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[Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort
MessageSujet: [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort    [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort  EmptyMer 18 Mai - 22:21

[ouais, j'ai mis 15 ans à créer le sujet ! Désolé ><]


Cela fait à présent presque une bonne semaine que le petit groupe de Javik n'est plus seul. Leur marche les a fait rencontrer d'autres personnes et aussi se battre contre de parfaits inconnus qui menaçait une femme. Qui avait raison ? Qui avait tort ? Aucune idée et sincèrement, notre ancien braqueur n'en avait rien à faire. Ce n'est pas le genre d'homme du genre à défendre la veuve et l'orphelin. Son truc à lui c'est plus "chacun pour sa gueule". C'est ça la survie, non ? Se débrouiller par tous les moyens possibles en ne pensant qu'à son petit cul. Certes, c'est égoïste, mais il n'en a rien à foutre des autres. Ce n'est pas comme s'il les connait. Pourquoi risquer sa vie pour un type qu'il ne connaît pas ? Et si au final, c'est un odieux connard -un peu comme lui en somme- à qui il sauve les miches ? Non ! Hors de question de jouer aux héros, c'est de la pure connerie. Le fait qu'il ait tiré sur des gars pour en aider d'autre, ne veut pas dire qu'il a joué les héros. Disons que Miria et les siens étaient là. Il devait bien faire quelque chose, ce sont les seuls pour qui il peut risquer sa vie.

Dans l'idée, il devait être le seul à jouer les Rambo, accompagné de Danny et Spoon... oui... dans l'idée... Car cette petite idiote de Miria, Sainte-Miria devrait-on dire, avait mis son grain de sel ou il ne fallait pas. Elle croyait vraiment pouvoir convaincre des types armés de ne rien faire ! Au final, elle s'était fait tirer dessus. Vous imaginez un peu ça ? Autant dire que le sang de Lawson n'a fait qu'un tour et qu'il est devenu une véritable furie totalement enragé ayant soif de sang. Oui, il a tué ses connards, sans pitié, sans remords, juste parce qu'ils ont esquinté sa copine. De toute manière, dans ce monde c'est tuer ou être tué. S'il n'aurait rien faire, le prochain sur la liste ça aurait été lui et ensuite les autres. Après tout ce remue ménage, les gens présents qu'on peut grossièrement qualifier de "gentil" sont restés ensemble, formant ainsi un groupe plus grand.

Depuis ce jour là, Javik est parvenu à ronger ses freins pour ne pas crier sur Miria vis à vis de son inconscience. Sauf que là, il commence à ne plus supporter ça. Il a besoin d'extérioriser et s'il ne dit rien, il sait qu'elle sera assez idiote pour recommencer. Alors qu'elle se reposait dans un abri que le groupe a trouvé, il s'était assuré qu'il n'y ait personne autour. Assise, en train de se reposer, il s'est approché l'air de rien... où presque, car son visage devait exprimer son agacement. Le jeune homme ne prit pas la peine de s'asseoir, il resta debout, la toisant de haut. "J'espère que ça te servira de leçon !" dit-il sur un ton assez froid. "Franchement, t'étais vraiment obligé de venir mettre ton nez dans cette histoire ? Tu pouvais pas rester à l'arrière avec les autres ? T'as vu ce que tu récoltes ? T'aurais pu te faire tuer, putain !" continua-t-il avec un peu plus agressivité. Oui, la finesse ne fait pas vraiment parti du vocabulaire de Jav' et ça fait trop longtemps qu'il a besoin d'extérioriser tout ça. Le pauvre a eu tellement peur, il a bien cru la perdre. "La prochaine, tu me laisseras faire !" conclu-t-il très sèchement. Oui, sur le coup, il n'en avait rien à faire de l'avis ou des sentiments de la jeune femme. Avant tout, c'est un égoïste et là, il ne pensait qu'à lui et un peu à elle aussi... juste un peu.

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Javik Lawson

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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort    [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort  EmptyJeu 19 Mai - 17:50

Ca me lance. Mais je serre les dents. Déjà parce que cela ne changerait rien de râler, on n’a pas franchement la blinde de medocs, donc tant que ça ne s’infecte pas, je ne vais pas faire ma chieuse. De deux, parce que je sens d’ici les reproches et les ’je te l’avais dit’, ‘c’est de ta faute’, etc, etc… et tant que je peux m’en passer, ça me va. Et comme j’essaie de ne pas trop m’appuyer dessus, ça va un peu mieux. Anna a regardé, à recousu tout bien comme il faut, et si ça reste super douloureux, je sais que ça va guérir.
Disons que dans l’état actuel des choses, je m’en sors plutôt bien. La nana, celle qui au final avait vraiment volé les trucs, s’est cassé en profitant du chaos ambiant… avec la bagnole remplie de trucs. Ça c’est con oui, ça nous aurait bien été utile. Le bon côté, c’est que le groupe sur lequel on est tombé, dont faisait partis Philippe et Chloé, est plutôt cool. Ils sont aussi paumés que nous, mais ils sont… gentils pour le moment on va dire. Et j’ai retrouvé ma prof, ce qui est carrément plus que surprenant oui. On a trouvé un abri, pour le moment, et je sais qu’ils cherchent un truc plus définitif.

Je soupire et m’appuie contre le dossier. Il fait froid, mais au moins y a-t-il du soleil aujourd’hui. J’inspire profondément et lentement, tachant de faire refluer la douleur. Et je suis assez contente, j’y arrive plutôt bien. Je ne sais pas trop où sont les autres, en train de chercher un abri, de la bouffe, des trucs… Je sais qu’ils sont en groupe, donc ça ne m’inquiète pas vraiment. Ça me fait un peu chier d’être aussi inutile, mais bon, si j’arrive déjà à marcher sans trop souci d’ici quelques jours, ce sera cool.
Je n’ouvre pas les yeux quand j’entends des pas. Pas vraiment la peine, je reconnais. Tout comme je sais pourquoi il est là. Ça m’étonnait aussi de ne pas avoir eu de scène plus tôt. Peut-être était-il trop énervé. D’un autre côté, il avait un peu pété les plombs suite à tout ça. Je ne sais pas trop si ça doit me faire chier, m’horrifier ou me faire un peu plaisir qu’il tienne tant à moi. Bon un peu des trois en fait. Pas que j’ai peur de lui par contre, mais de ce qu’il peut faire comme conneries quand il est énervé. Et je m’étais promis de rester calme, parce que je sais qu’il a eu peur, parce qu’il n’est pas très doué, parce qu’effectivement, c’était un peu de ma faute. Mais franchement, il s’y prend très très mal. J’ouvre les yeux et les pose sur lui. Bien. Super. Mais je vais faire des efforts. Et ne pas m’énerver à mon tour. Parce qu’il s’est inquiété. Sans doute à raison.

« Tu aurais voulu quoi Javik ? Que je reste le cul planté derrière la voiture sans rien faire ? »
Sauf qu’il continue. Je finis par me lever pour lui faire face. Mauvaise idée peut-être, mais au moins, j’ai pas l’impression d’être en position de faiblesse face à lui.

« Alors mettons les choses au point. Te laisser faire, ça veut dire te laisser aller faire le con à flinguer tout ce qui bouge pendant que je reste à l’abri bien au chaud c’est ça ? »

Je le dévisage.

« Tu te rends quand même compte, que c’est parce que je suis comme ça que t’es avec moi ? Que c’est parce que je suis comme ça que Spoon nous a rejoint ? Que c’est parce que je suis comme ça que les autres nous acceptent avec eux ?
Alors pour te répondre, oui, j’étais obligée ! Je suis comme ça. Tu peux gueuler, tu peux hurler même, ça ne changera rien. »


Je fronce les sourcils et secoue la tête.

« Je suis désolée que tu aies eu peur. Et peut-être que c’était une mauvaise idée. Mais oui, je cherche à parler avant de tirer. Parce que tout le monde ne se conduit pas encore comme des connards en puissance ! Et tu sais quoi ? Si ça n’avait pas tant été la merde avec les autres mecs et la nana, je suis sûre qu’ils auraient écouté. »

Ou pas. Mais bon, on ne saura jamais. Et je lui ai pourtant déjà dit que je ne changerais pas.

« Tu aurais pu te faire tuer aussi ! En quoi c’est mieux ou plus normal ? » J’ai un léger sourire sans joie. « Et sérieux, me réponds pas que c’est parce que t’es un mec et moi une nana, parce que je te jure que je te fais bouffer ton flingue. »

Oui, calme, je sais, il a eu peur. Bah moi aussi. Donc on est à égalité... Chacun son tour. Et c'est pas une raison pour gueuler.

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Dernière édition par Miria Graham le Dim 22 Mai - 12:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort    [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort  EmptyVen 20 Mai - 22:28

Il est resté, pendant que le reste du groupe partait en reconnaissance. Il fallait veiller sur les membres et les blessés du groupe et c'était à son tour. Ça ne l'enchante clairement pas et ne s'en cache pas. Sourcil froncé, tendu comme la corde d'un arc, il patrouille autour du campement improvisé. Une chance que ce temps de merde ait congelé la majorité des zombies, mais ils ne sont pas la seule menace. Ils en ont payé les frais récemment.

Ce sont ces Autres qui le foutent d'une humeur exécrable. La gonzesse qu'ils ont sauvé du viol était une des leurs, et alors même l'aurait-il su, il n'aurait pas permis le viol, il n'aurait jamais pu fermer les yeux. Par contre, s'il avait su, il ne l'aurait jamais laissé partir avec cette voiture remplie de provisions. Au moins les avaient-ils amputés de 2 hommes, mais ce n'est pas suffisant pour écarter la menace.

Si des survivants se mettent à attaquer d'autres survivants, c'est la merde. Mais ce n'est pas différent de la guerre, les ressources et les hommes en moins. Si Brandon a survécu à 10 années de guerre, ce n'est pas sans raison, il possède une détermination en béton. Cela dit, il n'est pas prêt à mourir pour les membres du groupe, pas tant qu'il n'est pas assuré que sa famille n'a pas survécu à cette apocalypse. Ils sont sa raison de vivre. Quelque part, il espère bien les retrouver parmi un autre groupe de survivants. Peut-être même sont-ils du côté des ''Autres'', il sait que sa femme serait prête à tout pour leur fils.

