AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]
Aller à la page : 1, 2  Suivant
MessageSujet: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Jeu 12 Fév - 0:02

Je suis fatiguée. Et j’ai faim. Oui, pour pas changer. Et j’ai toujours aussi mal.

Je lève le visage. Le ciel n’a pas l’air motivé à se décider entre grisaille et lumière. Je ressers mon manteau contre moi. Il ne fait pas si froid, mais je ne me sens pas vraiment génialement bien. A chaque pas, mes couettes tressautent, ça me saoule en fait. J’aurais pas dû. Eh oui des couettes, tout à fait.

Depuis l’autre jour, j’ai dû dormir quoi ? 10-12h… c’était y a 3 jours. Autant dire que je suis pas en top forme.
Quand je dors, je vois Alice, je me réveille, au mieux en sueurs et affolée, au pire, en cris et en pleurs. Et dernièrement, c’est plutôt la deuxième solution qui prône. Résultat, je me retrouve à errer et à surveiller les extérieurs en pleine nuit.

Les autres vont me prendre pour une folle. Ou en avoir marre tout du moins. C’est étonnant que je ne fasse pas rappliquer tous les morts à la ronde à chaque fois.
Quand je suis éveillée, je suis encore plus inutile. Je revois sans cesse son visage à lui. Mais ce n’est plus le sourire que je vois, c’est toute cette colère… et ça fait mal.

Je sors, tous ces gens, ça m’étouffe. Je regarde autour de moi. La forêt ?
Je sais pas, il faut que je m’occupe.
Il voulait plus me voir, et il ne pourra pas dire que je ne l’aide pas, je ne l’ai pas croisé une seule fois. La seule et unique fois où j’ai failli tomber sur lui, je me suis cachée derrière un mur en entendant sa voix. Il ne m’a pas vu. Heureusement. Mais je fais mon possible, pas tant pour l’aider lui, que pour moi. J’ai mal au cœur rien que de penser à lui. Et quand je me réveille la nuit, même si ça ne part pas de lui, j’en arrive toujours au même point.

Et je déteste ça. Il avait raison, ça me rend vulnérable. Et je ne suis pas toute seule, je dois prendre soin d’eux. Faut que je me reprenne. Et vite.

Je regarde John qui discute avec Sean et Dean et d’autres dont j’ai pas retenu les noms. Moi, tout ce que je vois, c’est que Javik n’est pas avec eux. Sans réfléchir, je me dirige vers eux. Ils sont en train de parler de quoi ? J’écoute distraitement, alors que John me sourit. Je lui souris en retour, même si je sais qu’il n’est pas dupe, ou pas totalement.

Alors qu’ils font un groupe pour aller à la recherche de nourriture ou de n’importe quoi, je m’intègre, tout ce que je veux, c’est bouger, sortir, faire quelque chose. Et si ça rend service et ramène de la bouffe ou autre, c’est encore mieux.
« Tu viens avec nous ? » Je le regarde, j’ai pas envie qu’il vienne. Je préférerais qu’il reste avec Léon et Jena pour veiller sur eux. Il grimage. « Tu veux que je reste pas vrai ? » Je lui fais un vrai sourire pour le coup, il me connait trop. « J’aimerais que tu restes avec eux oui… mais tu fais ce que tu veux. » Il me sourit en retour. « Je viens alors. Mais si tu veux, je t’embêterais pas, promis. »
Il ne m’embête jamais, il le sait pourtant. C’est juste que oui, j’y arrive mieux quand je ne le vois pas à côté de moi qui s’inquiète.

Alors qu’on avance, des ptits groupes se forment, John me lance un regard et je lui fais signe d’avancer, je vais bien, tout va bien, je me laisse distancer sans le vouloir, volontairement du moins, des autres. Ils sont gentils, mais c’est plus fort que moi. Y a un pont là. Je sais plus lequel du groupe m’a dit que c’était genre le plus grand du monde. Qu’ils fouillent plus loin, au final, même si je sais que c’est pas cool, j’ai pas du tout la tête à ça. Je devrais pourtant. On est 4, ce serait le minimum. Je les regarde avancer la tête ailleurs.

J’avance, bifurque vers le pont, et regarde quand même dans quelques voitures par acquis de conscience, mais bon, ça fait tellement longtemps qu’elles sont là… une partie de moi sait que je devrais pas rester seule, loin des autres, mais je suis tellement fatiguée. Et triste. Et…

Une main se referme sur ma cheville, la droite, pas blessée forcément, et tire. Je tombe en criant. Et merde ! Fallait vraiment qu’y ait un truc sous cette bagnole ! Bordel ! Je lui donne des coups de pieds, mais j’ai encore mal et ça m’aide pas. Merde, merde, merde. Je tourne la tête, putain et forcément mon fusil est tombé en même temps que moi. Imbécile. Je tends le bras pour l’attraper tout en essayant de virer ce putain de zombie de ma jambe « Mais tu vas me lâcher oui ! »

Merde, j'arrive pas à l'attraper. J'hurle pour appeler quelqu'un et rameter tous les zombies à la ronde ou j'essaie de le frapper avec mes poings ?

_________________

Aujourd'hui, l'optimisme est une nécessité pour sauvegarder sa santé mentale.
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 20
Enjoy the little things
Messages : 2806
Membre du mois : 0
J'ai : 25 ans
Je suis incarné(e) par : Holland Roden
Crédit(s) : Shereen
Je suis un(e) : Calamity Jane
Vos Liens :

Mes hauts faits :
Enjoy the little things
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Jeu 12 Fév - 0:59


Plusieurs jours se sont écoulés depuis l'arrivée de Miria et de ses frères et de sa soeur dans le groupe. C'est depuis ce jour très exactement que Javik se tient à distance d'eux. Il n'a pas envie de croiser le chemin de la jeune femme, pas après ce qu'il s'est passé. Vous parlez de retrouvailles haute en couleur... Ce fut une véritable catastrophe. Comme à son habitude, il s'était comporté comme le roi des connards en jouant les rustres et les égoïstes. En même temps, c'est ce qu'il est. Il a toujours tendance à penser à lui avant de penser aux autres. La jeune femme l'avait bien remarqué, elle avait un peu cerné le personnage bien qu'elle ne sache pas encore tout de lui. Danny avait plusieurs fois demandées qu'elle était le problème, mais pour une fois, il n'a rien partagé à son meilleur ami. Il faut dire qu'il le connait bien et sincèrement, il n'a pas envie d'entendre la morale qu'il pourrait très bien lui donner. Alors, autant se muer dans le silence et réfléchir. Si Lawson serait quelqu'un de bien, il serait allé s'excuser, présenter ses plus plates excuses pour le comportement agressif et puéril qu'il a eu envers elle. Sauf qu'il a un orgueil assez grand et qu'il n'est pas du genre à demander pardon. De sa vie, il ne lui semble pas s'être excusé une seule fois. Faire ce genre de choses, ça ressemble trop à de la faiblesse. Quand il était gamin, son père lui demandait toujours de s'excuser pour des choses qu'il n'avait pas faites pendant qu'il abattait encore et encore sa ceinture sur son dos. Il faut croire que son lourd passé ne l'aide pas vraiment dans la vie.

Aujourd'hui, un groupe devait sortir pour rechercher à manger ou quoi que ce soit d'autres utiles. Il se serait bien mêlé au groupe si Miria n'en avait pas fait partie. En voyant ça, il laissa tomber et fit demi-tour. Rester ici, en attendant les autres... Non, c'était nul comme idée également. Alors, il entreprit de partir en solo. Oui, c'est dangereux, mais personne ne lui dicte ce qu'il doit faire. C'est sa vie après tout, si le danger ne lui fait pas peur, c'est son droit. En faisant cavalier seul, il n'avait pas forcément l'intention de fouiller des lieux à la recherche de nourriture. Tout ce qu'il voulait, c'est marcher et prendre l'air pour se changer les idées et réfléchir. Réfléchir à quoi ? A Miria peut-être. Est-ce qu'il doit arranger le coup ou laisser les choses comme elles sont ? Finalement, il avait plus ou moins ce qu'il voulait, elle ne l'approchait même plus.

Tout à coup, alors qu'il allait shooter dans un caillou, un cri retentit. Ceci le stoppa net, sa tête se redressa à l'écoute de ce qu'il venait d'entendre. Un survivant dans le coin serait-il en train de se faire attaquer ? Finalement, qu'est-ce qu'il en a foutre, si c'est un inconnu il peut bien crever ça ne lui fera ni chaud ni froid. C'est vrai, il a bien utilisé des gens pour qu'ils occupent les zombies pendant que lui partait à l'anglaise... Puis, une autre idée lui traversa l'esprit et si c'était quelqu'un de son groupe. Là aussi, il les aurait surement laissé crever sans la moindre pitié, mais il se souvient que Miria faisait partie du groupe. L'adrénaline monta d'un coup et il se mit à courir vers la source du bruit qui provenait de la rue juste derrière.

Quand il arriva sur les lieux, il découvrit avec effroi que la victime n'était autre que sa sauveuse. L'une de ses créatures la tenait par la cheville, elle cherchait à se hisser vers elle pour la mordre. Pour le moment, elle parvenait à l'empêcher de gagner du terrain en la frappant avec le pied. Le pied... bon sang, n'était-elle pas blessée ? A ce rythme-là, elle ne va pas tenir bien longtemps. Alors, il court aussi vite que possible dans l'espoir et le but de pouvoir écraser son marteau sur le crâne du cadavre ambulant.

Type d'action Javik saute sur le zombie pour le frapper avec son marteau


Dans la précipitation, il n'avait pas vraiment bien prit le temps de viser. De ce fait, il rata le crâne de la chose pour abattre son marteau dans le dos du monstre. C'était bête, il avait raté son coup, mais ce fut suffisant pour qu'il lâche prise et libère le pied de la jeune femme. Maintenant, il lui suffisait de saisir l'occasion pour se dégager et prendre la fuite avant que d'autres n'arrivent pour les attaquer également. "Va-t’en !" avait-il hurlé dans le feu de l'action en espérant qu'elle ne se soit pas fait mordre et qu'elle ne soit pas plus blessé.

Points de vie restants : 26/26
  Munitions restantes : 22
  Gains des fouilles : ...
  Endroit où je me trouve :  dans la rue
  Endroit où se trouvent mes ennemis : à moitié sous la voiture, au corps à corps avec Miria

_________________
In the deep
Les règles morales sont, chez l'être doué de raison, l'équivalent pratique des règles de l'instinct. Seules elles permettent la survie.
(c) codage by Nono - Crédit image : tumblr



Dernière édition par Javik Lawson le Jeu 12 Fév - 1:02, édité 1 fois
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 26
Messages : 5602
Membre du mois : 0
J'ai : 29 ans
Je suis incarné(e) par : Bob Morley
Crédit(s) : Nono
Je suis un(e) : Lucky Luke
Mes hauts faits :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Jeu 12 Fév - 0:59

Le membre 'Javik Lawson' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Arme Blanche' :
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 25
Messages : 4465
Membre du mois : 6369
Je suis incarné(e) par : .
Crédit(s) : (c)Kanala
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Jeu 12 Fév - 20:37

Fallait vraiment que je sois pas dans mes baskets pour avoir été aussi imprudente. La dernière fois, et unique fois, où c’était arrivé, c’était au tout début, alors qu’on parvenait à peine à se remettre de la mort des parents et d’Alice. Depuis, ils avaient vachement progressés… Et faut croire que moi non.
Alors que je shoote dans le zombie en essayant d’attraper le fusil, j’me dis qu’au final décidément, c’est pas moi qui les protège mais que c’est plutôt le contraire. La preuve par mille. Je me retrouve seule parce que je suis trop idiote pour vouloir rester avec les autres, et paf. Merde.

Alors que je commençais vraiment à paniquer.. bon, d’accord, ça c’était depuis que j’étais tombée et que je m’étais rendue compte que j’avais rien sous la main… alors depuis que je commençais à avoir vraiment mal à la cheville, l’autre, celle qui tapait, j’entends quelqu’un qui court. Le bon côté c’est que si ca court, c’est pas mort.
Je tourne la tête juste à temps pour voir Javik venant à ma rescousse et abattre un marteau sur le zombie. Manque de pot, il vise à côté, mais frappe assez fort pour que l’autre me lâche.

Je me dégage, shootant une fois de plus le zombie, de la droite, histoire de pas encore aggraver l’autre.
Quoi ? Je recule avant de me relever en m’appuyant sur la voiture derrière moi. Genre ça m’a pas suffit de me faire avoir bêtement, je tente à nouveau. Mais non, si y en avait un autre juste là, il serait déjà sorti. Je pose mon pied gauche à terre, et grimace.

Je claudique jusqu’au fusil, juste à côté, sérieux, il me manquait 15 cm, m’abaisse pour le prendre, et me tourne vers Javik.
Il fallait vraiment que ce soit lui ? Et dire que j’avais réussi à l’éviter jusque là. Bon, je n’allais pas mieux grâce à ça. Je le regarde. Quoique si, c’était mieux quand j’étais pas si proche de lui, quand je ne voyais pas ses yeux, ni sa mâchoire, ni…
J’ai à nouveau mal à la cheville, comme si les derniers jours n’avaient pas eu lieu, que je ne m’étais pas reposée. Je crois même que c’est pire. Et il m’a fait mal à l’autre ce con en plus.
Mais ce n’est rien face au lancinement qui me vrille la poitrine.

