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[Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres
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MessageSujet: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Dim 4 Sep - 11:49

J'ouvre les yeux et me redresse en sursaut, avant de regarder autour de moi et d'aviser le début d'esquisse de la voiture que j'ai dessiné hier sur le mur de la chambre d'Ethan. La chambre d'Ethan. Et ça me revient.

Leur retour hier, avec Raf. Et leur gueule d'enterrement. Ouais, bon, mauvais choix de mot. Mais le peu que je sais, que tout le monde sait, c'est à Raf qu'on le doit. Ethan lui... Lui, il avait dit à Raf avoir besoin de 5 minutes et Raf avait commencé sa petite histoire avec la fille, Morgane donc, et sur le coup, tout ça, la morte et ses paroles, m'avait suffisamment perturbé pour que je me pose pas de questions. Les Autres. Comme ceux du moulin ou une putain de coïncidence ? Ouais, les coïncidences c'est n'importe quoi. Et j'avais eu un horrible frisson alors qu'il continuait à parler.
Et quand le simplet était rentré, il avait sa gueule des mauvais jours. Des jours vraiment mauvais. Pas la gueule des mauvais jours en rogne, mais la gueule des mauvais jours pas cool... et en rogne peut-être oui... J'étais restée 10 minutes à le fixer comme une conne, avant de me décider à aller m'approcher de lui. Et ma simple question, un « ça va ? », posée doucement, n'avait eu qu'un vague « ouais » grogné en réponse. Alors je m'étais contentée de restée là, à côté de lui, un peu plus longtemps. Avant d'aller chercher un truc chaud pour lui, histoire de... bah d'être utile quoi. Et quand j'étais revenue, abracadabra, il avait disparu... ouais, il s'est barré comme ça. Paf. Promener le clebs qu'il avait dit à Dean... sans ledit clebs vu qu'il était là... Autant dire que ça m'avait un peu gonflé, mais que s'il voulait pas de moi, j'allais pas aller le faire chier. Et dans le fond, j'aurais fait pareil que lui, même si moi je l'aurais envoyé bouler... Mais c'était pas moi et ça me faisait chier. Vraiment chier.
Et le nain m'avait rien appris de plus. Une boite de haricots. Ni plus ni moins. Quoi, ils s'étaient battus avec elle pour une boite de haricots ? Ils lui avaient filé ? Connaissant Ethan, ça m'étonnerait même pas. Enfin, Zak avait rien dit de plus se contenter de hausser les épaules. Non, j'allais pas me prendre la tête inutilement avec lui...
Et à défaut de tourner en rond ou d'aller le chercher, encore, et de me prendre un vent, encore, je m'étais retrouvée dans sa chambre un fusain à la main et j'avais commencé à tracer vaguement les contours de la voiture... et d'un arbre, et d'une rivière... Ouais, le résultat ressemble au bout de champ en friche du vieux Harrison... J'avais pas fait gaffe au temps passé dessus, mais j'avais fini par arrêter parce que je voyais plus rien.

Et il n'était toujours pas là. Oui, je m'inquiétais, et je commençais à être légèrement en colère, et j'avais à nouveau hésité à aller le chercher. Mais en pleine nuit, ce serait tellement stupide pas vrai ? Même pour moi. Alors j'étais restée là, à m'asseoir sur son lit en prenant son coussin dans mes bras. Idiote qui sourit en sentant son odeur. Et j'avais vu les photos. Une de Zak, en train de sourire. Et une de moi, en train de rire. Prises sans aucun doute par Charisma... pour lui donc. Ça aussi, ça m'avait gavé un peu sans que je comprenne trop pourquoi.
Et j'étais restée je sais pas combien de temps, son coussin dans les bras, à fixer la porte, mon dessin, les photos. Et j'avais vraiment commencée à flipper. Faisant les cent pas, me rasseyant, regardant par la fenêtre, allant dans le couloir pour voir la porte d'entrée, revenir dans la chambre, etc, etc, etc... Et la colère avait petit à petit remplacé l'inquiétude. Enfin, pas vraiment remplacé, mais c'était plus facile d'être en rogne que de flipper.

Et j'avais dû finir par m'assoupir, pas très longtemps vu mon état de fatigue pire qu'avant, à moitié assise contre le mur, son stupide coussin entre les bras.
Je fais craquer mes épaules et me redresse, mon cœur se serrant en m'apercevant que non, il n'est vraiment toujours pas là. Okay. Je me relève, grimaçant en sentant tous mes muscles tirer, et vais chercher ma veste et ma batte, avant de descendre dans la pseudo cuisine. Et vu qu'y a personne debout, et pas de café de fait, il doit être tôt. En même temps, le soleil est même pas levé... Super.
Réfléchis. Il serait pas assez idiot pour passer la nuit dehors pas vrai ?... Non, quand même pas... Mais où...Et je jure en tiltant. Putain s'il est pas là-bas je le tue promis juré. Même s'il y est d'ailleurs.
Je pique des barres de céréales que je fourre dans ma poche et me dirige vers la porte... Okay, je laisse un mot par habitude, même s'ils vont bien savoir pourquoi je suis sortie.

Et là, je me retrouve dans le froid, le soleil apparaissant à peine à l'horizon.
Il gueule toujours quand je fais un truc dangereux, quand je sors seule, quand je le préviens pas. Même avant qu'on... soit ensemble ouais. Et lui, là, cet abruti, il se casse sous un prétexte bidon et il revient pas de la nuit ?? Il se fout de moi ? Je me fous qu'il aille pas bien, je me fous qu'il ait voulu être seul putain. Il s'est cassé et n'est pas revenu et n'en a rien eu à foutre que je meure d'inquiétude ! Connard ! Il a pas le droit ! Bon, j'exagère un peu je m'en rends compte... Mais sérieux, ça se fait pas, pas vrai ?
Je parcours la distance d'un pas vif, les mains enfoncées dans les poches, et m'arrête une seconde devant la porte. C'est fou comme la colère prend facilement le pas sur le reste parfois. Chez moi souvent oui. Mais sérieux, ça se fait pas, on est d'accord ? N'empêche que j'hésite à ouvrir. Parce que s'il est pas là...

J'ouvre la porte en silence, la mâchoire crispée, et avance dans le garage.
Et je le vois, là, sur le canapé, à dormir comme un bienheureux. Et j'ai une folle envie de lui balancer un seau de neige sur la gueule, ou n'importe quoi qui fasse assez mal, alors que j'avance en silence vers lui, après avoir posé ma batte sur la table. Okay, mon cœur a fait un bond en le voyant et je pourrais presque rire de soulagement. Ou pleurer ouais... Bref...
Et je m'arrête, les yeux rivés sur lui. Lui et son léger sourire idiot qu'il conserve en dormant, le nez plongé dans mon oreiller. Et ouais, ma colère fait un pffffiout en le voyant. Parce qu'il est super chou. Mais ça change rien au fait que... Merde.

Je soupire en silence et vais chercher une autre couverture pour la placer sur lui avec douceur, le dévorant du regard malgré moi. Allez, c'est bon, il va bien, il a juste joué au con.
Je rapproche et allume le petit réchaud à feu qu'on a dégoté pour faire du café dans la cafetière à l'italienne. Ouais, on commence à être trop bien équipé c'est dingue...
Je prends un calepin et commence à le dessiner, un mince sourire aux lèvres. Pour me souvenir comme il est mignon et tranquille avant de le pourrir. J'éteins le réchaud quand le café a fini de passer et repose mon carnet, son visage presque terminé.
Non, je suis vachement en colère quand même en fait. Je me lève et vais nettoyer deux tasses dans la neige, avant de les remplir de neige et de revenir vers lui. Je souris légèrement, et repousse une mèche de son front en murmurant.

« Ethan ? »

Je suis sadique je sais. Mais bizarrement, l'attente et le dessin n'ont pas réussi à chasser l'angoisse et la colère. Lui renversant les tasses sur la tête et dans le cou, je hausse un sourcil en le fixant, le visage fermé. J'arrive pas à être assez en colère à mon goût, mais c'est déjà pas mal.

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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Sam 10 Sep - 14:42

Je sais même pas comment j'ai atterri là. En fait, si on me demandait exactement ce qui s'est passé depuis qu'on a laissé le cadavre de Morgane derrière nous, je crois que je serais infoutu de le raconter. Et pourtant, putain, ça arrête pas de tourner en boucle dans ma tête. Comme un disque rayé que j'arrive pas à dégager de mon esprit. Je me souviens vaguement que j'avais demandé à Raf' d'y aller en premier, visiblement il gérait vachement mieux le truc que moi. Et quand j'étais rentré, j'avais évité son regard et celui du môme, sans bien arriver à saisir pourquoi. Enfin si, j'avais encore les fringues pleines de sang coagulé et j'avais beau avoir frotté comme j'ai pu, j'avais juste l'impression que c'était encore plus flagrant.

Le pire je crois, c'est quand elle m'a demandé si ça allait. J'avais qu'une envie, c'était de lui dire que non et de la garder dans mes bras, sans réfléchir à ce qui s'était passé. Elle m'aurait rien demandé en plus, je crois. Mais non, j'avais la tête qui allait exploser alors j'ai fait une connerie. Je suis allé prendre l'air. Sortir le clebs. C'est au bout de 100 mètres que j'ai tiqué qu'en fait j'avais oublié de l'embarquer. Super l'excuse de merde. Pour le coup, j'ai même pas osé revenir, de peur qu'elle m'ait totalement cramé. Et je me sentais pas de me justifier. Pas encore.

Alors, je me suis baladé un peu, me retrouvant sans même y faire attention devant le garage d'Eliott. Notre garage ? Je sais pas trop en fait. Et je suis pas sûr que lui poser la question maintenant serait hyper judicieux. Comme je commençais à me les geler, je me suis dit que je pouvais faire une pause cinq minutes, le temps de me réchauffer. J'ai souri comme un con en voyant le canapé, au moins y a des souvenirs cools et je me suis un peu détendu en attrapant l'oreiller qui trainait là. Y avait son odeur. C'est comme ça que je me suis endormi, je crois, avec ce foutu pull encore taché du sang qui était passé au travers du blouson. Je pensais pas rester longtemps mais visiblement, je me suis foiré quelque part.

Enfin ça, je m'en rends pas compte de suite quand j'entends la seule voix qui pourrait me remonter le moral. Et pourtant, j'ai pas réussi à l'affronter hier. Parce qu'elle m'aurait demandé de lui parler. Et que je l'aurais fait vu qu'elle est la seule capable de me faire vider mon sac. Et que je me serais senti encore plus mal parce que je veux pas qu'elle me voit comme ça. J'ouvre difficilement un œil et j'ai pas le temps de dire quoi que ce soit que je sens un truc glacer couler dans mon cou.

Je me relève brusquement, laissant échapper une volée de jurons et je bascule contre je sais pas quoi. Je me tords la cheville et je m'étale au sol, manquant de peu de me cogner la tête contre le canapé. Après avoir secoué la tête pour chasser les espèces de points noirs que j'ai devant les yeux, je m'adosse contre le dit canapé en massant mon pied et je fixe Eliott, avec ma gueule des mauvais jours.

"Putain mais ça va pas la tête ?"

Et je cille, regardant autour de moi. La luminosité est super bizarre. Il faisait presque nuit quand je suis arrivé là et j'ai l'impression que le soleil se lève. Mais ce serait pas possible, je dors jamais autant normalement.

"Il est quelle heure ? J'ai dormi combien de temps là ?"

Je crois que je me suis jamais senti à la ramasse. Et j'ai la dalle, un truc de fous.

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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Mar 13 Sep - 21:09

Si j’étais honnête avec moi-même, ce que je ne suis pas totalement, j’avouerais que je me suis tellement inquiétée pour lui que je pourrais en hurler ou en pleurer. Mais comme j’ai pas envie de chialer comme une môme que je ne suis plus, on mise sur la colère. Je connais bien la colère, c’est devenu une pote ouais, et lui, il le sait déjà. Pourtant, il s’amuse à se barrer et à ne pas revenir, me laissant m’inquiéter et paniquer sans un remord.
Il dort. Moi je passe une nuit blanche à me morfondre, à ne pas dormir et à me faire des films… Qu’est-ce que je suis idiote parfois. Mais quand je le regarde, il a l’air tellement… paisible comme ça. Si on omet son pull taché de sang. Si on oublie tout ce que Rafael a raconté hier. Je le connais. Je sais bien qu’il doit le prendre beaucoup trop à cœur, même s’il ne l'a rencontré qu’une fois, et qu’il doit s’en vouloir et s’en faire. Lui est vraiment idiot.

Sans parler de cette petite voix qui elle se fait terriblement jalouse sans raison. Enfin, si, il est parti, il m’a pas parlé, il m’a laissé parce qu’une nana est morte. Y a de quoi se poser des questions non ? Est-ce qu’il l’a vraiment vu qu’une fois ? C’était qui ? Je sais, c’est débile, parce que si c’était avant qu’on se revoit, avant tout ça… Mais je le suis bel et bien, jalouse, même un tout petit peu… Je suis trop conne.

Et si j’ai eu vraiment peur pour lui, si je suis vraiment en colère, je lui en veux tout autant d’être parti et de rien m’avoir dit. Parce que… Il m’a fui. C’était pas le but, mais pourtant, c’est ce qu’il a fait. Il m’a laissé. Il aurait pu lui arriver n’importe quoi et je l’aurais même pas su. Alors oui, ça m’énerve encore plus.
Et je m’accroche à cette colère en essayant d’étouffer cette pseudo panique qui s’est emparée de moi cette nuit. Je suis gentille, de la neige, c’est rien non ?

Je me recule alors qu’il se relève en jurant et se casse la gueule, évitant de peu le canapé. Je m’en serais voulu quand même s’il s’était fait mal.
Je le regarde, le visage fermé et la mâchoire crispée alors qu’il s’adosse au canapé, avant de me regarder. Ouh, je l’ai mis en colère. D’où il se montre en colère lui ? Ouais, la neige, le froid, tout ça, je sais… Et je m’en fous. Je hausse un sourcil alors qu’il regarde autour de lui, semblant percuter un peu.

« Parce que ça a une importance maintenant ? »

Je me crispe encore plus malgré moi et le fixe quelques secondes.

« Je sais pas, vous êtes revenus avec Rafael, il devait être quoi ? 6h30-7h ? Là, il doit être… peut-être 8h maintenant, ou moins… Difficile à dire, ma montre est tombée en rade y a un moment. »

Tout en parlant je me tourne et retire les 4 barres de mes poches, les posant sur la table, jetant mon manteau sur l’un des fauteuils. Je lui jette un coup d’œil, avant de froncer les sourcils et de me pencher pour tirer sur son pull qu’il le veuille ou non. Je le prends et vais le poser dans un coin, fouillant vite fait dans un sac. Je reviens vers lui et lui tends un pull en laine, dans les ton gris-bleu.

« Tiens mets ça avant d’attraper froid. Je le trouvais chouette, je me suis dit qu’il t’irait bien… »

Je retourne près de la table, sans plus lui prêter attention, prends les tasses et y verse du café, avant de rester les yeux rivés dessus. Le sucre, j’ai oublié le sucre. Fait chier. Les larmes me montent aux yeux malgré moi, et j’inspire profondément. Plus ridicule tu meurs. Ravalant mes larmes, et tout le reste, je prends une tasse et 3 barres pour aller les poser par terre à côté de lui. Toujours sans le regarder ouais, histoire de compenser ma gentillesse avec le pull.
Et je retourne m’installer sur la table, prenant ma tasse de café, sans sucre, dans les mains, les yeux rivés dessus.

« Tu devrais manger. » Je bois une gorgée. « Je sais pas combien de temps tu as tourné avant de te planquer ici, mais tu as dû dormir pas loin de 11-12h… » Je regarde ma tasse avant de relever les yeux vers lui. « Parce que oui, le soleil se lève. T’es resté là tout la nuit. »

Oui, mon ton est froid, autant que mon regard je pense, et je vais avoir mal aux dents à force de crisper autant la mâchoire.

« T’as bien dormi, ça va ? T’aurais dû prendre l’autre couverture de suite, t’aurais sans doute eu moins froid. »

Vous avez vu ? Pleine de sollicitude je suis. Ouais, et mes phalanges deviennent blanches autour de la tasse tellement j’essaie de pas lui balancer à la gueule…

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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Jeu 15 Sep - 11:51

Je me souviens pas avoir été aussi à la ramasse depuis longtemps. Ça doit dater de ma dernière vraie cuite et je parle même pas de la vodka qu’on a picolé avec Eliott. Un truc bien plus vieux. Mais c’est exactement comme ça que je me sens. Comme si j’avais pris la cuite du siècle. Sans une goutte d’alcool, c’est parfait. Et je vois bien à sa gueule, même si je suis pas encore vraiment alerte, je fais bien dans l’euphémisme hein, qu’elle est sacrément contrariée. Et que j’ai encore plus merdé que ce que je pensais. J’ai juste du mal à piger pourquoi. Mais je sens que je vais vite le savoir.

Pour le coup, je me contente de froncer les sourcils à sa réponse qui m’apporte rien de bien nouveau alors que je me masse la cheville en grimaçant. Ouais elle a quand même réussi à me gonfler en me balançant de la neige. C’est un vieux coup de pute ça quand même mine de rien. Et puis, elle me dit qu’il doit être 8h00. Ca va en fait, je pensais être parti plus longtemps qu’une heure ou deux. Je commence à dérailler sérieusement pour perdre autant la notion du temps quand même. J’ai quand du mal à la croire quand même mais je fixe les barres, la mine circonspecte avant qu’elle ne se décide à me débarrasser ce foutu pull.

"Hein ? Quoi ? Ah euh… il est chouette ouais."

Il est super doux et chaud. C’est cool. Je crois. Mais y a un truc qui cloche et pas qu’un peu. Je sais que j’aurais dû rester avec elle pour lui parler mais elle va pas me faire un sketch pour deux heures si ? Je cille quand je la vois préparer le café et surtout quand je vois qu’elle a les larmes aux yeux.

Merde, merde, merde. Qu’est-ce que j’ai foutu ?

Je me retiens de me lever et de la rejoindre. D’un parce que j’ai mal à cette foutue cheville et de deux, parce que j’aimerais un peu comprendre ce qui se passe pour pas en rajouter une couche. Et le fait qu’elle soit aussi calme n’augure rien de bon. Rien du tout.

Elle évite mon regard alors qu’elle reprend la parole et j’ai même pas le temps de me dire que j’aime pas ça du tout que je tilte enfin où est le souci. Mais je lève les yeux vers elle et je laisse filer un rire incrédule.

"Tu vas pas me faire croire que j’ai dormi 11H. C’est juste… c’est improbable. Je me suis posé juste cinq minutes, le temps de me réchauffer avant de rentrer et…"

Et vu son ton, vu sa gueule, je me rends compte que c’est bien ce qui s’est passé. Ca, plus le fait de m’être cassé sans rien dire… je me fige, mâchoires crispées, alors qu’elle reprend, comme si de rien était. Elle parle vraiment de couvertures là ? Ok, vu ses doigts, je vais pas tarder à me prendre la tasse dans la gueule. Et quelque part, j’aimerais autant, tout sauf cette froideur que je sais pas gérer. Bon, je sais pas gérer le reste non plus, je sais. Alors, je pousse un profond soupir, attrapant la tasse et baissant les yeux.

"Ok… sur une échelle de 1 à 10, à quel point j’ai merdé ? 11 ? 12 ? 1000 ?"

Je relève la tête vers elle et je la fixe, aussi impassible que possible. Je pourrais m’excuser de suite mais je me dis que ça va juste aggraver mon cas en fait. Enfin, j’en sais rien. J’essaie juste d’imaginer la gueule que j’aurais tiré si elle avait disparue toute une nuit, surtout après ce qui vient de nous arriver et, autant dire tout de suite, j’aurais certainement déjà pété des trucs. Ou pété un câble tout court. Et pendant que je la regarde, j’ai le visage de Morgane qui s’imprime, un peu en mode fantôme. Et comme à chaque instant depuis qu’elle est morte, je me dis que ça aurait pu être Eliott. Que ça pourrait si on déconne de trop. A cette pensée, je me mets à trembler, de rage, d’inquiétude, de je sais pas et je me rends compte que j’en fous de partout. Alors je repose ma tasse en déglutissant et je souffle, dans un murmure.

"J’essaierais même pas de m’excuser parce que j’aurais jamais dû faire ça. Je mérite même pas que tu m’excuses en fait. Je… et merde…"

Je pensais pas que ça pouvait être pire, mais en fait si. Et j’ai un putain de mal de crâne en plus.

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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Lun 19 Sep - 17:42

Le fait de le regarder et de le voir paumé ne m’aide pas vraiment. Une partie de moi, partie que je déteste actuellement, a juste envie de le prendre dans ses bras, comme pour s’assurer qu’il est bel et bien réel, et de le garder contre elle, pour le protéger. Genre cet abruti a besoin d’être protégé et rassuré. Bon, okay, ça c’est moi. Mais sans déconner, je vais pas juste passer sur le fait qu’il est parti, sans dire où il allait, sans revenir de toute la nuit, alors qu’il me pète un steak quand je sors 2h toute seule ? Et ça, quel que soit le regard qu’il balance. Surtout que oh, je suis quand même super sympa avec lui hein. Non seulement je lui file le super pull que j’ai trouvé, mais j’ai pensé à lui ramener de la bouffe, plus que d’habitude, parce qu’il a rien dû bouffer depuis hier midi. Sauf s’il a bouffé les deux-trois trucs trainant au garage, mais j’en doute. Il aurait pas osé piquer mes derniers morceaux de toblerone. Donc il doit crever de faim. Enfin, encore plus que d’habitude quoi. Ouais, je pense à lui.

Et c’est justement pour ça que je suis tellement en colère. Parce que j’ai eu peur, parce qu’il s’est barré à cause d’une morte, parce qu’il m’a rien dit, parce qu’il s’en fout au final de moi et de ce que je peux bien penser ou ressentir, et ce malgré tous ces beaux discours.

Alors je continue de parler, sans le regarder, d’une voix froide et presque détachée, comme si ça n’avait aucune importance. Sinon soit je hurle, soit je pleure. Et au final j’ai peur que l’un entraîne l’autre, et j’ai carrément pas envie de chialer. Non, lui gueuler dessus me dérange pas non.

Je finis pourtant par lever les yeux vers lui quand il rit et répond, le visage fermé, la mâchoire toujours crispée. Et oui, je veux bien le croire. Je veux bien essayer de me persuader qu’il pensait pas à mal, qu’il voulait pas… ne pas rentrer de la nuit. Mais ça change rien. Il a été vraiment trop con. Et je me suis beaucoup trop inquiétée aussi. Et j’aime pas ça. Ni m’inquiéter autant, ni me sentir aussi démunie et fragile. Alors je fais comme je peux, tant pour garder contenance que pour pas lui fracasser la tasse dessus. C’est vrai quoi, je l’aime bien cette tasse… et je le regarde prendre la sienne, son regard à son tour fixé dessus.
Je lui rends son regard, cachant rapidement à quel point ça m’a fait peur, et mal. Même si je doute qu’il soit dupe. Je grimace et souffle un rire sans joie, reportant à nouveau mon attention sur mon café.

« Je t’ai attendu. Je me suis dit que t’avais besoin d’un peu de temps...
Et puis, j’ai commencé à tourner en rond. Après, je me suis dit : autant être utile ou faire quelque chose, plutôt que de m’inquiéter pour rien, alors je suis allée dessiner dans ta chambre. Jusqu’à ce que je ne vois plus mes mains devant moi. Et il faisait nuit, alors… ça aurait été idiot d’aller te chercher dehors sans savoir où tu étais pas vrai ? Mais j’aurais sans doute dû au final… Mais je me suis dit que c’était dangereux et que t’aimerais pas… Et à force de tourner encore, je me suis installée dans ton lit. J’ai trouvé les photos… Et au bout d’un moment, les ombres sont devenues plus claires, alors je me suis levée. Tout ça pour te trouver à dormir ici. »


Je déglutis et le dévisage sans savoir trop quoi répondre au final.

« Alors je sais pas, j’en ai aucune idée. D’après toi ? Si ça avait été inversé, t’aurais fait quoi ? Tu serais mort d’inquiétude ou dans une colère noire ? Parce que là, je t’avoue que j’ai envie de te démolir la gueule en fait. »

Je le fixe. Et il a une encore plus sale gueule qu’un instant auparavant. Je le vois trembler et reposer sa tasse. Et je sais pas, c’est trop. C’est trop con, mais c’est trop. Je pose ma tasse à mon tour et me lève d’un bond.

« Tu te fous de moi ? Oh oui, t’as merdé ! Non, t’aurais jamais dû faire ça ! Non, t’aurais jamais dû partir sans rien dire à personne ! Non, t’avais pas le droit de te casser et de pas revenir après le cinéma que tu m’as fait bordel ! Alors quoi, ça vaut pour moi et pas pour toi ? Ou c’est juste que tu t’es rendu compte qu’elle était plus importante que moi et qu’au final t’en avais rien à foutre de moi et de ce que je ressens ? Que je peux mourir d’inquiétude et m’imaginer le pire, et qu’on s’en fout parce que c’est que moi ?! Ou peut-être que tu pensais dans ta cervelle de simplet que c’était pas un drame et que je m’en foutrais ? Que je paniquerais pas ? Que je me ferais pas les pires scénarios en boucle, en me disant pas que tu avais pu te foutre en l’air, ou simplement te barrer après tout ça en te rendant compte que c’était trop, ou que tu étais mort dans un fossé, en train d’être bouffé ? T’es sérieux Ethan ?! Comment tu veux que je gère moi ? Comment tu veux que je sois pas terrifiée ?! Et toi là, tu… Tu t’excuseras pas ? A quel point tu t’en fous, hein ? »

Et je me rends compte alors que je hurle que je me suis rapprochée de lui et que je pleure tout autant en le dévisageant. Je stoppe et m’éloigne de lui, la mâchoire à nouveau crispée. Je secoue la tête, les poings serrés.

