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On the road again? [Livre I - Terminé]
MessageSujet: On the road again? [Livre I - Terminé]   Mar 2 Sep - 16:52

Nous étions arrêtées aux abords de la ville, après une marche assez longue sous le soleil. Il était presque quatorze heures, et nous étions parties à six heures du matin, avec Miriel. La température était difficilement supportable, mais nous pouvions difficilement la faire changer. Pas que je ne crois pas en danses de la pluie et toutes choses similaires, mais je restais sceptique. Bref, il faisait bien trop chaud, pour marcher pendant près de sept heures sous une chaleur intense – notre pause nous avait à peine suffit à reprendre un peu de force, en mangeant une petite partie du gibier que nous avions chassé. J’en avais profité pour reproduire la carte du Canada que j’avais avec moi, en plus détaillé, avec les informations des gros groupes de Zack. Peu utile, étant donné qu’ils étaient mobiles, mais on faisait avec ce qu’on pouvait. Nous approchions de Coaticook, que nous avions contourné autant que possible – pour pas rallonger notre périple, mais aussi parce que nous avions vu un nombre conséquent de zombies aux abords de la ville alors que nous nous en approchions.

Notre décision d’y aller après avoir été plus au sud en avait été renforcée, et nous avions passé notre chemin. Mais nous ne pouvions plus faire demi tour, maintenant. Nous devions les esquiver, y entrer, et trouver un abri pour la nuit. Pas forcément le plus simple à faire, étant donné la prolifération de morts-vivants grouillants et à gerber. Je soupirais, avant de lancer un regard à ma jumelle : quand faut y aller, faut y aller. Que nous n’ayons pas besoin de parler pour nous comprendre était un avantage non négligeable. Cela ne provenait pas de notre gémellité, comme beaucoup pouvaient le croire sans que nous ne les contredisions, mais de notre vie consacrée à la survie, depuis toujours. Tyler était un mauvais père à bien des égards, d’après les standards traditionnels, mais nul ne pourrait nier qu’il avait réussi à nous préparer bien mieux que la plupart des gens ne l’étaient à l’apocalypse zombie.

Nous longions les murs en silence, nous couvrant mutuellement, chacune une arme en main. J’avais hésité à prendre mon couteau, qui me convenait plus que le flingue, mais n’était guère pratique contre des zombies. Si j’étais acculée, peut-être serait-ce le plus maniable, mais à distance comme je pouvais supposer que nous le serions si l’un d’entre eux se présentait à nous, mieux valait pouvoir éliminer la menace sans lui donner l’occasion de s’approcher. De nombreux bâtiments se situaient de part et d’autre de l’artère dans laquelle nous évoluions, mais je n’y prêtais attention que dans l’optique où un ennemi en sortirait. Notre premier but était de voir si les lieux étaient habités de non contaminés. Nous ne voulions pas risquer un problème inutile, à nous trouver sur les plates bandes d’autres survivants, auprès de qui nous ne serions pas les bienvenues.

Des silhouettes indistinctes apparaissaient au loin, de moins en moins vagues. Trois ou quatre personnes. Je m’arrêtais un instant, indiquant à Miriel de faire de même, pour m’assurer que nous n’allions pas au devant de zombies. Je les observais, puis décidais de continuer. Ils ne semblaient pas atteints, mais la distance était trop grande pour l’affirmer. Plus nous avancions, plus nous constations qu’il ne s’agissait pas d’une menace – ou du moins pas comme les zombies pouvaient l’être. Je me tournais vers Miriel, lui indiquant que le mieux serait de leur parler, et leur demander l’autorisation de séjourner dans la ville pour la nuit. Nous ne voulions pas risquer la moindre attaque en plein sommeil – de Zack, ou d’humains paranoïaques. Parvenant à un accord, je m’approchais suivie de ma sœur, pour établir un premier contact. « Isil Ornett, et ma sœur Miriel. On est stationnées avec quelques personnes au nord de cette ville, nous venons de nous rendre au sud de Coaticook faire du repérage concernant l’avancée des zombies, et on aimerait passer la nuit ici afin de ne pas risquer une attaque de leur part en pleine nuit. »
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MessageSujet: Re: On the road again? [Livre I - Terminé]   Mer 3 Sep - 16:25

Les premiers jours passés ici se ressemblent tous. Lever, déjeuner rapide, expédition, combats contre les infectés et réapprovisionnement. Repas. Combats contre les infectés. Réapprovisionnement. Dormir. La routine s'installait avec de la tension dans l'air ; tout le monde au sein de notre groupe paraissait convaincu que nous ne passerions pas plus de quelques jours de plus dans le secteur. Les contaminés se faisaient plus nombreux, venant en masse du sud. Des crétins armés d'arme à feu en attiraient toujours plus en pensant naïvement pouvoir se retrancher dans leur demeure, qui après les avoir accueillis de leur vivant allait bientôt les garder pour leur mort. Pour le moment, nous évitions au maximum de nous mêler à d'autres gens, à d'autres groupes. Parce que nous savions tous comment cela se passait à chaque fois. Méfiance. Malentendus. Provocations et escalade. J'avais connu moi même ce genre de choses, et beaucoup au sein de notre groupe également. C'était la norme. Mais surtout, si on ne voulait pas rencontrer d'autres gens, c'était parce qu'on savait très bien ce qu'on serait capable de leur faire s'ils ne seraient pas amicaux, ou s'ils avaient ce qu'il nous manquait. Je savais que plusieurs d'entre nous avaient volé et pillé ; j'en faisais partie. Tuer aussi. J'en faisais toujours partie. Moins nous rencontrions d'autres survivants, et mieux ce serait pour tout le monde. Pour l'instant, nous étions en train de rassembler les corps de plusieurs infectés des alentours de nos postes ; nous ne voulions pas prendre le risque d'être infectés à notre tour. Personne ne savait très bien comment se propageait l'infection autrement que par morsure, après tout... Ne pas prendre de risques semblait une excellente chose, au moins à court terme. Mon esprit très pragmatique se rendait aisément compte que plus nombreux nous survivions aux premières phases et plus il sera aisé ensuite de s'organiser, de recruter, même si la logistique pour maintenir tout ce petit monde en bonne santé demandera de sacrés efforts... C'est alors que je suis en train de porter le corps d'une femme à moitié déchiquetée que je sens une tape sur l'épaule. Je me redresse, et regarde dans la direction du doigt tendu. Deux silhouettes, relativement petites. Qui marchent avec un synchronisme tout ce qu'il y a de plus humain : elles n'ont pas l'air contaminées. Les jeunes femmes se rapprochent, et mes gens sortent leurs armes.


