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But soon they'll take us down before anybody's knowing our name [Livre I - Terminé]
MessageSujet: But soon they'll take us down before anybody's knowing our name [Livre I - Terminé]   Mar 26 Aoû - 16:03




But soon
they'll take us down before
anybody's knowing our name



La chose qui m’effraye le plus dans toute cette histoire, ce n’est pas tant de finir par me faire bouffer ou me retrouver la bave aux lèvres à courir après de la chair fraiche. Au début oui, on panique, on craint pour sa vie, pour celle de ses proches, on se fait toutes sortes de scénarios. Puis vient le moment où on réalise que de toutes façons, soit on se fait une raison et on prend sur soit, soit on devient fou. Alors on mobilise tout son énergie pour sa survie au lieu de stresser pour rien. De toute façon on doit tous mourir un jour non ? Non, la chose qui m’effraye le plus dans la perspective que mon inutile existence se termine sur le bord d’une route du Canada, c’est justement d’avoir été parfaitement inutile. Ah elle est bien loin l’époque où j’espérais encore entendre des gosses réciter le théorème de Steinfeld… Mon père avait raison finalement, je ne ferais rien de ma vie, je n’aurais pas laissé de trace impérissable, même pas un gosse…

C’est à peu près dans cet état d’esprit que je m’étais éloigné de notre campement ce jour-là. Jamais bien loin, juste ce qu’il fallait pour être à l’écart et me laisser aller à l’un des seul passe-temps intellectuels qu’il me restait. Dean était prévenu, il avait l'habitude à force et puis il gérait très bien sans moi durant ces moments là, bien mieux que ce qu'il ne voulait l’admettre. Barr n'avait pas besoin non plus d'une baby-sitter vingt-quatre heures sur vingt-quatre, et je n'étais pas si loin que ça de toutes façons. Je sais qu’il est tout à fait imprudent de rester seul par les temps qui courent, surtout quand on n’a pas d’autre moyen de défense que la fuite, mais je ne supporte pas les bruits de fond quand j’écris. Ecrire… et dire que j’ai toujours trouvé la passion d’Emma pour les lettres complétement inutile. Je me rends compte à présent qu’au final c’est tout ce qu’il reste. Que si le nord n’est pas la terre promise, si on y passe tous, et bien ceux qui viendront après nous n’aurons que les maigres journaux laissés par notre espèce pour comprendre, apprendre, recommencer. Car il y en aura après nous. Ces choses, ces… Zacks..auront beau causer la perte de l’espèce humaine, la vie suivra son cours, une autre espèce prendra notre place, rats, dauphins, primates, que sais-je encore. Depuis que le monde est monde tout n’est qu’enchainement de cycles, le même schéma se répète, inlassablement.  Je n’ai ni la prétention d’un Zola, ni le talent d’un Vernes, encore moins les idées d’un Asimov, mais mieux que tout ça, je le vis, en direct. Je ne suis pas romancier, je suis chercheur, analyste, observateur de terrain. Il est vrais que mon pessimisme… non je n’aime pas ce mot… mon pragmatisme plutôt, doit forcément déteindre sur la pseudo thèse que je tente de coucher sur papier. Seulement voilà… en général, ce ne sont pas les proies qui rédigent les études sur les prédateurs qui les traquent. Et puis je ne suis pas biologiste que voulez-vous. Je me contente d’essayer de comprendre, tout en évitant d’y laisser pas ma peau, et c’est déjà bien.

Je ne suis pas si loin de notre point de chute, quelques cinq cent mètres tout au plus. Juste ce qu’il faut pour m’éloigner des curieux tout en restant à l’affut du moindre problème. Ces gens comptent sur moi, je ne sais toujours pas pourquoi ils se sont mis en tête que j’étais le plus à même de les mener à bon port en un seul morceau, mais je ferais mon possible pour ne pas trahir cette confiance. Si je ne crois plus au destin ou à la chance, j’apprécie en revanche l’ironie de la situation. S’ils savaient qu’il y a quelques années j’étais un clochard imbibé de mauvais alcool incapable de reprendre sa propre vie en main tout seul… Mais peut être que puisque j’ai pu me relever, je suis un exemple… Allez savoir. Quoi qu’il en soit, je garde un œil sur eux, c’est un peu comme surveiller une classe en sortie scolaire au final… sauf que les bestioles empaillées des musées ne tentent pas de vous dévorer les tripes à la moindre baisse d’attention.

Mon crayon allait et venait sur la page sans pour autant écrire quoi que ce soit de concret ce jour-là. Quelques gribouillis plus que des lettres. Un truc qui ressemblait à un chaton dans un coin, ici une sorte de… plante… et là des petits V avec des pattes, vagues représentations de mouettes. Rien de très concluant, mais j’avais la tête ailleurs. Ailleurs mais pas assez loin pour ne pas réagir au léger craquement un peu plus loin. Cela ne venait pas du camp, or à ma connaissance, personne ne s’était éloigné de ce côté aujourd’hui. Ne pas faire de geste brusque, ces choses nous repéraient certes à l’odeur semblait-il,  mais un faux pas risquerait d’attirer l’attention sur moi. Avec un peu de chance, ce n’était rien d’autre qu’une bestiole qui fouinait, sinon, il me faudrait rapidement avertir les autres et nous devrions bouger…










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Dernière édition par Ludo Steinfeld le Mar 26 Aoû - 18:31, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: But soon they'll take us down before anybody's knowing our name [Livre I - Terminé]   Mar 26 Aoû - 17:33

Ludo ∞ Miriel
But soon they'll take us down before anybody's knowing our name.
Avec Isil nous avions accepté de partir en éclairage bien au sud de Coaticook pour mesurer l'avancée de Zach. Il y en avait déjà au Nord mais pas autant que ce qui risquait de nous arriver dessus d'un jour à l'autre. Régulièrement il fallait donc évaluer le risque pour éventuellement décamper avant qu'il ne soit trop tard. Comme ce que nous avions fait à Brighton avec Tyler en outre. Toutes les excuses étaient bonnes à prendre pour échapper à Tyler qui ne voulait pas nous lâcher. Il avait peur qu'on se laisse attendrir et qu'on devienne des petites chiffes molles. Il s'inquiétait même pour Isil et sa relation avec Ethan. Comme si ma sœur allait tomber amoureuse. Mais bon du coup nous avions passé la première matinée à marcher jusqu'à Coaticook que nous avions largement contourné. Nous avons continué notre route jusqu'à une heure de marche au sud de la ville pour faire un état des lieux.

Il n'y avait rien d'alarmant, mais il fallait noter que la population était plus importante que les jours précédents.  C'est avec ça que nous sommes remontées jusqu'à Coaticook dans l'après-midi. Nous avions chassé pour avoir quelques vivres, de nos jours c'était un bien précieux qui pouvait vous ouvrir quelques portes. Mais surtout nous avions prévu de ne pas faire le trajet retour tout de suite pour éviter que la nuit nous tombe dessus et avec elle des ennuis considérables potentiels. J'étais peut-être de ce genre à foncer je n'avais pas vraiment envie de m'aventurer sur la route dans ces conditions.

Nous avons essayé de négocier le logement en ville mais le groupe installé là-bas ne semblait intéressé par nos propositions de vivres ou d'informations. Au moins nous avions essayé. Isil disait que ça pouvait être intéressant d'avoir des informations sur les autres camps. La dernière étape c'était de retrouver le campement de Ludo Steinfeld et les autres pour leur donner des lettres de la part d'Ethan. J'avais une tête de factrice ?! Qu'importe j'étais obligée de m'y plier si je ne voulais pas faire de scandale. Je m'étais déjà assez faite remarquer quand ces dits marcheurs étaient arrivés jusqu'à nous. Je vous raconte pas l'histoire que ça a fait quand Ludo a découvert que j'allais très bien. Ils m'étaient venus en aide et j'en avais profité pour leur fausser compagnie tout simplement. Sauf que ce que je ne savais pas jusqu'à présent c'est que Remmington avait failli y passer à cause de ça. D'après Ludo ce dernier ne rêvait que d'une chose : m'étrangler. Entre nous j'aurais adoré voir ça juste pour lui casser une cote moi-même et lui dire que maintenant il était autorisé à m'en vouloir.

J'essayais d'établir une manière de leur balancer les lettres et de partir aussitôt mais c'était pas facile. Mon meilleur plan impliquait que je laisse Isil s'en charger et que je reste en retrait. Sauf que cette poupée me faussa compagnie pour aller faire un brin de toilette. La connaissant ça allait prendre des heures donc je prenais de l'avance pour essayer de repérer le campement. Elle avait pour mission de lancer quelques lignes de pêches pour qu'on puisse les récupérer au retour. Chaque minute passée hors du campement devait être optimisée, c'était une règle élémentaire. Et pas que je cherche à rendre fier Tyler je voulais survivre au mieux.

J'arpentais la route en observant le bas côté. Je devrais y trouver les traces de ces personnes que je cherchais. Il ne me fallu pas beaucoup de temps pour trouver une piste relativement fraîche. Le problème c'est que Zach laissait des traces similaires aux nôtres si ce n'est qu'elles étaient un peu traînantes. Couteau de chasse dégainé je m'attendais à tout, le flair aux aguets parce que ces choses sentaient la mort à des kilomètres mais ils ne faisaient pas beaucoup de bruits. C'était flippant et pour cette raison je devais rester sur mes gardes.  Dernièrement avec la famille nous avions développé un système d'avancée où nous pouvions couvrir 360° autour de nous alors se retrouver seul c'était déstabilisant. Surtout que je n'avais pas droit à l'erreur.