« Alors je sais pas à quoi tu joues. Ou ce que tu attends de moi, ou ce que tu veux… Mais… moi, ça, ça me va pas. T’as pas le droit de me promettre tout ça, de me montrer tout ça, et de le reprendre juste après ! T’as pas le droit Ethan ! J’ai déjà perdu Sid, je peux pas te perdre aussi. Je peux pas tu comprends. Alors je préfère encore que tu me dises que c’est fini, que je te saoule ou j’en sais rien, plutôt que de te voir fuir comme ça en passant une nuit blanche en me rongeant les sangs. Tout ça pour rien. »

Merde. Et non, j’ai pas perdu Sid, il… Merde… Il a pas le droit. Il a pas le droit de me faire ça. Et j’ai tellement l’impression de rien contrôler, et de me comporter comme une gamine stupide et immature. Et je lui en veux pour ça aussi. Parce que c’est de sa faute.


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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Lun 19 Sep - 18:46

Ok, alors là, je suis dans la merde. Mais vraiment. Mon cerveau commence à retrouver ses maigres capacités et à me lancer des signaux de détresse. Je sais même pas comment je vais rattraper le coup, si c'est rattrapable et, pour le coup, ça me fait paniquer. Plus que le reste, presque autant que de l'imaginer à la place de Morgane.

Et je me rends compte à quel point l'idée de la perdre est juste inconcevable. J'avais tiqué que je m'étais grave attaché à elle et bien trop vite. Que ça la faisait flipper et que moi, j'essayais de passer outre parce que de toute façon, j'y pouvais pas grand-chose. Mais là, en l'écoutant gueuler, en me disant qu'elle pourrait se tirer et me laisser pour de bon… c'est juste pas possible. J'y arriverais pas sans elle.

Son rire me fait mal, bien plus que je l'aurais cru. Parce qu'elle se retranche derrière cette foutue colère qu'on connait tous les deux. Et que je pensais qu'on avait passé ce cap. Sauf que j'ai tout foutu par terre. Tout ça parce que je me suis endormi comme un con, que j'ai pas su lui parler quand je pouvais et que là, si ça se trouve c'est trop tard.

Je me fige quand elle se remet à parler et je dis rien, chacune de ses paroles se gravant dans mon esprit et ne faisant qu'en rajouter une couche à tout le reste. Toute cette merde qui tourne en boucle dans mon esprit. Je fronce les sourcils quand elle parle des photos, me demandant vaguement de quoi elle parle mais j'ai comme l'impression qu'elle va pas répondre à mes questions. Elle finit par m'interroger et je me doute que ses questions sont plus pour la forme qu'autre chose mais je réponds quand même, essayant d'avoir l'air moins largué.

"J'aurais… j'aurais pété un plomb. J'aurais cassé des trucs. Je serais allé à ta recherche comme un fou dans la nuit. Et je serais probablement mort de froid dans un coin en me disant que je suis le roi des cons à avoir fait ça. Mais me casser la gueule c'est un bon plan aussi."

Et je sais pas ce qui fissure la carapace qu'elle s'est forgée mais pour le coup ça pète, et pas qu'un peu. Je sens mes mâchoires se contracter à mesure qu'elle parle. J'ouvre juste la bouche, un rien perplexe, non totalement en fait, quand elle dit qu'elle compte plus que moi, me demandant de qui elle parle, mais elle a l'air tellement partie dans son élan que j'arrive même pas à lui couper la parole. Ou que j'en ai pas envie. Parce que putain, chaque coup fait mal j'avoue. J'arrive juste à bredouiller, en secouant la tête comme un con.

"Je… je m'en fous pas. Pas du tout. C'est … c'est pas ce que tu crois… je…"

Et là, elle s'éloigne. Et putain, j'arrive plus à dire quoi que ce soit. Je la regarde pleurer comme le simplet que je suis et je peux juste souffler, d'une voix cassée.

"T'en… t'en va pas. T'éloigne pas. S'il te plait."

Je tends une main vers elle sans oser la prendre dans mes bras, me figeant devant l'espace qui nous sépare et je la laisse retomber dans le vide après m'être nerveusement passé les doigts dans ces foutus cheveux beaucoup trop longs. Putain ils bouclent ça y est. Je sais même pas pourquoi je pense à ça là, de suite et je finis par toussoter, baissant les yeux pour pas qu'elle voit à quel point je suis largué.

"Je… je joue à rien Eliott. J'ai pété un plomb en imaginant que ça aurait pu être toi. Que ça aurait été toi si tu nous avais pas retrouvés. Et que ça, tu l'as fait uniquement parce que tu t'en es très bien sortie sans moi. J'ai même pas été foutu de te garder auprès de moi. Et depuis que cette garce est morte dans mes bras, j'arrête pas d'y penser. De me dire ça, que s'ils te font du mal je… je sais pas. Je pourrais pas continuer sans toi."

Je prends une inspiration avant de continuer, dans un murmure.

"Je pensais avoir réalisé à quel point je t'aimais et ça me faisait déjà flipper mais en fait, j'étais loin de m'en douter jusqu'à hier. Ou maintenant en me disant qu'il y a 9 chances sur 10 que tu me dises de me tirer et d'arrêter les frais. J'en sais rien.  Ca change pas grand-chose."

Je sens alors mes mâchoires se contracter et je reprends, un ton plus haut, évoquant ce que j'essaie soigneusement d'éviter depuis des semaines.

"Sid' n'est pas mort. Tant que je le  verrais pas de mes yeux, j'y croirais pas. Point."

Alors que oui, clairement, tout me souffle qu'il l'est forcément. Ou alors qu'il doit être dans une sacré merde. Je sais même pas ce que je dois faire, je me rends même pas compte de ce que je viens de lui dire en fait et je reprends, après avoir dégluti tant bien que mal.

"Je suis désolé Eliott. Vraiment. Même si ce que je dis ne vaut pas grand-chose. Et j'aurais du t'expliquer ce qui s'est passé en détails, mais j'y arrivais pas. Alors j'ai merdé. Totalement. Voilà."

Chuis qu'un pauvre type. Je le dis pas à haute voix mais, vu mon ton, ça revient au même. Et je me détourne, cherchant ma veste vu qu'elle va probablement me foutre dehors maintenant. Fait chier. Mais tellement.

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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Lun 19 Sep - 20:37

Je sers les poings, rentrant mes ongles dans ma paume sans même ressentir la douleur. Et je me force à respirer calmement, ou à peu près, histoire de pas faire une syncope ou autre connerie du genre tellement je suis énervée. Et flippée ouais on a compris. Même si ce côté-là à quand même vachement diminué en le voyant sain et sauf affalé dans le canapé. Mais après, je me dis : s’il l’a fait là, pourquoi pas une autre fois ? Et si un jour il le refait et qu’il revient pas ? Et s’il décide juste de se barrer vraiment ? De me laisser ?
Alors plutôt que de songer à tout ça, je reprends un peu mes mauvaises habitudes et je garde la colère. Mais j’y peux rien. C’est une façon comme une autre de me protéger et elle marche vachement bien. et encore je me contrôle super bien là, parce que je gueule pas, y a du progrès… Ouais, ou c’est juste que j’ai peur de pas réussir à m’arrêter si je commence et que je sens toute la peur accumulée se terrer quelque part là-bas derrière et me serrer la gorge par à-coup.
Et je hausse un sourcil quand il me répond. J’inspire et réponds toujours aussi froidement.

« Oh. J’ai foiré alors ? J’aurais dû sortir et te chercher partout. Parce que si t’as le droit de te conduire en con tout le temps, que ce soit en te barrant la nuit ou en sortant pour me chercher si c’était inversé, j’ai le droit aussi non ? J’ai pas à faire gaffe à moi ou à prendre en compte ce que tu m’as demandé, ce qu’on a dit tous les deux. Vu que toi tu t’en tape visiblement. »

Je continue de le regarder, et j’y arrive plus. Je sais pas trop pourquoi, mais d’un coup, ça pète et je commence à gueuler. Oui, je sais, gueuler sert à rien, ça fait pas avancer les choses, c’est pas constructif, blablabla… Mais putain, qu’est-ce que ça fait du bien ! Enfin, d’habitude, parce que là, c’est carrément pas le cas. Je le vois plus ou moins se décomposer, ou peut-être au final que j’imagine, parce que bon, j’ai cru tellement de trucs avec lui. Et moi… Moi, je me rends compte que je gère plus rien et que tout m’échappe. Oui, c’est moi qui parle, mais merde, je chiale aussi, et j’ai l’impression de trop en dire, même si je sais bien que je pense tout ce que je peux dire. Et c’est sans doute ça qui me fait le plus mal.

Je le fixe avant de m’éloigner. Parce que sinon, je vais juste le prendre dans mes bras, ou me réfugier dans les siens, et ce serait carrément moche après mon pétage de plomb. Bonjour la cohérence. Et puis, okay, je vais pas bien, mais je suis quand même en colère.
Et sa voix me serre le cœur. Merde. Je stoppe et garde la tête baissée. Il croit quoi ? C’est pas moi qui me suis éloignée… pourtant… Je peux pas m’empêcher de lui répondre. Je suis désespérément idiote.

« Je m’en vais pas Ethan. Moi, je te laisse pas. »

Je sais, ça c’était pas obligatoire. Mais moi, j’ai vraiment cru qu’il… Je regarde sa main et je dois vraiment prendre sur moi pour pas la saisir. Je la suis des yeux, mon regard se faisant inconsciemment plus doux une seconde en voyant ses cheveux, et je secoue la tête.
Et je me fige en l’entendant. Bon, là, j’avoue, j’ai du mal à garder ma colère. Clairement, j’y arrive pas. Je suis même pas certaine d’en avoir envie. Même si elle est justifiée. Parce qu’au final, c’est juste pour moi. Il est trop con. C’est vraiment juste parce qu’il s’inquiète pour moi ? Parce qu’il a peur pour moi ? Le pire dans tout ça, c’est que j’hésite même pas une seconde à le croire. Je sais pas qui est le pire de lui ou de moi du coup.

« Je m’en suis pas très bien sortie sans toi. J’avais peur tout le temps. Et faim. Et froid. Et… j’étais toute seule…
Et là, je suis là. Et tu me fuis. Je dois en déduire quoi hein ? T’as peur, alors tu m’évites ? Tu t’inquiètes alors je suis à nouveau seule ? Etvu que t'es là, tu sais quoi ? Le plus con ? Même maintenant, je me dis que peu importe, même si on tombe sur eux, parce que toi, tu seras toujours là. Quoiqu’il se passe. Sauf que… plutôt que de me parler, ou même juste de rester, t’es parti… »


Et je me fige alors qu’il reprend dans un murmure. Et je bugue. Mais genre vraiment. J’entends ce qu’il dit, j’enregistre et je comprends même. Ouais, ça pour enregistrer, j’enregistre. Mais je suis infoutue de réagir ou de faire quoique ce soit d’ailleurs. Et lui, il a même pas l’air de capter ou de se rendre compte de ce qu’il vient de dire. Alors je reste là, à le regarder en clignant des yeux, alors qu’il dit qu’il m’aime. Pardon, qu’il m’aime beaucoup plus que ce qu’il imaginait. Et que je vais… que je vais quoi ? Mais il est vraiment débile je vous jure. Et je sais pas. Ça me fait beaucoup beaucoup trop plaisir. C’en est presque douloureux. Et mes yeux à nouveau s’embuent de larmes sans que je puisse y faire quoi que ce soit. Pourtant, je veux pas. Il peut pas. C’est n’importe quoi, non ? Si c’est carrément trop récent pour être acceptable. Et réel. Et sincère. Et vrai. Et… et merde, c’est Ethan.
Je cille quand il parle de Sidney, ce qui me permet de revenir un peu sur terre alors que je reste accrochée à ces petits mots. Me disant que finalement, j’avais sans doute pas imaginé le "mon amour" la dernière fois. Et je sais pas si j’aurais pas préféré. Ce serait moins flippant non ? Ouais, clair. Moins flippant que d’être heureuse à ce point. Je baisse la tête, essayant de me reprendre, de reprendre cette saloperie de respiration qui m’écoute pas et qui s’emballe.
Et là, sa voix me brise le cœur. Ouais, y a des échelons partout chez moi.

« T’es vraiment trop con. Je t’ai pas déjà dit d’arrêter de te croire si nul ? Moi j’ai le droit de t’engueuler, mais toi, t’as pas le droit de faire ce genre de trucs pourris, genre avoir une voix minable en parlant de toi.
T’aurais dû m’expliquer. Ou t’aurais juste pu demeurer silencieux. J’aurais peut-être compris, je t’aurais pas assommé de questions, et je t’aurais gardé…  Mais c’est clair que c’était la pire des solutions… »


Je relève les yeux vers lui, et je lutte pour pas avoir la lèvre tremblante et les yeux larmoyants, parce que merde bonjour le cliché pitoyable.

« Je suis vraiment en colère. T’imagine pas à quel point. Je suis autant en colère que je me suis inquiétée. Et 12 heures, c’est long. Vraiment. Comment je peux savoir que tu feras plus ça ? J’ai plus de certitudes là-dessus. Et si tu le refais, mais que je te retrouve pas hein ? Tu veux pas que je m’éloigne, mais si moi je te retrouve pas ?... Si tu disparais juste ? »

Je secoue la tête et je poursuis, sans même me rendre compte si je suis logique ou non dans la suite de mes paroles. Juste que les siennes tournent en boucle dans ma tête comme un disque rayé et que j’arrive pas à m’en défaire. Et que je veux pas m’en défaire. Surtout pas.

« Tu sais comme moi, que même Sid a pas de grandes chances de… On risque pas de tomber sur son cadavre vu comment on est allés loin et… et je… je… »

Là, je peux pleurer, parce que c’est Sid. Mais merde, je suis la première à dire qu’il va bien. Sauf que… ouais, sauf que tout seul…
Je reprends difficilement ma respiration et je le regarde, enfin, je regarde son pull, incapable de remonter jusqu’à ses yeux. Oui, je suis censée être en colère, tout ça, je sais. mais j’y arrive plus.

« Tu… Ce que t’as dit… c’était juste pour… Comme ça ? Enfin… je sais pas, avec une fille normale, ça marcherait, mais moi… c’est… C’est un peu trop non ? »

Je souffle un rire paumé. Et je fais deux pas pour le rejoindre et le gifler. Et pas qu’un peu. Je le fusille du regard, la main me faisant un mal de chien, les larmes aux yeux, la mâchoire bloquée.

« Je t’interdis de me refaire ça ! Je te promets que je te tue de mes mains sinon. Je te jure que je le ferais.
Ne me laisse plus jamais comme ça. Quelle que soit la raison. Plus jamais ! C’est compris ? »


Je le fixe quelques secondes, avant de croiser les bras et de désigner les barres de céréales.

« Mange. Et c’est pas une question. J’ai pas envie de devoir te trainer dans la neige parce que tu seras trop fatigué. »

Je lui jette un coup d’œil sans bouger.

« Et après, je te coupe les cheveux. »

Je suis tellement crédible et rationnelle là. Y a pas à dire, je suis super saine d’esprit… Mais comment il fait pour avoir cet effet-là sérieux ?... Fais chier.

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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Mar 20 Sep - 11:02

Ah ! Je savais que j’aurais jamais dû répondre à ses questions. C’était un putain de piège en fait. Et je suis tombé dedans comme une bleusaille. Pourtant, je les ai vus les panneaux qui clignotaient dans tous les sens et m’intimaient de pas répondre. Enfin, c’est trop tard et puis, de toute façon, je vois difficilement comment je pourrais me mettre plus dans la merde. Enfin si, je sais mais bon, on va éviter hein. Déjà que là, je sais pas trop comment je vais m’en tirer. Si je vais m’en tirer en fait, parce que là, clairement, j’ai des doutes. Et donc, au lieu de la fermer, je souffle, d’un ton las alors que j’aimerais bien faire genre, je m’énerve moi aussi vu qu’elle est de mauvaise foi.

"J’ai pas dit ça. Je suis content que tu l’aies pas fait et que tu sois entière. J’aurais… je sais même pas comment je l’aurais pris s’il t’était arrivé un truc parce que j’ai merdé comme ça. Et je me tape pas de ce qu’on a dit. Pas du tout."

Mais ça, je suis même pas sûr qu’elle l’ait entendu vu qu’elle finit par péter un câble pour de bon. Autant dire que ça y va et que pour le coup, je fais pas le fier. Et que je commence à vraiment flipper. Elle va pas m’envoyer bouler juste comme ça mais pour de bon. Pour de vrai. Et merde.

Et à ses derniers mots, je lâche, avec une amertume que j’essaie même pas de cacher.

"Ouais, alors que moi oui. J’ai tendance à oublier que c’est moi qui m’enfuis. Que c’est moi le connard de nous deux."

Je baisse les yeux, les mâchoires contractées. Je savais que j’aurais pas dû lui faire ce coup-là. Surtout après tout ce qu’on a pu se dire rapport à ça. Dans le genre j’en ai rien à foutre de ce qu’elle me raconte, autant dire que là, j’ai fait fort. Un vrai champion toutes catégories. J’arrive même pas à me réjouir de ce qu’elle dit en fait. Et j’enfonce mes poings dans les poches de mon jeans plutôt que de continuer à avoir l’air con face à elle.

"T’étais pas toute seule là… pas vraiment. Je sais que les autres, tu t’en fous mais… enfin, dans ma tête t’étais en sécurité. Tu risquais rien à la régie. Et si on tombe sur eux et que j’arrive pas à te protéger ?"

Cette question qui, je sais, ne va pas me quitter, m’empêche pas de tiquer quand je vois sa tête. Pourquoi elle buggue comme ça ? J’ai dit quoi encore ? Et là, je comprends ce que je viens de balancer. Ok. Très bien. Là, je pense que je suis pas mal. Surtout que… ça la fait chialer ? Vraiment ? J’hallucine pas là ? Et merde, je savais que… enfin que je m’emballais vachement plus qu’elle et tout, je veux dire que je commençais à me faire à l’idée, mais que ça la fasse bugguer à ce point-là, je pensais pas.

Je grimace quand elle reprend la parole et j’ai un vaguement haussement d’épaules, abandonnant pour le moment l’idée de reprendre ma veste pour me tirer de là donc.

"Désolé mais je décide pas vraiment de la voix que j’ai. Ca… ça vient tout seul. J’aurais dû ouais. Et je vais le faire. En détails. Si… enfin si tu veux. Je sais que j’ai pris la pire des options mais pour le coup j’arrivais pas à accepter les autres."

Au reste de ses propos, j’ai un profond soupir et je secoue la tête.

"Je sais que 12H c’est long. Surtout quand on tourne en rond en attendant des nouvelles, ou un signe, ou n’importe quoi. Mais, on sait pas, c’est bien le souci hein. Je t’ai déjà promis de pas disparaitre et je l’ai fait. Alors quoi que je dise, ça vaudra pas grand-chose. Donc, je sais pas quoi faire ou quoi dire pour que ça change."

Putain, la prochaine fois, je me roule en boule dans mon lit, là au moins, y aura moins de conséquences. Je crois. Me connaissant, je suis quand même foutu de me débrouiller pour merder quelque part de toute façon.  

"Sid’ a peut-être pas de grandes chances mais il est assez solide et timbré pour se sortir de n’importe quoi. Suffit qu’il ait trouvé des gens avec qui tenir et il s’en sortira. Il a pas le choix de toute façon, faut bien qu’il vienne me casser la gueule pour me taper sa sœur."

J’arrive même à avoir une ombre de sourire quand je balance ça. Pour le coup, je prendrais le cassage de gueule avec grand plaisir si c’est pour le voir apparaitre dans les parages. Je vois juste tellement pas comment. S’il a fait comme les parents et suivi nos messages, il peut être par là ouais. Ou avoir fini comme p’pa. J’aimerais la prendre dans mes bras alors qu’elle se met à pleurer à cause de Sid’ mais je m’en sens pas le droit. Pas après ce qu’elle vient de balancer. Alors je reste là, comme une foutue statue, la fixant avec inquiétude avant de souffler un rire à ses propos.

"… tu crois vraiment que je te dis des trucs dans l’espoir que ça marche avec toi ? Sérieusement ? J’ai déjà grave du mal à te suivre et je pige une fois sur deux comment tu fonctionnes. Alors c’est clairement pas le genre de trucs que je ferais en espérant te calmer ou t’adoucir ou je sais pas quoi."

J’hésite avant de continuer mais bon, foutu pour foutu hein.

"C’est… c’est juste un constat. Je sais aussi que c’est exactement le genre de truc qui va te faire flipper et que je m’étais promis de pas dire pour pas te filer la pression ou pas passer pour un psychopathe qui fait des déclarations au bout de 5 minutes. Pas avant que… bref. Je te dirais bien d’oublier mais c’est pas possible hein. C’est… faut pas que ça te travaille, je demande rien, je… enfin… et merde."
J’ai même pas le temps de vraiment trouver mes mots que la baffe part. Celle-là je l’ai pas volée, je sais bien. Mais je l’ai pas vue venir, clairement pas. Faut dire qu’elle est en larmes en mode toute douce et paf, ça part. Putain, elle veut me faire jouer aux montagnes russes ou quoi ? Et pour le coup, je suis un peu sonné. Ca dure deux secondes ou à peine plus mais là, elle a pas fait semblant.

Je porte ma main à ma bouche et je grimace quand je vois du sang. Ok, là je vais devoir arrêter de dire qu’elle cogne comme une fillette je pense. Enfin, la douleur est un truc tangible à quoi je peux me raccrocher et ça me va bien. C’est plus simple que de penser au reste. J’essuie ma lèvre du revers de la main et je me contente de hocher la tête à ses propos avant de répondre, aussi calmement que possible.

"Ok. Je le ferais plus. C’est… putain, tu fais mal Lancaster."

Je me frotte la joue et j’arque un sourcil en voyant la gueule qu’elle continue de tirer avant de soupirer. Bon, je m’en sors pas si mal pour le moment. Je tends la main vers elle et je me contente d’essuyer une larme qui coule le long de sa joue du bout du pouce, sans la quitter des yeux, encore une fois à court de mots. Je laisse retomber mon bras et je boitille jusqu’au canapé sans même chercher à comprendre, encore un peu sonné. Je reprends ma tasse et une des barres de céréales que je mâche sans y prêter attention. J’essaie d’oublier à quel point c’est dégueulasse en fait. Et je continue de la fixer, avec précaution et inquiétude. Pas par peur de me prendre à nouveau un coup hein, ça limite je saurais mieux gérer que le reste. Mais je sais pas, qu’elle pète un autre câble, qu’elle gueule, qu’elle se casse, qu’elle pleure. Enfin presque tout ce qu’elle vient de faire en même temps là.

"Mes cheveux ? Je… ah ouais c’est vrai. Si ça peut te faire plaisir."

Et au pire, elle pourra me taillader avec les ciseaux si le cœur lui en dit tiens. J’attrape une deuxième barre avant de finir par lâcher, avec précaution.

"Eliott, y a truc que j’ai pas pigé… enfin pas qu’un, mais bon, passons. Tu m’as dit qu’elle était plus importante que moi… de qui tu parlais ?"

Ouais, je sais, j’aurais peut-être pas dû commencer par cette question-là. Mais bon, ça se saurait si j’étais intelligent dans mes prises de décision.

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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Jeu 22 Sep - 19:11

Je continue de le fixer, toujours tellement en colère. Ou apeurée. Les deux oui, mais j'aime pas avoir peur. Personne n'aime je sais bien, mais j'ai tellement galéré pour dépasser ça... Je veux plus... Ouais, facile à dire.
Je me répète là non à dire que la colère c'est cool ? Sans doute, donc on va passer.
Et si les dernières fois, lui aussi est monté au quart de tour, c'est plus trop le cas. Parce que j’ai raison ? Ou il en a juste marre ? Il a l'air tellement... lassé, blasé. Et ça m'énerve autant que ça me blesse.

« Comme quoi je m'améliore et deviens moins tête brûlée. En partie, parce que je veux pas que toi, tu t'inquiètes. Comment ça se fait que moi je pense à ça et toi non, si tu t'en fous pas ? Hein, dis-moi ? »

Bon, et si ma voix se fêle légèrement sur la fin, ça dure pas longtemps, et je commence à élever un peu le ton. Et je continue en l'élevant beaucoup autant le dire. Ça va pas en s'arrangeant, mais je me dis qu'il faut bien que ça sorte, sinon, ça va juste empirer et je pourrais plus. Et je veux pas le perdre, même maintenant, même après ça, et c'est ce qui se passera si je dis rien. Parce que je finirais par trop lui en vouloir pour pouvoir continuer. Et il finira par en avoir marre pour de bon aussi non ? Oui, ça aussi ça m’effraie, mais ça, je m’y suis faite, à avoir peur qu’il veuille plus de moi. Enfin, j’aime pas, mais j’ai admis flipper pour ça aussi. Je progresse vachement je trouve. Mais je peux pas lui dire ça pas vrai ? surtout que je m’énerve un peu beaucoup là…
Je me crispe un peu quand il répond. Oui, c’est lui qui part. Tout le temps. C’est moi qui reste comme une conne. Tout le temps. Alors que ça devrait pas. Je suis censée être plus conne que lui non ? Mais je réponds rien, ça vaut mieux je crois. J’ai trop rien à dire de toute façon, si ce n’est que j’ai jamais dit connard. Enfin, pas là quoi. Et je lui avais dit que ça m’avait déjà blessé non ?

