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Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]
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MessageSujet: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Sam 3 Oct - 16:30

Je me lève et m’empare de mon arme et de mon sac à dos, n’arrivant plus à dormir depuis trop longtemps. Loin de s’apaiser avec le temps, les pensées et les cauchemars me poursuivent tels des ombres. Je parviens à grappiller quelques heures de sommeil à la suite, et c’est déjà un net progrès comparé à il y a quelques semaines de cela. Pas encore suffisant, mais 4 heures valent mieux que deux, et puis, mine de rien, avec Javik et Danny, je m’angoisse moins à toujours avoir un œil sur les autres. Enfin, façon de parler, vu que c’est toujours tendu avec John. Mais bref… Mon côté le plus optimiste se dit que même sans moi, ils feraient un effort et resteraient ensemble. Je grimace. Ouais bon, ok… je suis pas certaine que Javik prenne grand cas des trois autres et c’est une des choses qui a tendance à le plus me gonfler chez lui. Même si oui, il s’améliore… un peu… lentement…

Je ne les réveille pas, on est bien assez tous fatigués, s’ils dorment encore, ne serait-ce qu’une heure, ce sera cool. Je fais quelques pas, en regardant autour de moi, et me dirige vers Danny, qui est de garde, pour le prévenir que je vais faire un tour, et pourquoi pas essayer de faire une premier état des lieux du coin. Ça n’a pas l’air de le ravir, du tout même, que je parle seule, mais je commence à partir avant qu’il ne discute et ne réveille tout le monde. Oui, bon ok, ça risque de mettre un peu d’eau dans le gaz avec Javik, mais sérieux, ça me saoule. Je peux me débrouiller toute seule et je déteste qu’on me dise ce que je dois faire. Je serais prudente, je ne reviendrais pas dans trop longtemps, et tout le monde sera content. Ou pas. Mais qu’importe.  

Et j’ai promis de ne pas m’éloigner… Promesse que j’essaie de tenir, même si je finis par me retrouver près des quais soit. J’ai marché un peu plus que prévu. Mais je n’ai croisé quasiment personne. Pas de râles, ni de pieds qui traînent outre mesure, ça fait toujours du bien.
Le soleil se lève à l’horizon. Je suis partie peu avant l’aube… Ce qui, à leur goût, signifie sans doute que je suis partie depuis trop longtemps et/ou trop loin.
Mais j’arrive dans un quartier résidentiel, et qui sait avec de la chance, peut-être qu’on pourrait trouver un abri plus sécurisé. Et avec beaucoup de chance, je trouverais à manger. Et des médocs. Et des munitions… N’importe quoi ferait l’affaire en fait…  A choisir je préfèrerais la bouffe, même si on ne meurt pas encore de faim. Ou une baraque. Le temps se rafraichit super vite, et à ce rythme-là, on va vite se retrouver gelés si on reste dehors. Oui, un abri serait sympa...

Je tourne la tête en voyant un mouvement du coin de l’œil, mon fusil se levant dans le même mouvement. Je cligne des yeux. Et regarde autour de moi. Et de lui. Lui, c’est un clebs. Apparemment seul. Qui se promène aussi tranquillement que moi. Le fusil toujours levé, je m’approche de lui. Je devrais m’éloigner sans doute. Un chien, par les temps qui courent, c’est dangereux ça craint. Ou alors ça se bouffe. Quoique perso, à moins de vraiment vraiment crever de faim, je ne pourrais pas. Et on n’en est pas là. Il me regarde. Il ne grogne pas, n’aboie pas, ne fait pas mine de me sauter dessus pour me bouffer. Déjà pas mal. Je baisse lentement mon arme. Toujours pas de mouvement ni de bruit. Mais non, je ne suis pas imprudente ! Du tout...
Lentement, à quelques mètres de lui, je m’accroupis et tends la main.

« Salut mon beau. T’es tout seul ? Allez viens, je ne te ferais pas de mal c’est promis. »

Il s’approche en remuant la queue et pose directement son museau dans ma main. Ok. Donc soit il n’était pas seul jusqu’à il y a peu, soit il était grave en manque de caresse, soit il est con.

« Comment t’as fait pour t’en sortir hein ? »

Je le caresse un peu et il s’assoit. Et il a toujours un collier. Je regarde de nouveau autour de nous, avant de soupirer. Je lis la plaque.

« Torby. C’est ton nom ? »
Il se met à haleter, la langue pendante. « Torby donc. J'avais un vieux prof un peu pervers qui s'appelait presque comme ça...
C’est pas un nom pour un chien ça. C’est de la maltraitance tu sais. »


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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Ven 16 Oct - 22:17

Putain mais Torby est vraiment con. Il a fallu le sortir vu que cet abruti de clébard grattait à la porte comme un demeuré et il faisait tellement de boucan qu'il allait nous ameuter la terre entière. Enfin, la terre entière en soit, je m'en cogne, mais ce serait quand même vraiment con de se retrouver avec des zacks parce qu'on a pas sorti le chien quoi.

Bref, c'était bien évidemment pour ma pomme. J'aimerais bien dire que j'ai perdu à la courte-paille mais même pas en fait. J'avais pas envie que Zak traine dans la rue et je me sentais pas de demander ça à quelqu'un de notre joyeux petit groupe. Parce que bon, la corvée de sortie de l'animal de compagnie c'est franchement n'importe quoi. Au moins, il s'est arrêté de pleuvoir, c'est déjà pas mal. Mais il fait sacrément froid. Ou alors c'est juste parce que suis claqué. Ouais je sais, je me plains tout le temps. Enfin, je me plains dans ma tête vu que je vois pas trop qui d'autre ça pourrait intéresser, d'autant que je me saoule déjà tout seul comme un grand.

J'ai donc suivi Torby avec mon fusil et, bien évidemment, il a fallu que je détourne le regard deux secondes pour que je le voix bondir et tracer comme un fou dans une direction totalement improbable. J'ai fait pareil, on sait jamais, des fois qu'il ait trouvé une super réserve de bouffe, de médicaments, de couvertures, de je sais pas quoi. Au point où on en est, n'importe quoi ça ferait déjà plaisir.
Enfin, si on tombe sur un camion de couches culottes non, faut quand même pas déconner. Je divague un peu pour pas changer et je suis le chien de loin. Il a une bonne longueur d'avance et je me vois pas trop hurler pour le faire revenir. Mais j'ai pas particulièrement envie de sprinter pour rester à sa hauteur. Je suis curieux de voir ce qu'il pourrait dénicher mais pas suicidaire. Pas encore en tout cas.

Je me fige brusquement alors que j'aperçois une silhouette au bout de la rue s'approcher de lui. Il a l'air content cet idiot et il remue la queue alors qu'elle lui accorde une grattouille. Bon, je suis bien tenté de faire demi-tour et de le laisser se débrouiller mais le gamin me le pardonnerait jamais. Alors, je prends une profonde inspiration, espérant ne pas me faire descendre et je m'avance d'un pas tranquille. Il s'agit d'une fille tiens et elle est même en train de causer à Torby. Ce qu'elle dit me fait sourire et je peux pas m'empêcher de lâcher, d'un ton léger dès que je me sais à portée de voix sans attirer tout le quartier.

"Je confirme, c'est pas un nom pour un chien. Mais bon c'est un gamin qui l'a choisi, je me dis qu'il aurait pu faire tellement pire qu'au final, je me dis qu'il s'en sort pas si mal. Il aurait pu hériter d'un nom de Pokémon ou je sais pas quoi du même genre."

Encore que, pour autant que j'en sache, si ça se trouve, c'est le nom d'un foutu Pokémon ce truc. J'avoue, j'ai jamais pensé à demandé à mon frangin pourquoi il l'avait appelé comme ça. Faudrait que je le fasse à l'occasion, peut-être que la raison me surprendrait.

" Je te dirais bien de faire gaffe et qu'il mord ou une connerie dans le genre mais je crois que je serais pas hyper crédible."

Ouais, ouais, je dis bien de faire attention à un chien alors qu'on est cernés de zombies qui seraient prêts à nous déchiqueter en moins de deux. Y a pas à dire, je pense que la fin du monde m'a rendu aussi con que le clébard en fait. Le dit clébard en profiter pour rouler sur le dos pour mendier des grattouilles supplémentaires et je soupire profondément avant de continuer, toujours sur le même ton.

" C'est le moment où je te dis que je suis cool, que je te veux pas de mal et que je compte pas me servir de mon fusil si tu comptes pas le faire non plus. Ah ouais, je peux aussi dire bonjour ou me présenter. Mais c'est plus trop la mode en ce moment."

Tout en parlant, je jette de fréquents regards aux alentours, m'attendant à voir débarquer un troupeau de zombies d'on ne sait où. Avec le bol qu'on se traine en ce moment, ce serait bien la seule chose que je serais foutu de découvrir. Et avec ça, je sais toujours pas ce qui a appâté le chien. Ce serait pas la fille quand même non ?
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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Sam 7 Nov - 12:22

Je pensais pas trouver des masses de trucs, mais un clebs, pas agressif ni rien, j’avoue que ça figurait en fin de liste. Pourtant, il se laisse faire, remuant gentiment la queue sous mes caresses.
Je souris bêtement, comme une gosse, alors que le chien est assis face à moi, content comme tout. Tellement accaparée par le chien que ma main se porte sur mon fusil au dernier moment, alors même que j’entends la voix. Idiote. Si tu avais fait attention, tu aurais entendu le bruit de ses pas. Bon, si ça parle, c’est que c’est vivant. Et vu qu’il a l’air de vouloir se taper la discut, rien n’est perdu. Je relève lentement les yeux vers lui, ma main toujours sur l’arme.

« Un gamin ? » Je jette un coup d’œil derrière lui et autour de nous. Partagée entre l’inquiétude, la surprise et… ouais, ok,  une sorte de joie incrédule… Un gosse quoi… « T’as un gamin ? Vivant je veux dire… Enfin… Qui va bien ? » Ouais, bon… Mais c’est chouette un gosse.
Je secoue la tête. « Mais j’avoue qu’un chien s’appelant Bulbizarre ou Sabelette se serait… bizarre. Torby s’est juste un peu triste pour un gentil chien comme ça, hein ? »

Il penche sa tête sur le côté alors que je lui gratouille l’oreille. Me concentrer sur le chien, vu qu’il a embrayé dessus, me parait une bonne idée. Même si pour le coup, je tends l’oreille. Mais non, ce n’est pas trop tard pour faire preuve de prudence !
Je souris et le regarde à nouveau. L’homme, pas le chien. Je secoue la tête.

« Non, pas vraiment. Peut-être bien qu’il mord, mais je ne dois pas lui sembler assez menaçante dans ce cas, pas vrai Torby ? »

Preuve en est qu’il se roule par terre, mettant son ventre à l’air. Je ris un peu. Oui, bon, soit, c’est un gentil chien. Un peu concon, mais gentil. Ou alors c’est parce qu’il n’a pas quitté ledit môme et qu’il n’est jamais tombé sur des connards qu’il fait confiance comme ça. Je l’entends soupirer. Quoide désespoir devant la joie inconsciente du chien ? ou devant mon inconscience à moi, à genoux en train de le caresser, comme si tout était on ne peut plus normal ?

« Je suppose que tu m’auras déjà tiré dessus dans le cas contraire de toute façon. »
Je lève les yeux vers lui. « Et je dirais que je n’ai pas l’intention de m’en servir si tu ne comptes pas le faire non  plus. »

A force de croire que le monde est rempli de bisounours, je vais vraiment finir dans la merde. Je me relève lentement après une seconde d’hésitation, mon fusil toujours dans ma main. Je soupire à mon tour, mon regard errant autour de nous. Toujours aussi lentement, genre je sais pas trop si ce que je fais est une bonne idée, je replace la sangle de l’arme sur mon épaule. Elle reste à portée, mais non, continuons de faire ce que je fais de mieux. Faire confiance ? Non, pas vraiment. Etre optimiste plutôt. Genre je vais bien, tout va bien et personne ne fera de mal à personne.

« Je n’ai jamais trop suivi la mode. J’aime bien les présentations. Je m’appelle Miria. » J’esquisse un sourire. « Et donc, t’es dans le coin avec un môme et le chien ? C’est le tien, le môme ? … et vous êtes que vous ou y en a d’autres ? »

Bon, ça me dira pas si ce n’est pas des tarés ou des brutes… mais après tout, si le môme est bien traité, ça donne déjà une idée non ? Tout comme le fait qu’ils n’aient pas encore bouffé le chien… Et puis bon, c’est plus pour me renseigner et savoir ce qui traine dans le coin comme vivants que dans l’idée de les rejoindre… Ce n’est pas comme si j’étais entourée de gens super sociables…

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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Jeu 12 Nov - 16:12

Marrant, encore un de ces trucs qui semblait tellement naturel avant tout ça et qui maintenant prend des proportions tellement différentes. Aller faire une grattouille à un chien. Au pire, avant, on aurait dit un truc du genre « attention, il peut mordre » ce qui avec Torby aurait été de toute façon tout sauf crédible, quelle que soit l’époque. Et maintenant ce serait le genre de trucs improbables à sortir. Mais là, je me contente juste de regarder la scène, passablement perplexe devant ce chien qui fait le beau à mendier des caresses à une parfaite inconnue, qui ne me voit même pas venir d’ailleurs. Normal. Si elle est surprise, impossible de ne pas voir qu’elle a la main sur son arme. Je vais donc éviter de jouer au con, j’aimerais autant ne pas me retrouver truffé de plomb parce que j’ai emmené Torby en balade pour qu’il arrose les derniers géraniums qui survivent à la fin du monde.
A sa question j’ai un sourire et je réponds, le plus naturellement du monde, sans même réfléchir.

"Ouais, j’ai un gamin… enfin j’ai pas de gamin personnellement mais il s’agit bien d’un gamin vivant et en pleine santé. Enfin, je crois. Sauf s’il me cache des trucs. Bref…"

A sa mine choquée je me rends compte brusquement que c’est effectivement devenu presque aussi rare qu’un chien qui essaie pas de vous bouffer. En fait, à bien y réfléchir, mis à par Zak, j’ai pas encore croisé le moindre môme de moins de 15 ans. Merde alors, le gamin devient une pièce rare. Je fronce les sourcils, un peu dérouté par cette pseudo découverte avant de reporter mon attention sur la jeune femme.

"J’irais pas jusqu’à dire que c’est triste quand même. Enfin je me demande quand même où il a bien pu trouver un nom pareil. Tu le sais toi, mon grand ?"

