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Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]
MessageSujet: Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]   Dim 31 Mai - 13:30

Si à chaque fois que j’avais le malheur de le croiser, ça se terminait d’une façon pire que la précédente, je ne voulais même pas savoir ce que ça allait donner.
J’avais parlé à Jena, plus que la dernière fois, lui disant que je ne pensais, vraiment, pas rester. Sans parler d’eux trois. Ils se sentent bien ici après tout, ils seraient en sécurité. Mais elle n’a même pas parlé de rester, et si elle vient, les garçons aussi. Oui, c’est bête, bien sûr qu’ils viendront… Je devrais m’en vouloir de les arracher à cette relative sécurité et bien-être, mais en réalité, je suis soulagée.
Je ne peux pas rester. Non, j’y ai réfléchis, et franchement… je n’y arriverais pas. Quel que soit le jeu auquel il joue, je ne suis pas assez forte pour jouer avec lui.
Peut-être disait-il la vérité dans cette cave, peut-être voulait-il juste baiser... mais pourtant… je suis trop stupide. Naïve. Amoureuse. Pour y croire réellement… une partie de moi se dit que… peut-être…

Et l’autre brune là… Morgane… J’ai envie de hurler. Et de les frapper accessoirement l’un comme l’autre oui… Oui, je devrais m’en foutre. Je sais. Mais ça ne fait que rajouter un poids un plus.

Je sais que je pleure. Encore. Je suis ridicule. Mais je suis seule pour le moment, alors peux m’importe. Pourquoi. Tellement de pourquoi. Pourquoi est-ce qu’il se comporte comme un gros con ? Pourquoi est-ce que je suis désespérément amoureuse de lui ? Pourquoi je suis stupidement persuadée que ce n’est pas forcément son vrai visage, malgré ce qu’il dit ? Pourquoi j’ai si mal ? Pourquoi je suis aussi stupide ? Pourquoi il ne m’aime pas ?

Oui, des questions toutes plus débiles les unes que les autres. Et j’ai les réponses à toutes ses questions… mais la plupart font tellement mal. J’essuie mes larmes de ma manche et respire. Respire. La. C’est bien.
Je me suis encore réveillée avant l’aube. Les affaires sont prêtes. J’attends un peu, et je vais les réveiller avant que les autres ne se lèvent à leur tour. On partira tôt. S’ils ne discutent pas au dernier moment. J’aurais dû les prévenir, mais à vrai dire, j’ai décidé d’un coup, qu’on partirait aujourd’hui.
Ma couverture sur les épaules, mon fusil en bandoulière, je déambule en silence à proximité de là où tout le monde squatte, à moitié perdue dans mes sombres pensées. Je retiens un cri quand une main se pose sur moi, mon fusil se levant automatiquement vers la personne en face. Une autre main se pose dessus avant que je ne réalise que ce n’est ni un mort, ni un ennemi. Danny. Merde. Qu’est-ce qu’il fout là ? Pourquoi fallait que je tombe sur lui ? Il me dévisage un instant à la lueur de la lune. Je détourne les yeux.

« Ca va Miria ? Qu’est-ce que tu fais à te balader seule à cette heure-là ? » Qu’est-ce que ça peut lui faire ? « Ça va. Et toi, je pourrais te demander aussi. » Il esquisse un sourire. « Moi, je fais une ronde. » Il hésite un instant, avant de reprendre d’une voix douce. « C’est à cause de Javik ? Qu’est-ce qu’il s’est passé avec lui ? » Je le fixe un instant, en clignant des yeux. J’ouvre la bouche. Avant de la refermer et de serrer la mâchoire. J’essuie rageusement une larme. Avant de libérer mon bras un peu brusquement.
« Aucune importance. » ca ne le regarde pas. « Tu n’as qu’à lui demander. » Je me mords la lèvre, avant de le regarder à nouveau. Qu’est-ce que je suis conne, c’est impressionnant. Comment je peux me prendre autant la tête pour un tel…  
« T’es son ami pas vrai ? Tu… Le laisse pas seul. Il fait des conneries quand il est seul. » Je fais un pas sur le côté. « Il n’aura plus à se prendre la tête. Je vais m’en aller. Avec les miens. Veilles sur lui… s’il te plait. »

Je me sauve. Je ne cours pas, mais je vais plus loin. Qu’il ait vu ou non les larmes… Pourvu qu’il ne me suive pas. Je ne m’éloigne pas pour autant de beaucoup. Il fait encore sombre. Je m’installe un peu à l’écart, le dos contre un mur. Je plie mes jambes et pose mon front dessus. Je sais qu’ici je ne crains pas grand-chose, on ne me voit pas vraiment. Mon fusil repose à côté de moi. Je veux juste ne plus avoir si mal. Je ferme les yeux.

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Dernière édition par Miria Graham le Ven 12 Juin - 23:23, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]   Lun 1 Juin - 14:02


Depuis la petite mission de groupe, Javik était resté à l'écart de Miria. Il n'était même pas allé la sermonner, car elle s'était éloignée seule du groupe. A quoi bon l'engueuler, les autres l'ont surement fait à sa place. Et puis, ce n'était pas facile entre elle et lui, c'était compliqué. L'un et l'autre ont l'air de s'éviter depuis le jour ou ça a faillit déraper dans la cave. C'est peut-être mieux ainsi, d'éviter un contact qui sera plus gênant qu'autre chose.

Les jours qui suivirent, Jav' se contenta de faire ce qu'il avait à faire. Sortir aux alentours pour essayer de trouver à manger ou quoi que ce soit d'utile. D'un autre côté, s'éloigner lui donnait l'occasion d'être loin d'elle et surtout de ne pas penser à ce qu'elle pouvait bien faire. Danny avait bien remarqué que son meilleur ami était bizarre. Pour une fois, il s'était abstenu de lui poser des questions. Est-ce qu'il aurait deviné quelque chose ? Aucune idée.

Le matin n'était pas encore levé, le jeune homme était debout, ne parvenant pas à dormir. De plus, il savait que son meilleur ami montait la garde, c'est une raison valable pour le rejoindre et l'aider dans sa tâche. Attention, Lawson est le genre de type altruiste uniquement avec son meilleur ami. Le jeune homme devait être à l'extérieur, car il ne le trouva à aucune fenêtre de la maison qu'il squattait. Empruntant la porte de derrière, il ne le trouva pas là, ce qui voulait dire qu'il devait probablement être de l'autre côté. Faisant discrètement et prudemment le tour, il s'arrêta au coin du mur quand il entendit des voix. Sans aucune difficulté, il reconnu celle de Danny, mais aussi cette voix féminine qui commençait à connaitre trop bien : Miria. Au départ, sans aucune raison apparente, il fut presque jaloux. Merde, il n'avait pas de raison d'être jaloux de son meilleur ami. Ce n'était pas bien, mais il resta à écouter ce qu'il se disait. Ce fut un peu long, mais au final à la fin de la conversation, il apprit qu'elle voulait partir. QUOI ! S'en aller ? Vraiment ? On dirait que tout ceci est sa faute. Non, elle n'avait pas le droit de faire ça, de partir à cause de lui. C'était futile et tellement égoïste de sa part et tellement malhonnête de lui mettre ça sur le dos. Jav' sentit la colère monter en lui, non, ça n'allait pas se passer comme ça.

Des bruits de pas rapide, quelqu'un s'en va ? Il sort de derrière le mur, mais Miria n'est déjà plus là. Seul Dan est là, regardant son ami avec une certaine surprise. "T'es déjà réveillé ?" s'étonna-t-il. "Ou est-ce qu'elle est parti ?" demanda-t-il montrant bien son impatience, sa voix devait montrer qu'il n'avait pas la moindre envie d'avoir une autre discussion. D'un signe de tête, il montra la direction et sans dire un mot de plus, le braqueur passa à côté de lui à grandes enjambées. C'est bien beau tout ça, partir à sa recherche, mais pour faire quoi ? Pour dire quoi ? L'engueuler ? L'incendier ? Peu-importe, il est temps de mettre le point sur les I.

Après cinq minutes de recherche, il finit par la trouver. Elle n'était pas allée bien loin. C'était dangereux de s'éloigner comme ça, c'est un zombie qui pourrait-être là à sa place. "Alors, tu comptes te tirer sans rien dire à personne !" aboya Jav' directement sans se montrer bien poli. Sa voix était loin d'être calme, on pouvait sentir son mécontentement et sa colère. "En plus, t'as le culot de demander à Danny de me protéger ? C'est quoi ton problème ? En plus, tu dis carrément que c'est ma faute si tu pars, c'est quoi ton putain de délire Miria ?" Ce n'était peut-être pas la bonne interprétation, mais c'était ce qu'il ressentait de la conversation entre elle et Danny. Ce qui est sûr c'est que cette histoire va surement mal finir et encore plus s'envenimer.

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Dernière édition par Javik Lawson le Sam 13 Juin - 19:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]   Ven 12 Juin - 23:21

Je pensais avoir quelques heures… bon, non peut-être pas, mais quelques longues minutes de répit. Mais il faut croire que je n’ai même pas le droit à ça. Je m’éloigne pourtant des autres, personne n’aurait dû pouvoir me suivre, encore moins me trouver. Surtout pas à cette heure-ci où il fait encore nuit. Pourtant j’entends des pas. Trop vif, trop rapide, trop lourd pour être un mort. Non pas que les vivants ne m’inquiètent pas, loin de là, mais dans le coin, il n’y a pas de raison que ce ne soit pas quelqu’un du groupe. Danny qui veut plus d’explications ? John qui s’inquiétait ? Non, c’est trop lourd, trop… colérique pour être lui. Même pour être eux. Mon cœur se sert alors que je devine de qui il s’agit. Pourvu que je me trompe, c'est n'importe quoi... Je peux vraiment pas arrêter de subir ça quelques temps ? C’est un genre de punition ou un truc dans le genre ?

Je tressaille pourtant quand j’entends sa voix. J’ouvre les yeux, le front toujours posé sur mes genoux. Merde. Pourquoi lui ? Et qu’est-ce qu’il fout là ? Et encore plus important, qu’est-ce que ça peut lui foutre ? Je reprends ma respiration, qui s’est accélérée sans même que je m’en aperçoive alors qu’il commençait déjà à s’énerver.

« Ce n’est pas parce que je ne comptais pas te revoir que je ne l’aurais dit à personne. Je vais aller voir Sean et Dean pour les remercier avant de partir. Ils nous ont aidés, c’est la moindre des choses que de se montrer reconnaissants. »

Mais putain, qu’est-ce que j’ai fait ? Ma mâchoire se sert alors qu’il continue à parler. Alors qu’il continue de reporter sa colère sur moi. Alors qu’il m’accuse de je-ne-sais-pas-quoi. Je relève le visage et je le regarde. Ou du moins, j’essaye à la lueur de la lune. De quel droit LUI se permet-il de me parler de la sorte ? Comment peut-il seulement oser me faire la morale ?

Je me relève, m’appuyant sur le mur, mon fusil à la main. Ça aussi. Encore un truc pourri. Ma cheville allait mieux. Mais non, il avait fallu que je joue et me la flingue à nouveau. Encore un truc qui m’énerve. Bien. Je le regarde, la mâchoire toujours serrée.

« Je n’ai jamais, jamais dit que c’était de ta faute Javik. Si tu t’intéressais un tant soit peu à autre chose qu’à ton nombril, tu l’aurais compris. »

Bon. Un pieux mensonge. Mais sérieusement. Je vais pas lui dire que c’est à cause de lui. Parce que c’est un connard égoïste.
Et il a vraiment espionné ma conversation avec Danny ? Mais c’est quoi son putain de délire à lui ?!

« Et je ne te parlais pas à toi ! Ecoutes aux portes si ça t’amuses et si tu n’as que ça à faire Javik, mais ne vient pas me reprocher par la suite ce que je peux dire aux gens ! Surtout en me cherchant juste pour me prendre la tête ! »

Je me mords la langue, mes yeux toujours rivés sur lui. Oui, je sais être en colère aussi. Enfin, je ne le suis pas totalement. Je suis vraiment grave. Comment je peux encore être amoureuse de lui ? Enfin, non. Comment j’ai pu tomber… Oui. Je sais. Il était… Alors pourquoi il ne cesse de se conduire comme un abruti asocial ?

