais lire de l'espoir ou de la résignation dans les paroles d'Anna.


| Oui, on s'entraide comme on peut, c'est vrai. |


Ca ne changeait rien au fait que je serais prêt à poignarder ou à étouffer de mes mains le premier qui menacerait l'avenir ou la sécurité de ma fille. Je ne peux qu'éclater de rire, même si ce n'est pas prudent, lorsque la toubib lâche une blague bien grasse comme je les aime. On ne peut pas dire que son balais dans le cul soit toujours là, vues les insanités qu'elle finit par me balancer. Je suis assez fier de moi ; je suis ravi du changement qui s'est opéré en elle. De cette vieille loque à moitié folle que nous avions retrouvée au sud de Trois-Rivières, aujourd'hui j'avais en face de moi une nana qui essayait de se servir d'une arme pour foutre en l'air tous ceux qui seraient susceptibles de lui faire du mal. On a déjà vu pire comme transformation.


| Surtout si c'est gratuit... | plaisantais-je.


Je souris alors que la belle lâche quelque chose de logique et de très intelligent ; elle ne se laisse pas perdre dans mes palabres.


| Il faut savoir cerner et toucher les gens de prêt. Tout en restant soi-même le plus loin possible. Paradoxal, je sais. Mais c'est comme ça que ça marche le mieux. Etre ami avec quelqu'un n'est pas la meilleure façon de le faire parler. |


Anna me complimente à sa manière sur « mon sens de la pédagogie », ce que je prends pour ce que c'est ; un peu de gratitude de la part de quelqu'un qui a risqué gros. Elle conclue donc l'entraînement par ce qu'elle ne doit surtout pas oublier, et les risques qu'elle encourt si jamais elle échoue. Je hausse les épaules, un rien fataliste.


| Ah ça, je pense que vous avez déjà connu façon plus agréable de vous faire dévorer... Donc n'oubliez pas. Bon. Il caille. On se rentre ? A défaut d'avoir du café ou du whisky, il doit peut être rester un peu de ces espèces d'infusion là, qu'on a retrouvé l'autre jour. |


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MessageSujet: Re: [Terminé]Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu...    Mer 5 Oct - 8:39

Il est amusant de voir qu’il y a quelques semaines à peine, j’avais du mal à communiquer, à me convaincre que les gens autour de moi étaient bien réels et, à me dire de leur faire confiance. Bon, j’avoue, une part de moi n’est toujours pas convaincue du fait qu’ils sont vraiment là et que je ne suis pas en train d’halluciner, me laissant mourir de faim et de froid, dans une espèce de semi-coma ou quelque chose dans le même acabit, mais, au moins, j’ai fini par accepter leur présence. Et par me moquer du fait qu’ils soient réels ou pas. Dans tous les cas, ça ne changerait rien non ?

Je coule un regard en coin au policier alors que nous devisons sur des sujets pour le moins improbables et j’esquisse un sourire, songeant à quel point toute cette situation est tellement farfelue qu’au fond, elle ne peut qu’être réelle non ? Jamais mon imaginaire n’aurait songé à inventer un personnage tel que Philippe. Tout du moins, j’aime à m’en convaincre. Mais ça ne rend pas sa présence désagréable, au contraire. Il a probablement été, avec Chloé, le dernier rempart avant que je ne sombre totalement. Volontairement ou non, peu m’importe dans le fond. Le fait est que, si je suis toujours en vie et que je ne parle pas aux ombres, ou alors uniquement la nuit, quand personne d’autre ne m’écoute, c’est en grande partie grâce à eux. Et je leur dois probablement de tenter de faire face et de jouer le jeu, autant que possible en tout cas.

"En même temps, sans entraide, je ne suis pas persuadée qu’aucun de nous serait encore en vie. Même si cette solidarité finit toujours par se déliter, d’une façon ou d’une autre. Que ce soit parce que les gens disparaissent ou qu’il faut faire certains choix."

Mon regard se perd dans le vide un instant, songeant que c’est probablement, certainement même, ce qui finira par m’arriver. Disparaitre. Un doux euphémisme pour représenter une mort pour le moins horrible et douloureuse. Ma foi, vu que c’est ce qui m’attend, pourquoi y songer trop tôt. J’aviserais le moment venu, en espérant que j’aurais un inconnu à jeter entre les pattes d’un zombie avant d’y passer. Sait-on jamais.

Et alors que nous continuons de discuter, je me surprends moi-même à parler de la sorte. Grands dieux, il faut vraiment qu’il y ait eu une fin du monde a minima pour que j’emploie des mots pareils. Mais c’est amusant, il y a encore un goût d’interdit dans les mots que je prononce qui m’amuse, comme une enfant qui dirait son premier gros mot. Et la réaction de Philippe ne fait qu’accentuer cette impression alors que je lui jette un regard pétillant.

