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[Terminé] Run boy, run...
MessageSujet: [Terminé] Run boy, run...    Lun 17 Oct - 19:11

Bon. J'ai réfléchi un peu ces derniers jours. Faut dire que ma prise de tête avec Eliott a pas mal pesé dans la balance. Et je me suis dit, connement, que je devais peut-être arrêter de ruminer dans mon coin. J'ai à peine eu le temps de m'excuser auprès des autres de ma défection, c'est plutôt bien passé. Faut dire que je devais avoir l'air grave à la ramasse, ça a dû aider. Mais Ashley…c’est différent. On a une espèce d'entente cordiale depuis notre dernière virée. On s'est pas clairement reparlé mais on se fait pas la gueule non plus. C'est … ouais c'est super bizarre, autant être parfaitement honnête. Moins pire qu'avant, c'est sûr, mais ça aurait difficilement pu l'être de toute façon. Mais y a une part de moi qui me souffle qu'il faut qu'on arrange les trucs. Déjà pour un truc tout con, s'il m'arrive une merde, je veux qu'elle soit réellement en mesure de veiller sur Zak. Et, vu le regard qu'elle a parfois, autant dire que j'en suis pas sûr à 100%. J'aimerais bien qu'elle veille sur Eliott au cas où aussi mais j'ai comme un doute sur le fait que ma blondinette restera gentiment à la régie si je crève comme un con. J'aime pas penser à ça, mais alors pas du tout, mais elle est trop intenable pour que j'espère qu'elle continue comme si de rien était. Enfin, si je peux glisser un mot à Ashley, on sait jamais.

C'est pour ça que je l'ai embarquée avec moi, sans bien lui laisser le choix. Mais je lui ai décoché mon plus beau sourire, elle pouvait pas dire non de toute façon non ? Ou alors ça marche qu'avec Eliott ça. Hum. Ca mérite réflexion. Enfin bref, ça doit faire 10 minutes qu'on marche dans le silence, que je guette chaque croisement, serrant mon arme, avant de me détendre un peu. C'est tellement calme qu'on entendra venir n'importe qui à des kilomètres à la ronde.

Je m'arrête brusquement et je jette un regard en coin à ma… belle-mère donc, avant de lui sourire franchement.

"Tu sais que j'allais te parler du temps qu'il fait. Déjà qu'avant, c'était la discussion bateau par excellence, là, ça craint carrément. Surtout au vu de ce qui s'est passé la dernière fois. Et pourtant, c'est à cause de ça que je voulais qu'on fasse cette virée."

Je m'arrête un instant, regardant autour de moi, hésitant un peu sur la route à suivre.

"Depuis que Zak a décidé qu'il était indépendant, j'ai peur qu'il ait froid. Charisma m'a dit que les températures allaient encore baisser. Et je veux qu'il ait de quoi dormir bien au chaud. Donc du rab de couvertures ou autre ce sera pas du luxe je crois bien."

Ouais, pour un peu on dirait que c'est parce que j'ai mauvaise conscience. Bon, c'est le cas, j'avoue. Mais bon, j'allais faire quoi ? Le suivre dans sa nouvelle piaule ? Le harceler pour qu'il change d'avis ? Vu comment ça s'est visiblement passé avec Eliott, je préfère éviter. Il a bientôt 13 ans, s'il a envie d'être tout seul, ça peut se comprendre. J'essaie de pas me dire que j'en suis responsable au vu de l'évolution de ma relation avec la blondinette, ce serait me prendre la tête pour rien.

J'ai une grimace avant de reprendre, essayant de retrouver le fil de mes pensées et de me focaliser sur Ashley.

"Les magasins ont été un peu dépouillés. Alors pour le coup, les maisons ce serait mieux non ? Et on pourrait trouver d'autres trucs, genre … de la vraie bouffe. Un truc qui fera qu'il aura l'air moins transparent…"

Je soupire avant de reprendre, d'un ton plus incertain.

"J'ai pas vraiment pris le temps de te le dire depuis la dernière fois mais… je suis désolé Ashley. Pour être aussi con. C'est… ça a jamais été simple entre nous. Et ça l'est toujours pas, zombies ou non. On a acté la dernière fois qu'on avait notre part de responsabilité et tout mais on a pas vraiment… parlé. Et ce serait peut-être pas mal de le faire."

Je me passe  une main dans les cheveux avant de souffler, avec un rire.

"Bon, par contre, je suis infoutu de savoir comment on va faire ça. Enfin si t'as envie de causer. Tu peux me dire que non, je le prendrais pas mal. Tant qu'on évite de se gueuler des vacheries à la gueule, ça me va déjà mieux que la dernière fois."

Je désigne alors des maisons autour de nous, un rien plus sérieux.

"T'as une envie particulière ? La maison aux volets vert dégueulasse, ne serait que pour leur sens de l'esthétisme totalement foireux. Sinon, comme tu préfères mais faut un argument aussi balèze."

Je suis plutôt cool non ? Je trouve que je m'en sors pas si mal. Pour un peu, je me prendrais presque pour un adulte responsable. Bon, pas trop, faut pas déconner, mais je fais des efforts. Sinon, on s'en sortira pas. Déjà que là, on va avoir du mal à se tirer de là en un seul morceau, autant essayer de faire en sorte de limiter la casse là où on peut.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Run boy, run...    Mer 26 Oct - 11:24

S’il avait été difficile de rejoindre mes fils au sein de leur groupe, ça l’était moins, depuis que nous avions parlé… depuis que nous nous étions engueulés, Ethan et moi. Je pouvais pas dire le comprendre, mais est-ce que je comprenais vraiment qui que ce soit ? Pas Zak, pas Eliott, pas trop les autres… Mais au moins, ça allait. Autant que possible, dans un monde infesté par les zombies, en tout cas. Et tant qu’on me demandait pas à moi si tout allait bien, ça me convenait. Parce que si ça avait été dur de dire à Ethan toutes les envies de vengeance qui m’habitaient, toute cette colère, cette haine même, j’avais pas vraiment envie d’en reparler. Pas envie que ça parvienne à d’autres oreilles. J’étais pas certaine d’avoir eu envie de montrer ça à mon beau fils non plus, mais c’était venu… comme ça.

Je sais pas trop comment il avait perçu tout ça, mais les choses s’étaient améliorées. On parlait pas à bâtons rompus, on parlait même à peine, pour tout dire, mais c’était plus tendu. La preuve, il était venu de lui-même me chercher pour… bah, je savais pas trop quoi. Partir en expédition, sans être contraints et forcés, cette fois, par les besoins du groupe. C’était plutôt positif, non ? Il m’avait prise par surprise, à me sourire comme ça. Et il recommençait. Soit il avait une idée derrière la tête, soit il essayait juste d’être sympa. Soit il était trop spontané et sincère, pour remarquer que ça pouvait paraître bizarre. Mais du bon bizarre, pas du bizarre déplaisant. Juste déconcertant. On parlait pas, pourtant, on se contentait d’avancer, jusqu’à présent. Je lui rendais malgré moi son sourire.

« Tu sais, je pourrais parler des heures du froid et de la neige, rien que parce que ça nous débarrasse de ces saloperies de cadavres ambulants. Mais ouais, c’est bateau, ça je peux le croire. Mais je t’écoute. »

Oui, je l’écoutais, réellement. Je craignais plus vraiment, ou plus tant du moins, qu’il explose et en revienne à ses sentiments plus que négatifs à mon égard. Mais ça irait. Je voulais le croire, en tout cas. Et il venait de me sourire, il me parlait normalement, non ?

« Il grandit, malgré tout… Je déglutissais, malgré moi. Pas parce que je n’appréciais pas qu’il grandisse, au contraire, mais parce que j’espérais qu’il pourrait grandir pour de vrai, jusqu’à être adulte. Je voulais pouvoir me lamenter, dire que c’était encore mon petit garçon, comme toute mère le faisait un jour, non ? Mais oui, t’as raison. C’est peut-être le plus vulnérable, il est tout petit. Et Dean dort avec sa sœur et sa fille, Rafaël et Charisma ensemble, et ainsi de suite. Tu crois qu’on pourra en trouver ? »

Je taisais mon envie de dormir avec lui. C’était bête, il voudrait pas, de toute façon, et je pourrais peut-être pas toujours veiller sur lui. J’avais cru pouvoir le faire avec Mike, et on savait ce que ça avait donné. Alors même si j’en avais pas envie, même si j’aurai voulu le garder dans mes bras et dans mon champ de vision pour toujours, je savais que je pouvais pas. Je me faisais violence, même si c’était dur.

« Y’a peut-être des trucs pas périmés, oui. Et même d’autres choses. Je sais pas trop quoi. De l’eau, en bouteille, peut-être. Si ça se trouve, les gens ont dévalisé l’alcool, pensant qu’ils pourraient se réchauffer avec. Et tout et n’importe quoi, en fait. Ca serait bien, vraiment bien. Mais pour le petit, d’abord. » Et la fille de Dean, peut-être, mais c’était lui sa famille, il pouvait chercher lui-même, aussi, non ? Si on trouvait le pactole, on partagerait, mais sinon ça serait pour Zak et c’était tout.

Je me figeais un peu, en l’entendant aussi… sérieux. Et gentil. Oui, gentil.

« J’ai pas été mieux. Je veux dire, j’ai même pas cherché à comprendre si ça allait… avec Eliott, avec Zak. Enfin, si tu allais bien. Je… »

Ok, Ethan trouvait mieux les mots que moi. Grimaçant, je finis par sourire, étouffer un petit rire même, pour évacuer la tension. « Je suis pas censée être incapable de dire quoi que ce soit, n’est-ce pas ? Je pense que ça serait bien, peut-être. Mais je peux pas vraiment te parler, ou vous parler à Zak et toi, de votre père, n’est-ce pas ? Tu peux me parler aussi, tu le sais ? De ce que tu veux ? Enfin, peut-être qu’on devrait faire des sessions de thérapie de paroles en duo. Je te montrerais des taches qui sont que ça, et tu me diras ce que c’est ? Je laissais échapper un soupir, bien malgré moi. Je te prends au sérieux, hein. C’est juste difficile, et je suis pas sûre que je saurai quoi dire. Quoi faire. Vraiment pas. »

Oui voilà. C’était ça. C’était pas que je voulais pas, au contraire, juste que je savais pas comment m’y prendre du tout. Il saurait me dire, lui ?

« Je pourrais te proposer celle aux volets avec une découpe en forme de cœur. C’est tellement mignon, et romantique. Foireux aussi, si tu veux mon avis. Mais va pour la maison verte. Au pire, on ira dans l’autre après. Et on volera les volets, pour décorer, ça sera du meilleur goût qui soit. »

J’ai l’air… décontractée, un peu, non ? A surenchérir sur ses conneries, à essayer de dire des trucs drôles. A voir. En tout cas, c’est d’un pas vif que je me dirige vers la maison, pour y entrer.

Type d'action Entrer dans la maison aux splendides volets.

J'avançais donc, essayant de faire le moins de bruit possible, la porte étant ouverte. C'était mauvais signe, quelqu'un avait peut-être déjà pillé les lieux. J'avais devant moi, dans la pénombre, un long couloir, qui menait sur un escalier. Plusieurs portes s'y trouvaient - environ trois ou quatre. Peut-être une qui menait à une cave, une autre dans le séjour, dans la cuisine... Je ne savais pas réellement.