« Tu crois quoi ? Que tu peux te comporter comme le dernier des salopards un jour et venir me voir pour me faire une leçon de morale le lendemain ? Redescend sur terre ! Les autres supportent peut-être tes caprices et tes coups de gueule, mais ce n’est pas mon cas !
Je n’ai ni à me justifier, ni à m’excuser, ni quoi que ce soit devant toi.

Cette conversation ne te regardait pas, quoique t’en penses putain ! Tu peux te débrouiller seul ? Bien. Parfait. Alors fais-le et cesse de venir m’emmerder dès que je dis une parole qui te déplait !
Comportes-toi en adulte Javik, pas en gamin susceptible et colérique merde ! »


Je tente de desserrer ma main du fusil. Je le fusille toujours du regard. Mais sans déconner, il compte empirer la situation à chaque fois qu’il me croise ? Non parce que bon, là, il est venu me chercher exprès pour m’engueuler quand même.

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MessageSujet: Re: Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]   Lun 22 Juin - 23:36

Hors de lui, il avait finalement retrouvé Miria qui semblait réfléchir où il ne savait trop quoi. En fait, il était bien trop énervé pour remarquer le genre d'attitude et de sentiments qui pouvaient passer sur son visage. Non, il était juste là pour cracher son venin, pour lui exprimer ce qu'il pensait de tout ce qu'elle avait dit. Après tout, comment pouvait-elle oser vouloir partir comme ça sans presque rien dire à personne. Elle voulait partir juste à cause de lui et c'est surement ça qui le dérangeait le plus. Bien que ce soit le roi des égoïstes, il n'avait pas envie qu'elle parte parce qu'elle voulait être loin de lui et qu'elle le détestait. Faire ça reviendrait à se mettre en danger et il n'est pas sûr d'accepter d'apprendre un jour qu'elle et sa famille se sont fait tuer. D'une manière indirecte ça sera sa faute à lui. Sans bonjour ni quoi que ce soit d'autre, il débuta, l'engueulant comme du vieux poisson pourris. Quoi ? Il devrait se montrer gentil ? Voyons, c'est Javik Lawson, c'est pas un Prince Charmant, ce n'est pas un type sympa, c'est un braqueur de banque.

La demoiselle se justifia, disant qu'elle serait partie en disant au revoir à certaines personne, en gros celle qui comptait pour elle. Au fond de lui, il se sentit jaloux. Qu'est-ce que Sean et Dean peuvent avoir de plus que lui ? C'était agaçant et à la fois révoltant. Ne comptait-il pas un tant soit peu à ses yeux ? Les souvenirs de ce qu'il s'était passé dans la cave revinrent automatiquement en mémoire... Elle et lui en train de s'embrasser, de se laisser emballer dans une sorte de spirale infernal ne laissant que leur désir et leur envie parler. C'est tout de même lui qui avait tout gâché, quoi qu'en se mettant à pleurer, elle n'avait pas aidé non plus. Juste après, il s'était comporté comme un salaud, une fois de plus. Qu'est-ce qu'il ne tourne pas rond chez lui ? "Et moi ?" s'offusqua-t-il, "Je ne t'ai pas aidé ? La fois où j'ai sauvé ta misérable vie c'était quoi ? Du vent ?" s'exclama-t-il avec un air outré. Alors, c'est comme ça, il ne compte pas, il a risqué sa vie pour rien. Énervé, il se mordit la lèvre inférieure, sa bouillonnait en lui, il avait envie d'exploser tel un volcan et de lui hurler dessus, mais c'était trop dangereux, des zombies pourraient l'entendre.

Et elle continua... disant que son départ n'était pas de sa faute. Quoi, elle pense vraiment réussir à lui faire gober ça ? Est-ce qu'elle le prend pour le dernier des idiots ? Ok, Javik est égocentrique, égoïste et extrêmement opportuniste, ça fait de lui un personnage loin d'être toujours très sympathique, mais de là à ce qu'il se prenne pour le nombril du monde, c'est la meilleure ! Miria trouva même le moyen de l'accuser d'écouter aux portes. Cette réflexion secoua ses épaules avec un léger rire désabusé. Est-ce que c'est vraiment "écouter aux portes" quand il n'y a pas de porte ? Et puis merde, c'est la fin du monde, qu'est-ce que ça peut foutre. C'est pas son style de s'excuser et il ne risque pas de le faire maintenant. "Parce que tu crois que je suis le genre de mec à être respectueux des autres et à éviter d'écouter les conversations ? Putain, mais tu crois quoi ? Qu'on est encore dans le monde des bisounours ! Secoue toi un peu Miria, c'est terminé tout ça. Tu crois quoi ? Je passe par hasard et j'entends ce morceau de conversation... Tu t'attendais à quoi ? A ce que je dise Amen et que je n'intervienne pas..." pesta-t-il en la regardant avant de faire quelques pas pour essayer de garder le contrôle.

A son tour, elle tenta de lui dire ses quatre vérités, mais ce n'était pas suffisant. Il écouta en levant les yeux au ciel par moment, montrant son agacement. Lui un salopard, oui, c'est ce qu'il est ce n'est pas nouveau à ce qu'il sache. En même temps, elle s'attendait à quoi d'un type qui tient tête à une bande de connard armée qui voulait le dépouiller ? Une personne saine d'esprit ne risquerait sa vie d'une telle manière. Lui, il n'avait pas hésité et il s'était fait casser la gueule. En ayant vu ça, elle n'arrive toujours pas à comprendre le genre d'homme qu'il est ? Pourtant, malgré ses mauvais côtés, il peut-être gentil et tendre, chose qu'il a déjà démontré plusieurs fois en discutant avec elle. Sauf que Javik ne s'apprivoise pas facilement, c'est un animal sauvage, une bête blessée depuis l'enfance qui sait survivre uniquement en étant un connard égocentrique, égoïste et opportuniste. "Mais je n'ai pas peur pour moi, Miria ! Je peux survivre seul, je l'ai déjà fait. Mais toi... toi tu crois pouvoir t'en sortir avec ta cheville à moitié en vrac ! Tu comptes infliger ça à tes frères et ta sœur ? Franchement, qui de nous deux et le plus égoïste sur ce coup-là ? Toi ou moi ? Parce que partir juste parce que tu ne me supportes plus, c'est une décision égoïste, que tu le veuilles ou pas." Tant qu'à se faire mal mutuellement autant y aller franco n'est-ce pas. Peut-être le regrettera-t-il plus tard, de toute manière vue comment ça se passe entre eux, un peu plus ou un peu moins de haine qu'est-ce que ça changera ?"De toute façon, tu comprends rien à rien ! Tu pourras jamais... T'as tout ici et tu veux gâcher ça en pensant juste à ta petite personne. Alors va si, casse-toi ! Mais faudra pas revenir en pleurant après parce que tes frères et sœur se sont faits bouffer !" Encore ! Très bien Javik, continue, ajoute une couche de méchanceté et de parole blessante, ça la fera peut-être rester. D'un autre côté, ça peut lui faire prendre conscience de son erreur et la convaincre de rester. Finalement, si c'est ça qu'il veut, qu'elle reste ici, dans le groupe, pourquoi ne pas le dire d'une manière plus claire et plus gentil ?

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MessageSujet: Re: Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]   Dim 28 Juin - 19:39

J’aurais dû m’en douter. La loi de Murphy. Tout ce qui peut arriver de pire arrivera. Et le pire en l’occurrence, c’était de tomber sur lui. Ou que lui me tombe dessus. Il vient m’attaquer sans raison, juste pour le plaisir de s’en prendre à moi ? Sérieusement ? Il a tellement besoin de se prendre la tête et de tout faire foirer qu’il va même chercher les gens exprès pour ça ?
Je le regarde avec des yeux ronds. Mais de quoi il parle ? Il est sérieux là ?
Je le fixe alors qu’il semble prendre sur lui pour ne pas s’énerver davantage. Mais il se fout de moi ? Pourtant, encore une fois, ses mots me blessent.

« Ma misérable vie… » Je secoue la tête. « Oh. Et bien, je te remercie une nouvelle fois d’avoir risqué ta vie pour sauver la pitoyable personne que je suis. C’était beaucoup trop m’offrir ! »
Je me relève et le fixe. S’il pense m’impressionner ou autre, il est mal barré. Tout ce qu’il réussit à faire, c’est de m’énerver à mon tour. Il joue au connard et après il se permet de venir me prendre à partie et de me faire la morale ? Et qu’il joue ou pas, au final, je m’en fous. Il n’a pas le droit de se comporter de la sorte. Qu’il aille voir ceux que ça intéresse encore. Et j’arrive même à le faire rire. Je sers le poing presque autant que la mâchoire.

« Oui Javik. Exactement. Tu n’as pas à intervenir ! En quoi ça te… » J’inspire et baisse d’un ton. Non, je ne vais pas commencer à hausser la voix. Pas alors qu’on risque d’attirer des morts. Et surtout pas alors que lui parvient à se contrôler. « Tu peux croire ce que tu veux Javik. Ça ne me regarde pas. Comme je t’ai dit, écoute les conversations si ça peut t’amuser, mais ne vient pas me condamner quand je m’adresse à d’autres !
Et c’est celle qui fait partie de ce monde de bisounours qui a sauvé ta misérable vie à toi ! »


Je le regarde marcher. Je ferais bien pareil. On ressemblerait à deux lions en cage. Je réprime un sourire malgré ma colère grandissante. Mais je me contente de m’appuyer contre la barrière derrière moi. Elle est suffisamment haute pour pas que je me fasse surprendre par derrière. Oui, à force, on fait attention inconsciemment à ce genre de détail. Mais regarde-le. L’arrogance personnifiée. Les mêmes questions tournent en boucle dans ma tête. Et j’essaie de lui faire comprendre. Qu’il fasse ce qu’il souhaite et cesse de me prendre la tête. Je n’ai rien à prouver ou à justifier. Pas à lui. Certainement pas à lui. Je refuse. Et alors même que je parle, il continue de jouer entre dédain et orgueil.
Je cligne des yeux. Et ma colère retombe. Non, reviens. Merde. Je sais qu’il a raison. Et ça me fout en l’air. Oui, c’est égoïste. Oui, je sais ce que je risque. Ce qu’ils risquent par ma faute. Je connais pourtant la solution.
Je comprends rien à rien ? Mais il se prend pour qui ? La colère n’était pas si loin au final. Je parle plus rapidement, plus séchement.

« Je ne sais pas trop ce sur quoi je ne comprends rien à rien. Mais qu’importe.
Tu sais quoi ? Tu as raison. Sur tout. Vouloir partir est égoïste. Alors qu’ici, avec le groupe, on a tout ce dont on a besoin. Des gens sur qui compter, de la nourriture, des armes, des médicaments. La sureté et la confiance. Tu as raison, c’est une décision égoïste. »

Je le toise en serrant la mâchoire. « Je ne leur infligerais pas ça. Ils sont bien ici. Je ne voulais pas me séparer d’eux, mais tu as raison. Je ne peux risquer de les mettre autant en danger. »  

J’hoche la tête, regardant le sol, réfléchissant. Ils me chercheront. Mais si je m’éloigne assez, John ne risquera pas cette sécurité. Peut-être. Je crois. J’espère. « Ils ne se feront pas bouffer. Ils resteront en sécurité. »  
Je relève la tête vers lui. Et je savais déjà ce qu’il fallait que je fasse. Je refusais juste de le faire. « Je peux tout à fait Javik. M’en sortir seule. Je l’ai déjà fait. Je suis une bonne chasseuse et une bonne tireuse. Je sais me repérer en forêt, je sais même reconnaître les plantes comestibles.
Je peux tout à fait m’en sortir. Seule, s’il le faut.
J’avais peur. »
J’ai toujours peur. Je suis terrifiée, mais je ne lui montrerais pas. Je le fixe. « Mais sois heureux Javik. Tu m’as ouvert les yeux. Je m’en sortirais avec ma cheville en vrac. Et je ne leur infligerais pas ça. Ils resteront ici. »

Et ce n’est pas parce que je ne te supporte pas. Quoique si. Celui que tu es actuellement. Je veux juste… l’autre. Celui dont je suis tombée amoureuse. Ouais, effectivement, c’est parce que je ne peux pas rester avec toi. Je sers ma main qui tremble sur mon fusil. J’hoche la tête. Calmes-toi et rentres. Tu n’es pas à un jour près. Et tu ne le diras à personne.

