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Ok, maybe it was not the idea of the century
MessageSujet: Ok, maybe it was not the idea of the century   Dim 12 Fév - 19:43

Je regarde ma tronche dans le miroir. C’est pas très beau à voir. Mon visage ne m’a plus semblé aussi amaigri depuis l’hiver, où je faisais déjà figure de cadavre. C’était vraiment la merde. Pourtant, on remangeait relativement à notre faim. Avec Miria, on avait trouvé quelques trucs dans ce putain de zoo, et les autres du groupe n’avaient pas fait trop choux blanc ces derniers temps, ils avaient aussi collectés des boites, de la bouffe lyophilisée et de quoi tenir. Mais plus encore, notre sanglante expédition d’il y a quelques jours avait porté ses fruits. Si le principal du butin nous avait échappé, on avait quand même trouvé de quoi tenir plusieurs semaines à ce rythme. C’était cool, libérateur. Tout serait parfait si Anna n’était pas encore mal barrée et si j’avais pas cette putain de douleur à l’épaule. Je mangeais bien, mais ma blessure m’avait pas mal affaibli. Mes joues restaient creusées, mon visage anguleux. J’avais des poches, sous les yeux, et je n’avais jamais autant ressemblé à mon père, même si la dernière fois que je l’avais vu, il était plutôt bien portant. Ma barbe était rêche, plus du tout entretenue. Mes cheveux étaient coupés courts, mais ça ne faisait qu’affiner encore plus ma tronche. Surtout, il y avait cette dureté sur ma gueule… J’avais vraiment l’air d’un dur, alors qu’avant, cheveux plus longs, barbe mieux taillée, j’étais plus souvent le gentil flic à la maison. Tout ça avait tellement changé. Je me rince la gueule avec l’eau tirée la veille de la rivière.


Je termine de m’habiller. Même veste de chasse, par-dessus avec poches pour mes chargeurs, le fusil que j’avais récupéré dans le pick-up quand Pelleas l’avait utilisé et enrayé. Il avait fallu faire un peu de mécanique hier, mais j’avais su débloquer le levier à armement. Heureusement que j’avais toujours mon tournevis, fidèle des fidèles de cette survie merdique. Je le passais en bandoulière derrière mon épaule. Je refusais de m’en séparer vu comment ça avait dégénéré l’autre jour, ces connards pouvaient très bien revenir. J’allais embrasser Eva sur le front, qui dormait encore, avant de me barrer. J’ouvrais la porte et plissais les yeux devant la lumière du jour. Ouh. Ca caille. Je passe mes mitaines, qui me donnaient une meilleure prise sur mes flingues en cas de fusillade. Toujours prêt je vous dis, et maintenant plus que jamais, même si je ne savais pas comment je ferais avec mon épaule en vrac ; je ne pourrais jamais défourailler en automatique, ça au moins, j’en étais certain.


Je me pointais finalement au chevet d’Anna, qui dormait encore. Ou qui comatait. J’en savais rien. J’avais croisé ma fille à l’entrée, qui sortait à mon arrivée. Elle avait aidé comme elle avait pu, comme toujours. Elle aussi avait une sale gueule. Je la serrais contre moi, l’embrassais sur le front aussi, et lui souhaitait de bien dormir. Je restais un moment avec Anna, puis un craquement sur le parquet, derrière moi, me fit savoir que je n’étais pas seul. J’inspirais. Wilkins. Plusieurs jours qu’il mévitait. Je n’avais aucune gêne quant à la décision que j’avais prise. Je regrettais bien sûr la tournure qu’avaient pris les choses, mais si c’était à refaire, je le referais. J’inspire. Il est peut être temps de crever l’abcès, je me relève et m’avance vers Wilkins, que je regarde fixement.



| Salut, petit. Ca va, toi, tu tiens le coup ? lui demandais-je à voix basse, comme dans un hopital.

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MessageSujet: Re: Ok, maybe it was not the idea of the century   Mer 15 Fév - 19:14

Notre sortie au terrain de golf avait mal tourné. Certains d’entre nous s’y attendaient. A force de se prendre des pains dans la gueule de la part du destin on s’y habitue. Personnellement je m’attendais à ce que ce soit la merde, mais pas à ce qui s’était passé. Anna avait reçu une rafale de la part d’illustres inconnus, et elle avait failli y rester. La raison pour laquelle ils avaient tiré ? Philippe avait ouvert le feu, sans sommation, et avait buté un des leurs. Après avoir pris soin d’Anna comme je le pouvais, j’avais passé ma colère sur eux. Mais en vérité c’était à Philippe que j’en voulais. Il se proclamait chef de notre groupe. Il prenait des décisions, et nous forçait parfois la main. De base il était responsable de ce qui s’était passé. Et surtout c’est lui qui avait tiré le premier. Sans même essayer de négocier. Il croyait quoi ? Qu’il allait tous les buter avant qu’ils n’aient le temps de réagir ? Qu’ils diraient « ah pardon désolé on savait pas qui vous êtiez. Désolés du dérangement on vous laisse on y va. » ? Il nous avait tous mis en danger et il ne s’était même pas excusé.