« T’as vraiment cru que j’allais me casser ? Tu n’as pas à me dire ce que je dois faire. » L’esprit de contradiction, ça vous dit quelque chose ? J’ai pas envie de le voir, mais je reste, il veut que je me casse, mais je reste. Bon non, j’ai envie de le voir. Mais c’est plus facile quand j’essaie de me convaincre que ce n’est pas le cas.
Je m’approche, saisit le fusil à deux mains, le tout sans jeter un regard à Javik, et abat la crosse sur le zombie faute de mieux.

Type d'action Miria écrase le crâne du zombie avec la crosse de son flingue


Je ne peux m’empêcher de sourire quand la crosse de l’arme écrase la tête du zombie, pile poil au milieu. Ah non, c’est dégueu, je sais. Mais tu vois, je m’en sors toute seule. Presque.

« Problème résolu. »

J’essuie la crosse, sur ce qui reste des vêtements du zombie, mort pour de bon cette fois.
Je relève les yeux vers lui, avant de les détourner rapidement. Il faut que je m’en aille avant que ça ne dégénère à nouveau. Je le supporterais pas une nouvelle fois, je suis déjà assez mal comme ça. Non, je ne pleurerais pas, je crois que j’ai épuisée mon stock sur les derniers jours. Mais on ne sait jamais.

Je passe la sangle du fusil, le gardant devant moi ce coup-ci, et récupère mon sac qui était encore à terre. Je relève la tête vers Javik, neutre, vide, avec un simili sourire. Je peux pas faire mieux. Sinon, je risque de… oui bon, peut-être bien de pleurer quand même et m’énerver toute seule comme la dernière fois.

« Merci d’être venu. »

Tu vois, c’est facile de dire merci.

« On est quitte maintenant. Tu n’as même plus à te sentir redevable de quoi que ce soit. »

Je commence à avancer, comme une tortue arthrosée, limite en boitillant des deux jambes. Franchement, c’est pas malin. T’aurais pas pu garder ton arme, la tenir plus solidement, ça t’aurait éviter de te reblesser, et mieux encore, de le faire venir. Faut que je m’éloigne de lui. Qu’il ne me reproche pas encore quelque chose. Et je n’ai rien senti, mais faut que je regarde s’il m’a pas griffé quand même…

_________________

Aujourd'hui, l'optimisme est une nécessité pour sauvegarder sa santé mentale.


Dernière édition par Miria Graham le Jeu 12 Fév - 21:04, édité 2 fois
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 20
Enjoy the little things
Messages : 2806
Membre du mois : 0
J'ai : 25 ans
Je suis incarné(e) par : Holland Roden
Crédit(s) : Shereen
Je suis un(e) : Calamity Jane
Vos Liens :

Mes hauts faits :
Enjoy the little things
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Jeu 12 Fév - 20:37

Le membre 'Miria Graham' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Arme Blanche' :
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 25
Messages : 4465
Membre du mois : 6369
Je suis incarné(e) par : .
Crédit(s) : (c)Kanala
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Ven 13 Fév - 0:58


Le jeune homme était arrivé très rapidement sur les lieux. Les cris de Miria avaient raisonnés assez loin pour se faire entendre. De ce côté-là, elle pouvait remercier ses poumons, d'un autre côté, si Javik l'a entendu, il y a fort à parier que ce ne soit pas le seul. Pour l'heure, il n'avait pas vraiment le temps de penser au "après". Dans l'immédiat, il devait s'occuper de sauver la jeune femme. Si jamais la chose parvenait à mordre dans sa chair, elle sera perdue à tout jamais. Malheureusement, son coup ne tua pas le monstre qui avait bougé faisant louper le crâne. En même temps, dans la précipitation, il avait surtout pris le temps de lui foncer dessus plutôt que de faire ça proprement. Au moins, elle était libre et pouvait partir à présent. C'est d'ailleurs ce qu'il lui ordonna, fuir pour ne pas se faire attaquer. Sur ce coup-là, il voulait juste la protéger. Dans son égarement, le zombie avait à présent la cheville du braqueur entre les mains. Tout ce passe assez rapidement. La jolie rousse revint vers lui et écrasa le mort avec la crosse de son arme. L'effet fut radical, le Zack était bel et bien mort cette fois-ci.

Sa sauveuse le remercia, c'était un merci assez froid, mais compréhensible vu la teneur de leur dernière discussion. Selon elle, ils étaient quittes, ainsi aucun des deux ne doit rien à l'autre. Oui, c'est plutôt vrai. Il la regarda s'éloigner en boitant, ceci ne devait pas avoir arrangé sa cheville déjà esquinté. La laisser rentrer seule revenait à la laisser se suicider. Alors qu'elle était déjà à plusieurs mètres de lui, il repéra au loin, bien au bout de la rue, trois zombies avançant droit vers Miria. Est-ce qu'elle les avaient vues ? Il n'en était pas sûr. Javik se dépêcha de la rejoindre et l'attrapa par l'épaule pour la stopper. Pour qu'elle ne se mette par à râler, il lui montra de rester silencieuse en ayant posé un doigt sur sa propre bouche. Ensuite, il lui montra d'un signe de tête les trois clowns qui étaient en train de s'approcher. "Tu dois avoir rameuté tous les zombies du coin. Faut qu'on se planque un moment !" expliqua-t-il en croyant entendre des râles venant de direction différentes. "Est-ce que tu peux marcher ? Si tu veux, je peux te porter, on n'a pas de temps à perdre," assura-t-il en continuant de regarder tout autour de lui.

Son regard balaya la zone, ils pouvaient toujours essayer d'entrer dans une maison pour se cacher et attendre que les zombies viennent et repartent voyant qu'il n'y avait rien. Ceci allait surement durer plusieurs heures, mais c'est toujours mieux que de courir les rues en ayant une bande de mort aux fesses. L'ex braqueur de banque se dirige vers une maison et passe le portail. Reste à savoir si la porte est ouverte ou verrouillée.

Type d'action Javik appuie sur la poignée de porte pour l'ouvrir

Par chance, la porte d'entrée n'est pas fermée à clef, le duo peut y entrer sans grande difficulté. Par contre, les zombies viennent dans leur direction ce qui veut dire qu'ils ont eu le temps de les voir. Javik ferme la porte et la verrouille grâce à son verrou, il en profite même pour placer un meuble devant histoire que celle-ci tienne. En logique, il n'y a aucune raison pour qu'ils parviennent à entrer, surtout s'ils ne sont que trois, et même si d'autres arrivent, ils ne s’intéressent peut être pas aux autres zombies. Etre dans la maison ne voulait pas encore dire être en sécurité, ils n'ont pas fait le tour de celle-ci pour voir si d'autres monstres sont là. "Ne t'éloigne pas, on ignore si le coin est sûr. On devrait peut-être regarder si on peut sortir par derrière et se trouver une autre cachette," proposa le jeune homme n'ayant pas grande confiance en cette vieille maison.


Points de vie restants : 26/26
 Munitions restantes : 22
 Gains des fouilles : ...
 Endroit où je me trouve :  dans la rue
 Endroit où se trouvent mes ennemis : 3 zombies aux bouts de la rue

_________________
In the deep
Les règles morales sont, chez l'être doué de raison, l'équivalent pratique des règles de l'instinct. Seules elles permettent la survie.
(c) codage by Nono - Crédit image : tumblr



Dernière édition par Javik Lawson le Ven 13 Fév - 1:04, édité 1 fois
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 26
Messages : 5602
Membre du mois : 0
J'ai : 29 ans
Je suis incarné(e) par : Bob Morley
Crédit(s) : Nono
Je suis un(e) : Lucky Luke
Mes hauts faits :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Ven 13 Fév - 0:58

Le membre 'Javik Lawson' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Mouvement' :
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 25
Messages : 4465
Membre du mois : 6369
Je suis incarné(e) par : .
Crédit(s) : (c)Kanala
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Ven 13 Fév - 22:14

Là maintenant tout de suite, tout ce que je voulais c’était m’éloigner de lui, quitte à me bousiller davantage la cheville. Je ne veux pas le voir. Je ne veux pas lui parler. Je ne veux pas être auprès de lui.
J’ai tellement mal que même en marchant, la douleur de ma cheville reste tolérable à côté.
Je sens une main, quitte à choisir, je préfère que ce soit quand même la sienne, se poser sur mon épaule. Je me tourne vers lui, les sourcils froncés, préférant me défendre qu’à nouveau paraître si faible. Je le vois, en train de me faire un signe, et me désigner 3 zombies venant vers nous. Merde. Et oui, il a raison, c’est de ma faute. Malgré la relative urgence de la situation, je ne peux pas m’empêcher de bloquer sur lui. Me porter ? Mais il n’est pas bien dans sa tête. Déjà qu’être à ses côtés est presque insupportable, ce n’est pas pour me retrouver dans…

« Désolée, d’avoir crié. T’as raison, j’ai dû rameuter tout le voisinage.  »
Il ne croyait pas sérieusement que j’allais dire portes-moi pas vrai ? Je commence à avancer. « Je peux marcher, c’est bon. »

Je le suis alors qu’il se dirige vers une maison, clopinant, et jetant des coups d’œil sur les 3 zombies. Quelle imbécile, tu n’aurais pas pu t’empêcher de crier non ? Voilà que tu retrouves coincée, avec lui. Y a pas une autre solution ?
Il pousse la porte, qui heureusement s’ouvre. Je le suis à l’intérieur, non s’en avoir jeté un dernier coup d’œil aux autres. Forcément qu’ils vont venir ici. Je m’adosse contre un mur, observant Javik alors qu’il ferme la porte à clef et pousse un meuble devant. Je ne comprends pas comment je peux avoir si mal. Oui, c’est bon, je sais, pas la peine non plus de me faire un dessin. J’ai envie de le blottir contre son dos rien que de le regarder, ça veut tout dire.
Enfin, si je n’avais pas si mal. S’il n’était pas tellement en colère. Si… Si quoi ? Es-tu folle ? Il te déteste, c’est pas parce que toi tu, tu… J’inspire et détourne les yeux quand il se retourne.
J’hoche la tête quand il parle de bouger. Oui, c’est une bonne idée, faire quelque chose pour essayer de rentrer et ne plus jamais, JAMAIS, tomber sur lui. Et m’éloigner, c’est justement ce que je rêve de faire. Mais avec ma cheville en vrac, et tous les morts que j’ai dû attirer, c’est pas vraiment la peine que j’y penses.

Je me décolle du mur, et commence à avancer, passe la porte ouverte et arrive dans la cuisine. Peut-être que ça vaudrait le coup de regarder, mais ça nous ferait perdre du temps, je ne suis pas en état et je n’ai pas envie de rester près de lui. Même derrière moi, même quand je ne le vois pas, je sens sa présence, comme une ombre qui me brûlerait.
J’essaie d’ouvrir la porte de la cuisine donnant sur l’extérieur.

Type d'action Miria essaie à son tour d’ouvrir une porte

Elle s’ouvre sans problème. Décidément. Je sors et atterris dans le jardin, en regardant autour de moi. Joli petit jardin, pas saccagé, et encore mieux, sans zombies. A première vue.

« Tu crois qu’on peut passer dans la maison d’à côté ? ou qu’y a une porte au fond du jardin qui s’ouvre genre sur une ruelle ? »

Je m’assoie sur les marches. Où qu’on aille, faut qu’on y soit vite, je commence vraiment à douiller. Je me tourne un peu, m’appuie contre la rambarde et plie ma jambe gauche devant moi. Je passe mes mains sur la cheville. Merde. Je relève la tête et me force à le regarder.

« Tu peux y aller. Tu n’auras qu’à aller chercher quelqu’un au pire. Sinon, t’inquiète, regarde, je vais bien. Je me repose juste et je rentre. »

Pas besoin de rester. S’il te plait. Que je regarde ma cheville. Mes chevilles. Si j’ai rien, d’un côté comme de l’autre. Et surtout, surtout, que je n’ai pas encore à t’entendre me dire que je n’aimerais pas ce que tu es, ou à voir tant de rage dans ton regard…


Points de vie restants : 23/23
Munitions restantes : 15 munitions
Gains des fouilles : /
Endroit où je me trouve : sur un escalier dans un jardin derrière
Endroit où se trouvent mes ennemis : 3 zombies, dans la rue à l'extérieur

_________________

Aujourd'hui, l'optimisme est une nécessité pour sauvegarder sa santé mentale.


Dernière édition par Miria Graham le Ven 13 Fév - 22:46, édité 3 fois
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 20
Enjoy the little things
Messages : 2806
Membre du mois : 0
J'ai : 25 ans
Je suis incarné(e) par : Holland Roden
Crédit(s) : Shereen
Je suis un(e) : Calamity Jane
Vos Liens :

Mes hauts faits :
Enjoy the little things
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Ven 13 Fév - 22:14

Le membre 'Miria Graham' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Mouvement' :
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 25
Messages : 4465
Membre du mois : 6369
Je suis incarné(e) par : .
Crédit(s) : (c)Kanala
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Sam 14 Fév - 0:59

Cette maison est loin d'être un véritable refuge, mais elle va leur permettre de gagner du temps. Pour le moment, ils n'ont que trois zombies qui les poursuivent, ils devraient pouvoir s'en sortir. Avec la porte verrouillée et barricadée, il y a peu de chance qu'ils parviennent à entrer. De plus, s'ils restent silencieux et qu'ils ne sont pas visibles aux yeux des cannibales, il y a une infime chance pour se détourne de cette maison et aille voir ailleurs. Les cris de Miria avaient peut-être attiré d'autres Zack, mais s'ils ne les ont pas vus, ils poursuivront leur chemin sans but, errant et hantant les rues de la ville. Javik avait tout de même proposé de quitter la maison, sa comparse avait visiblement sautée sur l'idée puisqu'elle avait traversé la cuisine pour tester la porte arrière de la maison. Le braqueur la rejoignit rapidement, il avait peur que le jardin ne soit pas sûr. Heureusement, il n'y avait personne, c'était vide et les hautes clôtures en bois allaient leur permettre d'être totalement invisible pour les choses se trouvant de l'autre côté. "Si on veut partir, on ne peut le faire que de ce côté-là de toute manière !" répondit le jeune homme à la question de Miria.

