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[Flashback] 1, 2, 3 ... T'étais forcé de monter à 4 ? [Livre I - Terminé]
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MessageSujet: Re: [Flashback] 1, 2, 3 ... T'étais forcé de monter à 4 ? [Livre I - Terminé]   Mer 9 Sep - 18:34

Autant être honnête, je me suis pris un sacré coup de stress sur le chemin du retour. J'ai eu peur que les hordes soient plus près que le supposais la nana, je me demande dans quel état elle est maintenant et si j'aurais pas du rester au final et lui filer un coup de main. Je sais que ça va me trotter longtemps dans la tête mais, de toute façon, c'est beaucoup trop tard pour faire demi-tour et ce serait plutôt suicidaire maintenant.

Zak' se redresse à mon arrivée et je me calme tant bien que mal, essayant de me remettre les idées en place. Je prends alors une profonde inspiration, ne sachant pas vraiment par où commencer avant d'arquer un sourcil perplexe à ses propos. Des piles ? Mais de quoi il parle ?

"Ah putain, j'avais presque oublié."

Je fouille dans ma veste et je lui jette 4 piles que j'ai piquées dans le combiné d'un téléphone du magasin où j'ai récupéré un peu de bouffe avant de garder de nouveau le silence, cherchant mes mots. En fait, c'est plus simple de répondre à sa question que de lui dire ce que je viens d'entendre et surtout, ce que ça implique.

"Personne m'a suivi et j'ai dit à personne où on habite. Je sais que t'as du mal à le croire mais je suis pas totalement débile."

Bon, pour lui raconter la suite c'était peut-être pas la meilleure façon de commencer. Il a l'air tellement méfiant, tellement prêt à prendre mal tout ce que je vais pouvoir lui dire que, de toute façon, je me dit qu'autant que j'y aille pas par quatre chemins.

"J'ai entendu des… gens discuter quand j'étais en ville."

Je m'attends déjà à ce qu'il proteste alors que je continue, sans même lui laisser le temps d'en placer une.

"Il y a des hordes qui arrivent sur Oldbridge. Qui viennent du sud. On peut pas rester là ça va être une véritable invasion. Rien à voir avec les petits groupes qu'on a pu croiser jusque là. Ca va être un bordel comme t'imagines même pas. Et reste dans cette maison ne sera d'aucun secours. Surtout qu'il va rien rester à manger et on aura qu'à crever de faim en se planquant dans un coin."

Pour le coup, j'hésite encore à lui parler de ce que j'ai entendu dire à propos de New-York. Ca aurait un coté trop définitif et ça impliquerait de lui dire que ses parents sont probablement morts ou, pire, devenus des zacks. Ouais, je sais, je viens de penser que ce serait pire qu'être mort parce que bon, à choisir, je préférerais encore qu'on me tire une balle dans la tête plutôt que de me faire contaminer par ces saloperies.

"Bref… Il faut qu'on parte d'ici. Et vite."

Je commence déjà à réfléchir à ce qu'on peut emmener, ce qu'il va falloir laisser là. Je jette un regard à Torby qui remue sagement la queue. Bien évidemment qu'on va l'embarquer le clébard, il pourra être grave utile, surtout si on essaie de nous emmerder. Tiens, pour la première fois je pense pas uniquement aux zacks comme une menace mais aussi aux humains. Faut dire que les deux gars m'ont franchement pas rassuré et, même si j'avais vu les crochets de boucher en ville, c'était visiblement pas suffisamment réel pour que je commence à me méfier de mes semblables. Enfin, pour le moment, ça reste quand même ténu, je me dis qu'il faut quand même rejoindre d'autres humains si on veut s'en sortir.
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MessageSujet: Re: [Flashback] 1, 2, 3 ... T'étais forcé de monter à 4 ? [Livre I - Terminé]   Jeu 10 Sep - 21:57

Je récupère les piles sans attendre et les enfourne dans les poches de mon sweat. Je ne sais pas ce qu'il a à me dire de si important, mais au moins... J'ai des piles ! Et ça met déjà un peu de baume au cœur rien que de savoir ça. Et puis, j'attends. Parce que je sens que la suite va beaucoup moins me plaire. Pourtant, ça commence bien. Personne ne l'aurait suivi, personne ne sait où on habite... Tout va bien, non ? Donc on peut simplement se contenter de faire comme d'habitude. Je me contente d'hausser les épaules, quand il parle de le prendre pour un débile, et je m'apprête à retourner à mes occupations.