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MessageSujet: Re: Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]   Lun 29 Juin - 14:26

Pour ne pas changer, il était arrogant, méchant et désagréable, c'est bien là ce qui lui va le mieux. Pourtant, même s'il ne l'avouera pas ouvertement, il tient beaucoup à Miria. Au fond de lui, il doit bien savoir qu'il va la blesser en disant de telles choses. Mais qu'importe, il continue, il doit déverser son venin, lui montrer à quel point il est mécontent qu'elle prépare son coup en douce. Alors, tant pis s'il lui fait mal, est-ce vraiment son problème ? En fait, il veut juste lui faire prendre conscience de son erreur, de sa fichu bêtise avant qu'elle ne le fasse. Est-ce que ça va seulement marcher ? Il n'en n'est pas sûr, c'est compliqué de faire entendre raison aux autres. Certes, la jeune femme n'est surement pas aussi têtu que lui, mais quand même... Les mots qu'il avait utilisés ne faisait que la rabaisser, traitant sa vie de misérable. C'est faux, Miria n'a rien de misérable, au contraire elle ne pourra jamais deviner à quel point elle est précieuse pour lui.

Les choses étaient en train de s'envenimer, l'un et l'autre critiquant l'autre, gardant leurs colères silencieuses pour ne pas attirer les zombies qui pourraient faire trainer leurs oreilles indiscrète dans le coin. A sa manière, il tenta de lui faire entendre raison, de lui faire comprendre la grave erreur qu'elle était en train de faire. Partir, c'était idiot, une idée à la con qui allait couter sa vie, celle de sa famille ou peut-être à tous. Alors oui, il ne mâcha pas ses mots, si c'est le moyen de lui faire prendre conscience, il n'a pas l'intention de se montrer doux. Contre tout attente, il a réussi, elle a comprit qu'elle faisait une erreur et qu'elle allait risquer leur vie. Sauf qu'elle était en train de changer d'avis, une nouvelle idée en tête. Au lieu de partir avec eux, elle allait s'en aller seule, laissant ses frères et sa sœur ici en sécurité tandis qu'elle s'en ira loin et seul. Nan, mais est-ce qu'elle est idiote ou juste débile ? En même temps, ce que Jav' venait de dire ne pouvait pas se solder par une autre conclusion que son départ. Un soupire désespéré lui échappa, comment lui faire entendre raison ? C'est un peu comme parler à un mur. "Alors, tu comptes te tirer quand même en les abandonnant. Tu crois vraiment que c'est mieux ? Séparer ta famille alors que tu es l'une des seules choses qui leur restent ? T'es vraiment plus idiote que je le croyais. C'est bien ce que j'ai dit, tu comprends vraiment rien !" observa-t-il sur un ton condescendant.

La jeune femme voulue se justifier, disant qu'elle pouvait se débrouiller seule. Vous savez quoi, ceci arracha un petit rire à notre braqueur. Ouais, elle peut s'en sortir seule... Jusque là, elle a toujours été en compagnie de ses frères et de sa sœur. Se retrouver seul du jour au lendemain, sans avoir personne à protéger et qui vous attend, ça change tout. Son regard se leva vers le ciel au fur et à mesure qu'elle parlait, est-ce qu'elle entend les bêtises qu'elle dit ? Miria avait vraiment l'intention de s'en aller. Elle était tellement énervante... Il l'attrapa par les épaules pour la secouer un peu et lui faire entendre raison. Tant pis si elle le trouve violent, il n'y a parfois que ça pour que les gens vous écoutent. "Tu te rends compte de ta bêtise ? Partir juste à cause d'une personne ! Tu préfères abandonner ta famille plutôt que de me supporter. Tu sais quoi, je vais t'éviter tout ça. C'est moi... c'est moi qui me tire de ce trou à rat. Comme ça, tu pourras profiter et protéger ta famille. Tu t'en rends même pas compte, mais tu te montres aussi cruel que moi en pensant vouloir les quitter," lui expliqua-t-il avec un certain agacement. Enfin, il relâcha ses épaules et regarda ailleurs. Il déglutit, c'était plus difficile qu'il ne l'imaginait de prendre cette décision et cela juste à cause d'elle. "T'auras plus à te soucier de moi, plus jamais !" Son regard retomba malencontreusement sur le sien et ceci lui brisa le cœur. Pourquoi est-ce que cette douleur traversait tout son être ? "J'espère ne plus jamais te revoir !" ajouta-t-il plus difficilement qu'il l'aurait voulu. Sa voix avait même été hésitante et tremblotante sur ses mots. Il ne pensait pas ce qu'il disait, au contraire, il voulait rester prêt d'elle, la protéger du danger et risquer sa vie pour elle s'il le faut. Il ne devait pas rester, il devait partir maintenant. Le jeune homme recula d'un pas, ses yeux toujours posés sur elle. Finalement, il parvint à détacher son regard et à lui tourner le dos. Son cœur battait trop vite, il ne se sentait pas bien, ce n'était pas juste... pourquoi son corps ne voulait pas l'écouter et se montrer sans sentiment...

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MessageSujet: Re: Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]   Dim 5 Juil - 2:01

Je ne comprends pas. Je ne le comprends pas. Pourquoi s’entête-t-il ? Qu’est-ce que ça peut lui faire ? A-t-il réellement besoin de chercher à me blesser ? Ça l’amuse ? Ou est-ce seulement un effet secondaire de son caractère merdique ? Et j’ai beau savoir tout ça, ses mots et ses intonations continuent de me blesser et de me faire mal. Je suis idiote, c’est certain, mais là, ça en devient masochiste. Et moi, malgré tout ça, je ne veux pas le blesser. Oui, totalement conne.

Je ne sais pas trop ce qu’il cherche, et au final, je m’en fiche. Il ne veut pas que je parte ? S’inquiéterait-il pour moi ? Drôle de manière de le montrer si c’est le cas, avec toute cette colère et cette rage qui transparait dans chacun de ses gestes et dans chacune de ses paroles. Non, tu te fais des films, encore une fois. Il a été clair pourtant la dernière fois non ? Je sers ma main sur le fusil. Dans le fond, il a raison, c’est égoïste de vouloir les priver de tout cela. Je n’ai pas le droit. Non. Et je peux m’en sortir seule. Quoiqu’il pense. Et si les autres, si les miens sont en sécurité, je n’aurais pas à m’inquiéter.
Il y trouve quand même à redire. Mais ça ne le regarde pas !

« Tu vas t’inquiéter de leurs états d’âmes aussi ?! Qu’est-ce que ça peut te faire ? Ils s’en sortiront ! » J’inspire et le fixe. « Et tu n’as pas à me parler de la sorte ! Et si je ne comprends rien, expliques-moi, vu que tu as l’air d’adorer faire la morale ! »

Et je peux très bien m’en sortir… Je le fusille du regard alors qu’il rit. D’accord. Je peux sans doute. Et de toute manière, encore une fois, ça ne le regarde pas. Il s’approche, me saisit par les épaules et me secoue… plus ou moins gentiment. Et plus que le fait qu’il me prenne pour une bouteille d’Orangina, c’est sa proximité et ses mains qui me brûlent et me gênent. J’ai déjà dit que j’étais idiote oui.
J’ouvre la bouche pour l’engueuler, quelle formidable journée qui commence ainsi n’est-ce pas, mais il reprend la parole. Et ma colère retombe à nouveau tel un soufflet. Je cligne des yeux. Quoi ? Lui ? Partir ? Mais… non. Il n’a pas le droit ! Déjà, oui, c’est mon idée. Et puis… et puis… Et puis merde. Je ne veux pas qu’il soit… qu’il parte. Oui, mais tu voulais partir non ? Mais c’est ma décision, ça n’a rien à voir, c’est moi qui décide. Lui… Il… Je ne veux pas.
Au moins, il reconnait qu’il est cruel. Il me relâche et évite mon regard. Sérieusement ? Il est prêt à partir pour que je reste ? Pour que je sois en sécurité ? Mais… Je fronce les sourcils. Il joue à quoi encore ? Encore un truc pour faire marche arrière et mieux me piétiner par la suite ?… ou peut-être tient-il à toi plus qu’il ne veut bien le dire ?… Je secoue la tête. Non. Pas envisageable. J’ai déjà bien assez mal sans y voir encore quelque chose. Oui, mais pourtant…
Plus me soucier ? Mais il est buté ou il le fait exprès lui ? Je rencontre à nouveau son regard. Et merde. C’est quoi ça ? Ça, ça fait partie du regard duquel tu es tombée amoureuse ma belle. De la peine, de la douceur et… Non… Non…
Mon cœur se sert. Non, mais il n’est pas crédible sur ce ton-là, tu le sais, alors pourquoi ça te fait mal ? Parce que… Parce que. Je n’ai toujours rien dit, alors qu’il recule. Il finit par me lâcher du regard et se détourner. Parce qu’il ne le pensait pas. Parce qu’il ne veut pas partir. Parce que… Je ne veux pas qu’il parte. Et quand bien même j’ai mal, quand bien même il m’a fait souffrir, je ne veux pas le quitter.

« Tu n’as pas à partir à cause de moi non plus. Pourquoi le ferais-tu ? C’est tout aussi idiot ! »

Merde. Vais-je à nouveau lui énoncer les raisons pour lesquelles je ne veux pas qu’il parte ? Sauf que depuis, il m’a fait tellement de mal. Mais crois-tu vraiment qu’il soit comme ça, comme lui ou la pouf brune le pense ? Après son regard, ses quelques mots ? C’est pas non plus quelques secondes qui vont changer tout ce qui s’est passé les fois précédentes… Mais pourtant, toi, tu sais. Depuis la première fois que tu l’as vu. Merde.
« Javik. »
Je fais deux pas vers lui. Avant qu’il ne parte pour de bon. Avant qu’il ne fuit encore.

« Tu n’as pas le droit de faire ça ! Tu n’as pas le droit de te comporter comme un salopard et la seconde suivante de… parler comme ça… »

Mais ma colère n’est plus depuis qu’il a parlé. Et c’est beaucoup moins incisif que ce que j’aurais voulu… Quoique non, je ne voulais pas…
Et ma main se pose dans son dos, lentement, doucement, avec hésitations. Je suis fichue. Encore une fois.

