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Première évasion, un besoin cruel. [Livre I - Terminé]
MessageSujet: Première évasion, un besoin cruel. [Livre I - Terminé]   Dim 5 Oct - 18:40


Je n’ai pas connaissance de l’histoire de ce lieu, quand je me suis levée ce matin, sans l’aide de mon espèce de bout de bois, j’étais plus que ravie. J’avais déjà un bleu à l’aisselle alors que cela ne faisait que deux jours que je l’utilisais. Il me fallait me faire ma propre rééducation, et je ne pouvais pas rester à ne rien faire indéfiniment. Il me fallait bouger, aider à quoi que je puisse trouver, mais je n’étais pas encore très bien intégrée au groupe, ou peut-être était-ce moi qui n’y parvenait pas ? Je restais toujours distance, peu avenante, même si je pouvais parler avec des gens sans problème. Tout dépendait du sujet de conversation, et puis, les réfugiés ici présents ne parlaient pas beaucoup de leur misère, alors cela m’allait parfaitement. Ils n’étaient pas tous curieux, et j’évitais soigneusement ceux qui l’étaient. Pour pallier à cela, aux regards étranges que l’on me lançait, je décidais de sortir, seule, pour m’aérer la tête. Oui, cela pouvait paraître étrange de vouloir sortir de cette ville sécurisée pour aller au dehors, là où il y avait possiblement des zombies. Mais je me sentais mieux à l’extérieure, je ne pensais qu’à ma survie, dans la ville, je n’étais que bien trop souvent dans mes noires pensées et mes affreux souvenirs. On m’avait tout enlevé… ou plutôt, je m’étais tout enlevé. Les souvenirs heureux, mon passé en famille et tout le reste… tout avait disparu au moment où j’avais pressé trois fois la détente.

Je m’engageais vers l’orée de la forêt, avant de m’engouffrer à l’intérieur. J’avais besoin de marcher un peu, autre part, dans un autre lieu et me retrouver… oui me retrouver survivante, cerveau en marche, militaire. Je ne voulais pas sortir de ce conditionnement, sinon, je deviendrais à coup sûr folle et me suiciderais avant même de comprendre ce qu’il se passe. J’avançais, en boitant légèrement, m’arrêtant à côté d’un arbre de temps à autre pour reposer ma jambe. Ce n’était pas judicieux, car je ne savais guère si je pouvais courir sur une longue distance, au besoin. J’étais certaine de parvenir à beaucoup de chose avec ma volonté, j’étais arrivée jusque-là en vie non ? Mon entrainement m’y aidait, je m’étais aussi forgée un caractère d’acier, encore plus à présent. Je continuais à marcher, mes yeux scrutaient les alentours au cas où je percevrais un rôdeur pas loin. Toujours ce réflexe que j’avais acquis très vite, il était le même pendant mes missions, sauf que je n’avais pas l’habitude d’en avoir l’utilité en rentrant dans mon pays. La forêt était peu épaisse, mais il y avait quand même des endroits denses avec des arbustes et tout un tas de végétations. C’est là que j’aperçu, alors que j’arrivais à un lac, quelques zombies de l’autre côté. Instinctivement, je me ruais dans les arbustes à ma gauche, alors que j’étouffe un gémissement dans ma gorge. Ma réception fut mauvaise à cause de ma jambe qui avait faibli et je m’étais rattrapée avec ma main gauche sur des ronces. J’observais ma main qui saignait où je m’étais ouvert, pas assez profond mais assez pour me faire saigner relativement vite. Je jurais entre mes dents et préférais observer les zombies à travers le feuillage et branches. Ils ne m’avaient pas vu. J’observe les alentours, et mes yeux s’arrête à une cabane plus loin que je percevais. Je me faufilais, furtive autant que possible, lentement mais sûrement, jusqu’à cette cabane et me glissais à l’intérieur. Je n’analysais pas les lieux, je me dirigeais vers une fenêtre pour vérifier encore que les zombies n’étaient pas en train de me suivre. Personne. Je me retournais alors, posais mon sac sur la table qui se trouvait au milieu de la pièce avant de chercher un bout de tissu pour l’entourer autour de ma main gauche avant de chercher la petite bouteille d’alcool dans mon sac pour désinfectée ma plaie.
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MessageSujet: Re: Première évasion, un besoin cruel. [Livre I - Terminé]   Mer 8 Oct - 0:20


    ♦ Première évasion, un besoin cruel.
    Alors que Dean fait une excursion plus éloignée qu'à l'ordinaire il aperçoit des zombies sur l'autre rive du lac Cotnoir ainsi qu'une jeune femme, sûrement une militaire à quelques mètres de lui. Par prudence il décide d'aller lui aussi se cacher en rejoignant l'inconnue.
    « Feat. Emily Ayleward»

    J’étais impatient et stressé à la fois… C’était la première fois que je partais aussi loin de notre camp en solo ! Bien sûr j’en avais parlé avec Ludo et j’avais du faire preuve de ténacité pour le convaincre mais j’y étais arrivé. J’espérais trouver dés vivres, des survivants isolés, ma famille… surtout ma famille mais ça je ne lui avais pas avoué. Je vérifiais mon équipement et surtout le chargeur de mon Browning… Je soupirais en voyant le nombre de munitions mais c’était toujours mieux que rien ! J’espérais juste ne pas tomber sur un groupe de zombies pendant mon excursion sans quoi je devrais courir très vite. Une fois prêt j’allais prévenir Ludo que je partais et je lui expliquais que j’allais faire un détour pour partir et pour revenir. Il fallait être prudent de nos jours car si les morts ambulants étaient dangereux, ils n’étaient pas les seuls. Il n’était rare de croiser des hommes transformés en véritables sociopathes qui n’hésiteraient à vous buter pour rien si ce n’est vous dépouiller.
    Une fois mon plan en main et totalement prêt j’insistais pour qu’un gars du groupe ne m’accompagne pas et j’en profitais pour lui préciser à lui et Ludo que je tenterais de ramener des vivres au maximum. Il fallait bien que cette patrouille serve à quelque chose en plus d’éventuellement retrouver ma femme et ma fille.

    Dans un premier temps mon excursion en solitaire ne donna pas grand-chose si ce n’était que j’avais dû faire un détour plus important que prévu puisque j’avais aperçu ce qui me semblait être un ennemi… Agir de la sorte me rappelait les fois où je partais en éclaireur durant mes missions à l’étranger. L’étranger ! Maintenant, tout était différent même si nous devions survivre comme en temps de guerre. Pour commencer j’étais sur ma terre natale alors que je ne m’étais jamais battu ici. Jamais je n’avais fait couler le sang sur le sol de mon pays ! Et deuxièmement nos ennemis pouvaient être n’importe qui ; des amis, de la famille mais des personnes infectées qui n’auraient une seule envie : nous bouffer !
    Je chassais rapidement ces pensées car cela me faisait angoisser. Je ne savais toujours pas où étaient Léonie et Maïka et le moment était mal choisi pour me déconcentrer. Je devais être attentif aux alentours que je connaissais moins bien que ceux entourant mon campement.

    Cela faisait plus d’une heure et demie que je marchais lorsque je reconnus le lac à la sombre réputation… N’importe quel canadien savait que des corps avaient été repêchés ici et qu’ils étaient ‘‘l’œuvre’’ d’un tueur en série ! Cependant, je n’eus pas le temps de me remémorer cette histoire sordide parce que je m’accroupissais rapidement après avoir vu quelques zombies de l’autre côté du lac… Mais ils n’étaient pas les seuls présents. Je remarquais une jeune femme et constatais que cette dernière se déplaçait comme n’importe quelque militaire aurait pu le faire.
    Ne voulant pas me faire voir des zombies je décidais de faire comme la blonde qui venait de se faufiler dans une cabane. Arrivé silencieusement à la porte de cette dernière je m’arrêtais en envisageant le fait que la jeune femme pouvait être armée. Je ne voulais pas parler et je tapotais légèrement quelques coups à la porte de la manière suivante : un court, un long puis deux longs et enfin deux courts. Du morse pour dire « ami » ! Après quelques secondes je rentrais.



