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Un pied de bitch et une boîte d'haricots... | Morgane
MessageSujet: Un pied de bitch et une boîte d'haricots... | Morgane   Mer 6 Jan - 19:55


Il neige.

Oui bon, je sais, vu le coin pourri où on s'est installés, c'était fatalement un truc qui allait arriver tôt ou tard. Mais, j'avoue, j'aurais préféré que ce soit tard. Très tard. Genre quand on aurait décidé de se casser d'ici. Pour aller où ? Pas la moindre idée. Je suis pas persuadé qu'ailleurs ce soit mieux qu'ici. Enfin, quoique, avec ce froide de merde, je me pose de plus en plus sérieusement la question. En attendant, on se les gèle un peu plus chaque jour et, ce matin, quand on a ouvert les yeux, c'était pour voir une couche toute blanche recouvrir la ville.

Y a des gens qui trouvent ça joli, bah je vous garantis que ces gens-là, ils ont le chauffage et des vraies fringues bien chaudes. Je réajuste ma veste orange fluo et je grimace. Va vraiment falloir que je trouve un truc pour la camoufler ou autre chose, j'ai l'impression d'être une cible sur pattes quand je me balade. Non pas que les zacks soient sensibles à la couleur, enfin, pas que je sache. Mais ça me met un rien mal à l'aise quand je me balade dans les rues vides. J'aurais une cible sur le dos que ce serait pas mieux.

Enfin, c'est pas pour autant que j'évite de sortir et là, ce matin, je me suis arrangé pour le faire tout seul. J'ai mis un peu de temps à arriver où je voulais, à me planquer dès que je croisais un Zack.
Ouais pas téméraire pour deux sous, je sais, je sais. Mais j'aimerais autant passer l'hiver. Ou, quitte à crever, que ce soit de façon plus sympa que parce que je me suis fait bouffer la cervelle. Bref. Je m'arrête devant une première boutique, un truc qui vend des souvenirs et je me fige devant la vitrine maculée de sang. C'est moi où y a des bouts de chair entre deux morceaux de verre brisés ?

Je grimace avant d'hésiter un peu. A défaut de trouver ce que je cherche de suite, je vais voir si je trouve pas aussi des piles. Si je lui trouve des nouveaux jeux pour sa console, va falloir faire le stock de piles, sinon, ce serait un peu con. De mémoire y avait un magasin de jouets un peu plus loin. Un truc pour touristes, c'est sûr, mais peut-être que je vais y trouver mon bonheur. Enfin, avant, je vais fouiner par là-bas. Je grimace alors que je commence à réfléchir si je dois déblayer la vitrine pour passer ou si je tente de fracasser la porte avec finesses, élégance, ce genre de trucs quoi.

J'entends alors un bruit de pas et je me retourne, serrant la machette alors que je sens le poids rassurant du fusil sur mon épaule. Et là, je me fige en reconnaissant la silhouette qui se dessine à quelques pas de moi à peine. Sérieusement ? Faut que je tombe sur elle ? Je confirme pour cette histoire de karma de merde.
En plus, là, elle aurait pu me tirer comme un lapin que j'aurais rien vu venir. C'est quand même très con de se croire seul au monde et tranquille, persuadé de n'être emmerdé que par des morts pas tout à fait crevés.

Je me rends compte que ça doit bien faire quelques secondes que la dévisage sans rien dire. Je toussote, avant de lâcher, d'un ton sceptique.

"Ah merde. C'est toi. Ca, c'est pas de bol. Mais alors, vraiment pas."

Tiens, je fais encore pire que la première fois où je l'ai vue. Comme quoi, tout est possible. Donc là, normalement, c'est le moment où les choses vont partir en couille si j'ai tout suivi.
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MessageSujet: Re: Un pied de bitch et une boîte d'haricots... | Morgane   Sam 9 Jan - 19:25

La solitude est chez moi souvent un besoin. Ne cherchez pas à comprendre pourquoi. Moi-même, je n'ai jamais vraiment su d'où ça venait. Mes parents étaient morts bêtement quand j'étais jeune, dans un accident de bagnole. Alcool responsable. Je n'avais jamais eu vraiment de figure parentale par la suite, pas avec l'oncle que j'avais, plus impliqué dans les actions pour le Québec Libre et toutes ces conneries que par le reste. J'avais été proche de mon cousin, le fils du dit oncle, mais ça remontait à loin. J'avais toujours su être proche de ceux dont j'avais besoin. Peu importe le type de besoin d'ailleurs, le fait était que j'avais toujours fait en sorte de les avoir dans la poche. Quand j'étais très jeune, j'étais dure, presque irascible, et cela m'attirait pas mal de problèmes ; je ne me mettais que quelques caïds de côté pour m'aider. Plus tard en grandissant, quand mon T-shirt se mit à se bomber et le reste à se développer en égale mesure, j'avais compris le pouvoir de quelques oeillades, d'un bon maquillage et d'une tenue qui attirait le regard. Les hommes étaient tellement prisonniers de leur queue. Bon, pas tous. Robinson n'était toujours pas rentré depuis quelques jours et ça m'inquiétait vraiment. N'empêche que j'en avais beaucoup joué, même si l'honneur de m'avoir eh bien, beaucoup avaient été bien leurrés. Par la suite, c'était pire encore. J'avais substitué l'amusement au plus pur l'utilitarisme forcené et je n'avais plus joué comme quand j'étais jeune.


