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A l'ouest rien de nouveau ! [PV Miria, Chloé et Phil] [Livre I - Terminé]
MessageSujet: A l'ouest rien de nouveau ! [PV Miria, Chloé et Phil] [Livre I - Terminé]   Sam 5 Sep - 23:07


Voilà un moment que Javik et son petit groupe a quitté les autres. Vous imaginez peut-être qu'il a des remords ? Non pas vraiment ! Après tout, ce n'est pas comme s'il était parti sans leur laisser la possibilité de les suivre. Il leur a bien dit, s'ils voulaient le suivre, ils le pouvaient. Mais non ! Ils ont tous préféré foncer vers cette église en pensant qu'un miracle allait se passer. Un miracle... pfff, ce simple mot lui donne envie de rire avec un air moqueur. Ce n'est pas parce que c'est un lieu sacré que les monstres n'allaient pas y pénétrer. Les zombies ne sont pas des démons ! Tant bien même que des démons puissent craindre une église, ce qui n'est pas encore sûr ! Bref, il ne restait que Danny, Miria et ses frères et sa sœur. En soit, le groupe n'avait rien de bien extraordinaire. Javik avait pris la tête, Dan n'était pas vraiment du genre à vouloir être un leader. Et puis, sincèrement, vous pensez qu'il va laisser sa place à quelqu'un ? Deux groupes... deux groupes où il se retrouve à être un simple pion pour quoi ? Pour que ça finisse toujours mal. Alors, c'est fini ! Maintenant, c'est lui qui prend les commandes et le premier qui n'est pas content s'en prendra une. Il pense à John, on ne peut pas dire que les deux s'entendent bien, mais il est trop jeune pour commander, alors se sera lui, un point c'est tout.

Les heures passent et aucun danger potentiel ne semble être dans le coin. Une halte s'impose, tout le monde est fatigué et sans repos rien de bon n'arrivera si un zombie ou plusieurs décident de montrer le bout de leur nez. "On va faire une pause ! Une petite heure, c'est tout. Le temps de reprendre des forces. Danny, tu fais le tour des environs pour voir s'il n'y a pas de danger, après, on fera des tours de garde de 10 minutes chacun, ça sera suffisant." Chacun prit place, assit par terre, adossé à un arbre, du moment que ça pouvait les aider à se reposer. Jav' s'approcha de Miria, il espérait qu'elle ne lui en voulait pas trop d'avoir abandonné les autres. Pour lui, ce n'est pas vraiment un abandon, il a fait un choix, certes, il n'a pas demandé l'avis de la jeune femme, mais vous croyez vraiment qu'il l'aurait laissé seule ? Sa main glissa sur son bras et l'autre vint sous son menton pour lui faire relever la tête. L'air un peu inquiet, il lui demanda : "Est-ce que ça va ? Tu n'as pas dit un mot depuis qu'on a quitté les autres ?" Il resta silencieux quelques secondes avant d'ajouter tout en la lâchant : Tu m'en veux c'est ça ? Tu m'en veux d'être parti ? Tu sais très bien que c'était la seule et unique décision logique !" Quoi ? Il tente de se justifier ? Oui et non. Disons qu'il essaie de lui faire comprendre que le moyen de survivre c'était de se la jouer perso et non de secourir de parfaits inconnus dans une pauvre église.

Danny fut de retour assez rapidement, il ignora tout le monde et fit un signe de tête à Jav pour lui demander de venir. Sans rien dire, il alla voir son meilleur ami pour savoir ce qu'il se passe. "J'ai repéré deux personnes plus loin. Ils ne m'ont pas vu. Par contre, j'ai l'impression qu'ils ne sont pas en pleine forme." Le jeune homme haussa un sourcil pour tenter de tout comprendre. "Mal en point comment ?" demanda-t-il. "Je ne suis pas allé voir, mais assez pour être un minimum blessé. On devrait peut-être les aider, tu ne crois pas ?" Voilà une question fort intéressante. Aider les autres ? Est-ce que Javik a déjà été altruiste envers d'autres gens ? Non, son truc c'était plutôt de les piller et de les laisser en pâture aux zombies. "Tu crois vraiment qu'on a le temps pour s'occuper de pauvres âmes égarés ? Qu'est-ce que dirait Ash s'il te voyait ?" "Merde ! Javik ! Un peu de compassion s'il te plait ! On peut pas les laisser comme ça. Si ça trouve, ils nous seront utiles. Je veux pas critiquer la famille de Miria, mais ces frangins sont jeunes et n'ont aucune expérience du terrain. Un soupire échappe à Jav', non ça ne voulait pas dire que Danny avait raison. "Très bien, on y va, mais si jamais ils sont infectés ou qu'ils tentent de nous jouer un tour, je les tue sans sommation !" D'un signe de main, il fit signe au reste du groupe de les rejoindre et de les suivre. C'est l'heure de trouver ces fameuses personnes !

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MessageSujet: Re: A l'ouest rien de nouveau ! [PV Miria, Chloé et Phil] [Livre I - Terminé]   Lun 7 Sep - 17:46

J’ai l’impression qu’on a fait que ça, de marcher. Oui, je comprends tout à fait la nécessité. Mais faut pas abuser. Et je vois bien que John ronge son frein, se contentant d’aider Jena ou de s’éloigner un peu avec Léon pour trouver à bouffer. Sérieux, on n’avait pas besoin de ça. Ok, personne n'a besoin d'une merde pareille. Que ce soit les zombies ou les bombardements... Je regarde derrière moi comme si j’allais apercevoir quelqu’un ou quelque chose.
Je regarde Javik alors qu’il s’arrête, et hausse un sourcil. Je veux bien qu’il faille avancer, et que là, on est trop exposés, mais sérieux, il abuse. Une heure. Ce n’est pas d’une heure dont ils ont besoin. Dont on a tous besoin pour être honnête. C’est d’une vraie nuit complète de repos. Chose que l’on n’a pas eu depuis… depuis. Je m’appuie contre un arbre et ferme les yeux. Dormir est une mauvaise idée. Je vais être encore plus fatiguée si je dors même pas une heure. Même si je suis sûre que je pourrais m’endormir debout malgré tout. Enfin, je ne suis pas si fatiguée… Je n’en sais rien en fait. J’espère qu’ils vont bien. Oui, dire ça alors qu’on s’est barrés, c’est un peu léger, je l’admets. Mais… je l’espère vraiment. Même la pétasse brune. Quoique elle, ça me ferait moins chier.
Je sursaute presque quand sa main frôle mon bras, et mon cœur s’accélère malgré moi quand il me relève la tête. Misère, t’es mal barré. Je cligne des yeux. Je ne sais pas si ça va. Et je ne suis pas sûre de vouloir analyser tout ça maintenant. Je souris doucement alors qu’il poursuit, avant de secouer la tête.

« Non Javik. Je ne t’en veux pas. J’aurais pu rester, tu ne m’as pas forcé à partir. » Pas vraiment du moins. C’est mon problème si je ne peux pas te laisser. Ma main se pose sur son torse. « C’est à moi que j’en veux. Je crois. Même si je sais que… que c’était sans doute le mieux. Pour nous. » Je soupire et le regarde. « Et j’en sais rien, si ça va...
Mais il faut qu’on se repose Javik. Vraiment. Pas juste une heure. »
Je me penche, passant mes bras autour de lui, et me blottit contre lui. Là, je pourrais m’endormir sans même m’inquiéter.
Je finis par me détacher de lui, avant de récupérer ma gourde et de lui tendre. « Et toi, ça va ? »

Je tourne la tête alors que Danny revient. Et voilà, encore des messes basses. Non mais sans déconner, on est 6 quoi. Et ils pensent sérieusement pouvoir me laisser en dehors de ça ? Je récupère mon sac et me dirige vers eux. Je l’aime, mais parfois… souvent… il me saoule. Et j’adore Danny, mais parfois il me saoule aussi lui.

