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Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]
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MessageSujet: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Lun 25 Jan - 13:39

Je frissonne doucement sous ma grosse veste. Enfin, pas la mienne, celle que j'avais trouvé quelque part, dans une baraque abandonnée sûrement... Il fallait bien que ce que certains n'avaient pu sauver profite à d'autres, non ? Tout le monde était mort, et moi je pouvais pas être triste pour la terre entière. Enfin si, je l'étais quand même, par nature, mais mes propres petits malheurs me prenaient déjà pas mal de temps. J'avais faim, froid,   J'avais plus personne. Morts, tous morts. J'avais plus grand chose tout court non plus... Quand je pense que même mes vêtements n'étaient olus vraiment à moi. Normal, quand on était partis au départ pour des vacances d'été. Ca me semble loin, tellement loin, un songe, une autre vie. Combien de mois qu'on est là, combien de mois qu'on a oublié ce que c'était, la vie ? Six mois je crois. Au moins. Toute une vie, j'ai l'impression. Au début, il faisait chaud, le soleil tapait et les rues sentaient la poussière, la mort, la putréfaction. Là, il neige, on se les pèle, mais pas assez pour que Zack gèle sur place. Enfin au moins, il faisait du bruit en marchant dans la neige et on l'entendait venir... Mais lui aussi nous entendait du coup.

Alors j'essaye de faire craquer la neige le moins possible sous mes pas, espérant que mon poids plume aide un peu. Je regarde la femme qui m'accompagne, un instant. Anna, me semble. Ou Anne. A une lettre près, quoi. On l'a rencontré y'a pas longtemps, mais elle nous a quand même déjà pas mal aidés... Puis elle était chirurgienne, avant. C'est chouette, non ? Il faut bien que ça serve encore à quelque chose de rencontrer des gens dans ce foutoir, déjà qu'il fallait s'attacher le moins possible... Moi, il fallait bien que je continue à faire la seule chose qui me rappelait que j'avais pu avoir une vie, que je suis humaine. Que je peux servir à quelque chose, en faisant un peu un truc que j'aime. Sauf que bon, la trousse à pharmacie du groupe, elle est pas bien pleine. Y'a une petite pharmacie dans le centre du village des Ormeaux, alors je lui ai demandé d'aller faire un tour ensemble... J'hésite à engager la conversation ; je sais pas trop si elle est vraiment ravie de ma présence... Mais moi je compte pas rebrousser chemin, en tout cas. Alors bon, je la laisse un peu tranquille pendant le chemin, qui est cependant assez court jusqu'à apercevoir l'endroit. J'essaye de pas me souvenir de la pharmacie de Coaticook. De Violet.

"C'est là, non ? Je sais pas si tu cherches un truc en particulier, mais en tout cas, si tu peux m'aider à trouver des médocs, des trucs efficaces pour désinfecter ou recoudre..."

J'esquisse un sourire.

"Tu t'y connais mieux que moi."

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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Jeu 11 Fév - 10:44

La neige étouffe le bruit des pas et même tous les bruits aux alentours. Quand j’étais enfant, je me souviens que j’adorais cette période de l’année. Tout semblait plus calme, plus beau quand l’hiver pointait le bout de son nez et recouvrait tous les bâtiments de cet épais manteau blanc. Car, autant le dire tout de suite, quand il neige, ce ne sont pas quelques pauvres flocons qui se courent après.

Mais aujourd’hui, je regarde ça d’un tout autre œil. Je ne vois que le froid et les conséquences néfastes, comme le fait de me retrouver coincée de ce coté de la rivière depuis des semaines maintenant.  J’ai de toute façon du mal à voir le coté positif de quoi que ce soit depuis des mois et ce, bien avant la fin du monde. Pourtant, fut une époque où je voyais la vie en rose, sans même avoir besoin de la moindre goutte d’alcool. Maintenant, il m’aide tout juste à trouver de bonnes raisons pour tenir une journée de plus et, autant le dire tout de suite, c’est parfois très compliqué.

Je resserre ma veste sans dire un mot, retenant un frisson alors que je retrouve le fil de mes pensées. Pourquoi est-ce que je suis dans les rues alors que je serais bien mieux à l’intérieur ? Une fois de plus, pour essayer de contenir cette sensation d’étouffement qui ne me quitte guère. Fréquenter des gens au quotidien est une chose que j’avais oubliée et à laquelle j’ai bien du mal à me réhabituer. Mais à chaque jour suffit sa peine parait-il et je réapprends à dire bonjour par exemple. J’entends la respiration de Chloé à mes cotés alors que nous marchons d’un bon pas et je réprime un sursaut. Je l’avais presque oubliée à dire vrai.

Je pourrais dire que j’avais fini par m’habituer à n’entendre que mon souffle et le résonnement de mes propres pas sur la neige mais, à dire vrai, on ne s’habitue jamais à ce genre de choses. Ou alors, si c’est le cas, c’est que la raison a disparu depuis longtemps déjà. Et j’aime à croire que je n’ai pas encore totalement perdu la tête. Pas encore en tout cas.

La jeune Esclavier garde aussi le silence. Je me demande si c’est par égard pour moi ou parce qu’elle ne sait pas quoi me dire. Dans les deux cas, je ne peux guère lui en vouloir. Si j’ai une mine plus avenante qu’au moment où je les ai rencontrés, j’ai encore du mal à me faire à l’idée d’avoir ce qui pourrait s’apparenter à une discussion normale. Si tant est que c’est encore quelque chose de possible. Mais elle a tenu à m’accompagner. A moins que ce ne soit l’inverse, je ne sais plus trop. Et il y a quelque chose en elle d’attachant, sans que je n’arrive à saisir totalement quoi, même si nous n’avons encore pas vraiment pris le temps de discuter.

J’ai un bref hochement de tête à ses propos alors que je plisse des yeux, réprimant une grimace avec la lumière qui se reflète sur la neige. J’ai une vague migraine qui commence à pointer le bout de son nez mais je ne sais pas si elle est due à la luminosité ou au manque d’alcool qui se fait sentir petit à petit.

"Je crois que c’est par ici effectivement. Si mes souvenirs sont bons. Mais il y a bien longtemps que je ne me suis pas aventurée dans les environs, j’avoue."

Je laisse filer un silence avant de fixer la jeune fille, l’examinant avec une attention non dissimulée.

"Tu t’y connais déjà un peu jeune fille n’est ce pas ? De quoi avez-vous le plus souffert ces derniers mois ?"

Je regarde autour de moi, la mine pensive.

"Ce serait bien de vous trouver des vitamines. Et de quoi lutter contre les engelures aussi.  J’ai un peu peur que les étalages de médicaments aient été pillés durant la Grande Panique, même si elle a été moins virulente ici qu’aux Etats-Unis. Comme si brandir une bouteille de sirop pouvait éloigner les zacks. A croire que les gens avaient vraiment perdu la tête."

Je lève les yeux au ciel, comme si c’était l’idée la plus absurde du monde avant de lui rendre son sourire, un peu hésitante. Voilà bien un exercice qui ne m’est vraiment plus tout habituel et, l’espace d’une seconde, je me demande si je ne dois pas ressembler aux sorcières de ces vieux contes que je m’amusais à lire aux enfants quand j’étais de garde.

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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Jeu 18 Fév - 17:27

Je regarde résolument devant moi. C'est fou, comme tout est calme. Il y a quelques semaines, mois, face à un tel silence, j'aurais sûrement été tellement morte de trouille que j'aurais plus été capable du moindre mouvement. Là, ça allait. On s'habitue à tout, vraiment, hein. Ce qui ne veut pas dire qu'on supporte... J'arrive à sortir, je ne suis plus totalement pétrifiée face à un zombie, plus totalement dégoutée à l'idée de porter un flingue... Pourtant, alors que je m'habitue à ça, à la famine, à la soif, à tout, je me sens encore plus déprimée. Toujours plus. Résignée, peut être, aussi. J'aimerai parler à Anna... Ca meublerait le silence, ça occuperait mes pensées. Ca me fait du bien de parler, j'en ai besoin, j'en ai envie en permanence, mais la plupart du temps je ne trouve tout simplement plus rien à dire. Et une fois que je suis prise dans mes pensées, elles ne me laissent plus en sortir, m'enveloppent dans une toile d'araignée qui me ligote à chaque seconde un peu plus. Eva, tous ces gens... Je me surprends même à penser à Juliette. Alors que je m'étais faite une raison ; elle était morte, elle devait être morte, il n'y avait pas d'autre solution. Seulement, Laila m'avait parlé d'elle. Elle avait survécu, trouvé un autre groupe. Alors des fois, j'avais un sursaut d'espoir. Et puis non. Qu'est-ce qui me disait qu'elle n'était pas morte seule sur les routes, après avoir disparu ? Elle avait disparu, c'était bien ce qu'elle m'avait dit. Alors elle devait être morte quand même. Comme Eva. Comme tout le monde. Comme tous ces gens qui avaient fait ma vie, de l'autre côté de l'Atlantique. Qu'est-ce que je donnerais pour revoir Lille... Surtout là, avec toute cette neige. C'était beau l'hiver, quand la ville revêtait son manteau blanc. Et il faisait tout de même moins froid qu'ici.