Aujourd'hui, après des jours passés avec les gens de mon groupe, je ressentais le besoin de faire les choses par moi-même. Sean Fergusson, l'intello qui nous servait de leader, avait disparu il y a un bon moment maintenant pour chercher du ravitaillement. On ne l'avait pas revu. Je savais que dans ce monde, il pouvait y avoir tout un tas de bonnes raisons à son silence radio mais je ne pouvais pas me persuader qu'il était mort. Oui, bien malgré moi, je m'étais un peu attachée à lui. Je n'avais voulu de personne pour m'accompagner. Peut être aussi pour que ne voie pas comment je réagirais si je le retrouvais, mort ou vif. Admettre qu'on pouvait compter sur et pour quelqu'un et la réciproque n'était pas du tout quelque chose de facile pour quelqu'un comme moi. J'allais donc le chercher, sillonnant rues et ruelles de Trois-Rivières pour trouver un indice, quelque chose. Partant de rien, c'était vraiment compliqué d'obtenir un résultat.


J'entendais du bruit, alors que je m'étais rapproché du fleuve, dans un magasin de jouets non loin de ma position. Des contaminés, j'en avais croisé à la pelle en route mais naturellement discrète et experte pour m'infiltrer et m'exfiltrer, j'avais réussi à ne pas trop m'exposer. Une à deux fois, j'avais dû courir pour semer mes poursuivants, mais j'avais eu de la chance. J'entrais avec précaution dans l'endroit. Jusqu'à tomber presque nez à nez avec une silhouette que je reconnaissais.


Non, ce n'était pas Sean. Cela ne me laissa pas de marbre. Je fronce les sourcils.



| Putain, je suis vernie, vraiment. Salut grand con. Tu faisais tes courses ou tu cherchais un coin tranquille pour te palucher ? |
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MessageSujet: Re: Un pied de bitch et une boîte d'haricots... | Morgane   Mer 13 Jan - 21:56

C'est quand même pas de bol. Depuis que je suis à Trois Rivières, j'ai retrouvé une vieille copine, j'ai rencontré quelques nouvelles tête et ça c'est toujours bien passé. A une exception près qui se tient devant moi, sa mine reflétant probablement la mienne et notre joie de nous retrouver face à face.

Alors oui, de base, je peux difficilement lui en vouloir de nous avoir laissés en plan. C'était la merde et y a un moment, dans un monde comme le notre, où il faut savoir quand il faut lâcher l'affaire. C'était à peu près ce moment où j'avais deux zacks qui essayaient de me bouffer et que j'étais coincé contre un mur. Mais bon, quand même, ça reste la reine des pétasses jusqu'à preuve du contraire.

Pourquoi je pense ça ? Je sais pas, l'instinct ? Elle a la gueule de l'emploi en tout cas. Qui a dit cliché, aprioris ou je sais quoi dans le même genre ? C'est peut-être le cas. Surement en fait même. Mais en fait, je m'en fous un peu. Déjà parce qu'il n'y a plus assez de monde pour me pointer du doigt quand je décrète d'un commun accord avec moi-même que cette nana… c'était comment déjà ? Ah ouais Morgane, a une tête de pétasse. C'est vrai quoi, regardez cette route, cette vitrine de magasins de jeux, de jouets, de souvenir, de je sais pas quoi où en déco maintenant t'as des bouts de chair humaine, du sang et du verre coupé. Où est-ce que je voulais en venir déjà ? Ah ouais. En fait, c'était juste pour dire que dans une putain de rue déserte, dans une putain de ville au bout du monde où les seuls êtres qu'on croise veulent vous bouffer la cervelle, si j'ai envie la cataloguer, je le fais.

Putain, je crois que je suis encore en train de déraper là. Si je commence à me parler à moi-même à haute voix, je pense que je vais avoir de sérieux problèmes. Enfin, je vais éviter de le faire devant elle, ça le ferait un peu moyen. Déjà qu'elle me prend pour un demeuré incapable de faire quoi que ce soit d'utile. En soit, vu le parfait exemple que je lui ai donné la dernière fois, je peux pas lui donner entièrement tort. Mais, quand même, c'est vexant.

J'ai une grimace à sa répartie et je la fixe de bas en haut avant de secouer la tête, laissant échapper un ricanement. Et bah, au moins, je suis pas le seul que ça emmerde d'être à cet endroit, là de suite.
Pourtant, ça allait bien jusqu'à il y a deux minutes. Ou trente secondes. Ca fait combien de temps que je la fixe avec ce qui doit ressembler à des yeux de poisson mort ? Je secoue la tête et je reprends, essayant d'avoir l'air le plus naturel possible.

"Désolé, je suis pas aussi tordu que toi à penser à venir me tripoter dans un magasin de jouets. Donc je te laisse brillamment déduire que je fais mes courses."

J'arque un sourcil, guettant la réplique probablement peu aimable qui va certainement découler de mes paroles et j'ajoute, après un nouveau temps de silence. Elle va vraiment finir par croire que je suis tellement con qu'il me faut un moment pour arriver à aligner plus de deux phrases d'affilée à force.

"Ah ouais. Salut. Je te demande comment ça va ou on peut s'épargner ce genre de politesses ? Qu'est ce que tu fous là toi ?"

Bah quoi ? Elle est peut-être venue se faire plaisir et je m'en voudrais de lui prendre trop de temps. Par contre, si elle est venue pour autre chose et qu'elle veut pas faire sa pute, on pourrait négocier. Et puis, pour le moment, c'est plutôt calme mais vu ma chance, je sens que ça va pas durer.