« Alors si par expérience du terrain, vous parlez de descentes armées ou autres, effectivement, on y connait pas grand-chose. Mais je ne vois ni banque, ni casino, ni rien du genre qui ne nécessite un savoir-faire particulier que nous n’avons pas.
Par contre, durant quelques long mois, on a réussi à survivre sans votre précieuse aide, donc je pense qu’on arrive à se gérer. On sait chasser, poser des pièges, trouver un abri, se repérer, et même, oh miracle, tuer des zombies. »
Je regarde Javik. « Ou des vivants quand il faut. On arrive à gérer les autres. »
Je tapote l’epaule de Danny, un sourire mi-amusé, mi-énervé aux lèvres. « Mais c’est gentil de vous en préoccuper. »  

Ok, j’exagère. Oui, ils se débrouillent sans aucun doute mieux que nous. Mais ça n’empêche rien. Ils n’ont pas à nous traiter comme quantité négligeable. Et que Javik s’auto-promulgue chef, pas de souci, mais s’il pense diriger une dictature, il se fourre le doigt dans l’œil jusqu’au coude.
Je passe mon sac sur mon dos, et mon fusil en bandoulière avant de sourire à Javik.
« Et on ne tire sur personne sans raison. Il est hors de question que tu renouvelles ton exploit de la rivière, surtout si on est à tes côtés. Je ne serais pas toujours là pour sauver ton joli postérieur. »

Je souris à Danny, avant de le suivre, m’assurant que les jeunes inexpérimentés suivent.
On finit par arriver un peu plus loin. Deux. Ils sont deux. Et la gamine doit pas être beaucoup plus âgés que Léon et John. Et ouais, ils ont une sale gueule. Je secoue la tête. Oui, y en a peut-être d’autres planqués dans les environs. Laissons les deux grands costauds faire leur boulot hein. J’approche, ma main sur la crosse, sans pour autant les menacer, avant que l’un des mecs m’en empêche, ou que Javik se dise qu’il sera plus simple de les tuer dans le doute, ou de passer notre chemin. J’inspire. Allez idiote.

« Hey, salut ! » Je lève la main. Ouais, moi venir en paix.
Je jette un coup d’œil derrière moi. Ok, les autres qui font la gueule, ça n’aide pas. Mais bon, au moins, moi, je peux relâcher un peu mon attention. « On passait par là, et on s’est dit que vous pourriez avoir besoin d’aide ou de soin ou d’eau… enfin de quelque chose. Parce que, sans vouloir vous vexer, vous avez une sale gueule. » Je souris et m’arrête à quelques mètres d’eux. « Ah, et moi, c’est Miria. »

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MessageSujet: Re: A l'ouest rien de nouveau ! [PV Miria, Chloé et Phil] [Livre I - Terminé]   Dim 13 Sep - 16:46

Je n'en pouvais plus. Les pieds, la tête, tout. A chaque pas, c'était comme si le sol allait se dérober sous mes pieds, et que j'allais tomber, tomber... Dans un gouffre sans fin, sans lumière, sans espoir. Peut être comme dans celui où je marchais actuellement, en fait. Il fallait marcher. Marcher pour marcher. Avancer pour avancer. Parce qu'il n'y avait rien d'autre. Plus personne. Tous partis, dispersés, peut être morts. Eva, Marina, son frère, les nouveaux, les... Plus que papa. Et moi. Et ces zombies. Partout. A chaque autre craquement de brindille, je manque de sursauter, de prendre mon arme et de tirer. Faut que j'arrête de flipper comme ça. Faut sérieusement que j'arrête. Je perds la tête. J'en peux plus. Je vais devenir folle. Je le suis peut être déjà. Ca sert à quoi, de continuer pour continuer ? Sans but, sans plaisir, pour souffrir, pour avoir peur, pour se demander quand, quand sera la fin, la vraie ? Quand le sol se dérobera t'il sous mes pieds pour m'engloutir pour de bon ? Et ma gorge, sèche, plus sèche qu'elle ne l'a jamais été. Et pourtant, elle l'a été, ces derniers temps, souvent même. Je ne suis plus qu'une allumette, physiquement. Maigre et grande, comme aplatie. Les traits creusés. Je dois peut être avoir pris quelques années, si les gens qui me connaissaient avant me revoyaient. Mais non. Ils sont tous morts, ou arpentant la france les bras devant eux en poussant des gémissements serratiques. Loin, quoi qu'il en soit. Tout est si loin. Je suis perdue. Je sais même pas vers où on va, si on va bien vers le nord. Je saurai pas dire vers où c'est.

Tant pis.

Je suis.

Je serre la mâchoire jusqu'à m'en faire. C'est peut être con au point où on en est, mais pas question que je montre ma faiblesse. Enfin, je peux pas tout cacher. Mais en montrer le moins possible, en tout cas. Je veux pas que papa me pense faible, incapable de continuer encore à survivre, à affronter ce monde de cendres et de mort. Je voulais pas qu'il pense ça. Je voulais pas lui montrer cette imagine là de moi, même si c'était peut être la plus proche de la vérité. Je m'en foutais, du reste. J'essayais de vider ma tête, de penser à rien d'autre. J'avais essayé le contraire, d'abord. Penser à autre chose pour oublier la douleur, la soif, la faim, tout. Et puis non, c'était pire. Parce que mes pensées, elles s'égaraient à une vitesse incroyable là où je voulais pas. Alors je pensais plus à rien. Je serrais les dents, les poings un peu aussi s'il le fallait, et puis je regardais devant moi. Et puis j'avançais. Comme un robot, comme un automate. On tombait sur des zombies, parfois. C'était le bordel. Je tirais. Je frappais. Je courrais. Et puis je marchais à nouveau. Je voyais la mort me frôler si souvent que je ne m'en rendais presque même plus compte. J'étais tout le temps dans l'appréhension qu'elle ne me choppe vraiment, même quand aucun danger véritable ne se trouvait à proximité.

Et puis, on a fini par arriver dans une zone boisée. Y'a des gens plus loin, on entend des bruits de voix. On continue. Toujours aussi vite. Toujours sans se retourner. Ils vont peut être attirer des zombies, et mieux vaut pas être là. Et puis des bruits de pas, qui se rapprochent. Je peste, en moi même. Ils vont pas venir nous chercher des noises, si ? Je pose la main sur le flingue, par précaution et par instinct. Une nana, et des mecs derrière elle. Elle lève la main, comme pour nous saluer. Yo. Putain, c'est presque drôle. Je la regarde, je regarde papa. C'est bien la première fois qu'un groupe de survivants m'aborde pour me proposer de l'aide ou quoi que ce soit. Est-ce qu'il reste un minimum de foi à avoir en l'humanité, après ce que je viens de voir ?

« Moi c'est Chloé. Merci pour le compliment, on s'est sortis d'une vraie boucherie vivants, entre l'armée et les zombies. »

J'esquisse un sourire. C'est pas méchant. On a tous une sale gueule en ce moment, de toute façon. Vaut mieux avoir ça qu'être un zombie.