    - Y’a de la place pour deux j’espère, déclarais-je dans un murmure en refermant la porte. Je ne pensais pas que je croiserais une militaire, avouais-je en m’asseyant au pied de la porte et en regardant l’inconnue. Je m’appelle Dean ! Et toi ?


    Comment ça ce n’est pas poli de tutoyer une inconnue ? Peut-être mais j’étais sûr que c’était une militaire et dans l’armée on était tous frère et sœurs. *Est-ce que ça marche pour les déserteurs ?*
    Alors que cette question merdique me traversait l’esprit mon regard se posa sur la main blessée de la blonde. Je fronçais légèrement les sourcils en espérant qu’il ne s’agisse pas d’une morsure.



    - T’as de quoi te soigner ?


    En posant la question je m’étais relevé avec agilité et je m’étais approché de la blonde pour voir la fameuse blessure. Bah oui ! Histoire que je sache si elle allait se zombifier…



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MessageSujet: Re: Première évasion, un besoin cruel. [Livre I - Terminé]   Sam 11 Oct - 19:21


Un grand nombre de gens pouvaient croire que j'étais prévenante, peut-être même trop, mais c'était le service militaire et l'expérience qui me permettait de l'être autant. Les tissus déchirés en guise de bandage, à défaut de pouvoir en trouver dans tous les coins, suffisaient largement lorsqu'il fallait penser une plaie. Je m'afférais donc à m'occuper de la mienne, je n'aimerais pas me retrouver avec une infection qui se propagerait. La septicémie n'était pas pour moi dans l'immédiat. J'avais sorti tout mon attirail de mon sac et l'avais étalé sur cette table, je restais pourtant debout, ne souhaitant pas prendre l'une des chaises qui était à mes côtés. S'il fallait que je bouge rapidement, j'étais prête, mais pour l'heure, j'entourais expressément ma paume de main avec le bandage. J'étais un peu irritée, en colère contre moi-même également pour m'être ouvert sur une simple roulade. Je me disais que j'aurais pu éviter cela, je le devais même. Mes mains étaient mon atout primordial, heureusement, c'était ma main gauche qui avait été blessée, me restait toujours ma main un peu plus experte en matière de lancer de couteau. Je cherchais et trouvais rapidement ma bouteille d'alcool, mais avant, je rangeais mes affaires dans mon sac pour qu'il n'y ait plus rien d'étalé sur la table. Ensuite, je pris la bouteille et imbibais le tissu avant de reposer brusquement la bouteille sur la table alors que je resserrais ma poigne et refoulais un grognement au fond de ma gorge. Je fermais les yeux, essayais de me détendre alors que la douleur était terrible. Puis doucement, elle se dissipait, mes paupières s'ouvrirent de nouveau et je respirais. Première étape de réalisée, je ne pensais pas qu'il fallait des points de suture, c'était une simple coupure, même si elle était assez profonde pour me faire saigner et tâcher le tissu. Je le resserrais d'ailleurs à l'aide de ma main et mes dents, avant que je ne me fige brusquement. Avais-je bien entendu ? Des coups frappés à la porte ?

Sur l'instant, je ne compris pas que la personne utilisait du morse, après quelques secondes, me rappelant les coups frappés, je l'analysais, au moment même où la porte s'ouvrit. Ami vraiment ? C'était seulement à moi de décider, pas à lui... Aussitôt, les doigts de ma main droite s'enroulèrent sur le manche d'un de mes couteaux glissés sur mon ceinturon. Je le laissais parler, avant que mes sourcils ne se froncent légèrement. Je l'observais s'asseoir, se présenter, ma surprise ne me permettait pas d'oublier ma méfiance. Qui sait ? Il n'était peut-être pas seul et ses potes pouvaient déjà entourer la cabane. Je faisais des conclusions hâtives, mais valais mieux que je me prépare à tout, je préférais en tous les cas.

« Qui te dit que je suis militaire ? » Je fis une pause alors que ma main blessée attrapa la bouteille d'alcool pour la remettre dans mon sac. « Pourquoi tu m'as suivi jusqu'ici ? Si tu te sens seul, tu n'es pas tombé sur la bonne personne. » ajoutais-je d'un air détaché mais néanmoins assez sec, alors que ma main droite s'était écartée de mon couteau pour refermer mon sac d'un geste brusque. « T'en fait pas va, ce n'est pas une morsure, si du moins mon état t'inquiètes plus que ta sécurité. » Mais je le comprenais si bien, j'aurais moi-même demandé, peut-être un peu plus directement, ce qu'était la blessure. Je ne savais pas trop à qui j'avais à faire, mais en le voyant s'approcher, je reculais d'un pas, l'observant attentivement alors que j'étais sur le qui-vive. Il allait bientôt pouvoir répondre à mes questions de toute façon, et il m'éclairerait sans doute. Dans le pire des cas, il subirait le même sort que ceux que j'avais déjà tués.
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MessageSujet: Re: Première évasion, un besoin cruel. [Livre I - Terminé]   Lun 13 Oct - 23:22


    ♦ Première évasion, un besoin cruel.
    Alors que Dean fait une excursion plus éloignée qu'à l'ordinaire il aperçoit des zombies sur l'autre rive du lac Cotnoir ainsi qu'une jeune femme, sûrement une militaire à quelques mètres de lui. Par prudence il décide d'aller lui aussi se cacher en rejoignant l'inconnue.
    « Feat. Emily Ayleward»

    Je n’étais pas du genre à aller vers les gens avant que ce bordel ne commence et cela ne s’était pas arrangé depuis… loin de là ! Je n’avais pas ce réflexe de lancer une discussion lorsque j’étais en présence d’une personne et il me fallait du temps pour répondre par autre chose que des phrases courtes lorsque quelqu’un m’abordait. C’était sûrement pour ça que je faisais mon possible pour m’isoler souvent, du moins assez pour avoir à ne pas trop converser. Je ne voulais pas blesser les personnes qui m’entouraient mais lorsque je parlais je m’y prenais comme un manche et il m’arrivait de vexer mon interlocuteur sans le vouloir…
    Mon excursion plus lointaine que les précédentes était donc le résultat de mon manque de diplomatie mais avait pour but de voir si d’autres personnes étaient isolées et plus important encore, de voir si je trouvais des choses utiles. Des médicaments, de la nourriture, des armes, tout ce qui pouvait aider à la survie. J’espérais sincèrement pouvoir retourner auprès de Ludo et les autres en n’étant pas bredouille. Mais autant espérer ne pas croiser le moindre zombie et pourtant c’est ce qui arriva. Du moins j’en aperçus de l’autre côté de la rive juste avant d’apercevoir une personne qui était elle ‘‘humaine’’. Je me décidais donc à la suivre puisqu’elle avait trouvé un abri. Ce n’était pas dans mes habitudes et je me signalais avant d’entrer…

    La première chose que je vis était qu’elle se soignait mais je préférais ne pas commencer par là. Non, je me contentais de lui faire comprendre que je savais qu’elle était militaire. Je pensais que ce sujet était le plus logique à aborder mais sa réponse me mit mal à l’aise. Visiblement j’avais gaffé et pour le coup je ne savais plus quoi répondre. Surtout qu’elle avait clairement refusé de me dire son prénom… Je m’étais donc contenter d’aller jeter un coup d’œil à sa blessure et j’avais tenté une nouvelle approche.
    Nouvel échec ! La blonde déclara que je n’avais pas à m’inquiéter, qu’elle ne s’était pas fait mordre… En même temps on n’était jamais trop prudent ! Je hochais la tête en guise d’accord et je me stoppais dans mon geste que j’avais amorcé pour enlever mon sac à dos. Je retournais ensuite vers la porte et jetais un coup d’œil bref à l’extérieur par la toute petite fenêtre. Les zombies semblaient squatter la rive opposée uniquement pour le moment. Je m’appuyais ensuite à la porte avant de reprendre la parole légèrement gêné… J’avais fait assez de gaffes aujourd’hui.



