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Le silence de la douleur est parfois plus fort que le bruit de la rage...
MessageSujet: Le silence de la douleur est parfois plus fort que le bruit de la rage...   Lun 28 Aoû - 11:52

J’avais laissé un mot avant de m’échapper à leur soutien sans faille et leur présence étouffante. Je commençais à détester cette sollicitude et cette bienveillance qui émanaient de tout le monde. Comme si le monde s’était mis à tourner de travers et que j’étais devenue celle que l’on devait épauler et protéger. Mais c’était faux. J’étais toujours l’ainée, j’étais toujours celle qui devait être forte et qui aidait les autres. Enfin, je ne le devais pas vraiment, mais je l’avais toujours fait, et j’aimais ça. Et je le faisais bien. Je crois. Je sais, ce n’était pas si évident et bien souvent, je me trouvais dépassée et épuisée. Mais c’est mon rôle. Pas le leur. Et puis surtout, je n’en ai pas besoin. Je vais bien et je n’ai pas besoin d’être soutenue ainsi. C’était déjà exaspérant quand ils ont appris qu’on avait rompu avec Javik, non je ne m’étais pas appesanti sur le sujet, c’est devenu pire après… après tout ça. Quant à lui, je l’avais totalement évité. Ça n’avait pas été bien difficile cela étant vu qu’il n’avait pas trop cherché à me voir. Et je préférais ne pas y songer, c’était trop douloureux.

J’ai besoin de prendre l’air et d’être un peu seule et tranquille. Armée de mon fusil et de mon couteau soit, mais… d’accord, je n’irai pas bien loin, et dans un endroit que je connais bien. Je peux relever les collets et voir si je trouve quelques fruits ou autres à manger. Me rendre utile. C’est un bon objectif non ? Un très bon même. Et si je tombe sur quelqu’un ?... Non, il n’y a personne. Quelques mort ici et là, et encore, ils n’ont pas réinvestis totalement ce coin, je n’ai pas trop d’efforts à faire pour m’éloigner ou éviter qu’ils me suivent.
Je m’arrête un instant, m’appuyant contre un arbre en fermant les yeux. J’entends quelques râles au loin, mais en dehors de cela… des oiseaux et le bruit du vent dans les branches, et un peu plus loin, le murmure de la rivière. La vie reprend, même si le ciel ne semble toujours pas décidé à laisser le soleil apparaître. Je souffle et reste le regard fixé sur la buée qui s’échappe. J’aurais sans doute dû prendre une écharpe, je vais tomber malade et ils m’empêcheront de ressortir tu vas voir. Mais j’avoue qu’après avoir écrit le mot, j’ai attrapé en vitesse mon manteau et mon arme, et que je ne me suis pas attardée, préférant fuir plutôt que de risquer de tomber sur l’un deux et de devoir me justifier. Ou pire, de devoir être accompagnée. Grimaçant à cette idée, je reprends ma route, en silence, vers le chuchotis de l’eau, même si je remonte un peu plus mon manteau autour de mon cou.

Toujours silencieuse, j’arrive derrière un zack et lui enfonce mon couteau derrière la tête. Je le regarde s’écrouler et je cligne des yeux après un temps indéfini, me penchant pour essuyer ma lame sur lui. Il fait trop froid pour que les odeurs ne deviennent insupportables, heureusement vu l’état de décomposition de celui-ci. Après avoir vérifié les alentours, je m’installe sur des rochers au bord de l’eau, dans un léger renfoncement empêchant que l’on me voit en venant de derrière moi.
Ça va aller. J’inspire profondément, refusant de laisser couler les larmes qui menacent. Je sais bien qu’être seule n’est pas une solution en soi, ça me laisse trop de temps et de possibilités de ressasser tout ce qui s’est passé. Mais soit ils sont trop aux petits soins et j’ai l’impression d’être devenue et handicapé et un poids, soit ils évitent de me parler et ne savent pas comment se comporter, et c’est presque pire. Presque. Ou alors, ils m’évitent autant que je les évite. Comme Javik. Quoique je ne sais pas s’il m’évite, je n’ai pas cherché à vraiment savoir. Il est peut-être simplement passé à autre chose, c’est fini après tout et voilà. Mon cœur se serre. Je ramène mes jambes vers moi, grimaçant un peu en sentant mes muscles commencer à être douloureux après si peu de marche, et je passe mes bras autour, posant ma tête sur mes genoux. Tout ira bien. Il faut juste un peu de temps, mais tout ira bien. C’est obligé.

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