Il fit quelques pas dans le jardin, quand il se retourna, sa sauveuse avait l'air de souffrir à cause de sa cheville. Une petite grimace se dessina sur son visage, ça va sérieusement les ralentir si elle ne peut pas courir ou marcher à une allure soutenue. Cette folle indiqua à Jav' qu'il pouvait la laissa là et qu'elle allait se débrouiller. Il secoua la tête, c'est totalement hors de question qu'il l'abandonne ici. C'est vrai qu'en temps normal, il n'aurait surement pas eu pitié et qu'il aurait abandonné une personne blessée. Sauf que là il ne peut pas se résoudre à faire ça. Aussi étrange que ça puisse paraitre il n'en ressent même pas l'envie. Au contraire, il veut rester avec elle et la protéger. Alors, il se rapprocha d'elle pour parler moins fort au cas où que des zombies ne soient pas loin. "Si je dois partir, c'est avec toi. Hors de question que je te laisse ici. Ce n'est pas la peine d'argumenter ou autre. Je suis venue te sauver, ce n'est pas pour partir comme un lâche !" indiqua-t-il fermement histoire de lui faire comprendre qu'elle pourra dire ce qu'elle veut, il ne changera pas pour autant d'avis.

"On a aucune chance de s'en sortir dans ton état. Tu dois te reposer plusieurs heures et on doit surtout attendre le temps que les zombies se dissipent et partent ailleurs," exposa-t-il tout en regardant autour de lui des fois qu'ils trouvent une cachette. "On va se cacher... là, ça pourrait-être une bonne idée," confia-t-il en montrant une trappe menant à un petit abri sous la maison qui doit également servir de réserve. Il n'y a aucune chance que les zombies les trouvent là. S'approchant d'elle, il lui proposa son aide pour se déplacer jusqu'à la fameuse trappe. Dedans, il n'y avait aucun bruit. Avec prudence, il ouvrit la trappe et regarda à l'intérieur. Effectivement, aucun Zack n'était là, c'était un grand espace devant faire la surface de la maison, quelques étagères remplies de bric à brac... C'est loin d'être un endroit de rêve, mais ça devrait suffire pour se reposer plusieurs heures. Une fois à l'intérieur, il referma les trappes et les bloqua grâce à une barre de fer. Redescendant, il prit place en bas de l'escalier et regarda Miria. "T'as le droit de me détester... vu mon comportement, je pense que c'est largement justifié. Je suis qu'un connard égoïste, je t'en ai fait la démonstration l'autre jour. Je n'avais pas prévu de m'emporter... Je crois que j'ai été dépassé par la situation !" expliqua-t-il en espérant qu'elle écoute. En langage Javik Lawson, c'est ce qui se rapproche le plus d'excuses. Dire "je suis désolé", ça ne fait pas vraiment parti de son vocabulaire.

Points de vie restants : 26/26
Munitions restantes : 22
Gains des fouilles : ...
Endroit où je me trouve : dans la cave/réserve sous la maison
Endroit où se trouvent mes ennemis : ...

_________________
In the deep
Les règles morales sont, chez l'être doué de raison, l'équivalent pratique des règles de l'instinct. Seules elles permettent la survie.
(c) codage by Nono - Crédit image : tumblr

avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 26
Messages : 5602
Membre du mois : 0
J'ai : 29 ans
Je suis incarné(e) par : Bob Morley
Crédit(s) : Nono
Je suis un(e) : Lucky Luke
Mes hauts faits :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Dim 15 Fév - 2:00

J’en reviens toujours à la même question : pourquoi de tout ceux qui traînait autour a-t-il fallu que ce soit lui qui accoure ? La seule et unique personne que je ne voulais pas voir. Et si ça se trouve, John a entendu aussi, il va s’inquiéter et se mettre en danger pour rien. Je grimace à cette idée.  Non, il n’était pas seul, et il n’est pas stupide.

Je regarde Javik avancer dans le jardin. Qu’il s’en aille. C’est vrai quoi. Je vais bien, j’ai juste besoin de repos. Il n’a pas à rester. Mais il secoue la tête et se rapproche. Oui, ok, pour pas parler trop fort. Pourtant, je préférais la distance juste avant… Je ne peux pas m’empêcher d’ouvrir la bouche quand il me répond. Avant de la refermer. Youpi. Condamner à rester avec lui. Que ce soit la peine d’argumenter ou non, rien que de le voir là, ça me fait mal. Alors s’il reste encore… et que moi je ne peux pas partir.
Mais ce n’est pas question de partir comme un lâche. Il n’a plus à se sentir redevable. Il vient de me sauver la vie, on est quitte.
Quelle tête de mule ! Je ne veux pas rester plusieurs heures avec lui !

« Tu peux très bien t’en sortir tout seul. Et moi comme tu dis, il suffit que je me repose et ça ira mieux. Tu peux t’en aller. »

Alors qu’il regarde autour pour trouver un abri, j’essaie de me calmer. Te mettre dans un état pas possible ne te mènera nulle part. Si ce n’est à une dispute comme la dernière fois. Et je ne peux pas.
Je refuse poliment mais fermement son aide quand il me la propose pour atteindre la trappe. Je le suis difficilement. Mais je ne supporterais pas de le toucher, c’est trop pour moi.

Je rentre après qu’il eut vérifié que c’était sûr. Je descends lentement les escaliers, m’appuyant sur le mur et m’avance dans la pièce. Je m’appuie contre un mur sur le côté, en le laissant sécuriser l’endroit. Mes yeux mettent quelques secondes à s’habituer dans la semi obscurité qui règne à présent.

Je me laisse glisser à terre alors qu’il descend les escaliers. Comment j’en suis arrivée là ? Coincée avec lui dans une cave ? Si cela ne me faisait pas aussi mal, le comique de la situation me ferait rire.
Je le sens qui m’observe, je tourne légèrement la tête vers lui, alors qu’il prend la parole.
Je cligne des yeux, alors que mon cerveau tourne désespérément pour comprendre ce qu’il vient de dire et répondre quelque chose.
Heureusement qu’il fait sombre, parce que je me sens rougir à vitesse grand V. Le détester ? Mais il est idiot ou il le fait exprès pour me faire mal ? Au moins, il reconnait qu’il s’est comporté comme un con, c’est toujours ça. Comment ça dépassé par la situation ? qu’est-ce qu’il raconte ?

« Dépassé par la situation ? De quoi tu parles ? »

Je lève la tête vers lui, niant de plus belle.

« Je ne te déteste pas Javik. », je lui murmure en retour. « Ça ne m’a jamais effleuré l’esprit. »

Qu’est-ce que je peux lui dire d’autre ? Tout ce que j’ai dit la dernière fois, je le pensais, mais il ne m’a ni cru, ni pris en compte.

« J’étais juste heureuse de voir que tu allais bien. De te revoir. De t’avoir retrouvée… »

Je baisse la tête, les yeux posés sur mes mains devant moi. Je murmure encore plus bas, parce que je ne sais pas vraiment si je veux qu’il entende. Parce que je ne veux pas qu’il soit encore plus en colère.

« Mais je ne comprends pas ce que j’ai fait de si terrible pour que tu m’en veuilles tant et que tu me déteste, toi, autant. »

Au final, je ne veux pas qu’il me laisse seule, malgré tout. Si je suis honnête avec moi-même, je suis heureuse qu’il soit là, même si c’est douloureux.



Points de vie restants : 23/23
Munitions restantes : 15 munitions
Gains des fouilles : /
Endroit où je me trouve : dans la cave/réserve sous la maison
Endroit où se trouvent mes ennemis : ...

_________________

Aujourd'hui, l'optimisme est une nécessité pour sauvegarder sa santé mentale.
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 20
Enjoy the little things
Messages : 2806
Membre du mois : 0
J'ai : 25 ans
Je suis incarné(e) par : Holland Roden
Crédit(s) : Shereen
Je suis un(e) : Calamity Jane
Vos Liens :

Mes hauts faits :
Enjoy the little things
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Lun 16 Fév - 0:37

La jeune femme n'avait aucune envie de rester en compagnie de Javik. Mais malheureusement pour elle, il n'avait pas l'intention de partir et de la laisser seul à son sort. Partir et la laisser-là était synonyme pour elle de mourir. Hors, il n'a pas envie de la voir périr. C'est quelqu'un de bien et ce n'est pas à cause de son comportement minable qu'il doit l'abandonner comme ça même si elle le demande. Au pire, elle le détestera, mais il reste pour la protéger. Il lui jeta un regard un peu dur à sa réponse, comme s'il allait faire ce qu'elle dit, c'était stupide et elle le connait vraiment très mal. Il trouva ce qui semblait être le mieux indiqué comme cachette : un abri sous la maison. Oh, rien à voir avec le grand luxe, mais pour échapper aux zombies ça semble l'idéal. Comme Miria ne veut pas de son aide, il la laisse venir à son rythme, ce qui lui laisse le temps de vérifier si personne n'attend caché dans la cave pour les dévorer. Une fois la jeune femme descendue, il referma les portes battantes pour empêcher quiconque d'entrer.

A présent, il va falloir attendre, plusieurs heures, dans une atmosphère électrique vu ce qu'il s'est passé entre les deux jeunes gens il y a quelques jours. Alors, Jav' décide de rompre le silence lui faisant en quelque sorte des excuses. Ceci n'en avait pas l'air, mais il reconnaissait ses torts alors c'est tout comme. De toute manière, si elle veut entendre un "désolé" franchir ses lèvres, autant espérer que les poules aient un jour des dents. Ce qu'il avait dit venait d'attirer son attention puisqu'elle lui répondit. Visiblement, elle voulait comprendre un peu plus. En prime, il fut soulagé d'apprendre qu'elle ne le détestait pas. C'est marrant, car lui aurait dit le contraire. D'ailleurs, elle était même heureuse de l'avoir revu sain et sauf. Un sourire perce sur le visage du jeune homme, un sourire assez léger. Dans le fond, lui aussi avait été content de la revoir, de la savoir en vie. Mais les raisons pour laquelle il est parti sans rien dire sont toujours présentes au fond de lui. Ce qu'elle dit juste après le fait froncer un sourcil, elle pense vraiment qu'il la déteste ? Non, c'est faux ! Totalement faux ! Il se lève et se rapproche un peu d'elle pour mettre au clair tout ça. Car, continuer sur ce malentendu ne fera qu'empirer la situation. "Mais qu'est-ce qui te fais penser ça ? Bien sûr que non, je ne te déteste pas. Comment je pourrai détester la personne qui m'a sauvé la vie ? Miria, c'est absurde ce que tu penses !" confia-t-il sincèrement avant de poursuivre. "Mon comportement ne vient pas de toi, c'est juste moi. Tu es une bonne personne et je n'ai pas envie qu'à cause de moi tu changes !" Il fit un pas en arrière et retourna s'asseoir au bat de l'escalier. "Jusqu'à ce que je te rencontre, je n'ai jamais connu quelqu'un d'aussi gentille, je pense que ça doit m'effrayer... Te repousser ça doit être un système d'auto-défense que je ne contrôle pas vraiment. Soit rassuré, tu n'as rien à te reprocher, c'est juste moi !" Puis, il resta silencieux, tout ce qu'il avait dit n'excusait pas vraiment son comportement, mais c'est ainsi. C'est un garçon assez compliqué et rien ne pourra le changer.

Points de vie restants : 26/26
Munitions restantes : 22
Gains des fouilles : ...
Endroit où je me trouve : dans la cave/réserve sous la maison
Endroit où se trouvent mes ennemis : ...

_________________
In the deep
Les règles morales sont, chez l'être doué de raison, l'équivalent pratique des règles de l'instinct. Seules elles permettent la survie.
(c) codage by Nono - Crédit image : tumblr

avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 26
Messages : 5602
Membre du mois : 0
J'ai : 29 ans
Je suis incarné(e) par : Bob Morley
Crédit(s) : Nono
Je suis un(e) : Lucky Luke
Mes hauts faits :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Mar 17 Fév - 22:06

Mais c’est qu’il ne m’écoute absolument pas ! et il se permet de me regarder comme si je disais des conneries. Mais hé, c’est lui qui s’est sauvé. C’est lui qui m’a mise dehors. C’est lui qui m’a rejeté. C’est moi qui souffre. J’ai peut-être mon mot à dire non ? Non, visiblement, pas plus que la dernière fois.

Arrivée dans l’espèce de cave qu’il a trouvé et sécurisé, je m’assois contre un mur. Et le voilà qui tente de justifier son comportement. Enfin, justifier non pas tout à fait. De m’expliquer. De s’excuser à sa façon peut-être, je ne sais pas trop. Mais il dit n’importe quoi. Il ne peut pas sérieusement penser que je le déteste ? Il ne comprend rien. Ou alors je suis moins transparente que ce que je pensais. Et c’est tant mieux. Ça me rassure presque.
Mais lui, pour être autant en colère, juste parce que j’étais là, sans même le savoir, sans même le vouloir, il doit bien me détester, m’en vouloir. Même si je ne comprends pas pourquoi. Pourquoi ne foutre dehors sinon ?