Mon pied se posa sur une brindille, cachée sous un tas de feuilles je ne l'avais pas vu et quelqu'un d'attentif m'avait sans doute entendu. Je suivais toujours les traces qui dataient de quelques jours pour finalement sortir à découvert. Mon regard se posa sur celui que je cherchais. Il m'en voulait sans doute mais au moins il ne tenterait pas de me tuer. Enfin, peut-être pas. Le couteau toujours dans la main je fis quelques pas dans sa direction.

« J'ai des trucs à vous livrer. »

C'était peut-être pas le truc le plus super comme entrée en la matière mais je n'avais pas l'intention de m'éterniser dans le secteur. Je ne savais pas qui vivait avec eux. Le coin était désert pour le moment mais y avait-il du passage de Zach ? Je ne pouvais pas me permettre de laisser autant d'incertitudes face à moi et le suivre aussi simplement. Je pris donc le paquet de lettres qu'Ethan m'avait donné et je lui lançais à ses pieds.


« Je ne vous demande rien et j'ai pas l'intention de m'éterniser juste le temps que ma sœur me rejoigne. »

Je devais avoir l'air de ces petits chatons sauvages qui ne laissent pas approcher mais je m'en fichais. Ma mission était accomplie et elle ne consistait pas à lui faire un brin de causette pendant que j'attendais Isil. C'était simple à mon sens, j'allais attendre Isil ici et pas bouger. Si elle suivait les traces que j'avais laissé elle finirait exactement ici et nous pourrions reprendre notre route pour rentrer au campement, le notre.


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MessageSujet: Re: But soon they'll take us down before anybody's knowing our name [Livre I - Terminé]   Mar 26 Aoû - 18:30




But soon
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J'étais pourtant peinard. On avait pas eu de pépins depuis quoi... quarante-huit heures ? Un peu moins ? J'avais un peu de temps pour moi, pour écrire, pour tenter de ne pas perdre ce qui nous différenciait encore un peu du reste du règne animal : l'instruction. Ah j'en entends déjà qui vont me sortir un laïus comme quoi l'instruction c'est aussi ce que la lionne apprend au lionceau, les rituels, les codes de la vie en communauté et tout le bordel sur le fait qu'on a beau avoir le progrès et la science au final on est pas si différents des autres bestioles de la planète. Certes, mais je parle de l'instruction avec un I majuscule, de l’érudition, on a tout de même inventé l’écriture et les mathématiques que diantre ! Et tout ça pour finir dévoré par un lointain cousin infecté... Parce que c'est ce qui risquait de m'arriver, de nous arriver à moi et au reste du groupe à quelques centaines de mètres de moi, si la chose qui traînait dans le coin était un revenant. Revenant qui ne serait probablement pas seul.

Et contre toute attente, c'est un petit brin de femme bien vivante, réellement vivante, qui sort de derrière un arbre. Mon sang ne fait qu'un tour quand je la reconnais. Envoyant à terre cahier, crayon et toute intention de poursuivre ma tentative d’écrire quoi que ce soit, je me suis levé du tronc où j'étais jusque là assis. Elle en a du culot la blondinette de se pointer ici. Seule en plus visiblement.


« J'ai des trucs à vous livrer. » 

Un rictus agacé autant que cynique vient tordre mes lèvres. Tient donc...

« D'autres emmerdes ? Je te remercie mais on a déjà donné tu crois pas ? »

Si j'en veux toujours à Miriel, je sais qu'il n'est pas dans mon intérêt de lui sauter à la gorge pour autant. Pas tout de suite du moins. En revanche, je connais un gamin qui ne s'en priverait pas si l'occasion lui était donnée. Celui qui a faillit perdre plus que de la fierté dans son petit manège de la dernière fois, c'est Barr pas moi. Barr... il faudra peut être qu'un jour que je me décide à l'appeler par son prénom ce gosse, mais que voulez vous, on ne se refait pas. On a beau être dans la même galère depuis quelques temps, avoir parcouru pas mal de kilomètres à se serrer les coudes et se sauver les miches chacun notre tour, il restera toujours un de mes anciens élèves. Trouvez moi un peu vieux jeu si vous voulez, mais je n’appelle pas mes élèves par leur prénom. Appelle... appelais ? Qu'importe. La gamine devant moi ne me laisse pas le temps d'y réfléchir plus en détails, voilà qu'elle lance un truc par terre devant moi.

« Je ne vous demande rien et j'ai pas l'intention de m'éterniser juste le temps que ma sœur me rejoigne. »

Je ne prends même pas le temps de regarder de quoi il s'agit. D'un petit signe de tête je désigne la direction de notre campement. Puis sur un ton plat, un ton que je m'efforce de faire paraître neutre pour ne pas me laisser emporter par mes paroles, je me permets une petite plaisanterie.

« Je t'aurais bien proposé de venir boire un thé en l'attendant mais on est à cours de petits biscuits pour le moment. Et pour être honnête je crains que quelqu'un ne décide de se servir de ta tête pour faire quelques transformations... notre kicker n'a plus touché un ballon depuis longtemps, il doit vouloir s’entraîner un peu, de peur de rouiller tu comprends. »

Personnellement, je n'ai pas la rancune tenace, j'ai appris à mes dépends qu'on n'a bien d'autre choses plus intéressantes à faire que d'en vouloir à quelqu'un. Et pourtant je n'ai toujours pas digéré qu'elle se soit servit de Barr et moi comme d'une diversion, nous laissant à la merci des Zacks pendant qu'elle prenait tranquillement la poudre d'escampette. En revanche, si je suis capable d'un peu de sang froid, je sais que lui ne se donnera pas cette peine. Et si je pouvais éviter que ces deux là ne se croisent, n'en viennent aux mains en foutant un bordel monstre dans le camp et nous mettent en danger... Je suis censé veiller sur eux et ameuter les infectés qui traînent sûrement dans le coin n'est pas le meilleur moyen d'y arriver.

« C'est quoi ? »

Je ponctue ma phase d'un geste de la tête vers le paquet qu’elle m'a lancé. Si elle doit rester là un moment, lui tenir un peu de conversation forcée est la seule chose à faire pour la tenir éloignée du camp... et de Barr.








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MessageSujet: Re: But soon they'll take us down before anybody's knowing our name [Livre I - Terminé]   Mar 26 Aoû - 22:02

Ludo ∞ Miriel
But soon they'll take us down before anybody's knowing our name.
Cet homme en avait toujours après moi à cause de cette rencontre et quand je déclarais avoir quelque chose à lui donner il ne put retenir une petite remarque acerbe. Si ça pouvait lui faire plaisir je ne lui jetterais pas la pierre mais il avait tort sur un point. La dernière fois je ne lui avais rien apporté c'est lui-même qui s'était mis dans la merd* et avec lui il avait entraîné son ami. Je voulais bien qu'on m'accuse de nombreuses choses mais là il avait tort.

« Je ne vous ai jamais attiré d'ennuis. Vous vous débrouillez bien tout seul sur ce plan-là. »

Mon ton n'avait rien d'agressif il s'agissait là d'une simple constatation. S'il continuait à blâmer tout le monde pour ses propres erreurs il n'irait pas très loin dans la vie. Mais je m'en contre fichait c'est pas moi qui risquerait ma peau pour quelqu'un dont j'ignorais tout. Pas une seule seconde je le quitte des yeux, je ne suis pas dans ses petits papiers et Dieu sait comment les gens pouvaient réagir ces derniers temps. Je gardais mon couteau à la main, il n'était pas question que je le lâche quand bien même il n'avait pas de mauvaises intentions au premier abord.

Je haussais un sourcil alors qu'il m'expliquait que Remmingston en avait encore après moi. Jouer au foot avec ma tête ? J'aurais bien aimé voir ça. Ce grand dadet aurait ses tripes entre les mains avant d'avoir pu esquisser le moindre geste pour me faire du mal. J'étais petite, toute petite mais pas sans réflexe non plus. Lui on lui avait appris à jouer au foot, moi on m'avait appris à pister du gibier et à retrouver mon chemin en milieu hostile. Il ne faisait pas le poids contre moi. Son trait d'esprit me passa au-dessus de la tête, je m'en fichais de son thé et de ses gâteaux.

« Ecoutez. Il m'en veut, vous aussi pour ce qui est arrivé. Mais c'est comme ça maintenant. Certains vivent, d'autres meurent. Je ne suis pas prête de laisser un Zach me bouffer et de devenir comme eux. Je m'en sortais très bien avant que vous interveniez, vous avez juste facilité la tâche. »

C'était pourtant pas compliqué ! Je parlais chinois ou quoi ? Les zombies en avaient après nous et peu de gens parvenaient à comprendre que ces choses n'étaient plus rien. Que des ombres qui en avaient après tout ce qui vivaient.