    - Je voulais pas te déranger et si je suis venu ici aussi c’est parce que j’ai repéré les autres sur la rive d’en face. Je marquais une pause. J’en ai déduit que tu étais militaire à ta façon de te déplacer, expliquais-je ensuite.


    Non, vraiment je n’étais pas doué pour la communication et j’aurais peut-être eu plus de chance en naissant muet. Mais ce n’était pas le cas et une autre de mes bourdes me revint à l’esprit, alors je reprenais la parole.


    - Au fait, désolé pour la façon dont j’ai agi… T’es blessée à la main et y’a des zombies dans le coin alors… Enfin tu m’as compris ! J’aurais peut-être du te demander directement. J’en sais rien à vrai dire. La communication et moi ça fait deux.


    Oui, j’essayais de m’excuser mais est-ce que cela donnerait quelque chose de positif ? Je n’en savais rien et je commençais à me dire que j’aurais mieux fait de partir. Tout en pensant à cela je jouais machinalement avec mon alliance, comme à mon habitude. Je posais ma main sur la poignée sans pour autant l’actionner…
    Un peu plus de répits avant de reprendre cette marche m’aurait fait du bien. Mais était-ce une bonne idée de rester quand on était incapable de communiquer sans vexer les gens ?





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MessageSujet: Re: Première évasion, un besoin cruel. [Livre I - Terminé]   Jeu 16 Oct - 14:07


Je le toisais, sans aucun doute. Je n'avais pas peur de le faire, ni même de paraître très offensive face à ses propos. Nous n'étions jamais certains de qui nous avions en face de nous. Tout ce bordel avait fait naître la véritable nature des hommes. Chacun d'entre nous ne restaient pas maître de soi-même. Parfois, le pire se réveillait. Je repensais de nouveau aux hommes qui m'avaient capturée et que j'avais tués de mes propres mains. Ils ne s'étaient sans doute pas doutés de mes capacités physiques et intellectuelles. Ils avaient eu de la chance d'avoir les fusils et d'être plusieurs. Et encore, ce dernier détail n'était pas une difficulté pour moi en soi. Ils avaient eu de la chance que je n'aie pas moi-même une arme. Mais cela m'était impossible d'en reprendre une, même dans ce cas particulier, mes couteaux étaient mes plus fidèles alliés. Et puis, quand on y réfléchissait bien, il n'y allait pas avoir de munitions en illimiter, et on n'en trouvait pas partout. Les couteaux, c'était l'idéal. Je cachais surtout un profond traumatisme.
Je lui avais répondis, somme toute, avec très peu de courtoisies. Il fallait dire que je ne l'avais pas vu me tracer, et c'était peut-être cela au fond qui me dérangeait. J'avais été inefficace, avais commis une erreur. Il pouvait être un ennemi potentiel, même si lorsqu'il reprit la parole je le supposais moins agressif tout à coup. Il s'excusait ? Déjà, ce n'était pas si mal que cela, mais je me méfiais tout de même. Je préférais rester dans la parano que d'être trop naïve. Ce n'était de toute manière pas dans mon tempérament.

« Ah, tu les as vus aussi. Valait mieux être prudent, chose que tu as également faite. » Je fis une pause pour plonger mon regard dans le sien. Il avait vu rien qu'à mes déplacements que j'étais une militaire ? Un simple citoyen lambda n'aurait pas fait tout de suite le rapprochement. Je fronçais légèrement les sourcils. « Et toi alors ? Ne me dis pas que tu es un homme lambda, ce n'est pas comme si tu m'avais vu battre, je me suis simplement déportée sur la gauche pour me cacher... quelqu'un de normal ne l'aurait pas vu. »

Je voulais juste qu'il me dise ce qu'il avait comme expérience. Il pouvait être militaire tout autant que moi, mais aussi bien d'autre chose. Je voulais savoir à qui j'avais à faire, toujours être informé concernant sa cible potentielle. Je le faisais toujours, la seule chose qui changeait était l'environnement et les conditions. De vieux réflexes qui ne peuvent pas disparaître. C'était mon boulot, presque toute ma vie désormais puisque je n'avais plus rien. Il s'excusa une autre fois, concernant ma blessure et la question qu'il m'avait posée. J'eus un demi-sourire en le voyant faire. En effet, la communication n'était pas son fort.

« J'aurais été plus directe à ta place, je n'aurais pas non plus envie de me retrouver avec quelqu'un mordu. Je ne l'aurais peut-être pas tué sur l'instant, mais au moins j'aurais été informée. » Je fis une pause, alors qu'une légère grimace traversa mon visage. Je ne m'étais pas rendue compte que je portais mon sac de ma main gauche, blessée. J'avais reculé tout à l'heure alors que Dean s'était avancé un peu trop franchement. Je me reculais alors et posais le sac sur le plan de travail derrière moi, avant de poser mes fesses sur celui-ci, toujours debout, mais soutenant un peu mon poids. Je sentais encore ma jambe me tirailler. « Qu'est-ce que tu fais dans les parages ? Solitaire ou groupé ? »
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MessageSujet: Re: Première évasion, un besoin cruel. [Livre I - Terminé]   Mar 21 Oct - 22:25


    ♦ Première évasion, un besoin cruel.
    Alors que Dean fait une excursion plus éloignée qu'à l'ordinaire il aperçoit des zombies sur l'autre rive du lac Cotnoir ainsi qu'une jeune femme, sûrement une militaire à quelques mètres de lui. Par prudence il décide d'aller lui aussi se cacher en rejoignant l'inconnue.
    « Feat. Emily Ayleward»

    J’aurais pu ne pas la suivre et tracer ma route mais je n’étais pas fou ! Je n’avais pas envie de faire demi-tour et me rendre de l’autre côté de la rive n’était pas une bonne idée. Je n’avais aperçu que trois ou quatre morts ambulants mais c’était déjà bien assez et surtout rien ne me disait qu’il n’y en avait pas plus. Voilà pourquoi j’avais décidé de ne pas prendre de risque et de suivre la même voie que la femme que j’avais identifiée comme étant une militaire. En la rejoignant je m’étais dit qu’il serait sûrement plus facile de dialogue avec une autre personne appartenant à l’armée mais je me trompais. Même avec quelqu’un exerçant la même profession que moi j’étais incapable de converser sans commettre des gaffes. Je me retrouvais donc à m’excuser, m’excuser d’être moi en bref ! Je lui expliquais alors que je l’avais suivi dans le simple but de ne pas me retrouver exposé aux zombies. Elle sembla me croire ce qui me soulagea !
    Je hochais la tête pour lui reconfirmer que j’avais bien vus les morts-vivants et ne lâchais pas la blonde du regard. Je savais qu’elle n’allait pas s’arrêter là et je ne fus pas surpris de sa question. Il était vrai qu’une personne ne faisant pas partie de l’armée n’aurait jamais deviné qu’elle était militaire. Je hochais alors négativement la tête !



    - En effet, n’importe qui n’aurait pas pu devenir que tu es une militaire, avouais-je sur un ton moins tendu. Je ne laissais rien paraître et continuais. J’appartiens au régiment des Black Devils… des Forces Spéciales Canadiennes, précisais-je.


    Je précisais cela car je n’étais pas sûr que cette jeune femme soit canadienne, même si j’avais des doutes sans savoir pourquoi. Je n’avais pas précisé mon grade puisque je portais toujours mon galon de poitrine indiquant que j’étais Sergent. J’hésitais et je demandais de nouveau…


    - Tu ne veux toujours pas me dire ton prénom ? demandais-je en hésitant.