Ma mâchoire se crispe à nouveau, même si ma colère a fondu comme neige au soleil ou presque en l’entendant juste avant.

« Je me fous d’être en sécurité si toi tu l’es pas ! Tu piges pas ça ? » Je secoue la tête et élève à nouveau un peu le ton. « J’ai pas besoin de toi pour me protéger Ethan ! J’ai besoin de pouvoir compter sur toi, j’ai besoin de t’avoir, j’ai besoin de toi tout court, mais pas pour protéger la petite chose fragile que tu penses que je suis ! Parce que dans ce cas-là, si on réfléchit comme ça, si moi, j’arrive pas à te protéger hein ? Si je t’aie plus ? »

Ouais ouais, la vision simpliste et arriérée du mec qui protège sa faible moitié. Merci bien mais j’ai passé l’âge de ces conneries. Et puis, depuis quand il se sent responsable lui ? Je sais, y a Zak qui a bien dû le forcer un peu à le devenir, mais merde quoi.
Et en vrai, on s’en fout, mais alors tellement. Parce que là, c’est un peu comme si non seulement, il annihilait le peu de colère, ressentiment ou n’importe quoi du genre qui subsistait en moi, mais il parvient en plus à la fois à me terrifier et à me… rendre heureuse. Non, je m’interrogerais pas maintenant sur le comment du pourquoi. Carrément pas. Ou jamais même.  

Alors j’enchaine sans y penser, parce que j’aime pas quand il parle de lui comme ça. Et puis, oui, c’est plus facile.

« T’arrivais pas ? A accepter de rester même à côté de moi ? De pas te barrer en laissant tout le monde s’inquiéter ? Je te demande pas d’en parler si tu veux pas Ethan. J’ai pas l’impression de jamais t’avoir obligée à quoi que ce soit… si ? »

Je sais pas, peut-être sans m’en rendre compte. Mais je sais qu’il aime pas, qu’il a jamais aimé ça, alors j’ai pas envie de le forcer à quoi que ce soit.
Et je me force à respirer calmement, pour ne pas crier à nouveau, pour ne pas pleurer aussi. Je croise les bras et détourne les yeux, la mine toujours butée.

« … Dis-moi que tu le feras plus… Tu peux sortir, être seul, si c’est ce que tu veux… Même si tu veux pas que je fasse la même chose… Mais dis-le moi… Ne me laisse plus comme ça… S’il te plait. »

Et je me renfrogne encore plus en me rendant compte que je lui demande gentiment de plus le faire, je lui dis s’il te plait sérieux. Alors qu’il avait déjà promis et qu’il a foiré. Pourquoi je m’entête hein ? Parce que quoi qu’il se passe, je veux pas que ça recommence, je le supporterais pas. Parce qu’en vrai, j’arrive pas... J’arrive plus à imaginer tout ça sans lui.  Parce qu’au final, j’ai plus que lui en plus. Même si j’essaie le reste du temps de me convaincre que Sid va bien. Là, j’y arrive pas. la fatigue, la peur, j’en sais rien… Mais j’ai du mal. Je relève mes yeux embués de larmes vers lui, sans parvenir à sourire davantage que lui. C’est tout juste si je parviens à faire une moue en haussant vaguement les épaules.

« Tu sais que je le laisserais faire et que vous réglerez ces trucs débiles de machos protecteurs entre vous parce que ça va me saouler ? »

J’aimerais le croire, vraiment… J’inspire profondément. Oui, il est solide. Et oui, j’ai désespérément besoin ‘y croire.
Et là, paf, ce qui me trotte dans la tête depuis tout à l’heure sort aussi. Non, j’arrive pas à garder grand-chose aujourd’hui, c’est un peu moche… en plus, je suis même pas capable de le regarder. Enfin, si je finis par le faire quand il rit un peu. Et c’était une putain de mauvaise idée parce que maintenant, j’arrive plus à le quitter des yeux. Et si je le savais déjà, ça me rassure un peu de l’entendre le dire. Mais ça devrait pas forcément me rassurer, si ? Je sais plus, je sais pas. Je tente de respirer lentement, mais c’est pas gagné non plus ça.
En plus, je sais pas si je dois être touchée qu’il ait pas voulu me faire flipper encore plus, si je dois être terrifié par le fait qu’il le pense sincèrement, si je dois le retourner dans tous les sens en me demandant comment ça marche et pourquoi, si je devrais juste l’accepter et essayer de ne garder que cette sensation diffuse et flippante de joie qui se répand en moi. Je déglutis, mes yeux toujours ancrés dans les siens.

« Et je… Je sais bien que c’est pas le genre de trucs que tu vas dire pour me calmer ou n’importe, mais…  Je… Un constat donc… Alors que ça fait genre 2-3 semaines qu’on… est ensemble… ça fait pas psychopathe non, c’est juste… » Je baisse les yeux malgré moi. « Et les autres, tu leur disais au bout de combien de temps en général ? »

On sait jamais avec lui. Il est quand même vachement du genre à aimer ses copines non ? Enfin… J’en sais rien, je l’ai juste vu avec truc là, alors… Je fronce les sourcils, me morigénant de ma propre connerie, et le regarde à nouveau.

« Pas avant que quoi ? Pas avant que je sois prête à l’entendre ? Et si j’avais jamais été prête ? Tu me l’aurais jamais dit, t’aurais gardé ça pour toi ? Et comment tu veux que ça me travaille pas ? Parce que là, comment tu veux que je sois à la hauteur ou que je puisse… »

Je ferme les yeux et me force à nouveau à respirer profondément. D’accord. Je suis simplement et totalement ridicule. C’est rien, c’est pas grave, c’est pas… Bien sûr que si c’est important. C’est même plus qu’important. Et au final, je sais pas trop si c’est ça ou non qui motive la baffe. Enfin, c’est pas la raison du coup, c’est pas ce que je veux dire, mais un trop plein, tout ça…
Et une partie de moi est éminemment satisfaite, malgré la douleur, malgré la peur, malgré le reste. Bon, je le suis moins en voyant le sang et j’ai un très léger mouvement de recul. Pas que j’ai peur d’un retour, carrément pas, mais je voulais pas non plus lui faire si mal que ça. Comme la première fois ouais… la colère, la frustration, la peur, tout ça comme je viens de dire ouais.  

Je le regarde s’essuyer la bouche, me sentant quand même un peu coupable au milieu de tout le reste. Et je me fige quand il tend sa main, pour ne pas m’y accrocher ou me tendre vers lui. mais je ferme néanmoins les yeux en sentant son pouce sur ma peau. Je fronce les sourcils en le regardant retourner au canapé. Forcément ce crétin s’est tordu la cheville comme le boulet qu’il est…

« Je peux faire encore plus mal. Alors oublie pas. »

Mais ce n’est qu’un murmure qui peine à sortir. Ça craint quand même d’être autant en colère pour se retrouver si démunie.
Mais il m’écoute et mange. Je suis vachement autoritaire parfois… Ou c’est juste parce que c’est lui ? Oui, sans doute, sinon ça marcherait aussi avec le nain. Et je me sens un peu rassurée, comme une demeurée, quand il engouffre ses barres. Même si j’aime pas la façon dont il me regarde.
Je hoche vaguement la tête quand il répond pour ses cheveux, suivant des yeux la deuxième barre qu’il mange. Avant de me figer un peu à nouveau, avant de détourner les yeux en haussant les épaules.

« La fille… Morgane… Je… Enfin, t’es parti après l’avoir trouvé, alors, j’ai pensé que ça avait un rapport. Parce que tu l’avais connu plus qu’un peu…
Je sais, j’ai compris… C’était pas ça… C’était idiot… Juste… On s’en fout. »


Je le regarde à nouveau, avant de soupirer et de me passer les mains dans les cheveux. Et après une seconde d’hésitation, je vais m’assoir à côté de lui, sans plus oser le regarder.

« T’as besoin d’un bisou magique ? »

Oh, ta gueule toi, pas besoin de commentaire.

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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Ven 23 Sep - 13:54

Je pensais pas que ce serait aussi compliqué que d'affronter une colère aussi justifiée. En temps normal, quand elle s'énerve, j'arrive à trouver des parades. Mais là, pour le coup, je suis totalement à coté de la plaque. Enfin ça, t'en as qui me diraient que c'est pas nouveau mais je pensais m'en sortir un peu mieux avec elle. Visiblement non. Ok, je sais que j'ai merdé et pas qu'un peu. Qu'à sa place j'aurais réagi pareil, ou pire encore, j'en sais trop rien. Mais ça rend pas le tout plus agréable à écouter, autant le dire tout de suite. Je lui jette un regard, essayant d'ignorer cette vague de honte qui monte petit à petit et je souffle, toujours sur le même ton.

"T'as toujours été plus intelligente que moi Eliott, c'est pas un scoop. Et je m'en fous pas. C'est juste que j'ai… j'ai pas réfléchi. J'y arrivais pas. Je sais cette excuse est totalement foireuse et … enfin bref. Je voulais pas que tu te mettes dans un état pareil à cause de moi."

Ca va, j'évite de lui dire que j'en vaux pas la peine parce que là, c'était comme remette une pièce dans le juke-box, je me serais fait démonter. Déjà que c'est ma fête, ça va pas en s'arrangeant. Et putain, quand sa voix se fêle, autant dire que j'en mène vraiment pas large. Plus le ton monte, moins je sais où me foutre mais bon, j'essaie de braver la tempête tant bien que mal. Et c'est encore pire que tout quand elle répond rien à mes propos. Ca confirme juste que je suis un connard. Enfin, si j'avais encore des doutes là-dessus quoi. Je laisse filer un temps à sa réponse et je secoue doucement la tête.

"Je sais que t'as pas besoin de moi pour te protéger mais je… putain c'est juste purement égoïste. Je veux pas qu'il t'arrive quoi que ce soit parce que j'y arriverais pas sans toi. Y a rien de chevaleresque là-dedans et je me dis pas que t'es moins foutue de te défendre que moi. C'est… c'est totalement débile… mais je comprends… et j'aurais du piger avant."

Je me frotte le visage comme pour essayer de me remettre les idées en place et j'ai un soupir.

"Tu m'as jamais obligé à rien non. C'est moi… je voulais juste être capable de parler de ça sans vous faire flipper, de trouver un moyen de tourner ça pour… enfin je sais pas ce que je voulais. Je sais que t'aurais été foutue de tout me faire déballer en un clin d'œil et je sais pas, je voulais pas que tu commences à baliser. Je sais, dit à voix haute ça sonne comme le raisonnement le plus débile du monde. Mais dans ma tête c'était cohérent, je te jure."

Je commence à secouer la tête quand elle reprend la parole. Comment elle peut arriver à croire ce que je lui dirais vu que je lui ai promis un truc et que j'ai merdé. Mais son ton de voix et les mots qu'elle utilise me figent totalement. Putain mais je mérite même pas qu'elle me parle comme ça en fait. Elle devrait m'insulter de tous les noms et me traiter de pauvre type. Pas ça. Alors je hoche la tête et je souffle, de ce ton piteux que je peux pas m'empêcher d'avoir.

"J'le ferais plus. Je te laisserais plus comme ça. Je… je veux plus que tu sois dans un état pareil. A cause de moi."

Même parler de Sid' est moins douloureux. Alors que bon, elle vient quand même de dire qu'il est mort. Et si une part de moi me souffle que c'est forcément le cas, une autre, bien plus butée, bien moins lucide, refuse de l'entendre. Alors je joue le jeu, un peu. Et je hausse les épaules, le regard un peu dans le vide.

"Si c'est le prix à payer pour qu'il me laisse être avec toi sans me prendre la tête, je veux bien me faire péter le nez."

Elle finit par relever la connerie que j'ai dit. Et ça va, elle réagit moins mal que ce que j'aurais cru. Enfin, je peux sentir la panique la gagner mais elle se maitrise pas mal. J'arrive même à me marrer un peu quand elle me questionne et je reprends, d'un ton plus calme et moins angoissé.

"C'est juste bizarre. Je sais. Et c'est clairement un truc que j'avais encore jamais fait. Mais c'est pas comme si notre relation était pas différente de tout ce que j'ai pu connaitre en même temps."

Là encore, je dis même pas ça pour la séduire ou une connerie dans le genre. Je me contente d'énoncer des faits. C'est… enfin c'est con, mais je m'en rends compte à mesure que je parle. C'est carrément le truc qui va encore plus la faire flipper mais bon, au point où j'en suis.

"Pour ce que ça vaut, je l'ai vachement moins dit que ce que tu pourrais croire."

Et voilà qu'elle s'emballe. Je le savais, j'aurais vraiment dû la fermer. Je suis vraiment, mais vraiment trop con. Je sais pas trop si je dois répondre quelque chose et j'ai comme dans l'idée que je vais encore me foirer mais bon, je préfère mettre les choses au clair tant qu'à faire.

"C'est ça. Pas avant que tu sois prête à l'entendre. Et non, j'aurais rien dit si t'avais jamais été prête… parce que je sais que c'est un coup à se monter la tête, à se demander s'il faut dire la même chose. Ou pas.  Et ce que ça implique. Et ce genre de conneries quoi. Mais j'ai pas besoin que tu le dises. Je… comme t'es, ça me suffit.  T'es à la hauteur, t'as pas à te mettre à réfléchir là-dessus, c'était pas le but."

Bon, j'avoue que je m'attendais quand même pas à m'en prendre une. Pas à cet instant précis quoi. Mais bon, au moins c'est une réaction comme une autre. Mieux qu'une autre venant d'elle. Même si elle fait mal, elle me laisse faire quand j'effleure sa joue. C'est plutôt bon signe non ? Et, quand je me dirige vers le canapé, je hoche la tête à ses propos et je souffle, avec une moue.

"Ouais, ça je le savais déjà."

Au sens propre, figuré ? Les deux probablement. Je mange sagement, pour pas l'énerver un peu plus, un rien perplexe quand elle parle des cheveux et je finis par lui poser une question. Je la fixe, un rien éberlué par la réponse et je manque de m'étouffer avec un morceau de barre de céréales alors que je secoue la tête.

"Hein  ? Morgane ? Cette fille était la reine des garces. Enfin… en fait non. On l'a croisée une fois avec Zak et c'était un jour sans pour moi. Je sais plus comment on s'est demerdés mais je me suis retrouvé avec deux zacks sur la gueule. Impossible de m'en débarrasser. La nana nous connaissait pas, elle a proposé à Zak de la suivre parce qu'elle a jugé que j'étais foutu. Je peux pas vraiment lui en vouloir pour ça. Mais Zak est resté et j'ai fini par m'en sortir tout seul. Petit con. Il aurait dû se barrer. Enfin… Et je l'ai recroisée, quand je cherchais des cadeaux pour Zak. Elle cherchait un ami à elle et elle avait l'air vraiment paumée. On a… y a eu un groupe de types qui se sont pointés, on s'est planqués dans une maison où on a dû éliminer quelques zacks pour pas se faire bouffer. Et elle s'est tirée. Je pensais pas la revoir un jour en fait. Voilà."

Je sais pas trop quoi ajouter de plus en fait. Je vais pas insister sur le fait que c'était vraiment pas le souci vu qu'elle a eu l'air de piger. Elle finit par s'assoir à coté de moi mais je bouge pas, dans le doute.

Je lui jette quand même un regard en coin et je me fige carrément un instant, sans trop savoir quoi lui répondre en fait, me demandant si c'est une arnaque ou pas. Alors je me contente de hausser une épaule et de souffler, d'un ton aussi neutre que possible.

"Ah, j'ai quand même droit à un bisou magique malgré tout ? Je pensais pas.  Moi j'dis pas non. Ils sont cools tes bisous magiques."

Ouais cools, c'est le mot. Surtout, ne pas en faire trop, elle serait quand même foutue de m'en recoller une. Alors je lui tends la moitié de ma barre de céréales, m'appuyant contre son épaule pour le faire.

"T'en veux ? C'est pas si dégueulasse que ça quand on oublie l'aspect carton."

C'est là que je lui demande de quelles photos elle a parlé ou j'attends avant de tendre le bâton pour me faire battre ?

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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Dim 25 Sep - 19:07

Je serre les poings en le fusillant du regard. Pas réfléchi. Bon, venant de lui, ça m'étonne qu'à moitié, il réfléchit qu'après coup... c'est pas que je veux pas le croire, au contraire, j'ai presque trop envie de le croire. Parce que je sais qu'il dit la vérité. Mais ça suffit pas. Pas maintenant, pas après tout ça.

« Je suis pas plus intelligente, c'est des conneries ! Et tu... Ouais, c'est foireux. Depuis hier soir... Tout est merdique. »

Parce que je me suis rendue compte que je m'inquiétais trop pour lui. Parce que tout ce qu'on avait dit, c'était important. Parce que même là en lui parlant, je m'aperçois que j'avais cru sur parole tout ce qu'il m'avait dit et qu'au final j'aurais pas dû. Parce que toutes mes putains de peurs enfantines sont toujours là et qu'elles sont justifiées. J'ai pas pu compter sur eux avant. Et là... là, il... Merde. Et je déteste tellement ça, me sentir si faible, nulle et pitoyable.
Alors réflexe, je gueule. Je l'engueule un peu trop, je m'en rends compte. Mais je me suis tellement inquiétée. Et du coup, je suis tellement en colère. Encore plus en colère en me rendant compte de tout cela.  De tout ce que ça représente pour moi. Ou représentait, je sais plus trop. Mais au bout d'un moment, ça n'a plus trop d'importance, je balance un peu tout et n'importe quoi, et advienne que pourra non ? Après, c'est justifié, donc je vais pas me priver, et ça me fait du bien, donc c'est tout bénéf.
Je le regarde, faisant toujours la gueule, et je soupire. Je devrais être touchée là non qu'il me trouve pas totalement incapable et qu'il veuille juste me protéger parce qu'il peut pas... vivre sans moi. Et je le suis, promis, mais c'est pas une raison.

« Oui, c'est débile, et oui, j'ai horreur de ça. Et j'y arriverais pas sans toi non plus, alors arrête de penser qu'à ta gueule !... »

Je secoue la tête et me sens à la fois un peu soulagée et un peu coupable sans trop savoir pourquoi. Ni comment il arrive à faire ça...

« Sans nous faire flipper ? C'est foiré pour le coup me concernant... » D'accord, ma voix est plus sèche que ce que j'aurais voulu. J'essaie de reprendre plus... calmement, plus gentiment peut-être oui...
« Ethan... Je balise depuis des mois, depuis que tout à commencé tu sais. Et depuis le moulin, je... j'ai grave merdé et je flippe. Alors n'essaie pas de me protéger avec des idées à la con. J'ai connu pire, d'accord ?
Et c'est pas ça qui changera quelque chose... Enfin si, okay, c'est vraiment flippant. Mais c'est pas pire. On a plus de renseignements... Et ça confirme juste ce qu'on savait déjà, on peut pas rester à attendre qu'ils viennent jusqu'ici... »


Plus facile à dire qu'à faire, je sais, n'empêche qu'il va pas me faire croire que je suis la seule à y penser dans le groupe depuis que je leur ai fait lire ce putain de journal... Y a pas un jour où je me sens pas coupable, où je m'en veux pas, j'arrive juste à le cacher, je suis douée pour ça oui. Mais quand ça le concerne lui, j'ai l'impression de perdre tous mes points de repère et de plus savoir comment gérer sans lui. Ou gérer tout court. Je le regarde se figer, avant de répondre d'un ton presque aussi pitoyable que le mien juste avant. Je le dévisage un moment et hoche la tête. Bien. Tant mieux. Et toi, tu le crois comme une idiote, juste parce qu'il dit qu'il le fera plus, même s'il a déjà menti un coup. Non, il a pas menti, il le pensait, c'est juste que... qu'il est un peu con oui. Et moi, j'ai envie de le croire. J'ai désespérément besoin de le croire.

Peut-être encore plus quand on parle de Sid. Parce qu'il peut pas être mort, il a pas le droit, il peut pas m'avoir laissé... Pas vrai ? Même si j'ai Ethan. Je lui jette un coup d'oeil et j'esquisse un très léger sourire.

« Tu te laisserais péter la gueule par cet idiot pour être avec moi ?... Ce serait dommage que vous vous preniez la tête pour moi quand même... »

Bon, au vu de ce qu'il m'a sorti, j'aurais pu dire que c'était une preuve d'amour idiote, mais faut pas pousser, j'essaie déjà de pas m'enfuir en courant ou de pas tomber dans les pommes ou une connerie du genre. Oui, non, je vais pas m'évanouir non plus, mais ne pas hyperventiler, ce sera bien. Et visiblement, je m'en tire pas trop mal, vu qu'il se détend un peu. Chouette, on panique pas tous les deux, c'est cool...
Je le dévisage, les yeux sans doute un peu écarquillés, et je cache mes efforts à garder une respiration calme.

« Jamais ? C'est euh rassurant un peu, de savoir que tu balances pas des je t'aime à tout va aussi rapidement... et pas aussi souvent que ça donc...
Donc nous deux... C'est pas pareil? En mieux ?Ça veut dire que c'est plus fort que d'habitude pour toi aussi ? Enfin, je suppose du coup, sinon tu...  »


Je me tais, parce que j'en dis trop aussi là non ? Ouais, sans doute. Mais au moins, moi, je balance pas que je l'aime, encore plus que ce que je croyais. Je suis quand même un niveau au-dessous, ou plusieurs même oui. C'est nul ou pas ? C'est moi qui craint ou c'est lui ? Non, c'est lui qui... Bon, d'accord, je panique un peu, mais pas tant que ça, je parle juste un peu trop vite. Et je le regarde à nouveau, un peu trop fixement. Je sais même pas s'il dit ça juste pour pas que je panique trop ou s'il le pense vraiment. Il peux pas ne rien attendre, pas vrai ? Tu dois forcément attendre un retour ou une preuve ou...
J'inspire profondément.

« Je... Je vais essayer, de pas me prendre la tête. » Je reste un instant silencieuse, avant de reprendre, avec hésitation. « Tu l'aurais jamais dit ? Même si ça avait été dur ? Et là, tu.... enfin... Même si je dis pas... Tu vas... Tu vas m'en vouloir ? Ou... Je vais te... faire du mal parce que... »

Merde. Je veux pas lui faire du mal. Mais je peux pas non plus lui dire ça. Je... si je pourrais mentir et... Non, ça, ça serait vraiment moche et... et je sais que je tiens à lui, que je m'inquiètes pour lui, au point de m'emporter contre lui, et c'est déjà pas mal non ? Oui, même au point de lui en coller une. Et ça me fait du bien, mais pas assez, ou peut-être que si...
Je lui jette un coup d’œil quand il confirme. Ouais, je l'ai cherché, mais bon, c'est pas une raison. Bref, on s'en fout, il mange, et ça rentre à peu près dans l'ordre, c'est cool.
Cool ? Pourquoi cool ? C'est toi qui a des raisons plus que valables d'être en rogne là non ?... oui... Mais... plus maintenant en fait, vu qu'il s'inquiétait juste pour moi, pas vrai ?
Je fronce les sourcils quand il rit, avant de grimacer.

« Elle t'a laissé ? Deux fois ?! Quelle connasse... Désolée, je... C'était déplacé... Mais elle avait quand même pas à te laisser seul face à des zacks !
Et j'en sais rien moi, de qui t'as pu rencontrer et des filles que... enfin... Okay... »


C'est débile et absurde d'être jalouse comme ça. Totalement. Alors je finis par m'asseoir à côté de lui, sans qu'il bouge pour autant. Bon, d'accord, j'ai pas été super cohérente depuis tout à l'heure, je peux le comprendre.

Je le sens se figer, et je tourne la tête vers lui  pour le regarder. J'esquisse un sourire et hausse un sourcil.

« T'es sûr ? T'as pas l'air convaincu là... »

Je pousse un léger soupir en le sentant s'appuyer contre moi. Sérieux, je devrais pas me sentir si soulagée d'un si petit truc. Je regarde sa barre, et attrape sa main pour l'amener à moi, avant de croquer un bout du truc en carton donc, gardant sa main un instant dans la mienne.

« Non, c'est pas si dégueulasse... Finis-là. »

Ouais, une vraie mère poule... Je m'empare de sa tasse de café et en bois une ou deux gorgées avant de la reposer à terre. Me tournant vers lui, je passe un doigt sur sa joue, avant de me pencher vers lui et d'embrasser délicatement l'endroit où je l'ai frappé.

« Assez cool ? »

Je frotte mon nez contre sa mâchoire et ferme les yeux, mes doigts serrant les siens.

« Excuses-moi... J'aurais pas dû. Ni la claque, ni la neige... Même si c'était mérité. En fait, je regrette pas hein qu'on soit clair... Mais... Je supporterais pas de te perdre. C'est tellement con... Alors cette fois-ci, ne me mens pas d'accord ? »

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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Lun 26 Sep - 19:22

Ok, ok, elle est sacrément en pétard. Et je peux même pas trouver une répartie pour la renvoyer dans ses retranchements vu que bon, elle a raison de l'être. A sa place, je serais bien pire je pense. Déjà, elle me parle. Bon, elle gueule, mais c'est tout comme. L'idée est là quoi. Tout n'est pas perdu ou, en tout cas, j'essaie de m'en convaincre. Je hausse les épaules à sa réponse et je grimace, mon regard se perdant un instant dans le vide.