Je relève la tête alors qu’il s’approche. Je le regarde. Ce qui me fait penser ça ? Il plaisante ou quoi ?
Je cligne des yeux, abasourdie. Quoi ? Mais qu’est-ce qu’il raconte encore ? C’est de pire en pire son délire. Je sens mes joues devenir plus rouges que jamais. Je le suis du regard alors qu’il retourne s’assoir sur l’escalier. La suite est encore pire. Un système d’auto-défense ?

« Ce n’est pas absurde ! Tu… tu étais tellement en colère. Moi j’étais juste contente de te voir... Toi. Tu m’as reproché d’être là. Tu m’as foutu dehors. Tu m’as hurlé dessus. Tu hurles souvent sur les gens que… que tu ne déteste pas ? Comment voulais-tu que je comprenne tout ça ? Je ne suis pas devin ! Tu ne m’as rien dit, tu t’es juste énervé contre moi. »

Je regarde mes mains. Comment peut-il être tellement obtus ?
Je m’appuie contre le mur, fermant les yeux. Ca ne sert à rien de t’emballer pour si peu…

« Pourquoi crois-tu que je changerais à cause de toi ? Je ne suis pas faible ! Si tu penses que je suis quelqu’un… » Je l’observe. Il a peur de quoi ? que je me transforme en connasse égoïste comme il dit si bien ? ou que lui devienne moins con ?
« Je ne vais pas me transformer parce que tu es là. Je suis comme ça. Et comme toi, je me trouve très bien comme je suis… » presque.

Je serre la mâchoire, détournant une fois de plus le regard. Comment tu peux toi aussi sortir autant de bêtise à la minute ?

« Et c’est simplement que tu n’as pas rencontré les bonnes personnes. Ce n’est pas pour autant que tu dois rejeter tout ce qui est… différent… ce n’est pas pour ça que tu dois me rejeter comme ça. Si je n’ai rien fais, ne me traite pas de la sorte !
Et si tu veux mon avis, c’est un système d’auto-défense à la con !
Ecoute. Je. Je ne changerais pas à ton contact. Et si tu ne veux pas changer, je n’ai rien demandé. Je t’aime comme tu es. Pourquoi tu changerais ? »


J’ouvre de grands yeux, le visage toujours baissé sur mes mains. Plus rouge que rouge. Oh seigneur. Mais toi aussi c’est de pire en pire. Comment je… Oh mon Dieu.

Faut que je change de conversation, que je pense à autre chose, qu’il pense à autre chose.
Je relève mon pantalon. La droite déjà, le plus urgent, juste vérifier que je n’ai pas d’égratignures. En faisant comme si mon visage ne me brûlait pas, comme si je n’avais pas envie de disparaître dix pieds sous terre, à des milliers de kilomètres, comme si je n'allais pas faire en sorte de ne jamais, JAMAIS, recroiser sa route.
Oui, dans l’ordre, d’abord la droite, et puis la gauche. On va faire comme ça.

_________________

Aujourd'hui, l'optimisme est une nécessité pour sauvegarder sa santé mentale.
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 20
Enjoy the little things
Messages : 2806
Membre du mois : 0
J'ai : 25 ans
Je suis incarné(e) par : Holland Roden
Crédit(s) : Shereen
Je suis un(e) : Calamity Jane
Vos Liens :

Mes hauts faits :
Enjoy the little things
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Mar 17 Fév - 23:58

Miria avait beau dire que ce n'était pas absurde, pour lui ça l'était. Il s'était certes énervé, mais ça arrive à plein de monde de se mettre en colère comme ça. Peut-être que ça arrive plus souvent à Javik vu son sale caractère. En haussant le ton et se comportant comme un véritable connard, il a surement cherché de manière totalement inconsciente à la faire partir, à la faire fuir loin, alors que c'est lui qui aurait dû le faire. Il faut croire que Jav est aussi compliqué qu'une femme à moins que son cerveau ne tourne pas rond. Plutôt que de lui répondre, il resta silencieux, à quoi bon débattre sur ce sujet pendant des heures alors qu'il n'y a plus rien à dire. Ok, il s'est comporté comme un parfait connard, voilà, point final, fin de l'histoire !

Concernant ce qu'il pensait, il a ses raisons de le faire. Quand on est un criminel, on sait très bien que les autres peuvent changer à votre contact. Dans la logique, c'est plutôt son comportement envers lui qui changera du tout au tout. Elle peut vouloir le fuir et le détester. A moins qu'elle ne décide de rester son amie et que petit à petit elle soit pervertie par l'être qu'il est. "Mais tu ignores qui je suis ! Jusque-là, tu n'as vu que le bon côté de moi. Tu n'as pas encore vu mon côté sombre," répondit-il simplement avant d'ajouter "ne me dit pas que tout le monde à un côté sombre ! Je ne suis pas quelqu'un de bien malgré ce que tu peux penser de moi." Est-ce que c'est le genre de moment, ou il doit balancer qu'il était qu'un salopard de braqueur de banque, que ça lui est arrivé de flinguer des flics et que sur la route de l'apocalypse, il n'a pas hésité à sacrifier des gens ? Tout de suite, il passera beaucoup moins pour un ange. Peut-être devrait-il également l'informer, qu'il compte toujours sacrifier des gens si besoin... Oui, c'est vrai connard, mais si ça lui permet de rester en vie, tous les coups sont permis.

Après, elle fit son petit monologue qu'il trouva presque chiant, oui chiant. Ah bon sang, mais quel enfoiré. Elle tente d'arranger les choses et il trouve ça gonflant. Ça doit être un truc de fille... Oui, ça lui rappelle la fois ou Morgane a voulu parler d'eux histoire de mettre les choses au clair. D'ailleurs, c'était il n'y a pas si longtemps. Arf, les conversations du genre, ça lui donnerait presque envie de vomir. Sur la fin, il entendit un mot ou plutôt une suite de mot qui le fit lever la tête d'un coup avec des yeux ronds comme un ballon montrant sa surprise et son cœur en rata presque un battement. "Je t’aime comme tu es". Bon sang, c'est censé vouloir dire quoi, cette merde ? Le pauvre cru sentir la panique monter en lui. Concrètement ça va dire quoi ? C'est un "je t'aime" du style amicale ou plus profond ? Ah bon sang, pourquoi les filles c'est aussi compliqué que ça ? L'amour, il s'en contrefiche tellement. Il faut dire qu'il n'a jamais été aimé ou que les gens qui auraient dû l'aimer ne l'ont pas fait. Du coup, il ne connait rien à ce sentiment, ça lui fait même peur, ça renvoie quelque chose de profondément négatif pour lui. Cela peut paraitre fou, mais c'est psychologique, une sorte de blessure ouverte crée pendant son enfance. Quelque part au fond de lui, il sait qu'il apprécie beaucoup la demoiselle et que ce petit pincement au coeur qu'il a cru avoir quand elle a dit ça n'est peut-être pas si anodin. Si seulement, il pouvait fuir, ou se cacher la tête dans le sol comme une autruche pour se cacher, il serait prêt à le faire. Miria sembla mal à l'aise également, il ne pouvait pas voir le visage, car elle ne le regardait pas. C'est là, qu'il la vit soulever la jambière de son pantalon, elle semblait s'inspecter. C'est là qu'il se rappela l'attaque du zombie dont il l'avait sauvé. Elle devait vérifier si elle n'avait aucune blessure. Le jeune homme se demanda s'il devait aller voir et l'aider à vérifier ou pas. Finalement, il décida de rester à sa place. "Heu...Tout va bien, pas blessure ?" demanda-t-il simplement un peu gêné et hésitant. Tout ceci devenait gênant... faut dire quelque chose, un truc, une blague à Toto... "J'ai tué des gens avant tout ça..." déclara-t-il comme ça, tout simplement de but en blanc. Bordel, une blague de pet aurait surement eu plus d'effet que de dire la vérité de manière aussi direct. Avec ça, le silence n'est pas prêt de déménager tout comme le malaise qui traine dans l'air. "J'ai eu aucune pitié pour eux. Et je l'ai fait même quand tout ce merdier a débuté. J'ai pas hésité à sacrifier des gens comme toi pour ne pas mourir !" ajouta-t-il histoire de lui faire comprendre quel genre de monstre il est. Le plus fou dans tout ça, c'est qu'il avait pas vraiment eu l'intention de le dire. Mais le fait qu'elle puisse l'aimer, ça le terrifie. Alors, si ceci peut la faire changer d'avis tant pis ? A moins qu'au plus profond de lui, une petite part de lui espère que même malgré tout ça, les sentiments qu'elle peut avoir pour lui ne changent pas.

Points de vie restants : 26/26
Munitions restantes : 22
Gains des fouilles : ...
Endroit où je me trouve : dans la cave/réserve sous la maison
Endroit où se trouvent mes ennemis : ...

_________________
In the deep
Les règles morales sont, chez l'être doué de raison, l'équivalent pratique des règles de l'instinct. Seules elles permettent la survie.
(c) codage by Nono - Crédit image : tumblr

avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 26
Messages : 5602
Membre du mois : 0
J'ai : 29 ans
Je suis incarné(e) par : Bob Morley
Crédit(s) : Nono
Je suis un(e) : Lucky Luke
Mes hauts faits :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Mer 18 Fév - 20:30

Et le voilà qui recommence. Il ne m’écoute pas, n’entends que ce qu’il souhaite entendre. Non il ne crie pas, ne le prend pas encore pour toi, pas trop à cœur, il ne fait que t’expliquer. Le problème, c’est que dès que ça le concerne, ça me touche. C’est terrible, mais je n’arrive pas à faire ou penser autrement.

« Je ne dis pas que tout le monde… mais tu vois, tu reconnais toi-même que tu as quand même un bon côté. Ca me suffit…»»

J’essaie, encore, de parler avec lui, de le comprendre, de lui faire comprendre. Il ne m’écoute pas, toujours pas. t à force d’essayer de le convaincre, je finis par lui sortir ce que je ne voulais absolument pas dire à haute voix. Comment j’ai pu lui dire que je l’aime ? Il va me prendre pour une folle, surtout après lui avoir dit que je pensais qu’il me détestait, surtout que je ne le connais pas, comme il me le répète sans cesse, surtout que je ne voulais pas du tout du tout lui dire. Je reste bloquée sur mes mains, et mon vague espoir qu’il n’y ait pas fait attention s’envole quand le silence s’épaissit.
Voilà. T’as tout gagné. Bravo. Tu peux t’enfuir en courant maintenant. Non je peux pas, il est assis sur l’escalier, et j’ai mal à la cheville.

D’ailleurs, en parlant de ça, histoire de faire quelque chose, de penser à quelque chose d’autre, il faudrait peut-être que je regarde. Alors que j’examine ma cheville droite, sans trouver, merci seigneur, quoi que ce soit, il prend la parole, héritant. J’en sursaute presque. C’est la première fois qu’il n’a pas l’air de trop savoir quoi dire. Je me sens d’autant plus mal.
Je déglutis et hoche la tête.

« Non, pas de griffures ni rien. Ca va. »

Je rabaisse le pantalon, avant de soulever l’autre côté. Et mes mains se figent sur ma jambe. Il a vraiment dit ce que j’ai entendu ? Et je dois dire quoi ? Je dois répondre quelque chose ? Il est sérieux ? il a vraiment tué… des gens ?…
C’est lorsque je reprends ma respiration que je me rends compte qu’elle était suspendue depuis qu’il avait parlé. Bon, il avait raison, tu ne vas peut-être pas aimer ce qu’il est vraiment. Il est dangereux. Tu peux le détester, peut-êter même devrais-tu pour te protéger. Oh tais-toi.
Oui, vous aussi vous avez parfois plusieurs voix qui se disputent dans votre tête ? la sagesse, la peur, la raison, l’imprudence, la timide, … ? non, moi oui.
Tu savais très bien de quoi il parlait quand il disait ne pas être quelqu’un de bien. Tu n’as jamais pensé qu’il parlait uniquement de tapage nocturne, de rixe sur le trottoir, ou de trucs dans le genre. Tu l’as toujours cru. Il n’a jamais menti. Et tu as toujours su que oui, c’était un connard égoïste, puisqu’il te le disait.
Mais je peux pas être amoureuse de lui, s’il… c’est pas si. Il l’a fait. Il vient de me le dire. Je ne peux pas aimer… Et pourtant, même en sachant ça…
Pourtant, je ne sais plus ce que je dois faire, ni ce que je dois dire, ni si je…

« Tu n’es pas parti. » je murmure comme pour moi-même. « Tu t’es mis en danger pour moi. Tu n’es pas parti. Tu aurais pu ne rien faire. Ne pas intervenir. Ou même me laisser en me voyant. Ou partir quand je t’ai dit de le faire, parce que je ne voulais pas être aussi près de toi. Mais tu es là. Tu n’es pas parti. Tu as dit être venu me sauver. Pourquoi ? »

Je tourne la tête vers lui et parle un peu plus fort.

« Pourquoi tu me le dis ? Pourquoi maintenant ? Je… Non, je sais ce que tu veux, ce que tu attends. Depuis le début, tu me dis de m’éloigner de toi, que tu n’es pas une bonne personne, que je suis quelqu’un de bien. Mais. Tu ne peux pas décider pour moi.
Mais je ne sais pas… Je ne sais pas ce que je veux. Si je veux te laisser. Si je veux rester.
Je te crois, ce n’est pas ça. C’est juste… que je n’arrive pas à… ne plus vouloir être… avec toi. »


Voilà c’est dit. S’il se barre, il se barre. Je lui ai dit que je ne le chercherais plus. Qu’il serait tranquille. Ça me fait mal. Non, je n’oublie pas ce qu’il m’a avoué… ça me fait peur aussi. Mais ca ne suffit pas. Ca ne suffit pas à m’éloigner de lui.