Nous y voilà. Plus elles se rapprochent, et plus je me rends compte de leur ressemblance. Elles sont sœurs, cela crève les yeux. Mais plus que cela, elles sont jumelles. Jeunes. Armées, et pas mal avec ça. Je lorgne sur leurs flingues. Des automatiques. De quoi faire plein de jolis trous, mais aussi de quoi battre le rappel des zombies à des kilomètres à la ronde. Et paf. Encore de l'anglais. Mais qu'est ce que je fous ici, moi... J'avais toute une famille en Europe, et il avait fallu que je vienne me perdre ici. Mais quelle idée à la con, maintenant on risquait tous notre peau avec des étrangers dans un pays étranger. Comme d'habitude, je comprenais, même si des nuances m'échappaient peut être. Je me présentais à mon tour.



| Philippe Esclavier. | dis je, sans prendre la peine de mettre la moindre parodie d'accent briton. | Il y a plein de maisons, ici. Tout le monde est libre de s'y risquer. Vous avez vu beaucoup de contaminés? |

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MessageSujet: Re: On the road again? [Livre I - Terminé]   Mer 3 Sep - 22:16

Isil ∞ Philippe ∞ Miriel
On the road again?
Marcher... Heureusement que je n'étais pas une chochotte sinon je me serais plainte d'ampoules diverses, de fatigue dans les jambes... J'étais sportive et nous mangions relativement bien grâce au fruit de nos chasses donc je n'avais aucune raison de faire ma sensible sur les kilomètres parcourus. C'est pour cette raison qu'Isil et moi avions été désignées volontaires pour partir en reconnaissance au Sud. Dès le matin nous avions fait le trajet jusqu'à la ville de Coaticook, contournée jusqu'à présent nous suspections que la présence de Zach devait y être élevée. C'était toujours la même chose, les villes étaient beaucoup plus infestées que la campagne. Il n'y avait rien de surprenant à ça mais passons.

Notre mission avait été vite accomplie mais le problème du retour se posa rapidement. Nous pourrions prendre le risque de rentrer de suite et de finir la route en pleine nuit ou passer la nuit dans un camp. L'occasion de visiter la ville de Coaticook se présentait. Mais avec lui le problème de rencontrer un groupe de survivants. Dans le fond ils ne me faisaient pas vraiment peur mais nous étions deux et Dieu seul sait combien ils étaient. Ça plus Zach. Nerveusement nous nous dirigions au cœur de la ville. Avec Isil nous formions la paire la plus efficace qu'il soit possible de connaître. Je pouvais anticiper ses gestes autant qu'elle pouvait le faire des miens, parce que nous nous étions entraînées dans ce but. Tyler avait fait en sorte de nous aider à se débrouiller seules mais il avait également compris que notre gémellité avait un avantage insoupçonné s'il était exercé avec intelligence.

Chacune couvrant l'autre, mon poing serré sur mon arme à feu, prête à tirer à la moindre alerte. Depuis que nous étions entrées dans la ville aucun mot n'avait été échangé, nos pas légers passaient presque inaperçus dans le silence morbide qui enveloppait la ville. Enfin, nous arrivions en vu de vivants. Après une rapide vérification il semblerait que ça en soi. Je n'avais pas lâché mon arme pour autant. Vivants comme morts les humains pouvaient être dangereux. Plus particulièrement les vivants parce que leurs réactions étaient très variées. Les zombies au moins n'avaient qu'une idée en tête : bouffer de la chaire humaine.

Alors que nous étions enfin sûres d'avoir à faire à des vivants et qu'ils étaient suffisamment proches pour pouvoir ouvrir la discussion sans toute fois hurler et risquer d'exciter toute la chaire morte du coin Isil ouvrit le bal en se présentant. Elle prit également la peine de me présenter au passage, sa sœur ? Comme si ce n'était pas évident. Mais passons, mon regard passait sur les différentes personnes présentes jusqu'à revenir sur celui qui c'était le plus avancé. Grand, bien bâti, sans doute une personne au fort caractère. Maintenant il ne restait plus qu'à déterminer quel genre de caractère. Je surpris son regard sur notre équipement et la seule réaction qui me vint à l'esprit c'était de resserrer mon étreinte sur la crosse de mon arme tandis que mon autre main vérifiait que le couteau de chasse calé à la ceinture était dégagé et facile à sortir en cas de pépins.

Il finit par se présenter avec un accent étranger. Qu'importe d'où il venait je le classais dans les inconnus qui pouvaient nous faire du mal et ce n'était pas prêt de changer. Il enchaîna en disant que les maisons étaient libres tout en sous-entendant fortement que c'était à ses risques et périls. En gros : démerdez-vous ! Sympa le vieux... Et il espérait qu'on lui donne des informations sur ce que nous avions vu ?! J'en revenais pas de son culot. Donnant-donnant il ne devait pas comprendre le concept. Pour sûr son accent venait pas du Canada, les Canadiens étaient des petits mous trop aimables.

« Vous êtes libres de vous risquer à aller vérifier par vous-même. » répondis-je en le jaugeant.