    Puis nous parlions de sa blessure à la main et du fait que je n’avais pas été direct pour lui demander l’origine de cette dernière. J’avais voulu faire preuve de tact mais cela n’était pas bien passer et je m’excusais de nouveau. Le fait que je ne sois pas doué pour la communication sembla amusée la blonde ce qui me détendit et me fit légèrement sourire également.
    Je regardais la main de la jeune femme alors qu’elle grimaçait après s’être visiblement refait mal. Je n’osais plus vraiment m’avancer et je reportais mon attention sur le visage de la blonde lorsqu’elle me demanda ce que je faisais dans les parages et si j’étais un solitaire.



    - J’suis installé avec un groupe au niveau de la Route Child. J’étais venu dans le coin pour voir si des solitaires voulaient se joindre à nous, si je trouvais des vivres ou autres, expliquais-je. Et aussi, j’espérais avoir des pistes pour retrouver ma femme, ma fille et ma sœur, avouais-je. Et toi alors ? Je me taisais quelques secondes avant d’ajouter doucement. T’es vraiment sûre que tu ne veux pas que je jette un coup d’œil à ta main ? J’ai de quoi faire un bon bandage dans mon sac…


    Je ne voulais pas insister mais il était préférable de ne pas tenter le diable… Une blessure qui s’infecte pouvait vite dégénérée en gros problème et je ne pensais pas que la jeune femme ait envie de ça. Personne ne le souhaitait d’ailleurs !


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Dernière édition par Dean Chevalier le Jeu 23 Oct - 22:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Première évasion, un besoin cruel. [Livre I - Terminé]   Jeu 23 Oct - 15:43


J'essayais de l'analyser, de percevoir chez lui la moindre chose qui pouvait m'interpeller. Que ce soit par ces gestes, ce qu'il me disait ou évoquait ou son attitude générale. Franchement, aux premiers abords, je ne le pensais en rien dangereux. Mais c'était ce que je m'étais dit aussi pour le groupe de gars qui m'avait oh combien accueilli chaleureusement. Au final, mes poignets et mes chevilles se souvenaient des liens qui me maintenaient, tout comme ce tissu dans ma bouche qui m'arrachait le coin des lèvres. Je me souviens très bien aussi de la fin de toute cette histoire, alors qu'ils me tripotaient, pensaient sûrement me violer tour à tour. J'avais seulement eu de la chance de pouvoir profiter de leur faiblesse face à mon corps pour en réchapper presque indemne. Eux en revanche, je ne donnais pas cher de ce qu'ils étaient devenus. Je les avais tous tués, mais j'avais laissé leur crâne intact, qu'ils se relèvent en zombies, ils ne méritaient pas mieux. Mon regard croise de nouveau celui de l'inconnu, d'un certain Dean si ma mémoire était bonne, mais n'oublions pas qu'il n'était pas proche. Il était encore un potentiel ennemi, et pour l'heure, j'essayais d'être méfiante tout en étant assez efficace pour lui soutirer des informations mine de rien. Il confirmait ce que je venais de dire, au moins ne le niait-il pas. Puis, il m'avoua son appartenance à un régiment qui m'était inconnu. Il était donc canadien, j'étais américaine. Mais je n'étais pas aussi ouverte que lui, jamais je ne lui dirais que je faisais partie des forces spéciales États-uniennes.

« Très bien, tu as donc certaines capacités qui t'ont permis de survivre dans ce chaos, encore plus que les miennes. » Mensonge, nous étions au même niveau, mais je ne préférais pas qu'il sache. Que personne ne sache. J'étais militaire, simple soldat, rien de plus. « Tu es donc Canadien, alors que moi, je viens de l'autre côté de la frontière... » Je lui avouais ma nationalité, mais ce n'était pas le plus important. C'est là que mes yeux se portèrent sur son galon. Sergent. Mais je n'étais pas aussi ouverte que lui, jamais je ne lui dirais que je faisais partie des forces spéciales États-uniennes. J'avais été heureuse qu'on ne m'offre guère ce grade étant donné les circonstances du retour de notre équipe. Ce virus était terrible, je n'aurais pas aimé guider mes gars à la mort et au carnage qui a eu lieu. Je chassais ses pensées de ma tête, alors que les principes même de l'armée avaient été bafoués en quelques secondes à peine. Je me revois tuer ces gens, et je me reprends avant qu'un voile passe sur mon visage, traduisant ce trouble profond. Je me concentrais de nouveau sur le visage de mon interlocuteur, le voyais hésiter avant de reprendre la parole. Je me retins de rire de justesse, je ne savais pas pourquoi, c'était presque sorti inconsciemment. J'affichais un fin sourire en même temps que je refoulais ce rire nerveux.

« Emily. » ajoutais-je simplement, un air détaché.

Une grimace me fait prendre conscience que ma blessure reste profonde même si je ne pense pas avoir besoin de fil. Sur la main, ça fait juste un mal de chien et c'est rageant. J'avais posé mon sac et étais revenue à la charge en lui posant une question. Je voulais savoir surtout s'il avait un groupe et où ils étaient. Je ne pensais pas qu'il me dirait l'emplacement exact, même si je ne connaissais pas assez les lieux pour savoir où était la route Child. Je verrais cela sur une carte en rentrant au camp où je demanderais à quelqu'un là-bas. J'avais encore du mal à aller vers les gens. Il me parlait de sa famille, et mon visage se durcit.

« Dis-toi qu'ils sont morts, c'est bien plus simple comme ça. Je verrais cela sur une carte en rentrant au camp où je demanderais à quelqu'un là-bas. Regarde ce que tu fais, si tu étais tombé sur une personne malsaine et totalement déjantée, qu'aurais-tu fait ? Tu te serais pris une balle, ou tout autre chose, et tu serais mort. » Je m'arrête, je ne pensais pas être aussi tranchée et l'homme en face de moi devait ne rien comprendre du tout. Je voulais juste que les gens comprennent. Revoir leur famille était impossible, ou s'ils avaient cette chance, ils mourraient forcément, un point c'est tout. Je repris possession de mes paroles avant de reprendre un peu moins froidement. « J'avoue ne pas avoir fouillé cette cabane, j'étais venue seulement pour me réfugier et soigner ma main. » Je fais une pause alors qu'il me retourne la question, j'hésite un instant. « On m'a recueillie, si l'on peut dire alors que j'avais besoin de soin. Je suis encore indécise quant à mon choix de partir ou rester. » Je me tus, il n'avait pas besoin d'en savoir plus. Et puis il parle de nouveau de ma main, alors que le tissu que j'avais enroulé sur ma main était déjà tâché de sang. Bordel, ça me chauffait encore de l'alcool que j'avais aspergé, le tissu en était imbibé également. C'est sûr que sa proposition était alléchante, surtout s'il me disait avoir quelque chose d'efficace pour panser ma blessure. Je soufflais, puis m'avançais alors que la table nous séparait toujours. Ma main valide se posa sur le dossier de la chaise alors que j'étais postée derrière et je l'observe un court instant. « Montre-moi ce que tu as, si ça vaut la peine d'essayer. »
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MessageSujet: Re: Première évasion, un besoin cruel. [Livre I - Terminé]   Sam 29 Nov - 23:35


    ♦ Première évasion, un besoin cruel.
    Alors que Dean fait une excursion plus éloignée qu'à l'ordinaire il aperçoit des zombies sur l'autre rive du lac Cotnoir ainsi qu'une jeune femme, sûrement une militaire à quelques mètres de lui. Par prudence il décide d'aller lui aussi se cacher en rejoignant l'inconnue.
    « Feat. Emily Ayleward»

    La blonde que j’avais suivie était carrément glaciale dans son attitude et ses propos mais je ne m’en fâchais pas. Son comportement était tout à fait normal depuis la grande panique et si j’avais été à sa place je dois reconnaître que j’aurais réagi de la même manière. Il fallait reconnaître que mon comportement à son égard n’était pas rassurant même si en réalité je n’avais eu aucune mauvaise intention. Non ! D’ailleurs j’aurais peut-être même continué ma route si je n’avais pas aperçu ces quelques morts ambulants sur la rive opposée.
    Du coup, comme j’étais coincé ici avec cette jeune femme méfiante je tentais de détendre l’atmosphère en engageant la conversation. Cependant j’étais toujours aussi maladroit pour communiquer et je le remarquais de suite. Mais je ne laissais pas tomber et continuais en essayant de ne pas commettre de gaffes Deanesques ! Je répondais ensuite à la militaire sans prendre le temps de me demander si je devais lui mentir. La vérité vint d’elle-même et je ne voyais pas l’intérêt d’utiliser le mensonge dans ce cas présent. J’écoutais ensuite sa réponse et je constatais qu’elle n’était pas Canadienne comme j’avais pu le penser un peu plus tôt.