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MessageSujet: Re: A l'ouest rien de nouveau ! [PV Miria, Chloé et Phil] [Livre I - Terminé]   Lun 21 Sep - 20:51

Je pousse Chloé à travers les taillis du bois. Il fait chaud. Enfin non. En fait, il fait frais. Mais nous courons et nous marchons depuis des heures sans nous arrêter, et je suis glacé de peur. Ma fille tient à peine debout, mais depuis le carnage sur la route... Nous ne pouvons pas nous arrêter. Z, lui, ne s'arrête pas le moins du monde. Il a vu de la chair fraîche s'échapper par la route, vers le Nord, alors il avance en masse. Même si ça fait des heures sinon des jours qu'il n'a plus rencontré de cibles. Il poursuit son chemin, grognant et titubant, sans jamais se fatiguer. Ce n'est pas notre cas. Plusieurs fois, la fatigue nous fait faire des erreurs. Nous faisons un peu plus de bruit qu'à l'ordinaire mais aussitôt, nous parvenons à nous reprendre sans trop de soucis. Nous courons, encore et encore. Sans un bruit, fatigués, contusionnés, blessés et dévastés. Nous avons vu, ou cru voir, des amis mourir. L'armée a tiré dans le tas et si nous ne disons rien pendant longtemps, c'est autant par peur d'être découverts que parce que cela serait entériner la fin de tout espoir. Ouvrir la bouche, pour dire quoi ? Eva a disparu au loin. Probablement morte. Je ne veux pas y penser, alors je ne dis rien et je continue de marcher. Plusieurs fois, je dois nous ménager un passage et Chloé, comme une experte, s'infiltre et m'aide à éliminer ou à contourner les menaces.


Nous continuons la route. Je me demande où sont les autres. Combien en ont réchappé ? Combien ont été touchés par les balles des soldats, combien ont été happés par les morts-vivants ? Je sens au fond de moi qu'ils sont tous morts. Si nous nous sommes fait submerger, quel espoir leur restait-il ? Faire la percée vers le nord, oui. Mais ce n'était qu'une question de temps. Ils avaient dû mourir ou alors les rares rescapés luttaient toujours pour sauver leur peau. Les uns après les autres, ils allaient mourir sans abris. Avec ma fille, ce n'était pas pareil. Nous avions l'habitude de survivre dehors et nous avions déjà tout perdu à plusieurs reprises. Nous avions encore la force d'avancer, même si nous n'étions que deux. Nous finissons par nous poser pour reprendre notre souffle, bon gré mal gré. Des gens approchent et ma fille porte sa main à son flingue tandis que je désenclenche la sécurité de mon fusil d'assaut, que je tiens contre moi, calé mon épaule mais sans le lever tout de suite dans leur direction. Chloé se présente, remercie avec ironie le « compliment » de la rouquine alors que deux types bien peu avenants la suivent de près.



| Philippe. | me présentais je succinctement


Je les dévisageais. Danger, assurément. D'une manière ou d'une autre. Tout le monde n'était pas encore mort dans la région. C'était rassurant... Mais aussi assez effrayant.


| Nous venons du nord-ouest de Coaticook, on a été pris entre l'armée et les contaminés. Seuls survivants répondant encore à l'appel. Et vous, vous venez d'où ? Du sud, aussi? |

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MessageSujet: Re: A l'ouest rien de nouveau ! [PV Miria, Chloé et Phil] [Livre I - Terminé]   Lun 21 Sep - 21:59

L'idée de secourir des inconnus n'était pas du tout au gout de Javik. Il trouvait ça stupide. Premièrement, ils n'ont pas beaucoup de ressource, deuxièmement, il ne fait confiance à personne. C'est stupide de s'enquiquiner avec gens qu'ils ne connaissent pas. Mais voilà, Miria insista et s'il ne l'écoutait pas, elle serait bien capable de se rouler par terre pour montrer son mécontentement et partir seule à l'encontre de ces gens. Après l'avoir prévenu de ce qu'il ferait si jamais ces personnes étaient hostiles, il la suivi. C'était un homme et une femme ou plutôt une jeune femme pour ne pas dire adolescente. Les deux avaient l'air plus qu'exténué, la route n'avait pas dû être de tout repos. Comme toujours, Miria se montrant gentille et prévenante. Un jour ce genre d'attitude finira par lui causer du tort, c'est certain. Bien rapidement, elle proposa leur aide, de l'eau et tout ce qu'il faut. Bien sûr ! Va si ! Propose leur les flingues et le peu de munition qui reste pendant que tu y es Miria ! Oui, c'est à peu près le genre de pensée que Javik eu sur le moment. La jeune fille fut la première à se présenter, elle venait de survivre à une rencontre avec des zombies, un peu comme eux en fait.

Un peu après, ce fut l'homme qui leur apprit son nom. Il semblait plus méfiant, un bénéfice de l'âge surement. Javik avait bien remarqué qu'il tenait toujours son arme, sécurité baissée -chose qui n'avait pas échappé à l'œil du braqueur- au cas où. L'inconnu les informa de quel côté il venait et ce qu'il s'était passé. L'armée... alors comme ça il reste des militaires... Qui dit encore armée dit un semblant de gouvernement non ? Est-ce important ? Ce n'est pas comme s'il avait envie de trouver des soldats pour se joindre à eux. "J'imagine que ces connards de l'armée n'étaient pas là pour vous aider ?" demanda Javik en se fichant d'être grossier. Après tout, les militaires sont toujours trop bêtes et ne font qu'obéir aux ordres toujours stupide des politiciens qui ne pensent qu'à sauver leurs petits culs ! "Javik !" protesta Danny comme s'il voulait que son meilleur ami se montre plus sympathique. "Excusez le ! Javik à tendance à se montrer grossier facilement. Moi, c'est Danny." Lawson regarda Danny et leva les yeux au ciel après ce qu'il avait dit. "On vient de par là-bas," indiqua Jav ' en pointant la direction ou devait se trouver l'église qu'il avait croisé. "Autant vous dire qu'il ne vaut mieux pas partir dans cette direction. C'est infesté de zombie et l'armée a commencé à bombarder la zone," expliqua-t-il en repensant aux avions qui avaient largués les bombes. "Vous n'êtes que deux ?" demanda-t-il pour vérifier et être sûr qu'il n'y aura pas de petits rigolos sortant de derrière un arbre pour les attaquer. Méfiance est mère de sureté, n'est-ce pas !


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MessageSujet: Re: A l'ouest rien de nouveau ! [PV Miria, Chloé et Phil] [Livre I - Terminé]   Dim 27 Sep - 13:42

Je suis vraiment la seule à me dire que peut-être toutes les personnes ne vont pas se conduire comme des connards même maintenant ? Je vois bien qu’il m’apprécie pas ni que j’y aille aussi franchement, ni que je propose notre aide. Enfin, je le vois, c’est beaucoup dire… Disons que je commence à le connaître. Mais je m’en fous.
Oui, je devrais être plus prudente. Et je le suis, même s’ils pensent le contraire. Suffit de les regarder les deux là pour se rendre compte qu’ils vont encore plus mal que nous. Alors oui, peut-être qu’y en a d’autres… Ils n’ont qu’à assurer les arrières. Moi, je ne vais pas laisser à nouveau des gens que je pourrais aider.
Mon sourire se transforme en grimace alors que la gamine me répond. Ce que confirme l’homme renforce mon malaise. Ouais, ça craint. J’ouvre la bouche, mais Javik me devance. Je souris et me mords la lèvre. On dirait un vieux couple les deux, c’est marrant. Je sais même pas pourquoi Danny prend encore la peine d’arrondir les angles avec Javik, il trouvera toujours le moyen de faire ou dire pire. Bon, j’avoue, ça m’arrive aussi de le faire soit.