Je me fige quand il reprend la parole, avec une expression qui doit avoisiner celle quand je dois m'enfiler des lentilles en boîte. Il vient de dire... Quoi ?! Des gens ?! J'ai même pas le temps de protester qu'il enchaîne sans plus un temps mort. Je sais pas s'il a choppé ma technique ou s'il la connaissait lui-même d'avant, mais je ne peux plus que le regarder avec un vague air abasourdi. Ok... Des hordes de Zack sont à l'approche. Bon, on peut gérer. Enfin, je crois. De toute façon c'est pas comme si on avait le choix, il faut bien attendre que p'pa et m'man reviennent au bercail avant d'espérer décoller. Ca me tue de me dire qu'il va falloir laisser la baraque derrière nous, parce que c'est vraiment le seul endroit rassurant que je connais, dans cette foutue fin du monde. Mais l'important, c'est qu'on soit tous ensemble à nouveau, non ?

Mais quand Ethan parle de partir... Là, maintenant. J'ai le pouls qui s'accélère. Le sang qui quitte mon visage. C'est pas vrai... C'est pas vrai !

- Quoi... Tu veux... Enfin. Maintenant ?


Je ne reconnais plus ma voix. Elle a un accent bizarre, brisée. Je sais plus ce que je dois faire, ou dire. Je me sens totalement perdu. Il a l'air déjà ailleurs, lui, à planifier son itinéraire ou je sais quoi... Je me rapproche en quelques pas avec l'envie de le secouer, de le tirer ou de le frapper pour ce que j'en sais encore. Je m'arrête et fais demi-tour. J'explose, littéralement.

- Non... NON !

J'entends Torby étouffer un aboiement, indigné. Je mets de la distance avec lui au contraire. J'embrasse du regard la maison, sans rater un détail. La vieille télé avec ses quelques pixels morts. La spatule toujours accrochée dans la cuisine. Le tapis qui pue la poussière à force. Le papier-peint qui se décolle au niveau de la porte. Tous ces détails qui font que c'est chez moi, et pas ailleurs. Que cet endroit m'est connu. C'est mon foyer, et ça sera jamais le sien. Je me retourne vers lui, avec cette colère qui gronde et me retourne les trippes.

- Casse-toi, si t'en as envie ! Je te retiendrais pas ! Mais il est pas question que je bouge d'ici... Je dois attendre que les parents reviennent, c'est ça le plan ! Mais j'en ai rien à foutre de toi, ok ? T'es pas mon frère ! Alors va crever dehors si ça te chante ! Je te regretterais pas ! T'as compris ça ? Je m'en fous de toi !

Je commence à gueuler, même si j'ai la voix qui déraille. J'ai horreur de ça, mais c'est pas important. Je suis de l'autre côté du canapé. S'il s'approche, je retourne me barricader dans ma chambre. Je mets l'étagère devant si besoin, ce sera pas un problème.

- Dégage de chez moi !
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MessageSujet: Re: [Flashback] 1, 2, 3 ... T'étais forcé de monter à 4 ? [Livre I - Terminé]   Sam 12 Sep - 21:12

Je lui file ses fichues piles et je commence à lui raconter ce qui se passe. Avec ça, ça me parait évident qu'il va falloir qu'on se tire de là et vite. J'ai pas encore eu l'occasion de voir des hordes mais j'en ai entendu parler quand j'étais sur les routes. Et putain, de ce que j'en ai entendu dire, ça donnait franchement pas envie d'assister au spectacle. Les gens en parlaient avec les yeux exorbités, avec cet air d'avoir vu la mort et de lui avoir serré la main, le truc bien glauque et bien flippant quoi.

Alors, à sa question, je hoche la tête, sûr de moi.