« Ne pars pas. » Je me passe la langue sur les lèvres, continuant de chuchoter.
« Je ne veux pas que tu partes. » Est-ce que ça l’intéresse seulement réellement ? Pourrais-je vraiment rester avec lui si ça finit toujours en engueulades ? Pourrais-je éviter de lui parler, de le croiser… Ai-je seulement véritablement envie de ne plus le voir ? Non bien sûr que non. Je me demande durant une ou deux secondes, pourquoi je m’obstine, alors que c’est toujours moi qui m’en prend plein la tête. Je l’aime.
Ma main glisse jusqu’à sa taille. Il me repoussera s’il le souhaite, un peu plus, un peu moins, je suis plus à ça près finalement.
« Je resterais loin. Je te laisserais tranquille. Tu pourras rester avec ta p… avec Morgane » Je me mords la lèvre et ma main se crispe sur lui. Merde. Je n’y arriverais pas. Rien que de le savoir, ça me fait mal. Je voulais partir, ce n’est pas pour rien. Une partie de moi le veut toujours. Jusque-là, je ne suis pas parvenue à rester avec lui… Pourquoi ça changerait au final ? J’aurais peut-être encore changé d’avis demain. Mais pourtant… pourtant…

« Je ne t’embêterais plus. » Genre je l’embête. Je n’ai pas cessé d’essayer de l’éviter…
« Je tacherais de te supporter… » Je soupire, en riant en silence contre son dos.
« Et puis non. Ce n’est pas que je ne te supporte pas Javik. Enfin, je…
C’est juste que contrairement à ce que tu… montres, ou ce que cette connasse croit, je sais que tu n’es pas uniquement un connard arrogant. »
Et mon front, une nouvelle fois, se pose contre son dos. Merde, j’ai dit connasse ? Je ferme les yeux. Peu importe.
« Je sais que tu peux te montrer gentil, et prévenant, et drôle et…
Et non, pas uniquement pour me baiser. Parce que tu n’as jamais essayé à la cabane… tu aurais pu et j’aurais… »
Et j’aurais sans doute accepté de suite. Je me mords la lèvre. « Mais tu ne l’as pas fait.

Je ne te demande pas de l’être à nouveau. Enfin… C’est juste… »
J’inspire, murmurant encore plus bas dans un sourire. « Je t’aime. Malgré tout ça, je t’aime. »
Je me redresse un peu, essayant de respirer lentement. « Mais ça ira. Et… Ne t’en vas pas. »
Je regarde ma main comme pour la forcer à le lâcher. Je ne veux pas qu'il me laisse encore. Idiote que je suis. Ma main s’ouvre finalement. « Je resterais loin de toi. Ça devrait… oui, ça devrait aller. »

Ou je partirais un autre jour sans rien dire à personne. Même si je les abandonne. Même si je dois t’abandonner toi. Si je n’y arrive vraiment pas…

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MessageSujet: Re: Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]   Dim 5 Juil - 23:24

Jusque-là, il s'était montré désagréable, arrogant également. Mais qui n'a pas l'habitude de voir Javik comme ça ? Tout le monde sait que c'est un petit con, un mec qui égoïste qui ne pense qu'à sa jolie gueule et qui a également une forte tendance à penser avec ce qu'il a entre les jambes. Ouais, c'est un homme, un putain de connard opportuniste. Il n'a rien à voir avec son meilleur ami, Danny est tellement à l'opposé de lui, jamais il n'aurait fait de mal à Miria... Quand on parle de "mal", il ne faut pas s'imaginer à de la violence physique, il n'est pas aussi monstrueux que ça. Battre quelqu'un c'est loin de le faire rêver, lui-même a dû subir de nombreux coups chaque jour de son enfance. Alors, si on ne le cherche pas, il n'a pas de raison de frapper quelqu'un pour un simple sentiment de plaisir. Avec la jeune femme, il s'est juste montré désagréable comme souvent. Pourtant, il était proche d'elle avant, mais il faut croire que ses sentiments pour elle lui font peur. Aimer quelqu'un c'est terrifiant... Il faut savoir s'ouvrir à l'autre, baisser ses défenses pour être totalement à nu et vulnérable. Hors, il n'est pas prêt ça, comment pourrait-il croire en quelqu'un, à partager des choses qui le hantent encore ? C'est tellement plus simple de prendre la fuite, de se montrer méchant et provoquer la haine chez l'autre... Quelque part, c'est la haine et la colère ne vous décevront jamais, en général elle est toujours réciproque et on vous le rend toujours bien. De plus, pas besoin de se dévoiler, on peut rester cacher derrière son caractère. C'est pour ça qu'il a pété un câble, faisant tomber à l'eau tout ce qui s'était créé entre elle est lui. Est-ce qu'il devrait être triste par rapport à ses propres sentiments ? Disons qu'il est parvenu à vivre sans depuis bien longtemps et même s'il en a il sait les ignorer... Quoi que c'est bien plus difficile dernièrement.

Alors, comment lui expliquer ? Il ne peut simplement pas. Qui pourrait comprendre son comportement ? Ce dont il a besoin, c'est plus d'une séance chez un psy, mais c'est impossible à présent et de toute manière, il n'y serait jamais allé. Plutôt qu'elle quitte le groupe et abandonne sa famille à qui elle tient, il va lui épargner ce lourd sacrifice. C'est lui qui va partir, abandonner les autres sans rien dire. De toute manière, hormis Danny il n'a personne. Peut-être qu'il le suivra, ça reste à voir. Ce ne serait pas idiot de partir à la recherche de Cooper et de Spoon, ils sont peut-être encore en vie. Quant à Morgane, elle fait bien ce qu'elle veut. Miria ressort plus ou moins ce qu'il a dit, qu'il n'a pas besoin de partir. "Si je ne pars pas, c'est toi qui part. On ne peut pas rester ensemble, tu le sais très bien. T'as ta famille, moi j'ai rien, j'ai juste Danny. Autant partir, comme ça tu n’abandonneras pas les personnes qui comptent pour toi !" répondit-il sans même se retourner. Pendant qu'il parlait, son regard était fixé sur le sol avec un air triste qu'elle ne pouvait heureusement pas voir. Sa jolie voix venait de prononcer son prénom comme pour le retenir, il avait également entendu ses pas se rapprocher d'elle. Ce n'était donc pas assez clair ? Qu'est-ce qu'elle voulait encore ? Encore une fois, elle ne comprenait pas son attitude. Oui, c'était tout lui ça ! Être un véritable salopard et après avoir du cœur. C'est plutôt contradictoire comme attitude, mais peu importe, il s'en fout, il est comme ça, rien ne pourra le changer. Avant qu'il ne puisse répliquer, il sentit sa main se poser dans son dos ce qui eut pour effet de lui faire relever la tête avec un regard plus triste qu'il ne l'aurait voulu. En partant, il savait qu'il allait faire une erreur, qu'il allait le regretter toute sa vie et qu'il n'arrêtera pas de penser à elle. Mais il ne peut pas rester, se serait la détruire et se détruire lui-même. Javik a encore assez de conscience et de bonne volonté pour lui éviter ça. Elle mérite quelqu'un de bien, pas un type comme lui qui pourrait lui faire du mal d'une manière ou d'une autre.

Miria finit par lui demander ou l'implorer de ne pas partir. Sa voix... le ton de sa voix lui fendit presque le cœur. Ceci sonnait presque comme un appel, une demande sincère et vitale, elle voulait vraiment qu'il reste. Le jeune homme pinça ses lèvres pour essayer d'éviter de parler, il déglutit également, cherchant à faire fuir cette troublante tristesse qui ne cessait de l'envahir. Partir... partir était plus difficile qu'il ne l'avait imaginé, encore plus en entendant la jeune femme le supplier de rester. Bon sang... qu'est-ce qu'il aimerait rester, tout oublier, ne plus être la personne qu'il est... Hélas c'est impossible. Elle en vient même à dire qu'elle restera loin de lui et qu'il pourra rester avec Morgane si ça lui chante. Quand elle eut dit ceci, il sentit la douleur dans sa voix. Voilà pourquoi il ne peut pas rester, pour ce genre de choses... Elle tente de trouver des arguments pour le retenir et sa tête vient se coller à son dos... Non... pas ça ! Pourquoi est-ce qu'elle se montre aussi cruelle avec lui en se comportant de la sorte, en le touchant autant. C'est presque un supplice à subir... Elle en vient même à dire ce qu'il est, pourquoi elle l'aime, trouvant qu'il n'est pas toujours ce connard arrogant. Mais qu'elle se taise à la fin ! Pour une fois, c'est lui qui a l'impression de souffrir. Elle vise dans le mille à chaque fois, elle le retient sans qu'il puisse vraiment lutter.

Miria finit par lui dire qu'elle l'aime, une fois de plus, à sa manière et le cœur de Lawson bondit dans sa poitrine. Pourquoi est-ce que ça lui fait autant d'effet ? Pourquoi ? Elle persistait, lui demandant de rester, disant que pour elle ça ira, qu'elle resterait loin malgré l'amour qu'elle lui porte. "Pourquoi est-ce que tu cherches à te faire du mal, Miria ? Alors que j'essaie de te protéger !" souffle-t-il assez fort pour qu'elle puisse parfaitement l'entendre. Lentement, il lève son regard devant lui, observant la palissade alors qu'elle se trouve toujours collé à lui dans son dos. Pourquoi tu rends tout ça encore plus difficile ? Qu'est-ce que je suis censé faire, hein ?" demanda-t-il presque désespéré. C'est là qu'il fit un pas pour rompre le contact entre eux et se retourner pour la regarder. "Tu n'as pas encore compris que tu ne trouveras jamais le bonheur en restant avec moi ? Je ne te mérite pas ! Il te faut quelqu'un de bien, pas un type comme moi, un braqueur qui a tué de sang-froid et qui est prêt à sacrifier les autres pour sauver sa peau." Autant dire les choses comme il les pense, autant dire la vérité plutôt qu'elle l'ignore et qu'elle s'en rende compte trop tard. "Tu pourras pas être heureuse avec moi. On se détruit l'un l'autre, on est trop différent pour être ensemble," tenta-t-il de se convaincre en le disant à haute voix. Mais la voir en face de lui ne l'aidait pas. Elle avait l'air si vulnérable, si fragile, si douce et si triste... Il aurait envie de la prendre dans ses bras, de s'excuser, de la rassurer et de ne jamais la quitter. Bon sang... pourquoi est-ce qu'elle a cet effet là sur lui... C'est comme une drogue, il fait tout pour lutter pour ne pas céder, pourtant il en meurt d'envie, il veut craquer, y gouter, s'enivrer d'elle encore une fois. Jav' cherche à reculer, il le veut par-dessus tout, mais au lieu d'aller vers l'arrière, il fit un pas vers l'avant se rapprochant d'elle. Foutu corps qui ne lui obéit pas !


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MessageSujet: Re: Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]   Sam 11 Juil - 22:20

Je ne sais pas ce que je suis en train de faire, mais ce n’est pas bon. Je sais pourtant que ça finira par me revenir en effet boomerang et qu’au final, c’est encore moi qui morflerais. Non, tu ne le sais pas. Ok. C’est faux. Je veux, éternelle optimiste, écouter ce que me souffle cette petite voix, encore une fois. Je sais ce que j’ai vu, ce que j’ai entendu. Enfin, je crois. J’espère.
Je le sais ? Mais… rester ensemble… Non, la tu te fais des films, il parlait juste de rester dans le même groupe. Mais il compte aussi. Est-il aussi aveugle ?

« Et moi ? Je ne compte pas pour toi ? »

Je me mords la lèvre. J’ai parlé plus fort que je ne l’avais voulu. Je n’avais pas voulu parler en même temps. Avant qu’il ne réponde, je ne sais pas trop si j’ai envie d’entendre la réponse de toute manière, je m’approche et continue sur ma lancée. Je parle trop. Je promets trop. Je ne pourrais jamais rester à ses côtés si… si quoi ? Si rien ne change. S’il se comporte toujours de la même façon. Alors pourquoi t’entêtes-tu à vouloir rester alors que tu souffres autant ? Parce que je suis idiote. Totalement et entièrement.
Mais lui doit aussi comprendre. Suis-je la seule à me tromper ? Ou m’a-t-il uniquement montré à moi cette douceur et cette gentillesse ? Je ne l’ai pas imaginé. Pourquoi refuse-t-il de le reconnaître ? Qu’il n’est pas toujours aussi con. Qu’il a aussi des qualités. Que…

Je lève la tête. Me protéger ? Rendre les choses plus difficile ? Merde. Je ne suis pas non plus censée avoir mal pour lui. Il m’a fait souffrir, il s’est quand même comporté comme un connard, je ne suis pas censée… Pourtant, il a l’air encore plus perdu et affligé que moi. Il s’éloigne. Ma main part d’elle-même pour le rattraper, avant que je ne la ramène vers moi, la serrant contre mon cœur. Je lève les yeux et croise son regard. Et mon cœur se serre pour de bon. Mais… On n’a pas déjà eu cette conversation ? Avant qu’il se foute de moi ? De quel droit choisit-il pour moi ? Qu’est-ce qu’il en sait ? Je suis capable de choisir non ? Bon, d’accord, je n’ai pas choisi à proprement parler. Et c’est quoi cette histoire de mérite ? … Ouais, je sais… Mais ce n’est pas à lui de décider si je peux ou non être heureuse avec lui.
Je l’observe, lui indécis et si… fragile… Et il se rapproche de moi. Pourtant, il n’a pas l’air de vouloir… Et il se trouve si proche… Et moi ? Qu’est-ce que je dois faire moi ? N’ai-je pas déjà assez donné ?