« Et donc celui qui tire à moitié la gueule, c’est Javik. Et là-bas, à moitié planqués, c’est John, Léon et Jena. »  

Qui n’approcheront pas vraiment, parce qu’ils sont nazes et qu’ils ne veulent pas se prendre la tête. Léon est déjà assis, les yeux fermés, adossé contre un arbre, et Jena ne va pas tarder. Y a que John qui se dit que ouais, peut-être qu’il ne sont pas seuls, peut-être qu’il y en a d’autres et qui surveille les alentours. Je soupire.
Javik finit par montrer d’où on vient à peu près. Je hoche la tête.

« Du nord de Coaticook, y a une église et… ouais, ils ont bombardés la ville alors qu’on venait juste de la quitter. Je crois qu’ils n’en ont pas grand-chose à faire qu’il reste des survivants éparpillés. » Je hausse les épaules. « Vous étiez avec d’autres personnes ? Vous avez été séparés ? »

Je n’ai pas fait les premiers pas pour rester planter là.

« J’ai pas l’intention de vous tirer dessus. Je veux juste…  » Je soupire et secoue la tête. Oui, je m’adresse plutôt au mec, même si la fille, Chloé donc, a aussi la main sur son flingue. Je finis de m’approcher d’eux, lentement, et je m’agenouille à deux pas d’eux.  Je pose mon fusil à terre, près de moi, non, je ne suis inconsciente qu’à 98%, et retire mon sac à dos.
Je détache ma gourde que je tends à Chloé, avant de regarder Philippe.

« Quoiqu’il dise » je jette un coup d’œil à Javik avant de sourire doucement « ou même s’il donne l’impression contraire, on est pas là pour vous … faire du mal ou vous emmerder.
Je peux jeter un coup d’œil à vos blessures si vous le voulez. »
Je farfouille dans mon sac. Ouais, bon, j’ai pas grand-chose à proposer…
« Et je pensais aller poser quelques pièges, y a encore quelques lapins dans le coin. Ils sortent plus quand la lumière est faible, mais on aura peut-être de la chance. » Oui, si on en choppe un, ça nous avancera pas beaucoup. Mais ce serait mieux que rien. Et oui, j’entends déjà Javik râler. Et oui, je le ferais quand même.

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MessageSujet: Re: A l'ouest rien de nouveau ! [PV Miria, Chloé et Phil] [Livre I - Terminé]   Sam 3 Oct - 17:17

Je regarde l'inconnue. Enfin, les inconnus. Elle est loin d'être seule. Au moins une autre nana, et deux mecs... Ils ont pas non plus l'air spécialement bien conservés. Qui l'est encore ? Ils sont sûrement en train de fuir, comme nous, comme tous les survivants. Une fuite éternelle, sans commencement ni fin, vers la mort, sûrement, parce qu'il n'y a pas d'autre issue. On fuit quand même. Là, j'ai juste envie de m'écrouler par terre et de la laisser venir, la mort. Je me demande comment je tiens encore debout ; j'en ai plus la force. Je suis raide et maigre comme un petit doigt, j'ai faim, froid, soif, mal partout, et pas seulement un mal physique. Mais j'essaye de me concentrer dessus, parce que c'est moins pire de se dire qu'on a mal aux pieds que qu'on a tout perdu. Il reste que papa. Maigre consolation, mais c'est déjà ceux. Eux, qu'est-ce qu'ils veulent ? C'est pas très commun d'aborder les gens comme ça, dans pareil situation. Hello, vous voulez être potes ? Je commence presque à me méfier de ce genre de comportement. Est-ce que ça signifie que je m'endurcis un peu ou que je deviens parano ? Rien peut être pire que ce que je viens de vivre. L'armée, les zombies. Et on a quand même réussi à fuir. Quand on y pense, c'est incroyable. Quel mal ces gens peuvent nous faire de plus ? Pas grand chose. Bah pourtant, je me méfie. Même si c'est une femme assez jeune et apparemment inoffensive qui nous aborde. Déjà, faut pas se fier aux apparences. Peut être bien un truc que j'ai appris. Si elle a survécu jusque là, elle a dû en voir des vertes et des pas mures, et faire des trucs pas très folichons non plus. Moi aussi. Alors, est-ce qu'on doit se méfier de moi aussi, est-ce que je deviens un monstre ou un prédateur ? Je sais pas. Peut être. C'est pas ce que je veux. Et c'est pas le moment, merde...

Une femme, donc. Et ses potes derrière, ils ont l'air dix fois moins emballés qu'elle à l'idée d'aborder deux inconnus en pleine nature. C'est bizarre quand même. Pour autant, je crache pas sur eux. Je suis quand même un peu civilisée, même après un retour aussi brutal à une vie assez primaire. Puis bon... J'arrive pas encore à voir chaque être humain encore non zombifié comme un survivant sans foi ni loin aguerri. Est-ce que j'ai tort d'avoir encore un peu foi en l'humanité après ce que je viens de voir des forces de l'ordre ? Aucune idée. J'préfère pas vraiment avoir la réponse, ça risquerait de pas me plaire.

Je me présente rapidement, et explique comme je peux les raisons de mon état. De toute façon, c'est logique, y'a pas trois milliards de possibilités. Papa se présente succinctement aussi. Je suis sûre qu'il est dix fois plus suspicieux que moi, le connaissant. L'un des mecs qui fait particulièrement la tête prend la parole, et se fait rembarrer par celui qui a l'air son pote. Javik, Danny. Je mémorise les prénoms, des fois que ça serve. Leur naturel me fait drôle. La nana aussi reprend la parole, présente le reste de la troupe. Là aussi, j'essaye de me souvenir des prénoms, et leur lance un bref :

« Salut ! »

Ils sont beaucoup, dans leur petite troupe. A part les deux mecs, pas l'air vraiment dangereux, mais en tout cas ils restent plus nombreux que nous... J'aime pas trop. Ils ont tous vraiment l'air ravis de l'initiative de la jeune femme, en tout cas... Ca donne vraiment envie. Ils posent des questions, en tout cas. Et la jeune femme essaye de nous mettre à l'aise, on dirait... Je réponds de manière formelle, quand elle demande si on a été séparés.

« Oui, on a perdu le trois quart de notre groupe au milieu du chaos. Ils sont sûrement morts. »

Ne rien laisser paraître. Si je commence à me laisser submerger par mes émotions... C'est pas gagné. Je me pince les lèvres. Je sais pas trop faire. Elle me propose une gourde. Putain, quand t'as une gourde avec de l'eau, tu la gardes, t'es pas sûre d'en trouver à tous les mètres. Oui, voilà, ça va me servir d'excuse.

« Vous... êtes sûre ? Faudrait pas vous piller, et que vous en manquiez à votre tour. »

L'eau, c'est la vie, on propose pas de la vie comme ça à quelqu'un d'autre, quand il faut se battre pour survivre... Enfin moi je dis pas non, j'ai juste envie de me jeter dessus et de boire, mais c'est à croire que je deviens parano. Elle enchaine sur nos blessures.