Une engueulade le sort de ses sombres pensées, ça ne le rend pas plus joyeux pour autant. Bran écoute le motif de la dispute tout en s'approchant du lieu où la dispute a éclaté. Voix masculine et féminine, probablement celles des nouveaux puisqu'il ne les reconnaît pas. Quoi qu'il en soit, ça ressemble à une dispute de couple. Génial, il avait bien besoin de ça. Il arrive au moment où la jeune femme menace à son copain de lui faire bouffer son flingue.

Il découvre Miria et Javik, fâché tous les deux, l'un en face de l'autre, alors qu'elle ferait mieux de rester tranquille. « Vous devriez gueuler plus fort pour rameuter tout le voisinage. » Gronde-t-il tout mécontent qu'il est. Il n'a pas besoin de demander ce qu'il se passe puisqu'il a tout entendu.

« Miria rassied toi avant d'éclater tes points en t'égosillant. » Sa voix s'est légèrement radoucie, mais il ne se montre pas moins direct et autoritaire. Anna lui avait demandé de veiller à ce qu'elle ne s'agite pas, si elle apprenait qu'il n'en n'avait rien fait, elle lui arracherait les yeux. Non pas que cette femme lui fasse peur, mais il préfère s'éviter les foudres d'une femme. Elles sont enquiquinantes quand elles s'y mettent et il n'a simplement aucune envie d'être emmerdé.

« Quant à toi... » Poursuit-il en direction de Javik. « On vit dans un monde de merde depuis des mois, tout le monde peut crever à n'importe quel moment, estime toi heureux qu'elle soit vivante au lieu de l'engueuler parce qu'elle t'a fichu la frousse. » Il vaut mieux profiter de ce que l'on a encore tant qu'on peut.
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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort    [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort  EmptyVen 20 Mai - 23:05

[je sens avant même d'écrire la réponse, qu'il va se comporter comme un crétin ! Je m'en excuse ! Mais c'est Javik ! Il est con xD]

Tôt ou tard, il fallait que ça sorte, il fallait qu'il crie sa rage, qui joue les odieux connards comme il sait si bien le faire. En même temps, n'est-ce pas ce qu'il est ? Peut-on vraiment dire que le jeune homme est quelqu'un de sympathique ? Son genre c'est plutôt de penser qu'à sa gueule et laisser crever les autres, non ? C'est ce qu'avait dit Morgane, elle devait avoir vu juste. Ce n'est qu'un égoïste, un petit connard qui pense à sa personne. Malgré ça, il avait été enragé quand quelqu'un avait osé faire du mal à sa jolie Miria. Alors, qu'il aurait dû se réjouir du fait qu'elle était vivante et que la blessure n'était pas trop grave, il l'avait évité. Oui, il avait tout fait pour ne jamais être seul avec elle, allant même jusqu'à la fuir, car il savait qu'il allait devoir l'engueuler. Son attitude ne lui plaisait pas. Est-ce macho de penser ça ? Sûrement ! De quel droit pense t-il pouvoir la commander ? Est-ce qu'il aimerait l'enfermer attaché à un poteau pour qu'elle ne puisse pas sortir et ne pas se faire mal ? Mieux vaut ne pas lui donner la possibilité de faire ça, il serait bien capable de le faire.

Étant donné que la plus grosse partie du groupe était parti en exploration, il s'était plus ou moins retrouvé avec Miria. S'il doit lui parler -non l'engueuler- c'est mieux de le faire quand il n'y a presque personne. Voilà pourquoi Lawson c'est retrouvé devant elle, à lui dire d'une manière peu cordiale à quel point il n'était pas content. Elle n'a pas l'air de comprendre, elle continue pensant qu'elle a eu raison d'agir ainsi. Foutaise ! Le pire c'est qu'elle vient mettre dans l'histoire la fois où elle lui a sauvé la vie la toute première fois qu'ils se sont rencontrés, ou encore comment elle a ramené Spoon. Putain, mais ça n'a rien à voir. Même si elle a raison, il ne l'avouera jamais, plutôt mourir sur le champ. Aussi con qu'il puisse être, il a aussi un sacré égo et une fierté qui peut-être très mal placé. En plus de ça, elle tente de se justifier en disant qu'il ne faut pas toujours tirer d'abord, que parler peut arranger les choses. Ceci le fit doucement rire, ouais... c'est clair, parler c'est la solution à tout. Tient, il faudrait demander l'avis à sa jambe troué pour voir, non ? "Tu te crois dans quel monde ? Celui de Bisounours ? Réveil toi ! Parler n'arrange rien et ne sert à rien. Contrairement à ce que tu crois, pour la survie les gens deviennent de vrais monstres. Il faut croire que tu comprends pas. Je ne sais pas si tu l'as remarqué, mais je suis pas de ton espèce. Moi je suis comme eux... le genre de connard qui attaque les autres pour les voler et les tuer. Tu crois vraiment que je suis un mec honnête ? Je suis un criminel Miria et rien ne le changera, même pas toi !" La dernière phrase devait-être blessante, comme si même par amour, il était incapable de changer ou n'en avait pas l'envie. Dans cette histoire, est-ce que la mort du jeune homme aurait été meilleur ? Son regard la fixa droit dans les yeux, il avait une idée sur la réponse. "Ouais... ça aurait sûrement été mieux. J'suis pas quelqu'un de bien. C'est pas comme si je pouvais manquer à cette terre !" Et BIM, il continue à être odieux, le pire des enfoirés qu'on peut trouver dans le coin.

C'est là qu'un type intervient, il s'immisce dans leur engueulade en leur demandant d'arrêter. Javik le regard et lui lance son regard le plus assassin. Quoi ? Est-ce qu'on lui a déjà appris à ce type de se mêler de ses affaires ? Le braqueur parvient à se passer de commentaire pour le moment, ce serait con de se mettre à dos quelqu'un. Mais quand il ose s'adresser à lui en mode "mère Thérèsa" qui prêche la bonne parole. Oh, il était tellement énervé qu'il avait bien envie de lui foutre son poing dans la gueule. "Et si tu fermais ta gueule et allait voir ailleurs si j'y suis !" dit-il sur un ton acerbe. Et voilà ! C'est perdu, il va se mettre quelqu'un à dos. Javik, le roi des connards ! Il a réussi à se mettre Morgane à Dos, on continue avec quelqu'un d'autre... C'est bien, continue ainsi Lawson et tu finiras seul au fond d'un fossé.

[bon, ben je l'avais dis ! Un vrai connard ce Javik !]

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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort    [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort  EmptyDim 22 Mai - 12:47

J’avais oublié comme il pouvait être chiant. Chiant et buté. Pire qu’un môme. Sérieux, pour un peu je m’attendrais à le voir se rouler par terre en criant… bon, j’exagère, mais l’idée est là…. Et un môme encore, tu peux lui faire entendre raison. Alors que lui là… Têtu comme il est, ce n’est pas gagné… Et il va vraiment falloir que je lui apprenne à dire les choses autrement qu’en gueulant. Parce qu’encore, moi, je m’y suis faite, et l’un dans l’autre, disons qu’en général, j’arrive à le gérer. Et accessoirement, oui, je l’aime, ça aide. Mais les autres, ce n’est pas comme ça que ça va bien se passer. Et il a beau dire ou penser le contraire, on a besoin d’eux, on ne pourra pas s’en sortir seuls…

Mais pour le moment, je sais pas si c’est parce que j’ai eu peur, si c’est parce qu’il est exaspérant ou si c’est parce qu’il sort des conneries plus grosses que lui, mais il parvient fort bien à m’énerver aussi. Même si j’essaie de rester calme.
J’inspire et le fixe.

« Oui, la seule solution c’est de se conduire comme un connard sans cœur, j’avais oublié. C’est vrai certaines personnes n’essaient pas de rester un peu humaines bordel ! Ce n’est pas comme si moi, ma famille, les gens de ce groupe ou même Danny comptaient ! Alors qu’est-ce que je ne comprends pas ? Qu’on doit tous devenir comme ça et tirer dès qu’on voit quelqu’un ? Qu’on doit se comporter comme si plus rien n’avait d’importance ? »

Je secoue la tête et me passe la langue sur les lèvres. Il est insupportable. Je plisse les yeux en le dévisageant. Et ouais, ça fait un peu mal.

« Tu crois que j’ai oublié ? Tu crois que me le rappeler en me balançant à la gueule que tu es un connard prêt à tuer va me calmer ? Ou quoi ? Me faire fuir ? Sans déconner Javik ?! En me sortant que je me conduis comme une idiote et que tu restes un connard, tu veux faire quoi hein ?
Je sais déjà tout ça ! Et oh surprise, au cas où toi tu l’aurais pas remarqué, je suis encore là malgré tout ça ! Et oui, je suppose que ça fait de moi quelqu’un de pas très net je te l’avoue. »


Je soupire. Et la gifle part d’elle-même, alors que j’ouvre la bouche en fronçant les sourcils. Je détourne le regard, et chasse les larmes qui auraient pu s’y trouver. Non, mais sérieusement, comment il peut être aussi con ? Je le regarde à nouveau et le fusille du regard. Ou du moins j’essaie…

« T’es vraiment un abruti quand tu t’y mets. Ce n’est pas comme si moi je t’aimais hein… On s’en fout de ça. Vu qu’y a que toi qui importe au final. »

Et ce n’est qu’en tournant à nouveau la tête que je le vois. Merde, c’est quoi son nom ? Ah, Brandon. Je me renfrogne telle une enfant prise en faute. Y a pas de zacks dehors, c’est bon quoi.
Je le fixe une seconde, avant de soupirer, et de m’assoir, boudant à moitié. Enfin non, je ne boude pas. Je suis exaspérée, blessée, en colère. Et j’ai mal aussi un peu. Donc non, je ne vais pas l’envoyer bouler. Parce qu’il a raison. Vous voyez, je sais être raisonnable, moi.
Je grimace alors qu’il s’adresse à Javik. Oui, ça craint. Il a raison. Mais c’est Javik. Pas content. Ouais, le connard dans toute sa splendeur comme il le dit si bien… Est-ce que je les laisse régler ça entre eux ? C’est tentant, grave tentant même. Mais ils vont finir par se foutre sur la gueule non ? Bah, je pourrais dire que ce n’est pas mon problème. Sauf que oui, non, ce serait faux.
Je soupire et fixe Javik.