J'étais peut-être une tête brûlée et du genre à rentrer dans le lard de tout le monde je devais me rentrer dans le crâne que ce gars était bien trop fort pour risquer de nous le foutre à dos. Mais je sentais que notre tentative était déjà vaine. Je ferais mieux de laisser Isil se charger de parler, elle devait vouloir faire un état des lieux sur les différents campements des environs. Histoire de savoir qui faisait quoi et surtout de qui nous devions nous méfier. Comme si une alliance avec un autre camps était envisageable.

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Dernière édition par Miriel Ornett le Lun 15 Sep - 12:05, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: On the road again? [Livre I - Terminé]   Lun 8 Sep - 14:27

Je fixais mon vis-à-vis, comme si cela pouvait me permettre de me faire un avis sur lui. Probablement pas. Pas s’il ne parlait pas davantage que nous. Je me retenais de réagir à son accent à couper au couteau, à peine compréhensible. Je ne prenais même pas la peine de lui faire répéter son nom, qui m’avait échappé. Son prénom, pas de souci – quoi que prononcé de manière exagérément longue. Mais bon, peut-être était-ce ainsi chez lui. Pas que ça soit particulièrement intéressant. Il ne semblait en tout cas pas commode pour un sou. Plutôt agressif, même. Mais peut-être que son accent faisait ça. Ou son refus de nous indiquer une maison qui pourrait être plus ou moins sécuritaire. Ca allait pas être du gâteau. Je jetais un regard rapide à Miriel, avant de le fixer à nouveau alors qu’elle lui répondait – et l’envoyait paître. Pas forcément la meilleure façon de faire. Mais il ne nous encourageait pas vraiment à agir différemment, à nous dire de tenter les différentes maisons et de nous jeter potentiellement dans la gueule du loup. En même temps, il avait bien dû voir nos armes, et notre prise assurée dessus. Qui voulait dire qu’on était pas des néophytes. En même temps, vu le regard qu’il avait posé dessus, il devait s’y connaître un minimum. Sinon, il aurait vu un flingue et n’aurait pas posé un regard de convoitise dessus. Enfin, je l’avais peut-être imaginé. Je soupirais légèrement, en entendant ma sœur. Ok, il n’était pas très sympa, voire pas du tout, mais on n’en tirerait rien comme ça.

« Et si vous nous indiquiez les maisons occupées – histoire qu’on ne se retrouve pas dans une maison que quelqu’un a réquisitionnée, qui pourrait induire une lutte dont on ne veut pas, et les maisons que vous avez identifiées comme à risque concernant les zombies, et nous on vous fait part de ce qu’on a vu de leurs mouvements ? »

Il accepterait ou refuserait, mais dans ce cas là, ça serait lui qui perdrait du temps. Nous, on trouverait un logement tôt ou tard. Et pas dans les artères les plus fréquentées de la ville, ou pullulait Zack. On était peut-être jeunes, mais il ne fallait pas nous sous-estimer pour autant, ou dévaluer notre capacité à survivre. Etait-ce réellement le cas de notre interlocuteur ? Surement pas. A moins qu’il ne soit un imbécile, et ne tire aucune conclusion de notre armement, et notre prise assurée sur nos armes. Miriel avait gardé son flingue en mien, j’avais rangé le mien bien que je puisse le dégainer rapidement – lui, ou mon couteau. Mais j’avais aucune raison d’attaquer les gens en face de moi et j’espérais qu’ils ne m’en donneraient pas.

Je jetais rapidement un coup d’œil aux trois autres personnes présentes, et à leur charge – des putréfiés. Bien et définitivement morts, j’espérais. Peut-être pouvions-nous les aider, et ainsi disposer d’une garantie de ne pas être attaquées ou dérobées de nos biens, au cours de la nuit ? Ca valait le coup d’essayer… Et les zombies étaient une menace pour nous tous. Alors les aider à s’en débarrasser, quelle que soit la manière dont ils allaient le faire, serait aussi à notre avantage. « Et si on vous aidait dans votre tâche, pour discuter sans vous ralentir, et échanger nos informations ? » Clairement, ça serait donnant-donnant. Une info sur l’avancée des zombies, en échange d’une autre sur leur groupe – ou sur les maisons libres et où le danger était moindre. Peut-être un échange du gibier que nous avions chassé, contre d’autres infos. A voir.
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MessageSujet: Re: On the road again? [Livre I - Terminé]   Sam 13 Sep - 10:32

Je me fichais de paraître vindicatif et belliqueux, ce n'était pas un concours de popularité de survivre à une apocalypse de ce genre là. J'avais d'autres choses à faire, d'autres chats à fouetter. En attendant, restait tout de même l'opportunité d'en savoir plus sur d'autres personnes qui créchaient dans les alentours, et aussi sur la menace des contaminés qui se faisait chaque jour plus pressante dans la région. L'une des deux jumelles me jauge de la tête aux pieds et me lance une pique, que je comprends très bien. Vérifier par moi même ? C'est ce que je fais d'ordinaire. Mais je ne vais pas commencer à transiger avec des personnes extérieures. Sa sœur semblait quelque peu blasée de l'attitude de celle qui venait de me parler, mais elle reprit de manière plus diplomate. Ainsi elles nous faisaient la redite du cliché du gentil et du méchant en duo ? Je ne rajouterais pas « flic » dans cette expression, qui la rendrait cliché. Mais c'était comme ça que cela semblait fonctionner entre elle, que ce soit un jeu ou non. Cette fille là propose quelque chose de relativement intelligent, mais elle s'engage aussi sur une autre pente savonneuse ; la question de savoir qui accorde en premier un minimum de confiance à l'autre. Elles sont équipées et ont l'air décidées. Leur groupe a peut être, probablement, de plus larges ressources que le nôtre. Ou alors ils sont plus débrouillards. Mais c'est nous qui sommes installés en ville, ce qui nous donne un sacré avantage qui est celui de connaître le terrain. Je lâchais mes informations au compte goutte.