« Oh, vous êtes pas obligée de vous embêter avec ça, normalement j'ai ce qu'il faut, et quelques connaissances en médecine. »

Mais si elle en sait plus, je dis pas non pour apprendre... Qui sait, peut être que ça me remontera un peu le moral. Je sais pas. J'ai juste envie de m'allonger, de dormir, en sachant pertinemment que je ne fermerai pas l'oeil. Je tourne mon regard vers papa, quand elle nous propose d'aller poser des pièges avec elle.

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MessageSujet: Re: A l'ouest rien de nouveau ! [PV Miria, Chloé et Phil] [Livre I - Terminé]   Mer 14 Oct - 21:49

Je reste sur mes gardes. Impossible pour moi de faire confiance, plus maintenant. On a fini tout seul et c'est un peu ma faute, et je dois endosser cette responsabilité. Je me suis rendu compte très vite que si on attendait après les autres pour venir nous sauver, c'était pas la peine. C'était chacun pour soi. Que l'on n'en fasse qu'à sa tête ou que l'on se sacrifie, on le fera toujours tout seul maintenant. Alors je dévisage ces inconnus comme les potentiels ennemis qu'ils peuvent être. Je sais à quoi sont prêts les gens que nous rencontrons, pour survivre. Je le sais parce que je me trouve précisément dans le même état d'esprit aujourd'hui et qu'il est compliqué pour moi de mettre le doigt sur ce que je ne serais pas prêt à faire pour m'en tirer avec ma fille. Je pourrais sans doute les flinguer, si j'étais sûr de l'endroit. Pour les dépouiller, leur prendre tout ce qu'ils avaient, en espérant que cela nous fasse tenir un jour de plus. Le type se montre assez vulgaire dans sa façon de s'adresser aux gens mais qu'importe, au fond. On n'est plus à une époque où l'on doit se faire chier à entrer dans un moule de politesse et de savoir vivre, ce temps là est révolu pour longtemps. Les types montrent la direction, je pense, de Coaticook ou de Sherbrooke. Ils doivent venir à peu près du même coin que nous en fait, à l'origine. Une fille prend le relais. Rouquine, joli brin de fille. Du genre à en avoir un peu trop vu dans l'existence si vous voyez ce que je veux dire.


| Coaticook ? On venait de là-bas aussi. On était dans le centre, si ce mot a du sens pour ce trou. On a dû partir en même temps que vous, j'imagine, quand la horde est arrivée et a tout foutu par terre. On a rejoint pas mal d'autres survivants au nord-ouest de la ville. Un conseil, allez pas dans ces bois et ces forêts. C'est rempli d'infectés, maintenant. |


Je redresse un regard quelque peu vindicatif sur le type qui a parlé en premier.


| Et ouais, ces connards étaient pas vraiment là pour nous aider. Ils nous ont mitraillé à vue, avant de disparaître sous une marée de goules. Bon débarras pour ces connards. |


Je hausse les épaules devant la gentillesse apparente de la rouquine. Je la laisse tendre sa gourde ; j'imagine mal un piège aussi grossier que mélanger des toxines quelconques à ses propres boissons. Ce serait tellement absurde, presque risible en fait, que je n'imaginais vraiment pas que cela puisse arriver. Je me dis qu'elle doit être un peu folle, par rapport à ce qu'elle dit.


| Si vous restez dans le coin, c'est vous qui finirez dans des pièges à lapin. Sauf que les chasseurs, eh ben, ils prendront pas trop la peine de vous faire cuire. Mais c'est votre survie, pas la nôtre. |


Chloé a l'air heureuse de voir des gens encore en vie, qui ne sont pas infectés. Il faut dire que ça devient assez rare de trouver des individus sains, par les temps qui courent. Pas que l'infection se soit propagée à tout le monde, non pas du tout. Mais les survivants se cachent, ils se la jouent profil bas. Ca a toujours été comme ça, et ça le sera toujours. Je me retourne vers les mecs.


| La petite a raison. Entre les contaminés et l'armée, on a perdu tout le monde. Ils doivent être morts à l'heure qu'il est. Ou si loin dans le chaos qu'on ne les retrouvera jamais. Vous dites que l'armée a bombardé la ville ? Quelque part, même si ces connards nous flinguent à vue, c'est relativement bon signe. Faire tourner des avions demande une sacrée logistique. Quelqu'un, quelque part, doit encore avoir un minimum de prise sur les événements... |

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MessageSujet: Re: A l'ouest rien de nouveau ! [PV Miria, Chloé et Phil] [Livre I - Terminé]   Jeu 15 Oct - 15:05

Javik de nature méfiante comme toujours, ne se voit pas vraiment accorder sa confiance à ces deux personnes, même en voyant leur état lamentable. Après tout, qui dit qu'ils sont vraiment seuls ? Par les temps qui cours, tout est bon pour essayer d'avoir les autres, de les voler et pourquoi pas les tuer. C'est l'anarchie, la fin du monde tout simplement. Après tout, le groupe de Jav à longtemps fait ça, piller les autres, leur prendre ce qu'ils ont et les laisser mourir sans la moindre pitié. Car à présent c'est chacun pour soit. Alors, cette fille et ce type, il s'en bas un rein. Il ne les connait pas et vu la taille de son propre groupe il ne se voit pas accueillir plus de monde. Sauf que Miria change tout. Elle est ce qu'on pourrait dire l'ange du groupe, la bonne fée, celle qui est là pour éloigner le diable que peut-être Javik. Qu'est-ce qu'il peut faire ? Protester ? Sans elle, il serait mort il y a longtemps. Alors, il se tait, reste derrière et montre tout de même son sale caractère histoire de faire comprendre qu'ils ne sont pas tous des rigolos ici. Proposant des soins et de l'eau, pour le moment, il laisse faire. Quoi qu'il voit bien ses deux petits agneaux être recueillit par la jeune femme d'ici peu.

La jeune femme qui se nomme Chloé avait l'air on ne peut plus soulager et surprise de voir la gentillesse de Miria. Rien qu'à voir son regard, elle semblait plus que surprise de la voir lui proposer son aide. L'homme semblait plus dans la retenu, méfiant, se demandant surement si ce n'était pas un piège. Parlant d'où ils venaient, il en conclu que le groupe de Javik était dans le même secteur au moment où la horde a pointée son nez. Surement, ce n'est pas impossible, c'est même étonnant qu'ils ne se soient pas croisé plus tôt. Sans grande surprise, il apprit que les militaires n'avaient pas été d'une grande aide, juste là pour éliminer les survivants et les civils. Pfff, ça parait tellement logique. Quand est-ce que le gouvernement viendra aider les siens ? Jamais ! Ils ne pensent qu'à eux, car leur petite gueule qui doit être bien au chaud, le cul visé sur un fauteuil en cuir, une coupe de champagne à la main au fin fond dans bunker hyper sécurisé. Ouais, c'est ça l'avantage d'être un putain de politique, votre cul vaut plus que le reste du monde. Contrairement à l'homme, il n'était pas sûr que ce soit mieux qu'il y ait quelqu'un qui ait une emprise sur tout ça quelque part. Du moment où tu n'aides pas ceux qui ont besoin d'aide, à quoi bon croire en eux ? "Et qu'est-ce que ça nous apporte ? Des militaires qui se fichent de notre survie ! Bien sûr qu'il y a quelque part quelqu'un qui gère ça. A votre avis, qu'est-ce qu'on a fait des présidents et des ministres ? Ils doivent tous être en sécurité et ils commandent les militaires comme des marionnettes. On nous aidera pas. Et si quand bien même on trouve la base ou ils se trouvent, on nous tira dessus sans sommation. On est livré à nous même. Personne ne nous aidera. Maintenant, c'est marche ou crève !"