Je voyais par une ouverture un salon, avec un sofa, et une télé. Très semblable à notre salon, auparavant. Je réprimais le serrement au coeur qui me prenait, et me figeais en entendant le râle rauque caractéristique. Peut-être que ça avait fait fuir les gens qui étaient entrés avant. Peut-être.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Run boy, run...    Mer 26 Oct - 11:24

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MessageSujet: Re: [Terminé] Run boy, run...    Sam 5 Nov - 22:50

Je suis cool. Non mais, pour de vrai. Avec elle. Rapport à ce qu'on a pu vivre et se dire, je trouve que je m'en sors pas trop mal. Je veux dire, j'aurais pu continuer à jouer au con après tout ça, le pire c'est que j'aurais réussi à me trouver des excuses imparables pour le faire. Mais bon, ça aurait pas servi à autre chose qu'à foutre une ambiance de merde alors qu'on commence à peine à se trouver un semblant d'équilibre. Et on s'en sort pas si mal, y a plus de tensions entre nous et j'ai même pas eu à me forcer pour l'embarquer avec moi. Alors ouais, clairement, je voulais un peu en profiter pour m'excuser pour de vrai d'avoir été un sale con et peut-être arriver à lui expliquer pourquoi maintenant que je commence vraiment à piger mais bon, je l'aurais fait, même sans avoir besoin de ça.

Sa réaction quand je parle du temps fait plaisir. Au moins, je me dis qu'on est vraiment sur la même longueur d'ondes. Ca doit lui faire bizarre de me voir en mode normal, sympa quoi. Elle qui m'a connu pour la plupart du temps agressif ou renfermé, c'est pas du tout la même chose maintenant. Mais bon, je peux pas continuer à lui faire payer des trucs qui ont 15 ans ou presque hein. Surtout qu'on a assez de merde qui se sont accumulées par-dessus en plus.

"J'avoue, j'aime la neige que pour ça. Mais vraiment que pour ça hein. Parce que bon, je sais pas toi, mais avoir l'impression que mon nez gèle à longueur de journée, c'est pas hyper épanouissant."

Je me rends compte que ouais, elle m'écoute vraiment. Ca fait bizarre ça aussi. Enfin pas qu'elle le faisait pas avant, à dire vrai j'en sais rien, si c'est le cas, je m'en rendais pas compte. Bref, je me demande si c'est vraiment important en fait. J'ai un bref haussement d'épaules quand elle reprend la parole et qu'on parle de Zak.

"Ouais il grandit. Je … enfin ça fait que quelques mois que je le connais en réalité mais il a déjà sacrément changé. Enfin, vu le monde dans lequel on vit, c'est pas étonnant. Plus personne n'est vraiment pareil, faudrait être con pour croire le contraire. Mais il reste petit ouais. Bien trop pour tout ce qu'on vit. On trouvera ce qu'il lui faut t'en fais pas."

Je laisse filer un silence quand elle confirme ce que je lui dis et qu'on parle de ce qu'on pourra trouver. Ouais, le petit d'abord et on verra le reste du groupe. Je sais que ça se fait pas trop et tout mais bon, la survie, ça rend pas particulièrement conciliant. Enfin, j'essaie de faire ce qu'il faut pour pas me sentir trop monstrueux, je pense que je m'en sors pas si mal que ça. Je crois. Ou j'aime à m'en persuader en tout cas. Et, quand elle reprend la parole, j'ai un bref hochement de tête.

"Je… c'était pas simple pour toi non plus. J'ai pas cherché à t'intégrer ou à savoir comment tout ça avait pu te changer toi. J'avais trop de trucs pourris en tête pour arriver à faire la part des choses et j'étais infoutu de démêler tout ça."

Mon rire fait écho au sien alors que je la fixe, curieusement détendu malgré ce que je lui raconte. Mais, pour le coup, j'arrive pas à lui dire quoi que ce soit, à répondre un truc intelligent. Mon regard se perd dans le vide alors que je souffle, dans un murmure.

"Il me manque. Plus que j’arriverais jamais à le reconnaitre. Et des fois je me dis que j'ai pas le droit en fait. Je veux dire, je me suis tiré, s'il doit manquer à quelqu'un c'est à toi ou à Zak. Alors je préfère éviter d'en parler de trop. Parce que je me dis que… pfff… oublie, c'est débile. Des taches hein ? Ouais, ça pourrait être déconne. J'ai jamais fait ça en plus. Mais… je sais pas, on pourrait trouver un truc plus intelligent que tourner autour du pot tout le temps."

Je fronce les sourcils avant de reprendre, essayant de zapper cette voix qui me fait dire que je vais raconter une connerie.

"Tu sais ce que j'aimais bien chez toi ? Le matin, tu mettais toujours de la musique. Tout le temps. C'était cool ça. Tu chantais bien."

Je toussote avant de reprendre, essayant de garder un ton aussi naturel que possible.

"Je… c'est con mais je me dis qu'on peut essayer de se rappeler des trucs cools déjà. Parce qu'il y en a eu. Ptet qu'après ce sera plus facile de dire le reste. D'expliquer certaines choses. Qui sont là mais j'arrive pas à trouver les mots perso pour arriver à vraiment dire ce que je voudrais. J'ai jamais été doué avec les mots faut dire."

Je me frotte l'arrière de la nuque, manquant de faire tomber mon bonnet avant de laisser filer un ricanement quand elle me montre la maison qu'elle aurait bien visité.

"Vrai que les volets violets sont particulièrement dégueulasses. Le truc que j'aurais juré n'exister que dans les films à l'eau de rose. Comme quoi, tout arrive. Et puis, on est au Canada, ça explique tout ou presque. On pourra les cramer après… les volets."

Et je la suis, main posée sur le fusil que je viens de charger, plus tendu que je ne voudrais bien le reconnaitre. Je me fige une fois à l'intérieur, alors que j'entends du bruit à l'étage. Bon, on va se focaliser sur le reste avant d'aller dégommer du zombie. Je m'avance un peu dans la pénombre, mâchoires contractées et j'essaie d'ouvrir un des tiroirs de l'entrée.

Type d'action Je fouille le petit meuble de l'entrée.

J'esquisse un sourire, plutôt content de moi et je souffle, en direction d'Ashley.

"Hey, t'as vu, des antidouleurs. Ca va pouvoir servir ça."

Je le glisse dans la poche de ma veste, risquant un regard aux alentours et attendant de voir par où elle veut aller. Sans jeter des coups d'œil à l'étage, guettant le moment où le zombie va passer par le plancher et me tomber sur la gueule. Ou un truc tout aussi moche quoi.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Run boy, run...    Sam 5 Nov - 22:50

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MessageSujet: Re: [Terminé] Run boy, run...    Mer 7 Déc - 14:57

J’ai une hésitation, en l’entendant parler de la neige. Il aurait pas voulu, quand Zak était plus petit, faire des batailles de boule de neige avec lui. Je sais pas si j’apprécierai de voir ça, ou si l’absence de Mike se ferait trop sentir. Enfin bon, peu importe. Je hausse les épaules, souriant à l’entendre quand même. Jamais je n’aurai pensé que l’on pourrait avoir des relations si… si peu conflictuelles.

« On peut te trouver un cache-nez, si tu veux, tu serais splendide avec. Enfin, sinon tu peux prendre un bandana, et faire le gangster. Mais j’aimais bien faire des bonhommes de neige. Avant. »

Oui parce que là, à part choper froid et manquer de crever si on peut pas se soigner, ça servirait à rien. Je me retenais d’ajouter que le froid avec un chocolat chaud, un feu de bois, et des conneries à grignoter, c’était sympa. Je grimaçais, en entendant mon ventre gargouiller. Ouais, j’aurai vraiment pas dû penser à ça, sérieusement. Enfin bon, ça sert à rien de m’appesantir sur le sujet.

« C’est… bien, qu’il s’adapte, je crois. C’est difficile à voir. Et, enfin, c’est con à dire, mais ça reste mon tout petit, ou ça restait mon tout petit, et là, je suis pas sûre, à le voir. Enfin, je vais pas dire que je préférerai qu’il soit un gamin qui traine dans tes jambes ou les miennes, hein, mais… Ouais, c’est pas facile. Mais je sais que tu veilles sur lui. Vraiment. Ouais ok, il avait pas du tout demandé ça, mais c’était venu tout seul. Il pourrait comprendre, peut-être, que je ressente ça ? Je savais pas trop, mais c’était dit. Et si les autres sont pas contents ou pas d’accord, ben… tant pis pour eux. Ils peuvent demander, ou se bouger. Enfin, je sais qu’ils le font, mais bon… C’est quand même eux sur qui on doit veiller d’abord. »

Oui, c’était aussi simple que ça. Vraiment. Si quelconque contredisait cette vérité absolue alors… Je préférais pas penser à ce que je ferai, en fait. Quoi que, j’aurai peut-être dû. Parce que c’était pas plus simple, même vachement plus compliqué, de penser à mes erreurs, à mes conneries. A mon égoïsme, en fait. A l’époque, mais même maintenant. Comment aurait-il pu en être autrement, alors que j’avais pas pu, pas sur, apprivoiser un gamin qui venait de perdre sa mère ? Comment croire que j’étais mieux, à m’être renfermée parce que Mike était mort, et que je croyais que j’allais être seule, encore ? Toujours ? Je haussais les épaules, en l’écoutant.

« C’est moi l’adulte… Ou ça devrait être moi. Je crois. Je devrais avoir essayé, au moins. Mais j’étais trop… enfin, je me concentrais trop sur moi. Sur ma douleur, mais il avait pas besoin de le savoir. Quoi que… J’ai pas eu le temps de penser à ce qui est arrivé, avant de vous rejoindre, obsédée par l’idée que j’avais de retrouver quelqu’un. N’importe qui. Vous, mes frère et sœurs, leurs enfants, quelqu’un… Et je, enfin… Je crois que je me suis focalisée sur ma colère, et sur ma peine, et… Enfin, j’ai pas été là. Juste pas été là. Mais j’essaye. Un peu. »

Oui, même si ça devait pas se voir. Ou alors ça se voyait. Je sais pas, mais je me sentais ridicule. Mieux, je me mettais à rire de mon ridicule – et qu’il m’accompagne dans ce rire, ce qui est plus surprenant que tout encore, me fait plus de bien que je ne le pensais. Même si on retrouve bien vite notre sérieux. Il me fait mal, de le voir si… atteint. Même si c’est normal, logique, que lui aussi souffre de cette absence. Je m’avance pour, pour quoi ? poser ma main sur son bras, l’étreindre ? Je savais pas vraiment, alors je me contentais de lui sourire d’un air contrit. C’était con, comme réaction. « Tu dois pas te dire ça. C’est pas parce que c’était trop difficile et que t’as du partir, parce que t’as pas su comment agir autrement – et nous non plus -, que tu dois croire que t’as pas le droit de ressentir ce manque. C’est ton père, et ça ne changera jamais. Donc si tu veux m’en parler, tu peux. Quand tu veux. Et ça nous fera peut-être du bien… Peut-être pas au début mais… Et puis, j’ai peur. Que Zak l’oublie. C’est stupide mais, il est si jeune… »

Je sais pas si j’aurai pas mieux fait de me taire, de pas confier ça. Peut-être. Mais bon. Je le regarde, réellement, plus que je ne l’ai jamais fait, je crois.