Torby, pas contrariant, remue la queue comme pour faire croire qu’il m’écoute alors qu’il continue de faire son beau pour attirer l’attention de la demoiselle. Je souris en secouant la tête, surtout quand elle parle du fait qu’il n’est pas vraiment menaçant.

"Ah bah ça… le pire qui pourrait t’arriver avec c’est de te retrouver pleine de bave suite à un trop plein d’affectation. Ca se voit que c’est un gosse qui s’en occupe quoi."

Pourtant le clébard a appris à repérer les zacks et ça, c’est un sacré bon point. Il les attaque pas, heureusement sinon on serait plus là depuis un bout de temps déjà, mais il nous a déjà permis de nous sortir de situations bien corsées sans qu’il  n’y ait trop de dégâts. Quand elle lève les yeux vers moi, je soutiens son regard et un sourire se dessine sur mes lèvres alors que je hausse brièvement les épaules.

"J’aurais effectivement déjà tiré si je comptais le faire. Je crois. J’ai pas vraiment encore ce genre de réflexe et je t’avoue que j’espère que ça viendra pas. On est déjà pas bien nombreux, si on se met à se buter les uns les autres, ça le fait pas trop."

J’ai une grimace avant de reprendre, d’un ton plus léger.

"Ca me parait donc un bon deal. Les armes, on s’en sert contre les zacks, ça suffit non ?"

Je me demande si j’ai l’air totalement débile à parler comme si ni elle ni moi n’étions en danger. Genre ouais, on est super potes, tout va bien, pas de problème, on est dans un univers on ne peut plus normal. Bin voyons… Elle rebondit quand même à mes propos et, l’espace d’un instant, j’ai presque l’impression de ne pas être le seul gars cinglé sur cette terre qui a encore espoir de rencontrer des gens avec qui ça pourrait bien se passer.

"Miria donc. Alors là, je réponds un truc du genre enchanté, moi c’est Ethan. Le môme en question c’est mon petit frère. On est arrivés il y a quelques jours mais j’avoue que j’espérais un truc un peu plus festif et accueillant."

Je jette un regard autour de moi et laisse échapper un soupir en voyant le faux calme qui règne autour de nous. A tout moment maintenant je m’attends à ce qu’on fasse bondir dessus par un zombie pris d’une envie subite et je me rends compte que je n’arrive même pas à me rappeler d’un moment où je me suis vraiment senti en sécurité.

"On est… euh…"

J’arque un sourcil, me remémorant mentalement chaque membre de notre joyeuse petite bande et j’ai un sourire alors que je reprends, l’air de rien.

"Ouais, tu vas croire que je sais pas compter mais là, d’un coup, j’ai eu un blanc. On est 9 en tout ? Ouais c'est ça. On s’est retrouvés regroupés un peu par hasard et en ce moment, la survie étant l’idée principale, on essaie de tenir bon ensemble. Et toi alors ? Comment ça se fait que tu te retrouves toute seule sans ce coin pourri ?"

Pour un peu, on dirait que je vais lui demander si elle habite chez ses parents. Je réprime difficilement un rire nerveux avant de soupirer avant. Je deviens vraiment cinglé.
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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Mar 17 Nov - 17:11

Je regarde le nouveau venu, celui qui m’a surprise en train de gratouiller son chien comme une conne au milieu d’une rue déserte. Pourtant je fais gaffe d’habitude, un vrai modèle de prudence… Haha… Oui, non, c’est faux. Enfin, je suis prudente, mais trop insouciante selon certains que je ne nommerais pas. Je préfère dire que je vois le bon côté des choses personnellement. Ou des gens. J’ai encore et toujours tendance à me reposer sur ma bonne étoile. Et les autres oui. Et je sais qu’un jour ça me jouera un mauvais tour… ou pas. Bref !
Je relève la tête vers lui, passablement surprise. Positivement pour le coup. Il me fait rire. Un peu, mais c’est déjà ça. C’est comme s’il ne savait pas trop. Ce n’est pas comme si on voyait encore des gamins à tous les coins de rues. Et au final, il a l’air presque aussi surpris que moi. Genre il ne s’en rend compte que maintenant ?
Je souris, amusée pour de bon, avant de secouer la tête.

« J’ai pas revu de gosses depuis… » Je fronce les sourcils. « Depuis longtemps… » Ouais. Je soupire. Avant de sourire à nouveau. « C’est plutôt cool de savoir que… qu’il y en encore qui ont des trucs à cacher. »

Je secoue la tête alors qu’on parle du chien. Et de son nom.

« Ça c’est parce que tu n’as pas connu le prof en question. Je t’assure que c’est déprimant comme comparaison.
Mais après, on ne réfléchit pas forcément quand on est gosse… Mais quand même… Torby… »


Et le chien n’y est pour rien non plus, alors je ferais abstraction du nom. Il est plutôt gentil. Trop peut-être même. Il est encore plus joyeux que moi. Comme les chiens qu’on pouvait croiser avant. Alors oui, c’est sûr, le côté menaçant serait pas super crédible.

« Le côté baveux, je pourrais m’y faire, tout comme l’affection. Ouais, il doit l’aimer son chien. Hein ? Oui, t’as de la chance. »

Je le caresse encore, alors qu’il se vautre littéralement par terre. Si le chien ne mord pas, le maître non plus ? Il n’a pas l’air en tout cas. Enfin, en général, les gros cons ne tapent pas la discut en plaisantant.
Je l’observe, alors qu’il sourit. Je cligne des yeux, restant silencieuse quelques secondes. Il est sérieux ? Soit c’est un très bon comédien, soit il est sincère. Et je ne vois pas trop l’intérêt de faire semblant. Ce n’est pas comme si j’étais seule au milieu de nulle part hein…

Je le fixe, avant d’acquiescer d’un signe de tête. Et merde, moi qui pensais être une exception. Quelle déception. J’hausse un sourcil.

« Tu crois ? … Tu comptes changer d’avis ? » Je souris à mon tour, à nouveau un peu surprise. « Je n’ai pas ces réflexes encore non plus…
Et dire que je pensais être la seule à être trop… crédule. Enfin, je préfère optimiste, mais on n’arrête pas de me dire que je suis folle et inconsciente… de ne pas tirer avant de poser des questions. Ou de me promener seule… de me retrouver à jouer avec un clebs perdu… Ce genre de choses… »


Je hausse les épaules, et acquiesce.

« Les armes pour les zacks, ça me convient. »  

Même si je sais que rares sont les personnes à penser la même chose. Tout autant que je connais d’ores et déjà les refrains qu’on va me faire quand je rentrerais au camp. Mais ça fait du bien. De savoir que peut-être, d’autres sont encore… humains. Naïfs oui si tu veux. Comme si… on avait encore une chance d’avoir une vie normale. Pas juste de chercher à survivre. C’est doute idiot, mais ça fait du bien oui. Alors je joue le jeu, je me présente en souriant.

« Enchantée Ethan. » Ouais, je souris connement, même moi je me rends compte de l’absurdité de la chose. Mais ça reste drôle. « Ton frère… ça explique pourquoi tu t’occupes du chien. Un voyage en famille donc. Je t’avoue que j’ai été un peu déçue aussi de l’accueil. Je crois qu’on arrive un peu tard pour les cotillons et les apéros gratuits. Le bon côté, c’est quand a évité le gros de la foule. Enfin, j’espère… »

Tout comme lui, je regarde autour de nous en parlant. Je n’ai pas croisé grand monde jusqu’à présent. Et par monde, oui, j’entends croiser des zombies. C’est plutôt bon signe non ? Et les autres, ceux qui nous suivaient, ne pourront pas traverser la rivière. Pour le moment. Je crois.
Je ne peux m’empêcher de l’observer, souriant à moitié, alors qu’il essaie de me répondre. Oui, je sais, les mauvaises langues diront qu’il essaie de pipeauter. Mais si c’était juste pour mentir, me mettre en confiance ou que sais-je, il aurait maintenu le groupe de 2 non ? Parce que 9, c’est quand même déjà un joli groupe. Je penche la tête sur le côté, un léger sourire aux lèvres.

« T’es sûr ? Parce que si tu me poses vraiment la question de savoir combien vous êtes, ça va être compliqué. »

Je hoche la tête. Ouais, survivre, c’était toujours plus facile en groupe.

« Neuf, c’est déjà pas mal. Pas mal de bouches à nourrir, mais pas mal de chances de survie en plus oui. C’est toujours mieux que d’être seul. Ou seul avec un môme...
Et je ne suis pas seule non plus. Enfin, pas vraiment. »


Je le regarde, tout en me demandant ce qu’il pouvait trouver de drôle à sa question.

« Je n’arrivais pas à dormir, encore une fois, alors j’ai décidé de bouger plutôt que d’attendre. Et je me ferais taper sur les doigts pour changer d’être partie seule…
Mon groupe est un peu plus loin. »
Je désigne vaguement le coin d’où je viens, hausse les épaules et souris. « Mes frères et sœurs, et d’autres regroupés un peu au hasard. Comme toi en fait. »

Oui, trouver des familles, je trouvais ça bizarre. Pourtant, entre la mienne, lui et son frangin, et le père et la fille croisés il y a quelques temps, ça fait déjà pas mal. Mais d’un autre côté, ceux qui survivent sont ceux qui arrivent à tenir ensemble non ? Ce n’était peut-être pas si étrange au final.

« Quand à ce coin, il est plutôt joli je trouve, comparé à d’autres. Les maisons tiennent debout, il y a des fleurs, je n’ai quasiment pas croisé de zombies jusqu’à présent, et j’y ai croisé un chien. Un gentil chien. » Que je caresse toujours distraitement de la main. « J’ai connu pire. » Mon sourire s’agrandit. « Et puis, il a fallu que je vienne dans ce coin pourri pour trouver quelqu’un qui soit aussi… insouciant… optimiste… crédule… niais… enfin, qu’importe que moi. Donc…c’est une bonne chose. »

Je me passe la langue sur les lèvres en réfléchissant.

« Avant que ton chien ne me saute dessus pour avoir des caresses, je pensais peut-être faire un tour… dans une ou deux baraques. » Je tapote mon arme du bout des doigts, sans le quitter des yeux. Mon sourire se fait plus grand, plus amusé. « Tu as d’autres trucs de prévus, ou ça te dit de m’accompagner ? »

Oui, je sais. Ils vont me tuer. Encore.

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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Jeu 19 Nov - 20:45

L'espace d'une seconde, je repense à Zak qui arrête pas de me répéter que je fais confiance aux gens trop facilement, qu'il faut se méfier des humains, qu'ils sont dangereux… ce genre de trucs quoi. D'un coté, il a pas entièrement tort, mon flanc douloureux pendant des semaines a été là pour me rappeler qu'on a failli y passer à cause des militaires et pas que des zombies. Pour autant, je n'ai pas envie de me méfier des rares humains qui ne sont pas encore au stade de vouloir bouffer le cerveau de leurs semblables. J'en suis pas non plus à chercher à devenir le meilleur ami de tous ceux que je croise, faut pas déconner non plus, mais oui, j'ai tendance à être plutôt sociable et ce, malgré la fin du monde.

A ma mine surprise alors que je me rends compte que Zak' est un des seuls gosses encore en vie et capable de sortir dans les rues, elle a un rire et je finis par sourire, un rien contrit. Vrai que ma tête a dû être un peu bizarre pour le coup mais j'avoue que j'ai vraiment du mal à me faire à cette idée. Ca viendra plus tard probablement, quand j'aurais digéré l'information.

"Je t'avoue que ça me semble tellement naturel de me coltiner le môme depuis plusieurs mois que j'arrive pas à m'imaginer le monde sans lui en fait. Et sans aucun gamin qui viendrait faire une crise de nerfs parce qu'il a plus de piles pour sa console ou parce qu'il a la flemme de sortir le chien. Tu vois ce que je veux dire ?"

A l'évocation du nom du clébard, j'ai un large sourire avant de souffler, curieux.

"Et c'était un prof de quoi ?"

Je sais pas pourquoi, je sens que sa réponse va me faire marrer. Je la regarde continuer de faire mumuse avec un Torby visiblement ravi qu'on s'occupe autant de lui et je laisse filer quelques secondes de silence, savourant ce qui, en fait est juste un moment de normalité dans tout ce bordel ambiant. Enfin, à bien y réfléchir, c'est plutôt ce qu'on est en train de faire qui est devenu totalement improbable. Cette pensée me fait froncer les sourcils mais je me reprends bien vite alors que je continue de taper la discute comme si tout était on ne peut plus normal. Ce qui est marrant, c'est qu'elle joue le jeu aussi. Je suis peut-être tombé sur mon équivalent en féminin ou alors c'est juste une taré totalement sociopathe qui va me poignarder dans cinq minutes en gardant son charmant sourire.
Ca, ça collerait plus avec ce qu'on vit en ce moment. Enfin, au moins, je serait mort content. Je tousse un rire à sa répartie avant de hausser brièvement les épaules.

"J'ai pas beaucoup de certitudes ces derniers temps. Déjà qu'avant c'était pas bien glorieux, je peux pas vraiment garantir de ce qui me viendra naturellement si tu me fais un coup en douce. Mais on dirait que c'est pas dans tes projets."

Je la fixe quelques instants, esquissant un sourire avant de reprendre, d'un ton toujours aussi léger.

"Ouais, c'est basique. Je sais pas toi mais ça me ferait mal de gâcher une balle sur un humain. Je sais qu'il y en a des pas nets mais quand même, on est pas assez nombreux pour partir en vrille comme ça. Enfin…"

J'ai une grimace. Pas la peine de se leurrer, je pense qu'elle a dû croiser comme moi des gens capables de te tirer dessus pour une barre de céréales périmée et, autant être honnête, ça a le mérite de refroidir un peu. On finit par se présenter, là encore, comme si on était pas au milieu d'une ville désertée et où on va pas tarder à crever de froid au rythme où on va.

"Un voyage en famille… on peut appeler ça comme ça effectivement. Et je suis donc de corvée de clébard. Enfin tu me diras, pour l'apéro gratuit, je suis sûr qu'il y a encore moyen de s'arranger."

Même si les magasins ont été pillés et, étonnamment, les rayons d'alcool vidés depuis longtemps, allez savoir pourquoi. J'avoue, là, j'aimerais bien une petite bière. Ou deux. Ou un pack tout entier. Quand elle me demande combien on est, j'avoue, je bloque un peu. Elle va vraiment croire que je suis un crétin à force. Ce sera pas la dernière de toute façon. Mais je joue franc jeu, pas de raisons de lui mentir à ce propos.