_________________

Aujourd'hui, l'optimisme est une nécessité pour sauvegarder sa santé mentale.


Dernière édition par Miria Graham le Jeu 19 Fév - 1:00, édité 2 fois
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 20
Enjoy the little things
Messages : 2806
Membre du mois : 0
J'ai : 25 ans
Je suis incarné(e) par : Holland Roden
Crédit(s) : Shereen
Je suis un(e) : Calamity Jane
Vos Liens :

Mes hauts faits :
Enjoy the little things
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Mer 18 Fév - 23:51

C'est fou ce que les relations humaines peuvent être compliquées. L'amitié, la famille, l'amour, même la haine... Mais la pire reste l'amour, un sentiment complexe et pas toujours réciproque en deux personnes. Ça peut changer tellement vite, augmenter de jour en jour ou s'estomper d'un coup pour disparaitre dans les méandres de l'oubli... Comme par hasard, il fallait que Miria sorte les trois mots que lui ne voulait pas entendre. Certes, elle n'avait pas dit un "je t'aime" aussi clair qu'on peut le penser. C'était sorti comme ça d'un flot de parole. Ses mots auraient presque pu paraitre amicaux. C'est vrai on peut aimer une personne comme un ami ou comme son grand amour. Car oui, en plus d'être déjà compliqué à la base l'amour peut se diviser en plusieurs petites catégories, histoire de compliquer la vie de tout le monde un peu plus. Vu qu'ils ne se connaissent pas si bien que ça, l'amour qu'elle lui porte peut-être amical, mais ce n'était rien de tout ça. Javik n'est pas dupe, il avait bien vu la manière dont elle s'était occupée de lui quand elle l'avait sauvé. C'est d'ailleurs, l'une des raisons qui l'a poussé à fuir. Pendant tout ce temps, elle a continué à l'aimer. C'est presque fou et insensé. Tout ceci le mit mal à l'aise. C'est le genre de choses à laquelle, il ne peut pas répondre, pas maintenant, pas comme ça. En fait, il pense sincèrement ne jamais pouvoir prononcer ses mots à une femme.

En la voyant s'examiner, il avait demandé si tout allait bien pour faire abstraction de ce qu'elle avait dit. Pourtant, ceci trottait toujours dans sa tête comme l'air d'une chanson qui nous colle à la peau. Non, il ne peut pas l'aimer. Que ferait un type comme lui avec elle. C'est plutôt l'inverse qu'on devrait dire, qu'est-ce ferait Miria, une femme si douce et si gentille avec Javik un véritable connard égoïste, violent et manipulateur ? On ne peut pas dire qu'ils vont bien ensemble, il ne veut pas la pervertir. Elle est l'unique chose de bien qui lui est arrivé dans sa vie depuis sa naissance et il n'a pas envie de la briser. Alors, il avoua quel genre d'être malfaisant il est en disant ce qu'il a fait. Là, elle allait le prendre pour un meurtrier alors qu'il n'est qu'un braqueur de banque, mais pas n'importe lequel. S'il faut se battre contre les forces de l'ordre pour fuir avec le magot, tuer ne lui avait jamais fait peur. Et si pour survivre, il doit faire de même, il le fera. C'est bien ce qu'il a fait quand il a vu des zombies et qu'il faisait partie de petits groupes... les sacrifier sans aucune honte... C'était moche et horrible d'avouer ses crimes, mais il espérait que ça la fasse changer d'avis pour de bon et que ses sentiments disparaissent pour de bon.

Miria lui répondit, elle rompit ce silence qui était devenu encore plus pesant après sa révélation. Elle continuait de voir les bons côtés du jeune homme, le fait qu'il était venu la sauver, qu'il n'était pas parti... Bref tout un tas de choses que l'on pourrait dire assez contradictoire. Elle continua alors qu'il venait juste de soupirer. Si seulement, lui-même pouvait savoir ce qu'il veut. C'est compliqué et confus dans sa tête. Malgré tout, ce qu'elle disait été touchant, le fait qu'elle puisse avoir envie de rester avec lui ou de ne pas vraiment le savoir. Au fond, c'est la même chose pour lui. On pourrait très simplement imager ce qu'il se passe par une expression : "Suis-moi je te fuis, fuis-moi je te suis". "Tu imagines quoi avec moi ? Tu penses que je suis le genre d'homme à pouvoir t'apporter le bonheur ? Regarde, je ne fais que te blesser depuis que tu m'as retrouvé," lui fit-il remarqué en sachant très bien qu'il avait raison. "T'as envie d'être malheureuse, c'est ça ? Je ne suis pas fait pour toi. Je ne suis pas tendre, pas romantique, absolument rien de tout ça ! Je vois vraiment pas ce que tu me trouves," ajouta-t-il en cherchant un nouvel argument pour la détourner de lui une bonne fois pour toute."Je n'ai pas les mêmes sentiments que toi, je ne suis pas amoureux de toi, Miria..." parvint-t-il à dire sérieusement comme si s'était la vérité. Oui, il l'avait fait, il l'avait dit et ça allait surement la blesser. Le pire, c'est que lui-même venait de s'enfoncer un poignard dans le cœur en disant ça. Rien ne va plus chez lui. Son regard se détourna, il ne voulait pas la voir pleurer ou voir l'expression que son visage pourra adopter après ses mots cruels. L'amour c'est moche...

Points de vie restants : 26/26
Munitions restantes : 22
Gains des fouilles : ...
Endroit où je me trouve : dans la cave/réserve sous la maison
Endroit où se trouvent mes ennemis : ...

_________________
In the deep
Les règles morales sont, chez l'être doué de raison, l'équivalent pratique des règles de l'instinct. Seules elles permettent la survie.
(c) codage by Nono - Crédit image : tumblr

avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 26
Messages : 5602
Membre du mois : 0
J'ai : 29 ans
Je suis incarné(e) par : Bob Morley
Crédit(s) : Nono
Je suis un(e) : Lucky Luke
Mes hauts faits :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Jeu 19 Fév - 23:54

Je ne sais pas quoi penser. Je ne sais pas quoi faire non plus du coup. Je veux bien croire tout ce qu’il me dit, qu’il a laissé des personnes mourir pour sauver sa peau, ou qu’il en a tué. Une partie de moi, sage et raisonnable, est révoltée, horrifiée, et n’a qu’une envie, se lever et se barrer. Enfin, si je pouvais marcher assez vite. Mais, le reste… Je ne peux pas. Je ne veux pas.
C’est grave. Même en sachant tout ça. Je n’y arrive pas. Je suis sérieusement atteinte.

Je plie ma jambe droite, la gauche qui me lance, elle, toujours tendue devant moi, et pose ma tête sur mon genou, tournée vers lui. Je l’écoute parler. Et chacune de ses paroles me fait mal. Oui, jsuis vraiment pas normale d’être touchée davantage par ça que par le fait qu’il m’ait avoué avoir tué des gens. Et d’un côté, il n’a pas vraiment tort, il m’a fait mal… et ça continue de me lanciner.

« Mais je ne te demande pas de m’apporter le bonheur ! Ni d’être romantique ou je ne sais quoi. Je ne te demande rien.
Bon, peut-être d’être un peu plus gentil, moins agressif… mais je ne veux rien d’autre… »
Menteuse. « et je n’imagines rien avec toi. Je…
Et je ne suis pas malheureuse. »
Mytho… « Et même si c’était le cas, je ne vois pas en quoi tu serais responsable. Je suis assez grande pour me gérer et savoir ce que je fais. »

Comment tu es capable de mentir comme une arracheuse de dents quand tu le veux. Et lui est juste stupide. Comment il ne peut pas voir ce qu’il y a de bien chez lui ??

Et mon cœur s’arrête. Vraiment. Je suis sûre qu’il a eu un loupé ou deux. Sérieux. Je le fixe sans réagir. Je cligne des yeux. Vide. Totalement. Et entièrement.
Ah non, finalement pas vide. Le cœur repart. Je pensais avoir mal avant. Mais c’était rien. Dévastée. Anéantie. J’ai l’impression de me prendre des millions d’éclats de verre.
Je tourne ma tête, posant mon front sur mon genou. Je me sens vide et submergée à la fois. Je sais même pas ce que je ressens. Tout ce que je vois, c’est cette désolation, cette souffrance immense, qui me ravage et annihile tout ce qui a pu être dit ou fait.

« Je n’ai jamais pensé que c’était le cas. »

Ma voix, calme, posée, froide me surprend. Je crois même que j’ai dû sursauter. Peut-être que j’ai déconnecté une partie de mon cerveau, je ne sais pas.
J’ai froid. Je frissonne, serrant mes bras autour de moi, le front toujours contre mon genou.

« Je n’attends rien de toi, je ne suis pas idiote. Ce n’est pas parce je. Parce que moi je…
Je sais bien que je n’ai rien. Que je suis beaucoup trop…
Je sais bien. J’ai toujours su. »


Oui, c’est la vérité. J’ai toujours su qu’il ne m’aimerait jamais. Qu’il était gentil à la limite parce que je l’ai sauvé. Il se sent redevable, il l’a dit. Mais après tout, il vient de me sauver la vie, on est vraiment quitte.
Alors pourquoi… Pourquoi ??? Je sens des larmes brûlantes couler le long de mes joues. Je me mords la lèvre, pour ne pas que des gémissements et autres jérémiades ne les franchissent.
Je tourne la tête de l’autre côté. Pourquoi ça me fait si atrocement mal de l’entendre si je le savais déjà ?
Parce que t’es une indécrottable romantique, et que tu voulais y croire malgré tout. Imbécile. Et qu’entre le savoir et l’entendre dire à haute voix par lui…

Je vais partir. Cheville ou non. Dès que je serais rentrée au camp, j’embarque Jena et les garçons. Sans discussion. J’ai mal. J’ai froid. J’étouffe. Je regarde autour de moi. Maintenant.
J’essuie les larmes qui coulent encore, m’appuie contre le mur et me redresse. Je me dirige vers l’autre mur, attrape ce qui devait plus ou moins être une grande tringle à rideau. Elle est assez grande pour que je m’appuie dessus. Elle fera l’affaire jusqu’au camp. Je vais récupérer mon sac à dos dont je passe les bretelles, mon fusil que je passe devant. Je me dirige vers l’escalier. Vers lui. Je ne le regarde pas, je sais même pas si je pleure encore, je sais juste que je dois sortir, y aller, je ne peux plus. Je ne peux plus.

« J’y vais. Laisse-moi passer s’il-te-plait Javik »

Je parle lentement, articulant, pour ne pas hurler. Je sers tellement le bâton provisoire que mes jointures en deviennent blanches. Ne me dis pas que tu ne vas pas me laisser partir. Tu ne voulais pas partir comme un lâche. Ne t’inquiètes pas, c’est moi qui m’en vais. Maintenant. Je dois. Tout de suite. S’il te plait.

_________________

Aujourd'hui, l'optimisme est une nécessité pour sauvegarder sa santé mentale.
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 20
Enjoy the little things
Messages : 2806
Membre du mois : 0
J'ai : 25 ans
Je suis incarné(e) par : Holland Roden
Crédit(s) : Shereen
Je suis un(e) : Calamity Jane
Vos Liens :

Mes hauts faits :
Enjoy the little things
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Ven 20 Fév - 0:41

Quand il est question de tact, on peut être sûr que ce n'est pas domaine de Javik. Il faut toujours qu'il parle sans réfléchir ou par pur égoïsme en ne pensant qu'à se protéger lui. Est-ce qu'il pouvait prendre un moment pour penser à ce que ça pourra faire à Miria de dire la vérité ? Tout n'est pas bon à entendre et là il venait de faire une belle boulette. Il a bien essayé de lui faire comprendre qu'il ne sera pas quelqu'un de bien pour elle. C'est vrai que ce n'est pas vraiment à lui de décider tout ça. Qu'est-ce qui fait qu'il a le droit de choisir pour elle ? Il n'est pas son père, ni sa mère, juste un inconnu qu'elle a sauvé et dont elle est tombée sous le charme. Alors, de quel droit se permet-il de choisir pour elle ? En fait, il agit comme ça pour se sauver lui, pour échapper à ses propres sentiments qui lui font bien plus peur que la mort elle-même. Le pire c'est surement ce moment où il avoue clairement ne pas avoir de sentiment pour elle. En disant ça, il s'est fait autant de mal qu'il est en train de lui en faire. Miria cache son visage, mais à la tension de ses muscles, il peut voir que ça ne va pas. Elle doit être triste, vexé, blessé et peut-être même qu'elle pleure... Avant, il s'en serait fichu totalement, qu'est-ce que ça peut bien lui faire de faire pleurer une nana. Mais quand il s'agit d'elle, tout change... La douleur qu'il lui inflige, il la ressentait aussi.