« Je pensais pas que t’aurais de souvenir. Ou que… je sais pas. C’est idiot mais, ça me touche. Même si je devrais pas te le dire. Ca me manque, tu sais. Pas la musique, enfin si, mais je parlais pas de ça. De chanter. Ca s’y prête pas vraiment… Et j’oublie, toutes ces chansons. Tu sais, même si tu râlais, ça me faisait plaisir, que tu prennes le petit déjeuner que je préparais. Même si tu l’emportais, et que je te voyais pas le manger. Je me disais que si t’en avais vraiment rien à faire, tu l’aurais laissé là. Alors ouais, ça me faisait plaisir. C’était des tas de petites choses, comme quand tu nourrissais les animaux, et que tu laissais échapper ce sourire, sans le vouloir… » Inutile de préciser qu’il l’effaçait en se rendant compte que je le regardais, il le sait aussi bien que moi.

« On peut oui. Ca sera plus facile, peut-être. Et tu pourras mieux connaître Zak avant, aussi, si… enfin, s’il veut, si tu veux, si on y arrive. Mais ça serait bien. » Drôlement bien, même. J’essayais d’ignorer la petite voix qui me disait que ça serait bien plus difficile. On aurait au moins le mérite d’essayer, non ?

Je résiste à l’impulsion de rattraper son bonnet, qui reste de toute façon sur son crâne. Je suis à peu près persuadée que ça ne lui plairait pas, et il n’a plus 12 ans. Je souris, encore, en l’entendant proposer de les brûler après.

« Ca me fera plaisir, de les voir brûler – plus encore que n’importe quoi, je veux dire. C’est un crime pour la vue, une telle chose. Mais ouais, j’admets, y’a des trucs canadiens hideux. Mais y’en a de très beaux, aussi. Je pourrais vous en parler, peut-être. »

Parce que ouais, j’avais vécu aux Etats-Unis avec eux, j’avais même la double nationalité maintenant, mais j’étais quand même du Canada, à la base. Bref. On s’avance, en silence, et j’abaisse la poignée en faisant le moins de bruit possible. Je m’arrêtais un instant, en entendant les râles à l’étage, déglutissant difficilement. Heureusement, Ethan eut le mérite de ne pas se laisser effrayer par le bruit, et de fouiller quand même. C’était pas vraiment effrayant, un zombie, un seul, en fait. Et surtout, ça avait peut-être fait fuir ceux qui avaient laissé la porte ouverte, et du coup, on trouverait peut-être des trucs.

« Super, bien joué ! »

Je parlais à voix basse, mais le petit sourire sur mon visage, moins crispé, trahissait le fait que c’était vraiment un bon début.

Type d'action J’avance vers la pièce suivante.

Je jurais dans ma barbe, inexistante cela va de soi, en entendant un nouveau râle de l’autre côté. On était encerclés… C’était peut-être une mauvaise idée, au final. Enfin bon, on était là.

Type d'action Je fouille.

Je raffermissais ma prise sur mon flingue, et ouvrais les placards de la pièce, un par un. Vides. Je haussais les épaules, les mains vides.

« Tu veux qu’on aille où ? »

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MessageSujet: Re: [Terminé] Run boy, run...    Mer 7 Déc - 14:57

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MessageSujet: Re: [Terminé] Run boy, run...    Mer 28 Déc - 22:00

Bon, au risque de me répéter, j'arrive toujours à être aussi cool que possible, compte tenu des circonstances quoi. En tout cas, ça va déjà carrément mieux qu'au début non ? En tout cas, elle a l'air de vouloir faire pareil et, depuis, on s'en sort pas trop mal je trouve. Même si on a jamais vraiment pris le temps de reparler de tout ça et que ça a jeté une espèce de voile entre nous, c'est déjà moins lourd à gérer qu'il y a quelques semaines.

"A choisir, je prends le bandana, j'aurais l'air plus classe qu'avec un cache-nez. Je crois."

Je laisse filer un temps, essayant de me rappeler de la dernière fois où j'ai pu faire un bonhomme de neige et, autant le dire tout de suite, ça me revient vraiment pas. Ou alors, c'est une période que j'essaie d'oublier. Tout comme elle probablement. Elle a du en faire avec Zak et p'pa, je serais prêt à le parier. Mais je vais éviter de balancer un truc dessus, je suis pas sûr que ce serait hyper intelligent. Alors je me contente de souffler, d'un ton plus doux que je ne croyais possible.

"T'as remarqué le nombre de trucs qu'on peut raconter et qui s'accompagnent toujours d'un "avant" ? J'arrive pas encore à me dire si c'est un bon truc ou un mauvais truc de se rappeler de tout ça. Quelque part, je me dis que c'est bien, comme ça on les oublie pas."

Les gens ? Les souvenirs ? J'en sais trop rien. Je préfère encore penser au froid en fait, c'est limite moins déprimant même si on peut encore rien y faire. J'ai un bref sourire quand on parle de Zak. Mine de rien, ça reste le truc principal qui nous unit en fait. Mais bon, c'est pas une mauvaise chose, surtout qu'elle se rend compte que jouer à la mère poule ne servira à rien de toute façon, surtout au vu du monde dans lequel on vit.

"Oui c'est bien. Sinon il pèterait un câble à trop se raccrocher à ce qu'il connaissait avant. J'veux pas qu'il oublie hein, ce serait oublier qui il est réellement, mais qu'au moins, il comprenne qu'il doive avancer. Et j'essaie de veiller sur lui, autant que je peux et surtout autant qu'il peut le supporter avant qu'il me traite de vieux con ou un truc dans le genre. Autant dire que j'ai du mal à trouver les limites pour le moment."

Je me contente de lui sourire pour le reste. J'aime la compagnie des autres mais, clairement, à choisir entre eux et Zak ou Eliott, la question se pose même pas. Donc on est d'accord, on a nos priorités sur qui on doit veiller. Je laisse filer un silence quand elle reprend avant de souffler, avec un léger sourire.

"Je sais pas toi, mais moi, plus le temps passe, plus je me dis qu'être adulte, c'est sacrément la merde. Tu te concentrais trop sur toi et moi je pouvais pas t'accepter comme ça dans nos vies, pas alors qu'on venait de perdre p'pa. C'était juste… pas possible. Et j'ai pas essayé de t'aider pour un tas de raisons qui valent probablement pas la peine qu'on se prenne la tête dessus maintenant. Ca n'en vaut plus le coup. Mais maintenant… je te dirais que je sais toujours pas quelle place te donner dans ma vie en fait… sauf que j'ai pas envie de te laisser de côté."

Je me masse la nuque et je reprends, mon regard se fixant sur un point invisible l'espace d'un instant.

"T'es… t'es pas la seule à être en colère. Ou triste. On est tous sur la corde raide de toute façon et si on essaie de réprimer ce genre de trucs, c'est un coup à péter totalement les plombs. Et on a pas besoin de ça. Surtout pas Zak. Il a déjà perdu son père et il a besoin de toi, même si t'as pas été… là."

C'est vrai que j'ai du mal à discerner la mère Ingalls que je connaissais avant, surtout quand je la regarde maintenant. Mais, dans le fond, je sais pas si c'est une bonne ou une mauvaise chose. Au moins, celle femme là, je pourrais peut-être l'apprécier sans que j'ai à avoir mauvaise conscience de le faire.

"Je… c'est juste que je me dis que c'est injuste qu'il soit pas là pour le voir grandir. Et qu'à chaque fois que je pense à un truc ou qu'on doit faire quelque chose, je me dis que lui, il saurait. Et que si je me foire c'est que je suis pas à la hauteur. Comme toujours. Et ça tourne en boucle dans ma tête parce que j'aimerais lui en parler, pour qu'il fasse comme il faisait toujours, qu'il sourit et qu'il me dise que ça va bien se passer."

J'ai un profond soupir et je secoue la tête au reste de ses propos.

"Zak l'oubliera pas. J'ai jamais oublié ma mère et j'étais plus jeune que lui quand elle est morte. Et il a de la chance d'avoir des photos, ce que j'ai plus depuis que je suis parti de la maison. J'ai du mal à me rappeler de son visage mais y a des trucs qui s'oublient pas."

Je peux pas m'empêcher de me figer un instant en voyant qu'elle se rappelle elle aussi d'un tas de trucs. Et bien évidemment, j'ai encore plus mauvaise conscience quand je me dis que si j'avais pas autant merdé, on en serait pas là. Même si peut-être qu'on serait tous morts à l'heure qu'il est, j'en sais foutrement rien en fait. Et je serais peut-être pas avec Eliott. C'est trop compliqué d'imaginer tout ce que ça pourrait impliquer alors je me contente de souffler, d'une voix un peu éraillée.

"C'était des chouettes façons de commencer la journée. Un des rares moments où j'avais l'impression qu'on était tous à notre place en fait. Et tes petits déjs étaient à tomber. Je te préviens quand on sera sortis de ce merdier, t'as intérêt à t'y remettre sérieusement. C'était quel genre de sourire que j'avais ? Ca, je me rappelle plus."

Mais vraiment en plus. Parce que la corvée des animaux portait sacrément bien son nom en fait. Je grimace un peu, en essayant d'imaginer si on pourrait vraiment faire ça, évoquer les moments chouettes. Et surtout, si ça ferait pas plus de mal que de bien à Zak. Si on veut qu'il s'en sorte, ressasser tout ça c'est peut-être un peu trop tôt, j'en sais rien. Mais Ashley a l'air de tellement bonne volonté que j'ai pas envie de lui dire que j'ai eu une idée de merde en fait.

"On pourra tenter ouais. Et voir avec Zak ce qu'il en pense à la limite. Qu'il se dise pas qu'on l'embarque dans un plan pourri où il va s'ennuyer comme un rat mort."

Je louche sur mon bonnet avant de m'en débarrasser et de le glisser dans ma poche. Vu qu'on rentre à l'intérieur mes oreilles auront pas le temps de geler de toute façon. Et mes cheveux sont encore trop longs de toute façon, Eliott a pas encore eu le temps de les couper. Ou je lui laisse pas le temps, j'ai pas encore décidé. Toujours est-il que je vois une mèche boucler sur mon front avant de les aplatir tant bien que mal.

"'tain j'ai tendance à oublier que t'es canadienne de base. Je m'excuse d'avoir insulté les volets de ce merveilleux pays chaleureux. A part le sirop d'érable y a quoi de chouette ? Et non, je pense pas qu'à la bouffe, c'est juste une impression trompeuse."

Une fois à l'intérieur, j'arrive à chiper quelque médocs. C'est plutôt cool, c'est carrément le truc qui va vraiment nous servir. Presque autant que de la bouffe. Encore que, vu notre état général, je me dis qu'on est au même niveau pour l'un comme pour l'autre. Je lui décoche un clin d'œil avant de la suivre dans l'entrée de la maison et de me figer quand j'entends un bruit. Encore un.

"On dirait que les habitants de la maison ont décidé de rester chez eux, même après la fin du monde. La faute aux volets je parie."

Ouais, j'essaie d'être léger mais bon, j'aime pas cette sensation d'avoir des saloperies de zacks au-dessus de nos têtes et autour de nous. Alors, je désigne une double porte vitrée, la mine interrogative.

"Par là, ça me parait bien. On dirait qu'il y a personne."

Type d'action J'ouvre la porte vitrée du salon.

Et je pousse doucement la porte, grimaçant alors qu'elle grince pour me retrouver face à un énorme double salon. Le genre grande classe, pour les bourg' pétés de thunes. Le truc que j'aurais jamais eu même en bossant toute ma putain de vie. Et pour ce que ça leur a servis. Mon regard s'attarde un instant sur des photos soigneusement alignées sur une cheminée et je secoue la tête avant d'ouvrir les tiroirs du premier meuble que je trouve.

Type d'action Je fouille le petit meuble à coté de la cheminée.