"C'est pas des conneries. Après tout ce qu'on s'est dit la dernière fois, toi au moins t'aurais réfléchi  tout ça. Mais ouais, tout est merdique, je confirme…"

Je me passe à nouveau la main dans les cheveux et je grimace de plus belle, sans trop bien savoir quoi lui répondre de plus. Je me sens tellement pitoyable que je la laisse gueuler et c'est pas vraiment bon signe que je dise rien. Je me demande si elle s'en rend compte alors qu'elle gueule de plus en plus. J'en viens presque à apprécier ça, vu que cette saloperie de petite voix me souffle qu'après ça, si elle m'adresse encore la parole, ce sera déjà un miracle. Je sais même pas ce que je lui réponds et je sais pas si elle m'écoute vraiment ou pas, si elle percute, si je raconte pas de la merde.

Bon, elle écoute visiblement, c'est pas mal non ? Enfin, ça lui plait pas ce que je raconte, donc, au final, il aurait peut-être mieux valu qu'elle m'écoute pas. Et, comme elle a raison, ça me gonfle, parce que je sais pas quoi répondre d'intelligent. Donc, je gueule. Je sais même pas d'où ça vient en fait, et ça doit durer à peu près une demie seconde, le temps que je balance, un ton trop haut.

"Ouais, je SAIS que c'est débile, que je pense qu'à ma gueule. Tu crois que je m'en rends pas compte ? Que je le vis bien ? Putain de merde quoi."

Voilà, j'ai envie de cogner un truc. Et pourtant, ça retombe direct, comme un soufflé. Et ça, c'est carrément pas habituel. Enfin, on s'en fout hein, c'est pas comme si rien n'était habituel dans cette foutue histoire.

J'ai une grimace quand elle me confirme que c'est foiré. Sans déconner ? Je sais que je suis con, mais pas au point de pas remarquer sa gueule hein. Bizarrement ça, je m'abstiens de lui dire et je prends une profonde inspiration au reste de ses propos.

"C'est parce que t'es habituée à pire que je dois te faire subir ça. Que j'aime que tu vives ça. T'as pas merdé au moulin, on l'a tous fait. Et je sais pas jusqu'à quel point on est dedans mais je dirais jusqu'au cou. Elle a … parlé Morgane, un peu. Et putain, ces mecs-là sont pas là pour déconner."

Je hoche doucement la tête à ses derniers mots et je souffle, à mi-voix.

"Je sais … va falloir qu'on y aille. Et je sais pas si on va s'en sortir."

Evidemment que je pense à ça constamment. C'est pas pour rien qu'on y est allés avec Raf, pour trouver des infos, savoir où chercher. Et autant dire qu'on a été servis. Je sais pas trop ce qu'on va pouvoir faire mais on va peut-être éviter de se jeter direct dans la gueule du loup la bouche en cœur. Va falloir qu'on se prépare et tout mais je sais foutrement pas comment. Et je sais que le autres y pensent aussi. Mais c'est ça que j'ai essayé d'éviter hier en me cassant. Parce que c'est bien trop réel, ça implique bien trop de trucs et surtout, ça veut dire qu'Eliott aussi est en danger. Et j'ai pas envie d'y penser. Pas maintenant.

Elle hoche la tête quand je lui dis que je le ferais plus et je suis presque soulagé vu qu'elle a l'air de me croire. Je sais pas par quel miracle d'ailleurs mais bon, je vais pas insister hein. Je préfère parler de Sid' ouais, et du moment où il me cassera la gueule quand il saura que je me tape sa sœur, comme quoi, tout arrive. Au moins, ça a l'air de la faire sourire, un peu. C'est toujours ça de pris.

"Ouaip. Je sais que c'est con et qu'il va galérer à réussir à me casser la gueule, il a jamais été bien doué, mais si ça peut faire passer la pilule, ça me dérange pas. J'aimerais bien me dire qu'il dirait rien s'il voit que je te rends heureuse mais… là c'est pas franchement l'argument que je mettrais en avant en premier."

Je m'embrouille un peu après. Bon ok, pas qu'un peu. Et j'essaie de justifier tant bien que mal le fait de lui avoir dit que je l'aime. Putain, j'aurais vraiment, mais vraiment du la fermer en fait. Je sais même pas pourquoi j'ai balancé ça. Enfin, elle a l'air de pas trop mal le prendre, moins mal que le reste en fait. Donc ça va. A peu près. Ca pourrait être pire quoi.

"Je suis pas comme ça non. Mais je suis pas persuadé que ce soit exactement le truc qui te rassure… si ? Et je te l'ai déjà dit… oui c'est plus fort, plus intense, plus tout ce que tu veux. Je sais pas si c'est lié aux circonstances, si c'est toi, si c'est autre chose, j'en sais rien et je m'en cogne en fait. Je me dis juste que nous deux c'est différent."

Elle a pas fini sa phrase pour le coup mais, pour une fois, j'insiste pas. Ca change aussi tient. Faut dire que je marche carrément sur des œufs là et j'ai peur du moment où elle va me péter un câble à la gueule à nouveau. Ce qui serait pas étonnant vu ce qu'on est en train de se dire hein. Ou que je lui dis. Et qu'elle digère tant bien que mal. Ouais c'est plus comme ça en fait. Bref. Si, si je le vis bien. Et non, une part de moi espérait pas un tout petit peu qu'elle dise pareil au lieu de flipper comme ça. J'enfouis cette part sous une demie tonne de gravas et je me recentre sur ce qu'elle dit, grimaçant un peu sans le vouloir.

"Je l'aurais pas dit… et j'aurais pas du le dire là."

Je ferme les yeux un instant et je prends une profonde inspiration, rajoutant du gravas sur la voix qui ricane en me pointant du doigt. Ta gueule toi. Mais vraiment. J'essaie d'avoir l'air convaincu là.

"T'en vouloir ? D'avoir un comportement normal ? Comment je pourrais t'en vouloir ? Et me faire du mal parce que quoi ? Tu te sens pas de le dire ? Tu ressens pas vraiment la même chose ?Nan, ça va aller. T'en fais pas. Ca viendra, si ça doit venir. Et voilà."

Putain, je peux faire plus pathétique là ou pas ? Je me rends pas compte. Manger des barres de céréales, ça, ça va, c'est pas trop compliqué et je risque pas de merder. Et parler de Morgane aussi, c'est pas trop un souci. J'arque un sourcil à sa réponse, occultant tant bien que mal tout le reste et je laisse filer un rire.

"A choisir entre sauver ta pomme pour me retrouver et rester à risquer ta vie pour sauver un mec assez con pour glisser et se fracasser la tête contre une étagère alors qu'il est accompagné d'un môme au caractère de merde, tu choisirais quoi ? Et oui j'ai croisé des gens avant que tu nous retrouves… tu veux une liste ? Y avait des filles dans le lot, j'ai même retrouvé une vieille copine de ma virée en Californie…je me demande si elle est en vie ou pas tiens…"

J'ai un froncement de sourcils à cette pensée et ça me permet peut-être de pas bouger quand elle s'installe à coté de moi. C'est pas hyper naturel, je sais, mais bon, je me méfie un peu. Même si je l'aime, elle peut être carrément flippante. Mais je lui rends son sourire alors que je hausse une épaule.

"Ouais je suis sûr. Ils sont carrément cools."

Je l'entends soupirer mais elle croque dans la barre de céréales et garde ma main en cours de route. Cool. Je crois. Elle a la main prise, elle pourra pas m'en recoller une comme ça. Ouais, je suis pragmatique à mort.

"Bien chef…"

J'engloutis ce qui reste alors qu'elle boit dans ma tasse et je me fige à nouveau quand elle embrasse ma mâchoire, mon sourire se faisant plus indécis.

"Ouais, c'est pas mal."

Et je passe un bras autour de ses épaules, sans vraiment la serrer contre moi. J'ose pas vraiment, sans bien savoir pourquoi, même si je finis par tourner mon visage vers elle pour embrasser son nez.

"T'excuse pas. Je pourrais pas me plaindre de te laisser indifférente comme ça. Et je… te mentir ? Cette fois ? Tu parles d'un truc en particulier ou pas ?"

Oui, je sais, j'ai pas vraiment répondu à sa question. Est-ce que je serais foutu de lui mentir si ça peut lui sauver la vie ? Carrément que oui.

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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Mar 4 Oct - 22:51

Je m'énerve toute seule, mais j'arrive pas à faire autrement. Déjà parce qu'il a fait n'importe quoi, il m'a menti et s'est foutu de moi, même si c'était ni le but, ni vraiment voulu. Et puis... Et puis, j'ai pas besoin d'autre raison. J'ai le droit d'être en colère, c'est bien mieux qu'être simplement flippée ou inquiète. Donc je suis en colère contre lui. Point.  
Je le regarde et secoue la tête. Ouais, moi, j'aurais au moins réfléchi. J'aurais... J'en sais rien, je sais pas ce que j'aurais fait, je dis là que je l'aurais pas laissé comme ça, mais j'en sais rien en vrai. Peut-être que je lui aurais parlé, peut-être que j'aurais fait comme lui et que c'est lui qui péterait un plomb à ma place... Et je serais de vachement mauvaise foi, moi, comparée à lui...
Surtout que là, je finis vraiment par gueuler toute seule, parce que lui dit pas grand chose. Mais genre vraiment pas. Ça devrait m'inquiéter non ? D'habitude, il gueule autant que moi si ce n'est plus. D'habitude, ça va crescendo et y en a pas un pour rattraper l'autre, mais là...  

Ah, quoiqu'au final, j'arrive à l'énerver un peu, juste un peu, juste le temps pour lui de gueuler un peu. Je le regarde, la mâchoire crispée. Et j'ai rien d'intelligent à répondre. Mais ça m'empêche pas de le faire quand même.

« Alors pense à moi ! Si tu t'en rends compte... Pense à moi... »

J'ai été aussi pitoyable que j'en ai eu l'impression ? Merde. Parce que genre moi, je fais pas de conneries ? Genre, je pense tout le temps à lui ?... Okay, ça c'est une mauvaise question j'avoue vu la réponse... Mais pourtant, il doit penser à moi, non ? Ouais, si, je sais bien... Mais, pas de la bonne façon peut-être, j'en sais rien. Tout comme moi, je suis loin d'être...
Tais-toi, arrête de te poser des questions à la con. Je le regarde et grimace.

« C'est mignon de ta part de vouloir me préserver, vraiment. T'aime pas que ce soit pourri, okay, je comprends, mais c'est pas une raison... Les seuls moments où j'ai été bien, où j'ai été vraiment heureuse, c'est avec Sid et toi... Avec toi, à tes côtés. Alors me mens plus, me cache plus rien, pas toi. »

Oui, venant de moi, ça peut être tellement ridicule ce genre de demande. Surtout que le raisonnement n'est carrément pas logique, mais c'est comme ça quand même...
Je le fixe et je secoue la tête.

« Non. C'est moi qui suis entrée Ethan. Toi, tu m'as juste suivi pour me protéger. Encore. C'est moi qui ait tué ces mecs. Il avaient rien fait, rien du tout... Je... » J'inspire et reprend, comme si ça me touchait au final pas tant que ça. Ouais, c'est un peu raté aussi pour le coup. « On le savait déjà non ? Ils ont enlevé des gosses et tués les autres, c'était déjà un bon signe... On le sait qu'ils sont dangereux et... qu'il faut faire quelque chose. »

Je hoche la tête à mon tour, esquissant un sourire triste, sans le quitter des yeux.

« C'est mieux que d'attendre bêtement qu'ils finissent par nous repérer non ? Zak est pas en sécurité tant qu'ils sont là... »

Bon, et nous non plus en vérité... S'ils tuent les hommes et... enlèvent les femmes... bref. Ouais, on doit être prudents, on peut pas foncer tête baissée, je vais donc éviter de trop m'en mêler, parce que je suis pas une référence. Quoiqu'en étant objective, ses plans à lui sont pas forcément super mieux que les miens... Mais, une légère partie de moi est soulagée de savoir que je suis pas la seule à y penser, enfin être sûre de pas être la seule à y penser quoi.

Et on verra plus tard, on a déjà assez à gérer pour le moment. Je sais même pas comment on fait pour se prendre la tête sur autant de choses différentes en si peu de temps. Bon, on se prend plus vraiment la tête. Et puis, ça change pas vraiment de d'habitude. Et la colère et la rancune se sont évanouies vachement vite en fait, et pour changer, même si on parle de Sid et de l'incertitude de sa situation, il parvient à me faire sourire, un petit peu. Je fais une légère moue en le regardant, avant d'avoir un sourire un peu plus franc.

« De vous deux, c'était toi le plus doué pour casser la gueule des autres ? Je le voyais pas si nul, je suis un peu déçue là... Mais... pour le reste... C'est le cas. Mise à part cette nuit d'accord... Je suis heureuse avec toi... Tu me rends heureuse. »

Bon, qu'il me rende heureuse, c'est un fait. Un fait que j'ai accepté y a pas longtemps, mais maintenant ça va. Sauf que là, il en rajoute une couche. Et je suis partagée entre un bonheur et une panique totale. Et c'est le fait d'être aussi heureuse qui me perturbe et m'effraie le plus au final. Normal. Mais quelques semaines quoi, ça se fait pas... Surtout si on compte les deux semaines où je l'ai soigneusement évité, c'est tellement... n'importe quoi. Totalement et entièrement ridicule. Même si certaines de ses paroles collent tellement à mes pensées...

« … C'est pas que les circonstances... » Je détourne les yeux en me rendant compte que j'ai parlé à voix haute, ou murmuré, mais merde quand même. Je reprends un ton plus haut. « … Mais plus intense, plus fort... différent, ça me va... »

Je suis pas sûre que ça m'aille pour de vrai, c'est trop brutal et soudain, mais pourtant... j'ai pas menti juste avant, je suis heureuse avec lui. Et plus qu'un peu. Et tout ce qu'il peut dire n'y changera rien. Enfin, je crois... okay, ça me fait un peu flipper, ou beaucoup sans doute quand je m'y attarderais plus tard... Mais il mérite pas ça, il mérite pas que je me barre, sans parler que j'ai pas envie, et il mérite pas que je lui fasse subir ça... Ouais, bon, j'y suis pour rien, c'est de sa faute, il avait pas à dire ça comme ça en passant... Mais une partie de moi sait que j'aurais dû, ou qu'il s'attendait du moins, à ce que je lui dise que moi aussi je... Mais il mérite pas non plus que je lui mente. Pas là-dessus. Et puis, pour le coup, je peux pas...
Même si je commence à me sentir coupable en le voyant grimacer... et je me sens mal pour de bon quand il ferme les yeux et qu'il reprend. Je le fixe, et je le sens pas. Mais j'imagine, hein?... Ou pas... Parce que quand tu sors un truc comme ça, un "je t'aime", tu t'attends en général à un retour, à un retour genre "moi aussi", et pas désolée... Sauf que je sais pas quoi faire. Je sais pas quoi dire. Je sais pas, je suis paumée et c'est pas super cool. Mais je me contente de hocher la tête. Je sais même pas comment ça se fait que la situation se soit aussi rapidement retournée, que ce soit moi qui d'un coup ne sache plus où se mettre.

« D'accord. Si tu le dis. Mais... C'est bien que tu m'aies dit ce... » Je le dévisage, ancrant mon regard dans le sien. « Merci. »

Je sais, c'est nul. C'est vraiment minable. Je le remercie pourquoi ? De m'aimer ? D'être là ? D'être lui ? Et le pire c'est que ça me fait vraiment plaisir, que ça me touche vraiment, et que... que ça tourne en boucle dans ma tête. Il y a quelques années, j'aurais donné n'importe quoi pour entendre ça, et là, je reste comme une conne à le regarder sans savoir où me foutre. Ça va que j'arrive à détourner le truc en l'engueulant gentiment pour qu'il mange, mais bon... Quant à la fille... Il rit, mais je doute que le reste passe si facilement à la trappe... Je grimace et hausse une épaule.

« Toi, je choisirais toi... Mais je les laisserais pas dans la merde pour autant. Je crois... Et non, je veux pas de liste, je veux pas savoir, je m'en fous, je... C'est pas important, pas vrai ? Qu'il y ait eu d'autres filles ou non. »

Je m'en fous. Je suis pas jalouse, aucune raison. Ce serait vraiment con. Surtout que moi, il m'aime. Merde, ça me rassure en plus. Et je vais pas en rajouter alors qu'il a l'air de s'en faire déjà pour sa copine de virée. Je m'installe et parviens même à sourire un peu. Sourire qui s'agrandit en réponse au sien. Je serre un peu sa main que je tiens et je le regarde finir sa barre, en buvant quelques gorgées. Le genre de trucs qui me paraît tellement naturel. Le genre de détails que j'ai fini par adorer.
Et son sourire hésite alors que j'embrasse sa mâchoire. Il a peur que je lui en recolle une ou quoi ? Peut-être ouais... pourtant, je suis plus en colère, et ça se voit non ?...
Je hausse un sourcil.

« Pas mal ? J'ai perdu la main ? Ça craint. »

Je retiens involontairement ma respiration en sentant son bras. Et je souris, mes yeux pétillants à nouveau, redevenant un peu plus vivants, quand il embrasse mon nez. Même si ça dure pas longtemps en l'entendant. Je plisse les yeux.

« T'as pas le droit... J'ai qu'une seule demande. Je me fous du reste. Ne me mens pas. Je te mentirais jamais, alors tu pourrais au moins...
Ne me mens plus, c'est mieux ? »


Je secoue la tête et inspire en le regardant. Je me relève et le repousse en arrière, pour m’asseoir sur ses genoux, levant une main pour caresser sa joue du pouce.

« Et tu m'as jamais laissé indifférente espèce d'idiot. »

Et comme une conne, je me penche vers lui pour l'embrasser. Ma main se crispe dans son cou, l'autre agrippant son pull, alors que je joue avec ses lèvres. Putain, il peut pas m'avoir autant manqué en si peu de temps... Je reste un instant contre ses lèvres, les yeux fermés, frôlant les siennes.
Et je pose ma tête contre son épaule, passant mes bras autour de lui. Et je me sens infiniment bien à respirer son odeur et à le sentir contre moi. C'est ridicule.

« Tu m'aimes pour de vrai ? »

J'ouvre les yeux en me rendant compte que j'ai vraiment demandé à voix haute. Bon, j'avais pas un ton paniqué, il était même plutôt calme et... rempli d'espoir ?... Naaaan... Merde. Sérieux?

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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Ven 7 Oct - 12:05

J'aimerais bien dire que j'essaie de calmer le jeu mais j'en suis totalement incapable. Si je me sens hyper mal, je commence à avoir envie de me réfugier derrière la colère. Le truc que je maitrise, qui m'empêche de péter un câble pour de bon. Sauf que si on se met à gueuler tous les deux, on s'en sortira pas. Déjà qu'on s'en sort pas des masses. Alors je me tais, plutôt que de dire des conneries, jusqu'au moment où je finis par être incapable de me retenir. Et par gueuler. Pas trop, ça va encore et c'est plus comme un ballon qui éclate. Y a plus rien après. Je suis toujours aussi à l'ouest, je me sens toujours aussi mal et ça change rien.

"Putain mais c'est bien ça le problème. C'est que je pense à toi. Tout le temps. Et que ça me rend encore plus con que d'habitude visiblement."

Son ton de voix me fait encore plus de mal que le reste. Je préfère aussi qu'elle gueule tiens, au moins j'aurais moins l'impression de lui faire de mal. Je soupire profondément au reste de ses propos, me frottant la nuque alors qu'elle grimace. J'aimerais tellement être capable de trouver les bons mots pour qu'on arrive à se sortir de là mais j'en suis totalement incapable. J'arque un sourcil à ses propos et je souffle, d'un ton pensif.

"Mignon hein ? Super… on vit dans un monde apocalyptique et je suis mignon. Je… j'arrive même pas à comprendre pourquoi t'es heureuse avec moi en fait, ou comment t'as pu l'être avant. Mais okay… Et je voulais pas te cacher quoi que ce soit, c'était clairement pas le but de la manœuvre, aussi débile soit-elle."

Et je soupire profondément quand elle reprend, mes mâchoires se contractant alors qu'elle parle à nouveau du moulin.

"Ouais t'es rentrée et je t'ai suivie. J'ai même pas hésité à tout lâcher pour toi alors que tu passais ton temps à me cogner ou à m'insulter, je tiens quand même à le souligner… enfin bref. Ils nous tiré dessus Eliott. En nous prenant pour les Autres, peut-être, mais ça veut pas dire non plus que c'était des enfants de chœur.  Ouais, on leur a piqué leurs gosses mais on sait pas ce qu'ils ont pu faire non plus. On aura probablement jamais le fin mot de l'histoire et tu peux pas tout baser sur un putain de journal de bord à moitié rempli. Faut que t'arrêtes de te sentir coupable pour ça sinon tu vas péter un câble."

Je hoche la tête, me figeant un peu alors que j'essaie de ne pas songer au fait qu'ils pourraient lui faire du mal. Ou à Zak. Surtout au petit. Et pour ça, je serait prêt à flinguer  n'importe quel humain qui oserait poser la main sur lui.

"Il va falloir qu'on en parle aux autres et qu'on décide d'un vrai plan d'action. T'as raison, on peut pas les attendre sagement en serrant les fesses et en espérant qu'ils iront taper à la porte d'à coté."

Bon, dans le genre sujet joyeux, on est pas mal là non ? Enfin, au moins, on a arrêté de se prendre la tête. Si on omet les conneries que je peux raconter et qui vont la faire se carapater en courant dans moins de trente secondes. Encore que, visiblement, elle le prend pas si mal. Comme quoi, tout arrive. Enfin, pour le moment quoi. Je dis pas qu'elle va pas changer d'avis et finir par se casser. Parler de Sid' est plus simple, enfin tout est relatif. Disons que je suis pas dans la ligne de mire donc, fatalement, c'est moins compliqué. Même si j'ai pas envie d'imaginer une seule seconde qu'il pourrait être mort, c'est juste hors de question.

"Hey, je suis plus doué que j'en ai l'air ! Pendant que je jouais au foot, il courrait les filles ton frangin. Alors forcément, ça aide à mieux cogner. Non mais… et…"

J'ajoute rien mais j'arrive quand même à esquisser un sourire au reste de ses propos. Enfin, avant que je commence de nouveau à paniquer et à merder. Je me demande si je pourrais encore faire pire en fait mais, au moins, pour le coup, ce que je dis a pas trop l'air de la faire flipper. Elle est même d'accord avec moi, c'est plutôt cool non ? C'est vrai que ça fait pas longtemps et tout, mais putain, je vais pas me mentir à moi-même et faire genre je ressens pas tout ça pour elle. Alors ouais, le contexte joue sacrément, j'ai passé plus de temps avec elle et, surtout, y a moins de trucs qui nous parasitent et qui empêchent d'être lucide sur certains trucs. Genre ça. Bref, j'essaie de me convaincre que je suis pas complètement dingue à lui avoir dit ça aussi vite ou quoi ? Probablement.

"Ouais, différent, plus fort… c'est cool ça…"

Qu'elle me dise qu'elle est désolée me blesse, je vais pas me mentir. Mais en fait, qu'elle me dise merci est encore pire en fait. Je pensais pas que ce serait possible. J'aurais préféré qu'elle se tire en fait à la réflexion. Et cette foutue voix qui continue de se marrer en me soufflant que j'aurais bien aimé qu'elle dise autre chose. Ta gueule. Non mais vraiment. Je suppose que je dois répondre un truc intelligent et je lâche, dans un murmure, essayant de ne pas avoir l'air amer mais avec un succès tout relatif.

"… c'est bien. Si tu le dis."

Je vais quand même pas lui dire de rien non ? Ca ferait un peu trop sarcastique je pense, même pour moi. Je sais en tout cas clairement plus où me foutre et pour le coup, je songe vaguement à me tirer de là. Mais  non, je mange sagement ces foutus barres de céréales alors qu'on parle de Morgane. Et j'ai une grimace à sa réponse, haussant une épaule et essayant d'ignorer cette foutue voix qui semble occulter tout le reste.

"Et si pour moi tu devais les abandonner ? Je cherche pas à la défendre ou à lui trouver des excuses hein, juste, je peux comprendre pourquoi elle a agi de la sorte. Et non, pour le reste, c'est carrément pas important. Y a… bref, ça l'est pas."

Ouais vas-y, finis ta phrase et dis lui qu'elle est la femme la plus importante qu'il y ait eu dans ta vie. Après t'es t'être foiré en lui disant que tu l'aimes, ça me parait tellement intelligent.



Bon. Focalise-toi sur le reste. Elle vient s'assoir à coté de moi, elle me sourit et elle me cogne pas. J'ai même droit à un bisou magique. Ca, c'est une bonne chose. Alors je me la joue faussement cool, même si je continue de flipper à mort.

"Bah, ça faisait longtemps que t'avais pas eu à m'en faire. Donc ouais, à moins que t'en fasses ailleurs, tu risques un peu de perdre la main."

Elle redevient elle-même l'espace d'un instant, avant que l'inquiétude ne l'envahisse de nouveau. Je manque de soupirer et je cherche mes mots. Pour pas lui promettre un truc que je serais pas capable de tenir. Je fronce alors légèrement les sourcils et je réponds, un rien pensif.

"Avant que je te promette ça… tu veux dire que si tu devais me mentir pour ma survie, tu le ferais pas ? Jamais ?"