"Ouais on est plutôt nombreux. Comme tu dis, ça a ses avantages et ses inconvénients. Mais au moins, on a l'impression de pas être trop seuls au monde, même si c'est pas tous les jours simples. Surtout qu'on s'endort rarement le ventre plein. T'es avec ta famille aussi alors ? C'est plutôt cool ça. Et rare de ce que j'ai cru comprendre. Comment vous avez décidé de venir dans le coin ? Pour le super climat et l'accueil ?"

Je suis probablement trop curieux pour mon bien, j'avoue. Mais ça fait du bien de parler de trucs un peu banals, le genre de discussion qu'on a pas vraiment ces derniers temps. Je me demande si elle va me répondre ou éluder. Dans le deuxième cas, je pourrais pas vraiment lui en vouloir de toute façon. Au reste de ses propos, je ne retiens pas mon rire et je lève une main dans sa direction.

"Hey niais c'est un peu trop non ? Optimiste je veux bien, à la limite. N'importe aussi je prends. Mais quand même, c'est pas parce qu'on pense qu'on va nous tirer dessus à tous les coins de rue ou nous bouffer qu'on est des crétins non ?"

J'ai quand même une grimace, pour le principe, avant qu'elle ne me dise ce qu'elle compte faire. Je regarde autour de nous, laissant filer quelques secondes de silence avant de souffler, pensif.

"Ca me dit bien ouais. J'ai rien de mieux de prévu pour le moment et Torby a l'air motivé pour nous filer un coup de main. Hein mon grand ?"

Il remue la queue, visiblement content que je m'adresse à lui. Au moins il s'est assis, retrouvant un semblant de dignité canine.

"T'inquiète pas, il est pas du genre à aboyer pour rien. Et s'il repère des zacks, il prévient discrètement."

Ou il se terre dans un coin en couinant. Mais ça, je vais éviter de le dire. Si ça doit se passer, elle le verra bien assez tôt. Je tapote ma cuisse pour qu'il se rapproche de moi et il le fait sans même moufter avant que je ne me fige quelques instants, un peu hésitant.

"Dis voir, ce qu'on trouvera, enfin si on trouve des trucs, c'est genre chacun pour soit ou on essaie d'être un minimum civilisés ?"

Je me pose la même question pour les zacks, me demandant, si on en croise, si elle va détaler sans demander son reste ou si elle restera. Con comme je suis, j'espère que ce sera la deuxième option.

"Alors, t'as une préférence pour la maison ? Celle avec les volets rouge pétant ou celle avec les espèces de fleurs moches sur la boite aux lettres ?"
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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Jeu 26 Nov - 0:23

Comme quoi, même maintenant, on peut encore avoir des surprises. Bon, je n’aurais jamais pensé qu’apprendre qu’il y a encore des gosses en vie en serait une, mais c’est bizarrement une des plus chouettes que j’ai eu dernièrement. Oui, bon, vu comme ça, c’est pas forcément super réjouissant. Enfin si. Bref.
Je cesse de rire, sans pour autant cesser de sourire quand je vois sa tête un rien penaude. En même temps, je le comprends. S’ils sont ensemble depuis le début ou presque, ça devient une habitude, et t’y réfléchis pas vraiment. Mais ça reste amusant.

« Je vois oui. » Je hoche la tête en souriant. « C’est plutôt une bonne chose, ça prouve qu’il est important… Il a de la chance… ou vous avez de la chance sans doute de vous avoir… » D’autant plus qu’il en prend visiblement soin du gosse, si ça lui arrive de chercher des piles… « Et je n’ai pas de piles, ni des petites, ni des grandes pour ma lampe, c’est une denrée rare, désolée. Vu que j’en ai pas l’utilité des petites, je te les aurais filé, mais… »

J’écarte les mains et hausse les épaules. Ce n’était pas un truc de première urgence, et pourtant, comme dit, ce n’était pas le truc le plus évident à trouver.  

« D’anatomie. Oh, le cours en lui-même était super cool. Et même lui, il savait le rendre compréhensible et intéressant quand il le voulait. Mais quand le prof arrive à faire des blagues vaseuses en parlant de certains muscles, fluides ou autres… Tout le temps… Et qu’il te reluque comme si t’étais un morceau de viande appétissant, ça démotive rapidement… »

Et pourtant là maintenant de suite, je retrouverais avec plaisir son cours, son regard libidineux et ses mains un peu trop baladeuses parfois. Oui, ce serait même super cool. Je secoue la tête. Non, je suis au milieu d’une énième ville fantôme, entourée de morts qui marchent et qui veulent me bouffer, à parler à un mec que je connais même pas. Faut croire que ça m’a rendu un peu moins timide et craintive tout ça. Beaucoup même. Je lui aurais sans doute même pas parlé en fait. Et encore, là, c’est parce qu’on parle gosse et chien que c’est plus évident. Ahahah. Ouais, manque le mariage….
Je reprends doucement, en haussant légèrement les épaules.

« Non, ce n’est pas dans mes projets. J’aime autant éviter de verser du sang inutilement, j’ai déjà assez donné… »

Je me mords la joue alors qu’il poursuit, et mon regard se détache un peu du sien, dérivant sur ce qui nous entoure.

« Oui. On est plus très nombreux, et certains sont tellement… » Je fronce les sourcils. « La survie du plus fort. » Oui, j’en connaissais des comme ça. J’en avais même des exemplaires à dispo… « Malheureusement, parfois… t’as pas vraiment le choix… »

Je grimace un sourire. Oui, bon, c’était pour le protéger hein, ce n’était pas gratuit non plus. Ce n’était pas juste pour passer mes nerfs ou pour lui piquer son goûter. Ça avait été pour le sauver. Ça change tout non ?
Je souris. Ça fait du bien de pas être la seule à être complètement à l’ouest, de pas être la seule à… à quoi d’ailleurs ? A faire genre tout va bien,  tout peut s’arranger ? C’est encore cool et sympa d’être vivant et d’en profiter ? Oui, peut-être. De pas être aussi négatif…

« Le clébard s’est sauvé… c’est que tu fais pas bien ton taf ? »
Je regarde les maisons qui nous entourent. « Et peut-être qu’il y a encore moyen, et j’aimerais bien, mais j’en doute. »

Je l’observe, amusée, alors qu’il me parle de son groupe. Tu m’étonnes que ce ne soit pas simple tous les jours avec un grand groupe… Oui, bon, on est pas mal aussi, mais 4 de la même famille, ça aide.

« Ça fait du bien. De savoir qu’on peut compter sur d’autres personnes. Qu’on peut se reposer et fermer les yeux sans se faire bouffer parce que d’autres veillent. »
Une partie de moi a toujours peur de trop parler, de trop en dire, de nous mettre en danger. Tout comme la timidité, la méfiance fait get up… Mais ça, ce n’est pas bon. Ça ne devrait pas. Ça devrait même être le contraire. Et ça l’est… Mais pas tout le temps. Et visiblement pas avec lui…

« Avec ma sœur et mes frères. Et deux autres personnes. On est 6. C’est déjà pas mal. Et oui, c’est cool. Heureusement qu’ils sont là… » Je souris doucement et hoche la tête. « Pour le climat sans aucun doute. Le froid, la neige, qui n’aimerait pas ? » Je secoue la tête et reprend plus lentement. « On était à Coaticook quand une horde à débarquer… Je ne sais pas trop comment on a réussi à… Enfin, on est partis et ils ont bombardés la ville… Et on a continués d’aller vers le Nord… »

Je hausse les épaules. Des jours entiers sans repos, des kilomètres sans cesser de marcher, encore et toujours. La fatigue, la faim, la peur…
Je reprends sur une note plus gaie, moins sérieuse, et j’arrive à le faire rire. Riant un peu à mon tour, je grimace.

« C’était peut-être un peu trop… et j’ai pas dit crétins. Mais euh ouais, c’est ce que la plupart des gens te diront… ou penseront de toi… En ce moment, il vaut mieux être trop méfiant et soupçonneux, tu survis plus longtemps en général. Sauf quand tu as un pot monumental comme moi et que tu tombes sur des gens bien. »

Je retrouve mon grand sourire. A défaut d’être méfiante, je reste optimiste et souriante. C’est un bon compromis je trouve. Pas au goût de tous, mais ça me va bien. Et pour preuve, je lui demande s’il est d’accord pour m’accompagner faire de l’exploration.

« Cool ! C’est gentil. Me balader seule je sais faire, mais entrer dans un truc clos, j’évites, ça craint trop… »
Je regarde le chien en souriant. « Oui, j’ai remarqué ça. Il n’a pas aboyé une seule fois… Un chien intelligent. Hein Torby ? »

Il le rappelle d’un geste et le chien le rejoint. Je l’observe alors qu’il semble soudain hésitant. Ah. Oui. Je hausse les sourcils.

« Euh… J’en sais rien… On voit ce qu’on trouve et on partage ? Comme des gens civilisés que l’on est ? »

Je lui souris. Même si je ne dirais jamais ni à lui, ni à Javik, que le fait qu’y ait un gosse avec lui, me pousse à vouloir lui filer plus… Mais bon, je ne suis pas stupide, pas totalement, j’ai aussi les miens à protéger.
Je regarde les maisons et réfléchis super sérieusement.

« Les volets rouges. » Les fleurs, soit ils étaient vraiment pas doués, soit c’était des gosses qui les avaient fait. Et ouais, dans l’autre maison ça risquait d’être pareil, mais autant éviter de tomber sur des gamins morts… « Le rouge, c’est discret et ça se fond dans le paysage, j’adore. »

Je me dirige vers ladite maison et essaie de regarder par la fenêtre avant de tenter d’ouvrir la porte.

Type d'action J'ouvre la porte

Et la porte en silence et sans difficulté. C’est un bon signe non ? Je rentre, tendant l’oreille et regardant autour de moi.

« On reste ensemble ou on se sépare ? »

Perso, je préfère la première solution oui. Mais bon, il m’accompagne, c’est déjà cool.

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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Jeu 26 Nov - 0:23

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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Mar 1 Déc - 14:45

Je sais pas si elle dit qu’elle voit uniquement pour me faire plaisir ou si c’est vraiment le cas. Parce que bon, je suis pas hyper clair non plus, faut dire ce qu’il y est. A croire que la fin du monde a vraiment faire disparaitre toutes les capacités sociables que j’avais. Ou alors j’étais déjà aussi con mais je m’en rendais pas compte. Allez savoir. Dans les deux cas, c’est pas hyper glorieux.
Je me contente de hausser les épaules à sa remarque avant de souffler, à mi-voix, comme si je me parlais plus à moi-même qu'autre chose.

"Il est tout ce que j’ai. Tout ce qui compte donc. Après, si tu lui demandes son avis, je suis pas persuadé qu’il dira qu’il a de la chance de m’avoir. C’est pas bien grave pour les piles, j’arrive toujours à lui en trouver. Par contre des piles pour ta lampe ça…"

J’ai une grimace avant d’ajouter, d’un ton pensif.

"T’as pas pensé à prendre une des lampes qu’on remonte à la main ? Tu sais, y a des espèces de manivelle. Ca éclaire pas aussi bien qu’une lampe normale mais ça dépanne bien et, surtout tu te retrouves pas totalement dans le noir quand t’es en rade de piles."
Quand je lui demande ce qu’enseignait le prof Torby, je ricane carrément à sa réponse, jetant un regard sur le chien.

"C’est là que je te demande pourquoi tu suivais des cours d’anatomie ou comment t’as réussi à t’esquiver du regard lubrique sans dommage ?"

J’ai un large sourire alors que, pour le coup, je suis bien content de ne pas être allé en fac. Le genre de trucs qui m’aurait juste totalement déprimé. Passer mes journées assis sur un banc à écouter les profs blablater. J’ai déjà survécu au lycée, fallait pas m’en demander plus. Encore un truc que mon père ne m’a jamais reproché sciemment même s’il a toujours laissé planer le fait qu’il avait économisé suffisamment pour me permettre d’étudier ce que je voulais. Bah, j’étais plus à une déception près avec lui et c’est pas comme si maintenant il était possible de changer quoi que ce soit. Je réprime une grimace à cette pensée avant de me focaliser à nouveau sur la jeune femme et j’ai un hochement de tête appréciateur au reste de ses propos.

"Pareil pour moi. Un petit break de ce coté-là ce serait pas du luxe, j’avoue. Donc on se tire pas dessus et tout ira pour le mieux dans le meilleur des mondes. Pour aujourd’hui en tout cas."

Je lui décoche un large sourire avant qu’elle ne se fasse plus sérieuse. Je grimace et laisse filer un temps de silence quand elle parle de la loi du plus fort. Parfois je me dis qu’en d’autres circonstances, j’aurais pu être un de ces types qui tire sur tout ce qui bouge pour m’approprier ce qui m’intéresse, sans le moindre scrupule. Au vu des fréquentations que j’ai pu avoir à une époque, ça aurait étonné personne en tout cas. Je me demande ce qui m’a empêché de virer comme ça. Des restes de la bonne vieille éducation paternelle ? Le fait d’avoir embarqué Zak avec moi ? A dire vrai, je ne sais pas trop mais, maintenant que je vois à quoi l’humanité peut être réduite, je suis plutôt content d’avoir pris ce chemin, même si les choses sont nettement plus compliquées. Pour une fois que je ne choisis pas la facilité, ça change tiens.

"Ouais, je sais qu’on a pas toujours le choix. Alors autant en profiter quand la personne en face a pas envie de nous plomber, non ?"

Quand elle parle du fait que Torby se soit barré, je fixe le chien d’un air peu amène et je hausse les épaules.

"Il est un peu con aussi faut dire. Il a du voir un papillon ou je sais pas quoi."

Je lui grattouille quand même le museau, pour le principe avant de reprendre, sans cacher ma déception.

"Et l’optimisme aveugle alors, t’as oublié ? Si le monde n’est pas si laid, il doit bien rester un truc à boire quelque part non ? Si c’est le cas, on le trouvera."

Et si c’est pas le cas, ce sera marrant de chercher autre chose que de quoi survivre en attendant la prochaine tuile. Et puis, me faire buter parce que je suis en train de chercher de quoi picoler a quand même un coté vachement plus épique que de mourir pour du savon ou une boite de raviolis. Enfin, je dis ça…

On se met à parler de nos groupes respectifs, la base du nouveau système de survie on dirait. Je me demande si les gens arrivent à rester seuls, sans personne sur qui compter. Le truc qui me rendrait totalement dingue perso. Enfin, à supposer que je le suis pas déjà quoi. Je hoche brièvement la tête à ses propos, l’approuvant sans rien ajouter. Faut dire que c’est précieux ce genre de trucs, des gens sur qui compter, tout bêtement.