Pourquoi ne puis-je tout simplement pas m'empêcher de penser ? J'aime me remémorer mes souvenirs, mais ils finissent toujours par me faire mal, au final. Si je pouvais juste m'arrêter, arriver à me concentrer... Mouais, y'a pas grand chose sur quoi se concentrer, sur la route. Si y'a un zombie sur la route, on l'entendra tout de suite avec la neige, et ni moi ni Anna ne semblons déterminés à engager la conversation. J'arrive cependant à me tirer de mes rêveries, alors qu'il me semble qu'on arrive en vue de la pharmacie. J'ai envie de lui poser tellement de questions diverses et variées, qu'au final, je n'en pose aucune, ne sachant par où commencer ; on verra à l'intérieur. Elle a l'air bizarre, des fois, cette nana. Mais elle a pas l'air méchante. Et semble déjà avoir meilleure mine que depuis qu'on a croisé sa route. En même temps, si elle a survécu seule depuis la grande panique, j'imagine ce que ça doit lui faire de se retrouver d'un coup avec des gens, des gens qu'elle connaît pas en plus. Enfin, j'en sais rien, en fait. Je sais rien d'elle. Je sais rien de personne, je connais que des nome, à part papa. Les autres... Tous des inconnus. Laila est cool, et c'est peut être la seule avec laquelle j'ai quelques affinités. Ouais... Faut faire gaffe. Tous les gens auxquels je m'attache finissent par crever.

Anna, je sais juste qu'elle bossait dans le domaine médical, chirurgie il me semble. Enfin en tout cas, elle a fait des études de médecine. Elle s'y connaît, mieux que je m'y connaîtrais jamais. Qu'est-ce que je donnerais pas, aussi, pour remettre la main sur mes affaires de la fac... Ok Chloé, ça sert à rien de fantasmer comme ça. Je ne réponds rien à ses premières paroles, la laissant me fixer, me détailler. Je pousse un soupir.

« De faim, surtout, mais ça ne se soigne pas spécialement en allant dans une pharmacie. J'ai surtout eu besoin de recoudre des plaies, des trucs dans le genre, avec ce que j'avais sous la main. Là, vu comme il fait froid... Faudrait pas qu'on chope des maladies. Même si ça serait un moindre mal, à côté de tout ce qu'on vit à côté. »

Je hausse les épaules.

« Je faisais des études de médecine, mais j'allais juste entamer ma seconde année quand la grande panique a commencé. »

Je la laisse réfléchir, et acquiesce à ses paroles. L'hiver, le froid, ça ramène toujours tout un tas de saloperies. Comme si on en avait pas déjà assez dans cet enfer.

« Ils prenaient tout ce qu'ils pouvaient, ça les rassurait, sûrement. Ok, ça roule, pour le reste. Dis... Est-ce que tu penses vraiment qu'on a une chance de voir les zombies geler avec le froid ? Tout le monde monte vers le nord en espérant ça, mais ça a pas l'air de trop marcher, pour le moment. »

Parce que nous on souffrait du froid, mais eux, ça avait pas l'air le cas pour l'instant. De toute façon, on avait plus le choix maintenant ; avec la vague de contaminés qui nous avait chassés de Coaticook, tout ce qui se trouvait au sud de nous n'était qu'un vaste enfer de morts vivants.

« On y va ? »

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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Sam 27 Fév - 11:21

Je ne saurais dire si je préfère le silence à un babillage incessant, si je préfère la solitude à ces retrouvailles inattendues avec mes semblables. Il semblerait que je n'ai de toute façon pas d'autre choix que de m'accommoder de leur arrivée, tout comme je dois me faire à la personnalité de chacun. La solitude n'a rien de bon, sauf quand elle est temporaire et la venue de la jeune femme avec son père m'a proprement permis de ne pas perdre la raison totalement.

Pour autant, j'ai encore bien du mal à me faire à eux et la réciproque doit être vraie. J'ai ce qui peut s'apparenter à un début d'affection pour la jeune Esclavier, si tant est que j'en suis encore capable et que je garde mon objectivité malgré mon début de sevrage forcé. Elle sait se taire quand il faut, quand elle le sent en tout cas et ne cherche pas à m'interroger plus que de nécessaire.
C'est déjà beaucoup, compte tenu des circonstances. Et, quand elle prend la parole, ce n'est que pour aborder des sujets nécessaires. C'est ce que je me répète intérieurement, ne serait-ce que par vague espoir de calmer ce mal de tête qui commence à faire doucement mais surement son petit bout de chemin.

A ses propos, j'ai un bref sourire avant de reprendre, de ce ton presque professoral qui a été le mien quelques temps, quand j'ai eu des internes. Avant.

"Pas forcément. Tu peux trouver des barres protéinées ou du lait en poudre dans les pharmacie. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus nourrissant mais ça peut toujours être utile. Et les pharmacies sont un peu différentes de vos pharmacies françaises de ce que j'ai pu constater. J'aurais bien dit que je te montrerais mais comme j'ai un peu peur que nous ayons surtout des rayons vides, ce que je dis ne risque pas d'être très probant. Enfin, pour te donner une idée, tu pouvais trouver des chips, des couches, des boissons énergisantes… vraiment tout et surtout n'importe quoi."

Je laisse filer un instant de silence, jaugeant la jeune femme qui fait preuve d'un sang-froid étonnant au vu de son âge, surtout lorsqu'elle parle de recoudre les plaies et des difficultés auxquelles ils ont été confrontés.

"Tu t'en es bien sortie, surtout au vu du peu de matériel que vous aviez. Beaucoup auraient laissé l'infection s'installer ou pire encore. Tu peux être fière de ce que tu as fait."

Je ne sais si elle a vraiment besoin qu'on la complimente ou non mais c'est quelque chose que j'ai toujours fait, d'aussi loin que je me souvienne auprès de mes étudiants. Et, à mesure que nous parlons, j'ai l'impression de tisser le même type de lien avec la jeune fille. Je ne saurais dire si c'est une bonne ou une mauvaise chose, ce pan de ma vie étant aussi complexe à gérer que l'arrivée des zombies. Mais il faut parfois savoir lâcher un peu prise. A dire vrai, je n'en sais trop rien. Quand elle évoque ses propres études, j'ai un bref hochement de tête avant de souffler, d'une voix douce.

"Tu savais déjà dans quoi tu voulais te spécialiser ?"

Tant d'existences gâchées, de jeunes gens encore en vie qui n'auront d'autres objectifs que de tenter de lutter contre un ennemi qui ne connait jamais de repos, qui n'a aucune idée de pitié ou de cessez-le-feu. Le froid semble nous accorder un semblant de sursit mais il crée d'autres problèmes. J'ai presque pitié de Chloé en cet instant, dont l'avenir sombre n'est pas prêt de s'arranger.

Elle évoque d'ailleurs le froid à son tour et une fois de plus, semble faire preuve d'une capacité de réflexion que je n'aurais pas forcément pensé qu'elle pourrait avoir au vu de la situation actuelle. Alors, je laisse échapper mes propres pensées à haute voix, qui me taraudent depuis que les premiers flocons ont commencé à tomber.

"Je ne sais pas trop. Personne n'a encore jamais eu l'occasion d'étudier ces phénomènes ou, s'il y en a eu, ils ne sont probablement plus de ce monde pour en parler. Je pense que cela devrait à minima les ralentir un peu. Quant à les geler, j'avoue que ça nous permettrait d'avoir un peu de repos et de savoir comment nous préparer pour le printemps. Reste à savoir aussi quelles séquelles le gel auront sur leurs capacités. Là encore, je crains que nous n'ayons la réponse qu'une fois confrontés au problème, c'est bien le souci."

Nous nous retrouvons alors devant la porte de la pharmacie et j'ai un bref hochement de tête en direction de Chloé quand elle propose d'y aller. Je pose un doigt sur mes lèvres, la mine presque malicieuse.

Type d'action J'essaie d'ouvrir la porte de la pharmacie.

Et la porte s'ouvre sans difficulté. Le silence est presque irréel et je me rends compte que la petite cloche qui sonne habituellement lorsque l'on entrait dans le magasin a été enlevée. Nous sommes toutes seules.

Pour l'instant en tout cas.