    - Il n’y a pas que les militaires qui puissent s’en sortir dans ce chaos… J’ai vu des professeurs ou de simples vendeuses garder leur sang froid face à la situation plus facilement que certains gradés, déclarais-je avec un haussement d’épaules. C’était si terrible que ça aux États-Unis quand tout à commencé ? demandais-je ensuite pour savoir l’ampleur des dégâts.


    Je tentais ensuite de lui redemander son prénom puisqu’elle avait éludé la question la première fois. Tout en l’interrogeant j’espérais qu’elle ne me trouverait pas trop envahissant mais même si je ne parlais pas beaucoup j’avais toujours aimé savoir à qui je m’adressais. Je crus alors voir un sourire apparaître sur le visage de la blonde et cela me rassura. Je hochais la tête en entendant son prénom et le répétais dans un murmure comme pour l’imprimé dans mon cerveau.


    - Enchanté… malgré les circonstances de cette rencontre !


    Je ne fus ensuite plus tout à fait sûr de l’être lorsqu’elle me répondit que je devais faire comme si toute ma famille était morte. Je fus incapable de répondre quoique ce soit et j’entrouvris la bouche de surprise alors qu’elle continuait de parler. Je ne saisis pas tout ce qu’elle dit et je ne suivais de nouveau que lorsqu’elle m’expliqua que j’aurais pu me prendre une balle et mourir… *Hein ? De quoi ? Ah oui… Parce que je l’ai suivi… !*


    - Tu as peut-être raison… A vrai dire je n’ai pas vraiment réfléchi ! Mais entre nous, si je l’avais fait j’aurais agi de la même manière. Je préfère me retrouver face à une femme éventuellement dangereuse plutôt qu’aux autres dehors.


    Était-ce le stress du à son franc parlé ou la présence des zombies non-loin qui me faisait parlé ? Je n’en savais rien mais cela était extrêmement rare… Assez pour que cela me stupéfiasse. Je n’avais jamais été du genre à entamer une discussion et encore moins à l’entretenir. Non ! Je me contentais de répondre brièvement lorsque l’on s’adressait à moi. Cette fois-ci c’était différent, je discutais, je questionnais et je prenais même la peine de lui demander si elle avait besoin d’aide pour soigner sa blessure. Je n’étais certes pas infirmier mais j’avais du matériel de premier soin dans mon sac et cela pourrait toujours s’avérer utile… du moins si elle acceptait.
    J’écoutais sa réponse en faisant mon possible pour en retenir le maximum… Visiblement elle était comme moi ! Indécise quant au fait de rester ou non avec le groupe qu’elle avait rejoint. Je ne lui faisais pas la remarque et la laissais reprendre la parole pour accepter mon aide. Je ne me faisais pas prier et sortais une bande, la fin d’un sparadrap et deux compresses stériles et je déposais le tout devant Emily.



    - Je pense que ça devrait faire l’affaire,  déclarais-je avant d’hésiter quelques secondes. J’suis pas infirmier mais tu veux que je te fasse le bandage ?



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MessageSujet: Re: Première évasion, un besoin cruel. [Livre I - Terminé]   Sam 6 Déc - 20:07


Je ne lui faisais pas de cadeaux, mais en même temps, on ne survivait pas si on était trop peu intelligent ou beaucoup trop niais. Je n'étais ni l'un ni l'autre. Disons que j'avais assez d'expérience dans le domaine et que j'étais loin d'être stupide pour faire confiance au premier venu, combien même il paraissait cordial. Les hommes qui m'avaient séquestrée l'étaient tout autant. Je suis dure, mes mots sont cassants, presque blessants. Je m'en fichais en somme, je ne le connaissais pas. Ma douleur se transmettait de temps à autre, et c'était ce que je faisais actuellement, même si je ne voulais pas le voir. Ma souffrance est présente, constamment, mon choc émotionnel reste ancré en moi, je revois la scène peut-être bien mille fois dans la journée. La nuit, lorsque j'arrive enfin à fermer les yeux, je la revis sans cesse, continuellement, sans aucun répit. Je voudrais que tout s'arrête, mais est-ce que j'ai envie ne serait-ce que d'oublier ? Non. Je veux revoir leur visage, je veux les revoir en train d'agoniser et moi les libérant de cette atrocité. Parce que je veux me souvenir que je l'ai fait pour leur bien, en dépit de mon incapacité à pouvoir les protéger et à ma culpabilité de m'être enfuit de la sorte. J'aurais dû mourir avec eux, un point c'est tout.
Ses mots me rappellent à la réalité, à la situation présente. Je ne peux pas le contredire, il dit vrai pour certaines personnes.

« Il y a malgré tout des gens qui ont un courage inné, un don de combativité. Tant mieux pour eux. » je suis sèche et froide, parce que mon mari et mes filles ne pouvaient pas avoir ce si précieux don. J'aurais voulu que tout se passe autrement, mais hélas, j'étais bien seule, tout ça n'était pas un cauchemar. C'était l'enfer. Le monde était devenu mon enfer. Pourquoi étais-je toujours en vie ? Je ne me posais pas la question, me contentant d'avancer simplement. Au fond, je n'étais pas une lâche, j'avais cet esprit si brut et combatif, que je ne pouvais simplement pas baisser les bras, malgré tout ce que j'avais enduré. Il m'a demandé comment s'était, si c'était si terrible. Il me posait vraiment cette question ? J'aurais pu presque arquer un sourcil, qu'avait-il fait lui justement ? « Ta question est stupide. Si je te réponds que c'était un conte de fées ? Un vrai paradis ? Redescends. Que veux-tu entendre, que t'imagines-tu ? » Je fais une courte pause, avant de souffler. « Grand bien t'en face si tu as pu rester un minimum en dehors de tout ça... » terminais-je, comme plus clôturer la conversation. Car oui, je ne voulais pas en parler, j'avais toujours les images en tête, graver dans ma mémoire. Rien ne pourra les enlever. Rien ni personne. Et ce n'était certainement pas à un inconnu que j'allais tout déballer.

À la découverte de mon prénom, je ne répondis rien. Je n'étais peut-être pas si enchantée que lui. Il pourrait me qualifier de tous les noms possibles et péjoratifs, mais je ne céderais pas de si tôt. Je lui en faisais voir de toutes les couleurs, répondant impulsivement à sa recherche de ses proches. Au moins, il était fixé sur ma position, peut-être même que s'il était assez empathique, il pouvait y déceler quelque chose. Je m'en fichais sur l'instant, je n'allais pas le revoir. Il ne s'attarda pas à parler de ses proches, de sa femme, sa fille et sa sœur apparemment disparues. Non, il enchaina sur ce que j'avais dit ensuite, comme le fait que j'aurais pu lui troué le cerveau. C'était intéressant de voir comme nous avions des opinions divergentes. Un sourire en coin s'afficha discrètement sur mes lèvres en l'entendant.