Je fige quand elle me repousse avant de soupirer de soulagement quand elle s'installe sur mes genoux. On est revenus à la normale un peu là non ? Et comme d'hab', la sentir toute proche de moi me rassure plus que je le devrais, surtout après notre prise de tête. Mais mes mains se posent par automatisme sur ses hanches alors que je la fixe et que j'esquisse un sourire.

"Jamais ? Même quand tu m'envoyais chier il y a quelques mois ? J'ai du mal à te croire…"

Et évidemment que je lui rends son baiser, la serrant contre moi le temps que ça dure. Et je l'entoure de mes bras quand elle se niche contre mon épaule, une main glissant dans ses cheveux et l'autre, se faufilant gentiment sous son pull. Avant que je me fige à sa question.

"Eliott… tu veux vraiment que je réponde à cette question ?"

Ma main quitte ses cheveux pour attraper son menton et le relever, que je puisse la voir dans les yeux. Je sais pas trop pourquoi je fais, probablement pour voir si elle panique encore, si elle veut que je dise autre chose ou pas. J'en sais foutrement rien en fait. Alors, quitte à faire de la merde, je continue dans la même lignée hein.

"Oui je t'aime vraiment. Et par pitié, ne me redis pas merci sinon je te plante là."

Dans le doute, avant qu'elle dise quoi que ce soit, je préfère l'embrasser, ma langue cherchant la sienne alors que je la serre contre moi. Ouais, ça, c'est plus facile à gérer que le reste hein. Tu parles.

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Dernière édition par Ethaniel M. Griffin le Lun 17 Oct - 11:40, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Dim 16 Oct - 14:27

On va devoir se calmer un peu là non ? Bon, moi surtout, vu que s'il élève la voix une minute, ça fera déjà beaucoup. Enfin, je dis ça, mais au final, je gueule même pas, ou même plus. Et c'est une bonne chose. Je crois. Même si j'ai pas l'habitude, même si je préfère hausser le ton plutôt que de me sentir si mal.  Et qu'il ait pas l'air mieux que moi n'aide pas en fait. Je le fixe et je sais pas quoi répondre pour le coup. Tout le temps. Je suis pas la seule, c'est cool. Je suis pas la seule, c'est flippant. Comment ça peut être aussi ambiguë ? Mais il pense, pensait bien faire. Et je m'en rends compte alors qu'on parle, qu'il a jamais voulu merdé, qu'il a jamais voulu me faire de mal. Ouais, il a clairement foiré. Mais je suis pas très douée non plus, donc bon... Et j'esquisse un sourire en coin malgré moi à sa réplique. Avant de froncer les sourcils.

« C'est pourtant pas compliqué à comprendre. Tu me traitais pas comme une pestiférée ou comme la pièce rapportée, mais comme une personne à part entière, tu me faisais rire, tu m'apprenais des trucs et tu t'occupais de moi comme si j'étais importante... Et c'est toujours le cas. Tu crois que j'ai besoin de plus que ça pour être heureuse ? » Je secoue la tête. « C'est simple pourtant... Et j'ai capté, pas contre moi, pas voulu, etc... »

Et je me braque un peu, me renfrognant. Non, je me sens pas coupable et je m'en veux pas du tout, surtout quand il le dit comme ça. Pas du tout.

« Je t'ai pas forcé. Et je t'avais rien demandé. » Je fais la moue, la mâchoire crispée, avant de baisserles yeux. « Même si je passais mon temps à te cogner ou à t'insulter... Merci... Pour tout...
Ouais, ils nous ont tiré dessus... Et je sais bien qu'ils étaient pas forcément... gentils... Mais je... même s'il étaient pas entièrement innocents... Je les aies tué. Ils étaient pas morts. C'était pas des zacks. Tu comprends ?... Même s'ils auraient fait pareil, ils étaient humains et moi, je... J'avais jamais... »


Même si j'hésiterais pas à recommencer si lui ou même Zak étaient en danger, j'avais quand même tué des êtres humains, vivants, qui parlaient et réagissaient... Mais ouais, faut pas que je me sentes coupable. Je sais, il a raison, il dit ça pour moi, mais c'est pas vraiment facile. Mais oui, si c'était pour eux, je réfléchirais pas. Alors je hoche sagement la tête quand il répond en disant qu'il faut en parler aux autres. Non, je suis pas encore assez inconsciente pour aller m'en prendre à un groupe agressif et armé toute seule, ou même à deux... Et même avec le groupe, honnêtement, je sais pas si c'est une super bonne idée.

« On sait à peu quelle direction prendre, il faudrait aller en repérage, essayer d'en savoir plus avant de penser à faire autre chose de toute manière. »

Ça, par contre, oui je suis assez stupide pour songer à y aller. Comme je suis assez stupide pour songer durant une seconde à me barrer en courant. Mais non, faut pas pousser, même si je suis clairement pas à l'aise et que je me sens un peu mal. A tel point que c'est plus facile de parler de Sid. Et je suppose que c'est pareil pour lui. Quand bien même j'ai une horrible boule au ventre quand je songe à lui et au fait qu'il pourrait... Mais non, je m'accroche stupidement à cette petite lueur, parce qu'on sait jamais, pas vrai ? Et lui là, en vrai, il m'aide en étant juste là... Mon sourire s'agrandit un peu.

« Le sportif bourrin et le dragueur patenté, y a pas à dire, j'étais bien entourée... »

Et non, j'insiste pas pour savoir ce que son 'et' pouvait amener d'autres. Parce que ça m'arrive souvent de pas finir mes phrases. Parce qu'il sourit aussi oui un peu. Et j'ai beau flipper, dans le fond, sur beaucoup de choses, je suis d'accord avec lui. Ça me fait même un peu chier qu'il pense que c'est dû aux circonstances, à l'environnement ou je sais pas quelle autre connerie, et qu'il se dise pas que c'est juste parce que c'est moi, nous, enfin... Je sais, j'ai presque envie de me carapater parce qu'il me sort qu'il... m'aime... et je suis pas satisfaite du reste... Aucune logique ni cohérence. Je suis grave. J'esquisse un sourire. Oui, c'est cool. Vraiment hein je suis sérieuse. Un peu trop rapide pour moi. Un peu trop intense aussi. Mais... ouais, c'est cool.
Sauf que je foire un peu beaucoup. Mais c'est pas facile aussi ! T'aurais voulu que je dise quoi ? Bon, okay, j'aurais dû éviter ce genre de phrases ou de trucs à la con, j'en suis consciente, mais si c'était aussi évident que ça, si je gérais ce genre de situations ou de déclarations, ça se saurait. Et puis, c'est pas comme si je m'y attendais, comme si ça faisait des mois qu'on était ensemble ou... alors ouais, j'ai un peu été prise de court. Non,j'essaie pas de justifier mon merci ou autre, mais... Merde. Ma mâchoire se serre un peu quand il répond dans un murmure. Et comme je suis super courageuse, je me contente de détourner les yeux. Comment je pourrais lui faire comprendre un truc que je maîtrise même pas ? Et il a merdé autant que moi non ?... Bon, d'accord, il a juste été sincère, mais...

Je déglutis alors qu'on enchaîne sur des sujets un peu moins sensibles. Enfin, si on veut. Je le dévisage alors qu'il insiste. Pour lui ?... Et j'aime pas la réponse qui me vient spontanément en tête. Cette voix qui me dit que pour lui, je pourrais abandonner n'importe qui. Celle qui me dit que je serais capable de laisser cramer la ville entière pour lui sauver les miches. Je hausse nonchalamment les épaules.

« Ouais, je peux comprendre aussi. »

Même si ça reste une connasse de l'avoir fait, parce que c'est lui point. Je le fixe une seconde, la bouche entrouverte, hésitant à lui demander ce qu'il voulait dire. Y a eu quelqu'un d'important, c'est ça ? Et rien que d'y penser, mon cœur se serre. Putain, je suis vraiment trop conne y a pas à dire.

Pourtant, je merde un peu moins, je crois. Je m'installe à côté de lui et c'est presque comme si rien ne s'était passé. Sauf que ouais, y a un putain de bloc de tensions ou dans le genre qui flotte entre nous. Mais on fait tous les deux mine de pas s'en rendre compte, jouant le jeu.
Je secoue la tête.

« Non, c'est des trucs réservés ça. T'es en train de dire qu'il faut que tu te fasses mal plus souvent pour pas que je perde la main ?... Je crois que je préfère rester dans les pas mal si c'est ça. »

J'esquisse un sourire. Avant que cette foutue voix, qui a pris bien trop de place en si peu de temps, ne revienne. Mentir pour lui ? Laisser mourir les autres, laisser tout partir en fumée si ça pouvait le sauver, ce genre de chose ?... Lui dire que ça va aller, qu'on s'en sortira, même si je sais que c'est faux, même si un jour moi, je savais que je m'en sortirais pas ? Évidemment que je le ferais. Sans une hésitation. Mais je peux pas lui dire, parce que je veux pas que lui me mente ou se mette en danger pour moi. Fais ce que je dis, pas ce que je fais ouais.
Je soupire et le regarde.

« Si tu veux pas que je te mente, non, je le ferais pas. »

Et c'est l'un des plus beaux et des plus sincères mensonges que j'ai jamais sorti. Et je me sens presque pas coupable. Peut-être qu'il me croira pas, mais dans le fond, je sais que je suis quand même super douée pour embobiner les gens non ? Même lui... non ?... On verra.
Je retiens un sourire quand il soupire, avant de sourire pour de bon en sentant ses mains sur moi. Toxico, volume 2...
Je hausse un sourcil en le dévisageant.

« ... Bon, j'étais un peu, beaucoup, en colère pour de vrai contre toi. Mais... j'ai beau avoir la rancune tenace, pour que ça dure des années, faut le faire tu crois pas ? Tu m'as déjà vu gueuler autant sur quelqu'un d'autre Griffin ? »

J'ai pas dit que ma façon de communiquer ou d'exprimer mes sentiments et pensées était saine. Mais ça marche, ça me convient, donc on garde tout ça.
Et je me blottis contre lui, aussi satisfaite du baiser que de ses bras autour de moi la seconde suivant. Et je me sens tellement bien que j'oublie un peu la raison et la prudence, si tant est que j'ai jamais eu l'une des deux. Il se fige, presqu'en même temps que moi quand je me rends compte de ma bourde. Et j'ai envie de dire non, je veux pas, je m'en fous, c'est pas important, c'est...

Et il me relève le menton. Je déglutis et mon regard s'ancre dans le sien. Et mon cœur loupe un battement. Ah je savais bien que je lui avais fait mal en disant ça. Mais... Il m'aime. Et l'information a à peine le temps d'être un peu interprétée, analysée, retournée dans tous les sens, genre j'ai pas eu le temps de le faire tout à l'heure, que ses lèvres rejoignent les miennes. Je lui rends son baiser, me tendant vers lui, alors que ma langue joue avec la sienne et qu'une main rejoint ses cheveux pour s'y mêler. Je perds mon souffle contre lui, avant de ralentir et d'aller embrasser sa mâchoire, les yeux fermés. Il m'aime vraiment. J'ouvre les yeux. Et je suis toujours autant partagée entre la joie et la peur. C'est super...
Je m'éloigne un tout petit peu, juste assez pour le regarder. Mes doigts vont doucement griffer sa barbe, alors qu'un sourire idiot apparaît sur mon visage. Okay, on choisit donc le bonheur pour le moment. Bonne idée. Le regard dérivant sur ses lèvres, je murmure, alors que ma main effleure sa bouche.

« J'ai eu peur. Quand je t'ai pas vu revenir, j'ai cru que... qu'il t'était arrivé quelque chose. Je dis pas ça pour que tu t'en veuilles à nouveau, ou plus, ni pour relancer le débat hein ! C'est juste... pour dire que j'étais pas seulement en colère. Que si je suis pas allée te chercher, c'est pas que je m'inquiétais pas pour toi, c'est juste... au cas où tu rentrerais, je serais là quoi.
Et j'ai pas l'habitude de m'inquiéter autant pour les autres. Y a que pour Sid que je flippais... que je flippe comme ça. Alors, la colère, je connais mieux, c'est plus gérable... Tu comprends ? »


Je relève les yeux vers les siens, me demandant pourquoi j'essaie de m'expliquer sur mon pétage de plomb vachement justifié quand même.
Je grimace un sourire hésitant, avant d'inspirer, et ma main monte jouer avec ses cheveux.

« T'es toujours d'accord pour que je joue à l'apprentie sorcière sur tes cheveux ? »

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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Lun 17 Oct - 12:52

Putain, je sais pas ce qui est le pire, qu’elle gueule ou qu’elle dise rien. Bon, ok, je préfère la première option. Ouais, je suis maso faut croire mais je déteste quand elle garde les trucs pour elle. Même si ce qu’elle balance est plus que douloureux. Surtout quand je sais déjà que j’ai merdé en fait. Ce qui est le cas, j’assume totalement. Enfin j’assume pas mais… bref, on a pigé l’idée quoi. Pourtant, ça partait pas d’une mauvaise intention, je crois. Ouais, ouais, l’enfer en est pavé, tout ça tout ça. Bref, je vais éviter de partir je sais pas où dans mes pensées, je suis pas persuadé que ce soit le meilleur des moments. Je la vois froncer les sourcils et je fais pareil, par automatisme avant de souffler, d’un ton qui ne souffre pas vraiment de réplique.

"T’es importante Eliott. Tu l’as toujours été. Bon c’était pas pareil quand t’étais môme, je vais pas te mentir mais… tous les mecs qui t’ont traitée comme une pestiférée ou autre sont des connards, c’est tout. Enfin, si ça suffit à te rendre heureuse, c’est… c’est cool je dirais."

Je me retiens de soupirer de plus belle quand elle reprend, faisant, je pense, à peu près la même gueule que moi.

"Déjà, t’as retenu un truc important. Tu m’as forcé à rien. Si je t’ai suivie, c’est que je voulais, toute emmerdeuse que tu sois, c’était juste hors de question de te laisser en plan une nouvelle fois. Même si j’ai souvenir que t’as moyennement apprécié mon arrivée. J’aurais ptet dû prendre un cheval, ça aurait été plus classe. T’as pas besoin de me remercier pour ça ok ? Pour le reste…"

J’hésite à la serrer dans mes bras mais, pour le moment, c’est un peu tendu et j’ai pas envie de m’en reprendre une en fait. Alors je me contente de souffler, d’une voix aussi douce que possible, oubliant tout ce qui prend la tête l’espace d’un instant pour me focaliser sur elle.

"… je sais. J’aurais préféré que t’aies jamais à savoir quel effet ça fait de tuer un humain… normal. Mais ce sera pas le dernier vu comment les choses se goupillent. Et je pense qu’au point où on en est, plus personne n’est plus vraiment innocent de toute façon."

J’ai un profond soupir alors que je hoche la tête au reste de ses propos.

"Ouais, va falloir qu’on décide quoi faire. Et comment. Mais pas de coup en douce hein. Ni toi ni moi. Ce qu’on fait, si on se jette la tête la première dans la merde, autant qu’on le fasse ensemble, tu crois pas ?"

Bon, en fait, on aurait dû continuer à parler de ça, ça aurait été plus simple à gérer. Que le reste. Bon, ok, je merde encore un peu, pour changer, mais je… enfin je voulais pas vraiment lui dire hein. C’est juste sorti tout seul. Elle est encore là, donc, on va dire que ça va. Même si ouais, pour le coup, vu sa réaction, j’ai presque envie de me tirer. Je sais, je suis trop con. Mais je vais pas changer maintenant. J’arrive à lâcher un ricanement presque naturel quand elle nous décrit, Sid’ et moi et je finis par hausser les épaules, genre tout va bien.

"Le duo de choc. Tu nous trouvais trop cools, rappelle-toi. Donc ouais, t’étais bien entourée. Et j’étais si bourrin que ça… si ?"

Alors, ok, je merde, ça je veux bien le reconnaitre. Mais ça se fait pas de répondre ce qu’elle a dit quand même non ? Et putain, ça fait tellement chier de l’entendre dire ça, je pensais pas à ce point-là. Bon, comme j’ai pas géré, je dis rien, enfin je dis pas vraiment ce que je voudrais quoi. Et de toute façon, elle rebondit même pas sur ce que je raconte. J’essaie de pas me focaliser dessus, ça servira à rien d’autre qu’à me prendre la tête et je sais que je vais de toute façon finir par y penser en boucle comme un con.

Parler de Morgane, de ce qu’elle a fait, est carrément plus simple. Même si j’ai moyennement apprécié qu’elle me laisse en plan comme ça, je peux comprendre. Et je me dis qu’Eliott aussi. Je finis par souffler, d’un ton pensif, alors que mon regard se perd un peu dans le vide.

"J’aimerais bien me dire que je ferais pas pareil, que j’abandonnerais jamais personne. Mais pour vous, pour Zak et toi, je me rends compte que je le ferais si ça peut vous sauver la vie. Alors que je suis pas comme ça normalement, je suis le crétin qui fait sortir une guêpe au lieu de l’écraser. Et je me dis que cette saloperie de fin du monde a changé bien des trucs mine de rien."

Je me souviens pas m’être déjà senti aussi mal à l’aise en étant assis juste à côté d’elle. Et ça craint putain, vraiment. J’ai jamais voulu que ça arrive quoi. J’arrive quand même à lui esquisser un sourire quand elle me répond et j’ai un haussement d’épaules.

"Cool si ça m’est réservé, j’aime autant. Et tu peux trouver d’autres raisons d’en faire sinon, pas uniquement quand je me fais mal. Ou que tu me fais mal avec tes poings de fillette."

Et je la fixe avec intensité quand je lui renvoie sa propre question. Avant que mon sourire se fasse plus franc et que je ne souffle, en secouant la tête.

"T’es une putain de menteuse Lancaster, tu le sais ça ? Bien sûr que si tu le feras. Et je ferais pareil. Parce qu’on est assez cons pour espérer que ça sauvera la vie de l’autre. Je peux te promettre de te dire la vérité autant que possible, mais je pourrais pas faire mieux. Ca te va ?"

Quand elle s’installe sur moi, j’avoue, je sens la tension qui pesait sur mes épaules s’envoler comme par enchantement. Y a une part de moi qui me souffle que ça craint un max parce que bon, elle vient quand même de me dire merci en réponse à mon je t’aime. Moi, ressasser ? A peine.  Mais l’autre partie apprécie carrément de l’avoir contre moi. Trop probablement, mais je vais faire avec hein. J’arque un sourcil à sa réplique et je la fixe, sceptique.

"Tu me gueules dessus parce que tu… euh parce que je suis un privilégié ? Un truc dans le genre ? Pas juste parce que je suis le roi des crétins ? C’est… intéressant comme concept."

… et merde, sérieux, elle aurait pas pu s’abstenir avec sa question à la con ? Et elle veut quoi ? Que je lui dise la vérité pour se foutre de moi ? Nan, elle ferait pas ça. Je crois pas. J’en sais rien. Je lui réponds ce qui me vient en premier, parce que je vois pas pourquoi je lui mentirais là-dessus. Et, avant qu’elle dise un autre truc qui pourrait me foutre en rogne, je l’embrasse. Ca, c’est cool. Bon, plus que cool, ok. C’est carrément top, surtout qu’elle me rend mon baiser. Ouais, le contraire aurait été carrément glauque j’avoue.

Et je l’écoute quand elle reprend la parole, fronçant les sourcils au début en me demandant où elle veut bien en venir. Voilà, c’est mieux que le merci ça non ? Ouais, elle s’inquiète pour moi. C’est… nan c’est pas cool, ça peut que la pousser à faire des conneries. Mais pour le coup, ça me plait. Pas qu’elle fasse des conneries hein mais… bref, on a pigé quoi. J’effleure sa joue et je remets une mèche de cheveux en place, par automatisme, avant de hocher doucement la tête.

"Je comprends ouais. C’est… c’est plus simple pour moi aussi d’être en colère. Sauf avec toi. Je suis content que tu sois pas sortie, ça m’aurait … je sais même pas comment j’aurais réagi s’il t’était arrivé un truc à cause de ma connerie en fait. Et arrête de t’inquiéter pour Sid’. Je parie qu’en vrai, ce connard est parti à Hawaii et qu’il se dore la pilule en se foutant de nous en train de nous geler les miches."

Et, au regard qu’elle me jette, je peux difficilement faire autre chose que l’embrasser à nouveau, la serrer contre moi. Comme si ça pouvait suffire à la protéger. Comme si ça pouvait effacer le reste. Je sais bien que non, mais ça m’empêche pas de le faire. J’ai un bref soupir à sa question et je louche sur les boucles que je vois sur mon front.

"Ah ouais, les cheveux… t’entends quoi exactement par apprentie sorcière ? Tu sais faire au moins un peu ? Et… je… dans cinq minutes ?"

Ma main glisse sur sa nuque sans vraiment lui laisser le temps de répondre alors que l’autre retourne se faufiler sous son pull. Pour le coup j’ai vraiment, mais alors vraiment pas envie de bouger d’un millimètre, encore moins pour qu’elle me coupe les cheveux. Mais bon, je lui jette quand même un regard interrogatif, histoire de me calmer direct si elle m’envoie bouler quoi. Même si, comparativement à d’habitude, je suis quand même hyper sage. Ca change en fait, en temps normal, je lui aurais déjà viré la moitié de ses fringues avant même qu’on se pose sur le canapé en fait. Hum. C’est…  bizarre en fait d’être aussi… ouais aussi timide.

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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Mar 25 Oct - 12:22

Je le fixe alors qu'il répond. Importante. Et je suis stupidement touchée quand il dit que je l'ai toujours été. Sérieux, on s'en fout non ? Mais n'empêche que ça fait du bien à entendre. Pareil pour le reste. Pas que j'ai vraiment besoin de son avis concernant les autres, mais c'est plutôt chouette à entendre. Comme si ça venait pas de moi et que j'en étais pas responsable. Peut-être qu'un jour j'en serais convaincue aussi, mais bon, dans l'absolu, ça me bouffe vachement moins la vie que lui et j'en ai un peu rien à foutre... ou presque...
Je hoche la tête en esquissant un sourire.

« Ouais, on va dire ça. Et c'est cool ouais. »

Je hausse les épaules, avant de reprendre sur des sujets non moins joyeux... Et il parvient malgré tout à me faire sourire alors que je commence à ressasser tout ça. C'est pas son arrivée que j'ai pas apprécier, c'est juste... Putain, c'est pire...

« Si, c'était... cool que tu m'aies suivi. Et le cheval se serait fait buter le pauvre... et on l'aurait bouffé... J'ai peut-être pas à te remercier, mais c'était pas... » Je soupire avant d'abdiquer et de laisser tomber. « … Okay. »

Je serre mes bras autour de moi alors que sa voix se fait presque trop douce, comme s'il avait peur de me faire mal. Et mes mains se crispent quand il parle. Je veux pas. Je sais, je suis pourtant pas la dernière à oser faire des conneries et à foncer, mais... des vivants, c'est... c'est pas pareil. Innocent ou pas. Comme si ça brisait quelque chose. Je fronce légèrement les sourcils sans le regarder.

« Tout dépend de ce que tu entends par innocent. Ceux du groupe sont pas... Enfin, je veux dire, toi en premier, t'es un des mecs les plus gentils que j'ai croisé, avant ou après tout ça, alors...
… Dis, toi, t'as déjà... tué quelqu'un ? De normal ? »


Je le fixe sans vraiment savoir ce que j'attends comme réponse. La vérité en vrai, c'est tout. Après tout, il a pas vraiment été soldat, donc c'était pas impossible qu'il ait jamais... Et même s'il te dit non, ça change quoi ?... ça change qu'on va faire en sorte que ça reste comme ça. Quitte à se sentir coupable, et à avoir du sang sur les mains comme diraient certains, autant être la seule dans ce cas non ? Ouais autant que faire se peut quoi. Et puis, si c'est pour lui, autant être sincère avec moi-même, j'hésiterais pas vraiment malgré tous mes états d'âmes.
Je soupire en souriant et le dévisage. Il me connaît presque trop bien...

« Pas de coup en douce. C'est promis. Ni toi, ni moi. Ensemble, ça me va. »

Et je crois qu'au final, y a pas vraiment de sujets plus tranquilles avec lui. Parce qu'on arrive toujours à merder, que ce soit lui ou moi. Ou tous les deux. On est pas très doués en fait faut croire quand on commence à s'engueuler, ça part tellement n'importe comment... même si là, il a quand même fait vachement fort y a pas à dire. Alors parler de Sid, c'est pas si mal. On fait pas trop illusion, mais on essaie. La bonne volonté tout ça...

« Ouais, vous étiez super cool. Et non, pas si bourrin... Je dirais pas non plus délicat, parce que ça le ferait pas, mais t'étais plutôt déjà doué de tes mains. »

A ne pas sortir de son contexte, parce qu'il est évident que je parle de la mécanique. En même temps, à l'époque, j'étais un peu une enfant à ses yeux... ou tout court. Bref. Mais je souris quand même comme une conne. Avant de merder encore plus. Je plaide coupable, je m'en rends compte direct en le disant, mais c'est un peu tard quand même. C'est pas bon quand je flippe vraiment trop en fait, je devient encore plus stupide que d'habitude c'est dire. Alors j'essaie de faire genre, encore plus qu'avant, même si une partie de moi me murmure que là, j'ai vraiment dû lui faire mal. Parce que perso, ça m'aurait fait mal. Je crois. Peut-être. J'en sais rien. Fait chier.
Et on recommence. On change de sujet, un sujet qui fâche sans fâcher, mais au final, je m'énerve pas à nouveau toute seule et j'arrive même à être d'accord. J'esquisse un sourire un peu triste quand il parle.