Dernière édition par Anna de Beauregard le Sam 27 Fév - 11:27, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Sam 27 Fév - 11:21

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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Sam 5 Mar - 19:24

J'ose pas parler, au début, j'ai pas envie de la déranger. Oui, elle a l'air pas mal concentrée sur la route ou sur ses pensées, ou plus probablement sur les deux à la fois. Mais du coup moi aussi, et j'aime pas forcément l'idée... Tout dérive tellement vite. Et même penser à ce que j'aime, à ce que je voulais faire de ma vie, ça me fait un peu mal quelque part. Alors qu'il n'y a peut être que ça qui me donne encore un peu quelques instants d'air frais dans ce monde pourri. Ca me rappelle surtout qu'avant j'avais de l'avenir, que maintenant on est tous condamnés à errer comme les pauvres âmes grises que nous sommes devenues, jusqu'à la fin des temps. Jusqu'à ce qu'à notre tour nous nous fassions prendre, par les zombies, le froid, la faim, quelque chose. Du coup, est-ce qu'aller chercher de la nourriture, des médicaments, a vraiment de l'importance ? Nous ne faisons que tenter de repousser l'échéance en prolongeant un peu plus nos souffrances. Putain, quelle joie Chloé. C'est pas de moi. C'était pas de moi, plutôt. Maintenant, je n'ai pas d'autre possibilité de penser ainsi face au monde qui m'entoure. Face à ce que je vois, ce que je vis. Pourtant, j'y retourne, je me demande déjà qu'est-ce que je vais pouvoir trouver d'utile là bas. Alors qu'à long terme, rien ne peut nous sortir de là, on va tous finir crevés en souffrant d'une manière ou d'une autre. Tant pis. Puisque je suis là, puisqu'il faut bien avancer pour avancer. Allons fouiller la pharmacie.

Mais avant, je ne peux quand même pas rester muette éternellement. C'est pas mon style, et il faut bien communiquer si on doit faire une fouille ensemble, non ? Surtout que j'ai une pro en face de moi, enfin, je crois que ça en est une. Et ça, c'est chouette. Aussi chouette que ça peut l'être dans un contexte pareil, mais bien plus chouette que ce que j'ai pu vivre ces dernières semaines. Je note les infos qu'elle me donne sur les pharmacies sur le nouveau continent. Non, en effet, j'ai jamais vu de paquet de chips dans une pharmacie française... J'aimerais bien qu'on me dise quelles qualités thérapeutiques un amas de sel et de gras a. A part le côté remède contre l'ennui et le dépression... je hausse les épaules, à ses paroles suivantes.

« Je ne sais pas si j'ai fait grand chose, c'est surtout papa. Sans lui, je serais déjà morte il y a longtemps. »

Dès les premiers jours. Avant, j'étais totalement manchote et tétanisée. Je me rappelle très bien New York, la voiture, la fuite... Des bruits, des sons, cris mêlés aux coups de feu, bousculades... Maintenant, ça allait un peu mieux. J'arrivais à bouger, à garder un minimum de sang froid. Pas forcément à viser juste ; j'étais quand même une grosse bille pour pas mal de trucs. Non, j'étais vraiment utile que pour mes compétences médicales... Qui restaient maigres. Je savais des trucs, j'aimais ça, j'estimais tout de même être un peu douée. J'avais dû vachement m'améliorer sur la pratique depuis la grande panique... Comme si on pouvait considérer ça comme un avantage. Tout avait été gâché, foutu en miettes. A jamais. Jamais je ne reverrai la fac, l'appart, rien. Elle au moins, elle était toujours un peu chez elle non ? Ouais, je sais pas si c'est mieux. On est tous dans la même galère. Je soupire. A quoi ça servait, d'en parler, sinon de rouvrir de vieilles plaies où se cachaient de vieux rêves devenus amers et utopiques ?

« Je savais pas trop encore, mais sûrement en chirurgie, en anésthésie-réanimation. Ou alors en général. Ca aurait été selon mon classement, je suppose. Maintenant, de toute façon... »

Je l'enviais, quelque part, parce qu'elle elle avait pu finir ses études et exercer. Alors que moi... Toutes les années qui me restaient à la fac et tout ce que je devais y apprendre resteraient à jamais un long chemin obscur et inaccessible. Enfin, je me doutais qu'envier quelqu'un dans ce monde c'était plus trop possible. Juste les morts, peut être ? Ouais. Elle devait avoir faim, froid, comme nous. Elle avait tout perdu aussi. J'imaginais sans mal cet endroit plein de vie, ces maisons habités. Elle devait y avoir des amis, de la famille... Maintenant, un champ de neige sous un ciel gris, la puanteur de la mort embrassant tout.

« Oui, je me doute qu'on ne ne peut qu'émettre des hypothèses. Espérons juste que s'ils gèlent, ça ne soit pas notre cas à nous aussi. »

J'ajoute rien d'autre, parce que nous arrivons devant la porte de la pharmacie. Je retiens mon souffle sans m'en rendre compte quand nous entrons, m'attendant presque à entendre un gémissement résonner à mes oreilles. Non. Il n'y a que ce silence, ce calme plat, parfait, de mort, qui nous entoure. Ce silence si grand et si fragile à la fois ; un rien le brisera. J'ai l'impression que ma respiration est plus bruyante qu'une rafale de coups de feu. J'avance, la lumière entrant par la porte entrouverte et par une fenêtre derrière le comptoir. Les néons au plafond sont éteins. Je me demande seulement si l'électricité, ça existe encore. Il suffirait de trouver l'interrupteur... Pas grave. On y voit quand même assez. Je fais quelques pas, commence à regarder les étagères les plus proches de moi.

Type d'action Je commence à fouiller.

Il n'y a plus grand chose, sauf des paquets ou des flacons vides. Ici en tout cas. Espérons qu'on aura un peu plus de chance autrepart... Je lui souffle à voix basse :

« Vous avez des réserves dans vos pharmacies ? On aura peut être plus de chance de trouver quelque chose, là tout semble déjà pillié. »


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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Sam 5 Mar - 19:24

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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Ven 11 Mar - 21:09

Fut un temps où j'avais fini par me persuader que plus jamais je n'aurais de contact avec les vivants. Que ces êtres dans un état de décomposition plus ou moins avancé et animés par la seule envie de me dévorer seraient les seuls humains que je croiserais. Et c'était toujours mieux que ces hommes qui m'avaient semblé être bien trop dangereux pour être fréquentables. Le monde entier semble être de toute façon devenu totalement infréquentable, même si je commence à me raviser quant à l'opinion peu flatteuse que je m'étais faite sur mes semblables à mesure que je fréquente la jeune fille et son père. Voilà qui m'étonne mais je me méfie. Je ne compte pas lâcher du lest aussi facilement ni me laisser berner.

"Je pense que la réciproque est vraie tu sais. Sans toi, il ne serait probablement plus là non plus. Je ne sais pas ce qui a pu vous arriver avant d'être ici mais une chose est sûre en vous voyant, tu l'aides à préserver son équilibre."

Peut-être que je m'en serais mieux tirée si j'avais eu quelqu'un sur qui veiller. Mais qui ? Ce que je viens de dire me renvoie de plein fouet à quel point j'ai toujours été seule. Si j'avais du mourir avant la fin du monde, je n'aurais manqué à personne à n'en pas douter. Et maintenant ? Ce n'est guère mieux mais, au moins, je peux me targuer que c'est uniquement dû au fait que la plupart des gens sont déjà morts.

Au reste de ses propos, je reprends, la mine pensive.

"Je pourrais t'apprendre des choses si tu veux. Oh on sera bien loin de ce que tu aurais pu voir en cours mais, au moins, tu seras capable de prodiguer des soins en cas de réelle urgence, quand bien même nous n'aurons pas le matériel le plus optimal possible."

Autant le dire tout de suite, nous sommes clairement revenus à l'âge de pierre. Si l'un de nous doit avoir l'appendicite, je n'ose même pas imaginer la façon dont nous pourrions le soigner. Tout comme des plaies par balle ou que sais-je encore. Et une rage de dents ? Je prends une profonde inspiration, essayant de dissiper cette vague de panique qui commence doucement mais surement à m'envahir. Chaque problème en son temps.

J'essaie d'avoir un air vaguement rassurant et je me demande si je ne dois pas faire peur plus qu'autre chose. Mais lui parler me fait du bien, me donne un vague sentiment de normalité alors que le sujet de discussion qui suit est tout sauf ce que l'on pourrait qualifier de normal.

"Nous ferons en sorte de ne pas geler à notre tour Chloé. Et, s'ils sont bloqués, peut-être réussirons-nous à trouver comment les éliminer en grand nombre, va savoir. J'aimerais bien que cet endroit retrouve un semblant de paix."