| Une information pour une information. D'accord. Je peux vous dire qu'on a repéré quelques allées et venues plus à l'ouest d'ici, à la périphérie de la ville. Le coin est faiblement contaminé, mais ça bougera vite. |


Je réagis presque aussitôt sur sa question suivante, sa proposition. Nous n'en étions pas encore à pouvoir nous faire confiance à ce point, si ? Un accident pouvait toujours si vite arriver et passer pour « naturel » pendant le nettoyage de zombies... Je réfléchissais un instant. Elles avaient autant à risquer que nous, et les zombies étaient apparemment vraiment morts cette fois. Sans infection. On devenait bon à ce petit jeu là, mais il ne fallait pas que ces deux étrangères se rendent compte à quel point.


| Si votre groupe vient du nord, pourquoi ne vous a t'on pas vues passer par ici en descendant vers le sud ? Ne me faites pas croire que vous avez contourné la ville pour aller repérer au sud, alors que ce qui compte vraiment pour tout le monde c'est de savoir où sont les contaminés dans la ville. C'est simple, il y en a partout. La rue est sûre, mais d'ici dix minutes il peut y en avoir des dizaines. La ville est tombée en deux ou trois jours maximum, et la franchir comme la contourner est dangereux et prend du temps. Et coûterait probablement du sang aussi, vue la densité de contaminés. Alors vous ne venez pas du nord, sinon vous auriez continué d'avancer loin d'ici. Non ? |

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MessageSujet: Re: On the road again? [Livre I - Terminé]   Lun 15 Sep - 22:50

Isil ∞ Philippe ∞ Miriel
On the road again?
Je n'avais jamais été d'une subtilité très évidente et après des heures de marche et un début de conversation peu agréable c'était suffisant pour que je devienne désagréable à mon tour. J'aurais pu faire un effort au nom de la solidarité des survivants... Je blague même pas en rêve j'aurais fait un effort. Mais ça Isil devait s'y attendre et même malgré ça elle prit quelques secondes pour exprimer sa lassitude. Aucun doute que ça ne m'était pas destiné, c'était plutôt pour le faire remarquer à cet inconnu. Dans le genre : « C'est elle qui l'a dit et pas moi. »

Elle reprit donc la conversation de manière beaucoup plus diplomate. C'était la seule des trois qui le soit jusqu'à présent. Parce qu'on ne pouvait pas dire que ce type était vraiment engageant. Enfin, ce n'est pas moi qui irait lui jeter la pierre à ce sujet. Un échange de bon procédé enveloppé dans une bonne couche de formules mielleuses. Elle était vraiment douée pour formuler les choses. Mais loin d'être jalouse je m'attendais à une longue conversation d'un ennui mortel à venir. Ah non ! Il s'était laissé faire et acceptait de partager ses infos. A l'Ouest il semblait y avoir pas mal de chaire morte. Dans le coin pour le moment les choses étaient calmes. Donc cela voulait dire rester à proximité de leur groupe pour une nuit. Cela voulait surtout dire qu'on devrait se relayer pour monter la garde parce que je n'avais aucune confiance en ce groupe. Son regard avait été bien trop insistant sur notre équipement pour être ignoré. Hors de question que ce groupe vienne nous dépouiller, qu'ils nous laissent en vie ou non.

Pour la peine j'avais une forte envie de lui dire qu'on avait rien vu au sud mais ce ne serait pas très correct. Mais mon esprit lent est vite dépassé par les deux qui ont décidé de faire comme si j'étais un élément du décor. Pas apte à la conversation en gros. De l'action pendant qu'ils parlent ? Ouiiii parce qu'à ce rythme je vais commencer à passer à autre chose. Oh tiens un papillon... Sérieusement, même mon défaut de concentration est gommé par l'accent tranchant de notre interlocuteur.

Monsieur a décidé de ne faire aucun effort pour éviter de nous écorcher les tympans avec son accent à couper au couteau. Je commençais à regretter les petits canadiens... Sauf qu'il embrayait sur totalement autre chose. Il n'était plus question de faire de l'exercice en se débarrassant de corps mais il remettait en doute notre provenance. J'examinais le bout de mes ongles qui étaient d'une saleté à faire pâlir ma jumelle pendant qu'il parlait. J'essayais sincèrement de comprendre tous les mots mais il faut croire que ma volonté n'est pas très fiable.

« Il y a que les imbéciles qui courent sans regarder ce qui risquent de les rattraper. Donc on tâte le terrain avant de partir plus au Nord. Et vous l'avez dit, la ville ça grouille donc on a contourné. Vous voulez qu'on vous escorte jusqu'à notre campement pour vous le prouver ? » dis-je simplement sans être très agressive.

Ce type allait remettre en cause tout ce que nous allons pouvoir lui dire. Pourquoi avait-on l'air si fragile pour faire croire aux gens que nous ne pouvions pas être le genre de nanas qui se baladent à leur guise dans un monde plongé dans le chaos ? Je vous le demande. Et se faire une réputation de nos jours était beaucoup plus complexe que lors du lycée. Les gens ne se faisaient pas confiance alors les rumeurs ne circulaient pas beaucoup. Alors on allait devoir faire avec. Je repensait au deal, des informations sur ce qui se passait au Sud.

« Au sud, la horde n'est pas encore arrivée. Ils doivent être occupés à dévaster les villes plus peuplées qui se trouvent encore au Sud d'ici mais il y en a de plus en plus qui arrivent. » dis-je en guettant ce qui se passait derrière le type.