"Et bien, la gratuité n’est plus un problème de nos jours. N’importe qui peut se permettre d’avoir une valise pleine à ras-bord de billets à l’inutilité flagrante. Voilà qui donne une toute nouvelle valeur à ce mot maintenant."

Je le doutais observateur, surtout lorsque sa fille n’est pas concernée. Mais ses propos ne font que me le prouver et il est amusant de suivre son raisonnement. Sans compter le fait que cela me prouve que je ne perds pas totalement la tête et que je peux comprendre sa façon de fonctionner.

"Paradoxal et plutôt difficile non ? Surtout quand les gens concernés vous sont proches je suppose. J’aurais pourtant juré qu’il était plus facile de se confier à un ami qu’à un inconnu. Mais si c’était le cas, je suppose que les psys auraient fait faillite bien avant que les zombies ne les dévorent. Allez savoir pourquoi, je suis persuadée qu’ils ont été parmi les premiers à passer à la casserole."

Je le remercie, d’une certaine façon, ses explications me permettant peut-être de tenir quelques minutes de plus lorsque l’heure sera venue. Je laisse filer un silence pensif, jetant un regard à mon arme, comme si je la découvrais pour la première fois réellement.

"J’avoue que l’idée de me faire dévorer sans réagir n’est pas des plus plaisantes. Là au moins, j’ai presque l’impression d’avoir une chance. Et oui, il y a eu des façons bien plus agréables qui ne sont pour l’heure plus vraiment à l’ordre du jour. Alors, autant gérer au mieux celles qui se présentent, n’est-ce pas ?"

Et je hoche la tête au reste de ses propos.

"N’importe quoi, pourvu que ce soit chaud. J’ai l’impression que mes doigts vont tomber en morceaux à force."

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MessageSujet: Re: [Terminé]Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu...    Mer 5 Oct - 18:21

[HJ Je ferme comme le sujet a bientôt cinq mois et qu'on a fait le tour du sujet de départ, tu reviendras me voir pour un autre rp]


L'objectif était rempli. Je ne parviendrais probablement jamais à métamorphoser Anna de Beauregard en tireur d'élite mais au moins parviendrait-elle peut-être à viser correctement la prochaine fois. Je savais d'expérience que les premières leçons de tir n'étaient pas tant importantes pour améliorer directement la précision que pour délivrer des bases qui permettraient à tout le monde d'agir en relative sécurité. Bien sûr, cela voulait dire aussi que nous devions faire en sorte d'accroître cet entraînement pas des travaux pratiques. Peut-être ferait-elle rapidement des progrès, après tout, il y avait de grandes chances pour que ses premières cibles soient des morts-vivants qui ne pouvaient mourir que d'un tir à la tête, terriblement plus difficile à accomplir qu'un shoot en plein dans le tronc. Si elle apprenaità la dure, il y avait des chances pour que les leçons soient plus efficaces. Nous verrons bien ce que cela donnerait avec le temps. En tous cas les bases lui permettraient sans nul doute de se montrer précautionneuse avec une arme et cette première approche renforcerait sa sécurité d'utilisation. Si on pouvait éviter lors de notre prochaine mauvaise rencontre de tous se tirer dessus par erreur dans la panique et la précipitation, alors nous aurions sans doute déjà beaucoup gagné... Je méditais un moment sur ce que la toubib lâcha sur la solidarité. Elle avait sans doute fait le tour de la question avec beaucoup de discernement dans une certaine économie de mots.


La toubib continue sur le sujet de la distanciation avec les autres. Et ce qui en avait résulté pour les psys. Sans aucun doute assez grand mal, mais je ne pensais pas, moi, qu'ils figuraient parmi les premières victimes.



| Oh, je ne pense pas. Ceux qui savaient bien faire le boulot ont dû sentir le vent tourner dans la panique générale un peu avant les autres, ce qui a sans doute été salutaire pour beaucoup d'entre eux. Au moins dans un premier temps. Après, quand il a fallu gérer la survie... |


Avoir une maîtrise ou un doctorat en sciences sociales c'est très bien dans l'idée mais dans la pratique ça n'aide pas beaucoup à survivre, ni à connaître des gens qui ont toujours dû vivre à la dure. Etre intelligent ne veut pas dire débrouillard, ni solide. Après, certains changent, s'adaptent... Mais combien se sont perdus en chemin avant d'y arriver ?  Tenir une arme et devoir s'en servir, c'était une grande responsabilité, plus encore en période de crise qu'en temps normal. Je ris de bon cœur avant de prendre la direction du camp de base.


| Ah ah ah ! Allez, allons-y. |

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MessageSujet: Re: [Terminé]Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu...    

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