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No words could ever say
MessageSujet: No words could ever say   Dim 30 Juil - 13:42

Il va bien. J’ai dû me le répéter un millier de fois quand il comatait pour me rassurer. Même s’il était trop pâle les deux premiers jours pour que je fasse autre chose que le veiller, sans en avoir l’air parce qu’il maintenait que ça allait bien quand il était éveillé. Tout ça parce qu’il avait réussi à marcher un peu et à se maintenir plus ou moins éveillé jusqu’à rentrer. Et nous, on l’avait laissé faire parce qu’on s’était fait tirés dessus et qu’on avait tous eu peur et qu’on avait tous été secoués. Sauf qu’une fois qu’on était arrivés, qu’on avait vu que Zak, Ashley et les autres allaient bien, il s’était presque écroulé ce crétin, parce qu’il avait perdu trop de sang. Et mon inquiétude s’était muée en terreur quand personne n’avait l’air sûr de rien. Sans transfusion sanguine et sans médicaments vraiment appropriés, rien n’était certain, on le savait bien, c’était pas nouveau.

Mais bordel, c’était Ethan. Et Ethan, il peut pas mourir. Raisonnement enfantin s’il en est je sais. Sauf que… sauf que oui, ça m’avait vraiment terrorisée. Et cette putain de petite voix qui me murmurait que s’il lui arrivait quelque chose, j’y arriverai pas. Qu’il saurait même pas à quel point je tiens à lui. Cette petite voix qui venait danser à côté de moi quand il avait de la fièvre la première nuit. Et qui m’avait échappé alors que je lui épongeais le front. Il délirait un peu et je suis presque sûre qu’il n’avait pas capté. Le truc, c’est que moi, je l’avais bel et bien dit, que je l’avais bel et bien entendu aussi. Ce fourbe "me laisse pas, je t’aime, t’as pas le droit de faire ça" et autres délires du genre. Et je pouvais pas. Ça reviendrait à admettre trop de trucs, à accepter trop de trucs. Et je sais pas si j’y étais prête, ou même si j’avais le droit. Sans oublier que ça aussi, ça me faisait flipper. Autant que quand lui me l’avait dit. Plus même parce que ça impliquait encore davantage de choses. Ça impliquait que je lui avais vraiment pardonné tout ce qu’il avait fait, que je tenais à lui encore bien davantage que ce que j’avais déjà réussi à accepter, que je me donnais le droit d’accepter ses sentiments, d’en être heureuse, de… ça faisait beaucoup trop non ? Je pouvais pas faire tout ça. Alors j’avais mis tout ça de côté, me concentrant sur lui, préférant oublier ces élucubrations.

Et maintenant ça va. Il va bien. Ou du moins, il va s’en sortir et il ira bien s’il fait pas d’efforts, et de conneries donc, dans les jours et semaines à venir. Ouais, plus facile à dire qu’à faire, surtout avec lui. Mais Ashley a dit que ça irait et qu’il s’en remettrait donc pour de bon.
Et vu qu’il va un peu mieux et a moins l’air d’un cadavre, que la peur et l’inquiétude refluent, un autre sentiment que je connais bien reprend peu à peu le dessus. Et j’essaie de prendre sur moi, j’essaie de ne pas me laisser emporter et de ne pas l’envoyer chier. J’ai réussi pendant quoi ? Quelques heures ? Une journée ? Ça ne tiendra pas vraiment plus longtemps, même en l’évitant un peu et en le forçant à se reposer comme il devrait le faire.
Et ceux qui disent que le jardinage est un bon exutoire, que c’est relaxant ou je sais pas qu’elle autre connerie, sont vraiment des abrutis. Parce que ça fait au moins deux heures que je remets ces pieds de tomates d’aplomb, que je tente de sauvegarder et d’éclaircir les carottes, navets et autres panais. C’est quoi des panais d’abord ? Sérieux, je doute pas que ce soit mangeable, mais franchement, planter des légumes au nom chelou, genre des rutabagas, des topinambours ?... Il fait trop froid. Ça sert à rien, tout meurt. Fait chier.