Je ne faisais aucun effort pour parler lentement pour être sûre qu'il comprenne tout ce que je lui disais. Il n'avait qu'à demander à ce qu'on répète et là je me ferais un plaisir de parler très lentement. Ok c'était petit mais j'étais fatiguée de cette conversation où personne ne se faisait confiance. Je voulais de l'action et de l'action il y en avait avec ces petites mains qui s'affairaient pour faire brûler les morts qui étaient vraiment morts. En plus les aider permettrait de savoir s'ils étaient vraiment efficaces, si le groupe était organisé et dangereux. Ça ferait un bon rapport : ville occupée par pas mal de Zack et en prime il y a un groupe de survivants d'un bon niveau. Si au contraire ils luttaient il serait peut-être possible de récupérer deux – trois choses. En gros, il était question encore de tâter le terrain.
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MessageSujet: Re: On the road again? [Livre I - Terminé]   Jeu 18 Sep - 19:57

Je ne savais pas ce qu’il pensait de nous, et soyons francs, je m’en désintéressais totalement. Je n’aurai probablement pas dû. Peut-être Tyler aurait-il voulu que je m’attelle à les charmer, d’une manière ou d’une autre. Je doutais pouvoir appâter cet homme par la luxure, quand bien même tout mâle était susceptible d’y céder, tôt ou tard. Pas qu’il n’ait pas de cerveau, mais il se laissait parasiter facilement, bien trop d’ailleurs, dans la plupart des cas. Mais peu importait. Je ne comptais pas lui proposer, là, devant toute sa troupe et ma sœur, de donner un aspect plus intime à cette conversation. Parce que je n’en avais aucune envie, que ça n’était ni le lieu, ni le moment, et que ça ne nous apporterait probablement rien. Pire, il était peut-être casé et à même de s’énerver. Non, décidément, je ne pouvais compromettre notre recherche d’un lieu sûr pour la nuit, en nous l’aliénant. Alors je devais être conciliante, lâcher des informations au bon moment, de préférence après qu’il nous en ait confié pour conserver l’avantage, et ne pas rester inactive sans être trop entreprenante pour ne pas qu’il estime réellement mes capacités. Un jeu de faux semblants harassant, mais dont j’étais capable.

Je jette un coup d’œil à Miri, pour vérifier qu’elle ne se laisse pas distraire inutilement. Je sais qu’elle ne tient que peu en place, préférant toute sorte d’action à la discussion, mais elle est parfois nécessaire. Mais s’il faut l’occuper… Faisons d’une pierre, deux coups, et proposons leur notre aide. Il serait méfiant, évidemment, mais c’était aussi une manière de ne pas rester désœuvrés à tailler une bavette. Cela ne m’aurait pas dérangé outre mesure, mais l’intérêt de ces pourparlers était de pouvoir s’abriter avant la nuit, et plus ils s’éternisaient, moins cela me semblait plausible. Ce gars à l’accent et au nom bizarres, en tout cas, semblait le comprendre. Il semblait même comprendre bien trop de choses, alors qu’il nous interrogeait sur nos allers et venues. Je me mordillais l’intérieur de la joue, espérant que Miriel ne gafferait pas et ne nous le mettrais pas à dos. Elle n’en était que trop capable. Je l’aurai presque applaudie, tant elle faisait preuve de diplomatie. A son niveau, et par rapport à ses habitudes, s’entendait. Elle était un peu rustre, mais pas nécessairement déplaisante. Elle énonçait des vérités, après tout.

« Elle vous a tout dit. On a contourné la ville, parce qu’elle grouille de ces bêtes. Si on y était entrées, on prenait le risque d’être submergées avant d’avoir pu observer de loin l’avancée des créatures hors des villes. C’était un pari risqué, mais qui nous a réussi. Après tout, on est là, à négocier, et à vous apporter des informations là-dessus. Qui aurait pu nous garantir cela, si l’on avait pris un autre chemin ? »

J’acquiesçais en l’entendant préciser. Elle en disait suffisamment, sans tout dire. J’avais à peu près noté les directions routières d’où ils provenaient, et reproduit leur densité sur la carte que je reconstituais et sur laquelle je reproduisais les meutes de zombies, et la direction qu’ils prenaient – qui était probablement obsolète sur bien des points étant donné qu’ils ne restaient pas immobiles, mais permettrait au moins d’essayer d’anticiper leur arrivée sur nous, et notre prochain mouvement.

« On travaille, pendant qu’on établie les bases de notre échange, ou vous préférez qu’on reste à discutailler, pendant que le travail ne se fait pas ? »
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MessageSujet: Re: On the road again? [Livre I - Terminé]   Sam 20 Sep - 16:08

Je déduis, c'est mon travail. La solution la plus simple et la plus logique est souvent la meilleure. En l'occurrence, traverser par le centre une armée de morts vivants juste pour de la reconnaissance me semble un peu gros, et si les deux jeunes semblent capables, c'est quand même un peu dur à avaler. Alors, je n'avale pas. Je suis flic, c'est dans ma nature de ne pas croire. De chercher, de fouiner, de tout retourner jusqu'à dévoiler la vérité. Je suis comme ça. Alors que je suis un pro du mensonge. Maladie ou déformation professionnelle. On me ment tellement à longueur de temps que je ne me rends même plus compte de mes propres omissions, de mes propres secrets trop imposants, qui écrasent ma conscience ou ce qu'il en reste. Je suis malade. Et on ne peut pas faire grand chose pour moi.


La paranoïa ne se soigne pas dans un monde de zombies.


La file la moins patiente des deux donne dans l'ironie, se défend de tout mensonge. Je la toise, froid.



| Pourquoi pas? |


Ce serait sans doute le plus simple pour découvrir la vérité, mais aussi probablement le plus dangereux. Cela pouvait être une embuscade, ou un piège quelconque pour séparer notre groupe. Paranoïa un jour, paranoïa toujours. Mais mieux vaut se méfier de tout et de tout le monde que donner à un parfait inconnu un tube de vaseline, baisser son pantalon et se pencher en avant. Je ne veux pas être une victime, et je ne veux pas que ma famille le devienne par ma faute. Pour le reste, la fille ne m'apprenait rien. Bien sûr que la majorité des zombies de la Côte Est y restait. Même après toutes ces boucheries, il devait rester une forte proportion de gens qui se cachent, qui laissent passer les premiers infectés pour survivre chez eux, dans leur petite ferme ou que sais je encore. L'Humanité ne pouvait pas s'effondrer en un jour. Mais Zack était en quête perpétuelle de nouvelles proies. Il faisait au plus simple, au plus évident. Il pourchassait les réfugiés. L'infection se mêlait aux colonnes, et les dévoraient de l'intérieur. L'autre intervient, et soutient la version de sa jumelle. Sans déconner. Bon. Partons du principe qu'elles ont contourné la ville. Je les toise, l'une après l'autre.


| Une dernière chose importante à savoir ; vous avez quoi comme armes, sur vous? |


Je le leur demandais sans détour. Leur réaction me dirait beaucoup de choses, plus que d'autres questions auraient pu le faire.