Je fronce les sourcils à cette pensée, sans bien savoir pourquoi. La seule paix que nous pourrons à nouveau trouver sera quand nous serons morts, autant être un peu réalistes.

J'ai l'impression de sentir Chloé se tendre à coté de moi. Il est vrai que ce silence est pesant, irréel et qu'il donne l'impression que nous sommes dans un autre monde. Pour un peu, j'en aurais presque peur de parler à haute voix. Alors, j'effleure doucement son épaule et mon sourire se fait plus sincère, plus spontané alors que je la laisse commencer à fouiller de son coté.

Je jette un regard aux étagères mais, comme je le supposais, elles ont été pillées et sans scrupules. Il ne reste rien ou presque et j'ai une moue déçue. Quelques médicaments, n'importe quoi en fait, aurait été bon à prendre. Mais, comme le souligne la jeune femme, tout n'est pas perdu.

Je hoche doucement la tête avant de répondre, à mi-voix.

"Il y a une réserve oui. Et probablement une armoire fermée à clé dans les bureaux. Il faudra voir s'il n'y a pas des vestiaires ou quelque chose dans le même acabit où se changeaient les employés. Peut-être qu'il y aura des bonnes surprises dans leurs casiers."

Je cherche autour de moi avant de trouver ce qui peut s'apparenter à une porte. Et je prends une profonde inspiration. Bien, les choses vont bien se passer.

Type d'action J'ouvre la porte de la réserve.

Je passe la tête doucement, un peu inquiète et je pousse un soupir de soulagement en voyant que nous sommes toujours aussi tranquille. Et qu'il y a une porte grande ouverte un peu plus loin.

"Chloé ? Nous allons peut-être réussir à trouver notre bonheur."

Ou au moins, avoir l'impression d'être utiles. En ce qui me concerne en tout cas.


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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Ven 11 Mar - 21:09

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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Sam 2 Avr - 21:00

Non, sans papa, je serais morte. C'était pas seulement une question personnelle, qu'il était tout ce qu'il me restait, tout ce à quoi je tenais... C'était surtout que j'avais été pendant longtemps totalement incapable de me défendre ou de faire quoi que ce soit pour ma propre survie, et que du coup, je ne comptais même plus le nombre de fois où il m'avait sauvé la vie. C'était toujours plus ou moins le cas aujourd'hui ; c'était quoi qu'il en soit plus lui qui me sauvait généralement la mise que l'inverse. J'avais pourtant appris à me débrouiller. J'avais une arme, je savais tirer plus ou moins bien. Enfin, mon meilleur allié restait tout de même la fuite... Rien ne vaut de bonnes jambes, en fait. Du moment qu'elles savent bouger. Jusqu'à il y a peu, j'étais tétanisée face à un zombie. Ou tellement morte de trouille que je devenais folle et incontrôlable. Au choix. Quoi qu'il en soit, ça m'aidait pas à survivre. Quand on regardait tout le chemin que j'avais dû parcourir depuis la grande panique... je n'étais plus du tout la même, non. Un peu, au fond. Ma passion n'avait pas changé, mon caractère non plus. Juste la manière dont je voyais les choses... Et un point de vue, ça change beaucoup de choses. Il était de toute façon impossible d'être encore indemne, fidèle à ce que nous étions avant la grande panique. Même pour un gros dur qui avait l'habitude de se battre ou quoi. On avait tous dû traverser des épreuves, et le cauchemar ne prenait de toute façon jamais fin tant que nous errons... La femme qui m'accompagne a dû en voir des vertes et des pas mure, elle aussi. En plus, si elle est d'ici, ça doit être dur. De voir l'évolution d'un endroit qu'on a connu sûr, plein de vie. Oui, j'aimerai revoir Lille des fois mais ça me ferait mal au cœur, aussi. Et de toute façon c'était pas possible. Je me contente de hausser les épaules, à ses paroles.

« Oui, sûrement. Mais pour ce qui est de la survie à proprement parler, c'est plutôt lui qui est doué pour sortir tout le monde des situations périlleuses que moi. »

Puis bon, on m'avait donné une arme, mais on m'avait aussi fait comprendre que je devais éviter de l'utiliser... Ah ouais, ça sert à quoi, alors ? Ca fait du bruit, je sais, mais alors il fallait m'apprendre un truc qui n'en faisait pas, tant qu'à faire. Ca aurait été plus simple. Mais aujourd'hui, je me rendais compte aussi que même sans l'utiliser, ça me faisait du bien de la sentir avec moi. C'était horrible de penser ça pour quelqu'un qui a toujours répugné ce genre de choses, cependant, force est de constater que ça me rassure. Y'a une soupape de sécurité, si jamais. C'était déjà ça.

Un sourire s'empare des mes lèvres à ses paroles suivantes. J'oublie bien vite ces pensées plutôt moroses, parce que voilà, ce que j'aime dans la vie... ça a jamais été la violence. J'aimais aider les gens, soigner, réparer les corps. Me demandez pas vraiment pourquoi, mais j'aime ça. J'ai jamais vraiment hésité quant aux études que je voulais faire après mon bac... Et ben maintenant, je devais me débrouiller avec ce que je savais. On apprend sur le tas il paraît, hein ? C'est sûr que j'avais dû me perfectionner par moi même, découvrir des trucs concrets, alors qu'on en était encore à la théorie sur pas mal de points à la fac. Et j'avais toujours rêvé d'en apprendre plus, vraiment... Alors je ne peux pas m'empêcher de sourire, quand Anna me propose de m'aider. Je me retourne vers elle.

« C'est vrai ? Tu pourrais faire ça ? Je sais que c'est pas trop la priorité quand on meurt de faim, mais vraiment... Ca serait chouette ! Promis, je serais pas embêtante. Et de toute façon, pour le matériel, il faut bien faire avec ce qu'on a, non ? »

Bah on avait pas trop le choix. Il fallait bien survivre et se débrouiller avec les moyens du bord. Je me doutais que ça remettait pas mal de choses en cause... Avec toute la technologie, tous les moyens scientifiques aujourd'hui perdus, il fallait s'adapter. En tout cas, je comptais bien continuer un peu à pratiquer une activité dans laquelle j'éprouvais un peu de plaisir. C'était la seule manière de me rendre un peu utile... Et j'aimais être utile. J'étais quelqu'un d'impliqué par nature ; j'aimais pas être à part, sur le carreau. Je voulais participer, aider, apporter un peu. Finalement, la conversation s'amorce facilement, et la jeune femme ne se montre pas du tout fermée. Au contraire, j'ai l'impression qu'elle essaye de faire des efforts. Elle est vraiment restée seule tout ce temps, depuis qu'il n'y a plus personne ici ? C'est pas vraiment le genre de question qu'on pose... J'acquiesce doucement. Un peu de paix, oui.

« Oui, j'espère aussi. Je me prends souvent à imaginer comment pouvaient être les lieux que je traverse avant. C'est... Dérangeant, parfois. Mais je peux pas trop m'en empêcher. Enfin, ça doit être toujours plus douloureux quand on a vraiment connu l'endroit... »

Je me tais, un peu gênée, me mordant la lèvre. Je veux pas la mettre mal à l'aise. Et de toute façon, notre arrivée à la pharmacie nous lance bientôt sur un autre sujet, bien plus pragmatique. Faut trouver des fournitures, tout ce qui peut servir. Il n'y a plus rien de bon sur les premières étagères que je vois, mais je ne perds jamais espoir dès le début. J'acquiesce, à sa réponse, la suit jusqu'à la réserve. J'esquisse un sourire.

« On dirait, oui. On se partage les lieux ? On fouille d'abord ici et on ira voir l'autre porte après ou on se sépare ? »

Je me dirige du côté gauche de la réserve, déjà, commençant à voir si, oui, nous allions trouver notre bonheur.

Type d'action Je fouille une partie de la réserve.

Je commence à fouiller, mais bien vite, un ou deux bruits me font tourner la tête, vers la pièce principale de la pharmacie, d'où nous venons. Je me retourne vers ma partenaire du jour, l'interrogeant silencieusement du regard. Le zack nous avait il déjà repéré ?

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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Sam 2 Avr - 21:00

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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Mer 13 Avr - 12:46


Parfois quand on vit dans un cauchemar pendant des mois le retour à la réalité est plus que difficile. Vivre à nouveau au quotidien avec des humains qui ne cherchent pas à me tuer ou qui ne me regardent pas comme si j'était totalement dérangée a quelque chose de compliqué à accepter. Pourtant, je suis là et j'essaie de converser avec Chloé qui s'avère être d'une compagnie des plus plaisantes. Elle ne cherche pas à parler pour ne rien dire et semble posséder le calme et la maturité nécessaires à la survie dans ce monde qui est devenu le nôtre, celui que j'ai cherché à fuir pendant des mois. Et que j'aimerais encore oublier s'il me restait de quoi boire pour cela.