Javik reste silencieux malgré les paroles de la jeune femme. Qu'est-ce qu'il peut dire de plus ? Mieux vaut ne rien ajouter pour ne pas lui faire mal davantage. Sans prévenir, il la voit se lever. Ça lui fait presque oublier ce qu'il vient de dire. Il fronce juste les sourcils se demanda ce qu'elle est en train de faire. Elle prend une sorte de grande barre de bois qui trainait pour s'en servir comme une canne pour marcher plus facilement. Elle s'empare également de son sac et s'approche de la sortie. Nan, mais elle compte faire quoi là ? Le jeune homme se lève, restant planté devant l'escalier pour l'empêcher de passer alors qu'elle lui demande poliment de la laisser s'en aller. C'était totalement hors de question. Il ne va pas la laisser se balader dehors alors qu'elle ne peut même pas courir. "Non ! N'y pense même pas. Je ne vais pas te laisser aller dehors alors tu peux à peine marcher et qu'il doit y avoir un attroupement de zombie qui t'as entendu crier. C'est du suicide," répondit-il sèchement.

Le problème, c'est qu'il n'était pas sûr qu'elle compte écouter ce qu'il venait de dire. Quelque part, elle était blessée, il lui avait dit des choses pas facile à entendre et encaisser. Pour lui qui n'est jamais tombé amoureux et qui n'a jamais connu de déception amoureuse, c'est dur de comprendre ce genre d'émotion. Mais, il a vu des films et il peut plus ou moins comprendre qu'elle n'a surement pas envie de le voir en ce moment. En voyant ses yeux humides, il comprit qu'il avait raison et qu'elle était vraiment touchée parce qu'il avait avoué. "Je n'avais pas l'intention de te blesser en te disant ce que j'ai dit. Je comprends que tu n'aies pas la moindre envie de rester enfermé ici avec moi après ça. Mais je refuse de te laisser sortir. Malgré tout, je tiens à toi Miria," expliqua-t-il plus calmement en espérant calmer la tension qui règne dans l'air. "Je n'ai pas envie de te retrouver morte ou d'apprendre que tu as été mordu." C'est le genre de confidence qui pourrait presque trahir ses sentiments. Enfin, d'une certaine manière. Disons que s'il peut lui faire croire à l'amitié c'est déjà ça, bien que ce soit plus fort que ça. Il posa ses mains sur les épaules de la jeune femme sans vraiment savoir pourquoi. C'est un geste compatissant et amical voulant la réconforter. Mais ce contact lui serra le coeur, c'est la première fois qu'il la touche ainsi. "Tu es mon amie, tu peux le croire. Tu es même plus qu'une amie ordinaire. Tu t'es occupée de moi, alors laisse-moi jouer ce rôle avec toi à présent," demanda-t-il en relâchant l'une de ses épaules pour essuyer du revers de sa main une larme qui coulait sur son joli visage d'ange. Voir le jeune homme aussi gentil est assez rare, mais il savait très bien que ce n'est pas en criant qu'il allait la retenir. Car, si ça partait dans ce sens-là, la seule option qu'il voit pour l'empêcher de partir c'est de l'assommer...

Points de vie restants : 26/26
Munitions restantes : 22
Gains des fouilles : ...
Endroit où je me trouve : dans la cave/réserve sous la maison
Endroit où se trouvent mes ennemis : ...

_________________
In the deep
Les règles morales sont, chez l'être doué de raison, l'équivalent pratique des règles de l'instinct. Seules elles permettent la survie.
(c) codage by Nono - Crédit image : tumblr

avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 26
Messages : 5602
Membre du mois : 0
J'ai : 29 ans
Je suis incarné(e) par : Bob Morley
Crédit(s) : Nono
Je suis un(e) : Lucky Luke
Mes hauts faits :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Ven 20 Fév - 21:49

Dire que pendant un instant, j’avais pensé que cette conversation se passerait mieux que la précédente. Je ne pensais pas que ça aurait pu être pire de toute façon. Mais visiblement si. Pourtant il n’y avait pas eu ni cris, ni protestations, ni haussement de ton cette fois-ci.
Qui eut cru que quelques mots puissent faire si mal ? Peut-être qu’il ne se rendait pas compte, qu’il a juste sorti ça comme le reste. Et quand bien même il ne l’aurait pas fait dans le but de me faire du mal, le résultat est le même. J’ai l’impression qu’on s’amuse à jouer au ball-trap avec mon cœur. Je sais pas comment je peux me sentir à la fois si vide et si désespérée.

Je me fous des zombies, je me fous de ce qu’il peut penser ou dire, faut que je m’en aille. J’ai besoin d’être seule. Vraiment seule. Loin de lui. De partir loin de lui. A chacun son tour de fuir. Le plus loin et le plus rapidement possible.
Je trouve le courage de me planter devant lui, mon bâton de marche provisoire à la main. Je le vois qui se lève, forcément, je le savais que ça n’allait pas être si simple. Je regarde un point sur le bas à gauche, jamais je ne pourrais le regarder. Je fronce les sourcils quand il me répond. J’ouvre la bouche pour répondre, et la referme aussitôt. Je ne pourrais pas. J’ai déjà eu bien du mal à articuler quelques mots.
Mais il n’a pas à me dire quoi faire ! Jusqu’à présent, il ne s’en tire pas mieux que moi. Et de quoi il se mêle ??

« Ne t’inquiètes pas, j’ai des gens qui comptent sur moi, et pour qui je compte, je ne vais pas faire de bêtise ! Je regarderais avant de sortir et je serais prudente. T’as pas besoin de t’inquiéter pour rien ! »

Voilà. C’est pas grand-chose, mais… mais, j’ai tellement mal.
Et il continue, mais il cherche quoi ? À m’achever ? Une partie, celle sage et détachée, sait qu’il ne cherche qu’à être gentil, à me faire comprendre que même s’il ne m’aime pas, il peut tenir à moi, et vouloir par conséquent me protéger. Mais cette partie-là, pour l’instant, m’emmerde.
Je relève la tête vers lui, abasourdie. Il est sérieux ? Il me dit qu’il comprend et après il sort ça ?? Il n’a pas le droit ! Il cherche quoi ? A me réduire en miette ou quoi ?! Je ne veux pas être à ses côtés, encore moins s’il se montre gentil ! J’en viendrai presque à regretter ses coups de gueule. Il n’a pas le droit de se montrer compréhensif et attentionné comme ça ! Surtout en disant qu’il dit avoir compris que je ne voulais pas rester avec lui ! Je cligne des yeux pour en chasser les larmes qui reviennent. Je me fous de ce qu’il peut penser, je veux juste … juste… partir… Je crois.

Je m’apprête enfin à répondre, quoi, je ne sais pas, mais à l’envoyer bouler lui et ses conseils, lui et ses inquiétudes déplacées, lui et sa foutue gentillesse, quand il pose ses mains sur mes épaules. Je me fige instanément. C’est dingue, mais ses mains me brûlent malgré mon manteau, mon pull et le reste.

J’ouvre de grands yeux en le regardant pour le coup. Mais. Il fait quoi ? … Comment il peut. Comment il peut me sortir ça ? plus qu’une amie ordinaire ? Il se fout de moi ?! de quel droit ?!
Je ferme les yeux un instant quand sa main se pose sur ma joue, oubliant momentanément ses paroles et ma douleur. Je ne pense plus. Je crois que pour le coup, j’ai vraiment déconnectée. J’ouvre les yeux, pose une main sur son poignet, passe l’autre main derrière son cou et pose mes lèvres sur les siennes. Juste quelques secondes. Mon dieu qu’elles sont douces. Mon cerveau se reconnecte aussitôt, affichant un genre de message d’erreur, tu sais genre « Danger ! Danger ! Erreur système ! Une anomalie a été détectée ! »

J’ouvre les yeux, et m’écarte aussitôt horrifiée. Seigneur. Qu’est-ce que j’ai fait ? Pourquoi ??? Qu'est-ce que j'ai fait ?

« Pardon pardon  pardon. Je suis désolée. Je… Je… » Je bug. Je me détourne, abandonnant l’idée de m’en allant, cherchant uniquement à disparaître 100 pieds sous terre.

_________________

Aujourd'hui, l'optimisme est une nécessité pour sauvegarder sa santé mentale.
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 20
Enjoy the little things
Messages : 2806
Membre du mois : 0
J'ai : 25 ans
Je suis incarné(e) par : Holland Roden
Crédit(s) : Shereen
Je suis un(e) : Calamity Jane
Vos Liens :

Mes hauts faits :
Enjoy the little things
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Ven 20 Fév - 22:49

C'était la stricte vérité, il ne la laissera pas partir, pas comme ça alors qu'elle est vulnérable avec sa jambe en carton. Bon, c'est certainement exagéré, mais en boitant elle ne risque pas d'aller bien loin si des zombies la suivent. La douleur ça fatigue, tandis qu'un zombie lui ne ressent strictement rien et ne se fatigue pas. Javik va donc la retenir. Pour cela, il tente de lui dire des choses un peu plus gentilles. Juste avant, il n'avait pas mesuré la portée de ses mots en disant qu'il ne l'aimait pas. Comment pouvait-il deviner qu'elle allait se mettre à pleurer. Merde, lui il n'y connait rien en psychologie féminine, c'est trop compliqué pour un mec comme lui qui a fortement tendance à penser avec ce qu'il a entre les jambes, plutôt qu'avec ce qu'il a dans sa tête. Eh bien oui, c'est un homme, tout ce qu'il y a de plus con et écoutant toujours bêtement ses pulsions animales... la preuve avec Morgane. Miria voulait absolument s'en aller, elle disait qu'elle ferait attention pour des raisons qu'elle exposa rapidement. Franchement, il s'en fichait. Si elle s'obstinait à partir dans cette voie-là, il lui donnera un coup sur la tête pour l'assommer. Oh, il y a de fortes chances pour qu'elle lui en veuille à mort juste après, mais au moins, elle sera restée en sécurité et c'est tout ce qui importe au braqueur.

Lawson n'est pas du genre à se laisser faire facilement. Alors, il tient tête et continue à faire son possible pour la retenir. Bien qu'il ne l'aime pas de la même manière qu'elle, il lui dit tout de même que c'est son amie et qu'il tient beaucoup à elle. Ce qui est vrai, il ne veut pas la voir mourir, il veut la protéger, c'est la stricte vérité. Le pauvre, s'il savait ce que tout cela veut bien dire. Ce montrant toujours gentil et doux, chose assez étonnante quand on connait le personnage, il vient essuyer les larmes sur le visage de son amie. C'est un geste qui le fit presque frissonner et quand elle posa sa main sur son poignet, il apprécia encore plus se contact bien qu'il resta impassible devant elle. Sans même l'avoir prévu, elle s'était subitement rapprochée de lui pour déposer ses lèvres sur les siennes. La logique aurait voulu qu'il s'écarte immédiatement d'elle, mais au contraire, ce baiser avec un petit côté salvateur. Le jeune homme ferma les yeux se laissant faire, son cerveau totalement perdu et son coeur dans le brouillard total. Rapidement, peut-être deux ou trois secondes après, elle le lâcha et recula tout en s'excusant. Le pauvre resta immobile ne sachant pas quoi dire ou quoi faire. Sa bouche s'ouvrit, mais il la referma ne voulant pas dire quelque chose de blessant. Miria s'était éloignée ne sachant plus ou se mettre. Bon sang, qu'est-ce qu'il vient de se passer là ? Il repense encore à cet instant, à ses si jolis lèvres venant embrasser les siennes. Son corps lui crie qu'il en a encore envie, qu'il veut la toucher, sentir sa peau contre la sienne... Réfléchir devient de plus en plus compliqué. Elle vient de réveiller chez lui cet instinct primaire qui lui donne envie d'en avoir plus. Non, il faut résister ! Aller plus loin n'apportera rien. Bon sang Javik, qu'est-ce que tu veux ? Lui faire encore plus mal ? Coucher avec elle et après quoi ? Continuer à la voir comme une amie ? Ce n'est pas Morgane, elle ne peut pas être un simple plan pour le plaisir. Et puis, elle n'acceptera surement jamais de te partager. Tu es coincé Javik, oublie tes pulsions, tu peux le faire ! Mais pourquoi écouter sa raison ? La raison n'a plus rien à avoir quand il s'agit de laisser parler son corps. Sans s'en rendre compte, il l'avait déjà rejoint. Son bras ce saisi de son poignet et tira dessus pour qu'elle se retourne et lui fasse face. Son regard se planta dans le sien et la seconde d'après ses lèvres se trouvaient sur les siennes. En même temps, il l'a poussa contre le mur, son corps contre le sien et ses mains sur ses hanches. C'était trop tard, la raison avait totalement disparu pour faire parler sa pulsion et son envie. Il la désirait depuis le moment où il l'a revu, oh oui, il en avait envie et était parvenu à ne pas agir de la sorte jusque-là. Mais c'était trop tard, son baiser avait fait tomber d'un coup toutes les défenses qu'il avait mis en place pour résister.

Points de vie restants : 26/26
Munitions restantes : 22
Gains des fouilles : ...
Endroit où je me trouve : dans la cave/réserve sous la maison
Endroit où se trouvent mes ennemis : ...


_________________
In the deep
Les règles morales sont, chez l'être doué de raison, l'équivalent pratique des règles de l'instinct. Seules elles permettent la survie.
(c) codage by Nono - Crédit image : tumblr

avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 26
Messages : 5602
Membre du mois : 0
J'ai : 29 ans
Je suis incarné(e) par : Bob Morley
Crédit(s) : Nono
Je suis un(e) : Lucky Luke
Mes hauts faits :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Sam 21 Fév - 0:06

Ça va aller, ça va aller.
Non, rien n’allait ! C’était de pire en pire ! Si j’avais jamais pensé qu’il serait content de me revoir, je m’étais trompée. Si j’avais jamais cru que peut-être il m’aimait bien, je m’étais moi-même écorchée.
Comment j’avais pu me retrouver enfermée ici avec lui ?
Comment peut-il me faire de tels révélations, m’avouer tant de choses, et se montrer si gentil et si doux l’instant d’après ? J’ai déjà tellement mal, comment est-ce qu’il veut… comment je pourrais comprendre ? Comment je peux m’en sortir ?
Mais je ne m’en sors pas. Mon cœur est en lambeau et lui reste… lui, impassible. Ce n’est pas juste !
Je veux juste m’éloigner, ça fait trop mal d’être auprès de lui. Pourquoi m’en empêche-t-il ?
Au final ce qu’il est je m’en fous. Vraiment. Je l’aime. Je veux juste être… mais c’est idiot pas vrai ? comment pourrait-il me voir autrement que comme une amie ? la gentille fille qui lui a sauvé la vie…
Je l’aime.