"Bingo. Je dirais bien que c'est une drôle d'idée de laisser des gâteaux secs ici mais je vais pas m'en plaindre hein."

Je les fourre dans ma poche avant de montrer l'autre partie de la pièce à Ashley et de lui décocher un clin d'œil.

"Après vous m'dame, la voie est libre."

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MessageSujet: Re: [Terminé] Run boy, run...    Mer 28 Déc - 22:00

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MessageSujet: Re: [Terminé] Run boy, run...    Lun 16 Jan - 23:49

Si je m’empêche de rire, je lui souris malgré tout, quand il affirme qu’il sera plus classe avec un bandana qu’avec un cache-nez, tout en hochant la tête. « Si quelqu’un est capable d’être classe avec un cache-nez, je veux une preuve ! Je me risquerais pas à essayer, en tout cas. » C’est une pensée futile, et je le sais, mais ça fait du bien, parfois. Ne pas se prendre trop la tête, ne pas trop réfléchir, et surtout ne pas tout prendre au sérieux tout le temps.

Ça durait suffisamment peu de temps, pour qu’on en profite quand ça venait. Parce que ça repartait tout aussi, preuve en était de la tournure que prenait la discussion. J’aurai bien voulu accuser quelqu’un, de nous avoir foutus dans une telle merde, mais qui ? Et quel intérêt, sinon de servir d’exutoire quand les choses semblaient trop dures ? Je soupirais malgré moi, pas de dépit, juste… je sais pas, par réflexe.

« Tu crois pas que c’est ça qui nous permet de rester… sains ? Dans la mesure du possible, mais… Enfin, ça fait partie de nous, et je crois que ça nous empêche d’être des monstres, qui s’en prennent aux autres sans aucun scrupule, non ? Je dis pas que, si Zak ou toi mourriez de faim, ou même Eliott, je braquerai pas quelqu’un, mais, enfin, je pense pas que je les tuerai, pas de sang froid, pas comme ça. Les assommer, peut-être, leur laisser le strict minimum en espérant qu’ils s’en sortent. Je peux pas m’imaginer que je suis devenue dure et sans limites quant à ce que je peux faire. Et je crois que c’est eux, qui les tracent, ces limites. Dans mon subconcient ou je ne sais quelle connerie. »

Oui, vraiment. Pourquoi je lui confiais tout ça ? Je n’en avais pas vraiment l’intention, pas plus que je n’en savais réellement la cause, mais c’était le moment, non ? Il me semblait propice, en tout cas, sinon j’aurai pas commencé à parler. Ou continué, sur Zak. « Peut-être qu’on échappera à sa crise d’ados. Ou alors il la fera vachement tard, ou de manière déformée, ou… Peu importe. Mais les souvenirs sont plus importants que tout, pas pour nous enfermer dans le passé, mais pour nous donner l’impulsion nécessaire à aller de l’avant. Je sais que je devrais pas te dire ça, mais j’ai cru mourir en même temps que Mike. Je l’ai presque souhaité, je crois. Je suis plus très lucide, des jours qui ont suivi. Mais c’est de savoir qu’il voudrait pas ça pour moi, pour vous, qui m’a fait avancer. Chaque jour un peu plus. J’ai tenu, rien que pour ça. Et s’il peut, pour des raisons similaires, alors il est important qu’il garde tous ses souvenirs. J’ai… On a trouvé un polaroid, avec ton père, sur notre chemin. C’est bête, très bête, mais on a une photo de chaque étape, avec vos messages. Je… J’ai eu peur de vous les donner, de vous troubler. Mais c’était important pour nous. Et si ça fait mal, de les regarder, si j’ai corné plus d’une fois certains clichés, si je les ai trempés de mes larmes, ça fait du bien, aussi. »

J’ai la gorge serrée, et je suis sûre qu’il ne peut pas l’ignorer, mais je me retourne pourtant, pour cacher maladroitement les larmes qui font briller mes yeux, le temps de les ravaler. Ne pas les laisser couler, surtout. Pas maintenant. Et comme pour enfoncer le clou, mais pas négativement, pas vraiment, il se confie. Pour de vrai. Difficile de calmer mes nerfs, quand il me dit ça. Parce que ça me touche, et plus que ça devrait. Ou peut-être pas plus, mais je sais que je suis vulnérable, et c’est pas facile. Même si ça me fait plaisir, réellement. Je me retourne vers lui, essuyant mes larmes tant bien que mal, déglutissant. Pas parce que ce que j’ai à dire est difficile à dire, mais parce qu’effacer tout ça, ça se fait pas en un instant. « On est pas obligés de se poser trop de questions. On fait partie de la même famille, qu’on le veuille ou non, et on trouvera chacun notre place auprès de l’autre, petit à petit, tu penses pas ? Mais j’ai pas envie de te laisser de côté non plus. Et pas que pour Zak. Ça serait facile de mentir et de dire que c’est pour ça, mais ça serait pas vrai. »

Je baissais les yeux, incertaine de ce que je devais dire… Je savais que Zak avait besoin de moi. Et qu’il avait besoin de son père. Mais on pouvait rien faire, pour ça. Rien du tout. Aussi douloureux que ce soit. « Je… J’essaierai de plus manquer à ce que je dois faire. Je sais qu’il a besoin de moi, et que je peux pas craquer. Que je peux pas partir en vendetta. Et pour Mike… J’ai envie de m’accrocher à cet espoir qu’il est toujours là, comme il nous l’a toujours affirmé. Que son corps s’est éteint, mais qu’il est parmi nous, que son essence est là pour nous entourer, nous protéger et nous guider. J’ai conscience que c’est absurde mais c’est plus facile. Et je suis persuadée qu’il t’aide, à sa manière, qu’il veille sur toi comme il veille sur Zak. » Même s’il était perdu, pour moi. Je ne méritais rien de lui, après l’avoir abandonné au sort qui avait été le sien.

Je grimace malgré moi, à ses propos, avec le sentiment d’avoir manqué de délicatesse. Dans un réflexe, je serre son épaule de ma main, en guise de remerciement, incapable de parler pour le moment. J’ai la voix un peu enrouée, quand je reprends la parole. « Ton père doit en avoir, dans ce que j’ai récupéré de lui… Des photos de ta mère. » C’était difficile, de parler d’elle. Je l’avais acceptée, avec le temps, comme le premier et plus fort amour de Mike, mais… Il était à ses côtés, et j’étais seule dans ce monde que je ne comprenais plus. Je me haïssais pourtant de ressentir ça, alors que je devais être heureuse pour lui. Je haussais les épaules, pour chasser le poids qui pesait dessus, sans grand effet.

Et visiblement, je fais que des gaffes. Je peux pas m’empêcher de le penser, alors qu’il se fige. Peut-être que je devrais me taire, arrêter de… Enfin, tout ça. Dire ce qui me passe par la tête. Sauf que le sentir aussi… mal à l’aise que moi me réconforte un peu, égoïstement. Pas que je veuille qu’il se sente pas bien, mais juste que ça fait du bien, de pas se sentir seule. « Le genre de sourire à moitié soulé, d’être dérangé pour ça, mais content que les bestioles t’aient mordillé affectueusement les mains, ou qu’ils t’aient reconnu et aient accouru… C’est difficile à décrire, mais c’était un peu comme ça. L’exaspération mêlée à la satisfaction. » Je m’en souvenais comme ça, en tout cas, mais j’avais peut-être tort. « Et je te promets que si je peux, alors je te ferai un petit déjeuner gargantuesque. Le meilleur que tu aies jamais mangé. » C’était encore s’attacher à une illusion, mais c’était presque sain, non ?

« Oui, on lui demandera. Il est… grand, ouais, il est grand, il a le droit de dire oui, ou non, ou peut-être. On verra. » De toute façon, le forcer ça servirait à rien, sinon à le rendre mal. Et c’était pas trop mon genre, même si plus rien était vraiment mon genre, maintenant.

« Fais gaffe à ce que tu dis, je trouverais une manière de me venger, si tu insultes un peu trop mon pays. Te parler en français, jusqu’à ce que tu pètes un câble, peut-être. Avec un accent québécois – et il est pas beau, je t’assure. » En toute lucidité et objectivité – même si j’y trouvais un certain charme, mais j’étais pas objective là. « Y’a les orignaux, le hockey, les cranberries – les fruits, pas le groupe de musique, la campagne silencieuse, et plein de trucs. »

Je hoche la tête, quand il dit que les habitants de la maison ont du rester, hésitant à surenchérir avec le fait que leurs volets les aient hypnotisés mais j’étais vraiment pas sûre de pouvoir dire ça avec humour, alors je me tais et je le suis, me figeant en entendant le bruit de la porte, pointant mon arme devant moi, au cas où. Même si rien n’a l’air de bouger, pour l’instant. Heureusement. J’abaisse dans un réflexe les photos sur la cheminée, incapable de vraiment regarder cette famille heureuse, et tourne la tête pour voir les gâteaux qu’Ethan tient dans la main. Je me racle la gorge, pour cacher les grommellements de mon estomac, et fait une petite courbette, avant de me diriger vers le reste du salon.

Type d'action J'avance.

Je pestais silencieusement, en entendant le râle caractéristique des putréfiés parvenir jusqu’à nous. C’était pas celui des deux précédents, c’était un autre. Toute la petite famille cachée par les cadres rabattus devait se trouver là… J’avais l’impression que mon cœur s’arrêtait de battre, en me souvenant des enfants, jeunes encore, plus que Zak, sur la photo… Pourquoi qu’ils n’aient rien.

Type d'action Je fouille.

Je me baissais vers un meuble, pour y trouver une trousse de premier secours. Une aubaine. Il s’était peut-être retranchés ici, pour essayer de survivre, avant d’être contaminés. Je secouais la tête. Inutile d’essayer de reconstituer leur vie. Je la montrais à Ethan sans un bruit, avant de lui faire signe de poursuivre, tout en essayant d’éviter la source du râle.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Run boy, run...    Lun 16 Jan - 23:49

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MessageSujet: Re: [Terminé] Run boy, run...    Mar 24 Jan - 18:17

Je prends une mine faussement songeuse alors que je lui  jette un regard en coin et je reprends, toujours d'un ton aussi léger, comme on si on était vraiment cool.

"Je te parie que Zak serait carrément cool avec un cache-nez. Va falloir tenter le coup."

Ouais, on est cools pour de vrai. Je crois. On arrive à parler de trucs déconnes qui nous détendent tous les deux et ça je suis pas sûr que ce soit jamais vraiment arrivé un jour en fait. Autant dire que j'en suis le premier surpris même si, après notre prise de tête de la dernière fois, je me doutais que pas mal de trucs allaient changer. Je laisse filer un silence pensif à ses propos, réalisant aussi que finalement, discuter de ce genre de trucs avec elle est pas si désagréable que je l'aurais cru avant. Tiens, encore un truc qui parle d'avant. Marrant. Ou pas ouais.

"… j'en sais rien. J'aimerais te dire que oui mais franchement, plus le temps passe, plus je me demande si on est vraiment toujours aussi sains d'esprits qu'on aime à le faire croire. Parce que moi je sais que si on vous menace, j'hésiterais pas. Et j'en dormirais probablement plus de la nuit… enfin encore moins quoi… parce que ça aurait fait de moi un monstre. Vu que je recommencerais s'il le faut."

Je suis un peu plus extrême qu'elle, j'en sais rien, même si je me rends compte de ce qui nous différencie. C'est pas grand-chose hein, mais moi j'ai dû tirer sur p'pa alors qu'elle a pas pu. Je peux même pas vraiment lui en vouloir, ou continuer de le faire quoi, mais ça change pas mal la vision que je pouvais avoir des choses. Et ouais, si ça devait sauver Zak, je le referais, même si j'en rêve encore la nuit. J'ai un bref soupir avant de reprendre, toujours aussi pensif.