« Que ce soit la fin du monde ou pas, quand une personne que t'aime... à qui tu tiens... est en danger, tu réfléchis pas vraiment. Et je pense sérieusement que de nous tous, t'es celui qui pense le plus aux autres Ethan. Je suis même pas certaine que tu serais capable de faire ça tu sais. Parce que tu... t'es quelqu'un de bien, de bon... tu vois ? Oui, c'est un compliment, même maintenant... Surtout maintenant. »

Et c'est une des choses que j'aime beaucoup chez lui si j'y réfléchis. Mais on va pas trop y réfléchir là, pas avec ce qu'il a dit, ce que j'ai dit, etc... Et je le sens tellement tendu... Ou c'est moi ? Ouais, probable. J'inspire profondément et le regarde un peu quand il répond. Je souris en protestant pour le principe.

« J'ai pas des poings de fillette ! Je viens, encore, de te faire mal, tu l'as avoué. Et si c'est pas quand tu as mal, c'est plus des bisous magiques, mais des bisous tout simples, c'est plus pareil... Mais je peux en faire ça oui. »

Pas comme si j'en faisais pas déjà. Et je sais, si je lui mens pas souvent, parce qu'à lui, je veux pas, et j'aime pas, là, je fais une sacré entorse à la règle. Avec pour seul effet de le faire sourire encore plus. Bon, d'accord, si je veux lui raconter des bobards, faut que je trouve autre chose. Alors je souris à mon tour en le dévisageant.

« On va dire que je m'en contenterais... Mais tu sais quand même que je supporterais pas s'il t'arrivait quelque chose à cause de moi ? »

Ou même si c'était pas à cause de moi. Clairement sans lui... on va pas s'étendre là-dessus non, alors pour passer outre, je m'installe sur ses genoux. Rien de mieux que d'être contre lui pour oublier le reste. C'est terrible à dire non ? Qu'il suffise de son odeur, de sa présence, de ses mains, pour que le reste devienne insignifiant. Pour que je me sente à ma place.
Je grimace et hausse une épaule.

« T'es pas un crétin, mais un simplet, nuance importante... Privilégié, ça je sais pas trop... Mais parce que je sais que tu m'en tiendras pas vraiment rigueur, que tu vas pas te barrer en me laissant. Parce que... je te connais et que je tiens à toi oui. »

Je tiens à lui, c'est déjà pas mal non ? Venant de moi, je trouve même que c'est énorme... Peut-être pas comparé à son 'je t'aime', mais je peux pas faire mieux...
Je sais pas si j'ai besoin ou envie de l'entendre à nouveau justement, mais la question sort toute seule et ça n'a pas changé. Non, mais je veux dire, ma réaction à moi. Lui, je me doute que c'est toujours pareil... mais j'arrive un peu à me focaliser sur le côté extra-cool de la chose pour le moment, pas sûre que ça dure longtemps, mais on va en profiter. Parce que c'est quand même super agréable de se sentir aimer on va pas se mentir. Ou de l'entendre en l’occurrence. Ou les deux en fait.
Alors tant que ça dure, j'en profite, pour essayer de faire mieux, pour essayer de lui faire comprendre. Je le fixe, penchant un peu la tête vers sa main, avant de secouer vaguement la tête.

« Sauf avec moi ?... Oh, ça le fait pas trop du coup que ce soit un peu le contraire pour moi...
Et ouais, je me suis dit aussi que ce serait con de sortir de nuit... et que tu serais pas content. »
Je hausse une épaule, avant de détourner le regard, sans trop parvenir à me fabriquer un sourire convaincant. « Oui, peut-être bien. En train de boire dans une noix de coco et de manger des bananes... Y a des bananes à Hawaii ? »

Question existentielle s'il en est. Comme si je pouvais arrêter de m'inquiéter pour Sid ou pour lui. Et je l'embrasse à mon tour dès que je sens ses lèvres, passant mes mains derrière sa tête. Et ça me fait un bien fou. J'ai l'impression que la tension disparaît petit à petit de mes muscles et que sa présence suffit à me réchauffer.
Je souffle un rire quand il me répond, tirant doucement sur une ou deux boucles de son front.

« Ouais, je sais faire... Plus ou moins. Je l'ai fait quelques fois... Après, tu fais des bouclettes, si c'est pas tout à fait droit, ça se verra pas. »

Je lui souris amusée, avant de le regarder pour de bon. Et je me fige en sentant ses mains, alors même que je sens déjà ma respiration s'accélérer. Si mon sourire a vacillé, il cille carrément en voyant son regard. Il s'attend à ce que je dise non ? A ce que je refuse ça ?... Bon, j'étais en colère, et puis, il m'a un peu perturbé, beaucoup même, donc je peux comprendre qu'il hésite. Mais ça reste bizarre de le voir si... anxieux ? Ou timide peut-être... c'est pas la première fois qu'on s'engueule... D'accord, jusque-là, je pensais flipper, mais en fait non. Là, je flippe vraiment. Parce qu'il m'a dit qu'il m'aimait. Je suis tellement normale... Et en même temps, je crois que j'ai jamais été aussi heureuse. Oui, je suis tellement cohérente aussi...
Mes doigts effleurent sa joue avec douceur. Il s'en fait tellement cet idiot. Je vais chercher ses lèvres pour un léger baiser, retrouvant un mince sourire.

« Cinq minutes ? Je peux t'accorder ça oui. Mais... C'est pas censé être plus long ? Même contre le mur, ça a duré plus de cinq minutes. »

Je tourne un peu la tête, pour regarder la voiture, et fais la moue en me mordillant la lèvre.

« Je sais. C'est pas ta vieille Buick... et vu l'habitacle, ça risque d'être un peu acrobatique... Mais j'ai jamais fait l'amour dans une Vertigo... »

Je reporte mon attention sur lui, l'air on ne peut plus innocent. Genre non, c'est faux, je pense pas tout le temps à lui, ou à nous, ou à ça, ou...

« Mais sinon, en cinq minutes, on peut se faire un câlin-câlin sur le canapé, ça me va aussi bien... »

Je repose ma tête contre son épaule, souriante, une main perdue dans ses cheveux, effleurant sa mâchoire de l'autre. Et le pire dans tout ça, c'est que je pense à rien d'autre. Juste à comment je suis terriblement bien là, à l'instant précis.

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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Mer 26 Oct - 20:37

J’ai l’impression que ce que je lui dis la touche. Pour de vrai. Après j’avoue que j’ai grave du mal à vraiment savoir si ce que je dis est bien ou pas. Si je fais pas que m’enfoncer un peu plus ou si ce que je lui dis a un impact positif. Et déjà que je suis totalement embrouillé, autant dire que ça m’aide pas particulièrement à y voir clair en fait. Bon, on va essayer de se baser sur les faits. Genre là, elle sourit. C’est un truc positif. Normalement. Là on dirait que ça va. Alors je lui rends un sourire incertain et je grimace un peu avant de souffler, à mi-voix.

"C’est cool si… euh ouais, si c’est cool quoi."

Ok, là je pense que je peux gagner le 1er prix d’élocution. Y a un sacré niveau, là en fait. Je préfère me focaliser sur le reste, même si niveau gaité et bonne humeur, on a déjà vu nettement mieux. Mais visiblement, ça la travaille vachement plus que ce que j’aurais cru. Pour moi c’est fait, c’est acté, ça sert à rien de ressasser tout ça. Ouais, je sais, venant de moi c’est risible mais bon, je peux tout ressasser tout le temps non plus. Je sélectionne quoi.

"Euh, je suis pas monté sur un canasson depuis genre 12 ans, donc je suis pas convaincu que je serais allé bien loin. La grande classe de me vautrer à deux mètres de toi en essayant de te sauver hein… et c’était pas quoi alors ? Tu me remercies pas pour ça. Point. Si tu veux me remercier, trouve autre chose."

J’essaie de lui faire comprendre mon point de vue sur le reste et, vu sa tête, autant dire que c’est carrément pas facile. Elle est méchamment secouée et putain, faut vraiment que je me retienne de la prendre dans mes bras pour lui dire que ça va bien se passer, que c’est pas grave. Parce que j’en sais foutrement rien et que si, ça l’est.

"Comment te dire que t’as peut-être pas non plus les meilleurs références du monde hein. Tu te rappelles pas pourquoi je me suis tiré de chez mes parents ? Et j’ai fait un tas de conneries hein, je suis loin d’être gentil… enfin ça dépend ce que t’entends pas gentil quoi. Et je maintiens que plus personne n’est innocent Eliott."

Je laisse filer un temps à sa question avant de souffler, comme si le sujet me touchait pas vraiment.

"Ouais. Ça aurait changé quelque chose si c’était pas le cas ? Ou… ça change un truc parce que c’est le cas ?"

J’ai presque l’air détaché non ? J’espère juste qu’elle va pas trop me demander d’entrer dans les détails, j’ai pas particulièrement envie de revivre ça. Paradoxalement, flinguer des zacks me pose moins de cas de conscience, même si j’ai souvenir d’avoir buggué plus d’une fois en voyant des photos ou autre des gars sur qui j’ai pu tirer. Y a rien de simple, de blanc ou noir, encore moins maintenant qu’avant tout ce merdier. Et putain, j’aimerais autant ne plus avoir de conscience du tout des fois, ce serait bien plus simple à gérer. Mais je vais peut-être éviter de lui dire ça, elle risquerait de s’inquiéter pour moi.

Je me contente de hocher la tête alors qu’on continue de parler et je lui décoche un sourire.

"Ensemble ouais. Comme ça, on devrait s’en tirer non ?"

Ou pas. Mais au moins, on sera deux. Ouais, c’est pas le raisonnement le plus pertinent du monde mais, dans le fond, on s’en fout un peu non ? J'arque un sourcil au reste de ses propos, quand elle évoque le fait que j'étais agile de mes mains. Je dois répondre un truc là ou pas ? Je me rends pas trop compte. Je vais quand même pas lui parler de ce que je faisais avec mes copines de lycée là non ? D'autant que bon, à la réflexion, c'était pas si glorieux que ça, mais elle a pas l'air de vraiment s'en rendre compte. Je me frotte la nuque et je réponds alors, avec un haussement d'épaules.

"Doué avec une caisse quoi. Le reste…"

Bref, on va éviter de partir sur le sujet hein. Encore que, à choisir, j'aurais préféré quand je vois à quel point ça me… ouais ça me blesse. On dirait une putain de femelle mais dans le fond c'est ça. Pourtant, je suis censé être blindé pour ce genre de trucs et m'en foutre un peu non ? Je veux dire, j'attendais rien en retour quoi. En théorie quoi. Enfin… j'essaie d'ignorer cette putain de voix parce qu'elle apportera rien de bon, clairement pas. Elle est bien avec moi, le reste, je vais pas m'interroger parce que ça sert à rien de toute façon. Je verrais ça plus tard hein, voilà, c'est bien ça. Un problème pour le Ethan du futur. Ca me plait.

J'ai une grimace pensive au reste de ses propos, laissant filer un silence avant de souffler, mon regard se perdant un instant dans le vide.

"J'en sais rien. Je suis pas quelqu'un de bien Eliott. J'ai flingué mon père zombifié pour Zak alors, franchement, je sais pas jusqu'où je serais foutu d'aller pour vous. Loin je pense. Quitte à plus en dormir la nuit probablement mais je… enfin y a rien qui compte plus que vous deux."

Et ça, cumulé au reste, me crispe encore plus. Je veux dire, c'est encore pire que de lui dire que je l'aime non ? Bon, de toute façon, au point où j'en suis j'ai envie de dire qu'un peu plus ou un peu moins, ça changera pas grand-chose en fait. Et voilà qu'en plus, elle me ment en mode hyper convaincue. Ca me fait marrer en fait, de la voir faire mine de jouer le jeu alors qu'en fait, on sait tous les deux que ça se passera pas comme ça, pour elle comme pour moi.

"On va pas se mentir sur le fait de se mentir, ce serait bien trop compliqué et mon pauvre cerveau exploserait. Et… y a pas de raison qu'il m'arrive un truc à cause de moi, je suis assez maladroit pour me plomber tout seul. Mais t'as des poings de fillette en tout cas, même si tu cognes fort des fois. Les bisous je prends, magiques ou pas."

Bon, autant dire que l'avoir là, tout contre moi, ça va vachement mieux. Juste nous deux, sans me prendre la tête, sans avoir à réfléchir à tout ce merdier qui nous entoure. C'est fou comme elle peut me faire passer du pire des doutes à l'évidence même. Et on se demande pourquoi je suis tombé amoureux aussi vite. J'ai pas souvenir d'avoir autant eu cet effet montagnes russes. Et c'est sans compter cette foutue fin du monde hein. Bref, j'ai dit que je réfléchirais à tout ça plus tard, quand je pourrais me prendre la tête et mesurer à quel point j'ai merdé. J'effleure son épaule et j'esquisse un sourire à sa répartie.

"Alors, tu m'expliques la différence entre crétin et simplet ? Je me rends pas bien compte. Et non je te tiendrais jamais rigueur de gueuler. C'est ta façon de communiquer et si j'accepte pas ça, je suis débile."

Je tique un peu quand elle dit qu'elle tient à moi et j'avoue que je sais pas comment le prendre. Bien parce que c'est déjà énorme ? Mal parce que c'est pas ce que je veux entendre ? Putain, j'en sais rien du tout. Le pire c'est qu'elle finit par me demander à  nouveau si je l'aime. Je me demande si elle se fout quand même pas un peu de ma gueule mais je réponds. Parce que je vais pas lui mentir là-dessus quoi, ce serait stupide. Ma main glisse sur sa joue et je suis les contours de sa mâchoire du bout des doigts alors que je hoche la tête.

"Sauf avec toi ouais. Ca risque d'être un peu conflictuel ouais mais on fera avec. Et effectivement j'aurais pas été content que tu sortes de nuit."

Je lui rends son sourire même si on sait qu'on se force tous les deux. Mais il faut, sinon on finira par plus avoir grand-chose à quoi se raccrocher. Je préfère qu'elle sache jamais ce qui est arrivé à Sid' que de devoir faire ce que j'ai fait avec p'pa. De toute façon, si ça arrive, elle aura pas à le faire. Il faut pas. Je me démerderais pour le faire moi. J'ai du mal à me marrer pour le coup mais je le fais et je hoche la tête.

"Surement. Et s'il y en a, je parie qu'il bouffe tout. J'espère qu'il a grossi et pris du bide. Comme ça je serais enfin le beau gosse de nous deux."

Et l'embrasse, c'est bien. C'est plus que bien. C'est… ce qu'il me fallait après cette nuit de merde, après tout ce qu'on s'est dit. Ca c'est un truc sûr, cette sensation que j'ai quand je l'ai dans mes bras. Enfin, ce coup-ci, pas totalement. Mais j'essaie de donner le change, le temps que ça redevienne normal.

"C'est si affreux que ça mes cheveux ? Mais ok… je te fais confiance m'dame. Enfin, tant que tu me trouves toujours sexy malgré tout. Et ce sera pas pire que quand j'ai eu la moitié du crâne rasée par accident. Enfin… hum…"

Mais j'ai besoin d'elle. Juste un peu. J'ai pas envie de l'emmerder, de faire un truc dont elle a pas envie et là, pour le coup, je suis un peu largué. Alors je lui demande la permission, si on peut dire ça comme ça. Et le regard inquiet que je lui jette doit parler pour moi parce que son sourire disparait un peu. Avant de revenir. Ok, je suis largué. Totalement. Et pourtant sa répartie me faire sourire.

"Je… enfin, je voulais pas parler de… enfin si. Mais… j'avais pas envie de jouer au connard qui vient te sauter après tout ce bordel. Ca le fait moyen quoi. Enfin, même en cinq minutes, je te garantis que tu peux aimer ce que je te ferais."

Ouais, ou pas. Mais c'était histoire d'alléger un peu le truc. Parce que bon, je me prends grave la tête. Je suis sur le point de rajouter un truc quand elle tourne la tête et qu'elle fixe la caisse. Et, vu ce qu'elle dit, je peux que me figer. Et déglutir. Ok, elle a envie. Et… merde, elle vient bien de dire ce que j'ai compris ?

"C'est cool les trucs acrobatiques. Mais t'avais pas dit que tu fantasmais d'un vrai lit ? Parce qu'on en sera loin là hein…"

Ok, mes mains se sont crispées sous son pull et clairement, je sais même pas comment j'ai fait pour pas la porter jusque là-bas. J'essaie de me tenir un peu quoi. Vu que ça reste quand même un peu confus dans ma tête. Oui, je sais, je suis un peu con. Et d'un coup, je lâche un rire alors que je la serre contre moi.

"Et… câlin-câlin ? T'es sérieuse avec ce terme-là ? Sinon tu crois qu'à choisir entre un canapé et une putain de Vertigo je vais rester là ?"

Bon… tout en parlant, je l'ai déjà soulevée et je la garde contre moi. J'essaie de pas trop tiquer sur le fait qu'elle pèse encore moins lourd qu'avant. Je l'appuie contre la voiture alors que j'ouvre la portière et je souffle, le regard malicieux.

"Je confirme que ça va être sportif."

Et je l'embrasse enfin, pour de bon, la gardant plaquée contre la voiture. Oublier tout le reste, juste un peu, c'est pas non plus trop demandé non ?

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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Dim 30 Oct - 17:34

C’est fou comme quelques petits mots peuvent prendre une importance folle, surtout avec lui. Dans le bon comme dans le mauvais sens. Là, en l’occurrence, c’est plutôt cool. Carrément même. Peut-être même trop si j’y prêtais vraiment attention. Mais ça me fait plaisir. Et j’en viens presque à oublier que j’étais en colère contre lui, à raison ce coup-ci… Non pas que d’habitude j’ai tort, mais là, c’était encore pire. Bref.
Je souris, fronçant un peu les sourcils quand il grimace. Bah oui, c’est cool qu’il me rende heureuse non ? Il est pas convaincu par quoi ? Ou c'est peut-être le reste qui sait... J'en sais rien. C'est pas très grave, vu qu'on change de sujet...

Bon, ça devient pas plus gai, et pour le coup, je suis la seule responsable. C'est sans doute pour ça que j'en ai pas parlé avant, parce qu'il y a déjà assez de sujets de préoccupations pour pas rajouter mes stupides pensées et mes états d'âme... Sauf que là, je suis un peu obligée... Enfin non, mais... C'est Ethan...
Je souffle un rire en hochant la tête alors que j'imagine la scène.

« Ça aurait été rigolo, ça aurait peut-être détourné l'attention des tireurs... Moi j'aurais ri... après t'avoir engueulé. Je... Et je te remercie pas. »

Ouais, non, on va quand même pas lui dire que j'ai pas aimé le voir débarqué avec Charisma, ce serait tellement ridicule que même lui se foutrait de moi, parce qu'y avait rien de rien... y avait même pas encore eu le centre commercial quoi... et puis, ce serait juste genre pour arrêter de penser à ça, pour lui changer les idées, ou me changer les idées... Quoi que ça marche pas avec moi sinon j'y penserais pas aussi souvent et ce serait pas aussi dur.
Je le fixe et mes yeux se plissent.

« J'ai de très bonnes références, commence pas. Être un peu con n'empêche en rien d'être gentil. Quant à l'innocence... Tout dépend de ce que tu entends par là aussi... »

Et je le dévisage alors qu'il me répond. J'aurais sans doute pas dû poser la question, parce que ça se fait pas. Et parce que ça lui fait mal même s'il fait genre. Ou ça l'emmerde au minima... Mais ça se saurait si j'étais subtile...

« … Ça aurait changé que j'aurais évité que... tu le fasses. Et ça change que... Je suis là. Mais t'es censé déjà le savoir, alors... »

Bon, je suis pas douée, mais pas de là a poser plus de questions là-dessus, j'ai quand même des limites. Même si ouais, j'ai envie de savoir... mais pas au point de le faire souffrir juste par curiosité non. Surtout que je me souviens parfaitement de son attitude quand il avait tué le zack dans le bureau au-dessus du centre commercial, quand il avait vu la photo, comme s'il se rendait compte qu'il avait été humain... J'avais détesté le voir avec ce regard paumé, et je détesterais ça encore bien plus maintenant. Mais là, ça va non ? Je lui retourne son regard, et je hoche la tête, un peu plus sérieusement.

« Ensemble ça ira. »

Tant qu'on est ensemble. Toute façon, sans lui, j'irai pas bien loin, même s'il s'en aperçoit pas. Déjà que j'ai plus Sid, que je sais pas où est cet abruti et que je m'en fais beaucoup trop pour lui... Si j'avais plus Ethan... Ouais, bon, on va éviter d'y penser et de s'y appesantir. C'est un peu trop pour moi. Alors que les conneries, c'est facile. Et mon sourire amusé s'agrandit en voyant sa tête. Y a pas à dire, je m'amuse d'un rien parfois. Comme si je voulais savoir s'il était doué déjà à l'époque avec Donna sérieux... Et puis non, même si je craquais pour lui, j'avais 12 ans, je pensais pas à ses mains, faut pas pousser... Donc ouais, doué en mécanique.
Et on aurait dû rester sur les conneries. Même si on peut pas. Et au final, en vrai, le savoir, l’entendre, ça me fait du bien, incroyablement plus que je ne peux me l'avouer, parce qu’en même temps c’est tout autant n’importe quoi et c’est effrayant. Non, c’était pas une raison pour une telle réponse, quoi qu’avec moi si sans doute, même si je regrette mes paroles presque aussi vite. Mais c’est trop tard pas vrai ?

Je fronce les sourcils quand je le vois grimacer et regarder ailleurs, et mon cœur se serre en l’entendant. Avant de s’arrêter un instant. Je le fixe. Pourquoi ça me fait moins flipper que son je t’aime ?... Parce que ça, c’est pareil pour moi et je commence à m’en rendre compte. Non, ça me réjouit pas, oui, ça me fait aussi flipper, oui, j’évite d’y penser. Pourtant je secoue la tête, la mâchoire crispée.

« Tu as protégé Zak. Tout comme tu as voulu me protéger au moulin. Ça ne fait pas de toi quelqu’un de mauvais Ethan, au contraire ! » Je soupire doucement et ma main rejoint lentement sa joue. « Je suis désolée que tu aies dû faire ça. C’était la bonne solution, la seule, et tu le sais. Mais je refuse que tu ailles trop loin pour moi. Pour Zak, je comprends, mais moi, je sais me débrouiller et… Même si je compte pour toi… Même si je ferais pareil… »

Je grimace un sourire malgré moi en finissant… ouais, je suis pas vraiment crédible en sachant que j’irais sans doute trop loin pour lui… sachant que je suis déjà allée trop loin parce que je sais pas réfléchir… alors ouais, clairement, pour lui…
Je retiens un soupir, avant de faire preuve d’une absolue mauvaise foi et de lui sourire.

« Tout est trop compliqué pour toi Griffin, on y peut rien. Et évite de te plomber tout seul, ça me mettrait en colère et mes petits poings de fillette te feraient vraiment mal… Et t’aurais aucun bisou dans ce cas, magique ou pas. »

Et dans toute ma magnifique logique face à lui, je me penche et l’embrasse doucement au coin de la mâchoire. Bon je suis dans ses bras, alors c’est logique de lui faire des bisous en fait. On va dire ça. Et c’est pas comme si je pouvais songer à faire autrement. Je veux dire, il est à moi, et là, je suis juste trop bien. On est tous les deux, ensemble, et je me rends compte que c’est tout ce qui importe. Petit à petit je m’en rends compte, mais c’est le principal. J’essaie de pas me focaliser trop sur tout ça, histoire de pas me rendre compte que c’est trop, que je me fous toute seule dans la merde, ce genre de trucs…

« Un crétin est juste idiot… un simplet… disons juste que tu réfléchis pas toujours… » Je fronce les sourcils en me rendant compte que j’ai aucune justification autre que celle que j’ai fabriqué dans ma tête… Tant pis. Et je grimace en le fixant. « Ma façon de communiquer… Dis comme ça, ça fait un peu dysfonctionnement… Pas que je me sois jamais posée la question, mais je m’en foutais… Mais… je devrais faire autrement ? Enfin, je veux dire, je… toi, tu… voudrais… ?... Ce serait normal… pas vrai ? »

Ouais, je sais. Je suis passablement ridicule à lui demander ça, les sourcils froncés, la mine sérieuse. Je suis tellement conne. Evidemment que c’est pas normal de gueuler sur les gens. Evidemment que je m’en fous. Sauf avec lui. Surtout que bon, lui justement, il le fait pas avec moi. Pas trop quoi. Parce qu’il m’aime ? Sans doute. Ou parce qu’il fonctionne pas forcément comme ça. Ou parce que je suis importante… Ce qui rejoint la partie je t’aime donc…
Je frissonne alors qu’il effleure ma mâchoire et je me fabrique un sourire. Conflictuel. Pas comme si j’avais pas l’habitude, je vis comme ça depuis que je suis môme… alors pourquoi ça m’emmerde autant ?

« Mais ça l’est pas tout le temps. On délire bien aussi ensemble, on s’amuse bien… Pas vrai ? »

Passer de ridicule à pathétique c’est pas compliqué du tout en fait, la preuve en image. Oui, on s’amuse bien ensemble, pourquoi tu poses la question ? Si y avait que des engueulades, même toi, tu resterais pas avec lui. Et pitié arrête de faire ta pleureuse là. Okay, même si la discussion aide pas des masses. Et pourtant, on essaie… et même si je prenais pas en considération tout le reste, rien que pour ça, je lui en serais reconnaissante.