"Oui maintenant. Chaque minute est précieuse. Dès que les hordes seront là, on sera submergés et on sera plus capables de se défendre."

Je me rends pas compte que son ton de voix a changé tant je suis concentré sur ce qu'on va devoir faire pour perdre le moins de temps possible. Aller récupérer de l'essence dans une des planques dont il m'a parlé, prendre le plus de bouffe possible, gratter les dernières cartouches qui trainent… des trucs dans le genre quoi.

Je le vois bouger mais je fais pas vraiment gaffe jusqu'à ce qu'il explose et je sursaute alors qu'il se met à gueuler. Torby s'écrase le museau dans les coussins, à moitié en panique et je prends une profonde inspiration. Paradoxalement c'est sa colère qui m'empêche de péter un câble à mon tour. J'aurais été tout seul, j'aurais probablement cassé deux trois trucs avant de réfléchir à ce que je devais faire. D'ailleurs, c'est pas l'envie qui manque à bien y réfléchir mais, si je mets à faire ça, je pense que le gamin va se barrer et que je le reverrais jamais. Ou il va prendre le fusil et me tirer dessus, vu la gueule qu'il tire, ce serait pas improbable.

"Les plans, ça se change, c'est pas figé. Et là c'est exactement ce qui va se passer. Je suis pas ton frère si ça te fait plaisir. Et je vais dégager c'est certain. Mais il faut que tu viennes avec moi."

Je pourrais l'assommer, le forcer ou je sais pas quoi du même genre. Ca irait même vachement plus vite que d'essayer de lui expliquer les choses, surtout que c'est une putain de tête de mule on dirait. Mais il faut qu'il sache, qu'il comprenne. Comme je sais pas trop comment enrober le truc, je balance l'information d'un coup, d'une voix neutre.

"Les parents reviendront pas."

Je parle doucement, je sais même pas s'il m'entend en fait mais je me sens incapable de lui gueuler tout ça dessus. Je me sens las d'un coup, comme si d'un coup, j'avais plus la force de lutter contre lui et contre cette colère qu'il dégage.

"J'ai entendu les gens. Ils parlaient de New-York. De l'aéroport. Ils ont dit que les soldats tiraient à vue et que c'était blindé de zombies. C'est pour ça que p'pa a du me demander de venir. Parce qu'il savait qu'ils pourraient pas venir te chercher. Tu crois vraiment qu'ils t'auraient laissé en plan aussi longtemps ? Qu'ils auraient voulu volontairement que je m'occupe de toi sans qu'ils soient obligés d'en passer par là ?"

Je m'assois sur un des fauteuils, le plus éloigné du canapé. Je veux pas qu'il sente pris au piège. J'ai l'impression d'être avec p'pa l'espace d'un instant. Quand on chassait et qu'on tombait sur une biche apeurée. Zak' a exactement le même regard là tout de suite.
Et je continue de lui parler pourtant, comme s'il était adulte, oubliant que c'est juste un môme de 12 ans à peine

"Ils sont morts. Sinon ils seraient déjà là."

Je sais même pas si je crois vraiment ce que je dis. Je sais juste qu'il faut que j'ai l'air assez convaincu pour que le petit le soit aussi. Et qu'il accepte de venir avant qu'il ne soit trop tard.
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MessageSujet: Re: [Flashback] 1, 2, 3 ... T'étais forcé de monter à 4 ? [Livre I - Terminé]   Sam 12 Sep - 23:40

J'arrive pas à le croire. Il lâche pas le morceau, cet enfoiré !
Je pensais lui avoir totalement passé l'envie de jouer les grands frères protecteurs, ou je ne sais quelle autre connerie il a pu se mettre en tête avec moi... Mais non. Il s'en fout totalement que je renie le lien de famille qu'on peut avoir, que je lui jette au visage à quel point sa vie ne m'importe pas. Il me maintient qu'on doit changer nos plans. Que je dois partir avec lui. Mais... Jamais de la vie ! Pourquoi il ne s'énerve pas ? Pourquoi il n'est pas déjà parti en claquant la porte ? Pourquoi il se contente de me répondre avec cet aplomb ?