"J'arrive même plus à vraiment les voir les limites en fait. Et ça me fait un peu flipper des fois."

Je me fige quand elle parle de p'pa. Enfin, j'essaie de pas le faire ou qu'elle s'en rende pas trop compte mais putain, c'est pas simple. J'arrive toujours pas à gérer le fait qu'elle aussi, elle a le droit d'être triste et de le pleurer. Même en l'ayant laissé. Surtout en l'ayant laissé en fait. Je hoche doucement la tête et je souffle, dans un murmure.

"Je comprends. Faut… faut qu'on arrive à faire la part des choses entre se raccrocher à une vie qui n'existe plus et l'oublier complètement. Moi j'ai plus de bol, dans cette vie je me suis trouvé un frangin et Eliott. Bizarrement, je suis mieux loti que dans ma vie d'avant. Le pire c'est que des fois, malgré toute cette merde, j'arrive à me sentir heureux en les voyant. Avant de repenser au reste. Alors on peut s'en faire des souvenirs aussi. Même s'ils seront loin d'être aussi joyeux et qu'il y aura toujours cette ombre sur nous mais… enfin tu vois ?"

Pour ce qui est des photos, je me contente de la fixer, incapable d'ajouter quoi que ce soit et le regard brillant. Je sais même pas si je pourrais lui dire pourquoi c'est beaucoup trop tôt et que je pourrais pas voir ces foutues photos sans péter un câble. Parce que j'ai pas envie de l'envoyer chier alors qu'elle se confie sur un truc hyper important pour elle et que ça se voit que c'est hyper compliqué pour elle. J'arrive à me bricoler un sourire que j'espère rassurant devant son regard plein de larmes et je soupire, mon regard se perdant dans le vague l'espace d'un instant.

"Ouais, on a déjà assez de questions à se poser sans en rajouter hein… Je me dis juste qu'on aurait pu faire ça bien avant et… enfin bref, ça sert à rien de ressasser, je sais bien. Et quoi, tu veux pas me laisser de coté parce que je suis un mec trop cool qui gagne à être connu ou une connerie dans le genre ?"

Mon sourire se fait un rien plus franc même si je suis curieux de ce qu'elle va me répondre. Et que ça efface en rien tout ce que notre conversation fait remonter à la surface. Quand elle reprend, je fronce les sourcils avant de souffler, presque à contrecoeur.

"Bien sûr qu'il est là. Zak a son sourire. Et il fronce les sourcils comme lui quand il est contrarié. Et moi… j'espère juste qu'il serait pas trop déçu en voyant ce que je fais. Que je suis pas trop à coté de la plaque."

Je sais, j'aurais besoin d'une putain de séance de psychanalyse. Bon, pas qu'une mais vous croyez que c'est facile à gérer vous ? Comme si j'avais pas assez de problèmes relationnels comme ça, faut que je me rajoute un complexe du paternel héroïque. Putain… ça me donnerait presque envie de chialer en fait. Bon, je l'ai peut-être déjà fait quand je suis tout seul. J'ai un bref haussement d'épaule quand elle la serre et je dois bugguer quelques secondes à ce qu'elle dit avant de souffler, hésitant.

"Ah ouais ? Je… j'aimerais bien. Il me disait que je lui ressemblais vachement en fait. Et je… j'ai oublié si c'était le cas ou pas. C'est ridicule hein."

Et d'un coup, elle arrive à me replonger dans les souvenirs de la ferme. Les bons souvenirs je veux dire. Et en fait, je me rends compte que j'avais carrément oublié qu'il y en avait eu. J'ai un sourire nostalgique avant de souffler un rire et de hocher la tête.

"Maintenant que j'y pense, y avait un peu des deux. J'aimais bien les travaux à la ferme, ça me défoulait et je me sentais utile. Et c'était basique, simple, je passais pas pour une grosse tête si je le faisais sans sourciller à la différence des cours. Mais fallait se lever ou sortir dans le froid et ça c'était chiant… en tout cas, je te préviens, ta proposition de petit déj est pas tombée dans l'oreille d'un sourd. Je veux manger tellement que j'aurais l'impression d'exploser."

Alors ok, vu le contexte, en deux temps trois mouvements, ce sera le cas. Mais on s'en fout non ? Parce que là, on partage un truc cool et ça change, ça fait du bien même.  Et je hoche de nouveau la tête quand elle me répond pour Zak. Ouais, on avisera. Une prise de tête après l'autre quoi. Peut-être qu'on devrait attendre qu'il demande, j'en sais rien. Bref…

Et j'arrive même à lâcher un ricanement quand on parle de son Canada natal, lui jetant une œillade amusée.

"Tu sais que je serais foutu de le faire rien que pour t'entendre parler avec l'accent ? Et tu te lasserais avant moi vu que je comprendrais que dalle. Et que je serais mort de rire. Par contre dans ta liste, t'as oublié la foutue neige ! Et les magasins de souvenirs moisis. Ca fait des semaines que je cherche une boule à neige pour Eliott, je trouve que dalle. Enfin si mais elles sont encore plus affreuses que ce que je pensais."

Une fois dans la maison, ça se passe plutôt bien, même si on sait rapidement qu'on est pas seuls. C'est pas grave, c'est pas comme si on avait pas l'habitude. Et puis, surtout, on trouve un tas de trucs cools. Donc ça compense. Sans compter le fait qu'on est armés jusqu'aux dents donc on devrait gérer si un truc, genre un habitant de la baraque, nous tombe sur le coin du nez. J'ai un sourire à sa courbette et on continue de chercher, aussi silencieusement que possible. Ca rend leurs râles encore plus horribles et je me demande si un jour, on y sera vraiment habitués. J'espère que non quand même et qu'ils disparaitront avant. Ouais, je sais, c'est beau l'optimisme.

Et, alors qu'on s'éloigne de la porte, je lâche, sans même savoir pourquoi, sans la regarder, la gorge un peu serrée alors que je lâche un truc qui revient en boucle dans ma tête depuis des mois. A chaque fois que je regarde le môme en fait.

"On aurait jamais dû vous laisser tous ces mots. P'pa serait encore vivant. En fait, j'aurais même jamais dû embarquer Zak. Je veux pas les voir ces photos, ce serait juste me rappeler que c'est de ma faute. Je peux pas."

Et cette foutue mauvaise conscience qui veut pas me laisser en paix. Je soupire profondément alors que je continue d'avancer, le regard toujours rivé ailleurs que sur elle et j'ouvre une porte plus pour m'occuper qu'autre chose.

Type d'action Je vais dans la salle de bains et je fouille.

Une salle de bains. Okay, pourquoi pas. J'ouvre le premier tiroir que j'ai sous la main pour en tirer une boite pleine de cachets d'aspirines. Cool. Et je m'assois sur le rebord de la baignoire en soupirant et en essayant de retrouver une contenance. Fait chier.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Run boy, run...    Mar 24 Jan - 18:17

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MessageSujet: Re: [Terminé] Run boy, run...    Mer 1 Fév - 20:10

J’ai un petit sourire à imaginer Zak avec un cache-nez, râler parce qu’il en a pas besoin et qu’on le couve trop. Et cette pensée me serre le cœur – quelle est la probabilité qu’il proteste réellement, alors qu’en vrai, moche ou pas, un cache-nez ou quoi que ce soit qui réchauffait serait le bienvenu ? J’essaye de ne pas me laisser gagner par la mélancolie, malgré tout. Mais il faut croire qu’on a pas le choix. Pas vraiment… Je ne sais pas si on a réellement jamais eu de points communs ou si c’était les circonstances qui ont fait de notre relation ce qu’elle était uniquement, mais c’est quelque chose qui nous rapproche, non, que le passé ?

« Ne te méprends pas, je parle de gens inoffensifs, là. Si on vous menaçait, si on me menaçait, je tirerais sans même hésiter. Pas un instant. Si les gens estiment pouvoir s’en prendre à nous ou si on donne l’impression qu’on est des cibles faciles, ils récolteront ce qu’ils ont mérité. J’en ai pas eu le courage une fois, plus jamais. Pas deux. Je suis même pas sûre que je les laisserai vivre, s’ils se rendent… »

Comment imaginer que je laisserais à qui que ce soit l’opportunité d’agir, pour que ça résulte en… Je détournais le regard, un instant, serrant les poings. Même maintenant, les circonstances de la mort de Mike étaient douloureuses. « Et je suis peut-être un monstre mais… ce que les gens ont fait, ce que… Enfin, tout ce qu’il s’est passé. Je crois que je peux plus revenir en arrière, que même si je le voulais, je pourrais pas. »

J’étais pas certaine de devoir lui confier ça. Vraiment pas. Nos relations étaient un peu meilleures, mais de là à lui dire que je tuerai de sang froid ? J’avais peut-être tort, mais c’était de toute façon trop tard. Et je crois que j’avais quand même des limites. Je crois. Je tuerais pas quelqu’un d’innocent. Pas quelqu’un de pas armé. Pas quelqu’un qui me voulait pas du mal. Mais est-ce que j’étais encore capable de discerner quelqu’un qui me voulait du mal de quelqu’un qui m’en voulait pas ? Je l’espérais.

« Peut-être que tu t’en rends pas compte, mais que tu les vois… Mais je sais pas si je les vois non plus. Je… Si… »

Et j’aurai voulu, du, m’arrêter là. Ne pas parler de son père, vraiment pas. Parce que c’était dur, très dur, et que… Enfin, je sais pas. J’allais vraiment réussir à ne pas pleurer, là ? Non, en tout cas, j’en avais pas l’impression. Il faudrait, parce que… Parce qu’il a vécu bien pire, à devoir l’achever. C’était plus que je n’avais pu faire, et je lui imposais mes sentiments à ce sujet. Il avait pas à les supporter ou à y faire face. Je ne sais réellement combien de temps je mettais à reprendre contenance, mais ça m’empêchait pas de parler, pendant que j’essayais. Ça aurait du… Et je ne sais comment comprendre son murmure – le choc, la tristesse, la colère, le manque d’envie de parler de ça ? J’en sais foutrement rien.

« Je… Tu dois pas culpabiliser, d’être heureux. Tu sais que c’est le plus beau cadeau que tu pourras jamais avoir, de profiter un peu de ce bonheur ? Et que tu dois en profiter ? Je veux pas être la belle-mère chiante donneuse de leçon, juste que… Votre bonheur, à tous les trois, me tient à cœur. Je me retournais vers lui, déglutissant. J’étais pas capable de lui sourire, mais il verrait. Il verrait que j’étais sincère, dans ce que je disais. Mais oui, je vois. »

Je voyais trop bien, surtout quand je me réjouissais d’avoir Zak avec moi, que… de pas l’avoir perdu. Et que je culpabilisais, pensant que Mike devrait être là, plutôt que moi, même si c’était mon fils, que je pouvais serrer dans mes bras. Il avait plus de gens qui l’attendaient, lui. Ethan m’arrache un sourire, quand même, alors qu’on parle de Zak, de lui, de nous. Triste, un peu, mais un sourire quand même.

« Oui, quelque chose comme ça, pour que tu m’apprennes à être cool, peut-être. »

C’est plus facile que je ne le pense, de plaisanter, même si l’atmosphère est lourde. Je me retiens de secouer la tête, en l’entendant. Oui, Zak lui ressemble, beaucoup. Mais il savait très bien que c’était pas ce que je voulais dire. Et surtout, il est certain qu’il n’est pas déçu. Je me contente de lui sourire un peu, il comprendra ce qu’il veut. J’ai la gorge trop serrée pour répondre.