« Non, tu peux pas te mesurer à lui. Il est aussi beau gosse que je suis sexy, c’est dire… Et c’est tant mieux, parce que comme ça, les filles te verraient pas s’il est là, et j’aurais pas à les cogner pour t’avoir souri… » Je souffle un rire sans joie en me blottissant contre lui. « Mais faut pas lui dire que je t’ai toujours trouvé plus beau gosse que lui en vérité, il serait jaloux… »

Et ça s’efface, un peu. Cette douleur et cette angoisse. Ce mélange d’espoir et de doute. Ses lèvres et sa douceur comblent le vide, et cette peur qui ne me quitte pas semble disparaître un peu plus à chaque seconde passée contre lui. Je secoue la tête.

« Non, ça va. Je suis tombée amoureuse de toi quand tu étais dans ta période prince charmant, chevelure au vent, alors je suis habituée à pire… Mais je préfère un peu plus court… » Je passe mes mains dans ses cheveux en le dévisageant. « T’es toujours sexy Ethan… Toujours… Beaucoup trop pour mon bien…
… Par accident ? T’es obligé de raconter maintenant, tu le sais… »


Ou pas. Vu comme il me regarde et attend que je… lui donne ma permission ?... J’ai pas vraiment l’habitude de le voir comme ça, c’est perturbant. Okay, une partie de moi aime bien savoir qu’il hésite encore parfois, qu’il soit pas totalement sûr, qu’il me demande… Comme si j’étais pas totalement déjà un truc acquis… Enfin, tu vois quoi. Et j’arrive à le faire sourire. Pas un forcé comme avant, enfin, je crois pas en tout cas. Et je souffle un rire en le regardant. Mes doigts effleurent sa peau, traçant les contours de son visage.

« Ça le fait moyen, mais ce serait pas vraiment jouer au connard non plus… C’est pas comme si je m’étais installée sur tes genoux… Et je demande à vois pour les cinq minutes, parce que que ça me suffise à moi pour te faire aimer, j’en doute pas, mais toi, t’as beau être doué, cinq minutes, ça sera pas assez… »

Ou peut-être bien que si. Oui, bon, carrément que si ce serait possible avec lui… Quoique dans l’immédiat, j’arrive à le faire bugguer un peu et je trouve ça toujours aussi amusant d’arriver à le faire. J’avoue, je me suis un peu figée aussi en sentant ses mains se crisper. J’inspirer profondément et essaie de conserver ce masque innocent.

« J’étais dans ton lit hier soir, en petite culotte… Mais j’ai fini par faire une croix sur ce fantasme de rêve pour me rabattre sur des trucs tellement plus probables et normaux… »

Et je lui offre un magnifique sourire. Avant de me réfugier contre lui, alors qu’il me serre contre lui. Je m’accroche à lui en sursautant alors qu’il me soulève en parlant.

« Alors non, les câlins-câlins, c’est juste dans tes bras comme ça, et j’adore aussi, et c’est mieux sur un canapé ou un lit ça… Et sinon tu as le câlin coquin. Ou le sexe. Faut bien différencier non ? »

On a rien fait et j’ai déjà le souffle court, à quel point ça craint ? Je reste contre lui, essayant de pas trop bouger pour pas me casser la gueule alors qu’il regarde la bagnole. Je lui rends son regard en souriant.

« Ça tombe bien, faudrait s’y remettre un peu au sport d’ailleurs et… »

Et…je sais plus… Mes doigts le griffent alors que je me crispe quand il m’embrasse, me tendant vers lui en lui rendant son baiser.
Je tourne un peu la tête, embrassant sa mâchoire et son cou, murmurant contre sa peau.

« Il faut que tu me relâches, sinon ça va être plus que compliqué… »

J’attends qu’il me repose et je le fais tourner pour le plaquer contre la voiture, mes mains passant sous son pull, frôlant ses lèvres des miennes.

« Je vais avoir froid… Toi t’as limite rien à enlever, mais moi, faut que j’enlève au moins le bas avant… même si oui, je vais te désaper quand même… »

Ou pas. Je tire sur sa ceinture sans le quitter des yeux, avant de défaire les premiers boutons de son jean. Je l’embrasse doucement, mes mains s’aventurant à le frôler, tout en virant mes chaussures que j’envoie valser plus loin.
Je finis par rester un instant contre ses lèvres, déjà essoufflée, avant de faire un pas en arrière, lui tendant un préservatif en souriant, et de commencer à me déshabiller avec lenteur. Bon, pour faire ça bien, il aurait fallu de la musique, mais on verra une prochaine fois… Même sans musique, j’ai appris à me débrouiller. Bon, je devais être beaucoup plus jolie quand j’en faisais avant, des stripteases, mais j’essaie de pas trop y penser, de pas me dire que je dois plus ressembler à grand-chose, de pas trop me demander ce qu’il peut bien me trouver aussi… parce que sinon… Oui, bon, bah voilà, je resterais en culotte et soutien-gorge couleur framboise, face à lui, comme ça, m’efforçant de ne pas croiser les bras pour ne pas cacher… tout… voilà parfait. Super…
Alors en désespoir de cause, plutôt que de jouer la cruche, j’avance rapidement vers lui et retrouve ses lèvres avec avidité. Là c’est bien.

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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Sam 5 Nov - 23:57

Bon. Soyons un peu objectif. Je m'en sors plutôt bien vu comment les choses se sont passées à mon arrivée hein. Même si ouais, c'est pas simple et je pense que ça le sera jamais, surtout entre nous deux. Et je me dis que si on avait été dans un monde normal, on aurait pas vraiment fait mieux. Mais dans le fond, c'est probablement ce qu'il me faut. Surement même. Parce que j'ai jamais été aussi bien avec quelqu'un. Ca veut tout dire non ?

On en vient à parler d'un truc qui la travaille carrément plus qu'elle voudrait bien l'avouer. Je pensais pas qu'elle le vivait aussi mal que ça en fait et j'essaie un peu de dédramatiser le truc. Je suis pas sûr que ça marche mais elle se prend au jeu au moins un peu.

"Voilà, encore à m'engueuler. Alors que j'aurais carrément eu de la gueule sur ma monture. Bon avant de tomber ok. Mais ouais, j'aurais été le centre de l'attention et tu sais à quel point j'adore ça."

Je hausse les épaules au reste de ses propos, sans en rajouter une couche. Je pense que je saurais jamais vraiment ce qui lui a pris mais, dans le fond, on s'en fout. C'est ce qui a suivi qui compte et j'arriverais probablement pas à lui ôter ce sentiment de culpabilité, quoi que je fasse. Je commence à la connaitre assez pour le savoir. Alors je lâche l'affaire, pour le moment en tout cas, tant que j'aurais pas trouvé comment la convaincre que j'ai raison.

"Nan, t'as des références de merde, surtout si je suis dedans. Et… est-ce que ça a vraiment de l'importance ? Je vois pas comment on peut avoir un marqueur net pour l'innocence quand un gosse comme Zak sait tirer sur tout ce qui bouge maintenant. Et qu'il a tiré sur les mecs au moulin aussi."

Ouais, un môme de 12 ans qui flingue des humains. Parfait. Monde de merde. Je me fige à sa question avant de prendre une inspiration et de souffler, avec une ombre de sourire.

"Lancaster, si t'as des questions là-dessus, c'est maintenant où jamais."

J'aimerais autant que ce soit jamais mais bon, je peux comprendre qu'elle ait envie de savoir. A sa place, j'aurais surement envie aussi, aussi malsain que ça puisse être. Mais je continue quand même de parler, de tout, de rien, de trucs hyper importants que j'ai du mal à gérer mais moins qu'elle visiblement. Enfin bon, ok, tout passe pas super facilement hein, je vais pas me mentir et, quand elle reprend la parole, je secoue la tête.

"Ca fait pas de moi quelqu'un de bien en tout cas. Mais j'ai jamais eu cette prétention hein. Et… je pense pas que tu pourras décider à ma place jusqu'où j'irais pour toi et on le sait tous les deux. Donc accepte-le, je risque pas de changer, surtout pas maintenant."

Maintenant que quoi ? Qu'elle sait que je l'aime ? C'est débile. Et pourtant, n'importe quelle autre attitude serait pas cohérente. Mais je souris comme un con à sa répartie, parce que c'est léger, que c'est comme si on reprenait des habitudes qui en fait n'existent que depuis quelques semaines à peine.

"Ah je confirme que tout est trop compliqué pour moi, je vais carrément pas te contredire là-dessus hein… Mais tu verras, je finirais un jour tué par le tétanos parce que je me serais coupé en ouvrant une putain de boite de flageolets. La mort épique quoi."

Je frissonne quand elle embrasse ma mâchoire, toujours surpris de voir à quel point elle a de l'effet sur moi en un clin d'œil, en quelques gestes à peine. J'arque un sourcil à son explication avant de lâcher, d'un ton amusé.

"Je réfléchis beaucoup trop pourtant. Mais souvent de travers en fait. Pour le reste… ça marche bien comme ça non ? Dysfonctionnel ou pas, moi ça me va. Alors pas besoin de faire autrement. Ok ? Commence pas à trop cogiter là-dessus et à t'imaginer comment ce serait tellement mieux autrement. Parce que oui, on s'amuse bien, on a de sacrés bons moments. Des tas."

J'ai l'air un peu à la fixer comme ça non ? Pourtant j'essaie de pas trop la dévorer des yeux mais c'est carrément compliqué, surtout qu'elle a besoin d'être rassurée quand moi j'ai cette putain de voix que j'ai presque réussi à totalement étouffer ou presque.

"Ah ouais, j'avais pas pensé aux autres filles. Qu'elles aillent toutes draguer Sid', ça me va bien. Et encore heureux que tu me trouves plus beau gosse que lui, j'aurais été vexé un peu sinon."

Et je profite d'elle, de sa présence, pour me donner l'impression que je gère la situation, que je suis pas un crétin qui a dit à sa copine qu'il était amoureux d'elle au bout de 3 semaines ou un truc du genre. Tout va bien quoi. Enfin, elle pourrait s'abstenir de dire qu'elle était amoureuse de moi quand elle était gosse, ça me donne encore plus l'impression d'être le roi des abrutis.

"Vrai qu'au lycée, j'avais les cheveux … c'était n'importe quoi. Et je suis donc trop sexy pour ton bien ? C'est plutôt cool ça, ça me plait. Quant à cette histoire… j'ai passé quelques mois à squatter le canapé d'une fraternité à Los Angeles. Et autant te dire qu'on était souvent … bon tout le temps, complètement ronds. Je me rappelle plus trop de la soirée mais je me suis réveillé un matin, à poil dans un tonneau et avec la moitié des cheveux tondus. Visiblement, j'avais dit que j'étais cap' de me couper les cheveux sans miroir. Et d'une main, en buvant de l'autre… ça marche pas donc."

Je sais même pas trop ce que je raconte en fait, tellement je la fixe inquiet, timide ou je sais pas trop comment on peut appeler ça. Elle arrive à me faire sourire alors que je la dévore des yeux et je laisse filer, pensif.

"Ouais je sais, mais j'ai pas envie que tu crois qu'il y a que ça qui m'intéresse. Parce que c'est pas le cas. Et j'accepte le challenge quand même. Tu verras ce dont je suis capable."

Mais pas maintenant ok. Parce que là, elle vient clairement de faire bugguer alors que mon cerveau essaie de faire le rapprochement. Je déglutis difficilement, les mains crispées sur elle alors que j'ai un sourire en coin au reste de ses propos.

"Merde, j'ai raté ça. Va falloir le refaire alors. Histoire de pouvoir comparer."

Bon, pour le coup, je m'en fous un peu. Je l'ai déjà soulevée et plaquée contre la voiture, le souffle déjà un peu court alors que j'essaie quand même de garder encore un minimum de self-control.

"Ca en fait des subtilités dis donc. Mais j'aime bien. On fait tout ça donc. Et là, ça va être quoi ? Du sexe ? Ou t'as encore un autre terme pour les acrobaties ?"

Se remettre au sport. Genre, on a besoin de ça alors qu'on passe nos journées à crapahuter dans la neige. Mais ça y est, j'ai du mal à avoir les idées claires, comme à chaque fois que je la sens réagir sous mes caresses. Je me fige un instant et je la regarde en cillant avant de souffler, d'un ton probablement idiot.

"Te relâcher ? Ah ouais…"

Je le fais, à regrets mais bon, on va pas se leurrer, je suis carrément pas déçu de la suite des événements. Je la quitte pas des yeux alors que je déglutis, essayant de pas avoir l'air trop ridicule à la mater de la sorte. Je veux dire, c'est ma copine, je peux non ? En plus, elle me fait un strip donc bon. Ok, je me sens con et j'essaie surtout d'occulter la question qui tue, à savoir comment et quand elle a appris à faire ça. Je suis pas sûr d'avoir envie de connaitre la réponse en fait. Je me rends compte qu'elle attend une réaction de ma part et pour le coup, je suis un peu à court de mots. Alors je lâche le premier truc qui me vient à l'esprit.

"C'est… j'aime bien les spectacles comme ça. C'est cool."

Ouais, ok, c'était nul. Mais là, mon cerveau est carrément plus irrigué en fait donc déjà, c'est pas mal que je sois capable d'aligner plus de deux mots.



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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Dim 13 Nov - 22:27

Vous savez quand vous avez l'impression qu'on vous écrase le cœur ou qu'on vous le piétine ? Ou le truc d'avoir le cœur en mille morceaux ? C'est pas vraiment qu'une expression, ça donne vraiment cette sensation quand on a mal. Tu vois de quoi je parle ? Bah là, pour une des premières fois, j'ai l'impression contraire. Genre il prend du scotch pour le recoller. Ouais, je sais c'est con, mais ça fait un putain de bien d'entendre des trucs comme ça, en particulier venant de lui. Je sais que je souris, mais peut-être pas autant que ce que je ressens. Tant mieux, j'ai pas forcément envie qu'il s'en rende compte, me demande pas pourquoi.

Bon, d'accord, ça résout pas tout non plus, de savoir que je suis importante ou autre. Ça m'empêche pas de me prendre la tête pour autant sur un peu tout et n'importe quoi, même si j'essaie de garder mes emmerdes pour moi en général. Mais il m'aide, en disant des conneries certes, mais c'est cool.

« T'aurais fait le con, j'aurais eu des raisons de t'engueuler. Et puis, tu sais très bien comment je suis. T'aurais eu de la gueule, mais pas en tombant justement... Et puis, au milieu des tirs hein...
Et ouais, t'as toujours aimé ça, c'est pour ça que tu traînais avec Sid non ? A vous deux, vous étiez un mix entre Batman et Robin et Laurel et Hardy... »


Je lui souris, mettant de côté tout le reste. Et ça aussi au final, parce que je peux pas non plus me prendre la tête tout le temps. Et puis surtout, parce que ça change rien de lui en parler pas vrai ? Et comme tout rentre dans l'ordre, je lui donne un coup léger sur l'épaule.

« Je t'interdis de juger MES références. Si je les trouve très bien, c'est qu'elles le sont, point. Et c'est pas la même chose. Il se défend, il vous protège, mais il... Ouais, bon, c'est un petit con, mais reste qu'il est quand même innocent. Il a 12 ans, et il se rend pas compte de tout... Et pour le moulin, il a certainement pas à savoir qu'il a fait mouche. »

Même si je suppute qu'il s'en foute un peu, vu que justement c'était pour Ashley et Ethan. Non, moi, je suis accessoire je crois. Et puis, on s'en fout, il a raison, ça n'a pas vraiment d'importance.
Je le fixe.

« Je... J'ai pas de question si tu veux pas en parler. Si un jour, t'as envie, je serais là, mais c'est tout. »

Comme au centre commercial. Il m'avait carrément raconté sa vie non ? Je suis sûre que j'en avais appris plus en quelques heures que les autres durant tout ces mois... Il avait pas parlé autant les fois suivantes après qu'on ait couchés ensemble, même si certaines fois c'était juste un coup contre le mur... c'était pas ça alors... Si ? Merde, c'est quoi ces questions à la con ? Sérieux, pourquoi je me demande ce genre de trucs ? C'est tellement n'importe quoi. Même si ouais, j'aime vachement l'idée qu'il me parle à moi comme ça... Mais je vais pas l'emmerder pour autant sur un truc dont il n'a visiblement pas envie de parler. Alors on continue, sur d'autres sujets plus légers. Ou pas. Mais bizarrement, ça passe mieux quand même.
Je fronce un peu les sourcils, reprenant malgré moi un visage un peu buté.

« Et que je le dise moi, ça suffit pas ?... Et je sais bien que je pourrais rien y faire. C'est juste que... Je veux pas que tu fasses de conneries. »

Cause toujours tu m'intéresse. Vu que moi, je l'enverrais bien gentiment bouler en en faisant quand même qu'à ma tête, je vais pas aller croire qu'il ferait autre chose lui, ce serait con. Surtout qu'il... tient à moi ouais. Et je retrouve le sourire aussi vite que je l'ai perdu alors qu'il continue dans mon sens, en en rajoutant. Je souffle un rire en secouant la tête.

« On va te faire un rappel de vaccin hein, ce serait moche oui comme mort, on va éviter. Et je m'occupe des boites de flageolets récalcitrantes. »

Et je frotte mon nez contre sa mâchoire en le sentant frissonner. Genre je marque mon territoire ouais. Quoique non, pour ça, je le mords... Enfin, c'est pas vraiment pour ça que je le fais, mais ça marche quand même. Et j'aime toujours autant le voir réagir comme ça pour de petits gestes, espérant idiotement et égoïstement que ça continue longtemps. Je le fixe un instant en faisant la moue, avant d'acquiescer vaguement.

« Si ça te va, c'est le principal. Même si c'est dysfonctionnel donc... Pas besoin de faire autrement... ça marche, je change pas alors. » J'esquisse un sourire, le regard toujours fixé sur lui. « … Des tas... oui, c'est vrai on a pleins de bons moments.... »

Et je souris en retour parce que lui me dévore des yeux et qu'il est vraiment trop... trop... Depuis quand un mec ne pense pas aux autres filles ?... Oui, je sais, c'est Ethan.

« Donc on les jettera toutes sur lui, il sera content en plus... Et je pourrais le trouver plus... mieux que toi... ça pourrait être possible ! Mais... j'ai toujours craqué pour ton sourire. » J'effleure ses lèvres du bout des doigts. « Alors pas de quoi être vexé. »

Et c'est peu dire. Il y a 10 ans, je souriais comme une idiote dès que je le voyais, et quand il me souriait... je perdais toute contenance. Quoi ? Mais non, ce n'est plus du tout pareil. D'où je réagirais encore comme une ado face à lui ?... Pas du tout. Je secoue légèrement la tête et esquisse un sourire, avant de rire quand il raconte son histoire.

« Ça t'allait bien. Enfin j'aimais bien à l'époque. Et oui, t'es trop sexy. » Je fronce un peu les sourcils. « Mais n'en profites pas !
Et donc t'as squatté une fraternité... Le truc typique des abrutis et autres connards... Sans aller en fac... Juste pour picoler ?... Et t'as fait ça tout seul... Je sais pas si je dois être affligée ou rire à nouveau... Tu crois que j'y arriverais moi ? De te couper les cheveux d'une main ? »


Je lui demande sérieusement sisi. Avec un immense sourire tout à fait. Même si lui hésite et attend. Mais je le fait sourire, et c'est tout ce qui compte.

« Je sais qu'y a pas que ça. J'ai quand même compris ça. Je suis pas sûre que tu me supporterais si c'était que pour du cul... Même si c'est particulièrement wahou entre nous...
Challenge accepté… Bien. Je chronométrerais. »


Mon sourire s'accentue, même si je me tends vers lui en sentant ses mains se crisper. Ça, là, ce genre de réaction encore.

« Le refaire ? J'ai failli choper la crève avant de me rhabiller. Va falloir me motiver à retourner dans ta chambre et à le refaire.
Quant à comparer... Tu crois te débrouiller suffisamment bien dans un lit pour ça ?... Pour te faire pardonner et pour faire mieux ? »


Genre c'est possible de faire mieux que là. Ouais, je sais, on a même pas encore commencé, mais c'est déjà presque trop vu que mon cœur semble vouloir se faire la malle. Je devrais pourtant être habituée non ?

« On fait plein plein de choses oui. Là ? Du sexe ça devrait marcher. Ou du sexe acrobatique, ou du sexe expérimental ! »

C'est un nom qui conviendrait ça non ? Bon, oui, on s'en fout parce que je sens sa peau sous mes lèvres, ses mains sur la mienne et que son odeur envahit tout. Je souris malgré tout quand il répond. Ça va que je lui fais autant d'effet, ce serait gênant si c'était pas réciproque.

Et il me lâche. Et je fais un truc tellement idiot. Je devrais pas, j'ai franchement plus de quoi me permettre ce genre de truc. Même si je me débrouillais pas si mal je crois, et que j'aimais bien. Oui, j'aime bien le strip-tease, si on enlève les pervers. Mais sinon, c'était super amusant. Et autant dire que la réaction des mecs, pas les vieux pervers, était souvent agréable. Sauf qu'Ethan, lui, c'est pas juste... un mec. C'est plus. Et que comme dit, je suis plus aussi bien foutue qu'avant. Plus du tout même. C'est bien la peine de commencer et de faire ça bien, pour finir par bloquer en se rendant compte de tout ça. Parce que ça, ça craint.
Je me fige un peu donc et je sais pas trop comment prendre sa réponse. Il aime bien ? C'est mieux que je recommence plus ? C'est...


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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Ven 18 Nov - 19:58

Le pire dans tout ça, c'est que je me rends à mesure que je lui parle que, maintenant, je serais infoutu de continuer sans elle. Enfin, s'il faut le faire pour Zak, je tiendrais le coup mais elle a réussi à me donner envie de … ché pas, de vivre pour moi, pour nous deux. Et pas que de survivre pour que le gamin s'en sorte. Ca change plein de trucs mais je suis pas sûr que ce soit super bon pour elle ou pour moi. Parce que ça va me rendre dingue d'imaginer qu'elle peut risquer sa vie. Ouais, je sais, vu que ce que je viens de faire, c'est un peu du foutage de gueule, j'admets. Mais bon, j'ai jamais dit que j'étais un mec hyper cohérent. Ca se saurait si c'était le cas.

Et là, arriver à la faire sourire après ce que je viens de lui faire, après l'avoir fait pleurer bah putain, ça fait du bien. Ca me donne l'impression d'être un peu moins le roi des connards et de pas lui faire tant de mal que ça. J'espère en tout cas.

"Tu trouves toujours des raisons de m'engueuler. Et puis, j'esquive les balles. Bon, presque ok, mais elle m'a à peine effleurée la dernière que j'ai prise, ça compte pas. Ma cicatrice est même pas badass."

Je soulève mon pull pour regarder le mince trait rouge au niveau du flanc, sans songer que j'ai grave eu de la chance pour le coup, avant de reprendre comme si de rien était.

"Alors je préviens, je suis Batman, pas cette lopette de Robin. Et c'est pas pour ça que je trainais avec Sid'. C'est parce que c'était le seul à me traiter comme si j'étais en sucre ou invisible. Même si ouais, on arrivait bien à se faire remarquer."

J'ai un sourire en coin alors que je me rappelle toutes les conneries qu'on a pu faire avant de ricaner quand elle me met un coup dans l'épaule. Bon, ça va mieux là non ? Ce genre de petits coups c'est un peu sa méthode de drague, ou pour dire qu'elle m'aime bien. Je crois. En tout cas, je l'ai pigé comme ça, j'espère que je me plante pas sinon j'aurais l'air con.

"Je juge si je veux, surtout si j'en fais partie. Non mais. Et je sais pas si Zak ne se rend pas compte de tout. C'est lui le premier qui m'a dit de me méfier des militaires. Il a vu des trucs vraiment crades avant que je le récupère. Des mecs du village pendus à la supérette et tout. Bref… je veux pas m'avancer mais je pense qu'il sait qu'il a fait mouche. Et qu'il aura carrément moins de scrupules que nous à le refaire."

Je me frotte la nuque avec une grimace et je hausse une épaule au reste de ses propos.

"Je sais pas si j'ai envie d'en parler. Je veux dire, il y a quelques mois ça aurait été différent, c'était exceptionnel de flinguer quelqu'un. Mais maintenant… donc j'en sais rien. Pour être honnête, j'avais même fini par oublier tout ça avec ce qui nous est tombé sur la gueule. Comme si ça n'avait plus vraiment d'importance. Ce qui est le cas dans le fond."

J'ai pourtant un sourire en coin quand elle reprend, visiblement agacée par ce que je lui raconte.

"T'es pas complètement objective. C'est comme quand tu dis que je suis sexy alors que j'ai une gueule de déterré. Mais ça fait du bien à entendre quand même. C'est un début non ? Et pour ce qui est des conneries. Je te dirais juste que je ferais ce qu'il faut pour vous, donc ça en sera pas. Moi je trouve ça logique."

Et puis, on arrive à vraiment se détendre. Je crois en tout cas. A se marrer, à sourire pour de vrai, sans même essayer de faire genre. Elle a même plus l'air de bugguer avec toutes mes conneries et j'arrête, un peu en tout cas, de me demander ce qui a été le plus con, de découcher ou de lui dire que je l'aime.

"Ouais, un soir, quand j'arrivais pas à dormir, je me suis fait une liste des morts à la con. Ca m'arrive souvent de faire ça. Et celle-là arrive clairement dans le top 5. Ca vaut pas la glissade sur un râteau mais elle est pas mal."

Je la serre un peu plus contre moi quand elle frotte son nez contre ma mâchoire, laissant filer malgré moi un petit soupir de satisfaction. Juste là, c'est parfait. Bon, je sais que dans deux minutes ça me suffira plus mais là, tout de suite, c'est carrément cool.