Me défouler sur ceux d’en face m’avait fait du bien. Sur le moment ça m’avait empêcher de penser à Anna, immobile, sous la couverture de survie. Penser au sang qu’elle avait perdu, et au fait qu’elle se relèverait peut-être pas. J’étais pas prêt à la perdre. Vraiment pas. J’avais agi poussé par la colère et l’adrénaline, et ça nous avait peut-être sauvés finalement. J’avais réussi à m’emparer du 4x4 pendant que le dernier de leurs types se faisait bouffer par un zombie, et j’avais embarqué tout le monde. Anna ne pouvait pas marcher dans son état, c’était la seule solution pour la ramener, j’avais saisi ma chance. J’aurai pu y rester plein de fois, pendant tout ce bordel. J’étais juste à côté d’elle quand elle avait reçu la rafale. A quelques centimètres à peine. Mais c’était elle qui avait pris.

Si il n’y avait pas eu assez de place dans le 4x4 que j’avais récupéré je n’aurai eu aucun doute sur la personne que j’aurai laissé sur place. C’aurait été celui que je jugeais responsable de l’état critique dans lequel était Anna. Celui aussi qui nous avait poussés à traverser le Saint-Laurent sur la glace, la nuit où Eileen était morte. Je m’étais retenu lorsqu’on était rentrés au camp. Je me concentrais sur la conduite. Aller le plus vite possible sans trop faire rebondir le 4x4. Il fallait qu’Anna survive. C’était ça le plus important. J’avais serré les dents et je n’avais rien dit. Lui non plus d’ailleurs. Et depuis qu’on était rentrés je l’évitais. Je restais avec Anna la plupart du temps. Mais quand il trainait dans les parages je sortais. Je prétextais aller chercher des provisions ou surveiller les alentours et je me cassais. J’avais pas envie de lui parler. Je savais comment ça allait finir. J’allais me prendre la tête avec, et c’était lui le leader de ce groupe. Je savais comment ça se passerait si je dépassais les bornes.

Adossé au mur, somnolant un peu au petit matin, j’apercevais Chloé sortant de la chambre où se reposait Anna. Je lui étais reconnaissant pour ce qu’elle faisait pour elle, même si j’en voulais à son père. Elle n’y était pour rien et elle avait fait ce qu’il fallait pour éviter qu’Anna n’y reste. Je lui avais dit merci un bon nombre de fois, et j’avais arrêté de rester dans ses pattes quand elle s’occupait d’elle. Elle était jeune, certes, mais elle se débrouillait bien. Et je crois qu’elle avait besoin qu’on lui fasse un peu confiance. Je me décidais donc à aller voir si Anna était réveillée, maintenant qu’il n’y avait plus personne dans la chambre. Je me levais donc mais une envie de pisser me stoppa dans mon élan. Une fois soulagé je retournais vers la chambre où je passais pas mal de temps, et poussais la porte, rentrant par habitude, sans vraiment vérifier si quelqu’un s’y trouvait. Je savais que Chloé venait de partir. Je pensais la pièce vide. Elle ne l’était pas.

J’hésitais à faire demi-tour, mais le parquet émit un grincement qui révéla ma présence. Il savait que j’étais là, et me barrer ne servirait pas à grand-chose. Et puis j’avais ma place ici. Pas lui. Il était responsable des balles qu’elle avait prises. Il n’avait rien à foutre à son chevet. Si l’un de nous deux devait partir c’était lui. Il se releva et s’approcha de moi. La pièce était sombre mais on distinguait sans trop de mal les visages. L’expression sur le mien devait être assez lisible. Pourtant il se planta à quelques centimètres de moi au lieu de partir, et m’adressa la parole, à mi-voix, m’hérissant le poil. Je soufflais pour me calmer un peu et répondis, un peu plus fort, énervé, mais maitrisant quand même le volume de ma voix pour éviter de réveiller Anna.