Je réunis ma colère en une boule compacte, au creux de mon ventre. Je serre les poings et m'apprête à en rajouter une couche quand... Il lâche ces quatre mots, d'un coup. Je marque un temps d'arrêt, sans comprendre. Je me ressaisis vite. Il raconte des conneries, c'est tout. Il essaie de m'embrouiller pour que je parte avec lui, mais je ne suis pas dupe. Qu'il ne me prenne pas pour un con !

- C'est pas vrai. Je te crois pas.

Je n'ai pas envie de l'écouter, alors qu'il reprend la parole. Je ne veux pas savoir quel mensonge il peut inventer pour couvrir... C'est pas vrai. Ca ne peut pas être vrai. Ils devaient juste avoir un peu de retard. Je sais que ça fait longtemps, bien trop longtemps. Je sais qu'ils n'auraient pas envoyé Ethan à leur place. Je sais tout cela. J'ai les yeux grands ouverts, écarquillés. Je frissonne quand il abat ses derniers mots comme un couperet.

Ils sont morts.
Morts.

Je devrais m'effondrer. Hurler et pleurer.
Je reste là, figé. Le regard dans le vide. Je n'entends plus rien. Je ne vois plus rien. C'est bien la fin du monde. Je la perçois seulement avec du retard. Je sens la puanteur de la mort que j'avais cru parvenir à oublier. J'entends le silence pesant de cette maison, vidée de toute existence depuis longtemps. Hormis la mienne, solitaire. Ils ne sont plus là, depuis longtemps. Je sais pourquoi je ne pleure pas. Parce que je l'ai déjà fait ce jour-là, quand le téléphone a cessé d'afficher l'heure, quand j'ai perdu la dernière chose qui pouvait encore me relier à eux et à l'ancien monde. Je ne sens plus que ce vide depuis.

J'ai la gorge trop serrée pour parler. Je ne sais pas depuis combien de temps je suis resté figé ainsi, dans cette immobilité parfaite. Bien trop longtemps, certainement, parce que Torby se tient assis à côté de moi et me regarder sagement. J'attrape ma Gameboy d'une main, le collier du chien de l'autre. Je ne sais plus ce que je dois faire, plus du tout. Je me sens minable de ne me raccrocher qu'à ça. Un chien. Une console. C'est vraiment tout ce qu'il peut me rester ?
Je marche jusqu'à la voiture. Je monte à l'arrière pour éviter de voir Ethan. Je me moque de ce qu'il trafique. Je laisse Torby reposer sa lourde tête sur mes jambes et s'étaler sur la banquette. Il arrête pas de gémir. Ca fait presque le même bruit que les méchants que je tue dans mon jeu. J'ai encore quatre piles. Je peux encore bien tenir seize heures sans me soucier de ce monde.

Seize heures à me dire que tout ceci n'a jamais existé.
Que la fin du monde n'est jamais arrivée.

... Et qu'ils reviendront.
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MessageSujet: Re: [Flashback] 1, 2, 3 ... T'étais forcé de monter à 4 ? [Livre I - Terminé]   Dim 13 Sep - 10:54

Je vois ses poings se crisper et je m'attends à tout moment à ce qu'il vienne me bourrer de coups, qu'il pète un câble, qu'il m'insulte. Surtout lorsqu'il me dit qu'il ne me croit pas. Moi non plus à sa place je me croirais pas en fait. Ce que je viens de dire a un coté beaucoup définitif pour que n'importe qui d'à peu près sensé l'accepte aussi facilement.

Mais il ne se passe rien. Rien du tout même. Le môme reste figé sur place, comme s'il était devenu une putain de statue. Pour le coup, je sais pas trop quoi faire ou quoi dire. Enfoncer encore le clou ? Je pense que là, ça devait aller, je pouvais difficilement faire pire en fait. Mais je voyais tellement pas comment lui annoncer le truc. Faut dire que niveau relationnel avec un même de 12 ans que je connais à peine, de base, je me pose là.

J'attends quelques minutes mais je vois qu'il bouge toujours pas alors, plutôt que de perdre du temps, je monte à l'étage, dans sa chambre et j'attrape un sac à dos, grimaçant en voyant que c'est exactement le même modèle que le mien. On se demande pas qui l'a acheté tiens.