Quant à Miria qui voulait poser des pièges pour attraper des lapins c'était effectivement pas le bon moment. Le groupe s'était arrêté seulement pour une courte pause, juste le temps de recharger un peu les batteries avant de repartir. L'inconnu, Philippe avait raison, mieux vaut éviter de rester trop dans les bois. "Miria, occupe toi d'eux. On repart dans pas longtemps. Danny et moi on va surveiller le coin pendant que tout le monde se repose." Son regard observa les deux nouveaux, il soupira et ajouta : "Vous pouvez rester avec nous pour le moment. Mais si vous tentez quoi que ce soit contre nous, autant vous prévenir, j'aurai aucun scrupule à vous tuer."



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MessageSujet: Re: A l'ouest rien de nouveau ! [PV Miria, Chloé et Phil] [Livre I - Terminé]   Mer 28 Oct - 16:42

Je continue de parler de sourire alors qu’ils font tous plus ou moins la gueule. Oui, bon, il ne reste pas grand-chose qui permette de se montrer gentil, et de croire que d’autres puissent l’être. C’était déjà compliqué avant, alors maintenant… Pourquoi c’est moi, qui suis censée être timide et renfermée, qui me retrouve à faire le premier pas ? Elle est où la logique là-dedans ? Ok, je ne suis pas obligée, personne ne me force, et ils seraient même contents si je m’en abstenais. Mais bon…
Il n’y a guère que Chloé au final qui essaie, tout en demandant l’accord tacite de Philippe. C’est quoi leur lien ? Je leur jette un coup d’œil. Ouais, y a peut-être un petit air. Oh, pis au final, pour ce que ça change, elle n’a pas l’air maltraité ni rien, donc ça me regarde pas. Non, ça ne me regarderait pas non plus dans le cas contraire. Mais ça n’empêcherait rien…

J’esquisse un sourire désolée. Nul doute que les bombardements et autres de l’armée avaient causés au final plus de mal aux vivants qu’aux morts. Même si leur nombre avait diminué, ça ne changeait rien. Ils se relevaient et continuaient à bouffer les survivants. Qui eux se retrouvaient séparés et encore plus fragilisés.

« Oui, les bombardements ont poussés les morts encore plus loin. Comme nous en fait. » Je secoue la tête. « Et en se faisant bouffer, ces connards ne font que renforcer l’armée des morts. Ce n’est pas forcément un bon plan non plus… »

Je me mords la lèvre et tourne légèrement la tête vers Javik. « Si tu veux mon avis, je ne suis pas sûre que ni le président ni les ministres ne s’en soient sortis. Enfin, pas tous. Ce n’est peut-être pas des militaires ou des responsables gouvernementaux derrière tout ça. Vous avez jamais vu Resident Evil ? » Je souris. Bon, je dis ça en déconnant, mais ce n’est pas si con pas vrai ? Des riches et grands groupes, ce n’est pas plus délirant que le gouvernement pulvérisant tout le monde… « Mais tu as raison. Marche ou crève. Pas d’intervention divine. »

Je leur tends de l’eau et souris à Chloé.

« De l’eau, ça se trouve, suffit de la faire bouillir. Et je propose, en quoi vous me pillez ? » Je lui donne la gourde et secoue la tête. « Je sais qu’on perd vite l’habitude, mais… on n’est pas obligé de tous se conduire comme des enfoirés. C’est juste de l’eau, pas ma dernière ration de bouffe. »

Je lui souris doucement. Avant de hausser les épaules.
« Je crains d’avoir oublié la majorité de ce que j’ai appris à la fac… C’est juste que c’est plus facile parfois quand c’est quelqu’un d’autre qui soigne. Mais c’est comme vous voulez. »

Je soupire, levant exagérément les yeux au ciel. Aussi rabat-joie tous autant qu’ils sont. Je propose juste de trouver à manger, ce n’est pas déconnant comme idée…

« Il va pourtant falloir trouver de la bouffe. » Je m’assois en face deux, en tailleur. « Vous comme nous. Vous n’avez pas l’air en super forme. Et niveau nourriture, j’ai pas grand-chose à vous proposer. » Je me mords la lèvre. Si, me reste des barres chocolatées. Qui n’auront plus grand goût. Ni grande valeur nutritionnelle. Si je ne trouve rien, on verra.

« Ouais. Logistique ou pas, celui qu’est aux commandes veut juste éteindre le feu, sans tenter de sauver les survivants. Donc, ça change que dalle pour nous dans l’immédiat. Si ce n’est que c’est un danger supplémentaire. » Je hausse les épaules.  

« Vous n’êtes pas morts. Vous êtes dans un sale état, mais vous êtes en vie. Les gens sont capables de beaucoup quand il s’agit de survie. » Je le regarde. « On fait des choses… » Je détourne les yeux. « Qu’on n’aurait pas pu ou qu’on… » Je fronce les sourcils, et secoue la tête.
« Bref. La volonté de vivre fait toute la différence. Ne vous mettez pas en tête qu’ils sont morts. Ou que vous ne les retrouverez pas. »
Je retrouve le sourire, qui se fait malicieux, désignant Javik. « Il espérait aussi ne pas me revoir. »

Mon sourire s’accentue un peu, même si en soi, ça n’avait pas été drôle sur le moment j’avoue. Ni après.  Mais rien que de l’entendre soupirer tout en disant qu’on reste avec eux, lui qui ne les aurait même pas approchés, ou pas pour les bonnes raisons du moins, ça me fait rire. Enfin, c’est cool. Même s’il les menace dans la même phrase. Mais ça je comprends.
Je fouille dans mon sac, me lève et donne deux barres à Jon, qui soupire en sachant très bien ce que je fais, et une pour Javik et Danny. Je retourne m’assoir avec Chloé et Philippe, en leur tendant une barre, l’air buté.

« Une pour deux, je peux pas faire mieux. C’est pas super nourrissant, mais… c’est mieux que rien. Mangez avant que je change d’avis parce que c’est du chocolat. »
Je souris, le bras toujours tendu. Il m’en reste encore, la moitié je dirais, je vais pas compter maintenant non plus… Et oui, je resterais comme ça, jusqu’à ce qu’ils se décident à la prendre, cette barre.

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MessageSujet: Re: A l'ouest rien de nouveau ! [PV Miria, Chloé et Phil] [Livre I - Terminé]   Jeu 29 Oct - 21:39

Je sais pas. C'est drôle. J'ai plus l'habitude. C'est presque risible, cette nana qui nous apostrophe et qui tente de nous faire la conversation, à nous, deux parfaits inconnus à l'accent anglais minable, comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes, et qu'on prenait tous un café à la terrasse d'un bistro. Bref, vous voyez l'image. Je suis devenue tellement... méfiante, au fond de moi. Je suis quand même contente de voir des gens, qui font autre chose que braquer un flingue sur moi. Mais je reste méfiante. C'est presque devenu une seconde nature ; et si j'aime pas ça, je sais que c'est nécessaire. C'est pour la survie. Point. Et là, ça faisait aussi du bien de voir une femme encore pleine de vie et d'espoir... Ou alors, juste un peu frappée du cerveau. Possible aussi. Mais je préférais l'autre version ; ça me faisait me sentir moins seule à ressentir encore un peu d'empathie envers le genre humain. Parce que les autres, derrière elle, tiraient une de ces têtes ; ils devaient pas du tout apprécier sa démarche, ou alors se foutre intérieurement de sa gueule. Et je me doutais bien de ce que pensait papa, aussi. Je le connaissais, quand même. Même si l'homme qu'il était devenu pouvait parfois me faire peur... Je savais au fond qu'il avait raison. Que c'était comme ça qu'on survivrait. N'empêche que là, je pouvais un peu sourire. Tout en restant sur mes gardes. De toute façon, j'arrive pas à faire autrement. J'y arrive plus. J'ai trop peur, peur en permanence. S'il y a encore quelqu'un quelque part, des dirigeants...