« Javik ! » Je secoue la tête et regarde Brandon. « L’écoute pas Brandon. Il est énervé et il se comporte comme un gros con dans cet état-là. » Et je reviens vers mon idiot. « Fais un effort s’il te plait. Je sais que t’as eu peur. J’ai peut-être fait une erreur oui. Mais… tu sais très bien comment je suis. Si rien ne peux te changer, je ne changerais pas non plus tu sais… S’il te plait. »

S’il te plait quoi, je ne sais pas trop. Arrête de faire le con. Reste. Calmes-toi. Restes avec moi.

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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort    [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort  EmptyDim 29 Mai - 8:13

Le jeune n'y va pas de main morte pour l'envoyer chier. Certes, il n'a pas à se mêler de leurs histoires, en outre, ils n'avaient qu'a pas se faire entendre de tout le monde. Ce sont donc ses affaires tant qu'on n'épargne pas son ouïe. Brandon peut être aussi con que son interlocuteur, c'est pas lui qui calmerait les tensions.

« T'es sous mon nez et ta voix de crécelle me vrille les tympans, je serais encore plus con d'aller voir ailleurs si t'y es. » Il n'est pas facilement intimidé et il parie que l'autre non plus. Criminel ou non, il s'en moque royalement, mais dans le genre bad boy le type se pose là. Miria prend sa défense, c'est inutile, des têtes brûlées, il en a confronté plus que de raison au sein de l'armée.

« Je reste pas » décide-t-il. La situation aurait été autre, il n'aurait pas hésité à imposer le respect, le fait est qu'il crève la dalle et ne pense qu'a son estomac et la fatigue de ses membres qui en résulte. Son coup de poing ressemblerait d'avantage à une gifle qu'a une bonne baffe. « Demerdez-vous si les Autres débarquent parce que vous gueulez trop fort, vous ne pourrez pas dire que je ne vous ai pas prévenu. » La menace est partout, tant qu'ils ne l'ont pas démasqué. Qu'ils l'apprennent donc à leur dépens.

« Je vais juste signaler un truc. A force de la laisser en arrière, le jour où tu seras plus là pour veiller sur elle, elle n'aura aucune chance contre ce monde de merde. Sans vouloir remettre en cause tes capacités Miria. Perd pas ton temps à vouloir la dresser, apprend-lui plutôt à faire face aux situations si tu tiens tant que ça a ce qu'elle reste en vie. Personne n'est immortel. » Sur ces derniers mots, il s'en retourne à sa patrouille.
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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort    [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort  EmptyDim 29 Mai - 20:34

Javik pourra bien dire ce qu'il veut, elle n'écoutera pas. Non, elle est bien trop persuadée que la meilleure solution c'est la sienne, que le dialogue peut tout régler. C'est de la foutaise ! Ok, dans certain cas, avec certaine personne ça peut fonctionner. Mais c'était évident que les types armés qu'ils ont rencontrés n'allaient pas se la jouer "on papote et c'est terminé". Ils étaient bien trop à cran et certain des leurs c'étaient fais tuer, autant dire que ceci ferme totalement le dialogue. Jav' l'avait compris, c'est sûrement le seul en fait. Comment lui faire comprendre ? Avec ce genre d'argument, il est sûr qu'elle trouvera encore le moyen de lui dire qu'il a tort. Sauf qu'on ne peut pas faire entendre raison à quelqu'un qui est dans ses derniers retranchement ou qui n'a pas vraiment de choix. "En fait, t'as toujours rien compris ! Tu comprendras jamais Miria. Continue de te la jouer "bonne sœur" qui veut sauver tout le monde. Sache que tu peux rien faire pour cette personne. Ces types, ils en avaient rien à foutre de ce que tu pouvais dire. On était en train d'attaquer les leurs. T'aurais fait quoi à l'heure ? T'aurais dis d'accord, parlons et fumons le calumet de la paix, c'est pas grave si vous avez buté nos potes ? Soit réaliste, c'est pas possible. Il y a peut-être des situations ou ça peut marcher de discuter avec les gens, mais pas dans celle qu'on a vécu." Le jeune homme était persuadé d'avoir raison et quoi qu'elle puisse dire, elle ne lui fera jamais changer d'avis. Il ne sait que bien trop que la haine, la colère et la vengeance est bien plus fort que tout.

Après tout ce qu'ils ont vécu, il arrive encore à se demander comment elle peut rester auprès de lui. Ce n'est pas comme s'il était le mec le plus sympathique du monde. C'est un con, il a un caractère de chien par moment et il n'hésite pas à lui crier dessus. Franchement, qui veut d'un type comme ça ? Qui veut aimer un homme de son genre ? Elle aurait mieux fait de tomber amoureuse de Danny, lui au moins c'est quelqu'un de bien, pas le genre à l'engueuler pour avoir tenté d'être une fille sympa. "Justement, parfois j'ai l'impression que tu oublies quel genre de personne je suis. Je ne sais pas comment tu peux rester avec moi !" lâcha-t-il simplement comme s'il avait lui même des doutes sur leur propre relation.

Une gifle s'abat sur son visage, il faut croire qu'il l'a bien mérité. Sa tête reste figée là elle s'est arrêtée de tourner. Il ne sait pas quoi dire. Non, ça ne lui a pas rafraîchit les idées, ça n'a même pas été assez douloureux en fait. "On est peut-être pas fait pour être ensemble Miria. C'est tout ! On est sûrement trop différent l'un de l'autre !" dit-il simplement sur le coup de la colère et des émotions. C'est le genre de phrase qu'il risque de regretter, le genre de mot qui peut également blesser. C'est à ce moment là que l'autre arrive et met son grain de sel. Comme tout bon connard qui se respecte Javik lui fait comprendre qu'il n'a pas besoin de lui et l'envoi chier comme il se doit. Sa réponse ne fait que l'énerver un peu plus et il aurait grandement envie de venir lui coller son poing dans la figure, mais se contient par un miracle qu'il ne connaît pas. Bien évidemment, Sainte Miria tente de calmer le jeu pour éviter que ça parte en baston totalement inutile. Elle a peut être raison, mais Jav' sans fout. Au final, le type se tire, ce qui semble être bien mieux. Ce qu'il peut lui faire au sujet de sa copine il s'en fout. Qu'est-ce qu'il en sait ? De plus, Miria n'est pas inutile, il sait de quoi elle est capable, mais par moment, elle ferait mieux de rester loin pour éviter les affrontements. Que feront ses frères et sa sœur s'il lui arrive quelque chose ? Vous imaginez Lawson s'occuper d'eux ? "Ouais, c'est ça ! Casse toi connard et tu peux te les carrer ou je pense tes putains de conseil !" Être énervé ne fait que fleurir un peu plus son langage... très charment n'est-ce pas !


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Javik Lawson

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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort    [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort  EmptyMar 31 Mai - 14:17

Je plisse les yeux et me crispe un peu. Respires, tout va bien. Il fait juste son macho de base, arrogant et autoritaire. Qu’est-ce qu’il m’énerve sérieux. Comme si j’étais incapable de faire quoique ce soit seule, comme si j’attendais qu’il me dise comment avancer et m’en sortir. Pas comme si on s’en était très bien sortis avant de le recroiser cet idiot.

« Ils auraient pu être avec la nana ! Ils auraient pu écouter malgré tout ! » Je soupire et me passe les mains sur le visage. « J’ai eu tort, je l’ai déjà reconnu Javik. Qu’est-ce que tu veux de plus ? Non, je n’agirais pas autrement. Je suis comme ça ! Alors oui, je continuerais de me la jouer bonne sœur, je continuerais à croire que tous ne sont pas des cas désespérés, qu’on peut espérer encore un peu. »

Je croise les bras et le dévisage, la mâchoire crispée. Dans le fond, oui, il avait sans doute raison. Pour le cas présent. J’aurais dû réfléchir. Mais si je ne l’avais pas fait, je me serais posée la question chaque jour qui passe. Et il était hors de question qu’à nouveau des questions du genre ‘Et si j’avais été plus rapide, et si je lui avais parlé, et si je l’en avais empêché, et si et si et si…’
Si je pouvais faire quelque chose, il fallait bien le faire non ? A quoi bon continuer si c’était simplement pour faire disparaître tout ce qui ne nous plaisait pas ?  
Mais il continue, comme si ce que je disais n’avait aucune importance. Comme d’habitude, tout ce qui compte, c’est lui, ce qu’il pense et ce qu’il ressent. Et moi, je ne compte pas. Et je reste à le regarder, bouche bée alors qu’il me répond. Je secoue la tête.

« Je n’oublie pas, ça n’a pas plus d’importance que les premiers jours, c’est tout ! »

Et la gifle part toute seule, alors que les larmes me montent aux yeux. Et si j’essaie de me raccrocher à ma colère, j’ai déjà plus de difficultés. Parce que lui sait exactement où et comment faire mal. Et je ne suis même pas certaine qu’il s’en rende compte. Mes yeux s’écarquillent légèrement et je reste quelques secondes à le regarder sans rien dire. Il a pas dit ça, pas vrai ?... J’essuie rageusement une larme qui coule. Si j’arrive à reprendre ma respiration, ça passera sans doute. Il ne le pense pas, il est simplement en colère. Pas vrai ? Ce n’est pas comme si je me demandais combien de temps il me supporterait, avant de vouloir juste se barrer pour être tranquille.