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MessageSujet: Re: Un pied de bitch et une boîte d'haricots... | Morgane   Mar 26 Jan - 19:34

Ok, c'est vraiment la merde maintenant. Je me rendais bien compte que le type en face de moi était une sacrée crevure, un salopard capable de survivre à des attaques de contaminés en nombre. Il avait donc réussi à se tirer du piège que formait le camp de réfugiés sur l'autoroute et les abords sud du pont qui enjambait le fleuve. Je ne savais pas si son petit frère s'en était tiré aussi, mais ce qui me semblait certain, c'était que l'autre petit teubé avait bien dû s'en tirer. Un vrai petit malin, l'enfoiré. Le grand comme le petit se méritaient mutuellement. Beaucoup de vent entre les deux oreilles mais un instinct de survie relativement développé. Je me demandais toutefois si le chien s'en était tiré ou s'il avait fini en canigou comme je l'avais imaginé. Dur de savoir. Et puis honnêtement, je m'en fichais un peu, de tout ça. Chien ou pas chien, ces deux mecs ne restaient jamais que deux teubés, sans que je parvienne toutefois à dire s'ils faisaient partie des loups ou des moutons. Peut être un peu des deux. N'empêche que le cul bordé de nouilles, ça, c'était imparable quand on les imaginait l'un avec l'autre. Comment sinon deux kékés pareils auraient pu arriver si loin?


Les considérer, lui et son frère, comme des crétins, ne m'aide pourtant pas à ne pas me méfier. Bien au contraire. Les courageux imbéciles sont imprévisibles pour quelqu'un comme moi ; je n'arrive tout simplement pas à comprendre leurs raisons, leurs motivations. Leur mode de pensée était tellement éloigné du mien que je ne pouvais carrément pas me retrouver à essayer de deviner ce qu'il se tramait dans leurs esprits aussi obscurs que puérils. Le type grimace et secoue la tête en mode dégoûté, alors qu'on savait tous ici le genre d'idées qui lui venait à l'esprit en pensant à moi. M'étonnerait pas qu'il se soit paluché une fois ou deux ces derniers jours en pensant à la salope qui l'avait entubé. Et voilà qu'il essaie de faire le malin. Ah oui tiens. Se branler dans un magasin de jouet, ce serait vraiment sale. Ah ah!



| Tes courses ? Dans un magasin de jouet ? T'as pas pensé à ramener ton Action Man de la maison pour lui faire des calins dans ton duvet, la nuit, quand tu te sens tout seul? |


Bon ok, d'ordinaire je manie le sarcasme et l'ironie plus que l'insulte purement gratuite et même pour moi, c'était méchant. Robinson avait disparu, je ressentais le besoin de me souler un bon et coup et j'avais l'entrecuisse qu'allait finir par cicatriser. Je m'avance vers lui et fait mine de m'intéresser aux étagères.


| Je cherche quelqu'un. Un homme. Grand. Brun. Barbu. On dirait Robinson Crusoe qu'a la crève. Pas vu, par hasard? |
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MessageSujet: Re: Un pied de bitch et une boîte d'haricots... | Morgane   Mer 17 Fév - 21:10

Je sais pas si elle est étonnée de me voir en vie, ou agacée. Peut-être les deux. Qu'elle le soit ne m'étonne pas, les crevures comme elles ont la peau dure et généralement, ce sont les derniers à mourir dans des situations comme la notre. Je devrais pas lui en vouloir de nous avoir laissés tomber mais pourtant, je continue de l'insulter mentalement à chaque fois que j'ai une pensée pour elle, ce que j'essaie d'avoir le moins possible. Je me suis même pas demandé comment elle pouvait être en vrai, si elle était sympa comme fille ou si c'était vraiment une pétasse de première, si c'était naturel ou si c'était à cause des zacks qu'elle était devenue comme ça. Bref, le genre de pensée que j'aurais du avoir en temps normal, qui ne m'a pas effleuré mais qui, d'un coup, reviennent à la charge alors que je la fixe, yeux plissés et qu'elle me balance une nouvelle vacherie rapport à ma présence dans le magasin de jouets.

"T'es toujours aussi sympa ou tu fais une exception pour moi là ?"

Je secoue la tête, un rien blasé, réalisant que, comme quoi quelqu'un peut bien arriver à faire voler en éclat ma bonne humeur en un clin d'œil. Je continue pourtant de lui parler, après tout, ça reste toujours mieux que de rester tout seul comme un con. Enfin, pour un peu, elle serait presque capable de me faire penser le contraire en fait.

"J'ai une gueule à me trainer un Action Man ? Au cas où miss simplette aurait oublié, c'est bientôt Noël. Et j'ai un gosse à la maison. Alors, fin du monde ou pas, je me suis dit que ce serait cool de lui trouver des trucs."

Ouais, je sais pas pourquoi je lui raconte ça. Je vais passer pour un con. Un peu plus à ses yeux et déjà j'ai l'impression que j'ai atteint des sommets. Ou les profondeurs. Dans tous les cas, elle a l'air au mieux de vaguement me mépriser, au pire de se méfier de moi. Ou alors c'est moi qui me méfie d'elle, je saurais pas trop dire. Je me demande quand même vaguement si elle a des gens qui arrivent à la supporter au quotidien et, bizarrement, quand elle me dit ce qu'elle fout là, elle me confirme que oui. Enfin, il y avait quelqu'un quoi, qui l'a peut-être pas supportée assez longtemps sans avoir envie de se casser ou de se faire bouffer plutôt que de lui tenir compagnie.

Mais comme je suis pas du genre à balancer des vacheries comme ça, je me contente de froncer les sourcils avant de lâcher, non sans ironie.

"Grand, brun, barbu. T'as encore plus vague comme description ou t'essaies de voir à quel point je suis assez con pour essayer de vraiment réfléchir à un mec du genre que j'aurais pu croiser. Bon ok, on croise pas grand-monde ces derniers temps mais j'ai déjà au moins deux mecs qui pourraient correspondre sans  même chercher à me fouler."