« Ca change pas grand chose de toute façon, que des dirigeants survivent encore, que l'armée soit encore supervisée ou quoi. Ils viendront pas nous chercher, ils seront pas plus nos amis que les zombies. Ca change rien. »

Je hausse les épaules. Et puis Miria me propose sa gourde. Y'a les deux parties de moi qui sont pas trop pour accepter. La méfiance, enfin limite la paranoïa, là. C'est flippant. Et puis la partie humaine, qui me dit que cette eau, elle en a besoin elle aussi. Je suis pas quelqu'un d'égoïste, je l'ai jamais été. J'essaye de changer, parce que pour sa survie, vaut mieux l'être, mais on se métamorphose pas du tout au tout comme ça. J'ai déjà fait des efforts. Mais comme elle insiste, et que papa a pas l'air de plus s'y opposer... je finis par la prendre.

« Bon bah... Merci. »

Et puis, elle a raison. On a tous perdu l'habitude de ça. On flaire les pièges partout. On est pas tous des enfoirés, certes, mais ils peuvent se cacher un peu partout. Et puis si t'en es arrivé là, c'est que de toute façon, t'as plus les mains toutes propres non ? Enfin, il existe peut être des gens comme moi, qui arrivent à conserver un peu d'humanité, qui se refusent à se comporter totalement comme des monstres. Sinon, ça sert plus trop de survivre. Je l'écoute continuer à parler, sans lui répondre, parce que je bois une gorgée ou deux à sa gourde. Je veux pas tout user non plus. Mais putain... Qu'est-ce que ça fait du bien. J'avais presque oublié la sensation du mouillé sur mes lèvres, de la fraîcheur qui passe dans ma gorge comme pour la réveiller et la nettoyer. Les petits plaisirs. Ca peut pas durer. Je la referme, la tends à papa.

« Tu veux ? »

Quand même, c'est la moindre des choses. Quant à Miria, je préfère ne pas la croire quand elle parle de revoir les gens qu'on a abandonné en plein merdier. C'est mieux comme ça. L'espoir, on dit que ça fait vivre. Mais ça peut aussi tuer. Juliette est partie depuis longtemps, je l'ai pas revue. Faut savoir avancer. Passer outre. On a plus le luxe de faire autrement. Je sais, j'ai du mal à m'y faire moi même. J'esquisse un sourire poli, alors qu'elle me tend aussi une barre de chocolat. Décidément... C'est Noël nouvelle version ! Je casse la barre en deux, en essayant de viser le milieu, et passe une partie à papa, avant de me retourner vers la jeune femme :

« C'est déjà ça. On mange ce qu'on peut, on a plus le luxe de faire autrement. Tant que ça permet de nous faire subsister encore un peu... Merci encore, en tout cas. »

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MessageSujet: Re: A l'ouest rien de nouveau ! [PV Miria, Chloé et Phil] [Livre I - Terminé]   Dim 1 Nov - 18:43

Je ne cherche pas la gloire ni le luxe, je veux juste trouver une échappatoire pour moi et ma fille. Nous avons déjà perdu tant de monde, sur la route du Nord. Nous avons perdu des amis, des gens qui comptaient pour nous. Juliette et Gabriel. Juliette, qui m'accusait de tous les maux comme mon ex-femme, mais que j'aimais. J'avais voulu refonder une famille avec elle, j'avais voulu nous créer un avenir. Je l'avais mise en danger bien avant qu'il y ait des zombies et je m'en voulais pour ça. Comme dans sa vie, mon ancienne compagne n'avait pu se résoudre à emprunter la porte de derrière. Elle avait quitté le devant de la scène par la grande porte, en envoyant tout le monde péter et en abandonnant ma fille sur place. Gabriel, qui avait presque été comme un fils, s'était fait dévorer en m'abandonnant avec plein de fiel et de haine. Et il y avait les autres. Cian, disparue au milieu des zombies. Eva, bien sûr. Et tous ceux que j'avais croisé. Eva surtout, dont je commençais doucement à m'attacher. On ne pouvait parler d'amour, mais elle était la personne la plus proche depuis que Juliette s'était tirée. Et maintenant, plus que Chloé. Heureusement qu'elle était là. Sans elle, je me serais laissé abattre depuis longtemps. C'était elle qui me donnait cette rage de vivre, qui me donnait envie de me dépasser sans arrêt. N'empêche que le type me met sur mes gardes, vindicatif et belliqueux comme il est. Sous tension. Il me stresse, et ce genre de mec à ce mettre en colère pour un oui ou pour un non est dangereux. S'il me secoue trop les haricots, je m'esquive. S'il fait son relou, je le plombe. A quoi ça lui servait, de perdre le contrôle comme ça ? Je soupirais.


| Quand j'avais une radio qui fonctionnait, j'ai appris que le gouvernement canadien a disparu en avion vers l'ouest. Ils ont bien essayé de se tirer en zone sûre, mais ça a pas trop bien marché on dirait. |


Comme les militaires. Essayer de protéger tout le monde est une erreur depuis début août. Ca ne pouvait que foirer quand on voit le nombre qu'ils étaient, le rythme de propagation et l'état des stocks. L'industrie, l'armée, personne n'était prêt à une guerre totale contre un virus qui représente physiquement un ennemi à abattre. Et le type qui refait son cow boy.


| Te mets pas en stress, mon gars. Je reprends la route dans cinq minutes avec ma fille |


Pas besoin de se supporter plus longtemps que nécessaire, et j'avais encore bien trop peur de ce qu'il y avait derrière nous. Voyez ces vagues infinies de corps putréfiés et vous aurez les chocottes autant que moi. La jeune femme est sympa, elle. Mais heureusement qu'elle est avec l'autre connard pour la maintenir en vie. Je la laisse parler un moment, me massant les chevilles, les mollets, alors que je refuse la part de barre céréalière au chocolat que m'avance ma fille, qui répond au moins aussi laconiquement que moi. Stress post-traumatique. ON va avoir du mal à surmonter ça, mais on n'a plus trop le choix aujourd'hui.


| Vas-y, manges tout. Moi j'ai des réserves. |


Je me retourne vers la rouquine.


| Ok, c'est sympa pour la flotte et pour la petite. Tout le monde n'en aurait pas fait autant. Mais je vous déconseille de chercher de la bouffe dans le coin. Il faut tracer la route. Ils sont derrière nous, pas loin. Dans quelques heures, le coin en sera rempli. Il faut plus s'arrêter. Avec ma fille, on va essayer de passer le Saint-Laurent. Je vois pas d'autre solution. Il faut qu'on y aille, d'ailleurs. Dès qu'elle a fini de manger. Je resterais pas avec elle une seconde de plus dans cet enfer. Il faut vraiment bouger, vous comprenez ? |


Je me tourne vers ma fille en me relevant.


| Allez viens, chérie. Je sais que c'est dur, mais on doit encore trouver un abris avant la nuit. |