Mais… sa main sur ma joue m’a fait tellement de bien. C’est affolant comme un petit geste suffit à m’apaiser, à effacer… Je réagis comme une vraie gamine. Hop un sourire et on oublie tout. Même tout bon sens et discernement. Mes lèvres sur les siennes. Qu’est-ce que… Je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça. Et je sais encore moins pourquoi j’ai arrêté… Elles me brûlent encore. Je veux disparaître. Je veux ses lèvres. Je veux m’enfuir. Je veux ses bras. Oh seigneur. Et je pleure à nouveau en m’excusant. Quelle imbécile. Il va… je…

Avant que je me rende réellement compte qu’il m’a saisi le poignet, il me tourne vers lui. Et avant que je n’ai le temps de réagir, ses lèvres retrouvent les miennes. Et tout s’envole à nouveau. Ma douleur. Ma peur. Mon désespoir.
Je réponds à son baiser sans même y penser. Passionnément. Je me retrouve contre le mur, ses mains sur moi. Mes mains à moi montent avec hésitation. Je pose une main sur son torse, alors que l’autre monte jusqu’à ses cheveux. Je ne comprends pas. Je ne veux pas. Imbécile. Le baiser a un goût salé, sans doute mes larmes. Je me colle à lui, ma main s’agrippant à son t-shirt. Désespérément.
Je sais que je ne vais pas pouvoir continuer… pourtant… je ne veux pas arrêter. Ma main descend et passe sous son t-shirt pour toucher sa peau. J’ai tellement envie. Tellement besoin. Je gémis contre sa bouche quand ma main atterri sur sa peau, quand je sens son ventre sous mes doigts. Mon autre main descend sur sa joue, caressant sa peau, passe dans son cou et l’attire vers moi, je ne veux pas qu’il s’éloigne.

Mais j’ai déjà mal. Non. Non. Ma main descend sur son épaule. Je m’écarte lentement et le repousse doucement. Ou j’essaie. Je m’éloigne. Un peu. Et secoue la tête.

« Ne joue pas avec moi.
A quoi… Tu dis que je suis ton amie…  Mais… Si c’est le cas… »


Je baisse la tête, et ne peux résister à me pencher de quelques centimètres supplémentaires pour la poser sur son torse. T’es maso ma fille, complètement maso…

« On n’essaie pas de baiser son amie dans une cave sordide… pas quand elle… pas alors que je… pas alors que je viens de te dire que je t’aime Javik.

Ne joue pas avec moi. S’il te plait. »


Pourtant ta main, tes mains, restent irrémédiablement accrochées à lui. Je sais, je sais. J’inspire.
Je relève la tête et le regarde. Et ma main monte d’elle-même à son visage, mes doigts suivant le contour de sa mâchoire. Merde. Je ne veux pas arrêter. J’y arrive pas. Mais je ne veux pas de ça non plus. Mais je le veux lui.

_________________

Aujourd'hui, l'optimisme est une nécessité pour sauvegarder sa santé mentale.


Dernière édition par Miria Graham le Sam 21 Fév - 1:46, édité 1 fois
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 20
Enjoy the little things
Messages : 2806
Membre du mois : 0
J'ai : 25 ans
Je suis incarné(e) par : Holland Roden
Crédit(s) : Shereen
Je suis un(e) : Calamity Jane
Vos Liens :

Mes hauts faits :
Enjoy the little things
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Sam 21 Fév - 0:49

C'est trop tard, c'est vraiment trop tard à présent. Sa raison à mit les voiles et elle n'est pas prête de revenir, pas alors qu'il est en train de l'embrasser. Ce baiser, il le savoure comme si c'était un met délicieux, non justement c'est un met délicieux. Son corps tout entier en frisonne et ça ne fait qu'empirer quand il la touche. Tout ce temps où il s'est retenu, tout ce temps où il a refusé de laisser parler son envie... Tant de frustration pouvant enfin être libéré. Et c'est encore pire quand il sent enfin l'une des mains de la jeune femme se poser sur son torse et l'autre dans ses cheveux. Ceci provoque une légère chair de poule au jeune homme qui ne lâche par les lèvres de la demoiselle. Toute cette excitation le rapproche encore plus d'elle, son corps presque collé au sien alors qu'il sent sur la peau de son ventre l'une des mains de Miria. En ce moment même, il ressent des émotions totalement contradictoires. L'envie de continuer, de laisser parler ses sentiments qu'il n'a jamais connus, mais il y a également de la peur, il n'a jamais aimé personne et dans le fond, il ne sait pas ce que ça signifiera à long terme. Pourtant, il ne peut pas arrêter, pas maintenant alors qu'elle estperdu dans ses bras et lui dans les siens.

Alors que cette folie ne fait que commencer, Miria le repousse doucement. C'est presque avec un déchirement qu'il doit rompre ce baiser. Tout à coup, elle est perdue et ne comprend plus rien ce qui est presque compréhensible. Un coup il lui dit de partir, l'autre il lui dit qu'il ne l'aime pas et l'instant d'après, il la plaque contre un mur pour l'embrasser... Il y a de quoi se perdre dans tout ça. A quoi est-ce qu'il joue ? Oh, si seulement il pouvait en avoir la réponse. C'est confu, tout semble être en fouillis dans sa tête et dans son coeur. Rien ne va plus, c'est à peine s'il se reconnait. Oui, ce n'est qu'une amie, il doit s'en convaincre. Nan, il en est convaincu, il refoule ses sentiments étranges qui lui font peur. Mais même si ce n'est qu'une amie, comment est-ce qu'il peut résister à la manière dont elle touche son visage. Et leur corps sont toujours collés l'un contre l'autre... autant dire que ça ne facile pas la tâche au jeune homme. Est-ce qu'il doit lui répondre ? Car sincèrement, là il ne sait pas quoi dire. En fait, il n'a pas envie de parler, il regarde juste fixement ses lèvres avec cette terrible envie de les embrasser une fois de plus. Résiste, tu peux le faire, tu peux te montrer plus fort que cette envie masculine qui caractérise si bien les hommes. Mais c'est impossible, sa main est toujours là sur son visage, le mettant aux supplices... Faible comme il est, il cède de nouveau se fichant pas mal de cette histoire d'amitié ou même des sentiments. Tout ce qu'il veut c'est elle, peu importe la situation du monde, peu importe ce que les autres pourront en penser et peu importe si ça la fera souffrir après. Tout ce qu'il veut c'est s'évader, ressentir ce plaisir charnel avec elle, même si c'est mal. Il le regrettera surement après, mais sur l'instant, il n'y pense pas, il ne pense plus à rien d'autre qu'à Miria et à ses lèvres si douces. Se montrant bien plus entreprenant, il retire la veste de la jeune femme en ayant la ferme intention de ne pas tarder à lui retirer son t-shirt. Il parvint à quitter ses lèvres pour glisser les siennes le long de son cou écartant sa jolie chevelure rousse à l'aide de l'une de ses mains. Chaque parcelle de sa peau est aussi délicieuse que l'autre, c'est comme si la jeune femme était devenue tout à coup une sorte de drogue dont il ne pourra jamais plus se passer. Toujours pris dans la passion du moment, il décide de soulever le t-shirt de la jeune femme pour le laisser choir sur le sol la seconde d'après. Le haut du corps de Miria à moitié nu, il glissa ses mains dessus avec une certaine douceur, remontant de son ventre jusqu'à sa poitrine. Sa bouche quitta une fois de plus ses lèvres pour retourner à son cou avant de descendre sur le haut de sa poitrine ou sa peau était encore plus délicate. C'est foutu, il ne pourra jamais s'arrêter, pas maintenant que la "machine" est lancé. Autant dire que toute volonté a disparue pour laisser placer à l'envie et au désir.

Points de vie restants : 26/26
Munitions restantes : 22
Gains des fouilles : ...
Endroit où je me trouve : dans la cave/réserve sous la maison
Endroit où se trouvent mes ennemis : ...


_________________
In the deep
Les règles morales sont, chez l'être doué de raison, l'équivalent pratique des règles de l'instinct. Seules elles permettent la survie.
(c) codage by Nono - Crédit image : tumblr

avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 26
Messages : 5602
Membre du mois : 0
J'ai : 29 ans
Je suis incarné(e) par : Bob Morley
Crédit(s) : Nono
Je suis un(e) : Lucky Luke
Mes hauts faits :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Sam 21 Fév - 1:57

Merde. Pourquoi est-ce que c’est si difficile ? Tout ce que je veux, c’est ses lèvres contre les miennes, ses mains, sa peau, son sourire, son odeur… Je suis perdue. Définitivement. Rien de tout ce qu’il pourrait dire ne me sortira de ce trou sans fond dans lequel je tombe. Mais j’ai déjà tellement mal. Je ne pourrais pas. Je ne pourrais pas continuer avec lui. Est-ce que je serais vraiment capable de m’en aller malgré tout ? Comment j’ai pu devenir aussi dépendante, aussi accro alors que je le connais à peine ? Avec tout ce que je sais déjà sur lui ?

Je sais qu’il ne m’aime pas, je me le répète en boucle dans un coin de ma tête. Ma raison, ma sagesse, tout mon côté un tant soit peu logique, cartésien, me hurle d’arrêter et de me sauver, qu’il vaut mieux affronter les zombies que lui, que je ne pourrais pas me relever… Mais ma main sur son torse, ma main sur son cou, les siennes sur mes hanches, sa bouche, tout … tout m’empêche de l’écouter. Il s’approche encore de moi quand je pose ma main sur son ventre. Oh merde. J’ai tellement envie de faire courir mes doigts partout sur lui. Et mes lèvres. Et… Non. Réfléchis. Réfléchis.

J’y arrive. Un peu. A arrêter. J’essaye de faire marche arrière, de lui demander d’arrêter parce que ça va me démolir. Mais mes mains me trahissent. Que des ingrates.
J’essaie de comprendre ce que je vois sur son visage, peut-être qu’il réfléchit, peut-être, sans doute, qu’il ne comprend pas lui-même. Mais je ne suis pas douée pour lire sur le visage des gens. Et surtout pas avec lui. J’ai déjà du mal à le regarder. Quoique non, là, j’ai du mal à détacher mes yeux de son visage. Je n’ai pas dû beaucoup le convaincre, parce qu’il fixe ma bouche. Nerveusement, par réflexe, je passe ma langue sur mes lèvres. Et les siennes les rejoignent à nouveau. Je ne peux pas arrêter. Je ne veux pas arrêter.

Ses mains passent sur mes épaules, retirent ma veste. Et je le laisse faire. Je ne devrais pas. Sa bouche quitte la mienne, et ses lèvres descendent le long de ma peau, le long de mon cou. Je gémis en sentant sa bouche contre moi, mes doigts tremblant dans ses cheveux. Et il m’enlève mon t-shirt sans que je ne proteste davantage. Mes lèvres reprennent les siennes, ou ce sont les siennes qui viennent, je ne sais pas. J’ai juste envie de continuer. Je ne peux retenir un gémissement en sentant ses mains sur mon ventre. Ma respiration s’accélère. Ma main s’emmêle dans ses cheveux, alors qu’il descend à nouveau le long de mon cou, l’autre se promène le long de son épaule. Trop de vêtements…
Je murmure son prénom quand ses lèvres descendant toujours, atteignent le haut de ma poitrine.

Qu’est-ce que tu fais ? Tu sais que tu vas juste lui donner ce qu’il veut et que tu vas te ramasser après ? … T’arriveras à te relever ?

Non sans doute pas. Mais il… est tellement… doux, tendre, je sais pas… et j’ai tellement, tellement envie. De lui. D’être auprès de lui. De rester. J’ai besoin de lui.

Ses mains sur moi, sa bouche, ce contact, tout ça me rend folle. Je ferme les yeux.
Ma main glisse sous son blouson pour lui enlever, il tombe à terre. Je tire un peu sur ses cheveux pour le relever vers moi, m’empare à nouveau de sa bouche, ma langue passant entre ses lèvres pour atteindre la sienne.
Mes mains s’aventurant à son tour sous son t-shirt pour lui enlever. Je tire dessus et le balance dans un coin. Je passe lentement mes doigts sur sa peau, le frôlant. Comme si le toucher trop vite, ou juste trop, allait le faire disparaître. Mais ça fait tellement longtemps…
J’ai tellement envie … de lui… de sa peau… de ses mains… de sa bouche…
A quoi tu joues ? J’ai envie de l’assommer cette voix. Même si je sais qu’elle a raison. Je chancelle, collée à lui, mes mains sur son torse. Comment vous voulez que je …
Je quitte sa bouche, mes mains griffant sa peau parce que je ne veux pas arrêter, et pose à nouveau mon front contre lui.
T’as l’air maline, à moitié à poil dans ses bras. J’ai qu’une envie, c’est de coller ma bouche contre sa peau, là, juste là, sur son torse.
J’aime sa peau, son odeur, sa douceur, ses lèvres. J’ai envie de retrouver ses lèvres. De passer mes bras autour de lui. Et de sentir encore ses mains sur moi.