"Survivre c'est important c'est un fait. Mais pour le faire, il faut en avoir envie. Et, de ce que j'ai pu voir, c'est toi qui lui donne envie d'avancer tous les jours. C'est… difficile de n'avoir aucune raison de continuer tu sais."

Encore aujourd'hui, si je dois être parfaitement honnête avec moi-même, il n'y a que cet instinct de survie qui s'accroche mordicus qui m'empêcher de lâcher complètement prise. J'étais à deux doigts de le faire avant leur arrivée mais ils m'ont apporté un semblant de sursit. Reste à savoir si ce n'est qu'une illusion ou si je vais réellement continuer, seul l'avenir me le dira. Mais, au fond, je sais que je ne manquerais à personne, que la survie des rares humains qui restent sur terre ne dépend pas de moi alors je ne risque pas d'avoir mauvaise conscience si j'abandonne non ?

Sauf que de bien entendu, voilà que le visage de la jeune fille s'illumine quand j'évoque la possibilité de l'aider à continuer son apprentissage. Certes, la chose va être pour le moins ardue et nous aurons probablement quelques difficultés à faire en sorte qu'elle apprenne réellement quelque chose mais, l'espace d'un instant, je me surprends à imaginer l'avenir d'une certaine façon. Et c'est quelque peu déroutant. Je lui rends pourtant son sourire et j'ai un bref haussement d'épaules avant de souffler, d'une voix douce.

"J'ai enseigné à l'université à une époque. Quelques cours sur l'anatomie et j'ai donné des conférences aussi. Avant tout ça. Je devrais réussir à t'apprendre quelques trucs. Et puis, tu sais, si la survie est certes notre priorité, si nous devons trouver de quoi manger, nous ne devons pas nous restreindre à cela uniquement. Nous ne devons pas oublier qui nous sommes et ce que nous aimons, même si nous allons être bien limités jusqu'à ce que les choses se calment un peu."

Car elles devront bien se calmer un jour non ? Nous ne pourrons pas éternellement errer dans les rues, la mine hagarde, à essayer de trouver de quoi tenir un jour de plus. Ou alors, le peu de choses qui me permettent de garder le cap n'ont qu'à s'effondrer de suite, cela n'en vaut pas la peine.

J'essaie de me raccrocher pour l'heure à la réalité, à la voix de la jeune fille qui me permet de m'ancrer un peu plus dans ce groupe qui pourtant me fait peur. M'attacher à eux implique trop de choses, surtout à cette jeune demoiselle qui me donne presque l'impression d'être redevenue moi-même, cette personne à qui tout réussissait avant.

Quand nous évoquons cet endroit et ce qu'il a pu être, je garde un silence pensif, jetant des regards aux alentours et me perdant dans mes pensées l'espace d'une seconde. Je secoue alors la tête, m'efforçant de lui sourire, sans grand succès.

"C'est délicat je ne peux pas prétendre le contraire. Chaque jour je repense à cet endroit plein de vie autrefois. Tu sais que la ville était réputée pour ses fleurs au printemps ? Il y avait même un festival quand j'étais enfant et je ne supportais pas de m'y rendre, je trouvais ça inutile, une vraie perte de temps. Mais une fois que j'étais sur place, j'étais émerveillée devant les chars décorés. L'esprit de contradiction humain a toujours été fascinant. Et maintenant… je donnerais tout pour ne pas avoir envie d'y aller à nouveau. Tout est pourtant si surréaliste que j'ai parfois du mal à faire le lien et que je me dis que mon imagination me joue des tours tous les jours."

Une fois dans la réserve, nous sommes toutes les deux plus attentives et, à sa proposition, j'ai un bref hochement de tête alors que je me dirige vers l'autre coté de la pièce.

Type d'action Je fouille l'autre partie de la réserve.

Mais il n'y a rien. Enfin si. J'entends du mouvement et je lève la tête en direction de Chloé qui semble avoir aussi capté que nous n'étions plus seules. Je me rapproche d'elle, aussi silencieusement que possible avant de lui désigner la porte de sortie de la réserve. Reste à savoir si les zombies sont dans la pièce principale ou ailleurs. Dans tous les cas, s'ils ne nous ont pas repérées, cela ne saurait tarder.

Et de nouveau, cette angoisse sourde qui revient, qui ne me quitte jamais vraiment mais qui, l'espace d'un instant, avait réussi à s'estomper pour laisser place au plaisir de converser avec la jeune femme.
   
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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Mer 13 Avr - 12:46

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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Jeu 5 Mai - 21:56

Oui, j'avais toujours eu papa. Même de manière distante. Même si c'était compliqué. Même si j'avais eu des raisons pour le haïr, même si tout n'était plus aussi simple qu'avant entre nous. Il était là. C'était tout. Rien de plus, mais juste sa présence. Je ne voulais pas le quitter, je ne pouvais pas. Il était le seul lien qui me restait, qui me maintenait un peu sur terre. Non, on n'était plus proche, plus autant qu'avant, mais paradoxalement, ces épreuves nous soudaient plus que jamais. Malgré le fossé. Sauf que comme le disait Anna, c'était dur de n'avoir aucune raison de continuer, et il m'en donnait au moins une. Je pouvais pas le lâcher, je pouvais pas l'abandonner. Je lui devais tout. Il ne me devait rien, mais je savais que, malgré les différents comportements qu'il a pu avoir, il tient aussi à moi plus que tout. A sa manière, mais j'ai pas le luxe de lui en demander une autre, dans le contexte actuel. L'instinct de survie en lui même n'est qu'éphémère, déjà qu'avec une attache ce n'est pas forcément facile... J'imagine ce qu'Anna a pu vivre. Non, plutôt, j'essaye, parce que je sais très bien que je ne peux pas. Je ne sais pas ce qu'elle a vécu. Je ne sais pas ce qu'elle avait, ce qu'elle était, je ne sais rien d'elle. Je ne sais rien de personne, à part papa. Mais on est tous dans la même galère, et les inconnus n'en sont plus du moment qu'ils décident de se serrer les coudes pour survivre. On oublie le passé, qui n'a plus d'importance. Tout ce qui compte est d'avancer. J'acquiesce.

« Oui. Je me doute. J'aurai même dit que c'était impossible... Je vois pas comment je ferais, sans lui, déjà que c'est pas tous les jours facile... Mais on a tous des natures différentes, je suppose que ça y fait aussi. Tu... tu es courageuse, en tout cas. Si tu as passé tout ce temps seule... »

Je me mordais la lèvre, reprenant ma marche. C'était peut être pas la remarque à faire, mais bon, c'était sorti. Je lui posais pas de question, concrètement. Mais bon... Le moment passe vite, et le sujet qu'elle aborde me met beaucoup plus à l'aise.

Outre que la détermination pour s'accrocher à la vie, c'est bien aussi d'y trouver un peu d'épanouissement... Tout était relatif. Mais de pouvoir essayer de pratiquer encore un peu ce qui guidait mes pas, avant. Je m'emballe peut être vite, en même temps, comment faire autrement ? Je tente ma chance. Si je peux être utile à quelque chose c'est là dedans, pourtant j'ai pas beaucoup de connaissances. Autant les agrandir si je peux, à la fois pour garder ce lien avec ce que j'aime tant faire, et puis pour pouvoir être vraiment utile. C'est mieux que de tuer. J'aime pas tuer. Même des zombies. Je le fais, j'y arrive, mais j'aime pas. J'ai l'impression de maintenir un peu en vie la Chloé d'avant, comme ça. Je sais, ça peut paraître bête, mais qu'importe. Je peux pas juste devenir une tueuse. J'esquisse un sourire.

« Si elles se calment un jour. Mais non, il ne faut pas oublier qui nous sommes quoi qu'il en soit. J'ai toujours voulu aider et soigner les gens, alors, si je peux continuer un peu et en apprendre plus... Même si ça sera différent. Rien qu'au niveau des techniques, il faut s'adapter aux moyens du bord. En tout cas, je pourrais pas vivre sans continuer de faire un peu ça. Parce que je suis pas une tueuse, même si je dois bien le faire. »

Jusqu'à ce que la mort ou Zack vienne me chercher à mon tour. De toute façon, qu'est-ce qu'il peut se passer d'autre ? A moins qu'il y ait quelqu'un, quelque part, qui contrôle les choses, qui trouve un anti virus... Et même s'il en trouvait un, combien y'a de survivants à l'heure actuelle ? Ok, je sais rien du reste du monde, mais je suppose que c'est au minimum pareil qu'ici.