« Je ne cherche pas à rendre tout cela plus difficile Javik. Je veux juste… que tu saches. Ce que je ressens. Que tu comprennes qu’à mes yeux, tu n’es pas si… horrible que tu sembles le croire. Que j’ai juste envie de… d’être avec toi… A tes côtés. »

Se rend-il seulement compte à quel point c’est difficile pour moi ? Tant d’essayer une nouvelle fois, que de lui parler simplement. Je n’ai jamais été douée pour ça. Et parler si ouvertement… après tout ce qui s’est déjà passé…

« Et encore une fois ce n’est pas à toi de décider pour moi. Je sais qui tu es. Ce que tu as fait. On en a déjà parlé, tu te souviens ? » Ouais, avant de vous sauter dessus et qu’il ne te brise une nouvelle fois. Ma main se pose sur son torse. « De quoi as-tu si peur Javik ? Je ne me suis pas enfuie quand tu m’as parlé. Je n’ai jamais cherché à te faire du mal… Je… C'est toi qui m'as blessé et qui ...

Mais, pour autant, tu ne peux pas dire que tu ne me mérites pas. Tu ne peux pas dire que je ne serais pas heureuse avec toi. Tu n’as pas le droit. Ce n'est pas à toi de choisir à ma place. »


Je me mords la lèvre et le regarde, et mon autre main vole jusqu’à sa mâchoire que je frôle de mes doigts, avant de la déposer doucement dessus. Mon cœur bat bien trop vite et bien trop fort. Je suis sûre qu’il doit l’entendre tambouriner.  Je serais bien en peine de savoir si c’est de peur de retomber une nouvelle fois, d’espoir ou simplement pour sa proximité. Peut-être un peu des trois.

« Je l’étais à la cabane. Heureuse. Avec toi.
Je veux juste… »
J’essaye de trouver les mots, et mon pouce caresse sa joue. « Je veux juste que tu me laisses une chance. Que tu nous laisses une chance. »

Je le regarde quelques secondes. Mais sérieusement ? Tu voulais fuir, le fuir, et là, tu te retrouves dans ses bras, non seulement à le supplier de rester, mais de quoi ? de sortir avec toi ? Genre, c’est pas la fin du monde non. Mes yeux descendent sur ses lèvres, puis sur ma main, toujours sur lui. Je pose ma tête contre lui, ma main quitte sa mâchoire, descendant et se posant à nouveau sur sa hanche. Merde.

« Je suis désolée. Je t’ai promis de ne pas … t’embêter à nouveau. De rester loin. Et là je… » Je relève un peu la tête. « Je sais que ce n’est pas réciproque. Je ne te demande rien Javik.»
T’en es sûre ? Que ça ira ? Et que ce ne soit pas réciproque, en es-tu si sûre encore maintenant ?
Je lui souris doucement.

« Mais quoique j’y fasse. Quoique tu fasses. Je t’aime. »

J'hausse doucement les épaules comme pour me faire pardonner. Je me passe la langue sur les lèvres, avant de fixer à nouveau ma main, sur lui. Il faut que je le lâche. Oui....mais...

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MessageSujet: Re: Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]   Dim 12 Juil - 14:06

Devait-il répondre à sa question ? Sans doute, mais il préféra rester silencieux et fuir son regard, c'était plus facile et surtout ça évitera qu'il se trahisse lui-même. Contrairement à ce qu'elle imagine sûrement, elle ignore à quel point il tient à elle. C'est sûrement la personne qu'il a de plus précieux au monde à présent avec Danny. Mais il ne peut pas le dire, surtout s'il doit partir. Hors de question de jouer dans le sentimentalisme alors que ce n'est pas du tout son credo. Si jamais il lui avoue ce qu'il ressent, il n'est pas sûr de pouvoir partir et il ne tient pas vraiment à s'attacher. Pourquoi ? Peut-être juste parce que c'est un idiot ou pour une autre obscure raison qui doit venir du fin fond de son cerveau.

Malgré ce qu'il avait pu dire, elle persistait, ne voulant pas l'écouter. Miria était du genre tenace, elle continue de croire et d'entrevoir à une possibilité entre eux. Ceci lui aurait presque donné envie de rire. Le fait qu'il soit infecte avec elle ne l'agace pas ? Il vient toujours pour lui crier dessus, pour l'engueuler, pour déverser sa colère et ça ne lui fait rien ? Si, ça doit la gêner mais les sentiments qu'elle ressent son sûrement plus fort que tout ça. Même son passé ne lui faisait pas peur, elle se fichait pas mal qu'il ait été un braqueur et qu'il ait pu tuer des gens. Est-ce que c'est vrai ? On peut vraiment vivre en acceptant que l'autre ait fait de telle chose ? Le jeune homme baissa la tête, cherchant des réponses ou juste de quoi se faire repousser, quelque chose qui fera qu'elle ne l'aimera plus. Sauf qu'il ne trouva rien, absolument rien. Sa question sur ce qui lui faisait peur lui arriva en pleine face et le fit bloquer un instant. Le regard dans le vide, un air légèrement terrifié sur le visage... Non, il ne doit pas penser à ça, cette histoire n'a rien à voir avec Miria, pourtant ça lui pourri la vie depuis fort longtemps. Javik tourna la tête pour ne plus la regarder. Heureusement, elle continua de parler, lui disant qu'il n'avait pas le droit de décider pour elle si oui ou non il ne la méritait pas. Bon sang, ne peut-être pas se taire ? Qu'est-ce qu'elle en sait ? Il ne sait même pas s'il sera capable d'entretenir une relation sur la durée. Tout ce qu'il a connu, c'est juste des coups d'un soir, des flirts sans histoire, des filles à qui il ne c'est jamais attaché.

La main de la jeune femme vient sur sa mâchoire, un contact doux qui l'aurait fait davantage frissonner s'il ne se serait pas contrôle un minimum. Il avait envie de fermer les yeux et de savourer se contact, mais il ne le fit pas se serait se trahir de manière définitive. Pourtant, son corps ne l'écouta pas, sa tête s'appuyant un peu plus contre la main de la demoiselle. Pourquoi tu fais ça, Javik ? Va t'en ! Si tu restes tu vas craquer, tu vas rester et peut-être même succomber, c'est ça que tu veux ? Et là, elle lui rappelle le passé, quand il était blessé et avec elle à la cabane. Oh, qu'est-ce qu'il avait pu apprécier les moments avec elle. Combien de fois aurait-il voulu retourner dans le temps pour revivre ses instants... Un soupire lui échappe, c'est comme s'il était dans une impasse, face à un mur. Il n'a que deux choix, faire demi-tour et partir pour toujours, ou rester et foncer dans le mur et en accepter les conséquences. Mais quel choix doit-il faire ? Que ce soit l'un ou l'autre, il va sûrement le regretter, l'un ou l'autre se sera une erreur. Pourquoi tout est toujours si dur et pourquoi se doit-il de toujours tout gâcher ?

Les choix sont tellement durs à faire et là il se retrouve dans le genre de configuration qu'il n'aime pas. Le fait qu'elle soit si proche de lui ne l'aide pas. Sa main qui retombe sur sa hanche et sa tête qui vient se coller à son torse. Pitié... pourquoi tant de torture ? Pourquoi ? Qu'est-ce qui cloche chez lui ? Pour la première voir, il s'en voudrait presque de faire du mal à quelqu'un. Le fait qu'elle puisse penser que ce ne soit pas réciproque lui déclencha une petite douleur au cœur, non c'est faux Miria ! Si seulement elle pouvait imaginer à quel point ce qu'elle ressentait était exactement identique chez lui. Las, a bout, fatigué... qu'importe il laissa son menton se poser sur le crâne de la demoiselle. "Pourquoi moi ? Qu'est-ce que j'ai de plus qu'un autre ? Je suis qu'un connard égoïste, égocentrique et un opportuniste de première ? Franchement, qu'est-ce qu'il y a de séduisant là dedans ? Pourquoi moi et pas un type bien comme Dean ? Je suis un criminel, les gens fuient ce genre de personne, ils n'en tombent pas amoureux !" murmura-t-il alors qu'il détacha son menton de sa tête pour venir coller son front contre le sien tout en prenant délicatement son visage entre ses mains."Je n'ai jamais aimé personne, jamais ! Et toi, tu entres dans ma vie et tu bouscules tout... Je ressens des choses que je n'avais jamais ressentits... Tu es présentes dans chacune de mes pensées, tu me hantes constamment... c'est à la fois merveilleux et terrifiant. J'essaie de lutter, de te fuir, de te haïr, mais je n'y arrive pas. Tu finis toujours par revenir, tu me déverses tes paroles comme si c'était un poison. Tu m'empoisonnes, tu me tues à petit feu et maintenant je suis à bout de force... Je peux plus lutter, j'y arrive plus... c'est trop dur..." souffla-t-il doucement, déclarant à sa manière ses sentiments. C'est loin d'être atypique, un "je t'aime" aurait certainement suffit, mais Javik n'est pas le genre d'homme à dire ce genre de mots. Avant qu'elle ne puisse ajouter quoi que ce soit, ses lèvres glissèrent sur les siennes pour l'embrasser, ses mains quittant son visage, l'une glissant sur sa taille l'autre errant dans ses beaux cheveux roux. Finalement, il a cédé, elle a réussi, elle a gagné et lui vient de perdre lamentablement.

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MessageSujet: Re: Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]   Mar 14 Juil - 23:10

Comment je fais ça ? Arriver à changer si vite d’avis ? Ou plutôt non, comment il fait ça ? Parce que c’est lui. Il arrive à me bouleverser mes plans à chaque fois. Enfin, non, pas vraiment non plus. Je sais bien que je ne peux pas vraiment rester. Je ne suis pas assez forte pour ça, malgré tout ce que je peux dire. Mais je ne peux pas le quitter. Et cette fois, je sais ce que je risque. Je crois. Et puis, soyons sérieux, je ne peux pas laisser les autres, John me retrouverait et me tuerait lui-même je crois. Et tu ne veux pas le quitter, lui. Même si j’ai parfois atrocement mal, non. Je ne veux pas. Je suis grave.
Malgré tout ce qui s’est passé. Tout ce que je sais sur lui. Tout ce qu’il a pu me dire. Je continue de croire que peut-être… et à espérer que… Je suis idiote. Je crois en lui, alors qu’il n’y croit même pas. Je veux juste essayer de lui faire comprendre. Même si ça ne mène nulle part. Pourquoi ? Je n’en sais trop rien. Parce que j’en ai besoin sans doute.

Et je continue de parler, alors même que de nouveau j’ai mal pour lui. C’était quoi ça ? Cette expression, ce regard… Non, aussi idiot que cela soit, je ne veux pas qu’il souffre. Ma main rejoint son visage, et ce simple contact accélère encore plus mon cœur. Il me laisse parler, et cette ombre disparaît de ses yeux. Il s’appuie sur ma main. Je souris légèrement. Oui, le simple fait qu’il cherche le contact me fait plaisir. Faut vraiment pas grand chose hein ?