« Je, je te les donnerai. Quand on sera de retour, j’irai les chercher. »

je savais très bien où elles étaient, même si son souvenir m’était plus douloureux que jamais. Avant, j’avais eu peur bien des fois de ne pas rivaliser avec la morte, et avais culpabilisé plus de fois encore, mais là… Je me haïssais, de ressentir une telle jalousie, de les savoir ensemble et en paix – peut-être. J’espérais, qu’il était en paix. Même si je souffrais, ici.

Je relève la tête en l’entendant rire – est-ce qu’il a seulement conscience que ça chasse mes idées noires ? Peut-être pas, mais ça fait du bien. « Je mentirais, si je disais que je trouvais pas chiant, parfois, aussi. Mais bon… Et je n’oublierai pas. Vraiment. »

Je pourrais essayer, d’en faire pour de vrai. Ça serait pas aussi… luxueux qu’avant, mais… Enfin, si je trouvais les bons produits. Compliqué, en hiver. On verrait. Il me fit sourire encore plus, en me faisant parler du Canada. Le Canada de mon enfance, de mes souvenirs. Ce pays que j’aimais tant, avant. « Tes oreilles pourraient saigner, tu ne sais pas ! Méfie toi ! Et la neige, c’est très bien ! Et puis, y’en avait plein chez vous aussi. Idem pour les magasins de souvenirs moisis, vous avez rien à nous envier ! Par contre, pour les boules à neige, je plaide coupable. Mais tu dois pouvoir en trouver des pas trop laides. »

Je relevais pas trop la mention à Eliott. J’aurais voulu lui demander où il en était mais… Enfin, pas besoin de le faire fuir, encore. On se tait un moment, pour entrer discrètement dans la maison, essayer de se repérer et de repérer les zack qui pourraient roder. Plusieurs, visiblement. Je soupire, à la fois de lassitude et de soulagement – au moins, si on les entend, on sait où ils sont. Ils nous tomberont peut-être pas dessus. Peut-être. Et je me fige, en l’entendant, d’une voix aussi… pleine de culpabilité, et un peu enfantine, aussi. Ou peut-être que je me l’imagine, mais on dirait vraiment un enfant pris en faute.

« C’est pas ta faute. Jamais. Je les détruirais si ça doit te faire cet effet là, parce que tu dois pas croire ça. Mais Zak aurait pas survécu, tout seul, pas aussi longtemps, et tu le sais aussi bien que moi. Si on arrive pas toujours à savoir où se situent les limites, tu crois qu’il en est quoi, des autres ? Tu l’as sauvé, Ethan. Tu as sauvé Zak. Et on serait pas restés sur place, ton père et moi. On serait partis, et ça aurait pu arriver pareil. On s’est arrêtés en chemin pour le prochain indice, parce que y’avait des gens blessés. Pour que je les aide. Pas à côté de vos mots. Pas à côté de vos indices. Ça aurait pu arriver n’importe où, que je veuille aider quelqu’un, et que… Enfin… Que ça tourne mal. »

Les mots sortaient beaucoup trop difficilement, parce que c’était ma faute. Si j’avais pas voulu être gentille… Si j’avais pas agi stupidement… J’étais presque tentée d’aller ailleurs, de poursuivre l’exploration, parce que j’étais pas mieux que lui, mais… Mais je faisais demi-tour, pour passer cette porte, et le faire se retourner.

« Je sais que ça fait mal, et que c’est… facile… de s’accuser. Que c’est plus dur de se convaincre qu’on y est pour rien. J’y arrive pas, moi, j’y arrive pas. Mais toi, tu lui as redonné l’espoir. Tu lui as réchauffé le cœur, parce qu’il se disait qu’enfin, vous vous connaitriez. Que vous deviendriez de vrais frères. Et je sais que c’est pas ce que tu veux entendre. Que c’est pas assez, et que ça le sera jamais. Mais c’est le cas. »

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MessageSujet: Re: [Terminé] Run boy, run...    Lun 6 Fév - 13:18

Ca fait du bien de la voir sourire. Même si c’est fugace, même si ça dure pas bien longtemps, y a un sacré progrès depuis son arrivée parmi nous. Alors ouais, je sais que j’ai pas aidé au début. Mais c’était pas simple à gérer pour moi non plus hein. Et puis, je fais des efforts maintenant. L’image de Zak en train de râler à cause de son cache-nez est quand même marrante, on va pas se leurrer. Même si ça nous fait dévier sur autre. Enfin c’est pas particulièrement étonnant vu la situation et surtout vu le fait que je suis quand même vachement plus ouvert à la discussion qu’avant. Okay, c’était pas bien difficile, je veux bien le reconnaitre. Je fronce les sourcils, pensif, avant de souffler, en réponse à ses propos.

"Tu crois vraiment qu’il y a encore des gens inoffensifs ? Je veux dire, autre que la fille de Dean par exemple, qui n’est en vie que par miracle, on va pas se mentir. Et dont le côté inoffensif est largement compensé par tout ce que ferait son père pour veiller sur elle. Parce que bon, Zak, un môme de 12 ans et demi est tout sauf inoffensif. Donc je sais pas, je me dis que les frontières sont carrément plus aussi évidentes qu’avant. Quant à ne pas avoir le courage…"

J’ai un bref soupir avant de souffler, d’un ton plus doux.

"T’appelles ça du courage de flinguer quelqu’un ? Je sais pas perso. Mais t’as raison sur un truc, on peut pas revenir en arrière, qu’on en crève d’envie ou pas."

Je la fixe quand même avec une curiosité certaine. Y a un truc qu’elle dit pas, c’est évident, mais j’arrive pas trop à saisir quoi. Et surtout, je sais pas s’il faut que j’essaie de creuser ou non. Parce que le sujet est foutrement sensible et que je suis pas sûr qu’à sa place, je voudrais qu’on insiste. Bon je suis sûr que non en fait, on va pas se mentir, donc je préfère laisser tomber. Même si le sujet d’après est pas franchement plus joyeux.

"J’en sais rien. Et toi non plus donc. C’est bien là tout le problème hein. Et je sais pas comment faire si on s’en rend vraiment plus compte en fait."

J’inspire doucement quand elle parle de p’pa, réalisant que je suis incapable de me mettre en colère, quand bien même ça fait toujours aussi mal. Probablement parce qu’une part de moi sait qu’elle y est pour rien dans le fond, que c’était juste la faute à pas de chance. J’arrive quand même à sourire quand elle reprend et qu’elle me dit de pas culpabiliser. C’est con mais ça fait du bien à entendre, quand bien même je pourrais quand même pas m’en empêcher.

"Je sais. Même si tous les jours je me lève avec un nœud au ventre en me demandant quand est-ce que ça va partir en fumée. Et ça donne quoi la belle-mère chiante donneuse de leçons alors ? Juste pour avoir une idée…"

Je lui jette un regard en coin quand elle reprend. Elle aussi essaie de dédramatiser un peu tout ça et pour le coup je peux que lui en être reconnaissant. Elle jette pas de l’huile sur le feu comme la dernière fois et même si tout ce qu’on dit est empli de nostalgie, de tristesse ou de je sais pas quoi, le truc c’est qu’on peut le dire à haute voix. Je me doute qu’Ashley doit parler encore moins que moi de tout ça. J’ai Eliott pour me confier, même si j’ai du mal, elle est là et sa présence fait déjà beaucoup. Ashley est toute seule. Et je m’en veux de pas avoir tiqué là-dessus plus tôt. Mais je me contente de souffler, avec une ombre de sourire.

"T’apprendre à être cool. Je vais avoir du boulot un peu quand même tu sais."

Le reste est plus délicat. Carrément plus. Sentir la présence de p’pa, le retrouver dans ce qu’on dit, ce qu’on fait… en temps normal, je croirais pas à ce genre de conneries mais là, j’en ai besoin. Vraiment. Comme pour me dire que j’ai pas totalement tout foutu par terre sans pouvoir me rattraper avec lui. C’est con, je sais et ça sert à rien surtout. Mais bon, ça se saurait si j’étais pas doué pour me prendre la tête pour rien hein. Je hoche alors la tête, mâchoires contractées quand elle parle des photos de ma mère.

"… merci. Ca a pas dû être simple pour toi de les garder."

Parce que je me doute que prendre sa place, même si on peut pas dire ça comme ça, ça a pas été facile. Que j’ai carrément pas aidé en plus mais c’était impossible pour moi de faire mieux. L’accepter ça aurait été comme tuer ma mère une deuxième fois et j’étais trop jeune et trop con pour faire la part des choses. Un regret de plus à ma liste tiens. Comme si elle était pas assez longue comme ça. Je lui lance un regard en coin avant de hausser les épaules, un peu perdu dans mes pensées.

"Ouais c’était chiant. Et je sais que t’oublieras pas."

Le Canada. Marrant quand même que j’ai pensé à aller en direction de son pays natal en fait, quand j’y pense. Mais au final, ça nous permet de rire sur un truc vraiment neutre, qui prend pas la tête du tout. Et ses réparties sont pas mal du tout en plus. De quoi me faire sourire largement alors que je rétorque, avec un éclat malicieux dans le regard.

"C’est un challenge là non ? Et la neige, c’est bien pour une seule raison, on peut faire de la luge, du patin, et des bonhommes de neige. J’aimais pas plus ça à Old Bridge qu’ici tu sais. Mais j’ai souvenir d’un magasin qui vendait des petites maisons genre chalet pour les touristes, c’était juste ignoble, je veux bien te l’accorder. T’as une adresse pour les boules à neige ? Elle les collectionnait gamine et j’aimerais bien qu’elle ait un souvenir positif d’ici si on s’en va."

Ou pas. C’est juste pour lui faire plaisir. Mais bon, dans le fond, c’est pas tellement important. On finit par parler un peu moins alors qu’on explore la maison et qu’on trouve quelques trucs intéressants. Et cette foutue histoire de photos continue de me travailler de plus belle. Je finis par être incapable de penser à autre chose, même pas aux Z qui grattent à la porte. En fait, je m’en fous un peu pour le coup. Alors je lâche un truc un peu, comme un gamin pris en faute qui regrette ce qu’il a fait. Ce qui est le cas dans le fond. J’ai un soupir quand elle me répond et que je fixe le mur, mon regard s’attardant sur les moindres détails de cette faïence dégueulasse.

"Les détruis pas non. Elles… t’es contente de les avoir. Et Zak aussi sera content. Plus tard. Je l’ai peut-être sauvé même si je me dis qu’il s’en sortait pas si mal tout seul. Ca aurait été plus dur pour lui de partir de la maison alors que moi, je l’avais déjà fait, je m’en foutais un peu. Je voulais même la fuir cette baraque, sans même penser à si c’était une vraie bonne idée ou pas. Horde de zombies ou pas."

Je déglutis et j’essuie une larme qui roule sur ma joue sans ôter mon gant, incapable d’ajouter quoi que ce soit, de lui répondre un truc un tant soit peu intelligent. Je la fixe un moment, je saurais pas dire si ça dure deux secondes ou deux minutes et je finis par hausser les épaules avant de lâcher, d’une voix un peu rauque.