Quand je lui demande comme elle a atterri ici, j’ai une grimace compatissante à sa réponse. Les bombardements, ça c’est le pompon. Je souffle alors, non sans amertume.

"Ah, nous l’armée a essayé de nous shooter en live et de nous rouler dessus, c’était pas mal aussi. J’avais vaguement espoir que le froid congèle ces saloperies mais plus ça va, moins je suis convaincu."

Je laisse filer un silence avant d’esquisser un sourire quand elle reprend, parlant de nos caractères qui ont l’air plutôt similaires. Notre façon de réagir en tout cas. Elle a pas tort dans le fond, mais au final, on est toujours en vie tous les deux malgré les tuiles et notre fonctionnement. Je lâche alors, d’un ton léger.

"Ouais la chance, je miserais pas tout dessus non plus quand même. On peut aussi se dire que la majorité des survivants ne sont pas des enfoirés non ? C’est bien aussi ou c’est encore plus naïf que de croire qu’on a de la chance ?"

Pendant qu’on parle, Torby est parti renifler je ne sais quoi près d’un bosquet. Je le vois lever la patte et marquer son territoire alors qu’on se décide à continuer notre exploration à deux. Après tout, pourquoi pas, on aura plus de chances non ? J’hésite quand même un peu avant de lâcher ce qui me tracasse et sa réponse me fait sourire.

"Moi ça me va. J’ai pas particulièrement de me battre avec toi pour une boite de chili périmée. Autant qu’on partage et qu’on tombe malade ensemble non ?"

A la pensée d’un chili, mon ventre gargouille et j’ai une grimace. Ca me conforte dans l’idée que cet hiver va être bien pourri, c’est une certitude. Si on arrive déjà pas à s’en sortir, ça va donner quoi dans deux mois quand il y aura vraiment plus rien à gratter nulle part ? J’ai pas envie de le dire à haute voix mais c’est franchement le truc qui m’inquiète le plus, surtout quand je vois les joues émaciées de Zak’ qui fait une fois de plus mine que tout va bien pour lui et qu’il gère. Je secoue brièvement la tête pour chasser ces pensées morbides et je la hoche à sa réplique.

"Va pour les volets rouges alors. Un très bon choix."

J’ai un sourire alors qu’on avance doucement, en essayant comme toujours de faire le moins de bruit possible. Torby trottine à mes cotés, visiblement content qu’on se balade avec sa nouvelle meilleure amie. Enfin, en même temps, il est toujours content ce con de chien.

Je la suis et, après un bref regard aux environs je hoche la tête alors que je me dirige vers la cuisine qui semble tout aussi vide.

"On reste ensemble, ça me parait plus intelligent et ça nous évitera de nous faire piéger chacun de notre coté."

Et puis, si elle se barre comme une voleuse, je le verrais au moins. Ou alors je serais aux premières loges pour me faire assommer, ou pire encore, quand elle en aura marre. Bref, un programme des plus réjouissants au final.
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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Lun 7 Déc - 10:54

Je penche la tête sur le côté et me mets à sourire.

« Il ne le dira peut-être pas, mais il s’en rend compte, ne t’inquiètes pas. C’est bien que vous soyez ensemble. »

J’acquiesce d’un signe de tête. « Oui, c’est pas con. J’en ai pas vu jusque-là, mais ouais, il faudrait que je cherche. Ce sera toujours utile… »

Je lui souris tout en réfléchissant pour savoir où je pourrais effectivement encore trouver ce genre de lampes. Magasins de sport ? A voir.
Et il se marre quand je parle de mon prof. Je grimace, avant de rire un peu aussi.

« J’ai subi les regards lubriques. Je n’avais pas trop le choix… Il s’est malencontreusement pris un coup de classeur un coup, mais bon… » Je secoue la tête. « C’était une matière importante, je pouvais pas louper à cause de cet idiot… Et puis, comme dit, la matière en elle-même était super intéressante. » J’esquisse un sourire. « Et tu peux demander pourquoi, c’était pas un truc chelou. Je faisais des études de médecine. Pour être pédiatre… ou un truc dans le genre. Je voulais m’occuper des gosses et…  » Je hausse les épaules. Ouais, maintenant, ça a l’air un peu con. Oui, les bases de la médecine pouvait servir, mais sinon, le reste… les rêves, les envies… les gosses… « Et c’était cool. »

Voilà voilà…
Je souris, soulagée, hochant la tête, ma main lâchant pour de bon le fusil que je place correctement sur mon épaule. Naïve moi vous avez dit ? Mais non… J’ai un 6ème sens pour sentir la vérité… Haha… Toujours est-il qu’il dit la vérité pas vrai ?

« Ça me va très bien. »

Je lui souris en retour. Si tout pouvait toujours être aussi facile, et si tout le monde était comme lui. Ou moi. Ce serait quand même super. Oui, bon, sans doute un peu bisounoursland, mais beaucoup mieux que ce qui se passe actuellement. A quoi bon survivre si c’est pour se retrouver seul ? Sérieusement, ça je ne comprendrais jamais. Avoir envie de vivre, de s’en sortir, tout ça ouais. Mais en devenant pire que les zacks, ça fait quoi de nous ? Enfin d’eux ?  
J’acquiesce à nouveau.

« Autant en profiter, c’est pas si souvent que ça arrive… »

Enfin à moi si, ça arrive régulièrement bizarrement… mon sourire colgate sans doute…
Sourire qui réapparait en parlant de ce malheureux chien. Sourire qui se transforme en rire.

« Non je n’ai pas oublié. Mais j’ai tendance à oublier que les autres peuvent aussi l’être. Trouver de l’alcool me parait un super bon plan. »

Et puis, avec le peu qu’on bouffe, il ne faudra pas grand-chose pour que ça fasse effet. D’un autre côté, avoir la gueule de bois en pleine apocalypse zombies, ce n’est peut-être pas l’idéal non plus. Mais bon…
On finit, forcément, par parler de son groupe, et du mien. Et du pourquoi du comment de notre arrivée dans la charmante ville de Trois Rivières.
Je hausse les sourcils et grimace.

« Ah super… Comme si on avait pas assez à faire en devant se soucier des morts… A croire que c’est partout… On a rencontré d’autres personnes aussi, il y a quelques jours. Idem, l’armée a essayé de les mitrailler. Ils avaient été séparés de leur groupe. » Je le dévisage. Ce serait quand même énorme comme coïncidence… « Vous veniez de Coaticook aussi ? »
Je regarde à nouveau autour de nous, alors que la rue est toujours déserte. « Ouais. On y pensait aussi, c’est pour ça qu’on a continué à aller vers le nord. Comme tout le monde je pense. Quand il fera plus froid peut-être… Si on ne meurt pas de froid avant nous… »

On verra bien. De toute manière, on peut pas faire grand-chose de plus pour le moment. Je chasse ses pensées peu réjouissantes et hausse un peu les épaules en lui souriant.

« Je ne sais pas trop. Je dirais que les deux se valent. Mais disons que j’ai rencontré des gens pas forcément sympas à la base et que je suis toujours en vie. Et quand tu tombes sur des enfoirés qui ne te tuent pas... La chance c’est cool. Ou c’est peut-être l’optimisme aveugle dont je fais preuve qui marche... »

Je souris, amusée, ne sachant pas trop au final ce qui marche ou non. Et je dirais, peu importe, tant que c’est le cas. Et une preuve supplémentaire, il accepte de m’accompagner en virer. Quelle folie !
Je ris un peu, avant de hocher la tête.

« Ouais, être malade à plusieurs, c’est tellement plus fun. Si on trouve une bouteille de scotch ou de rhum, ce sera encore plus amusant… »

Et je croise les doigts pour trouver de la bouffe plutôt que de l’alcool. Les baraques n’ont pas l’air trop amochées, avec de la chance, on devrait trouver de quoi tenir. Et dans le coin, y en a un paquet de maisons comme ça. Faut juste trouver assez. Je reviendrais avec le groupe, mais… Je lui jette un coup d’œil. Non, tu ne vas pas commencer à t’inquiéter pour eux. Ok, il y a un môme, mais ils sont 9 non ? Ils doivent pouvoir se débrouiller. Ouais…
On finit par entrer dans une maison, facilement, et je soupire de soulagement quand il me répond.

« Restons groupés. C’est un très bon plan. »

Type d'action je fouille la cuisine

J’ouvre les placards, désespérément vide, revoyant rapidement mon estimation quant aux fouilles potentielles du coin. Je me fige en entendant un raclement dans l’une des pièces adjacentes. Je me redresse et regarde Ethan. Merde.
Me mordillant la lèvre, je retire mon fusil de mon épaule et je tends la main pour ouvrir la porte à droite.

Type d'action Je passe dans la pièce d’à côté

La porte qui grince bien comme il faut youpi. Je grimace et murmure un désolée. Merde. Merde. Merde. Y a du bruit à l’étage maintenant.

Points de vie restants : 20/20
Munitions restantes : 15
Gains des fouilles : /
Endroit où je me trouve :  Dans la salle à manger
Endroit où se trouvent mes ennemis : 1 à une zone et 1 à deux zones (pardoooooooon )

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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Lun 7 Déc - 10:54

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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Dim 20 Déc - 20:59

J'ai un bref haussement d'épaules à sa réponse. Vrai que, vu de l'extérieur, ça doit paraitre chouette de voir les deux frangins ensemble et toujours en un seul morceau malgré tout ce qui nous tombe sur le coin de la gueule depuis quelques mois. Mais c'est pas aussi simple. C'est jamais aussi simple en fait. Ca pourrait pourtant, à bien y réfléchir. Enfin bref.

Je retiens un soupir et je me contente de souffler, d'un ton pas franchement convaincu.

"Ouais, c'est bien. Mieux que d'être tout seul en tout cas. Je l'ai été quelques temps, avant de le récupérer et c'était rude. Et plus ça va, plus je me dis que c'est un coup à péter totalement un câble."

J'ai une grimace avant de parler de lampe et de l'idée qui me vient. Ouais, c'est pas con effectivement, des fois j'ai des idées qui ne sont pas totalement inutiles contrairement à ce que peuvent en penser certains petits frères que je ne nommerais pas.

Je laisse échapper un sifflement admiratif quand elle me dit ce qu'elle faisait comme études. Bien le genre de trucs que j'aurais jamais pu faire tiens. M'enfin, heureusement que tout le monde ne pense pas comme moi sinon les gens seraient plutôt mal barrés.

"Pédiatre ? Bin dis donc, t'étais motivée… je suis même pas sûr qu'à ta place, j'aurais réussi à le supporter longtemps, même pour un truc aussi important. Enfin faut dire que moi, les études…"

J'ai un haussement d'épaules avant d'ajouter, un rien plus sérieux.

"Ca a du te changer de voir… tout ça après tes études. Mais tu peux te rendre vachement utile quand même non ?"

A mes propos, je vois qu'elle replace son fusil sur son épaule et j'imite son geste, comme pour prouver mes dires. Oui, c'est totalement débile, peut-être qu'elle va balancer un poignard, me coller un coup de tête ou, pire encore, euh… en fait non, là je vois pas trop. Enfin si, elle pourrait me balancer aux zombies et m'enfermer dans la même pièce qu'eux. Mais bon, ce serait vraiment manquer de bol, non ? Je veux bien avoir un karma de merde ces derniers temps, là ce serait quand même le pompon.

Pour une fois, je vais me dire que le monde est pas pourri et que je suis pas tombé sur la pire connasse de la terre. J'ai déjà eu assez de l'autre pétasse de la dernière fois, on va dire que j'ai eu ma dose. Je souffle alors, avec un sourire en coin.

"Cool. Parce que bon, ce truc fait un bruit abominable et j'aurais pas aimé avoir à m'en servir parce que je me serais fait avoir par le sourire d'une jolie fille."

J'ai un hochement de tête au reste de ses propos. Au moins, on est sur la même longueur d'ondes, même si, dans le fond, c'est pas franchement une bonne chose. C'est toujours bien d'avoir un parano dans le groupe, un de ceux qui s'attend toujours à ce que tout parte en vrille. Un peu comme l'effet Murphy quoi. Si un truc doit se passer mal, il sera là pour le pointer du doigt. Zak' fait ça très bien soit dit en passant. Enfin, pour le coup, on va faire autrement et essayer d'être attentif à ce qui se passe autour de nous à défaut de me focaliser sur celle qui m'accompagne. Ouais, ça me parait un bon plan ça.

Je dresse un index, me faisant faussement philosophe.

"Leçon de vie importante. Ne pas oublier à quel point les gens peuvent partir totalement en vrille pour tout et n'importe quoi. Surtout maintenant, avec la fin du monde. Et autre leçon, l'alcool est devenu une denrée TRES rare ma chère. Probablement toujours en lien avec la fin du monde. Perso, j'aurais pu, j'aurais pris la cuite de ma vie pour fêter la chute de tout ce qui faisait notre quotidien."

On continue de parler et j'évoque notre petit tête à tête avec les militaires. Sa réponse me laisse un brin perplexe et je hoche la tête.

"Euh si, on vient de là-bas. Enfin Zak' et moi on était de passage et on a rejoint un groupe qui a été divisé pendant qu'on s'est fait attaquer. Pourquoi ? Tu crois qu'on les connait ? Ce serait un peu gros non ?"

Enfin, tout est impossible et plus rien ne m'étonnerait maintenant. Je la fixe avec attention avant de reprendre, avec une grimace.

"Ouais le froid. J'avoue que j'ai pensé à ce que ça pourrait leur faire mais j'avais oublié quel putain d'effet ça pouvait avoir sur nous. Et ça fait que commencer là."

On verra bien quand ça se présentera de toute façon. D'ici là, pas la peine de se prendre la tête avec ça, ça servirait pas à grand-chose. Mon sourire se fait plus large à ses propos et j'ajoute, non sans malice.

"Vendu pour la chance. Les enfoirés, on verra si on en croise. Mais pour l'instant, on va rester entre gens biens et de bonne compagnie. Et on sera probablement un concentré de naïveté à nous deux. Ca te va ?"