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MessageSujet: Re: On the road again? [Livre I - Terminé]   Ven 3 Oct - 15:59

Isil ∞ Philippe ∞ Miriel
On the road again?
Cet homme devait avoir un problème de contact dans le système nerveux. Pourquoi pas ? Il voulait qu'on le traîne jusqu'à notre campement. Avec le bol que j'avais il était tellement nul en anglais qu'il avait pas saisi l'ironie de la phrase. Si je devais me traîner un boulet pareil il ne repartirait pas, je l'utiliserais comme appât à Zombie ou quelque chose du genre.

Il était hors de question que je lui réponde un mot de plus. Nous devions trouver un moyen de se loger pour la nuit et il semblait évident que ce gars aussi déplaisant soit-il était le leader du groupe installé dans la ville donc autant éviter d'enfoncer le clou. Nous étions mal engagé et ça risquait pas de s'arranger malgré les efforts d'Isil qui confirmait ma version. De toute façon on pouvait difficilement en changer pour une fois on disait la vérité et on essayait de manipuler personne. D'ailleurs elle tentait à nouveau de proposer notre aide pour la tâche qu'ils étaient en train d'effectuer. Le temps était précieux et l'énergie également. Il devrait sauter sur l'occasion d'une main-d’œuvre gratuite. Mais bon c'était tout à son honneur de vouloir nous garder loin des siens, il n'était pas stupide au point de se laisser duper par deux petites gamines qui étaient armées et ne le cachaient même pas.

D'ailleurs le sujet des armes arriva sur le tapis. J'étais en train d'observer les alentours lorsqu'il posa sa question et je tournais la tête tellement vite dans sa direction que pendant une seconde je pensais m'être craquée la nuque toute seule comme une grande. Ce serait une première mais je vous jure que j'ai ressenti un coup de jus qui fait bien mal. Il était en train nous demander sans détour quel équipement nous avions. J'éclatais de rire face à tant de franchise. De toute façon on avait bien remarqué qu'il en avait après vu ses regards insistants.


« De quoi se défendre si besoin. On vous l'a dit, on veut juste passer la nuit sans risque et demain on disparaît. On ne vous demande pas de protection ou de nous supporter parce que de nos jours c'est risqué et on ne peut pas se permettre de laisser un Loup entrer dans la bergerie, dites nous juste si vous connaissez un endroit où on pourrait se barricader une nuit. »

Aucune menace mais une détermination, il voulait protéger son groupe et bien nous c'était pareil et si quelqu'un voulait tenter de nous faire du mal il aurait à faire à nos armes. Et s'il comptait utiliser nos services pour autre chose que déplacer ses morts-morts il rêvait, on lui demandait juste un avis, un conseil pas la lune. Je jetais un coup d’œil à ma jumelle en haussant les épaules. C'était mort, on n'obtiendrait rien de ce gars donc autant optimiser notre temps à la survie plutôt que ça.
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MessageSujet: Re: On the road again? [Livre I - Terminé]   Lun 6 Oct - 16:37

Je ne relevais pas plus l’impertinence de Miri que la non amabilité du gars en face de nous. Si je ne cherchais pas à en faire mon meilleur ami, ou mon ami tout court pour ce que ça valait, je n’avais pas non plus envie de m’attarder sur le combat futile de « jugeons nous mutuellement, et voyons celui qui a le plus de volonté ». Il était encore tôt dans l’après-midi, mais plus nous tergiversions, plus nous risquions de nous retrouver sans abri et sans protection suffisante, dans la nuit noire. Quand bien même le gars et les gens avec qui il était devraient partir après avoir achevé leur sale besogne, ils savaient sûrement où se replier, eux. Nous pas. Par conséquent, s’il pouvait poursuivre aussi longtemps qu’il le souhaitait ce jeu, qui finirait par émousser ma patience pourtant assez grande, ça n’était pas notre cas.

Je ne répondais même pas à sa bravade concernant le camp. Certes, ma soeur avait lancé le sujet, mais il n’était pas stupide au point de penser que l’on conduirait un mec qui a de toute évidence reconnut nos flingues au premier coup à notre campement. Pour lui permettre de tous nous abattre, s’il en avait les tripes, ou de nous piller nos maigres ressources. A moins qu’il ne nous sous-estime, ce que je jugeais peu probable : nous n’avions rien caché de celles que nous étions, je n’avais pas prétendu être idiote, pas plus que Miriel ne l’avait fait. Si c’était le cas, cela nous servirait assurément, mais je pensais cela peu probable.

J’acquiesçais, en entendant Miriel. « Vous nous avez vues arriver, vous avez vu nos flingues. Vous devez bien vous que nous ne sommes pas sans ressources. Nous n’allons pas non plus vous donner l’occasion de savoir exactement nos moyens de défense et de les contrer. Si vous ne voulez pas nous aider, dites le, et nous repartirons – soit arpenter les rues de la ville, soit établir un campement ailleurs. Ou alors vous acceptez de nous dire où la ville vous semble la moins dangereuse, et on s’en tiendra à ça. »

Tenter de discuter, au bout d’un moment, devenait superflu. C’est pas parce qu’on allait passer cinq, dix ou quinze minutes de plus à parler avec lui qu’on obtiendrait l’information qu’on voulait. C’était donnant-donnant, en plus, il l’avait dit lui-même. Une information, en échange d’une autre.