Enfin pas pour son délire de Robinson qui a la crève. C'est quoi cette image à la con ? Je vais pour rajouter un truc quand j'entends alors à nouveau des bruits de pas qui craquent dans la neige. Des pas trop assurés et réguliers pour que ce soit des zacks. Mais, je sais pas pourquoi, j'ai pas envie pour le moment de me précipiter dehors pour voir ce qu'il en est. Je fronce alors les sourcils et je pose ma main sur son épaule par réflexe, comme pour lui intimer de se taire alors que c'est moi qui cause. Normal quoi. Et qu'on vienne pas me dire que je cherche à la tripoter, je la vois déjà venir à des kilomètres l'autre pétasse.

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MessageSujet: Re: Un pied de bitch et une boîte d'haricots... | Morgane   Lun 22 Fév - 18:12

J'essaie de tirer quelques billes de cette histoire de disparition au grand dadais présent, mais je ne sais pas pourquoi, je sens que cette enflure va rapidement me courir sur le roudoudou. Heureusement encore, je me rendais bien compte qu'il avait de bonnes raisons de m'en vouloir, mais ça ne changeait rien au fait que je n'étais vraiment pas certaine d'apprécier un type comme lui. Je note bien en tous cas la rancoeur qui semble l'animer dans son regard. Pas tendre, le type. Il n'a pas oublié et visiblement, il n'est pas prêt à me laisser le bénéfice du doute quant à ma fuite de la dernière fois. Forcément, l'affreux petit môme qui l'avait accompagné avait bien dû cracher sur mon dos, ça me semblait assez évident. je détestais les gosses, plus encore quand il s'agissait de petits cons. Je fais la moue quand le grand con me demande si je suis toujours aussi sympa ou si je fais un effort pour lui. Je me rends bien compte que dès le départ, je me suis pas montrée super avenante. Encore que j'avais pas forcément besoin de lui sur le moment, alors aller chercher un peu plus loin encore ne m'allait pas pour le moment. Grimace un peu bégueule.


| Je suis toujours aussi sympa, mais surtout, tu m'inspires tout particulièrement. Sois heureux! |


Il a l'air de douter même de rester ici. Je ne sais pas trop ce qu'il attend, mais surtout, il ne semble pas non plus totalement contre la discussion. Il doit aussi se sentir seul, j'imagine, surtout s'il ne fréquentait que son chien abruti et son kéké de petit frère. Ce qu'il me dit, étrangement, me laisse coie. Je comprends ce qu'il dit. Je n'ai jamais eu quiconque sur qui veiller. Mais dans la survie de tous les instants, je sais pas. Ce type m'a balancé un truc auquel je m'attendais pas. Quelque chose de fondamentalement normal. Effrayant. Coûteux, aussi, car cela me laissait un peu... Je ne sais pas. Toute chose. ce n'était pas son ton vindicatif qui m'avait touchée, loin de là. J'en étais restée à le voir comme un gros crétin musclé, mais totalement absurde. C'était probablement vrai. Mais ce gros crétin avait dit quelque chose qui, sans que je sache vraiment quoi, m'avait touchée.


| Euh. Ok. Désolée. |


Morgane Beaulieu qui se retrouve con, voyez vous ça mesdames et messieurs! C'était vraiment le pompom! J'allais perdre toute crédibilité et j'effaçais ma gêne en reportant toute mon attention sur les étalages de jouets. Le silence s'installe, pesant, alors que je me sens étrangement vide, dénuée de sens, dénuée de l'objectif que je m'étais fixé en venant ici aujourd'hui. D'un coup d'un seul, ce sale type m'avait foutu en vrac. Comme si d'un coup, j'avais perdu tout espoir de retrouver un jour Sean Fergusson. Maudit couillon que celui-là. Tant de dévouement, provoqué par l'autre petit emmerdeur, c'était quand même vachement... Etrange. Intéressant. Bouleversant aussi, un peu. Le type reprend la parole du même ton qui était le nôtre dans tous nos premiers échanges. Je ne sais pas ce qui lui prend, mais en tous cas, je ne suis pas plus blessée qu'avant; il m'avait sans doute déjà fait le pire qu'il pouvait me faire. Pourtant, il me dit qu'il a bien des mecs qu'il connaît qui pourraient correspondre à la description. Mon visage reprend vie.


| Oh putain! Qui? Où? Quand? |


Il me pose la main sur l'épaule et je lâche, tout en me retournant.


| Du calme, je verrais peut être à être gentille si t'as les infos que je cherche, pas av... |


Et je vois l'air sur son visage. J'entends. Eh merde, j'ai vraiment pas de chance dans la vie. Je m'accroupis, pose la main sur ma barre à mine et chuchote.


| J'imagine que ce ne sont pas des copains à toi? |
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MessageSujet: Re: Un pied de bitch et une boîte d'haricots... | Morgane   Sam 27 Fév - 17:24

Pourquoi je lui parle déjà ? Ah ouais, j'en sais foutrement rien. Pourtant en soit, comme j'étais très justement en train de me dire, j'ai rien de spécial contre elle mis à part … bin elle en fait. Elle a le don de me taper sur les  nerfs alors que je la connais même pas, que j'ai pas vraiment passé de temps avec elle. L'instinct ou un truc dans le genre. Ou la connerie, tout simplement. Enfin, au final, j'ai quand même envie de lui en coller une rien qu'en la regardant, c'est marrant quand même. Et visiblement, c'est réciproque donc je vais pas trop m'en vouloir.
Je laisse échapper un ricanement à sa réplique et je rétorque, faisant écho à sa grimace.

"Moi qui ai toujours rêvé d'être une source d'inspiration pour quelqu'un, me voilà comblé."