Quand on parle d'aller explorer les environs et que je lui propose de partager, elle saisit la balle au bond. Je confirme qu'on a la même vision des choses et c'est plutôt cool. Ca change. Je me surprends à rêver tout haut d'alcool, c'est toujours mieux que de rêver de bouffe. Parce que vu ce qu'on mange ces derniers temps, c'est un peu pathétique. Je hoche la tête à sa répartie et je lui décoche un clin d'œil avant de la suivre dans la maison.

"Très bon plan."

Ou pas en fait.

Elle commence à fouiller dans la cuisine et je jette un œil aux alentours quand je me fige au bruit qu'on entend derrière la porte fermée. Et merde, ça aurait été trop beau tiens. Je la suis quand elle quitte la pièce et, là encore on entend du bruit. Bon, pour le choix de la maison, on repassera. Enfin, ça aurait peut-être été pire ailleurs.

Je lève mon index et je le pose sur mes lèvres par réflexe alors que je désigne d'un mouvement de tête la pièce du haut. Geste inutile, elle a du les entendre aussi bien que moi mais bon, on sait jamais.

Type d'action je me dirige dans une autre pièce

J'avise une autre porte et je me dirige vers elle. J'appuie sur la poignée et j'entends un bruit, toujours à l'étage mais dans ce qui semble être une autre pièce.

"Pssst… amène-toi."

Cette pièce à l'air vide au moins. Et au pire, on pourra se casser par la fenêtre quand ça deviendra trop chaud. Et y a encore des portes ici, dans ce qui semble être un bureau. Un vrai putain de labyrinthe. Jamais eu une maison aussi grande moi. Enfin si, la ferme. Mais là, c'est pas franchement le moment d'y penser.

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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Dim 20 Déc - 20:59

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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Mar 29 Déc - 1:24

J’ai sans doute l’air plus convaincu que lui sur le moment. Je hausse un sourcil amusé devant son air. Avant de reprendre un air plus sérieux.

« Oui. Rester seul, avec les zacks pour seuls compagnons… » J'en frissonne presque. « Ça ne doit pas être génial effectivement. »

Je retrouve le sourire alors qu’il semble surpris et impressionné quand je lui parle de mes études. De ce que je voulais faire. Ça me semble si loin maintenant. Comme si cela n’avait été qu’une ébauche de rêves et d’envies. Comme lorsque vous êtes enfant et voulez devenir cosmonaute ou pompier ou médecin justement.

« Oui, j’étais motivée. Et j’ai toujours eu quelques… facilités. Ça me paraissait pas si compliqué…J’aimais bien apprendre…  » Je hausse les épaules avec une grimace mi-amusée, mi-désabusée. « Je ne crois pas avoir été la seule à en avoir été choquée… de tout ça… Quoique tu aies fait… Enfin, je veux dire, pour tout le monde, ça a été dur. »
Je souris, un peu. « J’ai toujours aimé les gosses. Mes parents faisaient des horaires de fou, alors je m’occupais souvent de mes frères et sœurs quand j’étais petite… Du coup je… j’ai toujours été plus à l’aise avec les enfants. Avec les adultes, je… » Je me mords la lèvre. « Ça se voit pas trop là, mais je suis pas vraiment super à l’aise avec les adultes… ou je ne l’étais pas… » Je secoue la tête. « Et je ne suis pas sûre d’être vraiment utile. Au final je me débrouille mieux et plus souvent avec un fusil qu’avec du fil et une aiguille… »

Et tout comme moi, aussi inconscient que moi visiblement, il range son arme. Ce n’était pas un truc utilisé dans les films ça ? La jolie nana qui sert d’appât et qui met le gars en confiance ? Bon, ouais, ok, dans le genre sans pitié, on fait mieux que moi. Mais ça, il n’a que ma parole, il ne le sait pas. Enfin, je ne devrais pas me plaindre de tomber, pour une fois, de ne pas tomber sur une grande gueule dangereuse je suis d’accord.
J’acquiesce, non sans rougir. Sérieux, si même un truc comme ça me fait rougir, même par les temps qui courent… Oui, il est plutôt mignon, oui son sourire est craquant, oui, il a dit que t’étais jolie…. Non mais sérieusement… Rougir pour ça ??
Je secoue la tête et lui souris.

« Alors on est tous les deux rassurés, parce que je n’aurais pas aimé avoir à tirer sur l’un des seuls survivants qui ne soient pas totalement parano ou dangereux. »

Bon ok, même avec les dangereux et les paranos en tout genre que j’avais croisé, je m’en sortais bien jusqu’à présent. Fallait juste que ma bonne étoile continue de faire son boulot.
Je hausse les sourcils et esquisse un sourire quand il commence à énumérer ses leçons de vie. Il n’a pas tort, les gens n’ont jamais eu besoin d’excuses pour péter un plomb. Alors maintenant…

« Tout est en lien avec la fin du monde depuis la grande panique. Même si les gens n’avaient déjà pas besoin de raisons pour partir en vrille avant… Et je suppose qu’il est plus facile de boire et de se retrouver bourrer du matin au soir que de vouloir continuer à vivre dans ce monde pour certains. Comme avant aussi. » Je penche la tête sur le côté. « Pour fêter ? Tu ne vas quand même pas me dire que ta vie est mieux maintenant ? »

Ce serait quand même une première. Ou pas. Mais ce n’était pas une vie ça, pas vraiment. Toujours courir, s’angoisser, devoir trouver de quoi survivre…
Alors qu’on continue, à évoquer les militaires et leur inestimable aide… pour qui, je ne sais pas, mais ils ont bien dû faire tout ça pour aider quelqu’un… l’image de Philippe et Chloé, épuisés et encore choqués, du moins pour elle, s’immisce dans mon esprit. Je hausse les épaules et grimace un sourire.

« J’en sais rien. J’ai eu mon lot de coïncidences aussi, donc dans un sens plus rien ne m’étonne. » Je le regarde. « Une gamine et son père… » J’hésite une seconde. Ce n’est pas comme si ça allait changer quelque chose que je donne des prénoms après tout… si ? « Chloé et Philippe… ça te dit quelque chose ? »

Je hoche la tête à ses propos alors qu’on parle du froid. Ouais, venir dans le nord était une idée lumineuse pour le moment…

« Ouais, comme tu dis, c’est que le début… c’est plus tant de la bouffe qu’il va falloir trouver, mais des vêtements, des vrais vêtements chauds. Les hivers au Canada… Même si ça finit par bloquer les zacks, on risque de se retrouver geler avant eux… Ce serait con. »

Et c’est peu dire. Survivre à tout ça et finir par mourir de froid ou d’une pneumonie, ce serait plus que craignos. Même si l’un dans l’autre, ce serait carrément logique affaiblis comme on est tous.
Je ris à nouveau légèrement.

« Ça me va. Un concentré de naïveté dans un monde de brutes, ça le fait tellement… ça ne peut être qu’amusant. »

Et les deux naïfs en chef décident de concert d’aller visiter une maison. Pourquoi pas après tout ? Elles sont désertées depuis longtemps, peut-être qu’on y trouvera quelques trésors… ou quelques zacks. Mais perso, je préfère la première solution. Et au final, quoique ce soit, ça serait utile. De la bouffe, des medocs, des fringues, des armes sait-on jamais… rien n’est vraiment inutile maintenant…
Bon, mais autant pour la chance sur laquelle je misais quelques instants auparavant, la maison aux volets rouges semblent remplis de zombies… On ne peut pas faire un pas sans en entendre un… ou presque.
Je me retiens de lever les yeux au ciel quand il me fait signe d’être silencieuse. Je me contente de hocher la tête. Ouais, j’ai entendu. Je le suis alors qu’il se dirige vers une autre pièce, ce qui, encore une fois, ne manque pas de rajouter un raclement en haut… mais pas au même endroit. Super. Vraiment. La maison remplit de ses propriétaires morts. Ou pas. Mais toujours est-il qu’il semble y en avoir partout, et ce n’est pas cool.
Mais bon, tant qu’on est là, autant essayer de faire ce pour quoi on est entrés non ?

Type d'action Je fouille le bureau

Et je bloque un instant devant le paquet de BN planqué dans le tiroir. Un sourire jusqu’aux oreilles, je le sors et le lance à Ethan.

« Tiens, ça devrait plaire à ton frère. Tout n’est pas si désespéré… même si c’est pas de l’alcool… »

Souriant toujours, je me dirige vers la porte qui se trouve de l’autre côté de la pièce.

Type d'action J’ouvre une autre porte sur la droite

Et je soupire de soulagement alors qu’elle s’ouvre sans faire de bruit, et surtout sans qu’aucun bruit supplémentaire ne se fasse entendre ailleurs. Bien, c’était bien.

« Peut-être qu’on trouvera de quoi picoler ici qui sait… »

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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Mar 29 Déc - 1:24

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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Mer 6 Jan - 19:02

Elle a l'air amusée par ma mine sceptique et j'ai une grimace en réponse. Visiblement, y a vraiment des trucs qui m'échappent. M'enfin, c'est pas bien grave, je finis pas être tellement habitué à la présence de Zak' que, maintenant, je me demande si j'arriverais à faire sans. Et je me rends compte que j'ai pas envie. C'est bizarre comme impression en fait. A ses propos, je hoche la tête, me faisant moi aussi un rien plus pensif.

"Un coup à péter un câble je pense. Seul en tête à tête avec des zacks. Sans avoir personne à qui se plaindre ou à qui raconter des conneries. Je le souhaite vraiment à personne."

C'est plus cool de parler de ses études, surtout que bon, mine de rien, elle a l'air fortiche la miss. J'ai un sourire à ce qu'elle raconte avant qu'il ne s'estompe peu à peu. Même si je suis pas aussi calé qu'elle, je peux comprendre cette sensation dont elle parle, ce moment tellement dur pour tout le monde mais, qu'on veut, on a pas particulièrement envie de raconter. Le pire c'est que je suis sûr que tout le monde pourrait citer cet instant précis où tout a basculé. Plutôt que d'y songer, je l'écoute et je trouve une mine amusée à ce qu'elle raconte.

"Je confirme, t'as pas franchement l'air mal à l'aise avec un adulte. Enfin, ou alors, tu me considères comme un gosse, c'est ça ? Avoue ! Sinon faudra que je te présente Zak', comme ça j'aurais une idée de comment t'es quand t'es vraiment à l'aise, ce serait marrant non ? Pour le reste…"

J'ai un bref haussement d'épaules quand elle parle du fait d'être plus à l'aise avec un flingue qu'une aiguille maintenant et je lâche, mi-figue, mi-raisin.

"Mouais, je pense quand même que je serais vachement content de t'avoir la prochaine fois que je me prends une balle. C'est peut-être pas fréquent mais tu peux sauver des vies. C'est pas le cas de tout le monde et, quand on voit à quel point on est pas nombreux, c'est un truc vachement important. Enfin, c'est juste mon avis quoi."

Au reste de mes propos, quand on finit par déclarer plus ou moins officiellement une trêve avant même un conflit, elle se met à rougir. Il me faut quelques secondes avant de comprendre pourquoi et je la pointe du doigt en secouant la tête.

"Tu vois, c'est exactement de ce sourire-là dont je parle. Là, je suis prêt à me faire avoir comme un bleu. T'as pas honte ? Mais je suis pas encore totalement parano, donc ça me va bien comme ça."

Je sais pas trop pourquoi je commence à raconter des conneries sur les leçons de vie ou autre. Par réflexe probablement, par envie de légèreté pour une fois que je me sens bien à mon aise sans avoir besoin de surveiller mes arrières. Ca fait bizarre un peu mais c'est pas désagréable.

"Ca, je confirme, pas besoin de la fin du monde pour faire n'importe quoi. Mais tu me diras, passer ses journées complètement bourré, ça éviterait de réfléchir à plein de trucs, ce serait pas si mal en fait."

Je prends un air faussement pensif à cette idée avant de la fixer en silence quelques instants. J'esquisse alors un sourire et je souffle, d'une voix tranquille.

"On est en vie non ? Avec tout ce bordel, c'est pourtant un truc qui pourrait se fêter non ?"

On continue de papoter et, quand elle parle du père et de sa fille, je la fixe, un rien perplexe. Je crois qu'ils s'appellent comme ça mais, pour le coup, j'en suis plus totalement persuadé. Peut-être que j'ai envie de me convaincre que c'est bien leur nom, que je les connais et que des gens qu'on a pu croiser dans cette merde sont toujours en vie. C'est vrai quoi, ça serait plutôt bon signe pour les autres non ? Ceux à qui je tiens vraiment. Ouais, je sais, c'est un peu dégueulasse de dire ça, mais j'ai croisé le mec un quart de seconde au mieux et la dernière image que j'avais de lui c'était un tas de zombies qui avait l'air de vouloir lui foncer dessus.

J'ai une moue sceptique et je hausse les épaules.

"Je sais pas trop. Enfin, j'ai envie de te dire que oui mais là, de suite, je suis même plus sûr de leurs noms. On va être obligés de se revoir pour être sûrs de ça."

Je lui décoche un clin d'œil même si je garde ma mine pensive alors que je pense aux fringues pas bien épaisses que j'ai sur le dos. Elle a pas l'air bien mieux lotie que moi et j'avoue, j'aimerais bien trouver des trucs intéressants dans le coin. On est dans le nord quoi, ils doivent bien avoir des fringues que les zombies n'ont pas bousillé non ?

"Si on trouve un cache-nez, je prends."

Et le naïf que je suis fonce dans la maison avec elle, histoire de trouver notre bonheur. Je tapote le nez de Torby pour qu'il reste sagement à m'attendre devant la porte et il m'écoute, s'installant dans l'embrasure, museau posé sur les pattes et les oreilles bien dressées. Au moins, si quelque chose débarque par là, on le saura vite. Et j'ai aucun doute sur ses capacités à me rejoindre rapidement si besoin.

Bon, évidemment, y a déjà du monde, mais, pour le moment, ils ont l'air éparpillés je sais pas où dans la baraque. On s'en tire plutôt bien même si on est tous les deux aux aguets. Et Torby reste calme alors que je m'éloigne de l'entrée. Rien à craindre donc.

Quand elle montre le paquet de gâteaux, j'ai un large sourire.

"Si je te présente à Zak' avec ça dans les mains, il va t'adorer, tu peux en être sûre. Même si ouais, j'aurais largement préféré que tu me sortes une bonne bouteille de … de ce que tu veux en fait."

Je la suis dans une autre pièce attenante à ce qui semblait être le bureau et on se retrouve dans un mini salon. Enfin, y a un canapé gigantesque et une télé. Je laisse échapper un sifflement alors que je commence à fouiner à droite à gauche.