Bref tout ça pour dire, que même en me concentrant et en tentant de chasser tout ça, j’y arrive pas. J’ai toujours cette colère latente, qui me fait crisper la mâchoire et ruminer dans mon coin.
Parce que j’ai pas vraiment envie de lui gueuler dessus. Déjà parce que c’était pour Zak, et que je peux comprendre qu’il se soit inquiété. Même si avertir quelqu’un ne lui aurait pas pris 2 minutes de plus on est d’accord. Et puis surtout, parce que j’ai peur de ce que je pourrais lui balancer en étant trop en colère. Je me redresse en faisant craquer mes épaules, avant d’aller me laver les mains tant bien que mal dans la bassine. Les yeux rivés sur l’eau, je frotte mes ongles sans vraiment les voir. Je devrais pas avoir le cœur serré comme ça, ni avoir cette impression que tout m’échappe et que je vais… je sais pas. Tout perdre ou couler… en vrai, je devrais même pas me prendre la tête sur tout ça. Je devrais juste penser à comment nous sortir de là, comment faire pour ne plus retomber sur ces Autres, comment faire pour qu’on puisse aller mieux, être mieux… Mais non. J’ai peur, je suis même terrifiée, je suis paumée, donc je suis en colère. Normal.

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MessageSujet: Re: No words could ever say   Sam 19 Aoû - 0:12

Il parait que je dois m'estimer heureux d'être en vie. J'ai eu de la chance, beaucoup de chance. Déjà que la balle ait pas touché l'artère, sinon je me serais gentiment vidé de mon sang dans le square, mais aussi qu'Ashley se soit aussi bien démerdé. Je sais que je suis pas entièrement tiré d'affaire et autant dire que je me sens carrément plus faible que je veux bien l'admettre. J'ai souvent la tête qui tourne, j'ai des points noirs devant les yeux tout le temps ou presque mais bon, je suis vivant. Même si ça dure pas et que finalement, y a des complications, là, ça pourrait aller plus mal. Sauf qu'à cause de moi, ils ont pris de gros risques. Et que Marina est morte. Depuis que je suis plus dans les vapes, j'arrête pas d'y penser. Enfin, j'y pense pas tout le temps, je pense aussi au fait que Zak aurait pu mourir, ou Eliott, ou les autres. Je revois encore les balles ricocher pas loin de nous, pas loin d'elle et cette putain de grenade qui aurait pu tous nous tuer. Je sais même pas pourquoi j'ai fait ça.

D'autant que le reste est carrément flou. Les jours qui ont suivi aussi. Je crois que je suis tombé dans les vapes à cause du sang que j'ai perdu et j'ai passé du temps entre conscience et inconscience, réussissant difficilement à émerger à chaque fois. Mais elle était là. Tout le temps. Eveillée la plupart du temps mais des fois elle dormait là, juste à coté de moi. Ca suffisait à me calmer en général. Même si je crois bien que j'ai un peu, beaucoup même, déliré les premiers jours. Et là j'ai juste un putain de mal de crâne, comme si je réveillais de la cuite du siècle. Sauf qu'elle est plus là. Depuis que je commence à vraiment émerger, elle a déserté mon chevet. Et faut pas être con pour comprendre ce que ça veut dire. Elle m'en veut, ça j'ai compris. J'ai merdé, ça, pas besoin de me faire un dessin et je vois pas ce qu'on pourrait me dire qui me fera sentir plus mal encore. Mais de là à refuser de me parler ? Ptet que ça y est, elle est arrivée à saturation. Remarquez, je peux comprendre avec tous les emmerdes que j'ai entrainé. Tout ça pour un putain de jeu avec le gamin. C'était juste pour des piles. Et un délire entre nous. Comment je pouvais savoir qu'il se prendrait autant au jeu ? Que ça partirait autant en couille ? Mais ça, elle me laisse même pas lui expliquer.