Bon, il ne m'invitait pas à rejoindre le campement c'est que ça voulait dire que je n'y étais pas la bienvenue. Après tout il m'avait bien dit que son petit adolescent en voulait à ma tête. Je fis glisser mon sac de mes épaules pour le poser sur le sol. J'avais pris tout mon équipement parce que si l'école était attaquée Tyler ne penserait sans doute pas à prendre ce que j'avais oublié. Et surtout je n'aurais pas permis qu'il tombe sur mon doudou que je n'avais jamais abandonné. Habituellement mon sac n'était rempli sauf que là je transportais un renard et un petit lapin que nous avions attrapé avec Isil. Je sortis quelques affaires dont les deux cadavres. J'avais du temps à tuer, je pouvais commencer à dépecer mes trouvailles le temps qu'Isil finisse de ce pomponnait. Je ne comptais pas sur Ludo pour me tenir compagnie. Alors que j'observais le petit lapin je l'entendis parler à propos de la livraison.

« Aucune idée, on me demande de livrer je pose pas de questions c'est aussi simple que ça. Vous avez qu'à ouvrir. C'est Ethan qui me l'a donné. » précisais-je en haussant les épaules.

Je me laissais tomber à terre pour entamer ma tâche. Avec quelques coups de lame bien placés j'entamais légèrement la peau de l'animal. J'avais appris à nettoyer un animal suffisamment bien pour ne rien perdre. Les boyaux pouvaient être utilisés, les os également, la peau bien entendu et la viande restait le précieux sésame de ce genre de prise. J'avais la ferme intention de garder la peau pour l'hiver, en partant je n'avais pas pris grand chose pour ça et les chances que je tombe sur un bison ou un animal aussi grand était faible, je devrais donc procéder par petits bouts. Tranquillement je retirais la peau du lapin en prenant soin de ne pas l’abîmer.

« Alors ? Comment se passe l'organisation de votre campement ? »

Le silence était pesant et je commençais à entendre un semblant de musique, souvenir de ce que je jouais il y a quelques temps. Ce souvenir me foutait les glandes et je n'avais pas l'intention de le laisser prendre le dessus : la musique était morte avec l'apparition du virus, je devais me faire une raison et oublier cette lubie.

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MessageSujet: Re: But soon they'll take us down before anybody's knowing our name [Livre I - Terminé]   Mer 27 Aoû - 22:56




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« Je ne vous ai jamais attiré d'ennuis. »

Je m'attendais à un plaidoyer similaire à ceux que nous servaient certains élèves, un peu dans le genre du classique « je l'ai fait mon devoir Monsieur mais mon chien l'a mangé ». Un argumentaire à la noix basé sur des excuses qui ne tenaient pas la route. Mais non, elle ne se donnait tout simplement même pas la peine d'argumenter quoi que ce soit. Elle niait tout en bloc, point final. Final ?  Si seulement.

« Vous vous débrouillez bien tout seul sur ce plan-là. »

Sheisse.. elle manquait pas de toupet la gamine ! Si on la laissait faire, toute cette histoire serait bientôt notre faute et elle allait dire que nous l'avions mis en danger, qu’elle avait sauvé ses fesses au prix d'efforts surhumains après que nous ayons manqué de la faire tuer. J'ai certes mieux, bien mieux à faire que de perdre mon temps à argumenter, pourtant je ne prendrais pas non plus la peine de lui coller la gifle monumentale qu'elle mérite. Non seulement elle ment, effrontément, mais elle me manque de respect en me prenant ainsi pour le dernier des crétins. Seulement voilà, je ne serais pas resté toutes ces années à mon poste si je ne savais pas me contrôler. Si j'avais du coller une droite à chaque ado qui avait fait preuve d'un peu trop d'insolence, c'est à MCC et pas sur les routes que je serais actuellement. En fait je serai très certainement en train de déguster les tripes d'un des matons mais tout ceci n'est que pure hypothèse et nous nous éloignons des faits.

Pour l'heure, ce que j'avais de concret, de réel, c'était ces deux électrons libres à tenir hors de portée l'un de l'autre pour ne pas précipiter notre départ suite à l'arrivée de revenants par les cris alléchés. Je ne me privais pas pour lancer à mon interlocutrice une petite pique visant à lui rappeler qu'elle n'était pas la bienvenue et curieusement, elle le prenait avec pas mal de philosophie.


« Écoutez. Il m'en veut, vous aussi pour ce qui est arrivé. Mais c'est comme ça maintenant. Certains vivent, d'autres meurent. Je ne suis pas prête de laisser un Zach me bouffer et de devenir comme eux. Je m'en sortais très bien avant que vous interveniez, vous avez juste facilité la tâche. »

Facilité la tache... Elle continue avec son histoire de survivance du plus malin au détriment des plus faibles. Ça fonctionne peut être bien chez les bêtes sauvages mais je ne peux pas croire que l'humanité soit vouée à tomber si bas. Pas si rapidement. Je n'ai certes jamais douté que l'homme ai toujours gardé ses instincts primaires et animal, ceux qui le pousse à vouloir survivre, mais j'ai du mal à digérer qu'une gosse de cet age puisse agir comme une créature sans foi ni loi. Survivre oui, mais pas à n'importe quel prix. Je jette un œil en direction du campement. Je veux les guider en lieu sur, si un tel endroit existe encore, mais je me refuse de croire que cela doit se faire au détriment d'autres être humains. Ce monde nage en plein chaos mais ce n'est pas une raison pour y perdre notre âme. Nos âmes... étrangement, de cette pensée mon esprit se perd un moment à se demander ce que pensent ces idiots de créationnistes de tout ce bazar. Seul la science nous donnera la réponse à la grande question : pourquoi Zack ? Tout le reste n'est que foutaises.

Le paquet au sol fini par m'intriguer. Je pose la question, je pourrais me pencher, le ramasser, découvrir par moi même, mais parler avec la gamine reste ma meilleure idée pour l’empêcher de se rapprocher un peu plus du camp. Vu qu'elle pose son sac sur place, j'en déduis qu'elle ne compte pas aller plus loin. J'aurais préféré qu’elle fasse demi-tour tout simplement mais je ne peux pas non plus la mettre à la porte... en partie parce que les portes c'est pas que qui nous encombre.


« Aucune idée, on me demande de livrer je pose pas de questions c'est aussi simple que ça. Vous avez qu'à ouvrir. C'est Ethan qui me l'a donné.»

« Ethan ? »

Voila que d'un seul coup, sa livraison prend un peu d’intérêt. Le toubib nous envoie donc de ses nouvelles. J'aurais préféré qu'il vienne lui même mais qu'il s’éloigne de ses protégés n'aurait pas été très judicieux. Laisser une gosse prendre la route seule non plus... sauf que la gosse en question a commencé à dépecer une bestiole. Non seulement elle se sert des autres pour sauver sa peau, mais elle est aussi capable de se débrouiller tel un Davy Crocket des temps modernes. Mais elle sort d'où exactement ? Elle a grandit dans les bois ?

« Alors ? Comment se passe l'organisation de votre campement ? »

J'étais comme hypnotisé par ce qu’elle était en train de faire et il me faut quelques secondes pour lâcher le lapin des yeux et essayer de comprendre sa phrase.

« Tu veux quoi au juste ? Savoir si on est mieux ou moins bien logés que vous ?  Comme ça tu pourras venir nous piquer notre place si jamais ça chauffe pour vous de l'autre coté ? »

Je tourne le paquet entre mes doigts, la curiosité me brûle de l'ouvrir. Mon regard va du colis au lapin qui n'a presque plus l'air de rien, puis revient au paquet. Je laisse s’échapper un soupire et me rassieds sur mon tronc. Dans le lot, je trouve une lettre pour Barr, je la lui donnerais plus tard, pour l'heure j'ouvre celle qui me concerne. Mais je ne lis que la première ligne.

« Merci. » J'ai relevé la tête vers elle « Tu pouvais tout aussi bien laisser ça dans les bois et retourner à ta base, personne n'en aurait rien su. Tu vois que tu peux avoir un peu d'honneur quand tu veux. »

Si cette petite phrase peut la faire cogiter et lui faire un jour retrouver un peu d'humanité, j'aurais été un peu utile. Mais j'en doute... il y a peu de chance qu'elle en tient compte et quand bien même, elle ne survivra peut être pas jusque là. Quoi que...








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MessageSujet: Re: But soon they'll take us down before anybody's knowing our name [Livre I - Terminé]   Jeu 28 Aoû - 1:02

Ludo ∞ Miriel
But soon they'll take us down before anybody's knowing our name.
Je n'avais aucune intention de lui servir une excuse bidon pour justifier mon geste. Je les avais laissé en plan avec un tas de Zack mais je n'avais aucun remord à ce geste. J'avais passé des années à survivre aux exercices de Tyler pour ce moment-là. Tout n'était que des outils pour parvenir à nos fins, c'est ce qu'il disait, c'est ce que j'appliquais autant que je le pouvais et les gens ne comprenaient pas. Pourtant j'avais vu bien pire lorsque je m'isolais et que j'observais les alentours.