Mais Brandon arrive et détourne un peu son attention. Et la mienne. Je m’assois, plus parce que oui, j’ai mal, que parce qu’il me le demande. On ne gueule pas si fort que ça… si ? Non, si les Autres débarquent, c’est plus parce qu’ils auront vu nos traces pas vraiment discrètes tout autour du campement…
Je fronce les sourcils quand il reprend. Mais il me fait quoi là ? Genre j’ai besoin de Javik pour m’en sortir ?? Il ne me connait même pas et il se permet de croire qu’il se débrouille mieux que moi ? Alors oui, effectivement, il flingue avant de parler… Mais merde quoi ! Je sais parfaitement m’en sortir. Et si la colère était retombée, elle revient de plus belle. Je le regarde partir, alors que Javik l’envoie à nouveau chier. Sans rien ajouter. Oui, je m’attendais presque à ce qu’il prenne ma défense… oui, je suis un peu idiote parfois…
Je ne le regarde pas, restant les yeux fixés au sol, et reprend d’une voix sourde.

« C’est aussi ce que tu penses ? Que je suis incapable de m’en sortir seule ? C’est ce que tu veux me faire comprendre ? Et que ça t’emmerde de devoir veiller sur moi ? » Je prends sur moi et me remets debout en le dévisageant. « Tu sais que c’est plus simple de me le dire directement ? Si t’en as marre, si je suis trop différente, si je suis trop gentille, si c’est trop… pour toi. Je… J’accepterais. Pas de souci. Je te laisserais tranquille tu sais… Je ne suis pas du genre à… à insister… ou… Il te suffit de le dire. Je… »

Non, je ne pleure pas. Bon point. Et non, je n’ai pas la voix qui tremble. Pas au début du moins… La fin était plus incertaine. Mais je vacille toujours entre colère et douleur. Ça faisait longtemps oui. Mais s’il doute autant… ça sert à rien de continuer. Pas vrai ?

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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort    [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort  EmptyMar 31 Mai - 20:11

Qu'importe avec qui aurait u être ses types. Ils n'ont pas cherché à parler. C'est eux qui se sont montrés hostiles en premier avec leur arme. S'ils n'auraient rien fait, la discussion aurait été possible. Javik se fiche de les avoir tué, ça ne lui fait ni chaud, ni froid et il ne va pas avoir des remords pour des connards. Depuis qu'il a vu le jour, il a eu la vie bien assez compliqué. Entre des parents qui ne l'aimaient pas, qui le battaient, le rejetaient et le traitaient comme de la merde... Ouais, ça n'aide pas vraiment à se faire une bonne image du monde et des gens. Alors, tuer ne le dérange pas, on ne lui a pas appris la valeur de la vie. C'est différent pour la jeune femme. Elle est plus douce et tendre que lui, du genre à vouloir aider et sauver tout le monde. Mais c'est impossible, elle ne l'a pas encore réalisé. Toutefois, elle dit qu'elle avait eu tort, mais dans le fond, il est sûr qu'elle ne pense pas ce qu'elle dit. Qu'importe la situation, elle voudra toujours jouer les négociatrices pour éviter que les armes ne parlent. "Tu devrais rapidement changer ta façon de penser. Car, si un jour on croise ses types, ils seront sans pitiés et il se ficheront de ce que tu dis. C'est la loi du plus fort à présent, rentre toi ça dans le crâne ! Pour survivre, l'être humain peut devenir pire qu'un monstre." Miria n'a jamais vu comment les hommes peuvent être. Au fond, lui le sait, il est de cette espèce, de ceux qui sont prêts à tout pour survivre, qu'importe le prix à payer.

Par la suite, il ne se montra pas plus sympathique, débitant des paroles blessantes, comme celle qui pouvaient mettre en doute leur relation. Est-ce qu'il avait vraiment dit ça ? Oui, il l'avait dit et même pensé. Son amour à beau être réel, parfois il se dit qu'il n'est pas l'homme qui lui faut. C'est une fille bien, une personne respectable qui prend soit des autres. Alors que lui... c'est un connard égoïste qui ne pense qu'à sa propre vie. Les autres vies ne l'intéressent pas, tuer ne le perturbe pas plus que ça. Est-ce que deux personnes aussi différentes l'une de l'autre peuvent vraiment s'aimer ? Bizarrement, il a du mal à y croire. Peut-être qu'il veut juste la préserver. S'il fait du mal aux autres, ce n'est pas lui qui se sentira mal après, mais elle. Quelque part, il souhaite lui épargner des remords inutiles. Oui, encore une fois, c'est égoïste de penser de la sorte, mais c'est pour son bien, non ? Alors, ce n'est finalement pas totalement égoïste.

L'intervention de Brandon n'arrangea pas l'humeur du jeune homme. Ça le fait chier de voir des types qui ne le connaissent ni d'Eve, ni d'Adam venir donner leur avis. Merde, s'il avait envie qu'on vienne lui expliquer quelque chose, il l'aurait sonné. Les seuls qui peuvent engueuler Jav' c'est Danny et Spoon. Mais ses amis ne sont pas dans le coin et connaissant Spooner, il ne viendra pas mettre son nez dans une histoire qui n'est pas la sienne. Il serait plus du genre à écouter en silence, caché dans un coin en se disant "putain, c'est un sacré con Lawson". Le type finit par partir après avoir fait son speech tel un entraîneur de football sur le terrain. La jeune femme fut visiblement marquée et vexé par ce que Brandon avait dit. Javik la regarda, sans vraiment avoir la moindre expression, puis il soupira. "C'est pas ça Miria. C'est juste que tu devrais éviter de mettre ta vie en danger pour rien. Ca te sert à quoi d'être une cible facile ? Quand d'autres gèrent la situation, occupe toi seulement de toi... ou de tes frères, ta sœur, les autres membres du groupe. T'es assez douée pour tirer. Ça t'es jamais venu à l'esprit que tu pourrais être le dernier rempart si nous on tombe ?" C'est vrai, ils n'ont pas besoin d'elle à l'avant, en première ligne. Ce n'est pas son rôle de se battre. Par contre, rester en retrait, protéger les autres c'est ce qui lui va le mieux. "Je ne devrais pas avoir à veiller sur toi. Tu devrais savoir de toi-même ce que tu dois faire !" Mais ça c'est une autre histoire. Bien sûr, elle avait bien entendu ce qu'il avait dit sur eux deux. Le problème, c'est qu'il ne savait pas vraiment quoi dire. C'est vrai qu'ils sont différents, peut-être trop. "Je te protégerais toujours Miria, quoi qu'il arrive... Mais... mais je suis pas sûr qu'on soit fait pour être ensemble." Voilà, Lawson l'avait dit, comme ça, sans détour. Est-ce une rupture ? Pas réellement, plutôt une remise en question, l'explication d'un doute qui devient plus réel chaque jour. C'est comme si elle était une princesse et lui un vil crapaud repoussant, ils n'ont simplement pas grand chose en commun.

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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort    [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort  EmptyMer 1 Juin - 19:54

Les sourcils froncés, je redeviens buttée et renfrognée. Et il ose dire que moi je n’écoute pas. Il me fait quoi là ? Certes, je m’attendais depuis quelques jours à devoir subir les retombées… et je ne devrais pas être surprise, ce n’est pas comme si c’était une réaction étonnante venant de lui. Le problème, c’est qu’il semble toujours surpris lui, que je me comporte moi comme je le fais. Je savais très bien comme lui allait réagir. Il devrait pourtant savoir de son côté, que je ne suis pas comme lui.

« Quels types ? Ils sont morts ! » Je le dévisage un instant, ouvrant la bouche, avant de la refermer. Je détourne les yeux, les bras toujours croisés. « Ce n’est pas parce que tu as dû devenir plus dur que c’est le cas de tout le monde. » Je reporte mon attention sur lui et mon regard se fait plus assuré. « Et quoi que tu en penses, tu n’es pas non plus un monstre… »

Il était juste un peu insensible et brutal et… Oui, bon… Mais non. Il savait être drôle, et gentil, et attentionné. Même si c’était rare. Ou quasiment qu’avec moi. Bon, pas là en l’occurrence. Là, il reprend son rôle qu’il affectionne tant de petit con… Ou grand connard plutôt. Si sûr de lui et de sa connerie. Ce qu’il peut m’énerver quand il se conduit comme si lui seul avait raison, comme s’il avait réponse à tout, comme si les autres et leurs avis ne comptaient absolument pas.
Sérieusement, ce n’est pas comme si je n’avais pas montré que je savais me débrouiller, ce n’est pas non plus comme si j’hésitais toujours à agir. C’était si difficile que ça d’imaginer qu’il pouvait rester du bon, du positif, des trucs bien chez les gens ? Je n’étais pas la seule idiote comme ça, j’en avais rencontré un autre, aussi naïf, et ceux de ce groupe n’était pas non plus des connards. Même Danny n’était pas un connard. Spoon… Bon, c’était plus sujet à caution, un peu comme Javik… Mais ni l’un ni l’autre ne m’avait flingué. Ils m’avaient écouté. Et si eux pouvaient entendre raison, sans déconner, tout le monde le pouvait.

Et je sais qu’il veut bien faire, mais Brandon n’aide pas vraiment. Enfin, il pourrait, s’il ne s’était s’agit de Javik… Aussi têtu qu’orgueilleux. Je le regarde à nouveau, les yeux un peu écarquillés.

« Quand d’autres gèrent ? Tu t’entends parler ?? T’es vraiment en train de me dire de rester derrière à jouer la parfaite maitresse de maison ? Pendant que les brutasses que vous êtes vont au-devant du danger ? »

Il osait me sortir de rester derrière ? De m’occuper de moi ?

« Tu n’as pas à veiller sur moi, je sais le faire ! D’où tu te permets de dire que je ne sais pas ? Tu t’es jamais dit que s’il t’arrivait quelque chose, ça me ferait bien plus mal que de recevoir une balle ? Bordel Javik ! Et si moi, je veux m’occuper de toi ? Oui, je me débrouille assez bien avec un flingue, oui, ça m’a déjà servi. Et je te rappelle gentiment que quand il a fallu, j’ai déjà tiré et tué. Tu te souviens ? Je n’ai pas eu d’état d’âme, et si c’était à refaire, je le referais ! »

Bordel, j’avais tué des hommes pour le protéger et il me sortait encore ce genre de conneries ! Me levant, je le dévisage, partagée entre la colère et peur. Et je n’ai pas du tout envie de dire tout ça. Et non, je ne l’accepterais pas aussi facilement que ce que je peux dire. Je ne pourrais pas. Je n’y arriverais pas. Et je me fige, les yeux écarquillés, rivés au sien alors qu’il reprend la parole. Et je sens les larmes me monter aux yeux. J’ouvre la bouche, et détourne les yeux, avant de secouer la tête.