« M’appelle pas petit. C’est Pelleas mon prénom. Et ça va, moi je ne suis pas cloué sur un lit par ta faute. J’espère que ton épaule te fait bien souffrir. »

J’allais peut-être regretter mais fallait que ça sorte.
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MessageSujet: Re: Ok, maybe it was not the idea of the century   Mar 21 Fév - 20:48

Toute cette situation sentait la merde. J’avais pris l’habitude de perdre des gens, et je détestais toujours ça. Ca ne me touchait plus autant qu’avant. Avant, je prenais ça comme un échec personnel. J’avais mal vécu mes premiers jours de stage terrain, il y avait une vie de cela, quand j’avais vu mes premiers cadavres. Quand je savais que pour certains d’entre eux, mon boulot aurait pu empêcher qu’on en arrive là, et cette peur, cette angoisse que ce que je pouvais faire ne suffirait jamais, m’avait filé bien des cauchemars à l’époque. J’en étais arrivé à avoir peur, les premiers mois, que rentrer plus tôt du boulot, ou passer un week end loin de mon portable, pouvaient engendrer des morts ou en tous cas, de la souffrance. Mon mentor de l’époque, mon binôme, un vieux flic désabusé et très porté sur la bouteille, m’avait vite calmé. Il m’avait permis de me concentrer. Mais il m’avait aussi fait très rapidement comprendre comment on tenait le coup. Il y avait toujours eu l’amour, l’alcool, le frisson aussi. Et aussi le fait de devoir transfigurer cette maladie, cette trop forte empathie, qui nous empoisonnait l’existence en même temps qu’elle faisait de nous des vrais flics, mordus de leur métier. Bref. J’avais l’habitude de perdre des gens, j’en avais vu mourir autour de moi depuis les premiers jours de ma carrière. Mais j’avais toujours du mal de les voir mourir. L’apocalypse avait rendu les choses plus faciles, ou carrément plus difficiles, sur certains points.


Plus faciles, parce qu’on ne savait finalement pas tant que ça des gens qu’on voyait mourir autour de soi. En plus, la répétition de leur mort était telle qu’on y était en quelque sorte… Accoutumés ? Je ne savais trop comment le dire. Ca ne rendait pas la chose plus facile en soi, mais moins impactante sans doute, comme une forme de compagnonnage de la mort, on la connaissait si bien qu’on finissait par avoir l’impression que tout le monde finissait par mourir, autour de soi. Et ça par contre, c’était difficile. Se dire qu’un jour ou l’autre, ce serait vraiment son tour, que mourir ça n’arrivait pas qu’aux autres, vu le taux de décès les chances étaient pour qu’on se fasse bientôt avoir. Les lois de la probabilité… Pelleas Wilkins en tous cas, me fait payer mon choix. Il est en colère et ça se voit. Il a été particulièrement touché par ce qu’il était arrivé à Anna. Je ne saurais dire si c’était quelque chose qui masquait des liens plus étroits entre eux, on ne m’avait rien dit, mais en tous cas il prenait la chose personnellement. J’inspire. Je suis fatigué, je suis blessé aussi, et j’ai pas besoin qu’on me pousse dans mes retranchements.



| Oh oui, cette chienne d’épaule me fait bien douiller, tu peux être content, j’en ai pour ma pomme. Mais si t’es pas cloué sur un lit, c’est surtout grâce à moi en fait. Comme j’ai été le seul à avoir des couilles. Alors quoi la prochaine fois qu’on va nous braquer, tu vas lâcher ton arme, baisser ton pantalon et te laisser te faire enculer par des salopards ? Ils venaient pour la même chose que nous, ils sont arrivés comme des brutes, et ils nous ont mis en joue. Je miserais pas ma vie et celle de ma fille sur un idéalisme à la con qui veut que ceux qui tirent les premiers sont des enculés. Ouais, t’as raison sur un point quand même, c’est ma faute si Anna est aussi durement touchée ; j’aurais pu être meilleur. J’aurais dû tous les tuer sans leur laisser la moindre chance de répliquer. |


Et au cas où tu l’aurais pas encore compris, petit, ici c’est marche ou crève.


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MessageSujet: Re: Ok, maybe it was not the idea of the century   Dim 12 Mar - 17:59


La rancœur que j’éprouvais pour Philippe s’était auto-entretenue depuis le fiasco du terrain de golf. Je l’avais évité, pour ne pas foutre la merde, et aussi un peu pour ne pas risquer de me faire expulser du groupe à cause d’un comportement trop fouteur de merde. Je préférais ruminer dans mon coin que de l’affronter. Malheureusement je me retrouvais en sa présence, et cette fois j’avais pas vraiment d’autre choix que de lui parler. En réponse à ses mots, je lâchais quelques phrases courtes, sèches, lui souhaitant de souffrir. Ca avait le mérite d’être clair. Je lui en voulais.