Moi je n'avais fait que les laisser, j'avais vu des gens jeter volontairement leurs compagnons d'infortunes au Zack. La différence n'était peut-être pas énorme mais pour moi c'était ça qui faisait la différence entre les vrais sociopathes et moi. Cet homme lui en revanche ne la voyait pas. Je m'en fichais de ce qu'il pouvait penser, la majorité des personnes ne comprenait pas notre famille. Il n'y avait que ceux qu'on aidait qui finissaient par comprendre que nous avions plus de chance que la plupart des gens de survivre.

Il ne voulait pas que j'aille jusqu'au campement et bien soit. Isil devait me rejoindre ici et je ne pouvais pas me permettre de m'écarter de notre point de rencontre. Je m'installais tranquillement pour lui signifier que je n'allais pas bouger quand bien même il voudrait que je dégage vite de sa vue. Je parvins à capter son attention en lui précisant que le colis venait d'Ethan. Entre nous qui voudrait leur déposer quelque chose à part lui ?

Je n'accordais plus d'importance à Ludo, j'étais occupée à ne pas abîmer la peau ni la chair de l'animal. Je continuais la conversation pour la forme, parce que je me rendais compte que cet homme me prenait pour un animal sauvage et que pour cette raison il se méfiait de moi. Je n'étais pas douée pour les relations humaines mais je faisais des essais et la première chose qui me vint à l'esprit c'était le campement. Une question simple.

Délaissant mon travail dépeçage je le dévisageais alors qu'il commençait à débiter de nouvelles accusations. Qu'est-ce que j'avais fait au juste pour qu'il me voit comme un parasite. Je pointais mon couteau dans sa direction non pas comme une menace mais pour appuyer ce que j'allais lui dire.

« Vous me prenez pour quoi ?! Je m'en fiche que vous m'aimiez ou pas mais je vous interdit de dire que je vole les autres camps ou quelque chose dans ce goût-là. »

Il me vexait à me traiter de sangsue. J'avais jamais volé quelqu'un de vivant ou alors je n'étais pas consciente que ce que j'avais pris était à quelqu'un qui avait la ferme intention de les récupérer. Et puis la manière dont il tournait ça c'était un peu comme si j'étais incapable de me débrouiller seule et que je vivais aux dépends des autres, que je survivais en sacrifiant les autres.

Je reprenais mon travail, la peau se détachait assez facilement, le tout c'était de ne pas trop forcer non plus sans quoi je risquais de perdre des lambeaux de peau qui pouvaient s'avérer utiles pour tout un tas de choses. L'hiver était encore loin mais combien de lapins faudrait-il pour faire une veste ou même des chaussettes ? Et aurais-je longtemps l'occasion de croiser de telles proies ? Je fronçais les sourcils, toujours les yeux rivés sur mon travail alors qu'il recommençait à m'insulter.

« Si j'avais fait ça et dit à Ethan que tout était ok. Il aurait peut-être attendu un retour de votre part, il aurait fini par savoir que j'avais menti. Et puis ça ne me coûtait rien de venir dans le coin, au moins j'ai pas à supporter Tyler. »

Pourquoi je parlais de Tyler ? Aucune idée c'était sorti tout seul sans que je n'y prête attention, comme souvent quand j'ouvre la bouche. Mais mon ton n'était plus aussi agressif que précédemment juste parce qu'il avait commencé par me remercier avant de me demander pourquoi je ne faisais pas semblant d'avoir accompli ma mission. J'avais vraiment une réputation pitoyable à ses yeux mais qu'importe je ne pouvais pas lui en vouloir de me prendre en grippe de la sorte. Je nettoyais la peau avant de la ranger dans mon sac, la couture devrait attendre. Maintenant, le plus drôle : le reste de la carcasse. Mais avant ça je jetais un coup d’œil à Ludo pour vérifier qu'il n'allait pas gerber si je faisais un truc pareil sous ses yeux.

« Et pour information si je vous demandais pour le campement c'était uniquement pour savoir si vous faisiez des feux et éventuellement préparer ce truc pour que vous ayez de la viande. Vous savez chasser ? » dis-je en lui tendant le lapin sans peau que je tenais par les oreilles.

C'était faux, je pensais le garder pour moi mais il fallait qu'on reste en bon terme avec les groupes du secteur sans quoi ils finiraient par nous tomber dessus un jour. Et puis ça me servirait aussi, Ludo semblait être un de ces hommes qui ne cessent d'espérer que l'espèce humaine soit aussi belle que ce qui est décrit dans les bouquins de grands auteurs.

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MessageSujet: Re: But soon they'll take us down before anybody's knowing our name [Livre I - Terminé]   Sam 30 Aoû - 17:20




But soon
they'll take us down before
anybody's knowing our name



J'ai bien conscience d'être un peu sec avec elle, mes accusations ne sont fondées sur rien, rien d'autre que des spéculations, des hypothèses  basées sur son comportement de la dernière fois. Après tout, elle s'est tout de même servit de nous d'une des façons les plus odieuses qu'il soit. Alors oui, je me permets d'être désagréable.

« Vous me prenez pour quoi ?! Je m'en fiche que vous m'aimiez ou pas mais je vous interdit de dire que je vole les autres camps ou quelque chose dans ce goût-là. »

« On se calme gamine ! »

Bien qu'elle ne semblait pas vraiment s'en servir pour me menacer, je ne lâchais pas son couteau des yeux.  Je tentais de garder l'air le plus sérieux du monde, ne rien laisser paraître du stress qui commençait doucement à monter. Si j'avais de bonnes raisons de la garder éloignée du campement, ça ne servirait à rien si nous devions nous mettre à faire trop de bruit ici. Si les Zacks nous trouvaient, ils trouveraient le camp. Non, je devais tempérer, quitte à mettre un peu d'eau dans mon vin. Je ne présentais pas d’excuses pour autant, en avait elle présenté le jour où elle avait manqué de peu de nous faire tuer ?

Elle continuait de dépecer son lapin, j'entamais la lecture de ma lettre. Rien de bien passionnant, Ethan donnait des nouvelles, il en demandait en retour, il disait espérer que nous tenions le coup, parlait de se retrouver pour échanger un verre si un jour les choses s'amélioraient. Il en a de la chance de continuer à espérer de la sorte. La seule chose à laquelle je continue de croire, c'est que nous pourrions survivre à cette menace, si nous nous organisions un peu mieux. Mais une amélioration... malheureusement j'ai du mal à en voir ne serait ce qu'un bout d'ombre dans tout ce chaos. Les choses vont encore empirer, du moins c'est ce que l'évolution de cette invasion laisse présager. Invasion... non, ce sont nos frères, nos amis, nos semblables qui nous traquent, ou plutôt ce qu'il en reste. Personne n’envahis personne, c'est bien pire que ça parce que ça sous entend que nous finirons tous par faire partie de l'autre camp, les uns après les autres, jusqu'à ce que nous soyons tous des goules décérébrées et que nous commencions à nous entre-dévorer.  Fin de l’ère des hommes, remise à zéro des compteurs, arrivée d'une nouvelle espèce dominante, nouveaux cycle. Sauf que les dinosaures ont eu plus de chance que nous, j'aurais préféré qu'une comète vienne s’écraser sur le toit de ma maison ou de celle de mon voisin pour ce que ça change.

Je ne sais pas vraiment pourquoi je la remercie d'avoir accepté de nous servir de facteur. Pour relancer la conversation sur une touche moins déprimante peut être, ou pour essayer de lui rappeler qu'il n'est pas nécessaire de mépriser ses semblables pour avancer.


« Si j'avais fait ça et dit à Ethan que tout était ok. Il aurait peut-être attendu un retour de votre part, il aurait fini par savoir que j'avais menti. »

C'est rassurant de voir qu'au moins, elle était réglo avec le toubib. Si j'avai du m’inquiéter pour lui en plus de mon petit groupe, j'aurai sans doute fini par devenir dingue pour de bon, ou me payer un ulcère, au choix.

« Et puis ça ne me coûtait rien de venir dans le coin, au moins j'ai pas à supporter Tyler. »

Tyler... Je tentais de me souvenir mais je n'arrivais pas à mettre un visage sur ce nom, était-il déjà dans le groupe quand Ethan l'avait rejoint ou était-il arrivé plus tard comme elle ? Si elle voulait le fuir, c'est qu'il y avait anguille sous roche, ça au moins c'est facile à deviner. Tout en repliant la lettre et en la re-glissant avec les autres, je commence à ramasser mon petit bazar que j'ai envoyé à terre en l'entendant arriver. Tant qu'elle est là, autant rédiger ma réponse pour Ethan. Les autres m'en voudront peut être mais il préférera sûrement avoir une réponse que rien du tout. Je reprends la conversation tout en arrachant une page à mon cahier.