Je secoue la tête après lui avoir jeté un regard en coin qui ne cache pas ce que je peux penser d'elle. Oui, je sais, je sais, je suis pas objectif, j'ai pas pris le temps d'apprendre à la connaitre, ce genre de conneries dont fondamentalement je me fous totalement. C'est le moment où je devrais me barrer, continuer ce que je suis en train de faire et pourtant, j'ai toujours cette putain de voix qui continue de me souffler que ça reste une humaine et que, dans le fond, on est plus assez nombreux pour se permettre d'envoyer chier tout ce qui se bouge et ne pas filer un coup de main quand on peut. Ouais, je sais, c'est juste la pensée la plus conne, la plus débile et la plus dénuée de tout instinct de survie que j'ai pu avoir, surtout après avoir eu l'occasion de voir ce dont elle est capable pour survivre.

Alors, je continue de lui causer et quand elle me balance une nouvelle pique, je réponds la vérité, sans même chercher à savoir si elle va se foutre de moi ou pas. Et à ses quelques paroles, je la fixe, incrédule. Merde alors, j'ai l'impression de l'avoir mouchée et même moi je sais pas trop quoi lui répondre. Faut dire que mon expédition est un peu improbable. Quand les gens cherchent de quoi bouffer, de quoi survivre, moi je cherche des jeux, des jouets, n'importe quoi qui pourra faire sourire le gamin et lui faire oublier le monde pourri dans lequel on vit.

Je finis par esquisser un sourire, sans bien trop savoir pourquoi et je lâche, d'un ton léger.

"Moi qui pensais que t'allais m'en balancer une à propos de mon manque de lucidité ou de ma connerie sur le fait que je risque ma vie pour trouver deux pauvres merdes à mettre au pied d'un sapin qu'on a même pas… maintenant  je sais plus quoi dire d'intelligent. Bon ça changera pas de d'habitude tu me diras…"

J'ai du mal à comprendre ce qui peut la mettre dans cet état quand même alors, quand elle parle de son brun là, je préfère me focaliser là-dessus, même si sa recherche a l'air plutôt mal barrée. Enfin, j'ai pas trop envie de lui casser son délire même si je me montre pas franchement enthousiaste. Elle a d'ailleurs pas l'air de piger que je suis un peu ironique et je soupire avant de lâcher, toujours sur le même ton.

"T'as deux types bruns dans mon groupe déjà. Et ils doivent pas avoir vu de rasoir depuis un moment déjà… mais je pense pas que…"

J'ai pas le temps d'en dire plus que je remarque du mouvement dehors et surtout, du mouvement humain. C'est bizarre qu'ils fassent autant de bruit, sans se soucier de rien. A sa réplique quand je la touche, je rétorque, d'un ton sec, d'une voix à peine audible.

"Si je voulais te tripoter, je commencerais pas par le bras, je suis con mais pas à ce point-là. Autant que ça en vaille la peine."

J'essaie de jeter des rapides coups d'œil alors qu'elle décide enfin de comprendre que je suis pas là pour l'emmerde. Pas que en tout cas. Et, en réponse à ce qu'elle balance, je chuchote à mon tour, alors que je regarde les alentours, cherchant une possible issue qui ne soit pas cette vitrine défoncée ou la porte beaucoup trop près d'eux.

"Brillante déduction miss simplette. Ils ont l'air vachement nombreux."

Et j'aime pas les gens en groupe, surtout en gros groupes. Je sais pas pourquoi, ça me fait penser aux films où le héro dit qu'il sent un truc louche. Bah, là, c'est pareil. Sauf que je suis pas un héro et que la nana à coté de moi n'en a pas l'air non plus.

"On pourra pas sortir par là. C'est moi ou y a un escalier au fond ? Amène-toi. Sauf si tu veux leur montrer ton cul pour avoir des nouvelles de ton pote."

Type d'action Je me dirige vers les escaliers.

Je lui tapote à nouveau l'épaule et j'essaie de bouger aussi silencieusement que possible, que les gens qui ont l'air de stationner à quelque pas à peine de nous ne nous remarquent pas. J'essaie de ne pas faire grincer les marches mais c'est pas gagné et, surtout, j'entends du bruit à l'étage.

J'aurais peut-être du aller montrer mon cul au groupe de mecs dehors en fait.

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Dernière édition par Ethaniel M. Griffin le Sam 27 Fév - 17:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un pied de bitch et une boîte d'haricots... | Morgane   Sam 27 Fév - 17:24

Le membre 'Ethaniel M. Griffin' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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MessageSujet: Re: Un pied de bitch et une boîte d'haricots... | Morgane   Ven 11 Mar - 19:01

Le grand dadais est un salopard. Dès que je commence à le cerner, boum il me balance un autre truc qui, sans tout changer, n'était carrément pas le plus agréable à supporter. Il n'y avait tout simplement pas vraiment moyen de savoir ce qu'il avait derrière la tête, ce grand con. Je savais bien qu'il me reluquait comme un type particulièrement affamé. Difficile de passer à côté. Même un type comme lui me donnait faim. Mais d'un autre côté, c'était bien la seule chose que je savais identifier, chez lui. Ah non, y'avait aussi son affection pour le petit gremlin qui lui servait de frère. Je ne souhaitais pas particulièrement me retrouver de nouveau en leur compagnie à tous trois. Au moins cette fois-ci, il n'y avait pas de chien. Je ne savais pas qui je devais remercier pour ça. Je suis un peu destabilisée, j'ai un peu de mal à savoir quoi dire, à savoir comment réagir. Je me rends compte que j'ai été prise à contrepied et la fatigue autant que l'épuisement moral me laissent un peu en vrac, à la merci de ses arguments, de ses saillies. Je ne savais pas trop comment me défaire de mon malaise; j'avais perdu de mon mordant et c'était chose suffisamment rare pour le souligner.