Elle me parle de la ville, avant. Je ferme les yeux un instant. Puis je regarde autour de moi... j'ai toujours été trop sensible, sûrement. J'ai toujours eu trop d'imagination, aussi. J'essaye de superposer sa description au tableau morne et glacial qui s'offre à mes yeux aujourd'hui. Le décalage fait mal.

« C'est vrai. On a du mal à imaginer que ce lui ait pu être... Comme ça. J'ose pas imaginer comment c'est, chez moi, maintenant. Les rues doivent être pleines de neige aussi, sûrement. Doit y'avoir des zombies partout. Ils sont peut être même dans mon appart, dans ma chambre. A la fac, aussi. On a tous l'impression que ce qu'on a vécu avant n'était qu'un rêve, je crois. Je ne sais pas si c'était avant le rêve, ou maintenant le cauchemar. Peut être que ça revient au même. »

Je hausse les épaules. Stop aux réflexions philosophiques à deux balles, passons aux choses sérieuses. On fouille, mais pas longtemps. Parce que Zack n'est jamais très loin.. Elle se rapproche de moi. Je prend le couteau de poche, qui fera toujours moins de bruit qu'un flingue. J'ai pas le temps de chercher un échappatoire, que la porte, laissée entrouverte, se laisse gentiment pousser avec un grincement sinistre. Le zombie claudique maladroitement derrière. Un seul. Je crois en appercevoir un deuxième, toujours derrière, ne semblant pas venir pour le moment...

Type d'action J'attaque le zombie à l'arme blanche avec 1 RELANCE.

Et je vise juste. Je vois le zombie exploser, se répander à mes pieds de manière totalement horrible, alors qu'une expression de dégout et de surprise mêlés se confondent sur mon visage. Je me tourne vers Anna, n'en revenant pas moi même d'avoir tué le zombie sur le coup. Je deviendrais douée ?

   
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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Jeu 5 Mai - 21:56

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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Dim 8 Mai - 20:37

Je ne sais pas quelle est la relation entre Chloé et son père ou, plutôt, ce qu'elle avait pu être avant que le monde ne s'écroule. Et à dire vrai, cela n'a guère d'importance. Elle compte plus que tout pour lui et il n'y a que cela à retenir. Je sais qu'il nous abandonnerait sans hésiter si cela pouvait permettre à la jeune femme de survivre et je me demande à quel point elle a conscience de ce qu'il serait prêt à faire. Je n'ai fait que l'apercevoir lors de nos discussions et, si je commence à me sentir à mon aise avec Philippe, voilà bien le genre de choses dont je n'irais pas lui parler, ayant moi-même fait l'impasse sur les relations que j'ai pu avoir avec mes proches par le passé.

Chloé semble chercher ses mots alors qu'elle me répond et j'ai un mince sourire d'encouragement, même si ses propos me touchent plus que je ne l'aurais cru. Je laisse filer un instant de silence avant de souffler, mon regard se perdant dans le vague l'espace d'un instant.

"Impossible ? Pourquoi cela ? Mais je peux comprendre que tu aies du mal à imaginer ce que tu ferais sans lui. Vous êtes tout l'un pour l'autre et ça se voit. Quant au reste… Courageuse ? Je n'aurais pas dit ça. Je n'ai pas eu le choix. Soit je tenais bon soit… je pense que beaucoup ont été dans mon cas et je t'avoue que je ne sais pas ce qui m'a fait continuer jusqu'à ce que je vous trouve."

Et maintenant ? Je ne sais pas. Enfin si, je suis partagée entre le soulagement de faire partie d'un groupe et cette peur lancinante de le perdre du jour au lendemain et ce, malgré les paroles rassurantes de Philippe. Mais, quitte à rester, je veux me rendre utile et voilà une bonne façon qui semble se dessiner.
Survivre c'est bien mais ce n'est pas tout, contrairement à ce que tout le monde ou presque affirme. Je ne veux pas perdre celle que j'étais. Je ne le voulais déjà pas avant la fin du monde et ce n'est pas des êtres putréfiés qui marchent toujours qui me feront changer d'idée. Alors, je lui propose de lui apprendre ce que je peux, avec les moyens du bord. L'idée semble lui plaire et j'ai un sourire à sa réaction. Certes, elle est peut-être un peu trop enthousiaste et il est possible que nous ne puissions rien faire de tangible mais ça ne coûte rien d'essayer.

"Elles se calmeront, d'une façon ou d'une autre. Nous trouverons de quoi les vaincre pour de bon ou…" J'ai une grimace éloquente avant de reprendre, d'un ton plus léger. "Effectivement nous risquons de devoir réapprendre à faire du feu avec des silex mais qui sait, cette méthode sera peut-être tout aussi instructive. J'espère simplement que nous n'aurons pas d'appendicite à opérer avant d'être en mesure de le faire."

Ou une fracture ouverte ou que sais-je encore. L'idée me fait frissonner mais je continue, toujours sur le même ton.

"N'oublie jamais que tu n'es pas une tueuse. Tu le fais par nécessité et non parce que tu en as envie. Et pour moi c'est essentiel. Ta vocation est de sauver les gens, et au vu du peu de population qu'il reste, ce serait dommage de changer de voie tu ne crois pas ?"

Penser à la ville comme elle a pu l'être avant la fin du monde a quelque chose d'étrange et, au vu des propos qu'elle me tient, il semblerait que ce soit pareil pour elle. Je l'écoute évoquer son chez elle, cet endroit qui a eu toute son importance pour elle et qui aujourd'hui a perdu tout son sens. Je laisse filer un instant de silence avant de reprendre, d'un ton pensif.

"Je commence à me dire que la normalité c'est ça, le monde qui nous entoure. Et je me demande parfois s'il vaut mieux oublier tout le reste ou, au contraire, s'en rappeler le plus possible. Pour que tout ne disparaisse pas totalement. Je dois probablement être l'une des dernières personnes originaire de cette ville mais je me demande s'il est vraiment intéressant de se rappeler que le poissonnier du quartier avait  des yeux de poisson mort."

J'ai une moue, essayant de chasser toutes ces pensées de mon esprit alors que nous fouillons les lieux. Sans grand succès mais au moins, nous ne restons pas inactives. Tout se passe bien, un peu trop bien. Jusqu'à ce que des bruits se fassent entendre. Mon cœur a un raté et je n'ai pas le temps de dire quoi que ce soit que Chloé se précipite sur la première silhouette décharnée qui s'approche de nous. J'ai un sourire soulagé dans sa direction et je m'apprête à la féliciter quand je sens soudain qu'on m'agrippe le pied.

Type d'action Je tente de frapper le zombie avec mon tisonnier.

Et j'entends un claquement au niveau de ma cheville alors que j'essaie de me dépêtrer tant bien que mal, ratant la tête du zombie et laissant échapper un cri de douleur. Surtout, ne pas paniquer. Je ne vais pas finir comme ça, c'est hors de question. Pas maintenant.
 
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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Dim 8 Mai - 20:37

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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Sam 14 Mai - 20:59

Elle n'est pas si froide que ça, finalement. Au début, j'osais pas perturber son silence, et puis, je la connaissais pas trop... Mais en fait, ça va. Elle a même l'air un peu sympa, quand même. C'était tant mieux. Je savais qu'il fallait pas que je m'attache et qu'elle ou moi pouvions mourir à tout moment, mais... Quand même. Si on devait faire au moins un bout de route ensemble, dans le même groupe, qu'il soit court ou long, autant avoir un bon contact avec elle. Bon, j'étais peut être pas très fine ni diplomate... J'abordais les sujets sensibles. Mais comment faire autrement ? Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse,on y revenait toujours. Tout était devenu sensible. Le présent, car il était noir, cauchemardesque, macabre. Le passé, car il était douloureux, avec cet amer goût de bonheur perdu à jamais. Non, on peut pas éviter de blesser quand on se met à discuter. Alors quoi, mieux vaut se taire ? Je pense pas. En tout cas, je me connais trop bien ; je sais que je n'y arriverais jamais complètement. Quoi que... Sait on jamais. J'ai déjà changé à tel point, comme jamais je ne l'aurai cru... Tout est possible, sûrement. Mais bon. A quoi ça sert de survivre en n'étant qu'une âme solitaire, muette, affamée, désespérée ? J'avais besoin de parler souvent, de meubler le silence, ce silence qui appelait si fort mes pensées à dériver, à rouvrir toutes les blessures... Alors quoi, pour ne pas ouvrir les miennes, j'ouvrais celles des autres en leur parlant de leur malheur ? C'était pas mieux. Mais c'était trop tard, pour cette fois.