« Qui c'est ce Tyler ? Y a des tensions dans votre groupe ? Il est plus facile de survivre si on se bouffe pas le nez entre nous, j’espère que vous réglerez ça rapidement. » je marque une pause, la fixant du même regard inquisiteur qui a fait flancher tant de ces gosses à Chicago « Et sans avoir besoin d'abandonner qui que ce soit. »

Je m’inquiète peut être pour rien, ce ne sont même pas mes affaires après tout. Mais je veux être sur qu'Ethan ne se met pas en danger dans un groupe instable, que personne ne plante personne en traître. Je prends soin de ne pas la fixer plus longtemps, reportant mon attention sur la feuille devant moi. Non pas que je crains de la vexer, c'est bien le cadet de mes soucis, mais je ne veux pas lui montrer que je m’inquiète. Elle a raison sur un point, si je me perds en compassion pour tout le monde, jamais je ne parviendrais à maintenir les survivant qui me font confiance en vie. Je n'abandonnerai pas ce qu'il nous reste d'humanité pour autant, mais il arrivera un moment où j'aurais un choix à faire qui nécessitera que je renonce à certains principes. Mes yeux sont rivés sur la page blanche, perdu dans ces pensées morbides, je cherche les mots qui résumeraient notre situation sans donner au toubib de quoi trop cogiter non plus. Nous serions deux à nous inquiéter et ni lui ni moi n'avons besoin de ça. La gamine range la peau de son lapin dans son sac et a la brillante idée de reprendre la parole, me tirant ainsi de ce dilemme.

« Et pour information si je vous demandais pour le campement c'était uniquement pour savoir si vous faisiez des feux et éventuellement préparer ce truc pour que vous ayez de la viande. Vous savez chasser ? »

Un haussement d’épaules... tel est la première réponse qu’elle obtient. J'ai bien envie de lui servir une flopée de sarcasmes mais j'ai peur qu’elle le prenne de travers. Qu'importe, de l'air le plus sérieux du monde et sans lever les yeux de la page, toujours vierge, je lui répond finalement ;

« Je te remercie, mais ici nous vivons d'eau fraîche et de verdure... » sans trop savoir pourquoi, je perds mon sérieux et me mets à chantonner « Probiers mal mit gemütlichkeit mit Ruhe und gemütlichkeit .. »

Je poursuit en sifflotant, oubliant presque un instant la situation actuelle. C'est dingue comme quelques mots peuvent vous ramener des années en arrière...j'ai l'impression d'entendre rire ma fille alors que commence à siffloter le couplet... Je m’interromps, me racle rapidement la gorge, comme pour en chasser la mélodie, ce n'est pas le moment de penser à ça...ni le moment de chanter quoi que ce soit d'ailleurs. Dédramatiser les choses oui, mais pas faire n'importe quoi pour autant.

« Plus sérieusement, nous ne sommes certes pas des trappeurs comme tu sembles l'être mais nous ne sommes pas non plus pris au dépourvu. On profites aussi de la rivière, y a encore un peu de poisson. »

S’inquiète t-elle vraiment ou se met-elle à feindre la politesse pour me forcer à la regarder différemment ?







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MessageSujet: Re: But soon they'll take us down before anybody's knowing our name [Livre I - Terminé]   Dim 31 Aoû - 2:23

Ludo ∞ Miriel
But soon they'll take us down before anybody's knowing our name.
Pourquoi avais-je dis à Isil de me rejoindre ici ? J'aurais du l'attendre tout simplement. Résultat des courses je me retrouvais accusée d'être une espionne ou Dieu sait quoi. J'étais du genre à m'énerver facilement et forcément je réagissais au quart de tour face à ce genre d'accusation. Je n'avais pas envie de le planter, je l'avais dans la main c'est tout et je l'agitai parce que j'avais l'habitude de ne pas rester immobile quand je m'énervais et que je voulais tout de même garder un minimum de contrôle pour éviter de sauter à la gorge de la personne qui était responsable de ma saute d'humeur. Cet homme avait le don de calmer les gens c'est sûr ! Me traiter de gamine et m'ordonner de me calmer. Qu'importe je me calmais, non pas pour l'écouter mais parce que je devais attendre Isil ici donc engager un combat avec lui ne me servirait à rien si ce n'est me compliquer la tâche.

Je retournais donc à mes occupations, à savoir mon cher lapin. Ludo pour sa part semblait parti pour un petit bout de lecture. Grand bien lui fasse. Mais je pris tout de même la peine de lui expliquer pour quelles raisons j'avais réellement déposé le colis plutôt que de m'en débarrasser. Je relevais la tête pour l'écouter quand il demanda plus de renseignement sur Tyler ainsi que les tensions qui pouvaient y avoir dans le groupe. Je ne pus retenir un petit rire alors que j'aurais pu lui retourner sa propre accusation. Mais au lieu de ça je pris la peine de réfléchir. Est-ce qu'il y avait des tensions ? Bien sûr que non !

« Ça vous ferez plaisir qu'on est des problèmes ? Tout se passe bien, Tyler c'est juste mon père. Il veut s'assurer qu'on ne s'éloigne pas des principes qu'il nous a inculqué, parce qu'après tout il nous élevé dans le but unique de survivre à tout ça.  »

Je reprenais mes activités en réfléchissant à ce que je venais de lui révéler. J'ignorais pourquoi je lui en disais autant mais pour une fois je croisais quelqu'un qui ignorait qui était Tyler, il ne connaissait même pas Isil ma sœur, enfin je crois sinon il aurait douté en me voyant. Je pouvais donc avoir un regard neuf. Avant la Grande Panique je n'en aurais jamais parlé sous aucun prétexte par peur de voir les flics embarquer mon père pour mauvais traitement. Maintenant je ne pouvais pas en parler au sein du groupe, Tyler saurait que je parle de choses inutiles.

« Pour lui, tout et tout le monde ne sont que des outils pour survivre. Je ne me sens pas coupable de vous avoir abandonné parce que c'est comme ça. J'ai choisi de sauver ma famille et je ne peux pas me permettre de mourir en sauvant des gens que je connais pas. »

C'est embrouillé dans ma tête mais il y a une chose sur laquelle je suis certaine : Isil et Tyler ne peuvent pas mourir à cause de cette invasion morbide. Depuis toujours ils sont mon monde, avant il y a avait la musique mais j'avais fait une croix dessus le jour où nous avions quitté Brighton. Mon piano... Est-ce que je le retrouverais si je repartais dans le sud ? Est-ce que je reverrais un jour mon ancien patron qui m'avait permis de découvrir la musique dans tout ses détails ? Réfléchir ce n'était pas mon truc, d'habitude je faisais le vide avec quelques notes de piano ou la musique à fond sur mon Ipod et le silence imposé par Ludo ne m'aidait pas. Je détestais le silence en fin de compte, il était trop pesant. Observant le lapin je songeais que c'était peut-être une bonne proposition pour me faire pardonner, à priori Ethan n'avait pas l'intention de laisser ce groupe sans nouvelle et je ferais mieux d'éviter de m'en faire des ennuis. Après tout les survivants pouvaient toujours aider et avoir de bonnes relations avec eux c'était jamais perdu. Je lui proposais donc la fameuse prise comme cadeau.

Haussement d'épaules suivi d'une remarque qui me fit rire. Les pauvres si tout le monde était réduit à bouffer de la laitue ils avaient vite finir par devenir barjos. Mais je n'était pas au bout de mes surprises, le voix qu'il était en train de me chantonner un truc en je ne sais quelle langue.

« A vos souhaits. » dis-je sans le regarder alors qu'il continuait de siffloter.

Il finit par se reprendre tout seul et expliqua qu'ils pouvaient vivre de poissons pêchés dans la rivière. Il me prenait pour une trappeuse, ce qui dans le fond n'était pas vraiment faux vu que mon père l'avait été et que je l'aidais à quelques occasions. Mais mon véritable métier n'avait jamais été ça.

« Je ne suis pas trappeuse, je travaillais dans une boutique de musique. Pour info. Et sinon c'est comme vous voulez pour le lapin ça m'en fera plus quand je rentrerais. » dis-je en reportant mon attention sur le gibier.

Je commençais la partie numéro deux du dépeçage du lapin. Sans doute le truc le plus dégouttant à faire parce qu'il s'agissait de découper la chair pour la détacher de la carcasse. Loin de m'émouvoir je m'acharnais à la tâche. Ce type avait le don de me délier la langue et le problème c'est que si je ne parlais pas je me mettais à cogiter au point de filer un mal de crâne. Je devais m'occuper, me concentrer sur une tâche qui réclamait toute mon attention. Entre nous le lapin n'avait rien de compliqué, ça faisait un bail que j'en tuais et que je les nettoyais donc la tâche avait presque quelque chose d'automatique. Faites qu'il se mette à parler d'un truc intéressant ! En fait juste un truc qui ne me fasse pas dire des choses à mon sujet.

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MessageSujet: Re: But soon they'll take us down before anybody's knowing our name [Livre I - Terminé]   Mer 3 Sep - 18:27




But soon
they'll take us down before
anybody's knowing our name



« Ça vous ferait plaisir qu'on ai des problèmes ? »

Et voilà qu'elle se met à jouer les Calimero. Le cynisme est donc tout ce qu'elle est capable de servir quand une discussion tend un tout petit peu vers le sérieux ?  Bon il est vrai que depuis qu'elle est arrivée, je lui en ai moi même dispensé pas mal, du cynisme. Elle et moi sommes partis sur de mauvaises bases sans doute. Mais à qui la faute ?