Alors pourquoi je ne le fais pas ? Pourquoi je m’arrête ? Pourquoi je pleure ?

_________________

Aujourd'hui, l'optimisme est une nécessité pour sauvegarder sa santé mentale.
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 20
Enjoy the little things
Messages : 2806
Membre du mois : 0
J'ai : 25 ans
Je suis incarné(e) par : Holland Roden
Crédit(s) : Shereen
Je suis un(e) : Calamity Jane
Vos Liens :

Mes hauts faits :
Enjoy the little things
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Sam 21 Fév - 21:10

A présent, Javik ne raisonne plus, il se laisse aller à son désir malgré le mal que ça pourra faire après. Oh, il avait bien essayé de la prévenir ! La première fois, il a fui pour lui éviter de genre de choses. La deuxième c'est quand ils se sont retrouvés il n'y a pas si longtemps et qu'ils se sont engueulés comme du vieux poisson pourris. Du moins, c'est lui qui s'est montré horrible en se faisant passer pour le roi des connards. Et voilà maintenant qu'il cède à cette pulsion qu'il avait refusée d'écouter. Non, il ne devait pas, ceci ne mènera à rien. Pourtant, c'est comme une drogue, une douce drogue enivrante qui s'empare totalement de lui, lui faisant perdre la raison. La seule chose qui compte à présent, ce sont ses lèvres parcourant la peau de jolie rousse. Même avec toute la bonne volonté du monde, il n'arrivera pas à s'arrêter. Il en a trop envie, d'elle, de son odeur et de sa gentillesse. Ses mains ne sont pas en reste non plus, caressant son dos et son ventre avec un savoir-faire expert.

Miria à l'air d'être embarqué dans le même train de folie que lui. Elle fait tomber la veste qu'il portait et son t-shirt ne tarde pas à subir le même sort pour le laisser torse nu. Leur peau l'une contre l'autre se frôlant au rythme effréné de leur baiser le rend presque fou. Tout ceci est de plus en plus excitant... Mais la jeune femme finie par rompre le baiser qui unissait leur lèvre pour sa tête contre son torse. Il se laissa faire, sentant les mains de la demoiselle sur lui, mais bientôt, il sent des larmes glisser sur sa peau. Oh merde... ce n'est pas normal, qu'est-ce qu'il se passe ? A t-il fait quelque chose de mal ? Bien sûr que oui, il est là, a demi nu contre elle, alors qu'il lui a ouvertement dit qu'il ne l'aimait pas. Tout ceci n'est pas logique, c'est même terrible pour elle. Ce qu'il fait c'est égoïste. Il ne pense qu'à lui et ses envies sans se soucier du malheur de son amie. Doucement, il descend les yeux vers la jolie tête rousse posé contre son torse et son cœur se serre douloureusement. Javik Lawson n'est qu'un salaud, un pourri prêt à faire mal à la femme qu'il aime sans même le savoir. Devrait-il dire ou faire quelque chose ? Lentement, il soupire et passe ses bras autour d'elle pour l'enlacer et la réconforter en même temps. Puis, délicatement, il posa son menton sur le haut du crâne de Miria. Ses yeux ce ferment et il savoure ce court instant, car il sait que ça ne se reproduira jamais. Le temps ne semble pas s'écouler, il serait bien incapable de dire si dix secondes ou cinq minutes venaient de s'écouler avant qu'il ne trouble le silence de la cave. "Je te l'ai dit, je ne suis pas quelqu'un de bien... Tu ne seras jamais heureuse avec moi, Miria. Tu sais ce que je suis pour toi ?" demanda-t-il en la tenant toujours contre lui évitant ainsi de voir l'expression qui pourrait se dessiner sur son visage. "Je suis du poison... La preuve, je suis en train de te faire du mal et je ne veux pas faire ça. Tu es mon amie..." A contre coeur, il parvint à trouver le courage de la lâcher pour se détacher d'elle. "Ceci n'aurait pas dû arriver. C'était purement physique," expliqua-t-il en sachant que ce n'était pas totalement le cas, mais ceci il le gardera pour lui. "Tu mérites mieux que moi, je suis sûr que tu le sais au fond de toi." Son regard se plonge dans le sien quelques secondes et avant de se tourner pour la laisser, il se rapproche et pose une dernière fois ses lèvres sur les siennes, savourant ce dernier baiser comme un baiser d'adieu. Car finalement, c'est exactement ça, un baiser d'adieu pour marquer la fin de ce qui ne commencera jamais.

Javik recula et lui tourna le dos, il ramassa son t-shirt et sa veste et retourna vers l'escalier tout en se rhabillant. Les jours à venir et même les minutes et heures à venir en sa compagnie s'annonce horriblement difficile. En fait, ça à l'air encore pire que quand ils se sont engueulés. Maintenant, ça risque de devenir ambigu...

Points de vie restants : 26/26
Munitions restantes : 22
Gains des fouilles : ...
Endroit où je me trouve : dans la cave/réserve sous la maison
Endroit où se trouvent mes ennemis : ...


_________________
In the deep
Les règles morales sont, chez l'être doué de raison, l'équivalent pratique des règles de l'instinct. Seules elles permettent la survie.
(c) codage by Nono - Crédit image : tumblr

avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 26
Messages : 5602
Membre du mois : 0
J'ai : 29 ans
Je suis incarné(e) par : Bob Morley
Crédit(s) : Nono
Je suis un(e) : Lucky Luke
Mes hauts faits :
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   Dim 22 Fév - 3:40

Je sais que je ne devrais pas, mais, je n’ai pas envie d’arrêter. Il m’enlève ma veste, mon t-shirt, sans que je ne dise rien ni ne proteste. Ses lèvres contre les miennes me suffisent amplement comme justification. J’ai bien trop envie de sentir sa peau contre la mienne, ses mains sur moi, sa bouche m’embrassant.

Et je ne me pose pas davantage de question alors que je le déshabille à mon tour. Enfin si. Je ne sais pas. Mais j’ai tellement envie de lui, tellement besoin de le sentir contre moi.
Et dans tout ce fouillis, tout ce brouillard, je sais, je sens qu’il en a besoin aussi. Je ressens son envie, son besoin. Pas seulement forcément de juste baiser dans cette cave humide et glauque. Non. De… moi peut-être.
Oui, je sais, je m’imagine sans aucun doute ce dont j’aurai envie. Pourtant… pourtant il est bien plus doux, plus délicat, plus passionné en même temps que pour un simple plan cul… même par les temps qui courent… non ? Non, tu rêves. Il a beau t’avoir dit qu’il ne t’aimait pas, tu continues d’espérer que peut-être…  

Alors que je pose ma tête contre son torse, m’imprégnant de son odeur, de sa douceur, je n’arrive pas à retenir mes larmes. Tu pourrais avoir ce que tu veux. Au moins pour une fois. Pour mieux te ramasser à la petite cuillère ensuite… mais n’est-ce pas mieux que rien ?
Et alors que je pensais qu’il… je ne sais pas, à tout, sauf à ça… Je sens ses bras qui m’entourent et me serrent contre lui. J’hoquète en sentant sa peau, ses mains me rassurant, essayant de me consoler.
Mes doigts courent sur sa peau, encore une fois sans que je ne puisse y réfléchir, l’enlaçant à mon tour. Je garde la tête collée contre lui. Et quelques secondes plus tard, je le sens qui pose sa tête sur la mienne.
Mais…. Comment peut-il… il ne peut pas être si gentil, si attentif… Je le garde contre moi, je n’ose pas ouvrir la bouche de peur de le perdre encore. Mais j’ai mal. Déjà. Encore. Toujours. Et sentir son torse contre moi ne m’aide pas. Avoir ses bras qui m’entourent si tendrement ne fait que m’embrouiller encore plus.

Ca ne colle pas. Je sais que je ne suis pas douée en relations humaines, que j’ai toujours évité de me retrouver dans ce genre de situation. Pourtant avec lui… c’est tellement naturel. Que ce soit les engueulades, les discussions incohérentes ou … ça. Les baisers. La tendresse. Tout.
Ça doit bien vouloir dire quelque chose non ? Ou je continue de m’imaginer…
Oui. Sans aucun doute. Peut-être…

Mes doigts se crispent dans son dos quand il prend la parole. Je l’écoute sans bouger. Essayant de comprendre. De le comprendre lui. De me comprendre moi.
Quand il s’éloigne, je laisse mes bras retomber, les serrant autour de moi. Je le regarde. Non. c’est faux. Il se trompe. En fait, il se trompe sur tout. Même s’il n’est pas parfait, il est doux, gentil, drôle, attentionné et déterminé.
Il dit que je suis son amie… qu’il ne veut pas me faire du mal... mais … c’est faux. Enfin non, il n’a pas envie de me faire du mal, je veux bien le croire. Mais il a dit qu’il ne se souciait pas des autres, alors pourquoi s’inquiéter pour moi ? parce que je lui ai sauvé la vie ??
Mais si c’était uniquement physique, il ne m’aurait pas enlacé comme ça. Pas vrai ?
Il aurait juste tenté de me remonter le moral, de me faire changer d’avis, ou je ne sais quoi pour continuer, même si je pleurer. Non ? les mecs font ça en général pas vrai ?
Et non. Je ne mérite pas mieux. Je ne veux pas. Je le veux lui. Personne d’autre. Lui.

Perdue, égarée, je lui rends son baiser. Et celui-là me blesse. Il a l’air si… triste.
Oui, non, un baiser n’est pas… Et si ! il peut être passionné, heureux, triste, désespéré… et celui-là était triste…
Je le regarde se retourner, s’éloigner en récupérant ses affaires, me plantant là, se rhabillant. Comme si tout ça n’avait été qu’un rêve. Il va encore partir. Non, il va encore me fuir. Pourquoi ? Parce que je suis son amie et qu’il ne me fera que du mal ? N’importe quoi ! Pourquoi ? Pourquoi veut-il tant s’éloigner ?

« Non. »

Une nouvelle fois, parler à haute voix me surprend moi-même.

« Non. Je ne sais pas. Tu te trompes. » Je secoue la tête, frissonnant dans l’obscurité et le froid du lieu. « Tu dis que je mérite mieux. Que tu n’es pas assez bien pour moi. Mais tout ça, ce n’est pas à toi de décider. Tu dis que je ne serais jamais heureuse, que tu ne peux pas m’apporter le bonheur. Mais encore une fois, ce n’est pas à toi de le décider, ce n’est pas toi qui peut le savoir.

Et tu me dis ça. Et tu me dis que tu ne m’aimes pas. »
Je déglutis. Merde ça fait mal de le dire aussi.  
« Pourquoi ne pas juste me dire que je suis stupide, que jamais tu ne pourrais être amoureux d’une idiote simplette telle que moi ?
Pourquoi insister sur le fait que toi, tu ne pourrais pas me rendre heureuse, et ne pas simplement dire que moi je ne te suffirais pas ? Que je ne suis pas assez bien pour toi ?

Tu n’es pas du genre à essayer de rassurer les autres, je me trompe ? Tu ne cherches pas à être gentil juste pour que les autres se sentent mieux, ou moins mal. »


Je le regarde. Aidez-moi. Faites quelque chose.

« Tu ne m’a pas foutue à terre pour me baiser à même le sol.
Tout ce que j’ai vu là, juste avant était doux et tendre. »


Je m’avance vers lui, frissonnante, toujours en soutien-gorge. Mais je n’y prête pas attention. J’ai mal, tellement mal, et je suis tellement déboussolée. Je m’approche de lui, jusqu’à poser une main sur son torse. Oh merde, jsuis une droguée. Je le fixe, désespérée.

« Ça ne te fait rien ? Les baisers non plus ?... c’était juste une pulsion hein... physique… »

Je secoue la tête, un sourire douloureux sur le visage, essuyant mes larmes qui coulent à nouveau. Quelle gamine. Oui, là, je comprends.

« J’ai mal. Effectivement. Mais quoi que tu dises, ça ne changera rien. Je dirais bien que j’en suis désolée. Mais ce serait faux. Je t’aime Javik »

Oui, je sais, je m’abuse moi-même, ça va me faire d’autant plus mal quand il va tout réduire en miette d’ici quelques secondes. Pourtant… pourtant, j’ai bien senti cette tendresse…

_________________

Aujourd'hui, l'optimisme est une nécessité pour sauvegarder sa santé mentale.
avatar

I'm a legend
Compétences:
Points de vie : 20
Enjoy the little things
Messages : 2806
Membre du mois : 0
J'ai : 25 ans
Je suis incarné(e) par : Holland Roden
Crédit(s) : Shereen
Je suis un(e) : Calamity Jane
Vos Liens :

Mes hauts faits :
Enjoy the little things
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]   

Contenu sponsorisé
Revenir en haut Aller en bas
 
Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Every moment is an opportunity [Livre I - Terminé]
» .~oO Cloud D. Cross | The Ashbringer Oo~. [ Retouches terminées]
» Promenons-nous dans les bois... [Livre 1 - Terminé]
» C'est un charnier sentimental que je laisse derrière moi [Livre 1 - Terminé]
» Ce n'est qu'un détail. [Livre I - Terminé]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Fall of Man :: 
Anciennes zones de jeux
 :: Coaticook et la Route vers le Nord :: De l'autre côté de la Rivière :: Ponts routiers et Piétons
-
Sauter vers: