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Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]
MessageSujet: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Sam 5 Sep - 12:22

Nous marchions depuis plusieurs heures et la luminosité commençait à diminuer. Il faisait froid. Nous n’avions presque plus dit un mot depuis que nous avions pris la décision de partir sur la route. Son père était introuvable. Il ne servait à rien de rester dans les parages. Si il était encore vivant, il irait vers le Nord. Il s’attendrait à ce qu’Eileen fasse la même chose. Il ne voudrait pas qu’elle reste là, avec tous ces infectés qui leur collait aux basques. Il fallait bouger, avancer, vers le Nord. Même moi je ne disais rien. Pas de blague pour détendre l’atmosphère. Nous étions encore choqués. Les images du massacre, l’attaque des zombies et enfin l’armée, se retournant contre nous, abattant les gens avec qui nous survivions quelques jours à peine auparavant. Nous étions restés une demie-journée dans la zone, jusqu’à ce que j’arrive à convaincre Eileen de continuer à fuir vers le Nord. Je n’avais pas voulu aller voir. Il n’y aurait pas de survivants, et je n’étais pas prêt à affronter les corps sans vie de nos compagnons de route. Je voulais oublier. Marcher aidait.

Nous avions dormi à la belle étoile la première nuit. A l’abri des arbres. Heureusement nous avions encore un duvet. Mon manteau était assez chaud. Mais il faisait un froid terrible la nuit, à même le sol. Nous avions mangé la boîte de conserve que j’avais dans mon sac, froide, en silence. Je l’avais ouverte avec un caillou pointu. Je n’avais donc plus rien à manger. Eileen avait peut-être quelque chose. En tous les cas il fallait que l’on trouve de quoi se nourrir ou on n’avancerait plus très loin, et on servirait de bouffe pour les zombies. J’avais utilisé le spray désinfectant trouvé dans la trousse de secours qu’on m’avait confié pour ma blessure au bras. Si je pouvais éviter une infection, ne pas avoir à me couper le bras, ce serait cool.

Nous marchons vers le Nord, suivant les routes en restant sous le couvert des arbres. Nous avons bifurqué vers Compton en voyant que nous ne nous trouvions qu’à quelques miles du village. Il nous fallait un abri pour la nuit. Et il fallait qu’on remplisse nos sacs. Qu’on trouve à manger. Je montre à Eileen le petit panneau arborant une tente. Un camping. Ce serait parfait. Il y aurait sans doute des mobil-homes où nous pourrions passer la nuit. Et avec un peu de chance il resterait quelques trucs à manger. Il y aurait peut-être même des camping-gaz. L’électricité il ne faudrait pas rêver, mais dans les campings, il y avait du gaz en petite bouteille. On pourrait au moins faire chauffer de l’eau pour se réchauffer. Il y aurait peut-être même un groupe électrogène. Nous entrons donc avec précaution dans le camping. Il a l’air désert. Pas de bruit ni d’odeur suspecte. Bon signe.

« On tente l’accueil déjà, pour voir si on peut trouver un distributeur de bouffe où un truc dans le genre, et ensuite on ira voir si on peut se trouver un nid douillet pour la Nuit. »
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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Sam 5 Sep - 21:07

[HRP : Valla, j'ai voulu aider et j'ai bousillé notre RP rencontre ]

J'ai dû abandonner Papa. Il est sûrement mort à l'heure qu'il est. Sinon on l'aurait déjà retrouvé. J'aurais pu continuer à le chercher toute ma vie. J'aurais retourné tous les corps inertes au sol pour le trouver. Mais Pelleas m'a finalement forcée à quitter les lieux, préférant nous mettre hors de danger le plus rapidement possible. Je le comprends certes, mais je ne peux pas avoir la conscience tranquille. Papa est peut être entrain d'agoniser quelque part et moi je me sauve comme une lâche. Comme quelques heures auparavant. Cachée comme une lâche.

Mais je ne veux plus être une lâche. Je veux prouver  ma valeur au monde et à moi-même. J'en ai assez de rester toujours dans les arrières. Je sais me débrouiller, il est temps de le montrer aux yeux de tous.

Devant moi, Pelleas marche d'un pas vif, l'air maussade et angoissé. Encore une fois, j'ai l'impression que lui prend les décisions et moi, je me contente de les suivre. Mais je débattrai de ça une fois arrivés dans un endroit pour se poser. Là dans l'immédiat, je comprends qu'il ne vaut mieux pas jeter de l'huile sur le feu, et que la priorité est de trouver un refuge. Déjà une nuit que nous avons passé à la belle étoile. Ca pourrait presque être romantique si on était pas à la merci des zombies et tout autre potentiel danger nous menaçant. Et si on avait eu quelque chose d'autre qu'une boîte de conserve pour faire office de dîner. Pelleas en a profité pour désinfecter sa blessure, et j'ai suivi son soin d'un oeil éteint. Tant de blessés, tant de morts, et si peu de survivants...

Après une nouvelle journée de marche, on a fini par débouler sur un camping. Je n'ai jamais été aussi heureuse de voir un panneau de ma vie. Le camping, c'est un grand luxe par ces temps-ci ! Avec un peu de chance personne ne serait passé ici avant nous, et il resterait des vivres. Avec Pelleas, je guette un signe éventuel d'une présence humaine - ou pas -, mais rien. Pas de bruit ni de lumières. On estime que c'est plutôt encourageant et on se risque à continuer. Je n'ai qu'une envie : trouver un bungalow, caravane ou n'importe quel toit sous lequel m'abriter, manger le contenu de ma boite de conserve et dormir. Dormir en paix.

Pelleas, toujours très pieds-sur-terre dans ce genre de situation, propose d'aller chercher quelconque nourriture à l'accueil, ce qui me parait une bonne initiative. J'acquise et lui emboîte le pas. Aux aguets malgré tout, j'avance dans ses traces et arrive devant un petit bâtiment délabré, comme tous les bâtiments depuis cette apocalypse. Il ne ressemble à rien, si ce n'est qu'il arbore une inscription blanche "Accueil" à moitié effacée. Immédiatement, je me mets à farfouiller à la recherche de n'importe quoi de comestible ou utilisable.

Type d'action Je fouille l'accueil

Mais à peine ai-je dégagé une planche qu'un bruit un peu trop familier se fait entendre à une dizaine de pas. Tétanisée, je me fige et lève lentement la tête, espérant que ce soit une blague de Pelleas.

Alors soit mon camarade est extrêmement doué en déguisement et en théâtre, soit je suis en face d'un véritable zombie.

- Pelleas... je souffle d'une voix blanche en reculant à tâtons.

Comme d'habitude, je n'ose pas attaquer. Je n'ai toujours pas d'arme sur moi, j'ai rendu la barre de fer à Pelleas. Je suis dans la merde. Espérons seulement qu'il soit un zombie solitaire...

Points de vie restants : 20/20
Munitions restantes : 0
Gains des fouilles : Un zombie '-'
Endroit où je me trouve : L'accueil du camping
Endroit où se trouvent mes ennemis : L'accueil du camping --'


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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Sam 5 Sep - 21:07

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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Mar 8 Sep - 18:08

On a marché. Pendant des heures, des jours. Pas une éternité non plus, quand j'y pense, mais j'ai l'impression de ne plus savoir rien faire d'autre. De ne plus avoir rien fait d'autre depuis des mois. J'ai plus de pieds. Au départ, je sentais la douleur. Ils étaient en feu, et à chaque pas c'était comme si je marchais sur des clous pointus, très pointus. Puis à force... A force je ne sens finalement plus rien du tout. Je ne m'en occupe presque plus. C'est comme s'ils n'existaient plus, ou qu'on les avait remplacés par une machine automatique qui me faisait avancer d'un pas monotone. Je ne bronchais pas, ou quasiment pas. Enfermée dans mes pensées, je sais qu'il aurait mieux fallu que j'en sorte, que je cesse donc de ressasser ces derniers jours, ces dernières semaines... Plus facile à dire qu'à faire. J'entendais encore trop le chaos résonner dans ma tête, marteler mon crâne de coups de feu, de cris, de bruits de moteur. L'armée. L'armée avait été un monstre bien pire que Zack. L'armée était humaine. Comme moi. Comme nous. Pourtant elle nous avait massacré sans aucun scrupule, sans aucun regard en arrière. C'était donc ça, le vrai visage de l'humanité ? Est-ce qu'elle valait mieux, finalement, qu'une bande de zombie ayant perdu toute conscience, tout esprit, toute raison ? Je pouvais sûrement philosopher des heures, comme ça, et ça ne menait à rien. Je m'emmêlait juste encore plus dans mes réflexions, dans mes pensées, dans mes états d'âmes. On s'en était sortis de justesse, quoi qu'il en soit. L'armée ne nous avait pas eus. On avait couru, on avait fini par distancer les derniers zombies. Je ne croyais plus à la vie, je ne croyais plus à rien. Je ne savais pas si quelque chose était encore possible. J'étais déjà morte, dans mes idées. Pourtant j'ai continué à courir, avec papa ; il m'a obligé à le faire sur une bonne distance, avant que je n'en sois presque totalement incapable.

Y'avait plus personne, y'avait plus Eva. Que nous deux. C'était bizarre, parce que d'un coup, il était bel et bien sur mon dos 24heures sur 24. Je savais pas s'il y avait vraiment eu quelque chose entre Eva et lui, mais maintenant, j'essayais d'oublier tout ça. Mais je savais toujours pas comment le prendre, pas comment réagir. J'exagérais peut être un peu, voir même beaucoup, mais j'avais quand même l'impression de soudain exister à nouveau pour lui. J'étais pas juste là parce que j'étais là. Je prenais ça en compte. Mais j'arrivais toujours pas à savoir. Alors je parlais peu. Je restais fermée. Mais je le suivais. Je suivais le mouvement. Il fallait pas que je sois faible, pas maintenant. Je lui en voulais toujours, oui, mais je savais que sans lui, je survivrai pas.

A force de marcher, au bout d'un peu plus d'une semaine, peut être un peu moins, on a fini par arriver à un camping. A force de dormir à la belle étoile... Voir un endroit en dur, avec un toit sur notre tête pour passer la nuit, c'était pas spécialement de refus. On vérifie l'endroit. C'est moche, mais après ce que j'ai vu, ce que j'ai vécu, ça me laisse presque indifférente. Et cette indifférence là, face à de telles scènes, elle me dégoute. Mais c'est comme ça. On se force pas à éprouver quelque chose, de la haine, de la joie, de la pitié... Plus de trace de zombies, quoi qu'il en soit. On trouve un bungalow encore en état habitable, où tout a été laissé en plan. C'est étrange de débarquer là dedans, de s'approprier l'endroit comme d'autres l'ont laissé. On barricade tout, comme d'habitude. Ca aussi, je m'y suis habituée. La première nuit se passe bien. Je me repose, la journée. Un peu. J'explore aussi. Rien. Tout est calme. Jusqu'à la fin de la journée, une heure avant le coucher du soleil, à vue d'oeil. Je suis dans le bungalow, derrière l'accueil. Apparemment, papa voudrait repartir rapidement. C'est vrai qu'on est pas encore très au nord... Mais est-ce qu'on a de quoi tenir encore ? En tout cas, un bruit me tire de mes réflexions. Un bruit de voix. Je sors discrètement du bungalow, et fais quelques pas, jusqu'à être sûre de ce que j'ai entendu. Je reviens rapidement et re rentre, en essayant de faire toujours aussi peu de bruit.

« Papa ? Papa, on dirait qu'il y a des gens dehors. Au moins un mec, mais ça m'étonnerait qu'il parle seul. »

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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Jeu 10 Sep - 21:22

La voix d’Eileen ne laisse pas de doute. Je relève la tête pour voir un visage décharné à quelques centimètres de celui d’Eileen. Bordel. Ca s’arrêtera jamais ?

« Sors, vite ! Je te suis »

J’attrape Eileen par le bras pour l’éloigner, et je tente de repousser le zombie avec ma barre en fer, en l’empoignant à deux mains comme une épée, appuyant sur le torse de l'ancien humain de toutes mes forces. Sur la veste en lambeaux j'aperçois un badge avec un prénom, James. Preuve, comme si j'en avais besoin, qu'avant de vouloir nous bouffer c'était un humain, comme nous.

   
Type d'action Attaque à l'arme blanche (barre en fer)


Le zombie recule légèrement, mais la barre ne semble lui faire aucun effet. Il la pousse avec le bras en poussant un grognement. Je pousse une dernière fois et me retourne pour franchir la porte en sens inverse et courir hors de l'accueil. Je claque la porte derrière moi au passage, espérant que ce sera suffisant pour le stopper.

   
Type d'action Esquive
(utilisation de mon niveau de compétence Esquive)


Points de vie restants : 12/20 (pas sur si on compte le -8 de famine ou pas)
Munitions restantes : 0
Gains des fouilles : Rien
Endroit où je me trouve : Devant l'accueil du camping, dehors.
Endroit où se trouvent mes ennemis : Dans l'accueil du camping (à une case)


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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Jeu 10 Sep - 21:22

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#1 'Arme Blanche' :


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#2 'Esquive' :
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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Sam 12 Sep - 21:13

Nous avons marché pendant des jours avec Chloé. La zone était saturée de zombies qui pourchassaient vers le nord les derniers survivants des immenses colonnes de réfugiés qui remontaient les routes vers l'arrière-pays canadien. Ils n'étaient qu'assez rarement réunis en larges hordes, ces putains de contaminés, mais l'endroit était saturé d'individus infectés qui marchaient tous dans la même direction, comme des prédateurs qui écument une région en quête de nourriture, évoluant à intervalles réguliers pour ne laisser aucune proie leur échapper. Plusieurs fois, nous ne nous en étions tirés que sur le fil du rasoir. Heureusement, j'avais tout de même eu le coup de chance de tomber sur une chiée de véhicules militaires réunis en cercles avec quantité de crevés partout autour. L'armée, en se repliant maudite soit-elle, avait pris des précautions pour préserver ses effectifs. Ils avaient formé le cercle pour s'arrêter, ceux-là, mais vu le nombre de corps aux alentours, ils avaient été tout de même submergé par un groupe véritablement énorme. Les herbes hautes étaient jonchées de corps, déchiquetés à coups de canons automatiques de 40mm, massacrés au fusil d'assaut et à la mitrailleuse, voire carrément dispersés à la grenade. Des militaires, il ne restait pas grand chose car les infectés étaient si nombreux qu'il ne restait tout simplement pas grand chose à réanimer par le virus après leur passage. N'empêche que j'ai récupéré tellement de munitions que j'ai même dû en abandonner sur place. Truc de fou. On dirait Rambo. Rambo qui crève la faim.


Bref. Je dors, fièvreux, assis en face de la porte d'entrée du Bungalow. On dort ici pour la première et dernière fois. Il y a comme quelque chose qui cloche, de manière permanente chez nous. Ma fille dort. Enfin, je suis à peu près sûr qu'elle fait semblant. Mais comment fermer les yeux pour de bon dans le monde qui est le nôtre aujourd'hui ? Je n'en sais rien. Et je m'en fiche. Maintenant, on vit au jour le jour et pire que ça. A la minute. Là, je suis peinard, en train de somnoler. A l'occasion, j'entends des grognements plus loin, dehors. Mais je m'en fiche. Il faut ce qu'il faut. Chloé fait semblabnt, moi je dors pas. On crève tous les deux de faim. Tout va bien. Est ce que ce serait pas plus simple que je débarque dans sa chambre et que je la tue d'une balle dans le front, puis retourne mon flingue contre moi ? Peut être. Tous les autres étaient morts ou en fuite et quoiqu'il arrive, ils avaient autre chose à faire. Pourtant, je finis par piquer du nez. L'affaiblissement... Avant la Grande Panique, je faisais près de quatre vingt dix kilos, principalement de muscle. Aujourd'hui, quoi ? Quatre vingt ? Soixante quinze ? Et je continuais. Les vertiges me prenaient régulièrement. Chloé aussi, même si elle s'en cachait. Les paroles de Chloé me tirent de mes pensées. Je me lève d'un bond. Fusil en main. Crosse contre le creux de l'épaule. Je rejoins Chloé dehors. Ca bouge dans le camping, ça s'agite. Survivants et contaminés. Ca va barder. Bordel de merde.



| Et quoi ? On devrait se tirer pendant qu'on peut. Ces gens sont pas assez discrets, s'ils se sont fait repérer, ils vont nous faire buter. On y va? |


Je me tourne vers Chloé.


| Allez, on se tire? |

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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Mer 23 Sep - 16:55

Encore une fois mise à l'écart. Mais sous la coup de la peur, je n'ose pas protester. Me retrouver face à un zombie sans Papa à mes côtés... Qu'est ce que j'ai fait pour me mettre dans ce pétrin ? Que fait-il en ce moment même ? Est-il seulement vivant ? J'aimerais pouvoir réfléchir posément mais la situation ne le permet pas vraiment. Tôt ou tard, il faudra que je me batte. Alors encore une fois, je me relève, prête à me défendre.

Je peux le faire.

J'inspire et me prépare lorsque soudain, Pelleas me pousse et m'éjecte par la porte. Je me retrouve hors de l'accueil, déboussolée, et sonnée. Je ne devrais pas. Mon instinct de survie devrait me hurler de m'éloigner du zombie. Mon esprit d'équipe devrait me pousser à retourner aider Pelleas. Au lieu de ça, je reste plantée à quelques mètres du combat qui s'est engagé par ma faute, et dans l'incapacité de réfléchir. Un bruit furtif mais bien là, me fait tourner vivement la tête. Il y a eu quelqu'un derrière moi. Quelqu'un, un ancien quelqu'un, mais quelque chose a fait du bruit un peu plus loin. Je meurs d'envie de savoir quoi, mais je n'ose plus rien tenter seule. Après tout, c'est de ma faute que le zombie est apparu.

Finalement Pelleas surgit en trombe de la porte et la referme précipitamment sur lui. Il s'en est sorti vite et bien apparemment. Soulagée, je lui lance un regard plein d'excuses et de panique. Et surtout une question : et maintenant ?

D'une toute petite voix, je lui souffle :

- Je suis tellement désolée...

Type d'action : Mouvement

Sans trop savoir quoi faire d'autre, je m'enfonce dans le camping, un peu inconsciemment vers la direction de provenance du bruit. Peut être je me jette dans la gueule du loup - ou du zombie plus exactement. Mais peut être est-ce des humains, bien vivants. Je reste tout de même sur mes gardes, sans oser prévenir Pelleas, de peur de tout foutre en l'air comme je sais si bien le faire.

Mais je ne tiens pas longtemps. A peine quelques mètres plus loin je craque et décide de lui avouer :

- J'ai entendu quelqu'un derrière, un peu plus loin. (Je le scrute, avide de réponse.) On fait quoi ?

Sur le qui-vive et encore haletante, je m'apprête à faire face à de nouveaux zombies. J'en ai plus qu'assez, pourquoi dois-je toujours tout faire de travers ?


Dernière édition par Eileen Miller le Ven 25 Sep - 20:55, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Mer 23 Sep - 16:55

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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Ven 25 Sep - 22:31

A peine arrivés que c’est déjà la merde. Si ce camping n’est pas occupé par des réfugiés de l’épidémie, c’est pour une bonne raison. La place est prise par l’ancien personnel du lieu, et visiblement la règle est d’accueillir les nouveaux clients chaleureusement. Câlin, et repas offert. Sauf que c’est le client qui sert le repas. Du coup pas de câlin pour moi, je passe mon tour. Je pousse Eileen sans ménagement pour essayer de nous débarrasser de ce cher James, qui déborde d’affection pour notre chair plus très fraiche. Après une tentative infructueuse pour le transpercer, je fuis les lieux, à la suite d’Eileen. J’avais pas encore testé, je saurai maintenant que c’est pas assez pointu pour passer à travers un zombie. J’ai au moins réussi à le retarder un peu. Je pousse la porte assez brutalement derrière moi, espérant qu’elle le retiendra à l’intérieur de « l’accueil ». Eileen a l’air paniquée. J’ignore ses excuses, elle n’y est pour rien. J’aurai pu tomber sur James aussi, elle n’a pas eu de bol c’est tout. On est vivant, c’est ce qui compte pour le moment. Je la serre un moment contre moi.

« Ca va aller, ‘leen. »

Je la lâche rapidement et jette un œil vers le bâtiment d’où l’on entend encore des grognements retentir. J’aimerai tellement qu’il nous oublie celui-là. J’espère que le fait que la porte se soit refermée va suffire à ce qu’il reste à l’intérieur. Eileen a commencé à avancer dans lecamping. J’espère qu’on ne va pas encore tomber sur de mauvaises surprises. Je la suis rapidement, puis me stoppe à sa suite alors qu’elle se retourne pour m’avouer avoir entendu quelqu’un. Quelqu’un ou quelque chose ? Parce que si c’est un autre zombie, j’ai pas super envie de lui dire bonjour. Mais si c’est un humain… Il aura peut-être à manger. Il nous faut quelque chose de toute façon. On a rien dans le ventre et je commence à vraiment le sentir.

« Je vais jeter un œil. »

   
Type d'action Déplacement


Je passe le coin du bungalow, pour me retrouver nez-à-nez avec des palissades de bois. Evidemment faut qu'on arrive par l'arrière du truc. Et c'est apparemment l'emplacement qui marque les limites du camping, puisque les palissades sont suivies de structures en grillage. En revanche il y a bien des voix, juste derrière. Des voix, pas des grognements. On n'est pas seuls. Mais il va falloir passer par l'autre côté. Je refais en marche arrière les quelques pas qui m'ont séparés d'Eileen et lui annonce ce que j'ai trouvé en chuchotant et en jetant des regards vers notre James favori, toujours dans l'accueil, en tous cas pour le moment. Il faut qu'on se fasse discret, et qu'on s'éloigne de lui.

« C'est fermé par-là, ça doit être l'arrière de la terrasse. Tu avais bien entendu quelque chose, je viens de l'entendre aussi. Je crois que ce sont des humains, j'espère. On va faire le tour. »

Par humain, j'entends non-zombie. Parce que techniquement les zombies sont aussi des humains, en tous cas ils l'ont été. Mais même les humains se tournent les uns contre les autres maintenant. L'armée n'a pas hésité une seconde à nous tirer dessus comme des ballons dans une cage de foire. Espérons que ceux-là soient plus "humains".

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Endroit où je me trouve : Derrière le bungalow de Philippe et Chloé.
Endroit où se trouvent mes ennemis : Dans l'accueil du camping (à deux cases) si mon mouvement ou le suivant d'Eileen ( Vas-y Eileen je crois en toi) est réussi il nous oubliera.

HJ: Il y a eu des petites incompréhensions entre Eileen et moi et des merdouillages de dés, d'où des edits successifs du post d'Eileen, mais du coup là l'idée c'est qu'on a échappé au zombie de l'accueil, mais comme son déplacement en a attiré un à deux cases, on s'est dit qu'on considèrerait que ce serait le même qui sortirait de l'accueil, si on n'arrive pas à s'en éloigner. Du coup répond qui peut en premier entre Eileen (qui du coup lancera un dé de déplacement pour tenter de contourner le bungalow par l'autre côté), et Chloé (qui répondra à Philippe, et vous faites ce que vous voulez, soit vous venez à notre rencontre, soit vous essayez de nous éviter, je sais pas). We can do it!


Dernière édition par Pelleas Wilkins le Ven 25 Sep - 22:47, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Ven 25 Sep - 22:31

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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Sam 3 Oct - 13:07

[HJ] Hésitez pas si y'a un soucis spatialement parlant ^^ Sinon je vous laisse venir à notre rencontre si vous voulez :p

Y'a des gens... Non, pas des zombies. Des vrais gens, avec un cerveau et une âme, ou plutôt ce qu'il en reste. Parce que bon, on est tous autant amochés physiquement que psychologiquement. Faut pas se le cacher. Je sais pas à quel point j'ai changé, mais je sais que le mot repos m'apparait comme le truc le plus utopique qui soit. Je dors pas, je fais semblant. Histoire de garder un semblant de contenance, de se raccrocher à quelque chose de la routine du passé. On s'est plaint de trois miliards de truc, mais en fait, on avait la belle vie... Comme toujours, il faut une apocalypse pour se rendre compte que ce qu'on a est précieux. Papa non plus arrive pas vraiment à fermer l'oeil, j'ai l'impression. Et je crois qu'il fait même plus semblant, d'ailleurs. Je sais pas si ça doit me rassurer qu'on soit dans le même panier, ou au contraire me faire penser qu'on est proches de la fin. Ou alors c'est ça la bonne nouvelle ; on est au bout du rouleau, on sera vite délivrés. Je sais pas. J'ai toujours pas envie de mourir, mais vivre ne me procure aucun réel plaisir non plus. Alors quoi, j'ai toujours un peu d'espoir qui survit quelque part et qui me dit que je dois continuer, même sans dormir, même en ayant toujours faim et soif ? Peut être. Je sais pas ce que j'espère, je sais pas si j'espère vraiment. C'est trop compliqué. Et quand j'essaye de dormir, ça me tracasse, j'y pense, j'ai rien d'autre à faire. Alors je bouge, avec précaution bien sûr. Y'a des zombies dans ce camping. On en a pas eu en face à face réellement à notre arrivée, mais ça puait le Z.

J'entends mon père bondir debout à mes paroles, et il est rapidement à mes côtés sur le seuil du bungalow. Armé et tout. Prêt à partir. Je le regarde, alors qu'il me dit qu'on devrait tout simplement se tirer. Oui, c'est simple... Et il a pas tord, de manière pragmatique, si ces gens trouvent rien de mieux à faire que de parler à haute voix dans un lieu potentiellement dangereux, ça va n'attirer que de la merde. Après, y'a toujours mon côté humain. J'avais jamais pensé le détester à ce point, et pourtant, merde, je peux presque pas m'empêcher d'avoir envie d'aller à leur rencontre. Mais c'est pas prudent, et je dois être prudente. C'est tout ce qui compte. Je me mords la lèvre et hausse les épaules.

« Ok. Je rentre vite fait chercher le sac. »

Aussitôt dit, aussitôt fait. Y'a plus grand chose dans mon sac, mais c'est comme essayer de dormir, j'en ai besoin. Besoin de m'y rattacher, de sentir que je possède encore quelque chose. On est cons, hein, parfois, pauvres êtres humains sentimentaux. Ca me prend deux secondes, et je suis rapidement de retour.

« Allez, go. »

Je commence à avancer. Normalement, je sais où est la sortie. J'ai pas forcément une super mémoire spatiale, mais on est pas loin de l'entrée, alors ça va. Cependant, arrivée à l'angle du bungalow, je jette un œil de l'autre côté avant de m'engager, et distingue deux silhouettes. Je m'arrête, et murmure rapidement à l'attention de mon père.

« Si on veut les éviter, va falloir trouver un autre chemin. »

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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Mar 13 Oct - 21:08

[Je ne mettrais une fiche de « jeu » que s'il y a besoin après lke déplacement d'Eileen]


Je sens bien que ma fille a envie, a hâte même, de rejoindre ces gens. C'est impossible pour elle d'imaginer faire autrement. Elle est encore jeune et même si elle en a bavé ces derniers temps, il me semble indéniable qu'elle ait encore une part d'humanité très forte en elle. Après tout, elle n'a pour l'instant tué que des morts. Ce n'est pas que ça demande moins d'efforts que de tuer des vivants, mais il y a tout de même une différence. Les putréfiés ne le sont pas encore tant que ça et avec le froid, ils se décomposent encore moins vite que d'habitude, ce qui les rend totalement imprévisibles. Seront-ils encore là dans trois mois ? Dans six ? Dans un an ? Je n'en sais rien et ce genre de question me file le bourdon. J'ai l'impression que ça n'en finira jamais. Cette course, cette traque dont nous sommes les proies. Cette fuite en avant dont je ne peux plus. Ce n'est pas franchement quelque chose que j'apprécie. Cette insécurité constante, cette panique de tous les instants. C'est quelque chose que j'ai vraiment du mal à appréhender. Mais moins que ma fille. Pourtant, elle semble se faire une raison. Elle me dit qu'elle rentre à l'intérieur pour chercher son sac.


| Ok, fais vite. |


Je la prie de se dépêcher car lorsque les choses se gâtent dans le coin, la situation peut rapidement dégénérer et devenir sacrément pourrie. Je ne veux pas me trouver là quand tous les bouffeurs d'humains se disputeront les carcasses des malheureux qu'ils auront su attraper. Je hoche la tête quand Chloé me dit que nous pouvons avancer. Je me retrouve à ouvrir la voie, braquant mon fusil devant moi pour allumer les menaces immédiates. Il suffit pourtant que l'on contourne le bungalow pour tomber presque nez à nez avec deux types que je vise, mais qui sont bien vivants. Mon fusil est pointé sur le mec. Réflexe de toujours qui veut le plus souvent que les lascars protègent leurs pouffes en gardant tout l'attirail sur eux, quitte à en crever bêtement. Je m'adresse à Chloé, mais sans me tourner vers elle.


| Bon, je crois que c'est cuit pour la discrétion. Fais gaffe, chérie. |


Je me concentre à nouveau sur les deux inconnus, alors qu'il y a du bruit pour loin. Je souffle.


| Vous venez d'où, où sont les contaminés? |

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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Mar 17 Nov - 22:06

Type d'action Déplacement


Je rejoins rapidement Eileen et on s'engage le long du bungalow, par l'autre côté. Concentrés sur les bruits qui proviennent de l'acceuil, on fait moins attention à ce qui se passe devant nous. Sans doute aussi parce que l'on sait que ce sont des humains. Bref c'est en passant le coin qu'on se retrouve nez-à-nez avec eux. Deux humains. Un homme et une femme. Enfin une fille plutôt. Elle a l'air assez jeune. J'ai une vague sensation de les avoir déjà vus, mais je n'ai pas le temps d'y réfléchir que j'ai déjà une arme pointé sur ma tronche. Je lâche la main d'Eileen que j'avais attrapé pour la rassurer et aussi m'assurer qu'elle suive le mouvement afin qu'on mette de la distance entre nous et le truc qui avait l'intention de nous bouffer. Je place mes mains en l'air, lâchant ma seule véritable arme, la barre en métal, sur le sol, signe que je ne leur veux aucun mal, et je réponds à la question qui m'a été posée sans attendre.

« On fuit vers le Nord, on vient d'arriver dans ce camping, par là. »

Je désigne la direction de la main gauche, tout en gardant mes mains levées bien au-dessus de ma tête, histoire qu'il n'aille pas s'imaginer que j'essaie d'en profiter pour chopper une arme.

« Il y a un zombie dans l'accueil, mais je pense qu'il est coincé à l'intérieur. J'espère qu'il n'en attirera pas d'autre. Il vaudrait mieux se tirer rapidement. »

Lentement je me baisse pour récupérer ma barre de métal au sol. Je jette un oeil à Eileen au passage qui a l'air de s'être un peu remise de ses émotions.

« Je suis Paul. »


« Et moi Eileen. Est-ce qu'on peut partir avec vous ? »

Elle me lance un regard comme pour s'excuser de leur demander ça. Au contraire, ils ont l'air armés, et la fille a un sac. Elle a peut-être de la bouffe dedans. Si on peut s'allier, c'est tant mieux. Et je pense que nos chances qu'ils acceptent sont bien meilleures si c'est elle qui demande.

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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Mar 17 Nov - 22:06

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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Lun 23 Nov - 20:57

Je restais méfiante. Il fallait pas non plus que je m'emballe, par l'envie de voir un peu d'autres têtes que celle de mon père, ou par la peur que pouvaient représenter des zombies et des inconnus potentiellement dangereux. Parce que ne nous leurrons pas ; j'avais bien fini par comprendre que dans ce monde, les vivants pouvaient tout autant être des menaces que les morts... Mais c'est plus dur à accepter. Et on pouvait toujours se dire, espérer, que toute l'humanité avait pas fini en monstres pour survivre. Mais ils avaient pas l'air très doués pour la discrétion, par contre... Ou alors, ils s'étaient crus en sécurité, et hop, on parle un peu trop fort et c'est foutu. De toute façon, j'avais pas senti ce camping. On avait eu besoin de se poser, parce que c'était plus supportable, mais il était clair que l'endroit restait dangereux, et j'avais aussi bien compris que papa ne comptait pas que nous y restions trop longtemps. On allait juste être chassés un peu plus tôt et un peu plus brutalement que prévu... Et sans avoir pu reprendre beaucoup de forces. Enfin, une petite nuit de repos, même tout relatif, c'était jamais de refus. Maintenant, j'avais mes affaires à la main, déjà rassemblées pour faciliter les départs sur le pied levé, et on essayait de contourner les gens. Et les zombies. Parce que les gens en soit, ça me dérangeait pas, mais les Z semblaient être aussi compris dans le lot.

Eh bah c'est raté. J'acquiesce, alors qu'il me dit d'être prudente, même s'il ne doit sûrement pas voir mon geste. Je resserre ma prise sur ma pauvre arme, comme sur mon courage. Du bruit, toujours, plus loin. Mais les deux sont là. Je les regarde. Un gars, sûrement la vingtaine, et une fille, encore plus jeune. Mon âge à peu près, je dirai. Ok. Pas l'air très menaçants, comme ça. Moi, si j'avais pas papa, je serai sûrement restée une grosse bisounours et soyons clair, j'aurai pas survécu bien longtemps. J'acquiesce, alors qu'il nous indique la position du zombie. IL parle vite, et je dois me concentrer pour être sûre de tout comprendre. Je lui réponds avec un accent clairement français.

« On est ici depuis un peu plus longtemps, on a pas eu d'ennuis directs avec les zombies, mais il est clair que l'endroit n'est pas sûr. Il est sûrement pas seul, et il finira par en attirer d'autres. »

La jeune femme dit rien, elle a pas l'air très à l'aise. J'essaye de lui adresser un demi sourire pour la détendre, même si en l'instant c'est pas facile, parce que j'ai pas trop envie de sourire. Plus de déguerpir.

« Chloé. Et mon père, Philippe. »

Je nous présente pour nous deux, mais laisse bien le soin à papa de répondre à leur question.

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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Ven 27 Nov - 11:09

[HJ: ce rp étant fort ancien, ça vous botte qu'on amorce la fin?]


Je n'ai jamais aimé être surpris au coin d'une rue, vous pouvez me croire. Ca a toujours été excessivement déplaisant, déjà d'une part pour le risque de bousculade, ensuite parce qu'il y avait des infectés un peu partout autour de nous visiblement, et que rester ici tenait de la folie la plus complète. Maintenant, on était piégé dans cet endroit, on ne pouvait plus partir comme des voleurs, sans que personne ne sache ce qu'il y avait d'autres gens qu'eux dans le camping. Et plus encore, nous crevions de faim et ces gens avaient peut-être quelque chose. Je ne savais pas comment je me comporterais si j'apprenais qu'ils avaient quoi que ce soit qui nous aide à survivre, Chloé et moi, et c'était justement ça qui était le plus inquiétant. Ils sont deux. Deux jeunes. Le type a un air chelou, la nénette est bien foutue, malgré la faim qui semble l'avoir amincie rapidement. Bon, ils avaient peut être pas quoi que ce soit d'intéressant... Le type ne parle pas trop fort et m'indique d'où ils sont venus et où ils vont. Ils m'expliquent qu'il y a bien un contaminé de repérer, mais qu'il ne saurait normalement pas nous suivre. Pourtant, il risque d'attirer d'autres infectés avec lui, en grognant et en se tapant contre les fenêtres et les cloisons dans le pathétique espoir d'attraper quelqu'un. Ils nous demandent si on peut les prendre avec nous. Et merde. La fille qui le demande a un tel ton... Ca fait vibrer le flic en moi, la grosse brute bourrue, capable du pire... Mais terriblement empathique. Pourtant, je pense à Chloé et un cruel dilemme, un combat terrible, s'engage en moi. Chloé réagit et nous présente tous les deux. Elle ne se méfie pas de ces inconnus autant que moi. Je note qu'elle ne répond pas, qu'elle me laisse décider, je médite un moment. La bataille est rude, mais les lambeaux de ma conscience l'emportent finalement.


| Eh bien, je pense que c'est foutu maintenant, de rester ici. On se tire du camping. Si vous faites du bruit, si vous attirez les contaminés sur nous, notre entraide s'arrêtera là et on prendra le large. Vu? |


Ok, je ne suis pas très commode, mais tant pis. Nous les rejoignons de leur côté du préfabriqué, puis je leur fais signe de se baisser et de me suivre. Nous progressons rapidement. A chaque coin, je regarde les environs au travers de la lunette de mon M4, puis nous progressons encore. Si vite et si bien, qu'on sent l'expérience qu'on retire de ces mois de survie. De vrais professionnels. Une fois arrivés sur le côté de la clôture du camping, j'entrouvre le grillage pour les laisser se faufiler.


Type d'action Déplacement vers la clôture



| On va faire le point, maintenant, sur ce dont nous disposons, et sur l'endroit exact où vous vous rendez, qu'on voit si on peut faire un bout de route ensemble. |


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Dernière édition par Philippe Esclavier le Ven 27 Nov - 11:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Ven 27 Nov - 11:09

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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Mer 2 Déc - 0:27

Les deux en face nous jaugent du regard. Une arme est pointé sur moi. Agréable comme rencontre. Mais bon je le comprends un peu le mec. Les bisounours c’est fini. Il faut survivre maintenant. Et c’est pas de tout repos. Ils ont l’air presqu’aussi crevés que nous. Et ils ont pas l’air mieux nourri. Mais ils sont vivants, et ils ont des armes. Depuis que tout le monde s’est fait massacrer par l’armée, on est seuls, tous les deux. A mon soulagement Eileen leur demande de les rejoindre. Je vois que le mec hésite, puis abaisse son arme. Chloé, et Philippe. Les noms me disent quelque chose. Alors qu’il accepte de nous prendre avec eux, tout en nous signifiant bien que si on fait du bruit c’est terminé, je récupère mon arme de fortune que j’ai commencé à apprécier avec le temps. On les suit, Eileen devant et moi derrière. Je préfère fermer la marche. On ne dit pas un mot. A part Eileen qui murmure un merci alors que le gars passe à côté de nous. On arrive enfin en dehors du camping, sans encombre. Je pose ma main sur l’épaule d’Eileen et lui sourit pour la rassurer, puis je répond.

« On n’a plus grand chose en réserve. On a épuisé la bouffe, on espérait en trouver dans le camping...»

Je sais que ça va pas aider à les convaincre de nous accepter à leurs côtés, mais je préfère être sincère.

« Notre groupe s’est fait buter par l’armée, il y a quelques jours. On a survécu, mais on a perdu pas mal de trucs dans la bataille. On a quand même quelques médocs. On va vers le Nord. Je sais c’est vague, mais on espère que le froid les freinera. De toute façon au Sud c’est infesté. On s’en sortira pas en allant par là. »

Soudain je me souviens. On les a croisés déjà, ces gens. Mon regard se pose sur la fille. Elle était avec nous le jour ou Mila est morte. Quand elle s’est sacrifiée après avoir été mordue, pour qu’on puisse fuir. Elle était avec cette femme et ce gosse, et ils parlaient dans une autre langue. En français je crois.

« Je vous ai déjà croisés. Lors d’une expédition qui a mal tourné., au Sud. Des infestés nous sont tombés dessus. Je suis sûr que c’était vous. »

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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Sam 5 Déc - 22:16

[HJ] je vous laisse cloturer :p

Je regarde le mec et la fille. Je sens papa, à côté de moi, encore plus méfiant par nature, qui les menace tous les deux. Du coup, mon arme tout de même en main pour le principe, je me contente de les détailler. Niveau état, on doit pas être vraiment mieux qu'eux... j'ai pas spécialement envie de savoir à quoi je ressemble exactement. Je risquerai d'avoir peur... Les traits creusés, le teint pâle, un regard assez affamé, et compagnie. Enfin bon, ils sont tout de même assez bien conservés pour ne pas qu'on les confonde avec les Z. C'est déjà ça... Mais à mon avis, ils ont pas plus de quoi se nourrir que nous. Tant pis. Tous dans le même bateau. Leur réaction est pas agressive, on se fait pas sauter dessus ni rien, et c'est déjà ça. Et plus je les regarde, plus ils me disent quelque chose. Enfin surtout lui, le mec. La nana, moins, mais je suppose que si je l'ai croisé lui et qu'ils sont ensemble, j'ai dû la voir aussi. Mais bon... Aucune possibilité de me souvenir quand, comment. C'est j uste une impression, et franchement, je vais pas chercher plus loin. S'ils avaient fait partie du groupe, j'aurai reconnu tout de suite mais c'était pas le cas. En tout cas, le mec, Pelleas, confirme ma première supposition : ils ont pas plus de réserve que nous. J'écoute avec attention son histoire. C'est triste... Ouais mas finalement, c'est le lot de tout le monde. Alors on s'en fiche un peu. On est tous là parce qu'on a perdu beaucoup, et qu'on a juste assez à perdre encore pour arriver à continuer.

« Commençons par sortir d'ici.. Et puis pour le Nord, il n'y a plus vraiment d'autre solution que d'y monter, de toute façon. Pour ce qui est des stocks, je dois avoir encore un ou deux médicaments... Mais pas de quoi soigner grand monde ni grand chose. Et la nourriture, c'est guère mieux, il me semble. »

Si on en avait plus, ça se verrait sur nos têtes... J'ai la dalle, mais j'arrive encore à marcher. Il le faut bien. On a une belle rando à faire, qui sera pas de tout repos, pour aller au nord. Je sais pas du tout si on va continuer la route avec eux, ça m'est assez égal, quand j'y pense. Mais ils ont pas l'air des pires tueurs du quoi. Ils doivent au moins savoir se débrouiller face à un zombie, s'ils ont survécu jusqu'ici... Je hausse les sourcils, alors que Pelleas dit me reconnaître. Je reste un moment interdite... Et oui, merde, je me souviens. J'ai aps envie de me souvenir, mais je me souviens. Je me mords la lèvre.

« Oui, peut être. Ca me dit vaguement quelque chose. »

Est-ce que j'avais vraiment fait attention à eux, alors que Juliette venait de débarquer... Avant de partir pour de bon. Je hausse les épaules, me retourne vers la route. Non, vraiment pas envie d'aborder le sujet. C'était trop douloureux.

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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Lun 7 Déc - 11:56

J'étais clair, net et précis. Presque tranchant dans mes propos. Je savais ce que j'avais besoin de savoir et je ferais tout pour l'obtenir. Je ne voulais pas nous engager avec Chloé dans une coopération avec des gens qui, peut-être, n'en valaient absolument pas la peine. Ils semblaient se débrouiller, cela dit, et se montrer suffisamment discrets pour éviter l'apparition de quelques goules n'était pas non plus à la portée de tout le monde, à l'origine. Nous autres citadins, et même campagnards, avions trop l'habitude de ne jamais avoir à nous montrer particulièrement discret dans notre vie de tous les jours, avec en toile de fond notre intériorisation presque innée maintenant, de notre position au sommet de la chaîne alimentaire. Il ne fallait pas chercher beaucoup plus loin pour comprendre comment cela se faisait qu'il y avait autant de gens qui mouraient, ces derniers temps. On n'avait pas l'habitude de réagir comme on devait le faire aujourd'hui et ni nos muscles, ni nos sens, n'étaient accoutumés aux réactions que nous nous devions d'avoir aujourd'hui. J'essayais donc de continuer de jauger un peu les deux jeunes qui souhaitaient faire un bout de route avec nous, et autrement d'essayer de distinguer de quels équipements ils disposaient et ce qu'ils étaient capables de faire. Après tout, je n'allais pas tarder à parier ma vie et celle de ma fille sur eux... S'il s'agissait de forcenés ou de pillards, ou pire, des incompétents, le bilan risquait très vite de devenir très lourd.


En tous cas, ce que dit le type semble cohérent avec sa situation. Je me fige lorsqu'il parle du massacre de son groupe par l'armée quelques jours plus tôt. Les militaires dézinguaient tout le monde dans tout le pays ou se pouvait-il que...? Il avait peut être des informations sur ce qu'il s'était passé.


Il avait peut être vu ce qui arrivait aux gens de notre groupe. A Eva. Mon coeur se serre et je suis pris d'un espoir soudain. Chloé n'a pas l'air de percuter l'incidence de cette révélation mais je me fais pressant.



| Tu étais là quand les militaires ont flingué tout le monde, au nord de Coaticook. Est-ce que tu as vu ce qu'il était arrivé aux autres? |

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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Mer 9 Déc - 0:29

La fille semble d'accord sur le fait qu'il faut aller au Nord. Et j'ai l'impression que leur plan n'est pas beaucoup plus précis que le notre. Leurs stocks semblent aussi bas que nos morals après notre dernière rencontre avec l'armée. Mais au moins ils ont l'air d'accepter qu'on les accompagne. A quatre, ce sera forcément plus simple qu'à deux. Alors que je leur explique ce qui nous est arrivé. Comment notre groupe s'est fait descendre. J'ai l'impression que le mec tique là-dessus. Il s'agite, et à l'air de réfléchir. Je reconnais soudain la fille. Je lui en parle, et elle me répond que peut-être. Apparemment mon charme ne l'a pas marquée. Humour. J'étais pas vraiment dans l'ambiance pour la charmer.