« Tout se passe bien, Tyler c'est juste mon père. Il veut s'assurer qu'on ne s'éloigne pas des principes qu'il nous a inculqué, parce qu'après tout il nous élevé dans le but unique de survivre à tout ça.  »

Je baisse la tête et me contente d'un petit ricanement. Voila donc le fin mot de l'histoire. Cette fille n'est pas une psychopathe en puissance, c'est une sociopathe, la faute aux parents, comme souvent dans ces cas là. Apprendre à ses enfants à survivre dans ce vaste monde... c'est un vaste sujet, sujet que nous avions souvent abordé avec Emma mais il était alors plus question de se préparer aux problèmes classiques de l'adolescence qui finirait bien par arriver, lui inculquer les bonnes manières, prévoir les sorties entre amis qu'elle nous demanderait un jour, la question de l'indépendance, des études qu'elle ferait, ce genre de choses. Qu'est ce qu'il peut bien passer dans la tête d'un homme pour qu'il décide d'apprendre à ses enfants à survivre en cas de... de quoi d'ailleurs ? D'attaque nucléaire ? D'invasion aliens ? Ce mec avait-il prévu que les morts se relèveraient un jour pour faire de nous le met le plus recherché de la planète ou est-il simplement un grand paranoïaque ? Quoi qu'il en soit il a probablement sauvé la vie de ses enfants, ils n'ont pas du avoir une enfance facile mais le fait qu'elle soit encore en vie prouve qu'il avait peut être raison. Mais même si j'avais su tout ça à l'avance, si nous avions pas eu cet accident, je ne pense pas que j'aurais pu élever ma fille dans l'optique d'en faire une sorte de Rambo.

« Pour lui, tout et tout le monde ne sont que des outils pour survivre. Je ne me sens pas coupable de vous avoir abandonné parce que c'est comme ça. J'ai choisi de sauver ma famille et je ne peux pas me permettre de mourir en sauvant des gens que je connais pas. »

« Ça je peux le comprendre, faut dire que... »

J'ai levé la tête, le regard dans le vide je cherche mes mots pour poursuivre mais je ne préfère pas m’étendre sur le sujet. Pour tout dire je n'ai pas la moindre idée de comment je réagirais si je devais choisir de laisser mourir quelqu'un aujourd'hui pour peut être sauver Kate un jour. Chacune de nos actions a un effet à plus ou moins long terme dans ce fichu univers et personne ne peut savoir à l'avance. Si ça se trouve, Barr sauvera peut être le Tyler en question dans quelques jours ou peut être qu'au contraire il sera responsable de sa perte, ou bien ce sera moi. Mais comment expliquer à cette gosse que son geste aurait pu coûter la vie des gens qu'elle voulait pouvoir protéger... Tout est n'est pas aussi simple que ce qu’elle semble le penser. Nous sommes tous, nous autres survivants, liés d'une manière ou d'une autre. En tant qu'individus sur cette planète et en tant que derniers représentants d'une espèce en voie d'extinction. Combien sommes nous au juste ?

Une fois de plus, elle interrompt le flot de mes idées. Son lapin, sa question, le réflexe stupide qui me pousse à lui répondre à nouveau par un sarcasme, le lien que mon esprit fait avec ce dessin animé... J'ai connu un neurologue qui aurait eu une théorie très intéressante sur la connexion improbable que mon cerveau a établi tout seul entre ma plaisanterie et cet ours épicurien mais moi, je suis bien incapable de voir autre chose qu'un moment d’égarement dans ma petite chansonnette.


« A vos souhaits. »

« hu ? »

Ah tient... j'ai chanté dans ma langue maternelle... En même temps, je n'ai pas vraiment eu l'occasion d'apprendre ce genre de chansons en anglais. Elles ont bercé mon enfance, elles ont résonné dans notre appartement après la naissance de Kristina mais toujours en allemand. Je ne m’excuserais pas pour ça, si elle n'a pas l'oreille pour les accents et ne l'avait pas remarqué avant, la voilà maintenant fixée, je ne suis pas né au pays de l'Oncle Sam. Qu'est ce que ça change... je suis dans la même galère qu'elle, les Zacks se moquent bien de mon visa. Je passe outre ce détail, comme si de rien n'était. Elle veut savoir si nous avons des vivres ? Qu'elle se rassure là dessus.

« Je ne suis pas trappeuse, je travaillais dans une boutique de musique. Pour info. Et sinon c'est comme vous voulez pour le lapin ça m'en fera plus quand je rentrerais. »

La musique... j’hésite à la lancer là dessus. Les violons et les guitares en bon état ça court pas les bois ces derniers temps. Et puis il serait peu judicieux de se risquer à faire du bruit de toutes façons. Je me concentre plutôt sur le reste.

« Tu disais vouloir aider les tiens à survivre, ramène leur donc ta prise. Ça leur sera plus utile que de savoir que nous nous avons le ventre plein. »

Et je me fends d'un clin d’œil. Premier geste sympathique à son intention. Personne ne sait de quoi demain sera fait, je préfère essayer de ne pas me la mettre à dos, mettre ma rancune de coté. C'est un pari que je fais, reste à voir si l'effet de ce petit papillon soufflera en notre faveur ou non. C'est blanc ou c'est noir, le gris n'existe pas. Mon regard se perd dans le vide, mes pensées avec, puis j'accroche un détail sur un tronc en face de moi, dans la direction du camp. Rien qui vaille la peine d'être noté, juste un reflet qui passe entre les branches. Juste ce qu'il faut pour me rappeler que le temps file mais pas assez vite, que je dois continuer à meubler le temps que sa sœur arrive et qu'elles repartent, qu’elles s’éloignent du camp. Sa sœur... le sujet est tout trouvé.

« Vous êtes nombreux ? Dans votre fratrie, vous êtes nombreux ? Vous avez eu de la chance de pouvoir fuir ensemble. Au moins si vous deviez mourir, ce ne serait pas seul. Ça a quelque chose de rassurant je trouve. »

N'importe quoi... je raconte n'importe quoi. Nous ne sommes pas seuls. Personne n'est vraiment seul. J'ai tissé plus de liens avec les gents qui voyagent, qui survivent avec moi aujourd’hui, en l'espace de quelques semaines que je n'en avais avec mon propre père. Mais il faut meubler, meubler à tout prix...








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MessageSujet: Re: But soon they'll take us down before anybody's knowing our name [Livre I - Terminé]   Lun 8 Sep - 12:56

Ludo ∞ Miriel
But soon they'll take us down before anybody's knowing our name.
Tyler... C'était un sujet vraiment complexe. Le personnage l'est après tout. Je l'ai souvent détesté de nous avoir fait subir tout ça pendant vingt ans mais aujourd'hui je commence à doucement comprendre que ce taré avait raison. Grâce à lui nous avions plus de chances que la normale de s'en sortir sans trop de dommages. Il nous avait tout appris y compris à nous blinder par rapport au reste du monde. Par exemple le fait de laisser Brighton en pâture à Zack alors que nous partions pour le Nord aurait pu me poser un cas de conscience mais pour moi j'avais surtout gagné du temps pour mettre le plus de distance entre nous et la masse de Zack qui s'était lancé à notre suite en quête de chair fraîche.

Pour Ludo c'était la même chose, j'avais économisé des forces en n'ayant pas à combattre mes assaillants. Je ne m'en voulais pas le moins du monde mais il persistait à essayer de me faire culpabiliser ou à éprouver de la rancœur à mon encontre mais si ça pouvait lui faire passer le temps, tant mieux pour lui moi je n'avais pas ce luxe, j'étais occupée à survivre et sauver le reste de ma famille. Je lui explique donc le gros concept familial et il me répond qu'il peut comprendre. Le reste de sa phrase reste en suspend alors qu'il semble se perdre dans ses pensées. Ce type a un sérieux problème de concentration mais je ne lui en tient pas rigueur c'est pas comme si je voulais en savoir plus sur sa vie.

Je continuais mon ouvrage lorsqu'il se mit à chantonner. Je n'y connaissais strictement rien en matière de dessins animés. Peut-être le plus important : le Roi Lion parle du règne des Lions dans la savane, la petite sirène évoque l'histoire d'une femme poisson et toutes ces princesses stupides qui se font sauver par leurs princes. Tyler ne nous donnait pas accès à ce genre de choses et jusqu'à ce qu'on rentre à l'école nous n'avions pas connaissance de ce genre de choses. Je me souviens de la première fois que j'ai vu une télé à l'école. Les autres se sont pas moqués de moi parce que je ne comprenais pas ce que cette petite boite carrée pouvait faire. Maintenant j'étais bien contente de ne pas avoir une maîtrise de la télécommande parfaite vu que ça ne me servirait peut-être jamais. Mais en plus il chantait dans une langue que je ne connaissais absolument pas. Une langue un peu barbare à l'écoute, il me semblait avoir déjà entendu ce genre de dialecte mais ça ne m'a pas marqué plus que ça.

Je continue ma tâche avec application. Efficacité et rapidité c'est ce que Tyler répétait quand il nous apprenait à nettoyer une prise de la sorte. Il n'y a pas de temps à réfléchir à observer, on devait connaître les tendons du lapin par cœur pour pouvoir le nettoyer en vitesse. J'exagère un peu mais pas tant que ça. Je décide finalement de lui proposer le lapin, parce que dans le fond je vois bien qu'il m'en veut toujours et c'est pas forcément utile d'avoir des vivants contre soi. Sans compter qu'il est probable que je repasse dans le coin donc autant éviter de me faire agresser.