« C'est marrant, moi, j'aurais dit complètement l'inverse... dans la mesure où il n'y a pas un groupe de vingt zombies, je ne suis pas encore suicidaire. » Et j'arrivais encore à analyser la situation. Mais à choisir entre trois zombies et me retrouver avec un inconnu, je préférais largement la première option. Pourquoi ? Je ne savais pas, les zombies ne réfléchissaient pas, on les tuait facilement et la fuite était envisageable par la suite. Un homme... s'était plus compliqué à gérer.

Je lui parlais de ma position, de mon groupe, sans lui définir l'emplacement exact, il n'avait pas besoin de savoir. Et puis nous dérivions sur ma blessure, car aussi endurcie que je l'étais, je ne pouvais résolument pas être de marbre face à cette blessure. L'alcool faisait encore effet, j'avais bien imbibé le tissu et il était désormais coloré de mon sang, inutile donc de faire croire que tout allait bien. Je me serais bien passé de son aide, mais j'avouais être réaliste parfois. S'il avait le nécessaire, plus que ce que j'avais, autant essayé de voir ce qu'il avait. Je ne me fermais pas à la possibilité qu'il puisse avoir mieux pour me soigner. C'est comme ça que je lui donnais une ouverture et l'observais sortir tout un tas de choses une par une. En effet, il avait les outils nécessaires. Une vraie bande, du sparadrap, des compresses stériles non-négligeables en ces temps. Je l'observais alors, presque suspicieuse.

« Pourquoi tu me montres tout ça ? Pourquoi tu m'aides ? Je ne le ferais sûrement pas à ta place, car tu dois savoir combien c'est important d'avoir ne serait-ce que des compresses stériles, tout le nécessaire pour se soigner. À moins que tu ne veuilles alléger ton sac... » terminais-je, sur une note plus légère alors que je restais toujours fermée et froide, moins que tout à l'heure, mais toujours aussi méfiante. Je l'observais quelques instants, soufflais lentement avant de reprendre. « Néanmoins, je ne peux refuser, j'aimerais éviter la surinfection ou que ça traine en longueur... » Et puis je contourne la table pour me mettre en face de lui et je lève ma main gauche vers lui ; prête cependant à me battre s'il faisait n'importe quoi que je juge dangereux à mon encontre.
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MessageSujet: Re: Première évasion, un besoin cruel. [Livre I - Terminé]   Sam 3 Jan - 0:51


    ♦ Première évasion, un besoin cruel.
    Alors que Dean fait une excursion plus éloignée qu'à l'ordinaire il aperçoit des zombies sur l'autre rive du lac Cotnoir ainsi qu'une jeune femme, sûrement une militaire à quelques mètres de lui. Par prudence il décide d'aller lui aussi se cacher en rejoignant l'inconnue.
    « Feat. Emily Ayleward»

    Je n’avais jamais été quelqu’un d’ouvert avec le genre humain. Que ce soit avant ou après tout ce bordel ! Pourtant c’était bien moi qui insistais pour entretenir une conversation avec la blonde ? De son côté, elle ne faisait aucun effort et était même tranchante et froide. Son comportement ne m’étonnait et mon attitude était d’ailleurs la plus surprenante. Depuis quand avais-je cet esprit de contradiction ? Je ne parlais pas avec les personnes qui m’étaient sympathiques et j’étais amical avec celles qui me repoussaient ! Je ne prenais pas le temps de réfléchir à la question et écoutais attentivement les paroles de la blonde. Elle était enfin d’accord avec moi ! Cela me soulagea de l’entendre dire que certaines personnes avaient un courage inné. Il n’était donc pas impossible que des personnes non-militaires aient réussi à très bien survivre. D’ailleurs j’en avais eu la preuve et je l’avais encore. Le ‘‘chef’’ de mon groupe était un homme qui n’avait rien à voir avec la survie et pourtant c’était lui qui soudait notre groupe.
    Cependant, même si j’étais soulagé par les paroles de la blonde je me taisais et choisissais de ne rien rajouter. Le ton qu’elle avait employé prouvait bien qu’elle avait envie de clore le sujet ou du moins c’était l’impression qu’elle donnait.

    Je m’étais alors intéressé à la grande panique côté américain mais de nouveau je formulais mal ma question et je ne m’en rendais compte que lorsqu’elle me répondit toujours aussi froidement et avec sarcasme. Je murmurais un
    « Je me suis mal exprimé » en l’entendant dire que ma question était stupide. En effet, elle l’était si je me la répétais sans tenir compte du raisonnement qui m’avait conduit à la poser.
    De plus je ne voyais pas ça comme un avantage d’avoir été tenu à l’écart pendant que tout commençait à partir en vrille. Les doutes ne remplacent pas les certitudes et avancer à l’aveugle ou en devinant peu s’avérer beaucoup plus dangereux qu'efficace !



    - C’est vrai que ma question n’était pas claire, avouais-je. Je me demandais juste si vos autorités avaient été plus transparentes avec vous ! Quant aux informations qu’elles vous fournissaient. Je marquais une pause. Le gouvernement canadien a été incapable de nous préparer à ce qui nous attendait à notre retour. C’est sûrement pour ça que beaucoup de gars se sont fait surprendre à notre arrivée…


    Sans oublier le fait que l’un de leur chef les avait laissé se démerder pendant qu’il partait à la recherche de sa famille ! Mais ça je le gardais pour moi car j’étais le type en question et c’était un fardeau qui me pesait. Il n’était pas prêt de s’envoler comme je n’étais pas prêt de le partager avec qui que ce soit ! Et puis je me voyais mal avouer à une militaire que j’étais un déserteur… La jeune femme était déjà assez méfiante à mon égard sans que je ne m’accable moi-même.
    Je lui avouais donc ensuite que je n’avais pas réfléchi en la suivant mais que dans le cas contraire le résultat aurait été le même. Son aveu me surprit ! Elle pensait le total opposé alors que l’avantage avec les hommes c’est que l’on pouvait négocier avec eux… Les zombies, eux, ne rêvaient que de nous bouffer et n’étaient pas ouverts à la discussion.



    - Y’a pas moyens de négocier avec ces saletés de morts ambulants… Ils n’ont qu’un seul but : nous bouffer ! Du coup, même si l’être humain peut être vil, je préfère me frotter à lui.


    J’avais dit ce que je pensais sans prendre le temps de filtrer mes pensées ! Après tout Emily ne le faisait pas alors pourquoi est-ce que je devrais me donner cette peine ? Les efforts auraient du être réciproques sinon. Et de son côté Emily ne laissait transparaître que méfiance et froideur.
    Mais malgré ça je lui proposais mon aide pour se soigner tout en précisant que j’avais ce qu’il fallait. Je ne commençais à sortir le matériel que lorsqu’elle eut accepté et je le regardais fixement lorsqu’elle reprit la parole pour me demander pourquoi je faisais ça, pourquoi est-ce que je lui montrais ce que j’avais. Elle précisa même qu’elle n’aurait pas agi de cette manière si elle avait été à ma place. J’attendais qu’elle finisse de parler et accepte définitivement mon aide avant de lui adresser un haussement d’épaules. Je continuais de la fixer…



    - Je ne suis pas toi ! Tu es blessée et j’ai de quoi te faire un bandage donc je t’aide… Ce n’est pas parce que des êtres dénués de conscience trainent dans le coin qu’on doit devenir comme eux. Je préfère me dire que tous les hommes ne sont pas devenus des monstres égoïstes. Et tu peux te moquer ou même me voler… ça ne me fera pas changer d’avis ! Sinon, j’ai plus vite fait de me tirer une balle dans la tête. Je regardais ensuite la jeune femme se placer en face de moi et j’indiquais sa main blessée de mon index. Donc je vais te soigner et évite de m’assommer si je te fais mal. Ce sera involontaire car comme je te l'ai dit et comme tu l’as sûrement deviné, je ne suis pas médecin !