Alors j'ai fini par attraper les béquilles que je sais pas qui m'a trouvé. Je commence à la chercher et je galère comme pas possible, manquant de me péter la gueule un nombre de fois incalculable. Avant de finir par apercevoir sa silhouette dans l'espèce de jardin qu'ils sont en train de bricoler. Mon cœur a un battement quand je la vois aussi plongée dans ses pensées et je me demande à quel point j'ai pas le droit de la déranger. Après tout, si elle voulait me voir, me parler, m'engueuler, elle serait venue non ? D'un coup, je me demande ce que je fous là. Et pas que devant elle, mais dans cette putain de régie. Si j'arrêtais de faire de la merde, ils seraient quand même plus tranquilles. Elle ferait pas cette gueule si … ouais si j'assurais mieux. Quand je disais qu'elle méritait quelqu'un de mieux que moi, ça se confirme un peu là non ? Quelqu'un qui la met pas en danger sans réfléchir, quelqu'un qui merde pas au point de faire tuer un membre de leur groupe. N'importe qui sauf moi donc.

C'est probablement pour ça que je bouge pas, que je vais pas la rejoindre. Je me contente de la regarder de loin en me disant que, finalement, c'est pas plus mal qu'elle soit pas venue me voir depuis que j'ai émergé. De la distance, c'est ça qu'il faut non ? Pour plus lui faire de mal, pour pas qu'elle risque sa vie. Ouais, c'est ça qu'il faut faire. Je me résigne donc à retourner m'allonger un peu parce que j'ai de nouveau la tête qui tourne. Et je baisse les yeux, pour voir mon pansement rougi par le sang. "Et merde…" Les escaliers, c'était pas un bon plan en fait. Je m'appuie contre le mur et je soupire longuement, me laissant tomber au sol. Elle est occupée par ses … par quoi au juste ? J'en sais rien en fait. Elle me verra pas normalement. Ou, au pire, elle pourra faire comme si elle m'avait pas vu si ça l'arrange. Juste deux minutes, le temps que ça aille mieux. Et que j'arrête de vouloir la rejoindre comme un con. Parce que c'est le pire qui pourrait lui arriver.

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MessageSujet: Re: No words could ever say   Mar 29 Aoû - 14:34

Si j’avais gagné ne serait-ce qu’un dollar à chaque fois que quelque chose ne s’était pas passé comme prévu, je crois que je serais millionnaire. N’empêche que ça devait pas se passer comme ça. Ça aurait pas dû. Ni de notre côté, ni du côté de Zak. Ethan n’aurait pas dû être blessé, être aussi proche de la mort. Je peux pas le perdre, j’y arriverai jamais sans lui, et cet abruti n’y pense même pas. Je sais qu’il réfléchit pas des masses de base, mais merde, vouloir me protéger, c’est bien, mais penser à moi, à ce que je ressens, à ce que je veux, à comment je m’en sortirai, ça, par contre, non, bien sûr que non… Et Marina… Marina n’aurait pas dû mourir. Mes doigts se crispent et je déglutis péniblement. On aurait pas dû se séparer, ça serait pas arrivé. Ou peut-être que si qui sait. Peut-être que ça aurait été moi, ou Ashley, ou Zak, ou mon simplet. C’est pas comme si on risquait pas notre vie tous les jours maintenant. Pourtant, ça fait toujours mal. Même quand on essaie de pas s’attacher ouais, même pour les connasses réputées insensibles.