Enfin ! Il se déride et j'ai même droit à un clin d’œil. Il va tomber de la merd* demain ! Il est marrant, comme si tout le monde attendait un simple lapin pour manger. Je lui réponds par un simple ricanement avant de m'expliquer.

« On a déjà quatre lapins de notre prise aujourd'hui. En remontant de Coaticook on a posé des lignes pour qu'en revenant on puisse espérer récupérer quelques poissons. Croyez-moi ils ne meurent pas de faim chez nous. »

J'avais une forte envie d'ajouter qu'on mangeait pas de bouffe pour lapin mais des lapins mais je venais juste de commencer à obtenir un peu de gentillesse. Pas que je sois à la recherche de ça en particulier mais après ce que j'avais fait je pensais devoir lutter plus longtemps. Quoi qu'en dise Isil je ne cherchais pas l'amour parental que je n'avais jamais eu.

« Vous devriez accepter quand on vous offre ce genre de choses. C'est pas tous les jours que vous en aurez l'occasion. »

Dernière fois que je lui donnais un conseil. On ne pouvait se permettre d'avoir de la fierté uniquement quand on avait de quoi se permettre de refuser. Même moi j'avais commencé à comprendre ce concept. Pourtant j'étais très fière dans mon genre.

Il embraye sur ma famille, le fait qu'on ait eu de la chance de fuir tous ensemble et qu'on serait plus rassuré de mourir ensemble. Rassurant ? La mort n'avait rien de rassurant, c'était la fin accompagné ou non le résultat était le même. Je lui offris une moue songeuse alors que je réfléchissais. Mais en même temps oui si on rendait l'âme en même temps je ne m'inquièterais pas de l'avenir pour eux. Mais je m'en voudrais d'avoir laissé une telle chose arriver.

« Il n'y a que ma sœur et moi. Si vous la croisez vous la reconnaitrez. Je vous laisse la chance, on a calculé notre coup. Les gens de la ville étaient déjà condamnés quand les informations ont relayé la nouvelle de l'épidémie. Le temps que Zack arrive jusqu'à chez nous, on vivait au milieu de rien, on était déjà parti depuis un moment. »

Tourné comme ça je ne lui disais presque pas que j'avais appris à abandonner les autres à leurs sorts grâce à Tyler ce jour-là. Ça donnait l'impression qu'on avait juste fuit en apprenant la nouvelle.

« J'ai pas l'intention de laisser arriver ce moment. Tyler peut-être parce qu'il est vieux et qu'il va arriver un moment où il ne pourra pas suivre mais j'espère que ce sera le plus tard possible. Mais ma sœur survivra. Elle est intelligente. »

Oui, Isil saura survivre même si Tyler et moi n'y arrivons pas. Elle saura ne pas regarder en arrière et partir au plus vite même si nous ne sommes pas tout à fait morts. Moi je n'y arriverais pas. J'ai beau essayer de me dire que c'est ce qu'il faut faire maintenant mais non je ne peux pas envisager de ne pas essayer jusqu'à la dernière seconde. Le regard sombre je continue à nettoyer mon lapin, presque toute la chair est détachée de la carcasse sans avoir trop de perte.

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MessageSujet: Re: But soon they'll take us down before anybody's knowing our name [Livre I - Terminé]   Dim 14 Sep - 1:21




But soon
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Pourquoi est-ce qu'elle m'a proposé son lapin ? Pitié, besoin de se faire pardonner, envie de faire un geste désintéressé, ou bien simplement pour être polie, comme une question rhétorique sachant que je refuserais. Je pourrais passer des heures à chercher la réponse à cette question, celle qu’elle me donne ne me satisfaisant pas le moins du monde.

« On a déjà quatre lapins de notre prise aujourd'hui. En remontant de Coaticook on a posé des lignes pour qu'en revenant on puisse espérer récupérer quelques poissons. Croyez-moi ils ne meurent pas de faim chez nous. »

Et elle va me faire croire qu’elle bossait dans un magasin de musique ? Non, elle ne travaillait pas, son père l'a élevée au milieu des bois comme un savant mélange entre un iroquois et un trappeur.

« Vous devriez accepter quand on vous offre ce genre de choses. C'est pas tous les jours que vous en aurez l'occasion. »

Peut être. Peut être mais je refuse d'accepter ce cadeau pour autant. C'est le fruit de ses efforts, le fruit de son entraînement intensif de bonne petite survivante. En revanche il me vient une idée saugrenue, pour le moins osée. Tellement qu'elle n'ira pas plus loin que ça, elle restera une idée. Je refuse de lui demander ce service. D'autres au camp savent poser des collets, pourquoi irais-je lui demander à elle de m'apprendre ? Pour tuer le temps ? Je n'en suis pas encore arrivé à ce point là de mes tentatives de l'éloigner du camp. Je garde ça en resserve, comme un joker de fortune au cas où.

Je ne sais pas vraiment comment nous en arrivons à parler de sa chance d'être avec les siens. Chance... si je croyais en ces conneries je ne suis même pas sur que j’appellerais cela ainsi ; Certes, comme je le lui fait remarquer, ils sont ensembles dans la survie, ils le seront dans la mort aussi. Mais de voir disparaître un proche sous ses yeux.. c'est parfois plus douloureux que de ne pas savoir ce qu'il advient de lui. Je n'ai pas la moindre idée de la légitimité de ma comparaison, mais il me semble qu'il m'est bien moins douloureux d'ignorer le destin de Kate aujourd'hui sachant qu’elle pourrait tout aussi bien être morte que vivante, ou les deux à la fois, que ce que j'ai vécu à la mort de ma fille. Peut être parce qu'ayant déjà connu une disparition brutale je me suis endurci.. très peu probable quand on sait que je n'ai survécu que grâce à cette même sœur pour laquelle je m’inquiète à présent.


« Il n'y a que ma sœur et moi. Si vous la croisez vous la reconnaîtrez. »

Sachant qu'elle est censé la rejoindre et que je compte bien attendre jusque là pour m'assurer qu'elle ne s'approchera pas plus du camp, il y a en effet de bonnes probabilités que je la reconnaisse aisément.

« Je vous laisse la chance, on a calculé notre coup. »

Tient donc ! Est ce que je viens de me découvrir un point commun avec elle ? La chance n'existe pas je l'ai toujours dit.

« J'ai pas l'intention de laisser arriver ce moment. Tyler peut-être parce qu'il est vieux et qu'il va arriver un moment où il ne pourra pas suivre mais j'espère que ce sera le plus tard possible. Mais ma sœur survivra. Elle est intelligente. »

Elle a quoi, la vingtaine ? Son père doit avoir mon age à peu prés. Parfait donc je sais à présent qu'à ses yeux je suis trop vieux pour survivre. Je vais finir par détester les gosses, les ados, les jeune adultes, appelez les comme vous voudrez. Elle espère quoi ? Survivre assez longtemps pour que son père vieillisse ? Qu’elle cesse de se leurrer tout de suite. Si nous tenons jusqu'à l’hiver ce sera un miracle. Et même là, soit ces choses meurent bel et bien avec le froid et il ne sera plus question de survie mais de reconstruction, soit c'est nous qui finiront congelés. Non la survie à long terme n'est pas envisageable, à vingt ans comme à quarante.

Je n'ai pas la moindre idée de ce que je peux répondre à tout cela sans cesser d'être un minimum diplomate. Soit je lui ruine ses espoirs en lui annonçant que d'ici mars nous seront soit sauvé soit morts, soit je l’envoie valser en me vexant de sa belle allusion à la survie des vieux croûtons dont je fait partie. Joker. Plan B. Je regarde ce qu'il reste du lapin. M'efforce de cherche rla meilleure formulation pour ma question, prend une grande inspiration puis me lance.


« Il n'y a pas de trous dans ce lapin. Vous êtes donc suffisamment malignes pour les attraper au collet et non en tirant à tout va. Sage décision quand on sait que les Zacks sont attirés par les coups de feu comme les papillons par les néons. Tu prendrais quelques instants pour montrer ta technique à un novice ? Tu pourrais garder tes lapins tout en te rassurant, nous ne mourrons pas de faim puisque nous attraperons nos propres proies. »

Je roule le cahier et les lettres entre mes mains, glisse le crayon dans la poche de ma chemise. Je suis prêt à la suivre pour qu’elle me montre, j’espère avoir à le faire. D'une pierre deux coups, je l’éloigne du campement et je meuble la conversation en la concentrant sur des sujets utiles.










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MessageSujet: « »</span>   Sam 8 Nov - 16:04

Ludo ∞ Miriel
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Le lapin c’était une vaine tentative pour essayer d’apaiser toutes les tentations qu’il pouvait y avoir entre nous. De toute évidence j’allais devoir trouver une nouvelle tactique pour rebondir sur cet épisode malheureux. Franchement, entre nous, combien de chances j’avais de tomber sur lui après cet épisode fâcheux ? Je pensais sincèrement qu’il n’aurais pas survécu au bourbier dans lequel je l’avais laissé à ce moment-là.