« Nous venons au passage de vous indiquer la progression de Zack au sud de la ville que vous occupez, à vous de nous donner une information. »
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MessageSujet: Re: On the road again? [Livre I - Terminé]   Mar 7 Oct - 18:34

Tester les gens, les amener à douter, à tomber dans des pièges, crées artificiellement par des éléments de langage, c'était quelque chose que j'avais souvent été amené à faire en tant que flic. C'était pourtant totalement différent de le faire dans une langue étrangère, que si j'apprenais maintenant à maîtriser de mieux en mieux, j'en conservais malgré tout quelques lacunes. Surtout, j'avais infiniment plus de mal à anticiper sur mes propres mots, je devais constamment réfléchir à la construction de mes phrases pour les rendre d'abord intelligibles avant de pouvoir y apposer quelques pièges... Et ces filles là semblaient intelligentes. Petites et menues, elles n'avaient aucun handicap linguistique et leur apparence trompeuse indiquait seulement que leur faiblesse apparente cachait autre chose, quelque chose qui leur avait permis de se tirer en vie de cette Grande Panique qui frappait tout le monde occidental. Je ne devais pas les prendre à la légère, mais je ne pouvais pas non plus totalement écarter le bénéfice d'une éventuelle coopération. Je fronçais les sourcils en entendant la plus bvindicative des deux éclater de rire à la question que je posais. Quoi, qu'est ce qu'elle avait celle là ? Elle pouvait pas faire plus de bruit encore ? Et voilà qu'elle réitère sa demande, sans me répondre. De quoi se défendre ? Je voyais ça d'ici... L'autre prenait le relais. Je réfléchissais un instant en les dévisageant. Je n'obtiendrais rien de plus d'elles.


| On a une maison, en périphérie de celles qu'on a réquisitionnées. Elle est nettoyée de ses anciens propriétaires, qui ont été infectés. Elle n'est pas barricadée mais c'est tout ce que nous avons à offrir. Vous devrez vous protéger vous mêmes ; je ne peux pas attacher des gens à votreprotection, nous ne serons jamais assez nombreux. |


Je réfléchissais un instant à ce que je pouvais leur dire en échnge de leur information. Une de valeur équivalente, que je trouvais bien vite.


| Nous ne sommes pas les seuls survivants dans le coin. D'autres se trouvent à l'ouest, vers Barnston. Je n'ai aucune idée précise sur leur nombre ou sur ce qu'ils comptent faire, mais leur coin est plutôt tranquille pour le moment. |


je me tournais vers Gabriel, non loin de là, pour lui dire en Français de prévenir Eva qu'il faudrait faire suivre ces deux filles quand elles retourneraient au sein de leur groupe. Le gosse disparaît, un sourire ironique sur les lèvres. Encore quelque chose que je devrais régler plus tard...


| Il va falloir rentrer. La journée passe, et les risques d'être découverts par Zack sont plus importants en fin de journée. |

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MessageSujet: Re: On the road again? [Livre I - Terminé]   Sam 11 Oct - 16:59

Isil ∞ Philippe ∞ Miriel
On the road again?
Il fallait que je me calme, ce type avait beau avoir l'amabilité d'un gardien de prison il ne valait certainement pas la peine que je me mette en colère. Surtout que bon une crise de colère ne ferait que nous desservir. J'écoutais Isil reprendre mes propos avec une tournure un peu plus aimable. C'était la seule des trois qui faisaient un effort sur ce point-là.

Elle lui rappelait que nous avions donné une information de taille et que jusqu'à présent il ne nous avait rien dit. On ne lui demandait pas la lune, juste un lieu où on pourrait être un peu plus tranquille pour dormir. Finalement après nous avoir observé longuement il finit par lâcher la première information. Une maison sans visiteurs indésirables du moment qu'on prenait soin de se barricader comme il fallait. On ferait le nécessaire vu que ça n'avait pas été fait. Et tant mieux si on ne devait supporter personne, s'ils avaient tous son caractère ce serait une trèès longue nuit.

« Pas de soucis pour la protection, on devrait s'en tirer comme des grandes. En périphérie ? Dans le même quartier que vous ou plus loin ? »

J'étais un peu plus docile. Après tout il venait de faire un pas vers nous en nous indiquant un lieu pour dormir plus tranquille que si on s'installait en pleine forêt. Cela dit pour la sécurité de tout le monde j'aurais préféré que cette maison soit située le plus loin possible de leur camp.

Il ajouta ensuite une nouvelle information. Selon lui il y aurait un camp à l'Ouest de la ville. Je haussais simplement un sourcil en apprenant la nouvelle. La région était donc plutôt peuplée, il faudrait en parler à Evy pour voir si elle voulait donner une suite à cette information. Le danger pouvait venir de n'importe où et surtout de n'importe qui. Alors même si Barnston était à 7h de marche de notre camp nous ne pouvions pas prendre cette menace à la légère. J'aviserais avec elle pour partir en reconnaissance et voir si c'était réellement une menace ou pas.

De toute évidence on en avait fini avec les amabilités il ne resterait plus qu'à localiser l'abri de fortune qu'il consentait à nous indiquer. Il commençait à parler à l'un d'entre eux dans sa langue, visiblement avec plus d'aisance que l'anglais pourri qu'il nous servait depuis le début.