« Non. Ça tu n’a pas le droit. »

Je le regarde à nouveau, et même si je sais que je suis à deux doigts de ne pas arriver à tenir, je me raccroche à la colère. Et ça me rappelle douloureusement les premières fois où on s’était revu.

« Soit tu me lâches, parce que tu trouves qu’on est trop différents, que c’est trop dur pour toi. Et dans ce cas-là, on n’a plus rien à voir ensemble. Et je t’interdis de ne serait-ce que penser à me surveiller ou me protéger. Tu n’as pas à veiller sur moi, et encore moins si nous ne… » J’inspire et baisse la tête. Bizarrement j’ai plus de mal à le regarder pour la seconde partie. Celle que je désire pourtant si ardemment. « Soit… soit tu te démerdes pour m’accepter comme je suis. »

J’esquisse un sourire sans joie, horriblement triste, en regardant autour de nous.

« Je n’essaie pas de te changer, je t’ai toujours accepté comme tu étais, alors pourquoi tu…
Si cela me va à moi, si à moi, tu me conviens tel que es, aussi emmerdant et borné et macho que tu sais l’être… »


Je relève la tête, et mes yeux doivent bien trop refléter ma douleur.

« Je suis si insupportable ? Je pensais que tu m’aimais… Non ? C'est pas le cas ? Plus le cas ?
Si c’est le cas, comment tu peux sortir des conneries pareilles ?
Si c'est… si ce n'est plus le cas, d’accord, je comprendrais… je m’y ferais… mais… je…
T’as pas le droit de prendre ce qui t’arrange et de rejeter le reste Javik. Ce serait trop facile. Alors je… C'est soit l'un, soit l'autre. Pas les deux. »


Et je déteste me montrer si hésitante, si fragile, si… faible. Et je lui en veux, parce que c’est de sa faute si je me sens comme ça. Et j’ai mal. Encore, à nouveau. Ma mâchoire se crispe. Et je déteste tout autant sembler autant dépendre de sa seule et unique décision.

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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort    [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort  EmptyVen 3 Juin - 22:53

A la base, le jeune homme était bien venu pour l'engueuler, pour lui dire qu'il n'était pas content, mais il ne pensait pas aller aussi loin. Dans ce qu'il s'imaginait, il la voyait comprendre et acquiescer comme si s'était un ordre. Sauf que la jeune femme n'est pas ainsi. C'est le genre de personne qui fait ce qu'elle veut, elle n'aime pas dépendre des autres et quand elle veut faire quelque chose, elle le fait. Vous imaginez bien que le discours de Javik ne peut pas passer, c'est tout simplement impossible. Comment est-ce qu'ils ont pu finir ensemble malgré la différence de leur caractère ?

Une sorte d'impasse semble se profiler à l'horizon. Entre Lawson qui est borné pour abandonner ce qu'il a à dire et Graham qui n'est pas du genre à abandonner ses convictions et se soumettre. Oui, ils sont bien au pied d'un mur, un mur qui semble infranchissable, incassable. Alors, où est-ce que tout ceci va les mener ? Sincèrement, il n'est plus sûr de rien. Le doute est parvenu à s'emparer de lui, à lui faire comprendre qu'il est perdu et qu'il n'est certainement pas fait pour être avec quelqu'un. Est-ce un hasard si avant il n'avait aucune relation amoureuse ? Les femmes n'étaient là que pour le plaisir, ni plus, ni moins. Dès qu'on parle de sentiments, il faut trop s'impliquer et tout devient compliqué. A croire qu'être sentimental n'est pas du tout fait pour un type de son genre. On ne lui a jamais appris ce que c'est l'amour, on ne lui a pas appris à aimer. La seule chose qu'il connaît c'est la haine et la colère. Ça fait de lui un monstre, non ? Le genre d'homme qu'on pourrait qualifier de sociopathe ?

Plus il parle, plus il met la jeune femme en colère. Oui, il veut la contrôler ou du moins la protéger. La perdre lui serait insupportable, cette simple idée lui fait peur et le rend complètement fou. Sauf qu'elle ne comprend pas, elle ne voit pas pourquoi il refuse qu'elle mette sa vie en danger, pourquoi il ne veut pas qu'elle soit en première ligne. Elle ne comprend pas... elle ne comprendra jamais. Il aurait bien soupiré, mais il ne le fit pas. Il était trop énervé pour ça. Miria trouve le moyen de lui dire qu'elle peut s'occuper d'elle-même et qu'elle a le droit de s'occuper de lui si elle en a envie. Par la même occasion, elle lui rappelle que c'est grâce à elle qu'il est en vie. Comment peut-il réfuter cette information ? C'est simplement impossible, car elle a raison. Pourtant... il a envie de lui dire qu'elle a tort. "Jusque ici, j'suis encore vivant, non ? J'ai l'habitude du danger, je sais le gérer ! C'est sûrement ça que tu ne comprends pas. Est-ce que tu sais décrypter le visage d'un type qui s'apprête à te tirer dessus..." demanda-t-il avec un ton quelque peu hautain. "Non ! Bien sûr que non ! Tu sais rien de ce qu'est une mauvaise personne. Je suis moi-même un criminel, ça me donne un avantage sur tous les autres. Je... Tu comprends pas. Et puis... j'ai pas besoin d'une infirmière !" C'est typiquement le genre de discussion qui ne mènera nulle part que ce soit de son coté ou de celui de Miria.

Finalement, il fait quelque chose qu'il finira par regretter plus tard, dire qu'ils ne sont sûrement pas fait pour être ensemble. Les mots devaient être durs, très dur pour la jeune femme. Est-ce qu'elle parvenait à y croire ? En ce moment même, elle devait sûrement avoir la sensation qu'il était en train de la poignarder droit dans le cœur. La demoiselle parvient à le regarder, mais il peut voir sa douleur, c'est plus dur que ça en à l'air de parler. Elle cherche la raison de ses mots, de cette possible rupture. Sincèrement, il aimerait croire au fait qu'ils soient si différents. D'une certaine manière, il l'a toujours su, ils n'ont pas grand chose en commun hormis le fait qu'ils sont tombés amoureux l'un de l'autre. Au fond de lui, il a toujours su qu'il n'était pas le genre de personne qu'il lui faut. Elle mérite quelqu'un de bien, un homme juste et honnête, pas un type comme lui qui la fera tout le temps souffrir pour un oui ou pour un non. Javik ne mérite pas Miria, c'est certain ! Quant à l'accepter comme elle est, c'est fait depuis longtemps, mais il ne pourra jamais refouler ses moments de colère comme celui-ci et lui cracher ce genre de vérité au visage.

La suite se transforme presque comme un cauchemar. Des mots qui les mènent vers un avenir un certain, vers un moment de douleur. Est-ce qu'il l'aime ou pas. Oui, il l'aime. Il l'aime comme un fou. Il l'aime tellement que ça le rend dangereux et hors de contrôle. Il suffit de se rappeler ce qu'il s'est passé. Pourtant, il s'apprête à mentir, à prononcer les mots les plus durs de sa vie, ceux qui sont en train de lui briser le cœur. Il doit le faire, c'est le seul moyen. Ses yeux la fixent un instant, le temps qu'elle finisse son petit monologue. Mais, il ne parvient pas à le regarder davantage, impossible d'y arriver. "Dans un autre monde, les choses seraient peut-être différentes Miria. C'est terminé... Nous deux, c'était une erreur." Sa voix était dure, elle ne tremblait pas, elle était sérieuse aussi sérieuse qu'il le pouvait. Car au fond de lui, il se haïssait, il était en train de rompre avec la femme qu'il aimait. Elle était tout pour lui et il était en train de détruire la relation qui l'avait sûrement rendu humain. Pourquoi ? Tout ça pour ne pas ressentir la peur de la perdre à nouveau ? Malgré ça, il savait qu'il continuerait d'avoir peur et de s'inquiéter pour elle. Quelque part, il continuait de se répéter qu'un homme comme lui ne devrait pas être avec une femme comme elle. Ce n'est pas un criminel qu'elle devrait avoir, mais un prince charmant. Javik avait envie de s'écrouler, mais il resta fort, sachant que ça allait être bien plus destructeur pour la jeune femme.

[Putain, c'est un con ce Javik !]

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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort    [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort  EmptySam 4 Juin - 15:46

Je sais très bien ce qui le travaille. Je sais très bien ce qui l’angoisse et l’énerve autant. Mais merde, il n’a pas à vouloir me contrôler parce qu’il a peur ! Il n’a pas à m’empêcher de vivre parce qu’il ne sait pas gérer ça. Il croit que c’est facile pour les autres ? Il croit que je parviens mieux que lui à… oui, bon, d’accord, je sais gérer ça mieux que lui. Je l’aime, c’est tout. Lui se prend la tête et s’emmerde à toujours trouver des problèmes là où y en a pas, parce que monsieur veut tout connaître et tout contrôler.
Alors non, je ne devrais pas autant m’énerver. Je devrais être compréhensive et essayer de lui expliquer. Sauf qu’il ne veut pas que je lui explique quoi que ce soit. Il veut juste donner ses ordres et que je lui dise amen. Mais il a fumé. Il me connait pourtant, il sait bien que je ne suis pas comme ça. Oui, je suis gentille, et oui, la plupart des gens me pense faible et fragile. Mais je ne le suis pas. Je ne suis pas sous sa coupe. Je sais très bien me défendre seule. Et je sais tout aussi bien l’engueuler quand il le faut. Et là, il en a grand besoin.
Je lève les yeux au ciel.