"J'ai toujours rêvé d'avoir une pièce comme ça. La grande classe quoi."

Type d'actionJe fouille dans un placard

J'ouvre un placard, plein d'espoir et j'ai une moue alors que je me retourne vers la jeune femme et que j'agite la bouteille vide.

"Je crie à l'injustice là. C'est abusé. Ils auraient pu en laisser quoi."

Et j'entends toujours les zombies qui grattent au-dessus de nos têtes. C'est bizarre mais, pour le coup, pas si inquiétant que ça. Au moins, on sait à peu près où ils sont. Enfin, ceux-là quoi.

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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Mer 6 Jan - 19:02

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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Lun 11 Jan - 23:53

Perso, moi, je me serais foutue en l’air si j’avais été toute seule. Je n’aurais pas pu. Je ne pourrais pas. Mais bon, ça c’est moi, je ne suis pas faite pour rester seule faut croire. Je reste en retrait, mais de là à être seule… C’est pas la même chose.
Et là, oui, je sais que je l’amuse. Non seulement je le vois sur son visage, mais en plus, je me rends compte que ça n’a plus vraiment de sens. Mais à nouveau, il me fait sourire.

« Peut-être un peu oui. Ou peut-être parce que t’as l’air aussi… gentil que moi. Ou à cause du chien qui sait… » Je le dévisage et grimace un peu. « Ton frère s’appelle Zak ? Sans déconner ? » Mon sourire s’agrandit. « Désolée… Ouais. Oh, je ne sais pas si ça changerait grand-chose maintenant. Quoi que je me montrerais encore moins prudente avec lui je crois bien. Et disons que une personne, je gère à peu près. Plusieurs par contre… Et puis oui, tout dépend de la personne. »

J’esquisse un sourire en haussant les épaules.

« J’ai étudié l’anatomie, ça veut pas dire que je saurais aller chercher une balle perdue. La pédiatrie, tu as rarement autre chose que des angines ou des foulures tu sais…
Mais oui, ce n’est sans doute pas à négliger… »


Et bien que je me targue que ça se passe bien, je ne suis pas sauvée pour autant. Même si c’est moins souvent qu’avant, moins souvent même qu’avec Javik, il m’arrive encore de rougir pour que dalle. Genre là. Parce que franchement, c’est ridicule. Je secoue la tête. Et il me pointe du doigt. J’ouvre de grands yeux, mon sourire se faisant plus mince. Avant de revenir plus grand encore.

« N’importe quoi ! T’es pire que moi en fait s’il te suffit d’un sourire. Et honte de quoi ? » Je secoue la tête, cesse de sourire et le regarde. « Je peux m’en abstenir si ça peut te rassurer, tu n’auras pas à craindre que je t’amadoue de la sorte. »

Je hausse les sourcils en le regardant, interrogative. Oui, bon, si je ne suis pas en colère, je vais avoir du mal à réellement faire la gueule je sais. Quoique non, ce n’est pas faire la gueule. Mais… un peu, pour moi. Surtout qu’il sort plus de conneries qu’autre chose. Comment vous voulez que je reste sans sourire ?

« C’est aussi le meilleur moyen pour finir bouffé ou mordu sans même sans rendre compte… Mais oui, je suppose que pouvoir oublier un peu certaines choses, ça doit être pas mal… »

Je secoue la tête. Non, eh, c’est bon, tu ne vas pas commencer à te lamenter hein. Je lui rends son regard, alors qu’il semble réfléchir. Je me mordille nerveusement la lèvre, quand il sourit et reprend la parole. Et non, je ne rougirais pas à nouveau. Okay, pas autant. Je souris.

« Ouais, carrément que ça se fête. »

Et le voilà, à nouveau bloqué à me dévisager alors qu’il semble réfléchir. Ah, ce n’était peut-être pas de son groupe. Le contraire aurait été étonnant, mais comme dit, les coïncidences, ça arrive plus souvent qu’on ne le croit. Je le regarde et fais la moue.

« Ah. Peut-être que d’autres de ton groupe sauront. Tu pourras voir avec eux. Si jamais c’est eux… On les a vu y a pas si longtemps. Ils étaient épuisés, ils avaient faim,… comme tout le monde je pense, mais ils étaient bel et bien vivants. » Je hausse les épaules. « On ne sait jamais. » Et je retrouve mon sourire. « Mais on pourra toujours se revoir oui. »

Je m’arrête une demi-seconde en me disant que ça sonne bizarrement. Bizarrement dans le genre… ouais non, faut pas pousser, ça sonne pas comme un rencard. Quand même.
Je lui jette un coup d’œil en biais.

« Oui, j’essayerais de t’en trouver un reine des neige ou dans le genre. »

Parce que de toute façon, il faudra bien davantage d’un cache-nez ou un bonnet ou peu importe pour ne pas mourir de froid prochainement. Il faudrait qu’on trouve la totale. Peut-être dans des petits magasins de fringues qui n’auraient pas été pillés… Ou dans des baraques ouais. Bon, même si là, en l’occurrence, on espère tous les deux trouver davantage de la bouffe qu’autre chose. Et à boire ouais. Accessoirement.
Et dans notre malheur, on a de la chance, parce que malgré les bruissements, on ne croise aucun mort, et au final, les bruits s’estompent et disparaissent.
Et je finis même par trouver de quoi manger. Bon, ok, ça ne vaut pas du riz ou un steak, mais c’est cool.
Je souris à mon tour.

« T’auras qu’à lui donner au pire. »
Je lui donne le paquet. « Il sera content. »

Je regarde autour de nous. « On peut encore avoir de bonnes surprises. Dans une baraque comme celle-là, doit y avoir pas mal de trucs planqués… »


Je poursuis ma visite, continuant dans la pièce attenante, sans qu’aucun bruit supplémentaire ne vienne nous gêner. Je soupire malgré moi. Et regarde autour de nous alors qu’il mentionne qu’il rêverait d’avoir la même… Perso, moi non.

« Ouais, c’est pas mal. »

Et j’ai un léger coup au cœur quand je me rends compte que ça ressemble à la baraque de mes parents. Pour le coup, je le laisse fouiller, avant de secoue la tête. Y avait pas de petit salon comme ça. C’est juste les meubles et… et je m’approche d’un petit buffet, prenant une photo dans mes mains. Une jolie famille. Ouais, les meubles et les photos. Je la repose et me détourne rapidement. Je fais une moue déçue avant de hausser les épaules quand il me montre une bouteille vide.

« On finira par en dénicher une. »

Je retourne dans la pièce d’à côté, avant  de traverser en désignant la pièce de l’autre côté de la maison qu’on n’a pas encore fouillée. Vu les bruits là-haut, même s’ils se sont tuent pour le moment, je n’ai pas trop envie d’y aller.

Type d'action Je me déplace en face

Je regarde autour de moi. La pièce est vide. Et euh bah un salon. Un grand cette fois. Avec cheminée, canapés face à face et tout ce qui va bien. J’ouvre les placards, sans rien trouver de bien intéressant. Avant de me tourner.

Type d'action Je fouille le minibar

Un genou à terre, à l’aide de mon couteau, je force doucement la porte à moitié enfoncée du minibar trônant à côté d’une console. Heureusement que c’est un couteau solide jvous jure. Je finis par y arriver et un immense sourire illumine mon visage, alors que je range le couteau et que la porte s’ouvre. Je m’empare de mes trouvailles, de deux verres trônant sur la console, et vais m’installer sur le canapé, repliant mes jambes sous moi. On dit quoi déjà ? La chance sourit aux audacieux ? Ouais bon, là j'aurais dis chanceux ou... benêts, mais c'est pas très cool...
Je pose mon fusil à portée de main, à côté de moi. Si un truc vient de l’étage, on l’entendra. Et le rez-de-chaussée est vide. Je le regarde et soulève la bouteille, presque pleine, mon sourire toujours présent.

« Du scotch ! C’est pas ce que je préfère, et de loin… mais on fait avec ce qu’on a… et ce n’est pas étonnant dans une baraque comme ça de trouver ça… »
Je regarde la bouteille. « Je suis sûre que c’est du bon en plus… »


Je relève la tête vers lui.

« Allez. Deux minutes de pause. »
Je secoue l’autre main. « J’ai trouvé ça aussi. Pas plus nourrissant que les gâteaux, mais bon… »

Quelques paquets de trucs apéros, c’est toujours mieux que rien non ?

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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Lun 11 Jan - 23:53

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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Lun 18 Jan - 17:08

Marrant, on a l’air plus ou moins sur la même longueur d’ondes elle et moi. Enfin, avec moi, tant qu’on essaie pas de me prendre trop la tête, j’avoue, je suis plutôt bonne pâte. Et là, elle est sympa comme tout, essaie pas de me flinguer ou de me faire les poches, que demander de plus ?

Je jette un regard à Torby qui remue la queue. Je me demande s’il se rend compte qu’elle parle de lui ou s’il est juste con. Probablement un peu des deux.

"Donc je note que pour avoir l’air gentil, faut que je me trimballe le sac à puces ? Tu crois que ça peut marcher à tous les coups ? Et ouais, mon frère s’appelle Zak. On aurait voulu le faire exprès qu’on y serait pas arrivé."

Je lui rends son sourire. Vrai que c’est particulièrement ironique vu la situation mais, dans le fond, ça me permet presque de dédiaboliser leur nom en fait.

"Parce que là t’es prudente en fait ? Ah ouais, t’es vraiment pire que moi en fait, je confirme. Avec nous, les gens doivent s’arracher les cheveux en fait."

J’ai une pensée pour Zak quand il me gueulait dessus à chaque fois que je parlais de trouver d’autres personnes. Ca va mieux maintenant, même si, dans le fond, je sais qu’il a pas foncièrement tort. Mais bon, là, au moins, il pourra pas dire qu’elle est pas sympa quand même, si ?

"Bon dis-toi que là, ce sera une toute petite personne. Enfin, il cause vachement. Plus que moi. Si, si je te jure. J’ai encore pas trouvé comme le faire taire mais j’avoue que des fois, ça évite d’entendre le silence autour de nous et c’est pas plus mal en fait."

Elle a pas l’air convaincue quand je lui parle de ses talents de médecin. Je la dévisage quelques secondes avant de souffler, non sans ironie.

"Oh, tu sais, vu mon karma, je serais foutu de me fouler la cheville en essayant d’esquiver une balle. Donc, tu m’intéresses aussi !"

Nos échanges continuent, aussi légers qu’improbables vu le contexte. Sérieux, je suis limite en train de draguer une fille que je connais depuis deux minutes pour la seule raison qu’elle a un joli sourire et a pas tenté de me flingue. Enfin, en même temps, ça lui fait déjà deux sacrés qualités à bien y réfléchir. Je fais semblant de réfléchir à sa proposition et je rétorque, d’un ton sérieux qui tranche avec le reste.

"Nan, continue de sourire, ça me donne presque l’impression que les choses sont normales. Pas toi ? Même si tu restes toujours aussi mignonne même en tirant la tronche, ça, ça change rien."

Au reste de ses propos, j’ai un bref haussement d’épaules. Je ais pas me la jouer fataliste mais je me dis qu’on est sacrément mal barrés quand même alors oui, chaque jour est un peu une victoire même si au final, pas dit que ça dure bien longtemps. Enfin, une part de moi, celle qui s’est jurée de veiller sur Zak, espère bien que oui, au moins pour lui quoi. A l’évocation des deux qu’elle a croisés, je me fais un peu plus pensif, sans pour autant être capable de lui donner une vraie réponse.

"Ouais on verra bien. Ca ferait plaisir aux autres. Je pense en tout cas. Et puis, on peut pas ne pas se revoir. On doit probablement être les deux personnes les plus naïves encore en vie dans cette ville, pour pas dire dans ce pays. C’est le genre de trucs qu’il faut pas négliger, tu crois pas ?"

Je lève les yeux au ciel quand elle parle de la Reine des Neiges. Voilà bien un truc que j’apprécie avec la fin du monde. La fin des chansons débiles. Encore que, à la longue, même ça, ça va finir par me manquer.

On finit par entrer dans une des maisons et, pendant que Torby fait le guet, on se balade un peu partout, réveillant des zacks qui semblent trop paumés pour nous retrouver. Faut dire que la baraque est immense et qu’au final, on fait pas tant de bruit que ça. Quand elle me tend le paquet de gâteaux, je me fige quand même quelques secondes, sourcils froncés.

"C’est… merci."

Un geste gratuit comme ça, avec tout ce qui se passe dehors, c’est assez rare pour que ça me laisse sur le cul. J’ai pas le temps d’en dire plus qu’elle continue de fouiller et que je lui emboite le pas. Décidément, cette baraque est quand même vachement classe. Bien plus que tous les endroits où j’ai pu vivre, y compris quand j’étais môme. Faut dire que bon, une ferme, c’est pas non plus le top du top niveau standing.

D’ailleurs, l’espèce de salon dans lequel on atterrit ne fait que me conforter dans mon idée, même si elle a pas l’air bien convaincue.

"Pas mal ? C’est tout ?"

Je la suis encore une fois, tenant toujours bêtement ma bouteille vide dans une main et le paquet de gâteaux dans l’autre. Et voilà encore un salon. Sérieux, y en a combien dans cette baraque ? Je tends l’oreille, guettant les bruits à l’étage qui semblent s’être calmés. Bon, on va éviter d’aller leur dire bonjour mais, au moins, ça nous laisse un peu de marge en bas. Surtout qu’à force de passer d’une pièce à l’autre, ils doivent même plus savoir où on est. Et moi non plus en fait. Bref, on s’en fout parce que là, d’un coup, voilà que Miria me sort le Graal.

Oui bon j’en fais trop ok mais c’est quand même cool non ? Je referme soigneusement la porte derrière nous, histoire de me persuader qu’on arrive à brouiller les pistes, au cas où. Je m’installe à coté d’elle avec un large sourire et je pose mon fusil à coté du sien. Je jette alors un regard à l’étiquette et je sifflote, admiratif.

"C’est carrément de la super came ouais. De quoi se faire plaisir. Et en plus t’as trouvé de quoi manger avec. La femme parfaite quoi."

Les deux minutes de pause me vont bien. Même un peu plus, je dirais pas non. Une pause dans notre vie tout court en fait, ça fait pas de mal, quand bien même on devra ressortir tôt ou tard affronter les zacks, le froid, la fin du monde et toutes ces merdes. Ou alors on devra le faire pour éviter ce qui finira fatalement par descendre de l’étage.