« Parfait, dites nous où se trouve la maison et on se débrouille pour le reste. »

Il voulait en finir, moi aussi. N'ayant aucune idée de ce qu'il avait pu raconter au type nous devrons nous organiser avec Isil pour ne pas nous faire dépouiller ou égorger dans la nuit. Son regard avait bien trop traîné sur notre équipement pour que ce soit oublié.
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MessageSujet: Re: On the road again? [Livre I - Terminé]   Dim 12 Oct - 20:41

Une maison en périphérie. Bien. Ca n’était pas grand chose, mais faute de mieux… Et je ne leur aurai probablement pas fait confiance, en ce qui concernait le fait de l’avoir barricadée. Ca aurait pu être un piège, de nous dire qu’ils l’avaient fait. Tout comme nous indiquer qu’elle était nettoyée de ses anciens propriétaires. Nous devrions vérifier, bien évidemment, mais s’il s’avérait qu’il disait la vérité, alors nous gagnerions un temps précieux. Je ne souriais pas, l’homme en face de moi ne verrait clairement aucune valeur en cela, mais j’acquiesçais en guise de remerciement. Le lui dire à haute voix ? Cela n’avait pas un grand intérêt non plus. Pas que je sois ingrate, mais je suppose, et j’en aurai surement la confirmation s’il daigne répondre à ma jumelle, qu’il nous signale ce logement comme libre pour nous éloigner d’eux. Nous aider, mais pas trop. Et me montrer trop reconnaissante ferait sans doute de moi une cible facile, ou une idiote. Or, qu’il nous sous-estime ne serait d’aucune aide, ici. Je suis presque persuadée que ce mec pourrait nous sacrifier, si c’était entre lui et nous. S’il ne craignait pas de représailles, si nous nous en sortions vivantes. Autant ne pas lui donner l’occasion de vérifier cela, mais lui faire comprendre que l’on n’était pas sans ressource était nécessaire, en revanche.

Je reste impassible, en l’entendant. Ils espionnent les alentours, et les autres camps, donc. Nous dit-il l’entière vérité, ou sait-il pertinemment combien ils sont, et éventuellement leur but au long terme ? Se peut-il que ce soit les gens qu’Ethan nous a chargées de rencontrer, pour leur transmettre certaines choses ? Je n’en sais strictement rien, mais je m’efforce de ne rien laisser paraître de mes pensées. Inutile de dire que l’on en sait plus que nécessaire. On devrait, en tout cas, se méfier, à notre départ. S’il espionnait réellement les allées et venues d’autres humains – et je ne croyais guère à une simple coïncidence le fait qu’il sache qu’un groupe de trouvait non loin -, il pouvait très bien nous espionner aussi.

Je fronçais les sourcils, en revanche, en l’entendant s’exprimer rapidement, et avec bien plus de fluidité, alors qu’il parlait au gamin non loin. Il pouvait tout aussi bien vouloir nous cacher quelque chose, qu’opter pour la solution de facilité en s’exprimant dans sa langue maternelle. Je ne lui accordais aucune confiance, mais son attitude ne faisait que renforcer l’opinion que je ne pouvais pas lui en accorder. Nous prendrions la direction qu’il nous indiquerait en ce qui concernait la maison, mais non sans surveiller nos arrières, et sans vérifier chaque pièce d’elle.

« Nous nous souviendrons de l’aide que vous nous apportez, si le besoin s’en présente dans le futur. Mais nous ne vous retenons pas plus longtemps, comme ma sœur vient de vous le dire. Indiquez nous quel chemin prendre, et nous vous laisserons à vos occupations. »

De son aide, ou de l’inverse si la maison n’était ni plus ni moins qu’un piège.
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MessageSujet: Re: On the road again? [Livre I - Terminé]   Mar 14 Oct - 20:23

Nous arrivons au terme de nos tractations, et il semblerait qu'aucun des deux camps ne soit en position d'obtenir vraiment ce qu'il voulait. Ce que je leur avais dit n'était jamais qu'une farce, un secret de polichinelle. Il y avait encore des survivants partout en ville. Tout ce qui importait, c'était de pouvoir les trouver. Faire suffisamment attention aux choses qui nous entouraient, et qui nous disaient que partout des gens se terraient, essayaient de rester en sécurité. Bref. Il fallait se douter que d'autres groupes existaient et perduraient un peu partout. Je ne me souviens plus qui a dit ça, mais l'Humanité ne s'éteint pas en un jour. Il faut en fait beaucoup plus longtemps pour en arriver à ce stade. On meurt en masse, au début d'une épidémie. Et puis les gens apprennent à survivre, et reconstruisent. Pour ce qu'on en savait, la peste noire moyen âgeuse, qui avait liquidé un tiers de la population, serait peut être plus mortelle que ce que nous connaissions actuellement. Il y avait forcément des endroits, villages villes ou pays qui tenaient bon. Et partout dans les zones contaminés, des gens qui se barricadaient, qui laissaient passer la tempête. Et ces filles ne m'avaient jamais dit que ce que je savais déjà. Que la contamination nous rattrapait à grands pas, et que le sud devenait invivable. Bientôt, la menace remonterait jusqu'ici. Il faudrait alors bouger, ou se battre.


Pour le moment, nous n'étions prêts ni à l'un ni à l'autre de ces choix.


La première des jumelles, la plus vindicative, semblait s'adoucir. De manière très légère, très infime. J'appelle une des personnes de mon groupe, et lui dit de leur filer une baraque vérifiée non loin des nôtres. Je mettrais Eva sur le coup, pour les suivre. Avec quelqu'un d'autre, pourquoi pas Teresa ? Ces deux là sont à même de trouver et d'identifier ce qui pourrait être une menace pour nous. L'autre indique qu'elle saura se souvenir de l'appui donné. Je leur offre un simple signe de tête, pour dire que j'ai compris, et que je partage l'idée. Puis je charge quelqu'un de leur montrer leur nouveau chez elle.



| Une dernière chose. La nuit est invivable, par ici. Aucune lumière, aucun bruit, sinon vous mettez tout le monde en danger. Et vous, plus que tout autre. |


Dernier signe de tête, et je les laisse aux bons soins de deux « collègues », qui les mèneront dans leur planque pour la nuit. Je file rejoindre les miens, je sais qu'ils ont à cœur que l'on croise d'autres survivants...

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