| Ravie pour toi. |


Punaise, on avait fait mieux comme répartie, tout de même. Léger, même, pourrait-on appuyer un peu plus. Je n'étais pas au mieux de ma forme et il me semblait évident que l'on ne pouvait pas partir sur des chapeaux de roue comme lors de notre rencontre précédente, principalement à cause du fait que je me trouvais en difficulté aujourd'hui, atteinte, touchée, par la disparition de Robinson et pour plusieurs autres raisons. Nous ne nous entendons pas vraiment et pourtant, Ethaniel et moi conversons, ne pouvant nous résoudre, sans aucun doute, à baisser les bras, à abdiquer. Je sais bien que je ne suis pas la femme la plus avenante qui soit, du point de vue du caractère, mais il n'empêche que je suis en manque de relations humaines, normales. Depuis la disparition de Robinson, je me sens plus isolée que jamais au sein du groupe et je ne partage pas grand chose avec la majorité d'entre eux. Et de toute manière, ils ne sont pas vraiment intéressés pour partager quelque chose avec une tueuse, avec celle qu'ils soupçonnent tous d'avoir tué Clayton. Je ne leur en veux pas, mais je les méprise, parfois. J'ai fait ce qui était nécessaire et eux viennent me le reprocher... Un monde à l'envers.


L'homme semble amusé par ma réaction, ma surprise, sa manière qu'il a eue de me prendre à contrepied. Je lui en veux pour ça, bien sûr. J'essayais de trouver quelque chose à lui répondre, mais sa façon aussi de me tendre le baton pour le battre ne me plaisait pas plus. Je n'avais jamais eu besoin de qui que ce soit pour battre un homme sur le champ des paroles, et je savais bien que le vanner maintenant perdrait tout son sens.



| C'est un fait. Tu n'es pas super lucide. |


.... Ca se passe de commentaires, n'est-ce pas? Quoiqu'il en soit, nous sommes interrompus en pleine discussion par l'arrivée d'autres types, dehors. C'est toujours un peu angoissant de tomber sur quelqu'un à Zombieland. Surtout maintenant que les zombies commençaient doucement à geler, dehors, et qu'ils étaient de manière générale moins actifs avec le froid. Le type me lâche une nouvelle pique mais je ne réponds pas, restant bien trop sur mes gardes pour le faire. Pas folle, la guêpe. Si on continue de se disputer comme chient et chat, on risque gros, tous les deux. Ma main continue de serrer le manche de mon arme improvisée. Je coule un regard noir dans sa direction, alors qu'il me vanne encore. Ce genre de regard-là veut simplement dire "ta gueule, ou je t'abandonne encore". Je le ferais sans le moindre scrupule, ne serait-ce que pour évacuer toute ma gêne. En plus de ça, il me dit qu'il y a un escalier au fond. Je souffle.


| Allez, on tente notre chance! |


Je suis le type jusque dans les escaliers, restant le plus possible à couvert tandis que je finis par dépasser le type, ne faisant pas craquer les marches. Une voleuse sait être discrète... Plus que lui en tous cas. Mais il y a quelque chose, là haut. Un infecté, sans doute. Je lui fais signe de couvrir mes arrières pendant que je vais essayer de me débarrasser sans bruit du zombie.


Type d'action J'avance dans le couloir


Type d'action J'essaie de me battre


Je parviens à m'approcher sans trop de problèmes. En revanche, une fois que j'aperçois le putréfié je ne parviens pas à l'avoir; essayer de l'avoir dans faire de bruit n'a rien de facile et je me retrouve à essayer de le repousser du bout de mon arme, alors que d'autres grognements se font entendre...


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Dernière édition par Morgane Beaulieu le Ven 11 Mar - 19:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un pied de bitch et une boîte d'haricots... | Morgane   Ven 11 Mar - 19:01

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MessageSujet: Re: Un pied de bitch et une boîte d'haricots... | Morgane   Lun 14 Mar - 20:00

Cette nana est vraiment bizarre. Mais pas dans le sens bizarre cool. Enfin je dis ça, mais je sais pas trop. Après tout, je dois avoir l'air louche moi aussi, je dis pas le contraire. Surtout que plus elle me regarde, plus j'ai l'impression qu'elle se fait un tas de films à propos de moi dans sa tête. Je me demande à quel point elle m'a estampillé connard et j'ai l'impression que c'est gratiné. Enfin, ça devrait pas m'importer non ?

Et pourtant, elle a l'air d'écouter ce que je lui raconte. Mais pour de vrai en plus. Elle cherche visiblement comment me balancer des saloperies à la gueule même si elle trouve rien. Ou alors c'est qu'elle cherche pas vraiment et là, ça me casserait un peu le schéma que je me suis fait d'elle. Ce serait perturbant quand même. J'aime bien que les gens que je qualifie de pétasses le soient pour de bon.

A sa réplique, j'arque un sourcil, de nouveau perplexe. Ah ouais, ça change de ce qu'elle peut me balancer en temps normal. Enfin, je peux dire ça ? Vu qu'on s'est vus qu'une fois. Quelle question con en fait.  Bref, je préfère rien rajouter, j'ai pas envie qu'elle ne sache même plus quoi me répondre en fait. Enfin sur ce sujet là quoi, sur le reste, je vais pas me priver. Et puis, le fait qu'elle me balance à nouveau une pique me rassure un peu, bizarrement.

Je lui décoche alors un clin d'œil avant de rétorquer, non sans ironie.

"Si j'étais vraiment lucide, tu crois que je serais encore en train de causer avec toi ?"

Pas le temps d'en dire plus qu'on entend du bruit dehors. Enfin si, j'ai quand même le temps de lui balancer une pique à laquelle elle répond avec le regard qui tue. Comme si ce genre de truc allait m'affecter. Qu'elle se casse et qu'elle prenne la porte principale pour se jeter dans les bras de ces mecs. En fait non, elle serait foutue de leur retourner le cerveau pour les envoyer sur ma gueule donc, au final, vaut mieux qu'elle vienne avec moi.