« Et toi, tu sais voir quand quelqu’un s’inquiète pour toi ? Autrement qu’en gueulant, hurlant des ordres et autres trucs débiles du même acabit ? Je suis toujours vivante moi aussi ! Et tu n’as pas toujours été là pour veiller sur moi Javik ! Je sais me défendre, même sans savoir décrypter blablabla… Et si ça t’emmerde tant que ça, apprends-moi ! Mais ne m’ordonne pas de faire quelque chose qui… qui n’est pas moi ! »

Et là… là, il va trop loin. Beaucoup trop. Et ça me fait mal. Beaucoup trop aussi. Et je refuse de m’effondrer devant lui. Il serait foutu de s’en servir pour dire que je suis trop fragile pour ce monde. Ou pire, pour dire qu’il a raison et qu’il fait bien de sortir toutes ces conneries. Parce que c’est un connard. Et moi, une pauvre petite chose innocente et fragile. Alors non. Je m’accroche au peu de colère que je parviens à avoir. Et si je ne parviens pas à repousser totalement la douleur et la peur qui m’étreignent, je parviens néanmoins à les mettre de côté pour le moment, et à me focaliser sur le reste. Le reste, c’est la colère, le refus, l’exaspération. Et c’est très bien, parce que ça m’aide à tenir debout et à le dévisager. Même si je me doute bien qu’il n’est pas dupe, j’en m’en fous. Enfin, je dis ça, mais la douleur supplante un peu le reste quand même à la fin.

Et je lui rends son regard, avant qu’il ne détourne les yeux. Et tout s’effondre. Et mon cœur se serre au point de bloquer ma respiration. Mais ce n’est rien. J’ai eu aussi mal avant. Il m’a déjà détruite et piétinée. Sauf qu’à ce moment-là, je ne savais pas. J’étais seule et je ne savais pas. Là, je sais. Je sais quoi qu’il dise qu’il m’aime. Et d’ailleurs, il ne la pas dit qu’il ne t’aimait pas, plus. Et je respire à nouveau. Et la douleur embrase la colère. Parce que c’est toujours plus facile en étant en colère, non ? C’était déjà le cas la première fois, non ? Ma mâchoire se crispe et mon regard se durcit. Pour combien de temps, je ne sais pas trop. Autant en profiter avant que la souffrance pure reprenne le dessus. Je le gifle. Vraiment. Tout à l’heure, ce n’était pas vraiment voulu, mais là…

« Une erreur ? » Je le repousse un peu. « Regardes-moi Javik bordel ! Tu regrettes ? Tout ça ? Nous ? Tous les moments passés ensemble ? Les fous rire, les engueulades, la tendresse… moi ? Une erreur, je suis une putain d’erreur ?! »

Je ris un peu, sans joie, les larmes me montant malgré moi aux yeux.

« Tu sais quoi ? Je savais que tu étais beaucoup de choses. Connard arrogant égoïste et colérique. Mais lâche… Je t’avoue que ça, je ne m’y attendais pas. Que tu préfères te mentir. Que tu préfères me briser encore. Plutôt que de simplement reconnaître que tu as eu peur pour moi. Plutôt que de simplement dire que tu t’es inquiété et que t’aimerais que je fasse gaffe.
Tu préfères bousiller la seule chose de bien qui te soit arrivée, et je ne parle pas de moi, je parle de ce que tu ressens, que ce soit clair, plutôt que d’avouer que tu ne sais pas gérer tout ça. Tu me jettes et m’écrases parce que tu as peur qu’il m’arrive quelque chose… Tu as peur de me perdre, alors tu préfères tout anéantir comme si rien ne comptait… »


Et je ris à nouveau. Alors que j’ai si mal. Alors que je ne comprends pas. Ou si, je ne comprends que trop bien. Je le connais trop bien. Et je ris toujours, même si les larmes coulent.

« Bien. Donc… c’était une erreur.
Tu m’aimes tellement que tu refuses la réalité. Et je t’aime tellement que j’ai l’impression que tu viens de m’arracher le cœur. Mais c’était une erreur qu’on soit ensemble. »
Je hausse les épaules, les yeux rivés sur lui, un sourire sans joie toujours aux lèvres. « Tu sais que ça m’empêchera de continuer d’agir comme ça ? Tu sais que je continuerais de t’aimer ? Que tu continueras d’avoir peur ? »

Je le dévisage, avant d’inspirer profondément, et de me faire plus dure.

« Et tu sais quoi ? Je refuse. Ouais, t’as bien entendu. J’ai dit que j’accepterais si tu m’aimais plus. Et là, tu peux dire le contraire. Je sais que c’est faux. Alors je ne suis pas d’accord. Tu n’as pas le droit de me rejeter parce que tu as peur. C’est trop facile. Et personne n’a jamais dit que c’était facile ou simple d’aimer quelqu’un. Mais en général, on se bat pour ça, pas pour le contraire Javik. »

Calmes-toi. Inspires, expires. Ça va aller. Ou pas.

« Je te veux toi. Celui que tu es maintenant. Pas un mec parfait qui m’aurait jamais intéressé. Je te connais. Et je t’aime. Toi. Javik, pas un autre.
Et tu fais quoi maintenant ? »


Tiens encore un peu. Après tu iras de nouveau te défouler contre un arbre, ou hurler dans un oreiller. Et pleurer tant et si bien que tu t’effondreras de fatigue.

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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort    [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort  EmptyDim 5 Juin - 0:11

La seule chose que Javik Lawson sache faire à la perfection c'est détruire. La destruction ça le connaît, il a l'habitude de tout mettre en miette surtout quand il s'agit de ses sentiments. On peut imaginer que c'est le fait de ne pas avoir été aimé quand il était enfant, d'avoir été battu et rabaissé par ceux qui se faisaient appeler "parents". Son enfance difficile ne l'a pas vraiment aidé à grandir et évoluer dans un monde tel qu'il aurait dû. Alors, quand il s'agit de sentiment fort tel que l'amour, c'est une sombre plongé dans l'inconnu. Est-ce qu'inconsciemment, il n'aurait pas peur de voir l'amour comme quelque chose de violent et douloureux ? Pourtant, il sait que ça n'a rien à voir avec les coups que lui donnaient ses parents... Mais les traumatismes vous transformes sans même vous en rendre compte. Ils sont là, cachés au fin fond de votre esprit, attendant le pire moment pour refaire surface et faire de vous leur victime. Ceci ne devrait rien avoir à voir avec le fait que Miria avait été blessé. Mais lui, idiot comme il est, il pète les plombs, commençant à tout jeter, à laisser tomber ce qu'il a commencé à construire pour se protéger.

La jeune femme peut dire ce qu'elle veut, il n'a pas l'intention de changer d'avis. Revenir sur sa position serait également très mauvais pour son ego. Agacé, il l'écouta répondre à ce qu'il avait dit. Il avait nullement l'intention de lui apprendre à décrypter les gens, même en lui donnant les clefs, elle aurait dû mal à y parvenir. Pour ça, il faut penser comme lui, comme un criminel qui n'hésitera pas à faire du mal, même à quelqu'un d'innocent. C'est mieux qu'elle ignore ce genre de détail, qu'elle ignore qu'il faut être le pire humain du monde pour comprendre les autres ayant abandonné leur humanité. Le mieux, ça reste de mettre fin à tout ça. Comment pourrait-il rester avec elle après tout ça ? Oui, il l'aime, mais il est prêt à se faire du mal, à se punir lui-même. C'est un peu masochiste comme réaction, mais c'est déjà arrivé. Sans qu'elle le sache, il pense à elle, il l'a protège de lui-même. Car un jour... un jour il finira par montrer son pire visage et elle ne le verra sûrement plus comme aujourd'hui. Alors, autant prendre les devant, la faire souffrir une bonne fois pour toute. Quoi qu'il en soit, ça sera toujours moins douloureux que de voir à quel point il peut être méchant et dangereux pour les autres. Ne montrant pas ses regrets, il lui annonça que c'était fini tout en ajoutant que leur relation avait été une erreur.

La main de Miria s'abat une nouvelle fois sur lui, giflant son visage avec une force issus de la colère. La pauvre était choquée et outrée par ce qu'il avait dit. C'est sûr, comment croire qu'il voit leur histoire comme une erreur... Aux mots qu'elle prononça, il pensa à certain moment et finalement, il trouva qu'il y avait plus de mauvais moments. Depuis le début, Javik l'a fait souffrir avec son comportement à la con. Est-elle assez folle pour vouloir continuer à être avec un type comme lui ? Son discours continue et elle le traite de lâche. Lui un lâche ? Non, c'est faux ! Ça n'a rien à voir avec de la lâcheté. Elle n'y comprend rien, elle n'y comprendra jamais rien. Ses belles paroles continuent et même s'il ne l'avouera jamais, quelque part, il y avait du vrai. C'est plus simple de tout foutre en l'air maintenant. C'est la peur qui le fait agir ainsi, il veut éviter une souffrance encore pire si jamais il arrive quelque chose à la jeune femme. Oh, il ne l'avouera pas, il est bien trop orgueilleux pour ça. Le jeune homme aurait pu répliquer, mais il n'en fit rien, il resta silencieux et impassible. Il recula jusqu'à se retrouver bloqué contre le mur, puis il riva son regard sur le plafond humide, au moins, ça lui évitait de regarder Miria. Il déglutit sans trouver la force de parler. Il aurait tellement voulu se trouver loin d'ici, quitter toutes ses personnes pour se retrouver totalement seul. Être avec des gens ça ne lui apporte rien, il se comporte toujours comme un crétin. "Et si je n'ai pas envie de me battre pour ça ?" demanda-t-il alors qu'elle avait dit qu'il fallait se battre pour ses sentiments. Sincèrement, il n'est pas certain d'avoir la force pour ça. "Si je suis si fort, c'est parce que j'ai jamais eu à m'embarrasser de sentiment. Avec toi... je perds toute ma liberté. J'ai l'impression d'être pris dans un étau dont je ne peux pas m'échapper..." dit-il sur un ton qui semblait avoir une pointe de colère. Après ça, il se laissa glisser le long du mur pour se retrouver assit.