"Je sais pas ce que je veux entendre. Je sais bien que ressasser le passé et tout ce que j’ai pu foirer, ça sert à rien mais je suis incapable de faire autrement. Et qu’au final, je pourrais jamais l’entendre dire ce que je voudrais. Qu’il m’en veut pas. Je sais que tu me l’as dit, même Eliott me l’a dit mais, c’est pas pareil. Et rien de ce que je pourrais dire ou faire ne rattrapera le fait que je me rappellerais jamais des derniers mots qu’on a pu échanger. Même si me connaissant, ça devrait pas être bien glorieux."

Même le fait d’avoir trouvé Zak, de l’avoir sauvé comme elle dit, ça pourra pas m’aider à oublier ça. Pourtant je l’adore ce môme, plus que ce que j’aurais cru possible, mais ça change rien. Et j’ai peur qu’un jour, ça bouffe tout le reste. Mais ça, je peux pas le dire à haute voix. Surtout pas avec tout ce qu’on vit en ce moment.

"Et je saurais jamais si le fait d’avoir embarqué Zak loin de la maison lui a juste sauvé la vie ou n’a pas aussi tué notre père. On le sait tous les deux. Tous les trois même."

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MessageSujet: Re: [Terminé] Run boy, run...    Sam 11 Fév - 22:47

Pas de gens inoffensifs ? C’est une question à laquelle il est difficile de répondre. Je sais que j’aurai dit non, spontanément. C’est presque comme une évidence. Mais est-ce qu’on ne court pas à notre perte, si on se dit qu’on est tout juste bon à se menacer mutuellement, avec les inconnus, avant de voir si on peut s’accorder une confiance toute relative ? Je ne sais vraiment pas quoi répondre. Je tressaillis, en repensant à la fille de Dean. Trouvée, seule, dans un lieu infesté de zombies – à son niveau de gamine incapable de s’occuper d’elle-même. Qui sait combien de temps elle a pu survivre, seule, comme ça. Pas longtemps, forcément, mais peut-être assez pour qu’elle soit traumatisée pendant longtemps, quand elle sera en âge de comprendre.

« Non, il ne doit plus y avoir de gens inoffensifs. Mais est-ce qu’il vaut mieux se raccrocher à cet espoir, ou abandonner toute conviction qu’il y a encore des gens comme ça, même un peu, même une poignée de gens uniquement ? Et je ne sais pas pourquoi, comment, elle a survécu. Peut-être un miracle, peut-être une erreur, peut-être que les bébés n’attirent pas les zombies… mais oui, c’est ça l’équilibre : pour une personne pacifique, il y en a une prête à tout pour en découdre, à l’extrême. Ou plusieurs. Mais ce sont ces gens naïfs qui, plus tard, pourront rétablir l’ordre, non ? Ces gens que l’on ferait tout pour protéger, pour garder en vie. »

Je retiens une grimace, quand on aborde un sujet plus difficile, plus délicat. Plus émotionnellement prenant. Pour lui aussi, si j’en crois son ton. « Quoi d’autre, pour réussir à sauter le pas ? Flinguer un inconnu, c’est une nécessité, flinguer quelqu’un que l’on connaît… C’est plus que du courage, c’est de l’abnégation. » Mais ça ne servait à rien, d’insister, je pense qu’on ne serait pas d’accord. Je hochais la tête : peu importe à quel point nous pourrions le désirer, jamais nous ne serions en mesure de revenir en arrière. À moi de nous droguer et de souffrir d’hallucination, peut-être.

« C’est de l’instinct de survie, ce nœud au ventre. C’est tout. Et la belle-mère donneuse de leçon, je crois qu’elle te dirait de pas laisser Eliott fuir, de lui répéter que t’es là, et que même si elle te fout dehors dans la neige, t’attendras comme un con parce que tu tiens à elle. Celle d’avant, je sais plus ce qu’elle t’aurait dit, mais ça a aucune importance. »

Je parlais un peu dans le vide : c’était pas évident de savoir ce qu’il y avait réellement entre Eliott et lui, à se tourner autour, à être ensemble ou pas. Mais oui, provoquer les choses, c’était peut-être le mieux. Eliott était pas du genre patiente, ou j’en avais pas l’impression, et vu les circonstances… un geste bien franc marcherait peut-être mieux. Il m’arrache quand même un sourire franc, en me rétorquant que ça demande du boulot.

« Mais tu es l’homme de la situation, voyons, le Chuck Norris de la coolitude, tu peux le faire ! »

Peut-être que j’étais ringarde en disant ça, surement même, mais c’était bien pour ça, ma demande, non ? Même si j’étais pas sérieuse. Plus pour longtemps, vu notre sujet de discussion. Pas facile, de parler de Mike. Encore moins de parler de l’autre femme dans sa vie, qu’il n’avait jamais cessé d’aimer. J’avais pas été malheureuse, bien au contraire, mais il avait eu deux femmes dans sa vie, et ça n’avait jamais changé. Si je n’avais pas douté de son amour, j’avais douté d’être à la hauteur, plusieurs fois, même si je ne m’en étais jamais confié. J’adresse un sourire doux à Ethan, en réponse à ses remerciements. Non, ça n’a pas été facile, mais inutile de m’étendre. « On cherchera des boules à neige en sortant d’ici, si tu veux. Je t’aiderai à choisir la plus… présentable. Tu veux essayer d’en trouver à chaque fois ? »

C’était des petits gestes comme ça, qui permettraient d’avancer, non ?

« Il aurait fini par être trouvé, ou en danger. Je… je peine à croire qu’il aurait passé l’hiver. Le froid, le manque de nourriture… L’idée m’horrifie, et je dois être blême, plus que blême, mais je sais que c’est la vérité. Aussi horrible qu’elle soit, et malgré la nausée qu’elle me donne. Tu l’en as sauvé, sans toi, qui sait si on l’aurait retrouvé… » Ma voix a diminué progressivement pour n’être plus qu’un filet très peu audible. C’est trop dur, d’être lucide comme ça quant à la disparition de Zak. Je payerais cher pour ne pas avoir ces pensées.

« Les derniers mots qu’il aura eus de toi, même couchés sur du papier, c’est ceux indiquant votre position. Ils étaient symboles d’espoir, de joie, de l’amour infini qu’il te portait, Ethan. Je sais que c’est difficile à croire ou à accepter, mais il le voyait comme ça. Fais lui confiance pour voir tout ce qu’il y a de bon en toi, et toujours voir cet aspect positif. Tu le connais toujours, malgré tout. »

Je m’arrêtais un moment, parce qu’il avait l’air de vouloir parler, à nouveau. Si notre relation avait été normale, je lui aurai mis une tape derrière la tête, pour l’empêcher de dire des idioties, mais je ne le pouvais pas.

« On ne serait pas restés immobiles, Ethan. On aurait pas pu. Tôt ou tard, on aurait été confrontés à des morts belliqueux. Et s’il en est là… C’est ma faute. J’ai refusé de les soigner tant que j’avais pas fini avec la personne dont je m’occupais, plus grièvement blessée, ils s’en sont pris à moi, ton père a riposté, et la fin… »

Ma voix se brisa, les larmes brillant réellement dans mes yeux, cette fois. Si j’essayais de l’étouffer, la culpabilité était forte. Très fort – trop, presque.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Run boy, run...    Mer 15 Fév - 8:49

C’est marrant d’avoir une vraie discussion d’adultes avec Ashley. Sans que ça parte complètement en live ou que j’essaie pas de détourner le sujet en mode « je m’en fous ». Comme quoi, tout peut arriver, même si j’imagine que la fin du monde a bien aidé à ce qu’on arrive à se parler à peu près correctement. Pour autant, les sujets qu’on aborde sont pas simples, loin de là. Il faut arriver à faire la part des choses ce qui, vu le contexte, devient de plus en plus délicat. Parce que bon, ce serait tellement plus simple de se dire que tous les mecs qui ne font pas partie de notre petit groupe sont des connards qu’il faut tuer. Ca éviterait pas mal de prises de tête et de réflexions inutiles.

"C’est un cercle vicieux. Soit on se dit qu’il n’y a plus de gens vraiment inoffensifs et on devient parano, soit on y croit et au final, on se fait planter un couteau dans le dos par quelqu’un qu’on pensait être comme ça. Je sais, ça fait un peu caricatural dit comme ça mais je suis un peu paumé. En tout cas, j’espère que la mioche se rappellera de rien. Ca vaut mieux pour elle."

J’ai un bref soupir alors que je hausse les épaules au reste de ses propos, plissant des yeux, la mine pensive.

"T’arrives encore à croire qu’on arrivera à remettre de l’ordre dans tout ça ? Pour de vrai je veux dire ? Moi je me surprends à le rêver mais j’en sais rien, c’est juste trop loin et pas assez réel pour que j’arrive à le croire totalement."

Et le reste… je sens mes mâchoires se crisper un peu mais j’ai pas envie de me prendre la tête avec elle. Pas aujourd’hui en tout cas. Après tout, ça se passe pas trop mal  non ? Alors je me contente de souffler, d’une voix un peu triste.

"Ouais, de l’abnégation. On va dire ça."

J’espère qu’un jour, l’image de la tête de mon père explosant sous mes yeux arrêtera de revenir en boucle, comme un disque rayé. Qu’elle soit supplantée par un Zak en vie. Parce que c’est tout ce qui compte non ? Que le gamin soit encore debout. Elle arrive à me faire sourire, je sais pas trop comment, quand on parle d’Eliott. Et je laisse filer un silence avant de souffler, comme si de rien était.

"Je l’aime bien cette belle-mère-là. Et j’aurais beau essayer de me forcer à me séparer d’Eliott, pour son bien ou pour je sais pas quelle connerie, j’en serais juste pas capable. Quitte à mourir de froid dans la neige donc. Parce qu’on va pas se leurrer, vu son caractère, elle pourrait me balancer dehors ouais."

Et quand elle me balance que je suis le… le quoi ? Ah ouais, le Chuck Norris de la coolitude, évidemment j’éclate de rire. Ca fait du bien même si ça dure juste un bref instant.

"Je suis au moins ça oui. Donc y a moyen que je fasse quelque chose de toi. Et pour les boules à neige. Ca pourrait être amusant. Ou alors c’est lui fournir des munitions, je sais pas trop."

Mais l’idée me plait, donc forcément, je le ferais. Comme le simplet que je suis. Enfin, pour le coup, à l’instant T, je suis plutôt en train de refaire une petite déprime. Parce que je sais pas encore gérer tout ça et autant j’avais appris à vivre avec un sentiment de culpabilité latent, autant celui-là est à un niveau autrement supérieur. Et encore plus délicat à appréhender. En bref, je m’en sors pas et je ressasse en boucle.  

Je hoche doucement la tête quand elle parle du fait que j’ai sauvé Zak de l’hiver à venir. J’avoue que ce serait tellement plus facile de la croire, tout bêtement. De me raccrocher à ses paroles en me disant que oui, j’ai agi comme il fallait dès le départ. Mais y a trop de paramètres incertains qui m’empêchent d’en être sûr là, de suite. Et je le serais probablement jamais.  Je souffle pourtant, mon regard se perdant un peu dans le vide.

"Il voulait pas que je le sauve. Pas moi quoi. Il m’a accueilli avec le fusil de p’pa et pour un peu, je retapissais les murs de l’entrée. Il m’a raté d’un cheveu. Et même aujourd’hui, je serais prêt à parier qu’il aurait préféré que ce soit quelqu’un d’autre que ce grand frère qu’il connaissait même pas."

Et le reste de ses propos me fait mal. Bien plus que je ne voudrais bien l’admettre. Des putains de position, voilà la dernière chose qu’il a eu de moi. Alors ouais, on a agrémenté le tout de petits commentaires à la con, histoire de dire, mais c’est juste… je sais pas, c’est trop pour moi là, tout de suite.