Je soupire. Je sais qu’ils jouent tout le temps au plus con, qu’ils s’amusent d’un rien, que ça devait pas merder. Que Zak ait voulu jouer à la carte au trésor est une chose. Qu’Ethan se soit inquiété, je comprends aussi. C’est son frère, et si c’était pas le cas avant, je sais qu’il l’aime vraiment. Non c’est même pas ça qui m’énerve. Ce qui m’énerve, encore une fois, c’est qu’il est parti seul. Sans penser à moi, tout ça donc. Pour me protéger mon cul. Egoïste et hypocrite oui.
Je sais, en hypocrite, je me pose pas mal aussi. Je serais pas là sinon. Je resterai près de lui. Quoique non. J’ai juste pas envie de lui gueuler dessus en vérité, pas plus que de me prendre la tête avec lui. Parce que ça finira comme ça. Je vais l’engueuler de nouveau pour être parti, et s’être pris une balle donc, et après… après, je vais devoir supporter de l’entendre dire que tout est de sa faute. Le malheur du monde entier sur ses frêles épaules. Abruti. C’est fou cette propension à la culpabilité dans leur famille. Putain, Marina était débrouillarde, elle savait très bien ce qu’elle risquait. Je le sais, on le sait tous. C’est les nouvelles règles du jeu, faut faire avec. Oui, je suis triste, oui, je m’en veux parce que même moi, je me dis quelque part que j’aurais pu faire quelque chose si j’avais été là. Sauf qu’en vrai, je sais bien que non.

J’ai failli le perdre. Pensée à la con qui tourne en boucle, pendant que l’autre radote que ça peut encore, que ça peut n’importe quand. Et il m’énerve. Toujours cet amalgame dont je n’arrive plus à me débarrasser, qui me suit partout. L’un prend le pas sur l’autre, et inversement, mais toujours, toujours, la peur et la colère. Enfin non, pas toujours. Pas quand je suis avec lui. Même si c’est pire en fait maintenant que nous sommes ensemble, maintenant que je tiens à lui. J’arrive même pas à me piger moi-même, c’est d’un risible…

Je fronce un peu les sourcils, sans bouger, les mains toujours dans l’eau. Vous connaissez cette sensation, hyper utilisée dans les films, de sentir un regard peser sur vous ? Quelque chose qui vous chatouille la nuque et qui vous met en alerte ? Je sais pourtant que personne n’est entré, j’aurais entendu la porte. Ou pas, j’en sais rien. Mais j’entendrais du bruit non. Et je finis par en entendre. Un peu. De légers pas. J’attrape une serviette et me sèche les mains, avant de me diriger vers l’escalier. Avec ma batte oui, les bonnes habitudes se perdent pas… Et je le vois. Ou plutôt je vois son pansement rougie par son sang, son visage crispé et les béquilles par terre, à ses côtés. Ma mâchoire se crispe. Il se fout vraiment de ma gueule là non ? Il cherche à faire quoi, à part foutre en l’air tout ce qu’Ashley à fait, à part se mettre en danger ?... Et il m’a même pas parlé… Ma main se serre sur la batte.

« Qu’est-ce que tu fous là ? C’est quoi que t’as pas pigé quand on t’a dit que tu devais pas bouger ? Tu crois que les escaliers font partis des exercices reconnus et acceptés ? »

Je m’approche de lui et m’accroupis face à lui, essayant de ne pas me focaliser sur sa blessure.

« Je vais t’aider à remonter. Et refaire ton pansement. Ashley va péter un plomb si elle voit son pansement dans cet état. »

Et moi, je vais encore mourir d’inquiétude dans les jours à venir. Il a l’air déjà tellement épuisé. Et lui, il descend les escaliers, je vous jure… Pourquoi il est pas venu me voir ? Peut-être pour pas que je l’engueule, ouais, c’est possible… Peut-être…

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MessageSujet: Re: No words could ever say   Jeu 31 Aoû - 13:10