Je hoche alors la tête quand elle approuve mon plan. Enfin, c'est pas vraiment un plan en fait, faut pas déconner. Mais c'est toujours mieux que de rester planté là, à attendre gentiment de voir s'ils vont nous taper la bise ou nous défoncer la gueule.

"Pour une fois qu'on est d'accord, je vais pas te contredire chérie."

Quand elle fait signe de couvrir ses arrières, je lui obéis. Autant en temps normal, je l'aurais probablement envoyée bouler mais elle a l'air de savoir ce qu'elle fait. Je garde le silence, grimaçant à  chaque fois que je fais grincer une latte, en espérant que les bruits de l'extérieur couvriront ça sans trop de soucis.

Mais pour le coup, ça va pas être notre problème principal. Je me fige quand je vois qu'un zack est en train de tenter de lui rouler une pelle, ou de lui bouffer le bras, ou je sais pas quoi. Et j'hésite. Oui, j'avoue. Une part de moi est tentée de redescendre les escaliers et de tenter ma chance dehors.

Il parait que je suis trop con. Alors je le fais pas. Et je sors ma machette avant de prendre une grande inspiration.

Type d'action J'essaie de défoncer le zack au corps à corps avec la pétasse.

Mais voilà, elle est hyper près et je voudrais éviter de la scalper en route. Même si une part de moi serait probablement ravie, je vais quand même éviter de partir en couille comme ça. Et puis, j'essaie de faire aussi silencieusement que possible, les coups de feu c'est pas hyper discret dans le genre.

Je plante ma machette dans le dos du zombie et c'est à peine s'il réagit. Merde, on est tombés sur un coriace. Bon, Ethan, on se concentre un peu, ce serait pas mal. Parce que là, je pense que j'ai juste réussi à attirer son attention.

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MessageSujet: Re: Un pied de bitch et une boîte d'haricots... | Morgane   Lun 14 Mar - 20:00

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MessageSujet: Re: Un pied de bitch et une boîte d'haricots... | Morgane   Sam 2 Avr - 22:15

Je suis aux prises avec un putain de putréfié. Toutes les belles paroles de ce sale type s'effacent, j'oublie tout ce qu'il a pu me dire, je me concentre uniquement sur ma survie, déterminée comme je le suis à me battre et me défendre, envers et contre tout. J'en ai tué pas mal, de ces saloperies, et je n'ai aucune espèce de problème avec l'idée selon laquelle les buter serait un meurtre. Déjà parce que d'après ce que j'ai vu, ces saloperies sont bel et bien des saloperies de mort-vivants, mais aussi et surtout parce qu'en matière de survie, j'ai l'immense avantage d'avoir une moralité à géographie variable et donc à pouvoir m'arranger comme je veux avec ma conscience au nom de la nécessité. Je ne suis pas pour autant insensible. Ca me fait chier de devoir affronter ces choses pour continuer à respirer un jour de plus. En plus de ça, l'enfoiré à mes côtés ne se presse pas trop pour venir me prêter main forte et on ne peut pas dire que je sois en mesure, visiblement, de m'en sortir sans aide. J'ai horreur de ce sentiment d'impuissance. Finalement, le type semble tirer une arme tranchante ; j'entends son crissement quand il la dégaine, avant de se jeter sur le zombie. Les bruits de lutte sont importants, je crains carrément qu'on attire les types qu'on a entendu en bas. Un bruit sourd se fait entendre, presque liquide, presque... je ne sais pas, je reconnais le son que fait la lame en tranchant la chair, et plus, encore, la chair pourrie.


Le zombie ne sent rien. Ces saloperies ne se rendent compte ni de la douleur, ni de l'incapacité née des blessures reçues. On dirait qu'ils n'ont conscience de rien en fait, en dehors de leurs cibles. Et c'est parce que la créature doit sentir la présence d'Ethaniel qu'elle commence à se retourner. Je me jette sur la bestiole à demie humaine, lui envoyant un coup avec le bout de ma barre à mine, par le dessous.



Type d'action J'essaie de me battre


Le coup ascendant défonce la mâchoire de la bestiole et elle tombe par terre. Je l'achève de deux coups bien brutaux, qui m'éclaboussent d'esquilles, de morceau, de sang à demi séché. Le monstre arrête de bouger et je me tourne, haletante, vers le type.


| Merci pour la diversion. |


Sous l'effet de l'élan, du soulagement, je m'approche de lui, l'attire main sur la nuque, et lui colle un baiser vif et emporté avant de le relâcher.


| C'est bon ça, putain. Survivre. |


je le lâche et le repousse.


| Une idée, Sherlock? |


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MessageSujet: Re: Un pied de bitch et une boîte d'haricots... | Morgane   Sam 2 Avr - 22:15

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MessageSujet: Re: Un pied de bitch et une boîte d'haricots... | Morgane   Mer 13 Avr - 11:21

J'en ai plein le cul de ces zombies. Sérieux, avec le temps qui se refroidit, ils pourraient pas se transformer en putain de glaçons et nous foutre la paix ? On a pas déjà assez à faire avec tout ce qui se passe et avec ces mecs chelous qui ont l'air de vouloir dégommer tout ce qui se bouge, humain comme zack ? Et bah non, on se cumule le tout, histoire de jamais être peinards. Enfin, après, je sais pas trop si j'aurais vraiment envie d'être tranquille avec Morgane, elle serait foutue de me mettre dans la merde juste pour le principe. Ou pas en fait, c'est peut-être pas tant la pétasse que j'imaginais. Elle est bien sortie dans le froid chercher son pote là, c'est plutôt un point positif pour elle non ?