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MessageSujet: Re: A l'ouest rien de nouveau ! [PV Miria, Chloé et Phil] [Livre I - Terminé]   Mar 3 Nov - 0:33

Tout le monde peut penser que Javik est un connard. A juste titre s'en est vraiment un. Vous pensiez le voir un jour en mode gentil bisounours, même avec des inconnus qui viennent de vivre le même enfer qu'eux ? Peut-être que s'il aurait grandi dans un monde de bisounours comme Miria, oui, il aurait été tout gentil tout mignon. Sauf qu'il connait le monde, il sait comment sont les gens et il sait aussi comment il est lui. Si lui est un parfait enfoiré, les autres peuvent l'être aussi. Alors oui, méfiance est mère de sureté en ce moment. Autant se la jouer type pas sympa pour faire comprendre à la fille et son père qu'ils ne se laisseront pas faire. Si on le déteste, ça lui est égale, ce n'est pas comme s'il cherchait à se faire des amis. A quoi bon dans ce nouveau monde ? Il a ces anciens potes, c'est suffisant. Bien sûr, à cause de Miria, il est obligé de ne pas être fermé à la possibilité d'avoir des nouveaux dans le groupe. D'un certain point de vue, être plus nombreux peut être un avantage, mais aussi un handicap. Plus de monde, veut dire plus de bouche à nourrir, plus de personnes à défendre. Sauf que ça veut également dire plus défense, plus d'yeux et d'oreilles pour surveiller. En fait, il y a autant d'avantages que de désavantages dans cette histoire. Mais qu'importe.

Ils se mettent à parler des militaires, mais est-ce vraiment important. Ce n'est pas comme s'ils avaient tous attendu une aide miraculeuse depuis si longtemps. Ces pecnots du gouvernement ne pensent qu'à leur gueule et les soldats sont de bons petits toutous bien trop con pour penser par eux même. Pas étonnant qu'ils s'attaquent aux gens non contaminé. C'est tellement ridicule. Enfin, Miria continue et propose à manger. Oh, carrément ! Ce n'est pas le genre de choses que le jeune homme apprécie, il aurait largement préféré qu'elle s'abstienne. Lui-même refusa ce qu'elle lui donnait. Ce n'était pas vraiment le moment de faire une pause collation. L'homme fit comme Javik, peut-être qu'il ne voulait pas être redevable ou juste laisser le tout à sa fille ce qui peut se comprendre. Le gars se montre impatient, il veut partir pour ne pas dire fuir. Lawson adresse un regard à Danny, le genre de regard qui veut dire "tu ne penses pas qu'on devrait faire pareille". Bien que tout le monde soit fatigué, devoir fuir une horde ne sera pas une chose facile. S'ils peuvent prendre de la distance, c'est plus rassurant et encore mieux s'ils trouvent un endroit sûr ou passer la nuit. "Miria, on devrait faire comme eux et se tirer. Le repos viendra plus tard, faudra puiser dans vos ressources pour continuer d'avancer. Je n'ai pas envie de tomber sur un tas de Zombie. On remballe et on se casse !" Son regard se porta alors sur Philippe visiblement impatient de se tirer de ce trou à rat. "Je suppose qu'on peut faire la route ensemble, ça devrait être moins dangereux !" Le père ne dira surement pas non, ils ne sont que deux est dans un sale état. Alors que le groupe de Javik est plus en forme, constitué de plus de membres et de personnes armées. Danny avait presque l'air content de voir que son meilleur ami acceptait de faire équipe avec des inconnus plutôt que de les piller comme avant.




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MessageSujet: Re: A l'ouest rien de nouveau ! [PV Miria, Chloé et Phil] [Livre I - Terminé]   Mar 10 Nov - 18:50

Que tout le monde soit sur les nerfs, c’était on ne peut plus normal. On était tous fatigués, affamés et terrifiés. Enfin moi, je l’étais, terrifiée. En même temps, déjà les zombies en soi, c’était déjà assez lourd hein, faut le dire. Mais les dernières heures avaient tout bonnement été plus qu’insupportables. Mais il fallait bien garder un semblant de quelque chose de positif non ? Sinon, je ne voyais pas l’intérêt de continuer… Bon si, okay, rester en vie était un intérêt suffisant… Mais je me comprends…
Je lance un regard à Javik. Il était assez méfiant pour nous deux, mais c’était presque trop. Oui, je sais, je ne pourrais guère le changer davantage. Tout comme il sait que je ne changerais pas et resterais toujours bien plus souriante et optimiste qu’il ne le sera jamais. Mais après tout, c’était ce qui lui plaisait non ? Peut-être pas, mais on s’en fout.

Je reporte mon attention sur Philippe. Je finis par hausser les épaules. Qu’importe ce qu’il était advenu du gouvernement, américain ou canadien, au final. Ils ne nous aideraient pas, on devait se démerder seuls, point barre. Je grimace devant le stress, ou du moins les tensions qui se manifestent et persistent. Ouais, ce n’est pas gagné. Mais comme dit, les zombies, les bombardements, tout ça, … ça donne de suite le ton de l’ambiance…
Je souris à Chloé, qui finit par accepter ma gourde, sans oser trop en profiter. Et dans ma grande bonté, je distribue quelques barres. Javik se renfrogne davantage. Genre c’est possible ? Mais encore une fois, je n’en tiens pas compte, si je devais faire attention à toutes ses sautes d’humeur, on n’aurait pas fini, et non, je ne me montrerais pas plus égoïste que je ne le suis… c’est-à-dire pas beaucoup, même maintenant. Je leur en donne une, que le père donc laisse à la gamine. Des réserves tu parles, mais bon, même moi je fais la même chose pour les autres.
Debout, je fais bouger mes chevilles, parce que ouais, ok, on ne va pas s’arrêter, je sais bien. Même si ce serait quand même drôlement sympa.

« Je vous en prie. J’aurais aimé pouvoir faire plus… »

Je récupère mon sac, alors que je sens John et les autres se lever.

« Je sais. Faut qu’on s’éloigne encore. Toujours. » Je souris à Philippe, continuant à voix basse. « Je ne suis pas aussi inconsciente ou fragile que j’en ai l’air ne vous en faites pas.
Et j’en ai vu suffisamment là-bas pour ne pas vouloir rester sur leur route. »

J’acquiesce en essayant de visualiser la route. « En espérant que la rivière emmène le plus gros d’entre eux…. ce serait cool. Ce sera sans doute le cas vu sa taille. On continue vers le nord aussi, on essayera de se trouver un abri, un truc dans le genre. »

Je tourne la tête vers Javik, approuvant d’un signe de tête.

« On y va oui. » Je regarde Philippe et Chloé. Je leur souris, forçant un peu l’amusement.  « On se reverra peut-être plus loin. Je préparerais un lapin, je commence à pas mal me débrouiller… »

Ouais, si on y arrive… Non, on y arrivera. Et eux ? Je les regarde s’éloigner de leur côté, alors que l’homme secoue la tête en réponse à Javik. Qu’il ait fait un effort, c’est cool, c’est un bon début je dirais. Je lui souris en le rejoignant. Mais je les comprends, ils ne sont que deux, d’un côté même si c’est plus risqué, ils avanceront plus rapidement. Et puis, Philippe n’aura pas à s’inquiéter de devoir nous surveiller en plus des zombies. Je soupire.

« Allez, on doit traverser la rivière aussi. Et j’aimerais autant le faire rapidement en fait. »

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