"… ce qu’il y a de bon en moi…"

Je fronce les sourcils, incapable d’intégrer ces quelques mots avant qu’elle ne reprenne et que je me fige un peu plus. Y a pas à dire, la culpabilité, chez les Griffin, on est pas mal. J’espère que Zak en héritera pas. Et je soupire doucement, ignorant les quelques larmes qui continuent de briller dans mes yeux.

"… c’est pas ta faute. T’as fait ce qu’il fallait pour essayer de sauver une vie alors que de base, t’étais même pas obligée. J’ai pas arrêté de me dire que c’était un miracle que j’ai pas eu à flinguer quelqu’un qui se serait approché de trop près d’Eliott ou de Zak. C’était son rôle de veiller sur toi et de te protéger. Il aurait pas supporté qu’il se passe… l’inverse, qu'il s'en sorte et pas toi."

Et pourtant, y a cette part de moi, cette petite voix mesquine et totalement dégueulasse qui me souffle que si elle avait mieux géré, il serait peut-être pas mort. Ou qu’elle aurait pu faire ce qu’il fallait après, vu que c’était sa faute. Et ça, autant vous dire que c’est encore pire que la culpabilité.


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MessageSujet: Re: [Terminé] Run boy, run...    Dim 19 Fév - 20:12

Un cercle vicieux… Oui, il avait raison, bien sûr, et je n’avais rien à répondre d’autre. Je hochais la tête – la fille de Dean était trop jeune, mais si elle en venait à se souvenir… Elle devait avoir été épargnée de bien des choses, pour survivre, mais qui était capable de dire ce à quoi elle avait réellement été confrontée ? Personne. Et je n’étais pas certaine de vouloir le savoir.

« Comment pourrais-je avancer, sans le croire ? Comment pourrais-je tout faire, pour que Zak, Eliott et toi, vous surviviez, même si la réciproque est sûrement plus que vraie, et que vous puissiez refaire vos vies ? Je ne peux que me forcer à le croire, même si je me demande souvent si c’est un rêve. Ou si je me leurre pas. »

Ou si je vivrais assez longtemps, pour le voir. Je me tais, pourtant, inutile de dire ça à haute voix. Après tout, s’il n’a pas compris quand j’ai évoqué leur survie que j’en doutais… Ce serait sûrement mieux. Je ne veux pas renoncer à vivre, mais je ne suis pas certaine d’en être capable longtemps, malgré tout. Je hochais la tête, sans plus poursuivre sur son père. Inutile de le faire ressasser, et de me faire ressasser ma propre culpabilité, de ne pas avoir pu aller au bout.

J’ai bien fait, si j’en crois son sourire, même si j’ai essayé de parler sincèrement, de dire ce que j’avais sur le cœur, et surtout de pas faire et dire ce que l’on attendait de moi, ce qui serait plat ou inutile.

« Elle essaiera de rester, cette belle-mère là, pas de redevenir extrêmement… Je sais pas, mais juste inutile. »

Et elle essaiera aussi de le convaincre de se bouger le cul au chaud, quitte à revenir un peu plus tard, pour justement pas perdre ses orteils ou quelque autre connerie. Je savais que j’avais trop tenté de lui être agréable, dans le passé, et je voulais pas faire ma chieuse maintenant, mais il fallait peut-être un juste milieu. Enfin, on verrait.

Je faisais pas mal les choses, en tout cas, si j’en croyais son rire. Je m’y joignais avec un sourire franc – c’était un changement plus qu’agréable, de réussir à lui soutirer un rire, sans même me forcer à trouver quelque chose qui puisse aller dans ce sens. Je ne pouvais m’empêcher de rire, en l’entendant parler de munitions.

« Je pense qu’elle y tiendra plus que tu ne le crois, pour les utiliser en munitions, et qu’elle en aura plein d’autres à portée, mais tu ne vas pas renoncer à ton idée juste par crainte de l’armer, non ? »

Oui, je le provoquais un peu, mais ça lui ferait forcément plaisir, de recevoir ça. Alors qu’il renonce pas. Je pensais pas qu’il devait renoncer, en tout cas – quant à savoir si j’avais ou non raison, c’était un autre débat. Le sujet se fait plus délicat, quand on parle de Zak, et de notre voyage à tous les quatre, séparément… J’ai envie de l’étreindre, mais je ne suis pas certaine que ça soit le moment. Pas du tout, même. Je me rapproche, pourtant, raffermis l’étreinte de ma main sur son épaule.

« Ne sois pas trop dur avec toi. Ou avec lui. Il a peut-être mal accueilli ta venue, parce qu’il ne te connaissait qu’à peine, cherchait à revoir ton père, à me revoir, mais… Il s’est attaché à toi. Et je suis sûre qu’il ne reviendrait pas en arrière, pas pour ça, en tout cas. Que tu le crois ou non, vous avez partagé des choses, qui vous ont liés, tous les deux. Et vous le serez pour toujours. C’est un bienfait, que vous ayez appris à vous connaître, Ethan. Je sais, je crois, que tu ne peux pas le voir comme ça, mais c’est le cas. »

J’acquiesce doucement, sans mot dire, sans réellement savoir ce que cela fait naître en lui, que de savoir ce que représentaient ces messages pour son père. Je ne sais pas s’il faudrait que je développe ou que laisse couler pour le moment, alors j’observe un certain silence, avant de me confier à mon tour. À tort peut-être, mais je ne peux plus retenir mes paroles. Et un sourire – jaune – m’échappe, dissimulant mal mes yeux soudainement humides, la colère qui s’y joint, alors que j’essaye d’ignorer le nœud énorme qui me tord le ventre. Ethan a raison, mais je suis incapable de le reconnaître, de l’accepter.

« J’aurai pas du faire passer la leur avant la sienne… »

Ma voix s’est faite basse, plus que de raison. Je ne suis même pas sûre qu’il l’entende. Je revis ce moment, cette horreur pure quand j’ai compris, mes cris et mes sanglots, indifférente au fait de rameuter les zack, désespérée de devoir continuer sans lui. Je ne savais pas ce qu’Ethan voyait, mais je n’étais plus réellement là, noyée sous les souvenirs.

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MessageSujet: Re: [Terminé] Run boy, run...    Dim 26 Fév - 20:15

Pas simple d'avoir ce genre de conversation en fait. Quand bien même j'arrive mieux à m'exprimer que je ne le penserais, que je m'énerve pas ni rien. Y a un sacré progrès mine de rien et je suis étonné de voir que je peux arriver à discuter come ça avec Ashley. Même si, dans le fond, ça nous avance pas vraiment. On met juste en avant certains trucs qui nous travaillent et nous prennent la tête sans trouver de réelle solution. J'ai un bref soupir à sa répartie et je laisse filer un silence pensif avant de souffler, d'un ton précautionneux.

"Je sais pas. Enfin si, je sais, faut continuer à y croire malgré tout. Malgré  les circonstances qui aident vraiment pas, malgré toutes les difficultés qui ne font que se cumuler devant nous. J'ai envie qu'on retrouve un jour une vraie vie, de construire des trucs avec Eliott, même si je t'avoue que ça me fait grave flipper de penser à ça maintenant que je le dis. Bref… essayer de se dire que ça peut marcher donc. et qu'on peut s'en tirer. Tous ensemble."

Ouais, dans un putain de monde de bisounours. Mais pourtant, j'ai envie d'y croire, même si c'est quand même mal barré pour qu'on s'en sorte tous sans dommages, qu'on arrive vraiment à en voir le bout. J'essaie d'être optimiste, je le suis en temps normal mais y a des jours où je suis plus fatigué que d'autres. Et peut-être que c'est plus simple d'arrêter de faire semblant avec Ashley parce que j'ai moins besoin de la préserver que Zak ou Eliott. J'en sais trop rien.

J'ai un bref sourire à sa répartie et je la fixe un instant, avant de souffler, d'une voix douce.

"Ouais, elle est cool cette belle-mère. Même si je me dis qu'elle aurait pu apparaitre bien plus tôt si je l'avais laissée faire."

Je sais, ça sert à rien de ressasser le passé, tout ça, tout ça, mais bon, je vais pas me refaire, c'est pas nouveau ça. On avance comme on peut, surtout que bon, le contexte aide pas non plus des masses. Pourtant, j'arrive à rire et je suis étonné qu'elle fasse de même, même si l'image d'Eliott me balançant des boules à neige dessus doit être plutôt marrante.

"T'as pas tort ouais. Elle trouvera toujours un truc à me lancer à la gueule, ne serait-ce que mes propres affaires. Donc ouais, des munitions, elle a ce qu'il faut. Et je sais pas si elle y tiendra vraiment, mais je me dis que ça lui fera plaisir au moins un minimum. Et les petites attentions, c'est un peu tout ce qu'il nous reste maintenant."

Je ne sais pas du tout comment elles s'entendent toutes les deux, ou si elles s'entendent tout court. A dire vrai, je me suis jamais vraiment posé la question et j'hésite un peu à lui demander. Parce que je saurais pas si j'ai envie qu'elle l'aime bien ou pas. Comme si j'avais besoin d'un assentiment parental pour la femme que j'aime, j'en sais trop rien. C'est de toute façon trop tôt pour ce genre de trucs, c'est déjà acté vu sa réaction de l'autre jour et en plus, Ashley n'est toujours pas ma mère.

Ca devient carrément plus compliqué quand on parle du début de notre périple, de l'attitude de Zak et tout. J'ai du mal à me dire qu'il a vraiment fini par m'apprécier. Enfin, si c'était pas le cas, il se priverait pas pour me le dire. Je me contente pourtant d'un soupir quand elle reprend la parole et mon regard se perd dans le vide l'espace d'un instant avant que je ne finisse par répondre, d'un ton peu assuré.

"J'espère. Je… je l'aime vraiment beaucoup ce gamin. Je serais prêt à tout pour lui. Je sais, ça fait un peu vieux con de dire ça en fait, je me rends compte en le disant à haute voix. Mais voilà. On a vécu un tas de sales trucs ouais pour arriver jusque là mais je me dis qu'on a vécu des trucs cools aussi. J'espère en tout cas. Même si ça effacera jamais le reste."

Jamais. Va juste falloir que je l'accepte un jour ou l'autre. Tout comme la colère que je ressens là, tout de suite à son égard. Même si elle n'est pas justifiée, même si elle ne la mérite carrément pas. Je peux pas faire autrement. Et pourtant, ça me fait mal au cœur de voir son regard embué de larmes. Tellement que je prête même pas attention à son sourire jaune, comme si elle pouvait leurrer qui que ce soit.

"Ca s'efface jamais… ce sentiment de culpabilité. Et on va devoir faire avec."

Et, sans bien réfléchir, je me relève et je la serre contre moi, réalisant vaguement que je fais une bonne tête de plus qu'elle. Je reste comme ça quelques instants, me perdant dans mes propres souvenirs avant de finir par la relâcher et par souffler d'une voix aussi douce que possible, même si je me sens tellement brassé que j'ai qu'une envie, c'est de rentrer et d'aller me caler dans le canapé d'Eliott, qu'elle se blottisse dans mes bras sans me poser de questions. Et d'un coup, je me dis qu'Ashley ça, elle ne l'aura plus jamais. Et qu'à sa place, alors que je suis avec Eliott depuis quelques semaines à peine, contre toutes ces années qu'elle a pu passer avec mon père, je sais même pas comment je ferais. C'est encore pire que la colère ça non ?

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