Toujours, elle était là, à lui dire qu'elle l'aimait, même avec sa personnalité franchement pas facile à vivre. C'est comme si rien de ce qu'il faisait ne pouvait la stopper. Quelque part, il la comprend, car il l'aime aussi comme un fou, mais lui est prêt à tout mettre en péril pour se sauver de cette douce agonie qui a commencé. Il n'en peut plus de se consumer, de voir ses barrières tomber une à une, le rendant si fragile. Miria est en train de détruire ce qu'il a mis si longtemps à construire pour se protéger du monde extérieur. "Oublie moi ! Tu peux dire ce que tu veux... mais regarde la vérité en face, je te fais sans cesse du mal. C'est ça que tu veux ? Souffrir en permanence par ma faute ? C'est pas la première fois et si tu comptes t'imaginer rester avec moi, sache que ça ne sera pas la dernière. Peut-être bien que ça pourrait être pire. Et si jamais..." sa voix devint tremblante au début de sa dernière phrase, il commençait à penser à une éventualité qu'il avait refoulé depuis longtemps. Et justement ça lui fait peur. Autant arrêter tout avant que ça ne devient réalité, non ? Javik a peur de s'en prendre à elle un jour, de la frapper, de la battre tel que le faisait son père. Ne dit-on pas "tel père, tel fils" ? Bien qu'il refuse de devenir comme lui, le même sang coule dans ses veines... Qui dit qu'il ne pourrait pas être capable de s'en prendre physiquement à celle qui l'aime ? Non, il ne trouvait pas la force de le dire, pas encore. "Je t'en prie Miria, laisse moi. Je n'en vaux pas la peine." murmura-t-il alors que ses yeux s'étaient remplis de larmes. "Va t'en !" grogna-t-il plus fort pour essayer de lui faire peur.

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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort    [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort  EmptyLun 6 Juin - 10:44

La douleur finit par s’emmêler tant et si bien à la colère que je n’arrive plus vraiment à me décider. Mais dans un sens, ça me va. Etre en colère, même si j’ai mal, ça me va. Parce que j’arrive à tenir debout. Parce que j’arrive à lui faire face. Parce que j’arrive à lui balancer tout ce qui me passe par la tête, ou presque.
Alors clairement, j’aimerais autant éviter oui, de souffrir autant. Mais pour cela, il faudrait qu’il arrête de se conduire en connard, et ce n’est pas gagné. Et l’un dans l’autre, je sais qu’il est comme ça et je l’aime malgré tout. Oui, je suis sans aucun doute un peu maso… Mais ça n’a pas de réelle importance. Je me sens beaucoup trop bien avec lui pour pouvoir y renoncer. Et même si je le voulais, ce qui n’est pas le cas, je ne pourrais pas. J’en ai besoin, comme une accro à besoin de son shoot de cock…

Et le fait qu’il ne réponde rien ne fait que me conforter dans mes pensées. Oh, je pourrais me dire qu’il n’en voit pas la peine, que je le saoule ou n’importe qu’elle autre raison, et c’est sans doute ça en partie. Mais je sais que j’ai raison. Et comme si j’avais besoin de preuves, il évite mon regard. Même s’il parvient encore à me faire mal. Pourtant… dans un sens, j’ai presque davantage mal pour lui que pour moi. Oui, il me blesse, oui, j’ai mal. Évidemment. Mais il a tellement peur, il rejette tellement tout ce qui le touche…
Je le regarde, alors que la colère et la peine se dispute la première place. Et ça faisait longtemps. Bon, techniquement, pas tant que ça. Mais quand je suis avec lui, je m’en fous. Je n’oublie pas pour autant, mais c’était avant, alors ça ne compte plus tant que ça. Tant que je l’ai, lui. Mais là, il a beau essayer de se mettre en colère, je sais que c’est faux. Et bizarrement, ma douleur s’estompe. Ma colère aussi. Un peu du moins. Je continue pourtant. De lui dire que ce ne sera pas si facile. Qu’il ne pourra pas se débarrasser de moi comme ça. Parce que je ne veux pas. Et je sais qu’il a tort et que j’ai raison. Et j’ai juste envie de… Je soupire en silence, alors qu’il se laisse glisser à terre. Je l’aime. Et qu’il soit trop obtus ou orgueilleux pour l’entendre, je m’en fous.

Je le fixe et tout s’évapore. Et si jamais… quoi ? J’inspire et mes yeux s’écarquillent un peu. Oh. C’était ça. Bon, je n’avais pas tort pour autant, mais jamais je n’aurais pensé que… Pourtant qu’il en ait peur, ça peut être logique… Mais il n’est pas… Oh seigneur…
Je l’observe un instant, esquissant malgré moi un sourire quand il essaie de me chasser. Il devrait pourtant savoir que ce n’est pas en me hurlant dessus que ça va marcher. Je m’approche lentement, et me laisse glisser à terre à côté de lui, sans le toucher pour autant.

« Tu te trompes. Sur tellement de choses. » Je plie ma jambe indemne, croisant les bras dessus, pour y poser ma tête. Je reprends, d’une voix douce.
« Tu ne deviens pas faible avec moi, tu n’es pas prisonnier. Tu as juste peur de tenir à quelqu’un et de ne pas être capable de le protéger. Ça ne te rend pas fragile d’aimer. Ça te rend meilleur. Même si tu penses le contraire.
Et ça te rend heureux. J’espère en tout cas. Mais comme tu n’en as pas l’habitude, ça t’angoisse. »


Je tourne enfin la tête vers lui.

« Ce n’est pas à toi de choisir pour moi ce que je veux. Je sais bien que t’as un caractère de merde et que ce sera pas la dernière fois qu’on se prend la tête. Mais c’est à moi d’accepter ou non de vivre avec. Et si moi je considère que ça en vaut la peine, que tu m’apportes plus de bonheurs et de joies au quotidien que de douleurs, alors je continuerais de le supporter. Tu ne peux pas décider pour moi ce que je ressens Javik. »

Je me tourne un peu vers lui, et lentement, comme pour ne pas l’effrayer, ma main va effleurer sa joue.

« Ça ne sera pas pire que des mots, aussi douloureux peuvent-ils être Javik. Je suis désolée de ne pas avoir compris, mais ça me semble si absurde… Tu sais pertinemment le mal que ça peut faire, jamais tu ne penserais à faire la même chose… » Je grimace un peu. « Tu préfères rejeter tout ça, quitte à me faire mal, quitte à avoir mal, quitte à ce que je te déteste… Parce que la seule pensée de pouvoir réellement me blesser, me blesser physiquement, te terrifie. Tu ne te poserais pas tant de questions si tu en étais capable. Tu… »

Je soupire doucement, avant de me pencher et d’embrasser le coin de sa paupière. Je me rapproche et frotte mon nez contre le sien, mes mains entourant son visage, mon regard rivé au sien.

« Tu n’es pas lui. Tu vaux tellement mieux ! Si tu n’as pas confiance en toi, crois-moi. » Je lui souris un peu et secoue la tête. « Et je ne partirais pas, tu ferais bien de t'y habituer. »

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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort    [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort  EmptyLun 6 Juin - 20:43

Dans quel état lamentable devait-il être. A déclencher une engueulade pour sa propre pomme. Tout ça, car c'est un égoïste qui ne pense qu'à lui-même. A aucun moment, il n'a pensé aux sentiments de Miria, à ce qu'elle pourrait dire en entendant tout ça. Non, tout ce qui compte, c'est sa petite personne, comme toujours. Oui, ça a toujours été comme ça. La seule chose qui compte c'est lui. Vous parlez d'une réussite. Maintenant, il se retrouve littéralement au pied du mur à devoir assumer ses erreurs et son idiotie. Peut-être que ça lui apprendra à se comporter d'une meilleure manière ? Quoi qu'il en doute, rien ne le changera, même pas les douces paroles de la jeune femme. Elle pense tout savoir de lui, mais il refuse de la croire. Pourtant, elle n'a pas tort, elle sait qui il est, comment il peut se comporter et réagir. Certainement qu'elle doit avoir une certaine expérience avec les crétins comme lui.

Assit contre le mur, il se retrouve une nouvelle fois face à son propre démon. Un démon qui ne le quittera jamais, qui continuera de le poursuivre et de le hanter jusqu'à la fin de ses jours. C'est fou ce que ça peut le terrifier. Il aimerait tellement que ce soit différent, être plus fort que ça. Mais non, malgré les années passées, l'ombre de son père plane toujours au-dessus de sa tête, tel une épée de Damoclès. Plutôt que de fuir, Miria ne l'abandonne pas, venant prendre place à côté de lui, se mettant à son niveau, sûrement dans le but de le rassurer et de lui redonner confiance. Elle se met à déverser ses bonnes paroles et bien que tout ne soient pas faux, ça à tout de même un arrière goût de poison. Peut-être que l'aime le rend heureux, peut-être qu'il aime être avec elle... Mais la peine et la douleur qu'il pourrait ressentir par sa faute lui fait tellement peur. Jamais il ne veut ressentir ça, pourtant, il sait qu'un jour ou l'autre, il devra passer par là, comme bon nombre d'être humain. Graham confirme qu'elle l'aime, malgré son caractère et les frasques dont-il peut être responsable. D'un côté c'est rassurant, il sait qu'elle est sincère, mais d'un autre côté, c'est inquiétant. Javik peut-il réussir à vivre le parfait amour tout en pensant au risque et la mort qui pourrait survenir n'importe quand ? Ça lui semble si compliqué et irréel.