"J'ai pas envie que tu changes, ça tombe plutôt bien non ? C'est de toi dont je suis… enfin c'est avec toi que je suis bien. Pourquoi j'aurais envie que ça fonctionne autrement ? Et ouais, on a de sacrés bons moments."

Sinon je serais pas tombé amoureux d'elle aussi vite. Je suis maso mais pas à ce point-là. Je tousse un rire quand on parle de Sid' et des filles avant de hocher la tête.

"Nickel, il sera trop occupé pour penser à me casser la gueule parce que je me tape sa sœur. C'est un bon plan ça. Et donc, si tu tombes sur un mec qui a un meilleur sourire que moi, il va se passer quoi ? Parce que bon, je sais que j'ai un sourire à tomber, tout ça tout ça, mais doit bien y avoir un mec sur terre qui en a un mieux."

Je la fixe, avec un sourire en coin, essayant de pas me sentir inquiet à l'idée qu'elle pourrait tomber amoureuse d'un autre type. Parce que bon, là c'est pas le cas avec moi donc y a des chances. Et euh… ouais, je vais arrêter de penser à ce genre de conneries hein, ça vaudra mieux pour moi. Je préfère me focaliser sur ce qu'elle raconte, au moins c'est marrant et ça me permet d'ignorer cette petite voix mesquine dans ma tête.

"Ouais, c'est bien résumé. J'ai squatté quelques jours sur leur canapé, avant qu'ils se rendent compte que j'étais même pas inscrit à la fac. Ca m'a permis d'avoir un coin où dormir quand j'ai visité la Californie. C'était déconne. Sauf les cheveux. Mais si tu veux me couper les cheveux, c'est avec les deux mains hein, ok ?"

J'essaie de me tenir un peu, même si là putain, je m'écouterais, je l'aurais déjà fait basculer sur le canapé. Mais pas après tout ce que j'ai pu faire ou dire, ça le fait pas trop. Pourtant, je souffle, avec un regard malicieux.

"Oh vu comment ça se passe de ce coté-là, j'aurais pu rester avec toi que pour le cul. Mais ok, on chronométrera donc. Enfin si t'as la tête à ça…"

Mes mains se crispent sur elle alors qu'elle reprend la parole et que j'essaie encore de vaguement prendre sur moi. Et, je fronce un peu les sourcils au reste de ses propos.

"Alors d'un, t'as déjà la crève. De deux… rappelle-moi la dernière fois où t'as pas dormi dans mon lit depuis que Zak s'est fait la malle ?  Et de trois, ouais je me débrouille bien quand c'est toi. Donc je saurais me faire pardonner, t'inquiète."

Ouais, je suis encore capable d'aligner deux mots, je m'impressionne moi-même. Et j'essaie d'éviter de penser que je viens de lui rappeler que limite on partage la même chambre là.

"Du sexe expérimental ? Ca me va."

Bon ok, là, je buggue totalement devant ce qu'elle fait. C'est pas que j'aime pas, bien au contraire et j'arrive pas à la quitter des yeux alors qu'elle fait son petit numéro. Je suis infoutu d'arriver à dire vraiment ce que je pense mais elle a pas l'air de trop mal prendre ce que je raconte non ?


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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Jeu 1 Déc - 22:31

J'ai toujours un peu mal, je vais pas non plus mentir. J'ai toujours cette peur sourde en arrière plan, de pas l'avoir vu revenir hier ou cette nuit. Et la colère qui va avec. Mais ça c'est quelque peu effacé avec le reste. Avec sa présence tout simplement. Parce qu'il va bien. Parce que oui, c'était involontaire. Parce qu'il parvient toujours à me faire sourire et à me faire aller mieux, juste par quelques mots. Et si je me demande parfois comment c'est possible, comment je peux faire autant les montagnes russes avec lui, au final, je me retranche toujours derrière la même explication : c'est Ethan. Point. Et on va dire que je me satisfait de ça, sans chercher plus loin.

Je fronce néanmoins les sourcils quand il parle et soulève son pull. À peine effleurée... Ouais, tu parles, un peu plus et on serait pas là... ma mâchoire se crispe sans que je m'en rende compte, et je hausse les épaules.

« T'es pas Neo, et tu peux pas faire Matrix non. Ça compte. Évite de te faire des cicatrices du genre, badass ou non, sinon évidemment que je trouverais des raisons de t'engueuler. »

Non, parce que bon, si je l'engueule pas, personne le fera. J'esquisse malgré tout un sourire.

« Sid sera donc Robin... Et non, t'étais pas invisble. T'étais juste un peu trop con pour pas t'en apercevoir. Et vous faisiez que ça, vous faire remarquer, volontairement ou non... »

Et il se marre quand je lui donne un coup, ce qui fait naître un nouveau sourire sur mon visage, même si je serre mes bras autour de moi en pseudo boudant, parce qu'avec lui, j'y arrive pas vraiment, ou pas longtemps du moins, et surtout pas pour des conneries du genre. Parce que bon, c'est pas pour lui faire mal, c'est juste... parce que c'est mon simplet ouais. Je lève les yeux au ciel, avant de grimacer un peu en pensant à Zak.

« Ouais, peut-être. T'as sans doute raison. Et dans un sens, c'est plutôt une très bonne chose, qu'il soit capable de se débrouiller et de survivre. Mais... » Je soupire et hausse les épaules. « C'est pas pour autant qu'il faut le laisser continuer... Enfin, pas le... préserver un peu. Ouais je sais, venant de moi, c'est carrément n'importe quoi, je sais, mais c'est Zak... »

Venant de quelqu'un qui se met toujours dans la merde, c'est effectivement ridicule. Mais il peut comprendre. Après tout, il fait pareil que moi et veut aussi protéger Zak, donc voilà.
Je le fixe et hoche la tête.

« Tu as raison, ça n'a plus vraiment d'importance. Mais tu sais que je suis là si besoin. »

Ouaiiis, je sais, je meurs d'envie de savoir, parce que clairement, si y a bien un mec que j'imagine pas flinguer quelqu'un d'autre, c'est lui. Mais bon, il a bossé avec l'armée non ? Alors après tout, pourquoi pas. Et puis, vu comment j'ai du mal, je vais certainement pas le faire chier s'il veut pas en parler. Ou s'il a déjà tourné la page. Bref. Il parvient à m'énerver à nouveau, un peu.

« Bien sûr que si je suis objective. Je suis pas devenue totalement conne ou aveugle parce que je suis avec toi. T'es un mec super gentil. Chiant et râleur, mais super gentil... Et tu es sexy, ton sourire n'a pas changé hein. » J'esquisse un sourire, avant de le dévisager et d'inspirer profondément. « Logique à la con. Mais dans ce cas, tu pourras rien dire si je fais pareil, c'est cool. »

Parce que oui, je peux être hypocrite, mais faut pas pousser. S'il est capable du pire, je le serais aussi, et il le sait, même si je suis pas certaine qu'il se rende encore compte à quel point je peux être conne. Mais je vais éviter de mettre le doigt dessus, surtout que ça s'améliore, que ça redevient normal même entre nous. Je lâche un rire.

« Ah faudrait que je fasse ça aussi tiens, ça doit être amusant. J'avoue que la boite et le râteau sont pas mal. Oh, et les morts les plus rigolotes aussi ! Quoique ça peut se rejoindre... »

Je fais la moue en réfléchissant, genre une demi-seconde, avant de me blottir contre lui. Et le top 5 des trucs les plus cools. Et ça, alors qu'il me serre contre lui, ça y est facile. Et je me fige même pas ni rien quand il hésite dans sa phrase. Je m'impressionne moi-même. Et je souris parce qu'au final, c'est tout ce qui compte non ? Les supers bons moments qu'on passe ensemble. Et parce que c'est de moi, la chieuse, la râleuse et l'emmerdeuse, dont il est tombé amoureux. Parce que c'est bien ça qu'il allait dire non ? Mon sourire s'agrandit un peu en l'entendant rire, avant de secouer la tête en fronçant un peu les sourcils.

« Il te casserait pas la gueule, pourquoi il... tu crois ? » Et je le fixe en soupirant. « Y a pas que le sourire idiot. C'est tout un ensemble... Et j'ai jamais croisé un mec avec un sourire plus adorable que le tien, c'est pas maintenant que je risque de le faire. Et puis, on s'en fout des autres non ? »

Qu'est-ce qu'il va imaginer ? Le connaissant, je sais très bien ce qu'il peut bien imaginer. Mais c'est n'importe quoi. Je suis beaucoup trop bien avec lui pour ne serait-ce que regarder un autre mec. Non, on va pas s'y appesantir. Et je souris à nouveau.

« Et c'est chouette la Californie ? Ah, c'est vrai, tu étais bourré les trois quart du temps du coup... au moins, il faisait chaud là-bas. Les Etats du Nord, c'est pas trop ça... Et oui, je ferais avec les deux mains promis. »

Déjà que ça risque d'être un peu folklo...
Je plisse les yeux quand il me répond. Non, je vais pas me monter la tête toute seule pour une phrase à la con, balancée entre deux trucs. Alors qu'il m'a dit juste avant que...

« Oh. Mais tu restes pas que pour ça donc. Tu supportes mes crises parce qu'à côté je suis super swag... c'est ça? Et je suis pas sûre d'avoir la tête à ça non effectivement. »

Je souris, ravie, en le sentant réagir.

« J'aurais été encore plus malade !... » Je scille un peu et le regarde. Merde. Toutes les nuits ? Genre... on reste ensemble tout le temps ?... « Je... J'ai dormi toutes les nuits avec toi ?... oh. Ouais bah il va falloir me convaincre de continuer alors. Tu te débrouilles bien oui. Mais je sais être difficile. »

Ou pas, on est d'accord. Pas avec lui. Enfin, j'y arrive pas, parce que c'est trop fort avec lui tout simplement. Tout le temps. Comme là. C'est trop fort et trop rapidement. A tel point qu'il me fait perdre tout bon sens. Mais il a l'air d'apprécier non ? En même temps, même quand je porte un pull informe il me regarde comme si j'étais... belle. Ou même plus. Un genre de... j'en sais rien. Ça fait prétentieux à quel point de dire comme une merveille ?... Ouais, on s'en fout.


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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Mar 6 Déc - 22:30

Je sais pas trop quoi penser. Bon, ça change pas beaucoup de d'habitude, je veux bien le reconnaitre mais là c'est encore pire en fait. Je sais que j'ai merdé, j'ai l'impression qu'elle va quand même mieux mais qu'elle est toujours fâchée. Mais pas trop. Enfin bref. Je suis un peu largué quoi. Mais comme d'hab', le fait d'être avec elle compense toutes ces prises de tête et l'envie que j'ai de gueuler sur tout ce qui bouge. Ca fait quelques jours que j'ai pas vraiment gueulé quand même. Enfin là, ça compte pas vraiment si ? J'en sais rien en fait et je me rends compte que je m'en fous. Tant que ça s'arrange en fait, le reste n'a pas d'importance.

Je lève les yeux au ciel alors que je fais retomber mon pull en voyant sa grimace.

"Oh l'autre hey, c'est quand même carrément mieux que l'appendicite non ? De toute façon, la seule façon que t'aurais de pas m'engueuler si je me fais tirer dessus c'est… ouais non ,oublie, j'ai rien dit. Hum…"

Elle recommence  sourire, je vais pas tout foutre en l'air non ? Enfin j'en serais capable, je sais. Alors, plutôt que de lui laisser trop le temps de tergiverser, j'embraie sur Sid' et j'ai un ricanement à sa réponse.

"Robin ouais. Et … je suis pas sûr d'avoir envie de repartir dans un sujet prise de tête mais je te garantis que j'avais le sentiment de n'être visible que quand je faisais des conneries. Vrai ou pas, j'en sais rien, je sais juste que j'ai vécu des années avec ce sentiment."

J'aime bien la voir bouder quand même, surtout quand c'est pour déconner, mais sa grimace me plait un peu moins. Surtout que ça concerne Zak et qu'avec lui… bin ça reste pas simple, on va pas se leurrer. Ca va clairement mieux mais bon, on parlait de vachement loin mine de rien. Je pense pas qu'il me tirerait dessus à nouveau. Enfin, j'espère. Sauf si je joue au con et que je meurs là ouais. Bref.

"Je sais. Je suis partagé entre l'envie de l'envelopper dans du papier bulle et de lui apprendre à faire du saut en parachute. Enfin, pas vraiment mais… tu vois l'idée ? Et j'arrive pas à trouver de juste milieu alors je me dis que sa mère peut l'enrouler dans le papier bulle pendant qu'on fait des trucs déconnes non ? Histoire qu'il oublie pas que le monde peut être marrant malgré tout."

Ce coup-ci c'est à moi de grimacer et ça s'arrange pas au reste de ses propos. J'ai un haussement d'épaules, mon regard se perdant un peu dans le vide alors que j'essaie d'empêcher des vieux souvenirs de prendre le pas sur le reste. Déjà que c'est la merde, je vais éviter d'en rajouter une couche non ?

"Ouais, c'est plus important. Je… je sais que t'es là. Et tu sais que t'auras quelqu'un qui comprend tout ça ok ?"

Je me retiens de lever les yeux au ciel au reste de ses propos vu qu'elle a déjà l'air de s'énerver toute seule. Putain mais elle va se prendre le chou à chaque fois que je dis un truc pareil ? Je me tâte une seconde alors que je me demande à quel point ça vaudrait la peine de m'embarquer dans ce sujet ou si ça va juste me faire chier.

"J'ai pas dit que t'étais devenue conne. Juste quand on … enfin quand on est attaché à quelqu'un on est moins objectif. C'est normal en même temps et… mais ok. Si tu veux je suis super gentil. Et pour ce qui est de la logique à la con… t'aurais pareil même sans ça. Je me trompe ?"

Je la fixe quelques secondes, esquissant un sourire. Je suis pas dupe et elle le sait, tout comme c'est acté que je peux être aussi con que ce sera nécessaire pour elle ou pour Zak. Et j'ai un haussement d'épaules à son rire.

"Je pensais que tu trouverais que c'est une connerie tiens. Mais c'est marrant. Je fais ça souvent en ce moment quand j'arrive pas à dormir. Et je raconte ce qui me passe par la tête. Enfin bref…"

Je me sens un peu mal à l'aise, je saurais pas trop dire pourquoi. Parce que j'écris ? Ouais, possible. Mais bon, c'est juste une connerie donc bon. Je la serre contre moi sans même y réfléchir, effleurant doucement ses cheveux alors que j'ai du mal à être super cohérent dans mes propos. Mais elle sourit, donc ça va non ? Et elle a pas l'air de bugguer alors que j'ai failli de nouveau dire une connerie. Elle a p'tet pas fait gaffe. J'ai un rire en voyant qu'elle fronce les sourcils avant de hausser les épaules.

"Bin je sais pas trop. Je m'en prendrais une, au minimum quoi. Et c'est tout un ensemble donc. Je… c'est cool. Ca me plait. Et ouais, on s'en fout des autres. Ca vaut pour toi aussi celle-là hein."

Ca m'enlèvera pas de la tête qu'elle mérite carrément mieux. Mais bon, on peut pas dire qu'elle ait bien le choix pour le moment. On verra plus tard, si on tombe sur des mecs mieux que moi et… putain non en fait, j'ai pas la moindre envie qu'elle aille avec un autre mec. Ca me ferait plus que chier quoi. Elle est à moi. Je sais, ça se dit pas. Mais j'ai le droit de le penser non ? Au moins un peu ? Oh, fait chier. Je sursaute quand elle reprend la parole et je la fixe un instant, un peu indécis.

"La Californie ? Hein ? Ah ouais, c'était sympa. Pour le peu de temps où j'étais pas bourré donc. Je me suis fait des potes et tout…"

Je fronce les sourcils, réalisant que Kat' est probablement morte avec le reste de sa famille. Je devrais être positif mais avec ce foutu froid, j'y arrive pas. Je retiens un soupir et je laisse filer un sourire au reste de ses propos.

"Les deux mains. Sinon je garde mes bouclettes et pire encore, je me laisse de nouveau pousser la barbe. Voilà."

J'ai du dire un truc qu'il fallait pas parce que je le vois à sa tête. Elle plisse des yeux là et ça lui fronce les sourcils. Le truc qui m'énerve, surtout quand je sais pas d'où ça vient. Pourtant, on est cool là non ? Et je vais pas passer 10 minutes à essayer de piger quelle connerie j'ai pu raconter, surtout qu'en plus, elle est foutue de dire que c'est rien du tout en fait. Et ça va m'énerver. Et… bref, je secoue la tête et je la fixe un instant, esquissant un sourire. Mon emmerdeuse quoi.

"… c'est à peu près ça ouais. En très résumé. Et j'espère bien que t'auras pas la tête à ça ouais."

De toute façon, je l'aurais pas non plus et je commence à avoir un peu de mal à garder les idées au clair de toute façon. Enfin, je me tiens encore un peu, moi je dis que je mérite au moins une médaille. au minimum quoi.

"Ouais, toutes les nuits… c'est un problème ? Je… enfin si t'as pas envie je comprendrais. Mais je m'habitue moi. Et au moins je peux voir si t'es pas trop malade comme ça. Et… bref…"

Je vais éviter de m'enfoncer d'avantage hein, parce que là, je suis au bord du pathétisme. Et puis, de toute façon, vu ce qu'elle fait, je peux carrément dire que j'oublie tout le reste. Parce que, comme toujours, comme depuis la première seconde où j'ai posé ma main sur elle, c'est juste… putain j'ai même pas de mots pour ça quoi.


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MessageSujet: Re: [Terminé]Il arrive que le sourire et le rire fuient dans les ombres   Ven 23 Déc - 20:16

J’ai jamais eu une relation aussi compliquée. Sérieux, j’en ai eu des chiantes et des où, oh surprise, je gueulais beaucoup, mais je m’en foutais, ça comptait pas. C’est pas parce qu’il me prend pour une demeurée, ou parce que je le surprends au pieu avec une autre, ou parce qu’il veut absolument me changer pour me transformer en jolie poupée.
Avec lui… Je gueule parce que je m’inquiète, parce que j’ai eu peur, parce que je tiens à lui, parce qu’il n’écoute rien sinon. Ça change un peu le reste non ? C’est plutôt des bonnes raisons non ? Et lui me fera jamais de mal. Enfin, volontairement quoi. Parce qu’en faisant le mur, ça marche aussi bien ouais… Mais du coup, c’est compliqué de savoir comment réagir. Pour moi du moins. J’ai pas l’habitude d’être aussi… réceptive et impliquée ouais sans doute. Avant, je gueulais et je partais. Grosso modo. Mais Ethan… Je peux pas. Je veux pas. Et autant dire tout de suite qu’apprendre à composer avec l’autre, avec lui en particulier, c’est donc compliqué. Pourtant… j’adore notre relation. Lui. Nous. Même si je suis tordue.. Comme ma façon de communiquer. Dysfonctionnelle. Mais ça lui va. Sans déc, qu’est-ce que je pourrais vouloir de plus ?

Je me crispe un peu davantage quand il répond, avant de secouer la tête.

« Ouais, vaut mieux oublier ça. Surtout que je t’engueulerais quand même… »

Mais ça, on le repousse loin, mais alors très loin dans un coin faut pas déconner. Et je retrouve un léger sourire quand on parle de lui et Sid, parce que ça, c’est de sacrés bons souvenirs. Je le fixe un peu alors qu’il parle de lui. Ouais, ça je sais, qu’il s’est toujours senti invisible. Sauf qu’il l’était pas. Pour personne.

«Ouais, je comprends. C’est un peu mon cas aussi, alors j’aurais du mal à te jeter la pierre hein… Mais maintenant, tu sais que tu l’es plus pas vrai ? »

S’il hésite, promis, je lui en colle une. Parce que bon, je le dévore à moitié du regard depuis le début, même quand j’étais très en colère, donc s’il s’en aperçoit pas, on a un sérieux problème. Quoique ce serait pas forcément plus mal, j’aurais moins l’air accro…
Et si on déconne un peu, on finit forcément par revenir sur un sujet un peu moins léger, un peu plus délicat, mais pour le coup, c’est ni lui ni moi directement. Je lui souris et hoche la tête.

« Ouais, je vois l’idée. J’ai à la fois envie de le traiter en adulte, parce que c’est plus un gosse, surtout aujourd’hui. Mais d’un autre côté, il a que 13 ans, doooonc… J’aurais tendance à dire pareil. Laisser Ashley le surprotéger, ça me va. Je te laisse les trucs déconnes, parce qu’avec son frangin, c’est plus cool. Sauf la batmobile, mais ça compte pas, c’est mon idée. »

Du coup, ouais, je m’en suis rendue compte au fur et à mesure en les retrouvant, j’ai plus vraiment de place avec Zak. Trouver le juste milieu est super tendu comme il dit. Dans le fond, même si ça me fait chier, je préfère que ce soit avec Ethan qu’il soit bien. C’est plus normal et logique, et ces abrutis en ont besoin tous les deux.
Quant au reste… J’acquiesce à ses propos, sans rien rajouter de plus. Je vois bien que ça le travaille un peu, mais je vais pas le forcer à parler de ça. Y a vachement d’autres trucs pour lesquels je pourrais insister, mais ça, c’est pas dans mon top. Et puis, même s’il comprend, ça change rien à ce que ça me fait. Donc ça doit être pareil pour lui. Donc ça sert à rien d’en parler. D’autant plus qu’il parvient à m’énerver un peu en racontant des conneries. Je hausse les épaules.

« Tu veux qu’on demande aux autres pour voir ? T’es catalogué en gentil et moi en emmerdeuse. C’est comme ça, faut s’y faire. » J’esquisse un sourire. « Donc je veux oui. Et oui. J’aurais fait pareil même sans ça. »

Parce que je tiens à eux, à lui particulièrement. Parce que c’est ma famille. Et non, je saurais pas dire quand c’est devenu une évidence. Et puis, je m’en fous.
Mon rire se transforme en moue moqueuse.

« Une connerie ? Ça pourrait atrocement faire rire Zak de savoir que tu tiens un journal, mais si t’es gentil, je lui dirais rien. » Je l’embrasse sur la mâchoire. « Mais c’est pas plus mal. Ça te permet de pas tout garder dans ta tête. Et t’as toujours aimé écrire, donc ça me semble bien. »

A défaut d’en parler, s’il l’écrit, c’est déjà bien oui. Et puis, il écrit bien. Qui sait, d’ici quelques années, ce sera peut-être considéré comme l’une des mémoires du monde. Je souris à cette idée, avant d’inspirer profondément quand il me serre contre lui. Tu crois qu’il parle aussi de tes prises de tête ? De tes idées foireuses ? De ton entêtement et de tout le reste ?... Naaan, quand même pas… Ce serait moche de rester dans les mémoires du monde comme l’insupportable nana du groupe. Qu’il aime malgré tout donc. Je fronce encore plus les sourcils quand il rit.

« Il aurait rien à dire surtout ! Ça le regarde absolument pas. » Et je retrouve mon sourire aussi vite. « Et ouais, c’est tout toi évidemment… Et ça vaut sans doute pour moi aussi… peut-être… on verra. »

On s’en fout, mais pas trop quoi… Tant qu’elles l’approchent pas en fait. Ouais, mais… il t’aime, ça veut bien dire qu’il s’en fout des autres non ?... Et tu crois que c’est en me le répétant toutes les trente secondes que ça va moins me faire flipper ? Ça aussi, c’est une logique à la con Lancaster. Et sinon, la Californie, c’est sympa comme sujet. Il a fait des conneries, pour changer, il était bourré, pour changer aussi sans doute, tout ça tout ça. Je lui souris, même s’il a eu l’air de se perdre dans ses pensées quelques instants. Et non, je n’irais pas me dire que c’est parce qu’il a connu une fille, importante pour lui, tout ça tout ça.

« Moi, j’aime bien tes bouclettes. » Je passe mes mains dedans, les yeux rivés dessus, un léger sourire aux lèvres. « Je rêvais de pouvoir faire ça avant… Bon pas que ça, même si j’allais pas beaucoup plus loin dans mes délires, mais ouais… Et non, par contre, non, pas de barbe, par pitié, j’exploserais de rire en te voyant et t’aurais plus de bisous. La barbe non. »

Et à nouveau le yoyo. C’est énervant un peu en fait. De passer d’un "je suis troptrop bien" à "je flippe, je suis en colère, blablabla…". C’est ridicule, alors on se calme un peu et on s’emporte pas sur rien et pour rien. Mais j’aime bien son sourire là. Et son regard. Et tout en fait. Alors ça passe à la trappe et je continue, le taquinant un peu. Un peu beaucoup. Mais tant que ça marche…

« Non, c’est pas un problème. Juste que j’avais pas fait gaffe… et je dors trop bien avec toi pour songer à partir. Et puis, tu surveilles que je n’ai pas trop de fièvre, même si je suis pas malade, et tu me sers de bouillotte et doudou géant comme ça… »

Je lui souris, amusée, refoulant la petite vague d’inquiétude liée à ce constat-là. J’ai dit que j’arrêtais de me prendre la tête non ? Je suis bien avec lui, on passe de supers moments ensemble, et perso, je dors avec lui. Je dors vraiment. En sécurité, au chaud, à l’abri, et pas seulement physiquement. Donc voilà. Problème réglé. Ou remisé à plus tard. Et c’est pas comme si j’avais le choix, parce que je sens son odeur, ses mains sur moi, et qu’en l’occurrence, le reste, le monde entier n’a plus aucune espèce d’importance.


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