Mais il faut bien que j’arrête malgré tout. Après tout, je lui ai promis il y a quelques minutes, quelques secondes à peine. Et tu décideras de fuir à nouveau dans combien de temps ? Combien de temps, tu supporteras sa présence sans… Je me fige alors que je sens son menton se poser sur moi. De plus ?… mais non. Il n’a rien compris. Il n’est pas que ça. Pourquoi refuse-t-il de le voir ? De me croire ? Je secoue légèrement la tête. Des types bien, j’en ai croisé des tas, avant. Aucun n’a… Je n’ai jamais aimé quelqu’un comme je l'aime lui. Pourquoi ? Si je le savais, je ne serais pas là. Enfin si, mais… mais je n’ai pas choisi. Criminel ou pas. Je suis bel et bien tombée amoureuse de lui, de sa douceur, de sa gentillesse, même des piques qu’il me lançait sans cesse. Cette complicité me manque tellement…

Mes yeux s’agrandissent quand je sens ses mains sur mon visage. Oh merde. Je dois devenir rouge tomate. Ca faisait longtemps. Heureusement qu’il fait nuit.
Et il a forcément aimé des gens. Non ? Et je… Quoi ? Je ne comprends pas. Ou je refuse. J’ai tellement peur. Mais… Oh. Mon cœur s’accélère et je crois qu’il cesse un instant de battre, alors même que ses mots font petit à petit leur chemin dans ma tête. Mes mains se crispent sur lui. Je dois même cesser de respirer. Je l’empoisonne… quel drôle de façon de le dire. Je ne retiens pas que ça, mais… Pourquoi lutte-t-il autant ? Et je peux y croire ? Même si je voulais, même s’il me lâchait, je ne pourrais pas le quitter des yeux. Parce que, parce que…

Ses lèvres rejoignent les miennes, me faisant perdre le fil de mes pensées. Je ferme les yeux, savourant la douceur de ses lèvres et la tendresse de cette caresse. Ses mains quittent mon visage, et la mienne prend le relai, s’emparant de son visage à lui, l’autre restant crispée sur sa hanche. Et ce baiser est tellement doux. Comme si… comme si… C’était juste la suite logique de ses paroles. Juste une déclaration supplémentaire. Juste… Non pas juste. C’est tellement. Mon corps se tend vers lui, réclamant déjà davantage. Non. Et c’est stupide, je le sais, mais ça représente tant. Et je m’y accroche d’une façon qui me fait peur. Mon cœur se rappelle douloureusement à moi.
Je finis par m’éloigner, juste un peu. Et j’essaie de calmer mon cœur. Ce serait con de mourir de tachycardie maintenant. J’ouvre la bouche pour parler, avant de la refermer. Tu veux dire quoi ? Pour tout gâcher ? Je ne veux pas à nouveau recommencer. Je ne pourrais pas. Et puis non, ce n’est pas pour tout gâcher. C’est juste… Faut bien que je lui parle non ? Je le regarde et mon pouce vient caresser sa lèvre.

« Je hantes tes pensées ? »

C’est vrai ? Ou va-t-il encore finir par me rejeter ? C’est ce que tu voulais non ? C’est même davantage en réalité. Mais pourtant je ne sais pas. Je ne sais pas si je peux vraiment y croire. S’il devait me rejeter à nouveau après ça… Rien que d’y penser, j’ai le cœur qui se sert d’appréhension et je réprime une grimace. Il m’a fait tellement mal la dernière fois. A se demander comment j’ai pu ne pas me faire bouffer dans les jours qui ont suivis. Il m’a littéralement brisé, et alors que les souvenirs remontent, la douleur et la peur refont surface. Je déglutis. Non. Tu savais déjà la dernière fois que ce n’était pas la vérité, mais… Je peux vraiment m’en sortir si vite ? Oblitérer ce qu’il s’est passé ? Avec si peu de choses ?... Si peu ? Ses mots, tout ce qu’il vient de dire, ce n’est pas si peu. C’est… Merde, c’était une déclaration. Ou un aveu. Ou une confession. Je ne sais pas, mais… ça veut bien dire qu’il m’aime… non ?
Je relève la tête, clignant des yeux, me focalisant à nouveau sur lui. Mais j’ai tellement peur qu’il fuit à nouveau, qu’il me blesse à nouveau.
J’inspire et me passe la langue sur les lèvres.

« Merveilleux et terrifiant… C’est bien résumé. Tenir autant à quelqu’un que je peux… tenir à toi… » Après si peu de temps… « Ça fait peur oui. Mais ce n’est rien comparé à ce que je peux éprouver… comparé à ça… »
Je lui souris et ma main passe sur sa joue.
« N’essaie plus de me fuir Javik ou pire. Me haïr ? Pourquoi me haïr ?... Qu’importe. Ca fait trop mal, je ne pourrais pas… pas une nouvelle fois. » Je me mords la lèvre. Non je ne pourrais pas.

Je souris doucement et murmure encore plus bas, les joues toujours rosies, mais bon, il fait sombre, ça ne doit pas se voir hein.
« C’était la plus jolie déclaration qu’on m’ait jamais faite. » Non pas que j’en ai eu d’autres non plus, mais passons… Mon sourire se fait légèrement amusé. « Et la plus étrange… Je t’empoisonne ? » Ma main remonte le long de son torse et va se nicher dans ses cheveux.
« Si quelque chose te dérange… ou je sais pas… parles-moi. Laisses-moi t’aider… Mais ne me…»

Ne me fais plus aussi mal. Je ne peux pas lui dire ça. Quoiqu’il le sait déjà pas vrai ? Et puis, ce n’est que la vérité. Oui, mais s’il en revient à dire qu’on ne fait que se détruire ?

« Ne me rejettes plus. Pas comme ça. Pas pour ça.
Je… Enfin… Je ne veux pas te faire de mal. Je n’ai jamais voulu. Je veux juste… »

Je me hisse sur la pointe de mon pied qui ne me fait pas mal, et dépose avec hésitations mes lèvres sur les siennes. « Je veux ça. Je te veux toi. »
Je souris contre sa bouche.

Je redescends, mes mains toujours dans son cou, un sourire toujours accroché à mes lèvres.  
« Et arrêtes de demander pourquoi. Pour ta gentillesse. Ta tendresse. Tes piques incessantes. Ton sourire. Et ta musculature impressionnante, je ne l’oublie pas non, comment pourrais-je ? »

Si j’arrive à plaisanter un peu, c’est que tout n’est pas foutu, pas vrai ? Je ne suis pas irrécupérable.

« Je t’aime pour ce que tu es Javik. Que tu le vois ou non. Moi… Moi je vois tout ça. Et j’en suis tombée stupidement et totalement amoureuse. »

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Dernière édition par Miria Graham le Dim 26 Juil - 18:00, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]   Mer 15 Juil - 15:10

Est-ce de la faiblesse d'avoir craqué ainsi ? De dire ce qu'il ressentait... enfin ceci dit à sa façon. Javik n'a rien d'un poète ou d'un grand auteur qui pourrait écrire une déclaration qui en ferait rougir plus d'une. La sienne ressemblait plus à ce que dit quelqu'un qui est à bout, car il est à bout. Depuis qu'elle est dans le groupe, il cherche à la fuir sans cesse. Il s'est même montré méchant et odieux pour essayer de tout stopper et faire en sorte qu'elle puisse le détester. Malgré tout ça... il en vient à être énervé en apprenant qu'elle veut partir sans rien dire à personne. Pourquoi est-ce si dur de la laisser s'en aller ? C'est ce qu'il voulait non ? Il pourrait se retrouver libérer, ne plus avoir à s'inquiéter d'elle, de savoir si elle est en sécurité et si elle va bien. En plus des paroles, il y avait joint le geste. Quoi de mieux que de l'embrasser pour prouver et confirmer ses sentiments. Voilà, c'était trop tard, elle se trouve dans ses bras alors que ses lèvres errent sur les siennes.

La jeune femme ne le repousse pas, quelque part ça ne l'étonne pas, c'est bien elle qui a tout fait pour qu'il avoue tout. C'est elle qui s'accroche à lui depuis si longtemps. Elle répond à son baiser avec douceur, ses mains venant se poser sur son visage. C'est fou l'effet que ça lui fait, il sent son corps trembler d'une manière agréable. C'est comme le contact du corps de la jeune femme contre le sien, il aime cette sensation et l'impression de ne pas être seul et de compter pour quelqu'un. Quand elle se détache un peu de lui, il garde les yeux fermés encore quelques secondes, juste pour savourer l'instant qu'il vient de vivre. Ses yeux s'ouvrent au moment où elle lui parle. Elle a bien entendu chaque mot qu'il avait prononcé juste avant. Oui, elle hantait ses pensées, c'était d'ailleurs insupportable. Un doux sourire qu'on pourrait qualifier de gêné étire les lèvres du jeune homme. Est-ce qu'il doit se justifier ? "Si tu savais... tu es bien pire qu'un fantôme !" répondit-il simplement en plaçant ses mains de part et d'autres des hanches de la jeune femme.

Le contact de sa main sur sa joue est une fois de plus délicieux. Il le ferait presque chavirer dans un autre monde, oubliant les zombies qui arpent les rues du monde entier à l'heure actuelle. Pourquoi elle ? Pourquoi maintenant ? Une histoire d'amour n'est surement pas la meilleure chose à faire dans ce nouveau monde et pourtant il vient d'y succomber lui qui n'a jamais ouvert son coeur à personne. Tel un avertissement, elle lui demande de rester, d'arrêter de fuir, de ne pas recommencer la même erreur qu'il a fait il n'y a pas si longtemps lorsqu'il était dans la cave. Se souvenir le fit baisser les yeux, regardant le sol un peu honteux. Oui, s'était stupide, mais quelque part il fallait qu'il essaie de lutter contre lui-même et ses sentiments. Lawson n'avait pas tort quand il disait qu'il se détruisait l'un-l'autre ou que ça finira par arriver s'ils restent ensemble. Si jamais il fait quelque chose de mal, qu'il pète de nouveau un plomb et qu'il gâche tout, la pauvre Miria sera en miette, c'est certain. Non, il ne faut pas penser à ça, pas maintenant, pas alors qu'il vient de lui laisser une chance de briser la coquille qui entoure son cœur. Quant à la haine, c'est un sentiment bien plus facile à apprivoiser que l'amour. Elle semble tellement plus simple et sans complexe et toujours bien plus réciproque quoi que beaucoup plus douloureuse... "Je ne vais pas te fuir, pas cette fois !" lui répondit-il en murmurant doucement.

Certainement encore sous le choc de tout ça, Miria ne doit pas cesser de se répéter tout ce qu'il a dit. Visiblement marqué par certains mots qu'il avait employé. Javik va certainement devoir revoir sa manière de faire, mais qu'importe, tout ce qui compte c'est qu'elle ait aimé, non ? Quoi qu'il en soit, elle espérait ne plus être rejetait, préférant qu'il parle plutôt que de prendre la fuite comme un lâche. Ceci risque de ne pas être facile, mais il testera, il fera son possible pour ne pas prendre peur et être plus fort que ses vieux démons. Le bref baiser qu'elle dépose sur ses lèvres le fait vibrer de nouveau tout en se demandant pourquoi il a cette chance. C'est sa personnalité, la personne qu'il est qui fait qu'elle a craqué pour lui et pas un autre. Alors qu'elle lui dit l'aimer, il se demanda s'il ressentait le même genre d'amour ? Oui, peut-être ! Mais c'est tellement nouveau pour lui que c'est difficile à comprendre. Tout ce qu'il retient, c'est que loin d'elle il a l'impression de se sentir vide et morne. C'est comme si elle lui donnait une raison de vivre, une raison de survivre et d'agir. "Je ne peux pas te garantir que ce sera facile tous les jours avec moi. Tu sais déjà à quel point je peux être con et méchant. Mais je te promets d'être toujours là pour veiller sur toi et te protéger au péril de ma vie. Car... car sans toi la vie serait beaucoup moins belle. Tu m'apportes un bonheur que je n'ai jamais connu. Miria... Miria je..." Un petit effort ? Non, impossible d'en dire plus, c'est trop tôt, il n'est pas prêt pour ça. Alors, au lieu de parler, de dire des mots, il préfère l'embrasser prouvant à sa manière qu'il l'aime et que ce qu'il a dit été vrai.