    En disant ces mots j’avais ouvert une des compresses stériles sans la sortir et j’avais doucement pris la main de la jeune femme pour lui ôter son pansement imbibé d’alcool et de sang.




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MessageSujet: Re: Première évasion, un besoin cruel. [Livre I - Terminé]   Dim 18 Jan - 19:01

Hj:
 

Il reste calme, s'excuse même pour ses formulations de phrases. Mais en réalité, ce n'est pas totalement de sa faute, mais plutôt de la mienne. Je suis dans l'extrême présentement, je n'arrive pas à passer outre la grande méfiance à son égard. Mais je ne veux pas reproduire les mêmes erreurs. Même s'il a l'air totalement innocent de prime à bord, il est militaire, il peut très bien être un très bon menteur. Il peut très bien me manipuler pour me planter un couteau dans le dos, mais ce qui fait que je suis aussi offensive de par mes paroles, c'est que je ne souhaite en aucun cas en dire davantage sur moi, et qu'il a l'air vraiment d'avoir encore de l'espoir. C'est bien pour lui, mais ma souffrance se reflète et je me la prends en plein visage. Je veux que tout le monde ressente la même chose, inconsciemment, et cela explique mon comportement. Je ne veux pas que les gens se retrouvent car ça me tuerait à petit feu. Je ne veux pas que les gens espèrent de trop, car après la chute est bien trop importante. J'en ai l'expérience, et je veux que tout le monde le sache. C'est paradoxal, mais c'est comme ça. C'est encore bien trop présent dans ma tête, et peut-être que ce choc ne me quittera jamais. Quoiqu'il en soit, j'essaie de me calmer, parce que même s'il me dit qu'il s'est mal exprimé, il a l'air de vraiment être sincère. Je ne dois pour autant pas baisser ma garde. Quoiqu'il en soit, je ne peux lui répondre avec franchise.

« Même si on y est préparé, ça nous échappe complètement. Même en tant que militaire, ayant vu bon nombre de choses dégueulasses, ça n'égale pas ces abominations. Tu dois aussi avoir ce sentiment, non ? »

Je n'avais pas répondu à sa question, l'ayant détournée, car oui, nous avions été préparés. J'avais été à New York pour essayer de confiner et de gérer cette crise, mais tout était déjà dissolu, complètement désorganisé et cela nous surpassait, de loin. J'étais peut-être la seule survivante de mon équipe finalement, la seule à avoir eu le courage de m'enfuir de cette situation plus que critique. On nous avait envoyés à la mort, en plus de nous avoir donné des ordres pour tuer tout un tas de personnes. Hommes, femmes... enfants... tous ces visages ne quittaient pas ma mémoire. Sa voix m'arracha à mes pensées, il crut être un peu surpris par mes propos, mais je trouvais sa réaction normale. J'étais peut-être la première à penser de la sorte, et qui penserait comme ça justement ? Pas grand monde, mais disons que je préférais confronter les zombies car ils étaient moins vifs, moins réactifs, même si en nombre, ils étaient plus dangereux.

« C'est peut-être parce que, pour l'heure, tu n'as pas dû croiser encore des hommes complètement tordus, dénués de morale. Tu as de la chance, mais dans ce monde, elle ne reste pas présente bien longtemps. Fais attention. » Ce n'était en rien une menace, je le disais, pour le coup, très sincèrement.

Puis il piqua ma curiosité, parce qu'il était un peu trop ouvert à mon goût. Bien sûr, cela m'aiderait beaucoup s'il pouvait me faire quelque chose de mieux que mon bandage improvisé qui n'allait pas tenir longtemps, mais je me débrouillais avec ce que j'avais. S'il me proposait son aide et que j'acceptais, je n'arrivais cependant pas à comprendre pourquoi il était aussi altruiste. Cela lui causerait du tort, à n'en pas douter. Il était tombé sur moi, donc sa vie n'était pas en danger, mais il serait tombé sur une toute autre personne, avec une toute autre façon de penser, il serait peut-être déjà mort ou à l'agonie. Quoiqu'il en soit, je m'avançais vers lui et l'observais alors qu'il me répondait. En effet, il n'était pas moi, et je me surpris à sentir mes traits s'adoucir quelque peu en l'entendant parler. Dans un sens, oui, il avait raison. Ne pas devenir comme ses monstres au dehors. Cependant, je le trouvais encore plus niais après ses propos.

« Et que diras-tu si je prenais ta vie ? Si je te torturais ? Tu serais toujours à penser ainsi ? » Mon ton était calme, les mots étaient sortis tous seuls à dire vrai. Puis, je repris pour le rassurer. « Vas-y, je ne suis pas une chochotte, je résiste très bien à la douleur, alors tu ne risques pas de te retrouver dos au sol... » Cela pouvait se traduire comme une plaisanterie, mais c'était purement involontaire. Puis je le laissais faire alors qu'il retirait mon bandage. Mon autre main était positionnée sur le dossier de la chaise et mon regard ne le quittait pas un seul instant.
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MessageSujet: Re: Première évasion, un besoin cruel. [Livre I - Terminé]   Dim 8 Fév - 0:40

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    Alors que Dean fait une excursion plus éloignée qu'à l'ordinaire il aperçoit des zombies sur l'autre rive du lac Cotnoir ainsi qu'une jeune femme, sûrement une militaire à quelques mètres de lui. Par prudence il décide d'aller lui aussi se cacher en rejoignant l'inconnue.
    « Feat. Emily Ayleward»

    Non, je n’étais pas devenu quelqu’un d’autre et moi-même je ne savais pas que j’allais me montrer aussi avenant et bavard avec la blonde que j’avais suivi. Sans savoir pourquoi elle m’inspirait confiance ce qui était rare quand on savait que je ne parlais que très peu, que je me contentais d’observer de loin et ça, depuis ma plus tendre enfance ! Bien sûr, je me trompais peut-être et les paroles de la militaire avaient eu pour but de me faire prendre conscience de ça… Du coup, je me méfiais encore moins ! Cela devait être du à mon esprit de contradiction inné.
    Bref, je faisais en sorte d’engager la conversation sans imaginer une seule seconde que la jeune femme pourrait s’en prendre à moi. Et puis pourquoi le ferait-elle ? *Pour te piquer ton matos et ton arme sûrement !* Je chassais cependant cette idée de mon esprit et écoutais Emily me dire qu’ils avaient été préparés mais que personne ne pouvait s’attendre à ce genre d’abomination. Je haussais la tête en guise d’acquiescement lorsqu’elle me posa la question. En effet, jamais je n’aurais imaginé devoir buter des non-militaires, de simples civils… simples civils certes, mais plus tout à fait humains… plus du tout à vrai dire ! Mais même en sachant cela ce n’était pas plus facile. Ces gens n’avaient rien demandé à personne et leur triste sort avait fait qu’ils avaient été contaminés.



    - En effet, je vois parfaitement ce que tu veux dire… Tout a été différent d’un coup, d’un seul ! Avant même de s’en rendre compte on devait buter des civils… plus humains oui, mais des compatriotes qui avaient eu la malchance de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment. Peu importe les entraînements, je ne pense pas qu’on puisse être préparé pour ça.