Je sais, je suis pas le mec le plus malin du monde. Je veux dire, c’est acté. Je suis pas totalement con non plus mais des fois, faudrait vraiment que je réfléchisse avant d’agir. Preuve en est avec ce qui est arrivé, tout cette merde qui nous est tombée dessus. Mais je crois que, pour le coup, je me suis jamais senti aussi mal de ma vie. Enfin si, quand j’ai dû tuer p’pa. Autant dire que c’est pas vraiment un de mes meilleurs moments non plus en fait. J’ai le cerveau totalement en vrac, je sais plus comment me comporter, quoi penser et surtout, pire que le reste, elle me manque. Et je sais que j’ai grave merdé, sinon elle serait restée avec moi une fois que j’étais vraiment réveillé. Enfin, l’autre option, c’est qu’elle s’est rendue compte que tout ça, nous deux, ça lui prenait plus la tête qu’autre chose et, pour le coup, je sais vraiment pas laquelle est la pire. J’aurais dû m’en douter pourtant, qu’à un moment ou à un autre, elle finirait par s’éloigner de nouveau. Remarquez, pour elle, ce sera pas plus mal. Il reste pas beaucoup de mecs en vie mais j’imagine qu’elle… oh merde, pourquoi je pense à ça moi ? Ah ouais, parce que c’est toujours moins pire que de penser à Marina. Et au fait d’avoir mis tous les autres en danger. C’est plus gérable de me dire qu’elle sait pas comment me larguer. Je crois. Je sais pas trop en fait. Sinon je me serais pas épuisé à venir jusque-là si ?

Et puis, de toute façon, une fois que je l’ai sous les yeux, je me rends compte que je peux pas. Que j’ai pas le droit de lui parler si elle veut pas ou encore de l’approcher si elle est pas venue. Et ça me fait chier. Parce que j’ai envie, que j’ai besoin même, de la serrer contre moi, de me raccrocher à quelqu’un juste pour pouvoir lâcher prise un peu, que sans réfléchir c’est vers elle que je suis allé. Mais, clairement à voir sa gueule quand elle se rapproche, c’était probablement la pire idée que j’ai jamais eue. Et pourtant, on a acté que des idées de merde, ça, j’en ai un paquet. Je sais bien que je m’attendais pas à ce qu’elle me sourit ou encore moins qu’elle m’embrasse. Mais je pensais pas que j’aurais l’impression de l’emmerder, de pas être à ma place. J’aurais jamais cru ressentir ça avec elle. Pour le coup, je me dis que je suis encore un peu défoncé pour bien interpréter les choses mais, quand elle prend la parole, je fronce les sourcils, un peu paumé et je hausse les épaules avant de souffler, d’un ton hésitant. "Je… j’voulais te voir. T’étais pas là quand je me suis réveillé et…" Je baisse les yeux vers mon pansement rougi et je grimace de plus belle. Ouais bon, okay, ça fait plus mal que je l’aurais cru en fait. Mais ça va. Enfin, j’ai pas encore tourné de l’œil, c’est plutôt bon signe non ? Je retiens ma respiration quand elle se rapproche, essayant d’occulter la pointe de déception que j’ai en voyant qu’elle me touche même pas, genre comme si elle gardait une distance de sécurité.

Okay. Parfait. Forcément, je me crispe un peu et ça doit se voir assez facilement pour le coup.

Et c’est sans compter sur ce qu’elle dit. Je prends une mine butée et je fixe le vide avant de secouer la tête. "C’est bon je me démerde. Laisse-moi juste deux minutes le temps de souffler et je disparais de ton champ de vision, t’en fais pas. Tu pourras retourner à tes… trucs." Le plus loin de moi que possible sans sortir de la régie donc. A deux ou trois mètres près hein, j’ai pas bien calculé non plus. "Et je referais mon pansement tout seul comme un grand, comme ça Ashley … mouais on s’en fout en fait. T’auras pas à te faire chier, c’est tout." Et j’inspire longuement, posant mes deux mains à plat pour le sol pour essayer de me relever. C’est plus que laborieux et je grimace avant de me dire que je vais attendre quelques minutes de plus. En espérant que ça emmerde pas trop la blonde-là.  

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