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MessageSujet: Re: Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]   Lun 27 Juil - 22:28

Je souris. J’allais hurler, pleurer, fuir quelques minutes plus tôt. Et là, je souris. Presque rassurée, ou amadouée, ou je ne sais pas trop. Je souris pour tout ça, pour tout ce qu’il vient de me dire, parce que là, il a l’air tellement… je ne sais pas…  Comme à la cabane ? J’en sais trop rien en fait, mais faut croire que ça me suffit. J’adore ce sourire. Ce sourire à la fois doux et troublé. Et le mien s’agrandit en réponse. Pire qu’un fantôme, ben voyons. Il est doué pour trouver les mots dis donc. Mais je trouve ça d’autant plus mignon. Oui, je suis gravement atteinte, je l’ai déjà dit.
Ses mains me brûlent, sa proximité, sa chaleur… Arriverais-je à m’y habituer ? J’espère que oui. J’espère que non. Et mon cœur bat encore à tout rompre. Et une partie de moi essaie encore de me dire de fuir, de partir, de m’éloigner de lui. De me prévenir d’un possible désastre futur. Mais je ne peux pas. Encore moins maintenant. Pas alors qu’il murmure et qu’il me rassure. Pas alors que j’ai ce que j’espérais.
Je suis plus facile à apprivoiser qu’un bébé, c’est flippant. Sérieusement. Ça me fait peur d’un côté, ce pouvoir qu’il a sur moi malgré tout ce qui s’est passé, parce que bon, je m’en suis pris plein la gueule avec lui quand même. Et non, ce n’est pas que j’oublie toute cette douleur, mais j’arrive à la mettre de côté si facilement, juste parce qu’il est si proche, si doux, juste parce que mes mains caressent sa peau, juste parce que mes lèvres frôlent les siennes. Ou peut-être parce qu’il me dit ce que je voulais entendre. Peut-être qu’il joue encore avec toi tu sais. Je repousse cette voix. Non, il est sincère. Je savais déjà qu’il ne l’était pas avant, et que… Tu l’espérais, c’est tout… Je rejette ces murmures. Je l’aime. Pour lui. Quand il ne me ment pas. Ne cherche pas plus loin. C’est juste lui.

Mes mains toujours dans son cou, mon cœur menaçant toujours de s’échapper de ma poitrine, ma peau devant toujours être rouge pivoine, je cligne des yeux en l’écoutant. Whaou. Ok. Rien que pour ça, ça valait le coup. C’est encore plus joli que la précédente déclaration. Bon, mise à part le côté con et méchant. Même s'il a pas tout à fait tord... Il me sort des trucs pareils, mais il est incapable de dire ces petits mots. Pourquoi ? Et c'est vraiment important ? Et pourquoi tu te poses cette question alors que…
Je ferme les yeux lorsque ses lèvres touchent les miennes. Mes mains glissent dans ses cheveux, le maintenant contre moi. J’en veux davantage. Ma langue franchit ses lèvres pour rejoindre la sienne, lui volant à mon tour un baiser. Je le veux. Merde. Je stoppe, déposant quelques légers baisers sur ses lèvres et sa mâchoire avant de redescendre, sans pour autant m’éloigner. Je le regarde.

« C’est plus que… que ce que je voulais, ou espérer dernièrement… » Je me mords la lèvre. « Parles-moi. Si tu ne … te caches pas… tout ira bien. Il te suffit de… de vouloir, ou de demander.
Je serais là. Je ne te laisserais pas Javik. Quand bien même tu peux être con et méchant parfois. »


Je lui souris. Ma main glisse sur lui, descendant le long de son torse, et mes paroles sont en parfaite contradiction avec ma main qui glisse sous son t-shirt et mes doigts qui tremblent sur sa peau.

« On ne devrait pas rester ici. On est trop exposé. On… »

Mais c’est à mon tour de faire le contraire de ce que je dis. Je m’appuie sur lui, soulageant mon pied et me rapprochant encore de lui. Mes lèvres effleurent sa mâchoire, puis son cou. Tu devrais t’éloigner, vous ne devriez pas rester à l’extérieur. Je reste pourtant blotti contre lui, mon nez dans son cou, une main dans ses cheveux, l’autre sur son torse. Je murmure contre sa peau.

« Javik, on devrait… »

Seigneur, comment puis-je autant l’aimer…J’ai tellement besoin de lui… et comment est-ce que je peux avoir autant envie de lui, là maintenant de suite. Ce n’est franchement pas le moment… Enfin, je veux dire… Merde. J’embrasse son cou, caressant sa peau de ma bouche, de mes lèvres, de mes dents.

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MessageSujet: Re: Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]   Mar 28 Juil - 20:42

C'est fou, mais Javik venait vraiment d'avouer son amour à quelqu'un. Certes, c'était fait à sa manière, d'ailleurs on pourrait très bien lui reprocher, mais le plus important c'est de l'avoir dit au final, non ? Miria n'avait pas l'air déçu, peut-être un peu surprise de ce retournement de situation. C'est vrai, il était en train de lui crier dessus juste avant et voilà qu'il donne l'impression d'être doux comme un agneau maintenant. Ça doit être à cause du baiser... un baiser ça règle toujours tout. Du moins, dans cette situation, ça règle bien des choses entre eux. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas parce qu'il vient d'avouer ce qu'il ressent qu'il va être tout le temps gentil. Jav' n'est pas un garçon facile, il y aura surement des moments ou entre eux ça va encore une fois exploser pour une raison ou pour une autre... en espérant qu'il ne pète pas les plombs avant, car ça le fera flipper d'aimer quelqu'un. Quant à parler... est-ce qu'elle est sérieuse ? Encore une fois, discuter de choses personnel ça ne fait pas parti du caractère du jeune homme qui préfère tout garder pour lui.

Pendant ce temps, la jeune femme s'était rapprochée de lui, laissant courir ses mains sur son corps et par la même occasion ses lèvres. Tout ceci était enivrant, un peu comme un doux parfum qui vient vous chatouiller les narines et qui vous emplit d'un certain bonheur. Chaque geste lui donnait l'impression d'être de plus en plus intense, faisant frissonner son corps sans même qu'il ne puisse le contrôler. Elle disait qu'il fallait partir, ne pas rester ici à cause du danger, mais elle n'avait pas l'air de s'écouter elle-même, se collant un peu plus à lui, venant balader ses lèvres sur sa peau. Oui, ils devraient partir... Le jeune homme vint sceller ses lèvres sur les siennes avant qu'elle ne puisse dire autre chose. Puis, il glissa ses mains sur ses hanches et les fit descendre sur ses fesses pour s'arrêter sous ses cuisses et la soulever. Sans dire un mot, il se dirigea vers la porte qui n'était pas loin. C'était un bâtiment vide, enfin vide... sans zombie, juste une petite maison comportant un étage. Étant déjà venu plusieurs fois lors des rondes qu'il a pu faire autour de leur "base", il sait que l'endroit est sûr. La porte se referma toute seule, alors qu'il déposait Miria sur un meuble dans l'entrée. Ses lèvres retrouvèrent les siennes, tandis que ses mains se baladèrent sous le t-shirt de la demoiselle, venant caresser sa peau. Le tissu lui semblait de trop et surtout gênant. Lentement, il fit remonter ce dernier pour qu'elle retire ce fameux t-shirt une bonne fois pour toute...


[C'est nul, désolé ! XD]

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MessageSujet: Re: Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]   Dim 9 Aoû - 12:46

Il ne me répond pas, se contentant de me laisser parler. Non, je ne dirais rien, je ne vais pas réclamer de réponse ou je sais pas quoi, il a parlé bien davantage que je ne l’aurais pensé. Ou espéré. Enfin, pour autre chose que m’engueuler. Et ça me suffit. Je l’ai déjà dit, plus facile qu’amadouer un gamin avec une sucette… Ouais bon, on a compris ce que je voulais dire. Mais oui, j’ai l’impression de retrouver celui que j’ai appris à connaître. Et à aimer. Ce mélange de douceur, de maladresse et de franchise. Et même si je ne suis pas assez sotte pour penser que ce sera simple, je fais avec. Il n’y a qu’à voir comment cette conversation à commencer… Pourvu que ce ne soit pas comme ça tout le temps quand même. Non, ça ira. Je ferais…
Mais qu’importe en réalité, j’oublie déjà. Je m’attache à lui, mes lèvres s’emparent de lui. Et même si une partie de moi essaie de me rappeler à la réalité, même si j’essaie de réfléchir, je n’y arrive pas. Ma main rejoint sa peau. Et j’oublie presque à quel point ce n’est pas prudent de rester ici. Mais je me sens tellement bien.

Et c’est sa bouche qui rejoint la mienne, ses mains qui courent sur moi. Je remonte mes mains derrière sa nuque alors qu’il me soulève, un sourire naissant sur mes lèvres. Je reste contre lui, mes lèvres dans son cou, alors qu’il nous mène dans une maison.
T’es sûre de toi ? Tu te souviens de ce qu’il avait dit ? Qu’il suffisait de te faire croire ce que tu voulais ? Non. Je chasse ces désagréables pensées d’une pichenette, alors qu’il me dépose sur un meuble dans l’entrée, m’oubliant dans ce baiser qu’il m’offre à nouveau. Je tremble malgré moi en sentant ses mains sur moi. Je relève mes jambes, les croisant dans son dos, le ramenant contre moi, laissant un gémissement s’échapper de mes lèvres. Le contact de son corps, de ses mains me font à nouveau oublier toute prudence et toute réserve. Je le laisse me retirer mon haut, toujours assise en équilibre sur le meuble. Mes mains attrapent le sien, le faisant passer à son tour au-dessus de sa tête.
Je le regarde, me mordant la lèvre, la respiration déjà trop vive, et mes doigts frôlent sa peau. Je le veux tellement. Je me penche, déposant mes lèvres sur son torse, mes mains continuant d’effleurer sa peau. Elles glissent, descendent, défont maladroitement son pantalon tant mes doigts tremblent, alors même que ma bouche parcourt sa peau. J’ai envie de lui. Je relève la tête et l’embrasse à nouveau, mordillant ses lèvres, alors que mes mains s’emparent de lui. Je gémis contre ses lèvres.

Je ne veux pas faire ma chieuse, et je ne vais pas aller jusqu’à réclamer un lit et tout ça, mais ce meuble, mes fringues… Je le repousse lentement, sans quitter sa bouche et me mets debout, mes mains remontant sur son torse. Je fais quelques pas en arrière sans le quitter des yeux, souriante et ayant totalement oublié le reste du monde. Je me retourne, avisant le salon. Je retire vivement chaussures, pantalon, virant le tout dans un coin sans y prêter attention, avant de me tourner à nouveau vers lui en sous-vêtement. Je me mords la lèvre. Et ouais, malgré tout, j’ai quelques questions idiotes et superficielles qui me trottent dans la tête. Je le regarde, et mon envie de lui emporte le reste. Je le rejoints d’un pas vif, m’emparant à nouveau de lui, mes mains s’emmêlant dans ses cheveux, je plaque mes lèvres contre les siennes, caressant sa langue, volant la chaleur de son corps, m’imprégnant de son odeur et de son désir. Je le mène en arrière, sans me détacher de lui. Mes mains descendent à nouveau, voulant virer définitivement ce pantalon. Je le veux.