Je lui prends la bouteille des mains et je nous sers deux verres bien chargés, sans même réfléchir qu’avec le peu de bouffe qu’on a, et perso le peu d’endurance que j’ai avec l’alcool vu ma faible consommation de ces derniers mois, c’est probablement pas l’idée du siècle. Mais bon, on s’en fout non ?

"Allez, santé ! T’as envie de trinquer à quoi ?"

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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Lun 25 Jan - 3:03

Je souris et hausse les épaules.

« J’en doute. Rares sont ceux qui se laissent avoir aussi facilement. Je dois bien être l’une des seules à baisser sa garde si rapidement… Et disons que t’as l’air plus sympa et gentil que beaucoup d’autres aux premiers abords… mais ça veut plus dire grand-chose actuellement… »

Mon sourire s’agrandit un peu.

«  Ouais. Après en soi, c’est un joli prénom, c’est juste que… c’est une mauvaise coïncidence pour lui… »

Je regarde autour de nous, avant de soupire. C’est juste que ouais, ça craint un peu maintenant.
Je ris alors qu’il reprend.

« J’ai été prudente. J’avais mon arme. Et je m’en sers bien. Mais ouais… Pourtant, je suis… j’étais craintive… Je sais pas, y a du avoir un pète à un moment, parce qu’au lieu de l’être davantage, ben…
Et m’en parle pas, je vais encore me prendre un savon en rentrant… Même si je vais bien. Rien que parce que je suis encore partie seule. »


Je secoue la tête. Tant pis, ils devaient pourtant avoir l’habitude depuis le temps. Et ça me faisait du bien à moi, de partir juste comme ça de temps en temps. Même si je les entendais déjà ‘Jusqu’au jour où tu reviendras pas, blablabla…’
Je souris, amusée.

« Plus que toi ? C’est possible ça ?
S’il parle beaucoup, ça devrait le faire, je devrais être capable de tenir, même face à une toute petite personne. Et ne cherche pas à le faire taire, c’est bien mieux qu’il soit bavard oui. »


Et avoir des gens bavards en face de moi, ça me changerait. Surtout lui, qui semblait aussi inconscient que moi. Non pas qu’ils ne parlent jamais les miens, mais bon, j’ai parfois un peu l’impression d’être l’extra-terrestre trop enjouée et trop joyeux…
Mon sourire réapparait.

« Bien, je soignerais donc tes probables prochaines foulures si on se recroise… »

C’est n’importe quoi. Comment je peux porter attention à ce qu’il dit ? et comment je peux le prendre au sérieux ? Pourtant mes joues s’empourprent.
Je le fixe. Avant de rougir de plus belle. C’est pas ma faute. J’ai rien fait là, sans déconner. Et non, je suis pas… Je secoue la tête et esquisse un sourire.

« Peut-être… Mais je suis pas… enfin… je... »

Je me mords l’intérieur de la joue.

« Même si ça m’arrange, parce que je serais incapable de rester à faire la gueule en vrai… »

Je hoche la tête et sourit plus sincèrement.

« Il faut le prendre en compte oui. » Je le fixe une seconde. « Et tu comptes t’y prendre comment pour qu’on se recroise ? Non, parce que honnêtement, c’est un peu compliqué non, sans téléphone ni adresse, ni rien… ? »

Enfin, on verra bien. Il n’y a peut-être pas tant de survivants que ça dans le coin. Mais c’est toujours agréable de savoir que si, il y en a, et qu’ils sont cool.
Je souris alors qu’il lève les yeux au ciel. Faudrait que je trouve, ce serait amusant.

Le bon côté, c’est que les autres pourront pas dire que je suis inconsciente d’aller visiter des maisons toute seule. Inconsciente d’y aller avec un mec que je ne connais pas, par contre…
Je lui lance un regard, un sourire aux lèvres, avant de secouer la tête en murmurant un de rien. Et franchement, ouais, c’est que dalle. Même si d’accord, par les temps qui courent, ça peut représenter beaucoup. Mais c’est qu’un paquet de gâteaux quoi, pas la peine de s’attarder dessus.
Je poursuis ma visite, fouillant ici et là, mais ce ne sont visiblement pas les bonnes pièces de la maison pour trouver autre chose...

« C’est chouette oui. Mais ça ne les aura pas sauvés ou aidés davantage… »

Je hausse les épaules. C’est une jolie maison oui. Très jolie et très grande. Mais bon… Ouais, ce n’est pas très joyeux. Mais bon, ce n’est pas grave. Ça passera.
Je poursuis ma route, et mon exploration. Et je finis par trouver. Encore un peu de bouffe et surtout ce qu’il voulait, une bouteille pleine. Et pour le coup, j’avoue que je suis bien contente aussi.
Je souris quand il ferme la porte. Pas une mauvaise idée. Je lui souris alors qu’il s’installe à côté, délaissant son arme tout comme moi.

« Ah ? Si tu le dis, je te fais confiance là-dessus... » Je souris de plus belle, tournée vers lui. « Tant qu’à prendre une cuite, autant le faire correctement. » Je ris un peu en secouant la tête. « Et non. Je serais ennuyeuse si j’étais parfaite… C’est ce que t’es en train de sous-entendre ?? »

Je plisse les yeux en le dévisageant. Mais bon, avec mon sourire, je ne dois pas être super convaincante dans le rôle pas content. Je le regarde servir les verres, ouvrant la bouche pour je sais pas, protester ou lui dire de se calmer sur la quantité, avant de la refermer, le regard toujours dubitatif. C’est pas avec ce qu’on doit avoir dans l’estomac qu’on va pouvoir tenir beaucoup. Et de base, j’ai jamais trop eu de résistance avec l’alcool… Mais bon… Au pire quoi ?... Ouais, bon, au pire, on se fait boulotter, c’est pas super ça par contre.
Je m’empare de mon verre et réfléchis, les sourcils froncés. Ça pour une colle…

« J’en sais rien... On est toujours en vie, que ça continue ? Que ces idiots qu’on aime arrêtent de nous prendre la tête pour nos escapades ? »

Je le regarde, un sourire en coin.

« A nous et notre improbable rencontre ? »

Je lève mon verre et trinque avec lui, avant d’en boire une ou deux gorgées, non sans grimacer. Bon, déjà, ce n’est pas ce que je préfère, mais ouais, je sens que ça va monter directement. Pas cool. Pourtant, pour le coup, je n’ai pas envie d’arrêter ou d’être raisonnable.

« Et toi, tu veux trinquer à quoi Ethan ? »

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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Mer 17 Fév - 20:49

Marrant cette façon dont on a de discuter au milieu de la rue, comme si on risquait pas nos vies à chaque seconde. Limite, on se serait croisés en allant faire nos courses que la situation aurait pas été si différente. Enfin si, elle l'aurait été, mais voyez le genre quoi. Bref, je vais arrêter de divaguer une fois de plus pour me recentrer sur la charmante demoiselle qui n'a pas envie de me flinguer, de me refiler à bouffer à un zombie, pas encore en tout cas. Et je laisse échapper un ricanement à ses propos.

"J'ai l'air gentil ou j'ai l'air assez inoffensif pour que tu te sentes pas le besoin de me balancer direct un coup de crosse sur le coin de la tempe ? Dans tous les cas, en fait, ça me va que tu sois moins méfiante que la moyenne, je m'en tire à bon compte. Et au final, ça peut encore jouer tu sais, ça permet de dissocier les gars qui ont l'air totalement cinglés des autres. Parce qu'il doit y en avoir un sacré paquet. Bref…"

J'ai un large sourire quand on évoque le prénom du gamin et je hausse les épaules.

"Ouais c'est clair que quand j'ai entendu la façon dont on surnommait les zombies, j'ai cru à une sale blague. Mais je me vois pas l'appeler Zakariah, il serait persuadé que je vais lui passer un savon. Et c'est pas trop le genre de la maison en fait."

Et on a un peu d'autres chats à fouetter. Je vais pas lui passer une brassée parce qu'il a pas rangé sa chambre. Faudrait encore qu'il ait des trucs à ranger pour ça d'ailleurs et si c'était le cas, je serais trop content pour lui dire quoi que ce soit. Je lui adresse alors un sourire que j'espère rassurant.

"Mais oui, tout va bien. On a tous un pète de toute façon je crois bien. Et puis, tu pourras leur dire que tu m'as braqué, désarmé et tout, histoire de bien mettre en avant que t'as grave géré. Moi je dirais que je me suis tataner la gueule par une fille, ça paraitra crédible."

Je laisse échapper une grimace, lui laissant décider si je raconte des conneries ou pas avant de lâcher, avec un sourire en coin.

"Ouais plus que moi. Je me demande même s'il a un bouton off. Mais tu tiens déjà bien la distance avec moi, tu devrais pas avoir de soucis avec lui, ça risque même d'être marrant en fait."

Quand elle parle des foulures et du fait de se recroiser, je lui décoche un clin d'œil, comme si tout était normal. Ouais, je sais, j'en fais probablement trop mais la voir rougir me fait presque oublier le monde autour de nous. De la drague pas bien subtile, pas bien méchante, rien qui prête à conséquence dans cet univers où chaque geste ou presque compte. A sa question, je me tapote le nez, la mine faussement pensive.

"On peut se filer un vrai rencard. Genre rendez-vous tel jour à tel endroit. Et si t'as pas envie de venir, pouf, je penserais que t'as été bouffée par un zombie parce que j'ai trop d'amour propre pour croire autre chose et après, tu pourras joyeusement m'oublier. Ca te parait bien ?"

On file dans la maison, impressionnante soit dit en passant et je lâche une grimace à sa répartie.

"C'est sûr. Mais ils ont eu une vie cool avant tout ça. Ou pas d'ailleurs, parait que l'argent ne fait pas le bonheur, tout ça tout ça. Bref…"

L'exploration se poursuit sans vrai problème. Etonnant vu ma chance habituelle mais je peux encore me fracasser en trébuchant sur le pas de la porte et alerter la terre entière. Ah bah non en fait. Je referme les portes derrière nous et je me laisse tomber dans le canapé à coté d'elle. A sa réplique, je rétorque, avec un sourire en coin.

"Je te connais pas trop mais je peux te garantir que t'as l'air tout sauf ennuyeuse… bon ok, dit comme ça, on dirait que je te drague de façon un peu lourde mais c'est honnête hein. Quand je drague je suis vraiment mauvais, tu le verrais de suite et je suis pas sûr que ce soit hyper approprié. Non pas que j'ai pas envie hein... mais euh... hum. Je vais me taire je crois."

Je sais pas trop pourquoi je me sens obligé de préciser ça. Je la trouve mignonne comme tout en plus et, franchement, je dirais pas non. Mais je veux pas qu'elle croit que je veux lui tendre un piège avec ma bouteille et le reste. J'ai juste pas envie de me prendre la tête ou de la faire chier quoi. Ses sourcils froncés me font éclater de rire même si j'essaie de rester le plus discret possible. Je secoue alors la tête alors que je lui tends un verre et que je lui demande à quoi elle veut boire. Sa réponse me fait sourire et je hoche la tête.

"Voilà un tas de bonnes raisons pour trinquer, toutes aussi valables les unes que les autres."

Je trinque avec elle et je bois la moitié de mon verre d'une traite avant de faire écho à sa grimace.

"Vache, ça faisait longtemps. A quoi je veux trinquer moi ? T'as déjà tout dit ou presque en fait… mmmh…"

Je louche sur le verre, en pleine réflexion avant de souffler, la mine victorieuse.

"Aux bonnes surprises que la vie nous réserve malgré la vacherie de ce monde. T'en dis quoi ? Ca claque un peu non ?"

Sans attendre, je finis mon verre et j'agite déjà la bouteille sous son nez. Quitte à faire n'importe quoi, autant bien le faire non ?

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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Dim 28 Fév - 21:49

Je grimace, avant de légèrement hausser les épaules. Ouais, bon, je ne suis pas vraiment certaine que ça vienne de lui, le fait que je sois capable de ranger mon arme fasse à un type que je ne connais pas. Même si effectivement, le fait qu’il ne soit pas menaçant et qu’il n’ait pas l’air d’un sociopathe joue en sa faveur.

« On va dire ça comme ça ouais. Et ouais, doit y en avoir pas mal… C’est plus facile de jouer aux connards égoïstes que de… que de faire confiance… Enfin, je pense. »

Mon sourire s’agrandit quand il parle de son frère. Ouais, bon, ça me rend pas super objective, mais qu’il semble tant attacher à son frère joue aussi. Frère ou pas, si ça avait été un salopard, il aurait abandonné le gamin non ? Enfin, je n’en sais rien. Et ce n’est pas tant la question vu qu’il a l’air de tenir à lui.

« Zakariah donc en réalité. » Je penche la tête sur le côté. « Mais c’est bien. Enfin, tant mieux quoi… Enfin tu comprends… »

Mais si, il comprend.
Je ris à nouveau, avant de regarder autour de nous. Ce serait con de mourir au milieu de la rue parce qu’on se tape la discut et qu’il me fait rire pour des conneries.

« Ouais, la nana de 50kg qui désarme un mec de ta taille, ce sera trop crédible... Non, pour qu’ils me croient, faudra que je dise que je tirais dessus avant d’approcher. Je vise plutôt bien, donc ça passera mieux. » J’ai un grand sourire. « Et si le fait de te faire tabasser par une nana qui fait la moitié de ta taille est crédible, c’est que ouais, t’es encore plus gentil ou crédule que moi… »

Et bizarrement, j’ai de moins en moins de mal à le croire. Ou du moins doit-il l’être tout autant que moi. Et je ne suis toujours pas persuadée que c’est une qualité dans ce qu’est devenu le monde… Enfin, sauf face à des gens comme moi… comme nous ouais.
J’acquiesce d’un signe de tête.

« Bah c’est plutôt bon signe qu’il ne se taise pas en vérité. C’est qu’il va toujours… bien. Enfin qu’il arrive à extérioriser, à en parler… Enfin tu vois. Donc c’est cool. » Je hausse un sourcil. « Marrant ? Marrant pour toi ou pour nous ? »

Non pas que ça change quelque chose non plus. C’est puéril, mais j’ai carrément envie de le voir le môme. Rien que parce que ouais, c’est un enfant. C’est une denrée encore plus rare que la bouffe en vrai.
Et me revoilà adolescente rougissante et timide. Non, mais, sérieusement, j’ai passé l’âge non ? Surtout qu’il ne dit rien de si terrible. Etre amoureuse, ce n’est pas censé faire barrage à de telles réactions ? Faut croire que non. Un vrai rencard… Je fronce légèrement les sourcils. Pourtant, je souris à nouveau.