    Je ne faisais que dire ce que je pensais et avait vécu… Après ma désertion j’avais eu la malchance de tomber sur des compatriotes contaminés dont j’avais du me débarrasser. En arrivant près de chez moi je m’étais même planqué de justesse pour voir passer celle qui avait été autrefois ma voisine et parfois même la nounou de ma fille. Devenue zombie, elle errait et j’aurais pu la descendre sans problème pour qu’elle ne contamine personne d’autre mais je n’avais rien fait. Je l’avais laissé continuer son errance mortelle.
    Je savais que j’aurais du mettre fin à son semblant de vie car elle ne m’aurait pas laissé cette chance si les rôles avaient été inversés. C’est d’ailleurs ce que j’expliquais à Emily quand elle m’avoua qu’elle préférait se frotter aux zombies plutôt qu’aux humains. Visiblement elle n’était pas d’accord avec le fait qu’on puisse négocier avec ces derniers… du moins avec certains d’entre eux. Je haussais les épaules et avouais.



    - Je me doute qu’il a des tarés qui ne rêvent que de tuer pour dépouiller leur victime ou pire… Tu as peut-être raison, je ne vais pas te contredire car j’ai croisé peu d’humains avant de rejoindre le groupe qui est le mien aujourd’hui. Il faut dire, même si ça ne parait pas flagrant en ce moment, que je suis plutôt du genre à rester en retrait et à ne parler que par obligation.


    Cet aveu me fit décocher l’esquisse d’un sourire involontaire ! Il était vrai que mon comportement du moment ne donnait absolument pas raison à mes paroles… et pourtant c’était plus que véridique. Après, j’ignorais si Emily allait me croire ou non mais peu m’importait. Je lui avais dit la vérité et j’allais maintenant m’atteler à la soigner… Je n’étais pas médecin mais ce serait toujours fait plus proprement avec le matériel adéquat et surtout deux mains en bon état.
    Je continuais sur ma lancée et disais ce que je pensais. Visiblement la blonde faisait de même et je la fixais en entendant ses questions. Tout en y réfléchissant je débutais les soins bien conscient du fait que la jeune femme m’observais.  Je reprenais alors…



    - Je ne m’étais pas poser ce genre de questions à vrai dire… Si tu me tuais ? Je ne dirais pas grand-chose, forcément, dis-je alors que mon coté ironique refaisait surface. Pour la torture je dirais qu’elle s’ajouterait à la mentale que je connais déjà et est-ce que je continuerais de penser de cette façon ? Je ne sais pas ! Sûrement. Car je sais parfaitement qu’il y a des fous bel et biens humains mais sans aucune morale et je sais aussi qu’il y a l’inverse. Enfin, c’est ma façon de voir les choses et il n’y a que les cons qui ne changent pas d’avis… Le temps me changera peut-être, sûrement même… mais de quelle façon ? Je l’ignore.


    Tout en répondant, j’avais de nouveau nettoyé la plaie, changé la compresse et je mettais à présent la bande. Je me stoppais pour relever la tête et fixer la militaire.


    - Tu me dis si je sers trop la bande, je n’arrive pas à m’en rendre compte.



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MessageSujet: Re: Première évasion, un besoin cruel. [Livre I - Terminé]   Dim 8 Mar - 12:42

Hj:
 


Jamais je n'aurais pu dire que je pourrais autant parler avec un inconnu. Il était vrai que j'étais toujours sur la retenue, la méfiance. Mais même si j'ouvrais la bouche, conversais avec lui, rien ne m'empêchait de pouvoir le maîtriser à tout instant. Je le pensais terriblement niais, pour un militaire, car s'il avait été un simple civil, j'aurais compris sa façon de penser. Mais peu importe, il n'était ni dans mon groupe, ni ne faisait partie des personnes qui m'étaient chères. En avais-je finalement ? Non, je les avais perdus, je les avais tués, les seuls qui me laisseraient un vide, qui m'arracheraient le cœur. Je me sens comme une poupée inanimée désormais, ou plutôt si, animé par je ne savais quelle flamme, quelle genèse, mais qui me consumait peu à peu finalement. Continuer à avancer, à survivre, pour peut-être essayer de ne pas me détourner du serment que j'ai fait en m'engageant dans l'armée et que j'avais par tant de fois bafoué. Je l'observe, même dans sa manière de parler, j'ai l'impression de voir une recrue. C'est très étrange, ou alors n'était-ce que ma vision des choses, peut-être que pour lui, je n'étais que trop dur, trop réaliste. J'étais loin d'être optimiste, pour sûr. Je gardais mes yeux posés sur lui alors qu'il parlait des fusillades d'hommes, de femmes et d'enfants. J'imaginais qu'il parlait de ça, l'avait-il seulement vécu lui aussi ? D'après moi, non, car il en parlait trop posément, trop facilement. Je ne relevais donc pas, ne préférant pas m'aventurer dans cette discussion que je regretterais.

J'avais eu raison sur un point, il a croisé peu de personnes qui profitent de cette situation, des gens malfamés, perdus, sans toit et cherchant la sécurité. La suite me surprit, lorsqu'il m'avoua ne pas être du genre à parler et qu'il restait souvent en retrait. Je ne pue m'empêcher de lever un sourcil. « Vraiment ? Pourquoi m'avoir suivi dans ce cas ? Pourquoi avoir une conversation depuis tout à l'heure ? » Ce n'était que des questions posées sans réfléchir, en réalité, je n'attendais pas vraiment de réponse et j'enchaînais par la suite. « Quand tu croiseras ces tarés comme tu les nommes, on en reparlera, si toutefois tu es encore vivant. Tu as eu la chance de tomber sur un groupe plutôt aimable, j'imagine. Vous vous positionnez pas très loin si tu erres dans le coin, non ? » Mine de rien, j'essayais de savoir où ils étaient, peut-être pour ma propre porte de sortie, ou juste être informé de ce qui m'entourait, des possibilités. C'était, encore une fois, un vieux réflexe qui me collait à la peau.

Il s'occupa de ma main, j'étais à moins d'un mètre de lui, mon sac posé sur la table à côté de nous. Je lui tendais ma main alors que j'optais pour une approche plutôt directe. Je me demandais comment il allait réagir, au début, il ironisa et je restais toujours de marbre, l'observant attentivement. Et puis de nouveau, il me sort son discours. Je ne suis pas d'accord avec cela, mais il le sait déjà. Je me contente de soupirer alors que je baisse légèrement la tête pour la relever quelques secondes après. « Tu sais que tu me sers une faille sur un plateau ? Je pourrais te tuer sur-le-champ, ou faire ce que je veux de toi... Auras-tu simplement les couilles de me faire souffrir, de me torturer et me laisser agoniser jusqu'à ma mort ? » Ce n'était plus du tout le même sujet, j'avais complètement dévié pour que cela revienne à parler de moi. Je revoyais la scène avec les hommes qui auraient bien voulu profiter de mon corps et qui avait subi ma vengeance. Mes yeux exprimaient cette colère, ce grondement profond qui traduisait ce côté sombre que j'avais découvert. Aucun regret pour ses hommes, c'était certain. Puis je regarde ma main alors qu'il avait pratiquement fini. J'extirpe ma main alors qu'il vient à peine de finir. « Ça ira. » Je prends mon sac et je l'enfile alors que je vérifie mon ceinturon avec mes couteaux et mon poignard, avant de relever la tête vers Dean. « Pour mes dernières paroles, laisse tomber. Nous avons des avis divergents, peut-être que ce sera différent dans quelque temps... si nous nous revoyons. » Je jette un œil rapidement par-delà la fenêtre pour entrevoir quelques zombies. « Maintenant, je ne veux pas paraître impolie, mais je n'ai pas envie d'être encerclée et j'aimerais pouvoir rentrer avant la nuit. » Je me dirige vers la porte, passant à côté de lui, ma main sur la poignée avant de me retourner. « Je pense que c'est évident, mais évites de me suivre, je le saurais de toute façon. » Pas d'au revoir, pas de mot poli ni même chaleureux. Je ne le connaissais pas, cela ne m'empêcha pas de continuer mon chemin. Je passais la porte et m'attelais au chemin de retour.

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Première évasion, un besoin cruel. [Livre I - Terminé]
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