L'homme reprend alors la parole, me confirmant l'impression que j'avais eu. L'attaque de l'armée l'a perturbé. Les autres. On a bien rencontré un autre groupe de survivants. Je suis allé à leur rencontre avec Emily. Juste avant qu'ils se mettent à nous tirer dessus à vue. Je ne sais pas exactement ce qui leur est arrivé. Lorsque ça a dégénéré j'ai couru vers les nôtres, vers Eileen. Je lui lance un regard désolé.

« Non je... J'en sais rien... »

La voix d'Eileen m'interrompt.

« Moi j'ai vu des gens s'enfuir, dans la forêt. Des gens de l'autre groupe. Mais je sais pas si ils ont réussi à s'enfuir pour de vrai. Enfin, je sais pas si l'armée a réussi à leur tirer dessus ou pas. Et j'étais loin. Je saurai pas vraiment les décrire. »

Elle a l'air vraiment désolée de pas pouvoir lui en dire plus. Mais c'est déjà plus que moi, qui me suis enfui dans l'autre direction sans même me retourner pour voir ce qui leur arrivait. Mais je devais retrouver ceux de mon groupe. Eileen, Neal, tous les autres. J'avais déjà laissé trop de monde derrière moi. A commencer par mes amis, les premiers que j'avais laissé tomber en fuyant comme un lâche.
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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Ven 11 Déc - 19:19

On sort tous rapidement du camping avec les deux autres, sans rencontrer de zombie ni rien. Bon, déjà un bon début... Mais c'est pas dit que dehors ça soit plus calme. Ca l'est pas, c'est sûr. Il va sûrement falloir marcher vite vers le nord, parce que la vague de zombies qu'on a fui remonte aussi, et finira par nous rattraper... De toute façon, on était condamnés à ça. Fuir. Toujours fuir. Y'avait plus grand chose d'autre. Les deux avaient l'air dans la même situation que nous. Comment aurait il pu en être autrement ? Ils avaient pas l'air d'être plus des gros durs que moi, sachant qu'en plus j'avais tout de même l'impression de m'être un peu endurcie. Heureusement qu'il y avait papa, dans l'histoire. Je me doutais d'ailleurs qu'il ne voudrait pas qu'on reste avec eux indéfiniment, je le connaissais assez pour ça. Juste le temps d'en retirer le bénéfice qu'on pourrait, sûrement, et quand ça serait plus à notre avantage, il voudra qu'on file. Alors, fallait juste que je me dise dès maintenant que je devais pas m'attacher à eux et chercher à faire ami ami. Ca allait être dur...

Et puis, ils me disaient étrangement quelque chose. Surtout lui. Mais franchement, je me dis que j'ai vu tellement de gens, morts, vivants, zombifiés, sans importance, que ça peut très bien être un jeu de mon imagination. Mais non, parce qu'apparemment, l'impression de déjà vu est réciproque. Putain... Ouais. Le jour où Juliette est partie, aussi. Avec Gabriel. J'étais plus concentrée sur les horreurs qu'il me balançait, mais ça me revient. Il était avec une jeune blonde il me semble. Ou pas... Parce qu' apparemment, on parlait pas de la même chose. Enfin je sais pas. Qu'est-ce que ça changeait ? Que ce soit la fois où Juliette avait filé, ou l'autre jour quand on avait dû fuir... Y'a pas d'espoir. Est-ce qu'on a une chance de les revoir, s'ils sont vivants ? Peut être. Mais elle est tellement infime qu'il vaut mieux ne pas l'avoir. Vaut mieux pas penser à ça. Papa semble pas de cet avis, il insiste. Ils se sont enfuis, d'après la jeune femme.

« Et ? Ca veut pas dire qu'ils ont survécu après. Ca veut pas dire qu'on ait une seule chance de les retrouver. Ca sert à rien. »

Oui, je parlais de manière beaucoup plus sèche et me montrais beaucoup plus fermée que d'habitude. Mais franchement, c'était pas un peu vrai, dans le fond ?

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MessageSujet: Re: Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]   Dim 13 Déc - 19:40

Mon cœur s'emballe. J'ai l'impression qu'il y a un problème. Un espoir en fait, et c'est même carrément effrayant que d'imaginer qu'il puisse y avoir un problème à ce niveau là. Comme si l'espoir n'était plus quelque chose de positif, mais bien de négatif, de potentiellement douloureux. C'était le cas, aujourd'hui. Nous avions tous tellement mangé en pleine tronche que nous n'en sortions plus. Tant de problèmes s'accumulaient... La faim, la soif, le manque de sommeil, la peur qui virait à la terreur une fois sur deux. Tant de choses, un véritable cauchemar éveillé. Et on accumulait tellement les problèmes que j'avais l'impression maintenant de ne plus pouvoir qu'être déçu de la tournure que prenaient les choses. C'était comme ça. Tant de noirceur. Et maintenant, cette lueur, lumière au bout du tunnel. Il y avait peut être quelque chose à espérer du côté de ces deux jeunes gens, qui avaient des informations sur ce qu'il s'était passé lors de la fusillade, quand les militaires avaient débarqué pour tout flinguer, avant de se faire submerger à leur tour. Mon cœur se serre plus encore et je détourne le regard, ferme les yeux une seconde, alors que la jeune fille reprend d'une voix qui me regonfle le cœur, me réchauffe l'âme.


Eva est peut être en vie. Peut être que les autres aussi.


Ils le sont. Peut être. Je souffle. J'ai la respiration tremblotante. Enfin un peu de bonnes nouvelles au milieu de ce monde d'horreur, de cauchemar. Ma fille, elle, tire un trait sur la perspective d'une bonne nouvelle. Je sais que ma relation avec Eva n'est pas très bien passée. En grande partie parce qu'on n'en a pas vraiment parlé, de notre côté. Et ensuite, elle a beaucoup moins bien vécu que moi le carnage auquel nous avons réchappé de justesse. Je lâche, à ma fille principalement.



| Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir. Un peu au moins. Essaie de pas tout voir en noir. On a peut être des amis en vie. Peut être pas, peut être qu'on les reverra jamais. Mais ils sont toujours là. |


Je regarde les deux jeunes.


| Allez, on se tire. Si vous voulez vivre, vous nous suivez. |


Je fais un signe d'encouragement à Chloé, cale mon arme contre mon épaule et reprends ma progression, baissé, faisant profil bas pour ne pas attirer les macchabées.

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Le camping, c'est la vie ! [Livre I - Terminé]
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