« Mais tu as réussi à continuer, au moins, non ? Moi, je pense pas que j'aurai pu. Rien qu'être seule... Même si avec papa, c'est pas toujours facile non plus, hein. Mais bon, au moins, je sais que j'ai quelqu'un qui me lâchera pas. Et puis, il est tout ce qu'il me reste, on a traversé pas mal de choses ensemble. Mais malgré ça, c'est pas non plus toujours tout rose entre nous. Enfin. J'ai déjà de la chance. »

Je hausse les épaules. J'allais pas m'étaler là dessus... Ca la regardait pas. Et ça me ferait penser à Juliette, et je voulais pas, parce que ça ferait trop mal. J'étais pas là pour ça. Je préférais lui parler de ce que j'aimais, de ce qu'il me restait un peu ici, dans cette vie de cendres et de mort, dans ce monde à l'agonie. Je pouvais au moins un peu soigner les gens, aider. Je pouvais tuer aussi, j'y arrivais, mais j'amais pas ça. C'était essentiel à la survie, ok... Je l'avais compris. Mais je voulais pas me réduire à ça ; une survivante tueuse, sans foi ni loi. J'avais toujours aimé les autres. Aimé aider. J'étais quelqu'un d'ouvert, et c'était aussi pour ça que je ne me voyais pas vivre sans papa, sans personne. J'aimais pas la solitude, déjà avant, alors maintenant... C'était dix fois pire.

J'écoute ce qu'elle me dit, sans l'interrompre. J'acquiesce simplement lorsqu'elle affirme qu'on s'en sortira. Elle a l'air si sûre d'elle... Est-ce qu'elle l'est vraiment ? J'y crois pas totalement. Une part de moi, peut être un peu pessimiste, mais que je considère comme simplement réaliste, se dit qu'elle se donne une assurance qu'elle n'a pas. Qu'elle est persuadée, comme moi, qu'on est voués à la mort par la faim, le froid, ou la morsure. Que ce monde est voué aux zombies, qu'il leur appartient déjà. On est leurs proies, sur leur territoire. Mais elle a l'air si confiante... J'arrive plus à l'être moi même. Au moins, l'entendre me dire que je suis pas une tueuse me fait du bien. J'esquisse un sourire, un peu triste, mais reconnaissant.

« Oui, ça serait bête. Je crois pas que je pourrais, de toute façon. Si je deviens une tueuse, je ne suis plus moi même, et je vois plus de raison de continuer. Mais c'est dur, d'aider les gens. On n'a pas forcément les moyens, et on sait même plus en qui on peut avoir confiance. Enfin, on fait comme on peut, et je veux pas finir en monstre. Même si c'est la loi du plus fort. »

Je hausse les épaules, alors qu'elle me parle du village, avant.

« Je sais pas non plus. Ca fait mal de penser au passé. Peut être qu'il faudrait arriver à y penser seulement comme un rêve, un échappatoire, et non comme une réalité qu'on a connu et perdu ? Mais j'y arrive pas, en tout cas. »

Faut croire que l'apocalypse, ça me rend philosophe. Philosophe à deux balles, ok, c'est franchement pourri, mais je m'étonne de sortir des paroles comme ça. Enfin, bon. Parler c'est bien, trouver de quoi subvenir à ses besoins, c'est mieux.

On a pas trop le temps en tout cas, Zack est déjà là. Je descends le premier alors que ma coéquipière s'attaque au second... Qui lui résiste. Je me retourne, et tente de l'aider.

Type d'action J'attaque le zombie à l'arme blanche.

Sauf qu'il bouge trop vite, et que je le rate. j'espère au moins que ça fera une petite diversion pour qu'elle puisse agir...


   
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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Sam 14 Mai - 20:59

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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Ven 20 Mai - 11:40

Alors que je jette des coups d'œil réguliers à la jeune femme, je me demande bien ce qu'elle va pouvoir devenir dans le monde qui est devenu le nôtre. Que je sois perdue, que je n'ai plus vraiment de but est une chose et, fondamentalement, j'ai l'impression d'avoir assez vécu pour m'en satisfaire pleinement. Mais Chloé a quoi ? 18 ? 19 ans ? Guère plus. Et le monde qui s'offre à elle n'est plus qu'une vaste fumisterie. Des cadavres à n'en plus finir, des morts qui finissent par se relever au pire moment et dieu seul sait encore ce qui va se passer dans les mois à venir. Si je trouvais notre univers déjà complexe et difficile à vivre, maintenant, je n'ose même plus y réfléchir de peur de perdre toute envie de survie. Déjà que cette envie n'est guère présente, ce serait risquer un peu trop.

Les sujets que nous abordons ne sont guère joyeux, c'est un fait, mais j'ai le sentiment d'être plus sereine que ce dont je me serais crue capable à leur propos. Repenser à ma vie avant que je les trouve, à ces quelques mois cauchemardesque est encore trop irréel pour que je me sente encore vraiment touchée. Tout comme leur présence n'est pas encore pas assez ancrée dans mon esprit pour que je m'y raccroche totalement. Probablement parce que je n'ose pas, que je m'attends à ce qu'ils disparaissent du jour au lendemain et ce malgré les promesses de Philippe. Ou parce que, plutôt, je sais que nous finirons tous mal. Même cette petite pleine de vie et qui tient bon, envers et contre tout. Je lui adresse pourtant un sourire et je souffle, avec un bref haussement d'épaules, mon regard se perdant dans le vide l'espace d'un instant.

"J'ai… continué oui. Sans bien savoir comment. Ou pourquoi. A croire que la vie s'accroche toujours, même quand on a l'impression de ne plus y trouver le moindre sens. Et tu as raison. Tu n'es pas seule et ton père ne te lâchera pas. Il suffit de vous voir ensemble pour en avoir la certitude."

Inutile de préciser qu'il ne la lâchera pas… volontairement. Je n'ose pas imaginer la réaction de Chloé à la mort de son père et à cette pensée, j'ai un bref frisson qui me parcourt l'échine avant que je ne reporte mon attention sur elle.

Et, même si je n'y crois pas vraiment, je dis et je répète que nous allons nous en sortir. Si quelqu'un doit le penser, s'y raccrocher, c'est bien elle. Et j'ai l'impression que j'arrive presque à la convaincre. Enfin, en tout cas, elle a l'air soulagée sans que je n'arrive précisément à saisir pourquoi. La voir ainsi me fait sourire et je n'ai alors aucun mal à lui affirmer qu'elle n'est pas une tueuse. Pas plus que moi en tout cas. J'espère qu'elle ne le deviendra pas et que le destin lui épargnera au moins ça. Mais au vu des récents événements, j'ai comme le sentiment que le destin se moque de nous comme d'une guigne.

"Tu peux déjà aider les gens de ton groupe. Le reste viendra s'il doit venir. Si nous pouvons aider des inconnus qui ne sont pas une menace, avec le peu de moyens que nous avons, nous savons toutes les deux que nous le ferons. Mais il ne faut pas oublier certaines priorités. Et tu ne sera pas un monstre. Tu as encore cette flamme en toi, qui vacille peut-être mais toujours présente. Tant que tu arriveras à l'alimenter, tu ne te perdras pas. Alors ce sera peut-être en soignant une cheville foulée ou en lisant un vieux livre de biologie, peu importe. Tant que tu continues à ne pas oublier."

Je pose un instant ma main sur son épaule avant de reprendre, avec une moue pensive.

"L'idée est intéressante. Mais j'ai plutôt le sentiment que c'est ce que nous vivons qui n'est qu'un rêve. Et j'avoue, j'attends encore et toujours le moment où le réveil va sonner et où je vais me retrouver à New-York."

A sombrer comme je le faisais déjà avant tout cela. Dans le fond, ça n'aurait pas changé grand-chose, la fin de mon monde aurait juste été différente.
Nettement moins spectaculaire ceci dit. Et bien plus solitaire, même si ces derniers mois l'ont tout de même été affreusement.

Nous n'avons pas vraiment le temps d'en dire plus, de philosopher sur le monde tel qu'il est devenu, quand bien même je suppute une discussion des plus intéressantes avec la jeune femme, qu'un zombie décide de nous interrompre. Et de m'agripper la jambe.

Ignorant tant bien que mal la douleur de ma cheville, je vois Chloé tenter de faire diversion et je frappe à nouveau cette horreur.

Type d'action Je tente de frapper à nouveau le zombie avec mon tisonnier.

Il ne sent rien. Rien du tout. Au contraire, j'ai l'impression que ça ne fait que l'agiter un peu plus et il continue à grogner, à tenter de me mordre. Par pitié, si je dois mourir, que ce ne soit pas comme ça. Que ce soit au moins avec un peu plus d'élégance. Et je me retiens de dire à Chloé de fuir. Très égoïstement, je n'ai pas envie de finir toute seule dans un moment pareil.