Mais bon, c'est pas trop le moment de tergiverser là-dessus. On a un problème plus urgent à régler et je me sens pas de la laisser en plan alors que le zombie essaie de la bouffer. Et en plus, faut essayer de faire ça discretos pour éviter que les mecs dehors ne nous entendent. J'ai beau être un putain de naïf qui se croit dans un monde de bisounours, ces gars-là, je crois pas qu'ils viendront nous taper la bise si on se retrouve face à face. Appelez ça de la parano ou de l'instinct, le résultat est le même. Je veux pas qu'ils me repèrent.

J'essaie alors de frapper la saloperie et j'ai beau avoir tranché dans le vif, aucune réaction. Enfin si, j'ai attiré son attention ce qui n'est pas forcément une bonne chose. Encore que, Morgane utilise ce moment non pas pour se barrer, ce qui ne m'aurait pourtant pas étonné, mais pour l'achever d'un coup sec. Je pousse un soupir de soulagement et j'ai pas le temps de répondre quand elle me remercie qu'elle m'embrasse. Je pourrais faire le faux-cul et dire que je réagis pas uniquement à cause de l'effet de surprise mais bon, je vais pas me mentir et autant dire que j'en profite un peu, aussi brièvement que ça dure. Quand elle me repousse, je toussote et je lâche, d'un ton aussi neutre que possible.

"Euh… ok. De rien."

J'arque un sourcil dans sa direction sans faire plus de commentaires, de toute façon elle va probablement me balancer que je suis un demeuré si je dis quoi que ce soit. Et puis, on a pas le temps pour ces conneries. A sa question, je laisse filer un instant de silence, retrouvant mon sérieux, avant de souffler, à mi-voix.

"Ok alors on pourrait se planquer ici en croisant les doigts pour que la saloperie qui gratte le mur de la pièce d'à coté ne nous renifle pas mais, au vu du bordel qu'on vient de faire on est d'accord que c'est cramé. Donc, deux options, on va à coté, on le défonce et on peut observer d'en haut ce que foutent les mecs dehors. Et quand ils se cassent on fait pareil. Sauf si tu veux te faire de nouveaux copains qui ne se contenteront peut-être pas uniquement de vérifier si t'as une culotte ou pas."

Je désigne alors la porte entrouverte d'un mouvement du menton.

"Alors, tu choisis quoi ?"

Si elle décide de descendre, il y a de fortes chances qu'elle me crame auprès de ces connards. Alors, j'avoue, j'espère qu'elle va prendre la première option. Parce que bon, elle aura des arguments vachement plus percutants que moi pour s'en sortir à peu près indemne.

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MessageSujet: Re: Un pied de bitch et une boîte d'haricots... | Morgane   Mer 11 Mai - 19:18

Et voilà, bang bang, on aura fait ce qu'on a pu. C'est quand même un peu le bordel, dans l'coin. Y'a pas à tortiller du cul pour marcher droit. La nouvelle thématique de la survie dans ce monde de merde, c'est de cogner et de se barrer. Dans un sens ou dans l'autre en fait, on s'en fiche complètement. Tout ce qu'il compte c'est de savoir flairer le bon moment pour frapper, un peu trop tôt ou un peu trop tard, et tout le monde claque. C'est comme ça. La dure loi de la vie, la dure loi de l'évolution à grands coups de bottes dans la gueule. Si tu restes un poil trop lent, alors tu te fais casser en deux et là, ça devient encore plus violent. Vous avez déjà vu une burger-party avec des zombies ? Eh ben, moi oui. Et ils s'emmerdent pas avec deux tranches de pain et une rondelle de tomate. Ils se servent avec les mains dans vos tripes, du producteur au consommateur, consommation horizontale de la production. Et bim. C'est vraiment de la connerie et c'est carrément rien à côté de ce qu'on aurait subi des mains des types qu'il y avait dans la rue. Là... Bon je dis pas, kéké premier il aurait probablement écopé de quelques coups dans la gueule et un petit cadeau d'adieu en forme de baiser d'acier. Mais pas grand chose de plus. Moi en revanche... Je savais que la moitié des enculés restants sur la planète s'amuserait carrément bien avec ce que j'avais entre les cuisses. Et ça bordel de merde, c'était carrément pas de chance.


Et moi qui embrasse l'autre puceau là. Bordel, re-bordel de couille. Je n'ai pas réfléchi sur le coup, j'ai réfléchi avec mon vagin plutôt qu'avec ma tête et ça, c'est une vraie belle connerie. Ce que je reproche aux mecs, je suis en train de le faire moi-même. La grande classe Morgane, la grande classe. Impossible de se dire que je peux encore revenir en arrière, c'est trop tard. Il a l'air gêné quand je le repousse finalement. Ok, de rien. Glandu. Qu'il a l'air niais à ne pas savoir quoi dire. Et ça n'a absolument rien à voir avec le fait que moi non plus, je ne sais pas quoi dire. Je coule un regard exaspéré de son côté.



| J'en porte trois des culottes, fait trop froid. |


Je réfléchis un moment.


| Je choisis le grand cirque, beau gosse. Pousses-toi. |


Je passe dans la chambre toute proche, celle qui n'est pas occupée par un type qui gratte à la porte. J'ouvre la fenêtre, me glisse dans l'ouverture, et me laisse couler dans l'obscurité. Ethaniel veut me suivre mais je lui fais un clin d'oeil.


| Pour descendre, t'as l'air moins doué que pour monter, pas vrai ? |


Il faut dire que c'est haut, qu'il fait de plus en plus sombre avec ces gros nuages de cendres, et on ne fait pas du tout le même poids... Donc je me tire sans attendre, ces enfoirés peuvent nous avoir entendus et en courant, j'entends des cris d'alarme derrière moi ; ils ont dû se demander quel était ce raffût à l'étage...


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