Je lui en voulais pour plus que les balles qu’Anna avait reçues. Je lui en voulais pour Eileen qui était morte emportée par le fleuve lorsque nous l’avions traversé. C’est lui qui nous avait poussés à le faire. A cause de lui qu’elle était morte. Et ce n’était pas la seule personne qui était morte sous sa soi-disant protection. Nous étions un groupe. Nous étions sensés être plus forts tous ensemble, et pourtant nous perdions tant de monde. Il me répond, tout aussi sèchement, exacerbant mon énervement.

« Content de savoir que tu as des couilles, mais si c’est pour mettre tout le monde en danger, c’est pas très utile. Tu ferais mieux de les utiliser pour ce pour quoi elles sont faites tes couilles. Pour réfléchir, c’est mieux avec un cerveau en général. Et t’as pas du réfléchir beaucoup pour ouvrir le feu alors qu’ils étaient tous armés face à nous, et que nous étions nombreux à découvert. »

Je jetais un œil à Anna, qui semblait s’agiter un peu. Nos voix l’avaient peut-être réveillée. Je continuais donc un peu plus bas, pour éviter qu’elle ne nous entende.

« Et si tu veux jouer au jeu du « qui nous a évité de crever », je pense que tu perds. J’ai un peu sauver vos culs, là-bas. Mais c’est pas le lieu pour s’engueuler. Je venais voir comment Anna allait à la base. J’suis pas venu pour m’engueuler avec toi. »

HRP:
 
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MessageSujet: Re: Ok, maybe it was not the idea of the century   Lun 27 Mar - 18:53

Tous les tuer. Jadis, jamais je n’aurais parlé une seconde de cette manière à qui que ce soit. Jamais je n’aurais même anticipé un meurtre, à moins de me projeter dans le cauchemar, l’illusion de tous les pères, qui imaginent leurs enfants devenus jouets des pires bourreaux que la terre ait porté. Là, j’évoquais le meurtre sans aucune réflexion, sans aucune mesure, de tous ceux qui se trouveraient en travers de ma route et qui menaceraient de près ou de loin ma sécurité et celle des gens à qui je tenais. Le calcul se simplifiait avec le temps ; ça n’enlevait rien à l’horreur de mes actes mais il n’en restait pas moins que je ressentais toujours fortement cette peur viscérale de voir ma fille mourir, ou de moi –même souffrir le martyr entre les mâchoires d’une goule transformée, ou d’être pris par les mêmes hommes qui s’en étaient pris à Eva. Les choses n’étaient pas près de s’arranger, vous pouvez me croire. Et maintenant je dois faire face aux scrupules du gamin. Pelleas. Il doutait maintenant qu’une autre femme était tombée sous ses yeux. Je comprenais déjà le précédent traumatisme mais je ne ressentais pas beaucoup de patience envers ce mec qui avait hésité au moment fatidique. En fait, il n’y avait eu que moi pour avoir le cran d’appuyer sur la détente.


| Ah, tu es le stratège du groupe, maintenant, tu sais mieux que les autres ce qu’il faut faire ? Je t’emmerde pour mes burnes, ça te regarde pas, et j’ai pas agi pour faire le malin ni pour faire mouiller les nanas ; on était en danger et tu sais ce que ça veut dire dans le monde où on vit ? Je te rappelle ce qu’Eva a subi des mains d’une bande de mecs véhiculés et bien armés ? Tu aurais peut-être préféré prendre le risque qu’on se retrouve désarmés, abandonnés au milieu de nulle part, avec Anna, Miria, Eva et Chloé à l’arrière d’un pick-up pour servir de quatre heures à des dizaines de connards ? |


Je l’aurais bien traité de couille molle, mais vu les termes du « débat » tels qu’on les avait posés, il ne fallait pas prendre le risque qu’une connerie de choix de mot ne remette en question tout le reste, le fond de la conversation. Lui aussi avait sans doute qu’on n’avait plus beaucoup de choix pour nous en tirer ; on ne pouvait pas faire confiance à des mecs qui nous braquaient avec leurs armes avant même de nous dire bonjour.


| Ah ouais, ça pour te tirer, t’es balaise y’a pas à dire. Mais si t’avais ouvert le feu avec moi, est-ce qu’on aurait eu besoin de passer par là ? |

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