Malgré ses paroles, il était toujours inquiet et sa main qui se voulait rassurante n'eut pas forcément l'effet voulu. Il décala simplement sa tête comme un animal blessé fuyant un humain. Le plus terrible, c'est qu'elle voyait où il voulait en venir, elle le connaissait tellement bien que ça pourrait devenir effrayant. "Tu ne sais pas ce qu'il pourra se passer... Peut-être qu'un jour je pourrais péter les plombs, devenir un monstre et m'en prendre à tout le monde. Je pourrais en être capable, non ? J'ai ça dans le sang, après tout !" Se chercher des excuses n'est sûrement pas la meilleure des choses à faire, mais il est tombé bien bas, tellement bas qu'il s'enfonce lui-même. Si ça peut la convaincre de l'abandonner, il aura finalement réussi, non ? Miria se fiche de tout ça, de ce discours absurde, venant prendre son visage entre ses mains et déposer un geste affectueux sur son visage. C'est fou, mais ça lui fait mal au fond, car il l'aime, il aime se contacte et se lien si particulier qui les unis. Quel genre de fou peut-il être pour vouloir abandonner ça ? "Alors, promet moi quelque chose," demanda-t-il en levant son regard vers elle. "Si un jour, je m'en prends à toi, à tes frères, ou à ta sœur, promet moi de m'abattre !" Cette demande était directe et sérieuse. Ce n'était pas une blague, il n'avait pas l'intention de devenir comme son paternel, plutôt mourir que de devenir un homme battant ceux qu'il est censé aimer. Tuer des étrangers qu'il ne connaît pas, qui veulent s'en prendre à eux c'est une chose, faire du mal à sa famille c'est autre chose. "Je ne plaisante pas Miria, tu dois me le promettre !"

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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort    [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort  EmptyMer 8 Juin - 21:18

C’est toujours comme ça avec lui. Il ne sait rien faire ou dire sans hurler… Enfin, si… mais rarement. Et dès que ça devient important, il a tendance à un peu perdre contact avec la réalité. Ou du moins, avec le fait que je ne réagis pas comme il le souhaite. Je crois que quand il s’énerve, il n’en a absolument rien à faire de ce que les autres peuvent ressentir. Bon, j’en suis certaine, même si j’espère toujours que ce sera différent pour moi. Mais je crois au contraire que c’est pire quand je suis mêlée à quelque chose. Parce qu’il ne sait absolument pas comment s’y prendre. Il ne sait pas gérer et assimiler ce qu’il peut ressentir pour moi. Parce qu’il a beau dire, je sais qu’il m’aime. Et là, en l’occurrence, il n’a pas prétendu le contraire. Ce qui n’est pas moins con ou moins douloureux en vérité. Il trouve toujours les phrases qui font mal, celles qui piquent et s’insinuent malgré vous dans votre tête. Dans ma tête pour le coup.
Et je ne sais pas trop comment je fais pour parvenir à m’en détacher, ou à dépasser néanmoins tout ça. Peut-être parce que je le connais bien trop. Peut-être parce que si jamais il devait un jour me repousser réellement de la sorte, je ne suis pas certaine de parvenir à m’en sortir indemne. Ça faisait déjà tellement de mal avant tout ça. Avant que je ne sache à quel point il pouvait m’aimer, avant que je ne me rende compte moi-même de la profondeur de mes sentiments, avant que je n’apprenne la douceur de ses baisers et la tendresse de ses sourires. Alors si ça devait arriver maintenant… je ne sais pas. Je refuse de savoir, ça vaut mieux je crois.

Alors je refuse, et au milieu de la colère, de la douleur, de la peur, que malgré tout, il s’obstine et s’entête et m’abandonne, je commence à comprendre. Quoique je sais déjà qu’il a peur. Peur de me perdre, peur qu’il m’arrive quelque chose, peur de ne pas être là. Mais c’est le cas pour tous ceux qui aiment quelqu’un. Sauf que lui n’a jamais connu ça, alors forcément… Et même si je ne me rends pas totalement encore compte, j’aperçois le monstre tapis derrière. Pas lui. Son monstre à lui. Celui qui le terrifie encore. Et la peur s’estompe, ne reste que la douleur et la colère, qui ont malgré tout changées de direction et de cible.
Alors j’essaie d’y aller lentement, avec douceur. Sauf qu’il m’évite encore. Mais je n’insiste pas. Je secoue la tête, les yeux rivés sur lui.

« Non. Tu n’en es pas capable. Tu ne t’en prendrais jamais aux gens que tu aimes Javik. Tu ne ferais rien à Danny. Ni même à Spoon. Ni même à John, je crois… » J’esquisse un sourire, pour essayer de dédramatiser, pour essayer de… Je ne sais pas trop. Mais j’ai horreur de le voir ainsi. De le voir si fragile et hésitant et apeuré. « Et je sais que jamais tu ne me ferais du mal. Parce que tu cherches toujours à me protéger, quand bien même ça me met hors de moi que tu cherches à m’écarter du danger tout en te plaçant en première ligne. » Je fais claquer ma langue malgré moi. « Et arrêtes de sortir des conneries plus grandes que toi. Dans le sang… Non mais sérieusement ?
Tu es le seul à décider de faire ce qui est bien ou ce qui est mal Javik. Tu es le seul à pouvoir choisir quelles seront tes actions. Le libre-arbitre, la capacité de prendre des décisions, etc, etc… tu sais, ce genre de choses… ? »


Je soupire doucement, et je m’empare de son visage. Il va bien falloir qu’il comprenne non ? Je le fixe, mes mains toujours sur lui, et je cligne des yeux alors qu’il relève les yeux vers moi. Quoi ? Mais… Je fronce les sourcils, le dévisageant toujours. Mon cœur loupe quelques battements. Je sais bien qu’il est sérieux, sinon j’aurais déjà répondu en plaisantant. Et l’un dans l’autre, je sais bien au fond que je peux promettre. Parce que je sais bien que je n’aurais jamais à le faire quoiqu’il en pense. Mais j’inspire profondément, et une de mes mains caresse sa joue.

« Je ne te laisserais pas leur faire de mal. Je ne laisserais jamais personne leur faire de mal. Et si jamais tu t’avises de vouloir, un jour, t’en prendre à moi… Je ne sais pas qui de moi, John ou Danny sera le plus rapide. » J’esquisse un sourire. « Danny m’aime bien je crois. » Je me refais sérieuse alors que je le fixe. « Je te le promets. Je ne te laisserais pas devenir comme ça. »

Oui, bon, je ne le laisserais pas nous faire de mal… C’est pareil. Ou presque.

« Et la prochaine fois que tu trouves plus logique et sain de vouloir rompre et de me briser le cœur, je te tire dessus. Un genou en moins, ça te fera réfléchir aussi… »

Oui, bon, là aussi, j’étais à moitié sérieuse… Ma main glisse dans ses cheveux et je dépose un baiser sur sa joue, avant de me blottir contre lui, le serrant dans mes bras.

« Ne me laisses pas. D’accord ? »

Bon, ce n'était pas réellement une question…

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Aujourd'hui, l'optimisme est une nécessité pour sauvegarder sa santé mentale.
Miria Graham

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MessageSujet: Re: [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort    [Terminé - Livre I]L'homme part à la guerre, la femme attend chez elle qu'on annonce sa mort  EmptyMer 8 Juin - 22:30

Miria pouvait bien croire ce qu'elle voulait. Peut-être que c'est vrai, qu'il ne sera jamais capable de s'en prendre à elle ou à quelqu'un d'autre qu'il aime. Mais comment en être sûr ? Il a vraiment l'impression que ce qu'on père lui a fait, il pourrait le faire. Ça lui fait peur, car ça le dégoûte... toutes ces personnes qui ont pu battre un jour leur femme et leur enfant... Quel genre d'homme fait ça ? Un monstre ! Un lâche ! Un démon ! Javik fait tout ce qu'il peut pour ne pas devenir ce genre de personne. Mais ça lui fait peur... il n'y peut rien. C'est devenu une sorte d'angoisse viscérale. Le genre de peur qui peut vous faire réveiller en pleine nuit en sursaut et en sueur. Le jeune homme a pourtant quitté sa famille depuis longtemps, il a toujours eu l'impression d'avoir l'ombre de son père derrière lui, non loin, prêt à lui sauter dessus pour le dévorer et rendre son âme totalement noir. Comment quelqu'un peut comprendre sa peur ? Ce traumatisme qu'il a vécu de sa naissance à son adolescence avant qu'il ne décide de prendre la fuite ? Personne ne peut vraiment le comprendre, personne. C'est impossible d'imaginer ce qu'il a vécu et le genre de peur qu'il en résulte aujourd'hui encore. Même si les paroles pleines de confiance de Miria son réconfortante, ça n'effacera jamais sa peur, cette angoisse cachée au plus profond de lui. Il ne trouva pas le courage de lui répondre, en fait, il ne savait pas quoi dire. Quoi qu'il puisse dire, elle ne voudra jamais l'écouter. Tellement sûr qu'il n'est pas l'être si abominable qu'il imagine.

Elle était toujours tendre envers lui, malgré ce qu'il venait de lui faire subir... une fois de plus. On ne peut pas dire qu'il soit toujours tendre avec elle. Chaque fois qu'ils en viennent à se crier dessus, il parvient toujours à la faire pleurer... Il est vraiment horrible comme petit ami. Avant de continuer, elle devait lui promettre une chose, car s'il venait à lui faire du mal physiquement, il ne pourrait jamais se le pardonner. Elle ne déclina pas la proposition, elle accepta, sans pour autant jurer. Mais ça semble être une acceptation, non ? Elle le tuera si jamais il déraille. C'est rassurant... ça le rassure de savoir que ses amis seront prêts à le tuer. "Merci !" murmura-t-il simplement. C'est tout ce qu'il pouvait lui dire.

La demoiselle désirait qu'il cesse de jouer avec elle ainsi, à lui faire du mal par les paroles, à jouer avec les sentiments. Pourquoi ? Car la prochaine fois, il aura également très mal. Un sourire timide et désolé s'afficha sur son visage. Hélas, il ne peut rien promettre. Jav' sait qu'il se comportera sûrement de nouveau comme un con plus tard, c'est toujours ce qui arrive de toute façon avec lui. "Croisons les doigts pour que ça ne se passe pas de nouveau !" C'est fou, mais il ne croit pas vraiment ses paroles. Qu'importe. A présent, l'incident était clos, c'est ce qu'on peut dire non ? Après s'être crié dessus comme du poissons pourris, elle était dans ses bras et il aimait sentir sa chaleur contre lui. "Je t'aime Miria," chuchota-t-il.

[Fin pour Javik :D Finalement, ça se finit bien :D]

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Javik Lawson

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