« On pourrait ouais… T’arrives encore à te repérer dans le temps toi ? » Je l’observe. « Et c’est sympa de savoir que tu préfèrerais que je sois bouffée…
Mais ça me parait bien oui. »


Je lui souris. En espérant effectivement qu’on ne soit pas bouffés d’ici là. Ce serait con. Pas déconnant… mais con.
Je hausse les épaules.

« Ça fait pas le bonheur, tant qu’on en manque pas, c’est ça ? Mais ouais, sur le principe, ça ne suffit pas. »

On déambule un peu, sans croiser de réels soucis, à part quelques grincements au loin, et c’est tant mieux. On arrive même à trouver quelques trucs, donc c’est plutôt cool je trouve.
Je lui file la bouteille et reste à le fixer quelques secondes. Et je ne sais pas trop comment réagir. Non pas qu’il n’ait pas envie, mais… ? Je cligne des yeux et secoue la tête.

« Parce que tu veux dire que tu es pire que ça quand tu dragues ? » Je détourne les yeux et regarde le liquide dans mon verre. « Et même si je serais… euh… flattée je crois, je ne pense pas que ce soit hyper approprié non plus… Enfin je... Bref…
Alors ne te prends pas la tête. »


Ouais. Bon. Ce n’est pas approprié parce que je suis amoureuse et que… que c’est tout. C’est une raison suffisante. Sans doute, mais tu ne lui as pas dit. Non. Parce que ça me fait toujours aussi bizarre de le dire.
Je réfléchis pour un toast, genre, j’ai un jour été douée pour ça, et il se marre. Je lui jette un coup d’œil avant de reprendre.
Je lui souris et trinque, avant de grimacer. Se retrouver à moitié torchée dans une maison inconnue avec un mec tout aussi inconnu est pourtant une mauvaise idée. Et j’esquisse un sourire quand je le vois grimacer à son tour. Au moins je ne suis pas la seule à trouver ça fort… Je ne sais pas si c’est rassurant pour autant. Je souris pour de bon alors qu’il me répond.

Ouais, ce n’est pas si mal. Les bonnes surprises… J’en ai eu pas mal, malgré tout ça ouais… c’est une bonne raison. »

Je le regarde finir son verre et agiter la bouteille. Je soupire en souriant, avant de finir le mien et de lui tendre.

« Et ils vont pas finir par te chercher et s’inquiéter les tiens ? Ton frangin ? »

Moi, si, sans doute. Même si à force, ils s’inquiètent moins vite quand même. Je souris, et lui jette un coup d’œil.

« Tu sais que je vais finir par m’écrouler. Ce ne serait pas super sympa de m’abandonner dans une baraque dont l’étage est sûrement rempli de Zacks… Je ne pourrais pas être là au rendez-vous… »

Je bois néanmoins une ou deux nouvelles gorgées, grimaçant toujours, même si déjà l’alcool me semble moins fort.

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Dernière édition par Miria Graham le Dim 13 Mar - 16:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Sam 5 Mar - 17:52

J'ai un haussement d'épaules en parfait miroir du sien ou presque avant de souffler, la mine un rien pensive.

"Je sais pas trop. J'ai déjà joué au connard égoïste et, au final, je suis pas vraiment sûr que les conséquences aient été si bénéfiques pour moi. Donc à choisir… en fait j'en sais rien. Si je vois que mes capacités de survie baissent parce que je suis pas un connard, je suis pas sûr que j'arriverais à rester aussi… gentil. Tu vois ce que je veux dire ?"

J'ai du mal à le voir moi-même alors bon, pas sûr qu'elle comprenne. Et puis, de toute façon, on embraie sur un autre sujet. Je parle de Zak, normal vu que maintenant, il fait partie des personnes les plus importantes de ma vie. Pour ne pas qu'il est la seule personne importante. Je vais éviter de lui dire ça, je sais pas trop comment il le prendrait. Au reste de ses propos, je ricane avant de la jauger de bas en haut.

"Hey, tu pourrais être super douée en karaté ou en kung-fu ou je sais pas quelle connerie du genre. Tu pourrais m'étaler en deux coups, paf, sans même que j'ai le temps de comprendre ce qui se passe. Tu vois le genre ?"

Cette discussion me fait marrer en tout cas. Je m'attendais pas du tout à ce genre de rencontre et c'est vraiment le truc qui me fallait pour éviter de péter un câble en me rappelant tout ce qu'on a perdu. Comme si, dans le fond, il restait encore quelques trucs normaux, de mon ancienne vie. Des gens comme Miria quoi.

J'ai une grimace au reste de ses propos, essayant, l'espace d'un instant, de m'imaginer un Zak muet. Cette pensée me déplait fortement c'est clair et je secoue la tête comme pour chasser l'image qui s'impose à moi.

"Ouais, t'as raison. Mais je sais juste pas s'il parle pour pas entendre le silence, pour dire des trucs vraiment intéressants, pour se rappeler qu'il est en vie… probablement un combo de tout ça. En tout cas, c'est clair que si je devais moins l'entendre, ça me plairait pas du tout."

Mon sourire se fait plus large quand elle accepte ce semblant de rencard. Je raconte vraiment n'importe quoi, j'admets, mais ça a pas l'air de lui déplaire en tout cas. Je la fixe alors, me faisant malicieux avant de jeter un regard aux alentours.

"Bin, je sais encore compter jusqu'à sept je crois. Et voir quand est-ce qu'il fait jour ou nuit. Donc ouais, je me dis que je pourrais arriver à te filer rendez-vous ici dans une semaine. Bon, je vais surement devoir faire des bâtons sur un papier à la réflexion. Mais je devrais quand même pouvoir m'en sortir tu crois pas ?"

Sans vraiment attendre de réponse ni confirmer ou infirmer que la préfère bouffée que de me poser un lapin, je la suis dans la maison. Tout se passe bien. Un peu trop d'ailleurs. Je serais parano je dirais que c'est louche et que, maintenant qu'on est posés comme des loques dans le canapé, on va voir l'équipe de foot du coin débarquer en mode zombie. Et je peux vous garantir qu'on sera vachement loin de Thriller et que ce sera franchement pas marrant.

Mais, au lieu de nous barrer, voilà qu'on se pose et qu'on picole. Elle est encore pire que moi niveau inconscience j'ai l'impression. Enfin, pour le coup, ça m'arrange, j'a pas particulièrement envie de me faire passer un savon. Je laisse échapper quand on parle de drague, avec un large sourire.

"Ouaip, je te garantis que je le suis. Je serais foutu de dire que t'es super bien fringuée alors que, si ça se trouve, t'as pioché tes vêtements à droite à gauche, comme on le fait tous. Ou alors, ce sont vraiment tes fringues et donc je suis hyper mauvais de penser ça. Tu vois le genre ? Enfin, tout ça pour dire que t'es tout sauf emmerdante. Et que c'est cool de t'avoir croisée."

Croisée ouais. Je serais incapable de dire si on se verra à nouveau demain ou un autre jour. On peut tout aussi bien se faire bouffer en rejoignant les nôtres comme se barrer d'ici ou encore totalement oublier l'existence de l'autre. Trop de paramètres à prendre en compte dans ce nouveau monde même si j'ai comme un doute sur le fait que je pourrais réellement l'oublier.

Et puis on trinque, c'est ce qu'il y a encore de mieux à faire. Enfin non, c'est un mauvais plan de se mettre à vraiment picoler mais, putain, pour une fois, oublier ce qui se passe dehors ce serait pas mal non ? Surtout qu'on a l'air en sécurité. Oui, je sais, je devrais pas m'y fier, blablabla, mais je fais taire cette voix dans ma tête d'une rasade de scotch avant de porter mon toast.

"Comme quoi, même avec la fin du monde on arrive encore à trouver des trucs cools."

Je remplis son verre et le mien avant de grimacer à sa question.

"Oh, ils savent que je suis en vadrouille, ils s'inquièterons un peu plus tard. Ils ont l'habitude. Et toi, ils t'attendent déjà en tapant du pied ? Ou tu veux déjà me faire faux bond ?"

Je regarde mon verre, me demandant en fait s'il est vraiment intelligent de boire celui-là. Merde, je t'avais dit de te taire voix à la con. Et je lève les yeux vers elle, brusquement sérieux.

"Qui a dit que j'allais t'abandonner ? On est rentrés ici ensemble, on sortira ensemble. Ca te parait pas un bon deal ? Après, qu'on parte maintenant ou après avoir décuvé, ça changera pas grand-chose. Enfin si, ce serait plus intelligent de sortir d'ici lucide qu'avec des verres dans le nez."

Et comme pour confirmer mes propos, je bois la moitié de mon verre d'une traite.

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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   Dim 13 Mar - 20:10

J’esquisse un sourire et acquiesce distraitement.

« J’ai pas dit que les conséquences étaient mieux, j’ai dit que c’était plus facile. Et ouais, je vois… Si ça merde et que tu dois choisir entre toi et ton frangin, et les autres… Je ne ferais sans doute pareil que toi… Enfin, je n’en sais rien. Je ne sais pas si j’en serais vraiment capable… Sans doute que si…
Après, pour le moment, j’en ai déjà qui s’en chargent pour moi, de se conduire en connard, donc bon… »


Je grimace un sourire. A se demander comment ça pouvait si bien marcher… Enfin, si bien… Je me comprends.
Je ris un peu.

« Ouais, c’est pas faux. Dis-leur donc ça. Que t’as rencontré une 2ème dan de karaté ou une connerie du genre, qu’elle t’a fait un sourire pour t’approcher, et paf, tu t’es retrouvé à terre. Ça fera une chouette histoire…
Ton frère va adorer savoir que tu t’es tabasser par une nana… »


Mon sourire s’agrandit. Parce que art martial ou pas, en général, pour un gamin, une nana reste une nana. Alors se faire étaler par elle…
Mais bref, il se démerdera après tout. Et puis bon, ça se passe bien, pas la peine de dire quoique ce soit à la limite, pas vrai ? Non parce que moi, je les connais… Et j’ai pas envie qu’ils gâchent ça mine de rien, parce que c’est chouette de discuter avec lui et que ça fait du bien d’être totalement inconséquente pour le coup.
Sa grimace m’arrache un nouveau sourire.

« J’ai toujours raison saches-le. Et ouais, sans doute un combo… Et puis, quelle que soit la raison, c’est cool. Surtout si tu t’y es habitué. »

Les joues roses, truc inutile et carrément consternant ouais, je ne peux empêcher un sourire d’apparaître sur mes lèvres, répondant malgré moi à sa plaisanterie.

« Tu crois ? Non parce que 7 ça fait beaucoup… N’hésites pas à utiliser un papier effectivement, compter sur ses doigts, c’est un coup à se mélanger les pinceaux… » Je hoche la tête, amusée. « D’ici une semaine, ça marche. Si je me fais pas bouffer ouais… »

Même s’il répond pas. Genre il prendrait mal que je lui pose un lapin… Mais qu’importe, nous voilà déjà partis dans une baraque inconnue, dans l’espoir de trouver un truc utile. De la bouffe, ce serait pas mal oui. Et on trouve un peu. Et même plus, puisqu’on s’installe mode je vais bien, tout va bien, rien ne peut m’arriver pour picoler.
Mon sourire s’agrandit, me faisant presque oublier ma gêne et mes doutes revenus au galop.

« J’ai passé des heures et des heures à choisir ma tenue, ça se voit pas ? Franchement, ouais, je suis super bien fringuée et je t’interdis de penser le contraire. » Si, je suis sûre qu’entre le jean délavé et le pull en laine gris-vert, j’ai trop la classe, surtout avec le t-shirt orange et noir qui dépasse. Je souris, plus sérieusement. « Ouais, c’est cool. Ça fait du bien de savoir que… que tout le monde n’est pas… Enfin, d’être tombé sur toi quoi… »

Est-ce que pour autant j’allais rentrer et dire à tout le monde que j’avais trouvé mon équivalence masculine niveau inconscience ou optimisme ? Non, fallait peut-être pas pousser. Parce qu’il faudrait que je dise que je lui ai parlé, que j’ai baissé mon arme et qu’on a fini par picoler ensemble… ça ne plairait pas forcément non. Mais il n’empêche que ouais, j’aimerais bien le croiser à nouveau, juste pour savoir qu’il s’est pas fait bouffer… Et ouais, pourquoi pas, rencontrer Zak. Ça, ça serait cool aussi.
Je finis mon verre, et il me le remplit déjà. Mauvaise idée. Ouais, mais on craint rien ici pas vrai ? Et de lui, tu ne crains rien ? Bonne question… Maintenant que je suis là, avec lui, c’est un peu tard non ? Et puis… Ouais, mettons que je lui fasse confiance parce que j’ai un super 6ème sens.

Je grimace à mon tour.

« Ils ont l’habitude aussi… Mais ça ne veut pas dire que ça leur plait… Ils s’imaginent parfois qu’ils doivent me protéger, parce que je... je parais plus fragile et plus susceptible de me faire avoir… » Je le désigne. « Parce que je fais confiance, parce que je suis positive et gentille… Je crois…
Alors qu’objectivement, je m’en sors avec les honneurs… Je suis plus forte que ce que j’ai l’air. Même si je fais pas de karaté non… »



Je souris. Mais ouais, je suis plus solide que ce que l’on croit en me voyant. Et ils le savent oui. Peut-être pour ça qu’ils m’ont pas encore attachée pour m’empêcher de me barrer…

« Et non, si je voulais m’en aller, je te le dirais. »


Je bois à nouveau, grimaçant toujours. Oui, l’idée m’a effleuré l’esprit. Mais bon, il aurait simplement pu me foutre un coup de crosse dans la gueule non ?
Je le regarde, alors qu’il se fait plus sérieux. J’ai un léger sourire. Qui s’agrandit quand il finit son verre.

« Tu pourrais, ce n’est pas comme si on se connaissait vraiment. Mais… ouais. C’est un bon deal. On repart ensemble, ça me va. » Je finis mon verre à mon tour avant de le lui tendre. « Non, ce ne serait pas super intelligent de sortir dehors à moitié bourrés… ou totalement…
On décuvera avant de sortir… un minimum quoi… »

Ouais, ça se passera bien…

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MessageSujet: Re: Au pied, Torby ! [Livre I - Terminé]   

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