HRP:
 

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MessageSujet: Re: Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]   Lun 10 Aoû - 13:46

La colère semble avoir disparu, elle est partie presque aussi vite qu'elle était venue, rassuré par le fait qu'elle ne va plus partir. Oh non, elle ne partira pas, jamais il ne la laissera faire, plus maintenant. C'est sa Miria, la sienne ! Après ce qu'il a dit, après ce qu'il vient de déclarer il serait vraiment trop bête de la laisser lui échapper. C'est surement ce qu'elle voulait entendre depuis tout ce temps, une déclaration, la vérité sur les sentiments qu'il ressent pour elle. Lui qui ne dit jamais rien, lui qui garde toujours ses sentiments pour lui à finit par craquer, par se laisser aller et dire ce qu'il ressent pour elle. Perdu dans ses bras, ses lèvres se mêlant aux siennes, il ne regrette rien, il n'a pas envie d'oublier ou d'effacer ce qu'il vient de dire. Non, au contraire, il le pense sincèrement. A votre avis, pourquoi a-t-il cherché à la fuir ? C'était pour lutter, lutter contre lui-même et ce qu'il ressentait.

A présent, à l'abri des regards, les deux semblent se lâcher, laissant parler leurs envies et le besoin d'être avec l'autre. Jamais Javik n'a été dépendant de quelqu'un, mais avec elle c'est différent... C'est comme si elle devenait une drogue dont il ne peut pas se passer. Ça doit être ça l'amour, ce sentiment qui vous rend presque malade et qui en même temps vous rend heureux. En ce moment, il n'aurait pas pu rêver mieux que de se retrouver seul avec elle. Petit à petit les habilles de l'un et de l'autre tombaient, se retrouvant éparpillé sur le sol comme si c'était un champ de bataille. La jeune femme finit par le pousser pour descendre du meuble et l'entrainer dans une pièce voisine. L'endroit était loin d'avoir la splendeur qu'il devrait avoir en temps normal. Les rideaux étaient fermés, des planches de bois cachaient les fenêtres pour les protéger et la poussière recouvrait la plupart des meubles. Mais vous savez quoi ? Il s'en fichait, car cet endroit était en ce moment ce qu'il y avait de plus parfait pour passer un moment avec la jeune femme. A demi-nue, elle revint vers lui pour l'embrasser et il savoura ce baiser comme si c'était le dernier. Oui, il allait profiter de ce moment comme s'il n'y en aurait plus pour ne rien regretter. Après tout, l'espérance de vie est devenue tellement courte pour les survivants...

Ses bras se refermèrent autour d'elle, se posant dans le bas de son dos la serrant contre lui pour qu'elle soit encore plus proche. Ses lèvres continuaient leurs danses tandis qu'il remonta ses mains pour dégrafer son soutien-gorge et le laisser tomber négligemment sur le sol. Sa peau contre la sienne lui apportait plus de chaleur ainsi que des frissons. Bon sang, qu'est-ce qu'il peut aimer ça... Lentement, il la fit reculer jusqu'au canapé, la laissant s'allonger avant de se retrouver au-dessus d'elle, ses mains prodiguant toujours de douce et tendre caresse à son corps et ses lèvres ne quittant pas les siennes. Sa bouche finit par quitter la sienne, descendant le long de son cou, de sa poitrine, de ses seins, de son ventre... C'était le bon moment pour oublier ce monde, pour oublier leur malheur et être uniquement deux personnes qui s'aiment.

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MessageSujet: Re: Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]   Dim 30 Aoû - 18:24

Mes doigts s’égarent dans ses cheveux, tandis que mes lèvres répondent aux siennes. Je m’oublie contre lui, voulant juste le sentir contre moi encore davantage.
Mon cœur bat si vite et si fort que c’en est presque douloureux, tout comme mon excessive envie de lui. Mais cette douleur est bienvenue. J’en veux encore et j’en demande davantage. Ses mains me brûlent, et je tremble pourtant sous ses caresses. Je m’allonge, mes doigts griffant sa peau, même pour si peu de temps, je ne veux pas perdre ce contact. Je ferme les yeux, l’embrassant avec toute cette passion, cette envie et ce désir que je ressens pour lui, gémissant sous ses caresses. Mes doigts continuent de s’emparer de ses cheveux alors que ses lèvres quittent les miennes et commencent à descendre. Mes hanches se mouvent d’elles-mêmes contre lui à chacun de ses baisers. Je m’abandonne sous sa tendresse et son avidité. Ou bien est-ce les miennes ? Qu’importe, tout ce qui compte, c’est lui. Je me perds et je le fais avec joie entre ses bras. J’en oublie la réalité, ce qui nous attend en dehors de cette maison, j’en oublie les morts, ma colère et ma tristesse passées.
Chacune de ses caresses m’arrache un frisson, chacun de ses mouvements me dérobe gémissements et soupirs. Mes mains courent sur lui et le plaquent contre moi, voulant sentir sa peau contre la mienne encore davantage.
Ma respiration s’emballe, mon corps se crispe et son nom se mêle aux murmures qui s’échappent de mes lèvres. C’est presque trop d’un coup et ce n’est pourtant pas assez. Je le griffe et me tends vers lui, lui mordant l’épaule pour ne pas hurler alors que mon corps se tend entièrement vers lui. Lentement, je me laisse à nouveau aller contre le canapé, reprenant ma respiration, mes jambes l’enserrant toujours.
Je l’embrasse doucement alors que mon cœur ralentit petit à petit, mes mains plaquées de chaque côté de son visage. Je souris, faisant glisser mes doigts le long de sa joue, avant de remonter dans ses cheveux humides. Putain, il est encore plus sexy comme ça, comment c’est possible ? C’est carrément pas juste.
Je finis par le relâcher et m’écarter lentement, lui laissant la place de s’allonger à mes côtés sur le canapé. Je l’embrasse et me blottis contre lui, nichant mon nez dans son cou. Je veux juste rester encore un peu, oublier encore un peu le reste du monde. Je ferme les yeux. Juste un peu.

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MessageSujet: Re: Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]   Dim 30 Aoû - 20:10

C'est fou avec quelle rapidité les choses peuvent changer. Ceci peut-être en bien ou en mal. Là, c'est passé du mal au bien en l'espace de quelques minutes. D'une guerre pleine de bouderie et de mots pas toujours sympathiques crachés au visage de l'un et de l'autre voilà qu'ils sont passés à ce qui pourrait être des mots doux et surtout à un amour inconditionnel. Ces sentiments gravités sous la surface, il était bien présent chez Javik alors qu'il avait tout fait pour tenter de les refouler. Voilà pourquoi il s'était montré odieux et con avec elle. C'est juste un crétin, un imbécile qui avait peur de ce qu'il pouvait ressentir. Mais il n'a pas pu résister, pas bien longtemps. Voir partir Miria lui aurait déchiré le cœur, c'est pour ça qu'il succombe, qu'il oublie tout pour s'abandonner à elle. Finalement, aimer quelqu'un, ça n'a pas l'air si terrible, au contraire, il se sent terriblement bien, presque heureux dans ce monde devenu désolation et tristesse. Qu'importe, ce maigre bonheur suffit à lui faire oublier les pires scènes de boucherie qu'ont croisée ses yeux.

A l'intérieur de cette maison, le monde semblait s'être arrêté. Plus de râle sourd de mort vivant, plus de crie, plus de sang, plus de cadavre, juste elle et lui. Perdu dans les bras de l'un et de l'autre, se laissant aller à leur amour. Rien ne pouvait les déranger, rien ne pouvait les interrompre, ils sont dans leur bulle, juste un instant, juste un petit moment. Les lèvres de Javik parcouraient la peau de sa belle, ses mains la caressaient inlassablement, il avait bien l'impression qu'il pourrait faire ça sans jamais s'arrêter. C'était peut-être de la folie de passer ce moment ici dans cette maison par les temps qui court. Mais ça pourrait bien être la dernière fois qu'ils sont ensemble. En fait, la vie ne tient plus qu'à un fil pour tout le monde, alors autant en profiter comme si c'était leurs derniers instants. Ce tendre moment, il ne risque pas de l'oublier. Jamais il n'a ressenti ça pour une femme, jamais ! C'est bien la première fois qu'il s'abandonne autant...

Allongé à côté de Miria, ses bras autour d'elle, ses mains continuant de caresser sa peau, il se sentait bien et surtout heureux. Son regard était rivé sur elle, tellement radieuse et magnifique. Sans vraiment s'en rendre compte, il l'embrassa, c'était devenu presque naturel comme geste. "Dis-moi que tu comptes plus partir ? Tu restes avec moi, quoi qu'il arrive ?" demanda-t-il histoire d'être sûr que tout ça n'avait rien à voir avec un adieu. "Je te promets de te protéger, toi et ta famille. Je ne permettrais pas qu'ils vous arrivent malheur !" assure-t-il. C'est une belle promesse, mais elle peut-être aussi terrifiante. Javik a toujours été quelqu'un de dangereux, il est donc prêt à tout, prêt à faire les pires choses du monde pour qu'ils restent en vie. Mais ça, il vaut mieux que Miria l'ignore pour le moment.

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MessageSujet: Re: Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]   Jeu 3 Sep - 23:04

Je ferme les yeux et seuls les battements de son cœur viennent rythmer l’espace qui m’entoure. Je pourrais réellement m’endormir contre lui. Sans prêter attention aux dangers qui nous cernent. Sans me soucier des autres qui nous chercheront sans doute. Je me sens tellement bien. Et ça me parait tellement naturel. Je frissonne sous ses caresses, souriant contre sa peau. Le soleil commence à filtrer à travers les planches de bois, éclairant sa peau ici et là. Je relève la tête, un léger sourire toujours aux lèvres. Es-tu vraiment capable de tirer un trait sur tout ce qui s’est passé ? Es-tu sûre que ça ne va pas repartir de plus belle ? Qu’il ne va pas juste à nouveau péter un plomb et se barrer ? Une ombre passe dans mon regard, aussitôt effacée alors que ses lèvres touchent les miennes. Et instinctivement, je me tends vers lui. Plus, j’en veux plus, toujours plus. Ma main remonte jusqu’à son visage, que j’effleure du bout des doigts. Je le fixe un instant. Je ris un peu malgré moi. Je ne devrais pas me réjouir que lui aussi s’inquiète pas vrai ? Je n’arrive pourtant pas à retirer ce sourire de mon visage. Je fronce légèrement les sourcils alors qu’il poursuit. Mon index dessine le contour de ses lèvres, que je vole à nouveau quelques secondes avant de lui répondre.

« Quoiqu’il arrive. » Je murmure contre ses lèvres et lui souris.
« Si tu voulais te débarrasser de moi c’est trop tard. »
Enfin non. S’il voulait vraiment, il lui suffirait d’un mot pour me réduire à nouveau en miette. Mais non, il ne le fera pas. Pas vrai ?
Je grimace et je suis mes doigts du regard, alors qu’à nouveau ils effleurent son visage. « Tu n’as pas besoin de promettre ce genre de chose. » Je souris. « De un, parce que même si ça me touche vraiment, ma famille sait très bien se protéger.
De deux, parce que je ne veux pas que tu… »
Te mettes en danger. Ou fasses des choses stupides. Ce que tu sais très bien faire, sans avoir besoin de gens supplémentaires pour justifier ton comportement.
J’inspire et le regarde. « De deux… Parce que je t’aime. » Je souris à nouveau. Seigneur, on dirait une ado et son premier amour… « Et tu rentres donc d’office dans la catégorie famille… ou peu s’en faut… même si ça ne plaira pas à tout le monde, que ce soit John ou même toi, vu que vous trouvez toujours le moyen de râler sur tout ce que je dis ou fais. » Mon sourire se fait malicieux et je m’arrête une seconde. « Ok, tu nous protèges comme on te protège du coup. »

Je soupire, et m’éloigne un peu de lui, finissant par m’assoir sur le canapé à côté de lui toujours allongé, quittant presque contre mon gré la sécurité de ses bras. On ne peut pas rester là. Et si je ne me lève pas… Je ne pourrais jamais le faire, j’ai encore envie de poser mes lèvres sur sa peau.

« Il faudrait qu’on y aille. Avant qu’y en ait un qui n’ait l’idée d’envoyer la cavalerie. »
Je tourne la tête vers lui et souris en le dévisageant. Aucune volonté. Je me penche vers lui et l’embrasse, ma main s’emparant de ses cheveux.
« Allez debout jeune homme. »

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MessageSujet: Re: Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde... [Livre I - Terminé]   

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