 
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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Ven 20 Mai - 11:40

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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Ven 27 Mai - 21:03

Il m'arrivait de me demander pourquoi je continuais, oui.. De plus en plus fréquemment même, surtout depuis que nous avions perdu Eva, Marina et tous les autres. Juliette, aussi... Mais me retrouver seule avec mon père, à devoir me traîner dans la forêt sur des kilomètres avait encore plus enfoncé le clou. Je crève de faim, depuis. Et avec papa, les choses ont changé depuis la grande panique. C'est normal en même temps. J'ai dû apprendre à survivre. Il a dû essayé de m'endurcir. Et j'ai vu ma famille se déliter sous mes yeux, déjà du point de vue relationnel, avant que celle que je considérais comme une mère ne parte définitivement. On était plus aussi proches qu'on avait pu l'être avec papa, pourtant je continuais à tenir à lui comme une forcenée. On ne partageait rien d'autre que notre malheur et notre faim, mais c'était suffisant. Pas suffisant pour que je ne me questionne pas, mais assez pour que je m'accroche à la survie, à un espoir que je savais pourtant dérisoire. Pourquoi continuer ? On finirait tous morts. J'avais déjà perdu cette joie de vivre qui m'habitait avant, j'avais du sang sur les mains, j'avais faim, soif, froid, j'étais seule... Cette existence, ou plutôt cette errance, ne m'apportait que du négatif. Pourtant, je continuais. Comme papa, comme tout le monde. Comme Anna. Je sais que je n'aurais pas réussi à rester seule. Elle l'a fait. Comment a t-elle pu tenir ? Je n'en sais rien. Je ne sais pas non plus comment je tiens, moi. Mais bon. Il existe encore des gens comme elle, avec qui on peut discuter, avec qui on peut avoir une relation humaine à peu près normale... Et surtout, avec qui on peut se serrer les coudes. Forcément, je m'attache à ce genre de personne. Et elles finissent toujours par mourir, s'en aller. Ca fait toujours mal. Tout ce que je fais se retournera contre moi à un moment. Parce que dans ce monde, il n'y a que mort et désespoir...

Je me contente d'acquiescer à ses paroles. J'ai rien à ajouter. Non, je me doute qu'elle ne sait pas non plus comment elle a tenu... La rage, la rage de vivre, cette sale détermination à vouloir continuer même dans le malheur, plutôt que d'en finir et se libérer pour de bon. C'était sûrement la chose la plus humaine au monde, finalement. Mais je sais en tout cas, que je ne survivrai pas à papa. Parce que je ne me voyais pas vivre sans lui personnellement, puis parce que j'en serais totalement incapable ; j'arriverai bien à tuer un ou deux zombies, mais je serais très vite submergée... Il était un combattant dans l'âme et un vrai survivant. Moi, je m'adaptais tant bien que mal, même contre ma propre volonté. Elle n'avait aucun poids dans la balance de toute manière. C'était ça ou mourir. Et comme je n'y arrive pas, il n'y a pas trente-six solutions.

Ses paroles me rassurent un peu. Ok, c'est bête... Mais des fois, ça fait du bien d'entendre une autre voix que la notre nous dire ce qu'on se répète au fond de soi. On se sent moins seule. Je me dis que j'ai peut être raison, que je ne suis peut être pas encore une tueuse totalement faite et finie. Je suis parcourue d'un petit frisson de surprise alors que sa main se pose sur mon épaule. Plus trop l'habitude. J'esquisse un sourire.

« C'était une chouette ville New York. J'avais jamais vu quelque chose comme ça ; ça n'a rien à voir avec nos métropoles européennes. Enfin maintenant, je l'associe plus aux premiers zombies que j'ai vu plutôt qu'aux quelques jours que j'y ai passé en touriste. »

Le road trip aux états unis, tout ça... C'était loin, oui, bien trop loin pour me sembler encore.. réel. Parce que Juliette et Gabriel n'étaient plus là, aussi. On avait bien atteint nos objectifs pourtant. Ressouder notre famille, et me changer les idées. J'étais presque plus hantée par mon agression... Jusqu'à la grande panique. Une peur, une angoisse, surtout de cette taille, suffit à rouvrir toutes les plaies. Rien n'était là pour me rappeler les derniers mois où j'avais vécu heureuse, en vacances en soleil. Avec ma famille, ma vraie famille.

J'ai pas le temps d'ajouter quelque chose ; nous arrivons à destination. Le loisir de penser à tout cela m'est bien vite enlevé.

Surtout que le zombie est coriace et que j'ai pas envie de crever. Je profite de l'attaque d'Anna pour tenter d'attaquer le zombie par surprise. En croisant les doigts.

Type d'action J'attaque le zombie à l'arme blanche. UNE RELANCE

J'arrive à le toucher, ou plutôt à l'effleurer... Je sens en tout cas, quoi que j'ai réussi à faire, que ça n'a strictement aucun impact sur lui. Je serre les dents. Réussir à l'attirer autre part pour fuir serait peut être la meilleure solution, mais comment faire ?

   
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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Ven 27 Mai - 21:03

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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Mar 31 Mai - 18:57

Chloé me donnerait presque envie de croire que nous pourrions nous en sortir. Je comprends ce qui fait tenir son père quand je la vois parler de sa vie d'avant, quand je vois son enthousiasme lorsque je lui propose d'étudier tant bien que mal la médecine. J'ai envie de lui apprendre des choses, de me dire que peut-être elle s'en servira pour quelque chose de réellement utile. Voilà qui me ferait vraiment plaisir, qui me donnerait presque l'impression que tout cela n'est pas en vain. Même si cette part de moi que je m'efforce d'ignorer alors que j'essaie d'insuffler un peu d'optimisme à Chloé me dit que nous ne passerons de toute façon probablement même pas l'hiver. Cette voix n'a pas tort. Je ne sais même pas comment nous allons survivre à cette journée de toute façon.

Mais, comme je le fais depuis des mois, je continue, sans bien savoir pourquoi. A la différence que, maintenant, je parle avec des gens réels. Enfin, je l'espère ou en tout cas, j'ai réussi à suffisamment m'en persuader pour me sentir à l'aise avec eux. A commencer en tout cas. J'aimerais trouver comment aider davantage la jeune femme et, quand elle évoque New-York, j'ai une grimace.

"J'adorais cette ville. J'y ai fait mes études et je n'aurais jamais cru la quitter un jour. Pourtant, quand tout a commencé, mon premier réflexe a été de courir à la recherche de mes parents. Idiot pour une femme de mon âge hein ?"

Comme quoi, certaines habitudes ont la vie dure. Mais je n'ai pas le temps de vraiment m'appesantir sur le sujet qu'un zombie finit par nous tomber dessus. Et il s'acharne. Mais nous le faisons tout autant. Hors de question de mourir de la sorte, j'ai un certain standing tout de même. Je suis tout de même sur le point de demander à la jeune fille de me laisser là, qu'on ne soit pas deux à lutter en vain. Mais elle reste et frappe, avec plus ou moins de succès.

Chloé porte alors un nouveau coup et semble faire mouche cette fois. Assez pour détourner l'attention de cette chose. Et je me concentre autant que possible pour frapper directement à la tête.

Type d'action J'achève le zombie. - 1 Relance volée à Ethan

C'est affreux. Abominable. J'aurais quelque chose de solide dans l'estomac que je le rendrais probablement sur le champ. Mais je le regarde s'écrouler par terre, immobile, serrant tellement fort mon tisonnier que j'en tremble. Et je ferme alors les yeux quelques instants avant de souffler, d'une voix rauque.

"Grands dieux. Je ne sais pas toi mais je…"

Non, je ne me vois pas lui dire que je boirais bien un verre, ce serait malvenu. Et pourtant, en cet instant précis, voilà exactement ce qu'il me faudrait. J'ai un rire un peu nerveux et je reprends, d'un ton un rien plus assuré. Si peu.

"…  je crois qu'on a eu suffisamment d'émotions fortes pour aujourd'hui non ?"

Voilà qui est mieux. Je tremble de plus belle et j'essuie tant bien que mal mon tisonnier sur les restes du … cadavre. Appelons-donc cette chose de la sorte, ce sera plus simple à gérer. Je m'adosse contre un meuble, je serais bien incapable de dire lequel alors que je regarde Chloé, esquissant tant bien que mal un sourire.

"Ca va aller toi ?"

Je me rends compte que je suis bien incapable de bouger, mes jambes tremblent beaucoup trop. Et pourtant, il va bien falloir. Hors de question de rester plus longtemps dans cet endroit sinon nous allons encore faire une mauvaise rencontre. Et je n'ose imaginer la tête de son père si je ne ramène pas la jeune femme entière. Je préfère encore affronter une autre de ces créatures.

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MessageSujet: Re: Pour soigner petits rhumes et grosses plaies [Livre I - Terminé]   Mar 31 Mai - 18:57

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