Chacun de nous restait donc sur ses positions et bien que nous ayons décidé de rester cordiaux pour le bien-être de tous il n’y aurait pas plus dans notre collaboration. Ou pas. Je lui expliquais ce que je pensais de l’avenir de notre famille. J’ignorais complètement que je l’avais vexé en désignant Tyler comme un vieux crouton et par extension lui aussi. Que voulez-vous ?! Mon tact légendaire et moi on ne se refait pas. J’ignore comment il en est arrivé à sa demande mais je l’écoute avec attention quand il commence à parler du lapin et de son état plutôt nickel. Il me passait de la pommade en approuvant la technique de chasse sachant que la chasse normale (à savoir tirer comme un timbré sur tout ce qui bouge) était plutôt risquée de nos jours.

Les lèvres pincées je l’observe en attendant que la contrepartie de ces compliments pointe le bout de son nez. Il prit le parti de ne pas faire durer le suspense et d’y aller franchement. Lui expliquer comment poser des pièges ? Je réfléchissais. Bien entendu que je pourrais mais qu’est-ce que ça m’apporterait ? Il ne faisait pas partie de mon groupe, il avait une dent contre moi… Je tenais peut-être mon pardon. Je haussais les sourcils quand il parla d’être rassurée de savoir qu’ils ne mourraient pas de faim. Entre nous ça m’arrangerait qu’ils crèvent de faim, nous connaissions leur localisation donc ce serait une recherche d’armes et d’autres ustensiles utiles pour la survie aisément. Vous trouvez que c’est ignoble de penser ainsi ? Essayez donc de trouver des casseroles, des couteaux… De nos jours ces choses si banales sont devenues précieuses pour tout le monde et trouver ça facilement juste parce que certains ont été trop stupides pour se donner les moyens de survivre c’est du pain béni.

« J’ai rien d’autre à faire, pourquoi pas ? » dis-je en me levant après avoir rangé mes affaires.

Je ne lui jetais pas le moindre coup d’œil avant de me lancer vers la forêt. S’il voulait apprendre autant que ce soit bénéfique. Je n’allais pas juste lui montrer quelques pièges et le laisser sur ça. J’avais l’intention d’être un bon professeur sur ce coup-là. Apprendre à poser un piège et le cacher pour que les proies se laissent prendre.

Type d'action S’avance en direction de la forêt

Par où est-ce que j'étais passée au juste ? J'observais les environs pour constater que l'accès au boisement était bloqué par de petits arbustes bien robustes.

« Vous qui connaissez le secteur, on passe plutôt par où ? Parce qu'il serait stupide de s'épuiser de passer à travers ces machins. » dis-je en montrant les fameux bosquets imposants.

Type d'action Fouille les environs.


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MessageSujet: « »</span>   Sam 8 Nov - 16:04

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MessageSujet: Re: But soon they'll take us down before anybody's knowing our name [Livre I - Terminé]   Mar 11 Nov - 23:12




But soon
they'll take us down before
anybody's knowing our name





Pourquoi est-ce que je lui demande ça au juste ? Me faire passer pour un homme désespéré, un ignare incapable de poser un collet... Et bien non, je ne sais pas faire ce genre de choses. Je suis un mathématicien. Je peux jongler avec les chiffres comme personne, vous tirer toutes les applications d'un système dynamique ou vous.. j'étais... je doute d'une part que tout ceci puisse intéresser qui que ce soit de nos jours et puis, à dire vrai c'est derniers temps à par de la comptabilité stupide et de l'inventaire je n'ai pas fait grand chose. Si, j'ai calculé nos... je hais ce mot... nos chances de survies. Nos chances, comme si la chance avait quelque chose à voir là dedans. La chance n'existe pas, il n'y a que le résultat des actions de chacun, l'influence de nos choix sur tout le reste. Alors oui dans un sens, on pourrait dire que je calcule encore, que nous calculons tous au final. « Et si je marche de ce coté, que va-t-il m'arriver ? » Chacun de nos geste est réfléchis dans ce sens, nous calculons tous les relations de cause à effet sans le savoir, chacun à sa façon. Moi j'y vois des chiffres, des probabilités, des statistiques, d'autre y mettent leurs tripes, ne se fiant qu'à leur instinct. Mon instinct à moi je préfère ne pas le laisser parler. Je me serais rué sur la première boutique de liqueur quand les attaques ont commencées et j'aurais finis fin saoul dans un caniveau. Je suis curieux de savoir si les zacks se seraient payé la gueule de bois en mangeant ma carcasse imbibée...  Mais non, je n'écoute pas mon instinct, je réfléchis. Trop peu être parfois, un jour je finirais par perdre trop de temps et nous ferais tous tuer, mais pour le moment ça fonctionne, pour le moment on est encore debout, on survit.

Et pour survivre encore, apprendre à faire autre choses de mes dix doigts que poser et résoudre des équations sur un cahier ne fera de mal à personne. Et surtout pas au groupe. Et alors que je m'attendais à un refus, voir à ce qu’elle me rit au nez, la voilà qui range son barda et se lève tout acceptant ma requête. Il a vraiment un truc qui tourne pas rond chez cette fille. Un jour elle vous laisse crever sur place en se servant de vous comme d'un appât, l'autre elle vous donne des cours pour devenir un bon petit trappeur. Pas un regard, pas un mot de plus, ni elle ni moi n'en avons vraiment envie de toutes façons, on a déjà abordé les sujets qui nous venaient à l'esprit. Pas la peine de se raconter nos vies, non seulement elles n'existent plus mais qui ça intéresserait de savoir à quel age elle a perdu sa première dent ou combien de fois il m'a fallut passer l'examen pour décrocher mon permis... Non vraiment, gardons ces conneries pour nous, nous n'avons ni le besoin ni l'envie de nous connaître d'avantage.

Sauf que la parfaite petite trappeuse, elle se mélange un peu les pinceaux. Alors que nous nous éloignons un peu du camp, je la laisse guider, après tout, même si je connais probablement les environs mieux qu'elle, Davy Crockett c'est elle, pas moi. Et même Davy Crockett peut se paumer en foret. Enfin se paumer, c'est un bien grand mot je suppose, nous ne sommes pas si loin que ça du camp. Nous nous arrêtons comme le pseudo sentier qu’elle suivait s’arrête net sur de la broussaille un peu trop épaisse.


« Vous qui connaissez le secteur, on passe plutôt par où ? Parce qu'il serait stupide de s'épuiser de passer à travers ces machins. »

Je hausse les épaules, elle n'a pas une machette magique ou une connerie du genre pour parfaire son attirail ?

« Y a qu'a contourner par là. »

Pas besoin d'en dire plus, je reviens un peu sur nos pas et prends à droite. A droite, c'est vers le sud. Si sa sœur arrive, elle viendra de par là, autant être sur son chemin pour ne pas la laisser arriver jusqu'au camp.



Type d'action cherche un autre passage vers le nord

Un grognement sourd quelque part sur notre droite et je ferme les yeux une fraction de seconde, me surprenant à prier pour qu'il ne s'agisse que d'une bête quelconque. Une bête..

« Donnerswetter ! »

Un contaminé, là à quelques mètres de nous. Je réfléchis à toute allure, comme toujours. Retourner au camps ? Non, s'il n'est pas seul ce serait mettre trop de monde en danger. Continuer droit devant pour le semer ? Peut être.







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MessageSujet: Re: But soon they'll take us down before anybody's knowing our name [Livre I - Terminé]   Mar 11 Nov - 23:12

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MessageSujet: Re: But soon they'll take us down before anybody's knowing our name [Livre I - Terminé]   Lun 15 Déc - 14:09

Ludo ∞ Miriel
But soon they'll take us down before anybody's knowing our name.
Je le suis alors qu'il m'indique un chemin sans doute plus praticable vers le sud. Sauf que ce que j'entends est loin de me rassurer. J'entends Ludo dire quelque chose dans sa langue de barbare. Pas que je sois une poule mouillée mais entre nous j'ai d'autres choses à faire que de m'amuser à buter du Zack.

« Allez venez faut pas traîner dans le secteur. »

Type d'action Repart vers la gauche pour fuir le zombie

Je dois avoir la poisse aujourd'hui, alors que je fais volte-face pour fuir dans la direction opposée de celle d'où vient le zombie je me retrouve face à un nouveau tas de branchage. M’emmêlant à moitié les pinceaux, je me retrouve presque prise au piège dans un tas de branchages bas qui s'accrochent à mes vêtements, mes cheveux... Bref c'est la merd* ! Je m'extrait tant bien que mal de mon piège pour regarder Ludo. Allez gars c'est le moment de faire preuve d'imagination et de nous trouver un passage parce qu'on n'a pas bougé, le bout de chair morte se dirige sans doute vers nous avec le bol que j'ai aujourd'hui et que j'ai pas vraiment l'intention de passer la nuit en sa compagnie.

« C'est encore pire que Zack cette merde. Il faut qu'on le sème et vite. » dis-je en me débarrassant des dernières branches mortes qui s'étaient prises dans mes cheveux.

Je lui lançais un regard noir, s'il s'avisait de se foutre de ma tronche je le balançais au zombie et je me faisais la malle, encore une fois.

[HJ: J'ai la poisse et je fais le strict minimum j'ai honte.]

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MessageSujet: Re: But soon they'll take us down before anybody's knowing our name [Livre I - Terminé]   Lun 15 Déc - 14:09

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But soon they'll take us down before anybody's knowing our name [Livre I - Terminé]
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