J'ouvre son placard et je fourre des fringues dans le sac un peu au hasard, sans bien savoir ce que je fais en fait. Au pire, on fera un arrêt quelque part pour lui trouver d'autres trucs si besoin. Tant qu'on se casse d'ici rapidement.

Je m'arrête devant la porte de ma chambre pour récupérer mon propre sac et je me fige alors que mon regard s'attarde une nouvelle fois sur ce qui n'est plus qu'un musée de mon ancienne existence.

Je sais pas pourquoi je m'avance et j'attrape le trophée que j'avais remporté avec l'équipe de foot. Je laisse tomber les sacs et je le serre entre mes mains tellement fort que ça en devient presque douloureux et je finis par lâcher, d'un ton sec.

"Putain de merde…"

D'un coup, je le balance violemment contre le mur. Et puis c'est au tour de ces médailles à la con avant que j'arrache ces vieux posters pourris. Je finis par mettre un gros coup de pied dans la chaise de bureau et je me laisse tomber par terre, à bout de souffle alors qu'en temps normal, j'aurais pu continuer pendant un bon moment.

Je me relève au bout de cinq minutes. Ou de dix peut-être, j'en sais foutrement rien. J'attrape les deux sacs comme un automate et je descends directement dans la cuisine. Je reprends mon carton presque vide et je le remplis de tout ce que je peux trouver qui reste encore dans les placards. Autant le dire, ça fait pas grand-chose mais ça ira bien.

Je sais pas combien de temps tout ça m'a pris mais je vois le petit se bouger enfin… et se diriger vers la sortie. Je fronde les sourcils et je le suis des yeux, me demandant ce qu'il compte faire. Quand il ouvre la portière de la voiture pour s'installer dedans, j'avoue, je suis un peu sur le cul. Mais bon, avant qu'il change d'avis, je finis d'attraper tout ce que je peux et je m'arrête devant le bloc note près du téléphone, indécis.

Ils peuvent pas être morts, pas maintenant. Ce pauvre gosse mérite pas ça. Il mérite vraiment pas de n'avoir plus que moi comme famille quand même. Parce que bon, tout ce qu'il a dit est vrai. Et ce qui ne l'est pas, c'est juste parce que j'ai eu un bol monstrueux et que j'ai toujours fait ce qu'il faut pour échapper à la prison. Je peux lui offrir quoi moi comme vie là-dehors avec tout ce qui se passe ? Il peut même pas me supporter, il a aucune confiance en moi et je pense que là, tout de suite, je dois être la personne qu'il déteste le plus.

Alors non. Ils sont en vie, c'est obligé. Je sais, ça peut paraitre con dit comme ça, mais c'est ce qui me pousse à griffonner l'adresse de Sid' sur un bout de papier que j'accroche sur le frigo. Ils viendront, ils le liront et ils nous retrouverons. Et Zak' pourra me détester autant qu'il veut en me balançant des "je te l'avais bien dit" à m'en rendre dingue. Et je pourrais enfin me faire pardonner d'avoir été un connard aussi longtemps pendant qu'ils me gardaient ma chambre comme si j'allais revenir demain.

Il ne dit pas un mot alors que j'ouvre le coffre pour charger ce que je peux et je l'entends monter à l'arrière avec le clébard. Je fixe la maison un long moment et je prends une profonde inspiration avant de monter devant, déposant le fusil sur la place à coté de moi. J'ai eu le temps de réfléchir pendant que je récupérais des trucs dans la maison et, si c'est pas la meilleure idée du monde que j'ai eue, au moins on va aller quelque part.

Je tourne la clé et je mets le contact avant d'allumer la radio pour essayer d'occulter le silence pesant qu'il y a dans l'habitacle. Je jette un regard au rétroviseur et je vois la mine fermée du petit. Je pense qu'il va falloir que je m'y habitue.

En route.
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MessageSujet: Re: [Flashback] 1, 2, 3 ... T'étais forcé de monter à 4 ? [Livre I - Terminé]   

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