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Flash Back : Us [Livre I - Terminé]
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MessageSujet: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyDim 22 Fév - 23:52


Le comportement de Javik n'est pas toujours exemplaire. En fait, ce n'est pas le genre d'homme à se laisser faire ou à être gentil avec les autres. Il a difficilement honte de ses actes. Mais son comportement avec Miria commence à le mettre mal à l'aise. C'est bien là, l'une des premières fois où il se sent mal... C'est absurde, mais c'est comme ça. Après l'avoir sauvé en ville et s'être laissé emporter par son attirance, il s'est de nouveau montré odieux. Après être rentré au camp, il la laissé pour s'isoler dans un coin et penser à tout, à rien et au passé...

|Flash Back|

Le groupe de Javik n'était plus depuis un bon moment. C'est la nuit que ça c'était passé. Tous dormaient, sauf ceux montant la garde au cas où un Zack ne fasse son apparition. Et ce n'est pas un, mais un grand nombre de ses saloperies qui ont fait irruption dans le camp de fortune au milieu de la forêt, surprenant ainsi, Danny, Spoon, Cooper, Joe, Rico, Ash et Javik. Les deux plus vieux, Ash et Rico, également les chefs, avaient ordonnés aux garçons de fuir. Dans la panique, c'est ce que tout le monde a fait. Ash et Rico s'étaient sacrifiés pour eux. Lawson se souvient avoir écouté à contre cœur et être parti dans une direction sans suivre les autres. En fait, personne n'avait pris le soin de se suivre. Enfin bref, c'est le passé, n'est-ce pas. Maintenant, deux de ses amis sont morts. Quant aux autres, Copper et Spoon, ils doivent être quelque part dans la nature...

C'est seul que le jeune homme a dû survivre pendant plusieurs semaines. Sans la moindre pitié, il utilisa des groupes pour se sauver, les laissant se faire attaquer par les Zack et lui prenant leur affaire pendant qu'ils se faisaient dévorer. Oui, c'est loin d'être glorieux, mais c'est un braqueur et là c'était l'occasion de prendre les choses plus facilement. Puis, il y a eu ce jour au bord de la rivière. C'était le matin ou l'après-midi... En fait, il ne s'en souvient plus. Toujours seul, il s'était arrêté pour ce débarbouiller un peu le visage et remplir sa bouteille d'eau fraiche. C'est là qu'un groupe d'hommes est arrivé. En gros, il s'est retrouvé face à des hommes comme lui. Sauf qu'eux ne devaient pas être de vrais criminels avec tout ça. Juste des mecs qui ont compris la vraie nature de l'être humain avec toute cette pagaille. "Le Don Juan, tu vas gentiment nous donner tes affaires et tu pourras partir vivant !" s'exclama l'un d'entre en pensant que ça allait intimider Javik. Le jeune se leva pour leur faire face, son visage était un brin amusé avec un sourire narquois. Les agneaux se trouvant devant lui, croyait pouvoir faire peur au grand méchant loup qu'il était."Les mecs, un conseil, évitez de me chercher !" balança-t-il remettant son sac sur son épaule, montrant ainsi qu'il n'avait pas la moindre intention de coopérer. Chercher une bande de mec aussi nombreuse c'était de la folie. Bien qu'il ne les ait pas comptés, il devait y avoir une bonne dizaine de connards. "Tu crois nous impressionner ? T'es tout seul... et moi j'ai une bande de pote avec moi !" expliqua le type qui se prenait pour le chef. Visiblement, le fait qu'il soit armé ne les impressionnaient pas, en plus, il n'avait pas envie d'utiliser des munitions pour des gros cons comme eux. "Parce que le nombre est censé me faire peur ? Désolé, "couille molle", mais moi je n'ai pas besoin d'avoir des chiens de garde qui me colle au cul pour m'attaquer à d'autre. Maintenant, bouge de là avec tes potes, tu me gâche la vue ! rétorqua Javik, non sans savoir que ceci allait énerver encore plus la troupe de fou furieux. Ceci ne manqua pas, car le premier se précipita sur lui pour lui mettre une droite, qu'il esquiva facilement. Le braqueur laissa son sac et son arme derrière lui et fonça volontairement dans le tas. C'était purement suicidaire, mais que voulez-vous, il n'est pas du genre à se laisser faire et insulter. Il parvint à en démonter deux ou trois. Mais au bout d'un moment quand ils virent qu'attaquer un par un ça ne marchait pas, ils ont attaqué tous ensemble. Vous imaginez le tableau, Javik qui se fait attraper et les coups pleuvent gratuitement, partout, sur tout son corps. Le jeune homme a de la chance d'être solide et résistant à la douleur. Il ne broncha pas, ne criant pas. De toute manière, ils ne pouvaient pas faire pires que son père qui le battait chaque jour. Ce souvenir lui revint en tête, chaque coup lui donnait l'impression de revoir son enfoiré de paternel. Lawson ne lâcha pas, il tenta même de se débattre, mais il ne pouvait pas s'échapper. Alors qu'on le tenait, l'un des gars avaient donné un coup de pied dans son bras gauche, le pauvre Jav' sentit son os se briser et la douleur irradier son corps, ce fut le seul crie de douleur qui lui échappa."...Crever...j'vais tous vous crever PUTAIN !!!" avait-il hurler avant de se prendre de nouveau coup encore et encore. Jusqu'à ce que l'un des types s'effondre subitement sur le sol...

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Javik Lawson

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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyLun 23 Fév - 1:18

Tout le chemin du retour s’est fait dans un silence de mort… je clopinais derrière lui, ne lui jetant pas même un coup d’œil tellement j’avais peur de craquer et de me remettre à pleurer ou pire. Ma cheville me lançait. Mais pour changer, c’était peu de choses comparé au reste. J’avais tellement mal que je n’arrivais plus à ressentir quoi que ce soit. Non ce n’est pas contradictoire. J’étais juste anesthésiée. Totalement.

Dès qu’on est arrivé au camp, il est parti de son côté, et moi je suis allée rejoindre John. Qui était mort de peur, les autres avec, mais qui n’a posé aucune question sur le moment en voyant ma tête. Il s’est contenté de m’allonger et de s’occuper de ma cheville.

Un bras sur les yeux, je me demande comment j’ai pu tomber amoureuse de lui, sans même le connaitre…

|Flash Back|

On avait trouvé une cabane, le toit à moitié défoncé, mais avec 4 murs et même des semblants de matelas, et on avait besoin de se poser. On marchait depuis trop longtemps, on était tous fatigués, et affamés.

Léon et Jena étaient restés, Léon a beau jouer les durs, il était épuisé aussi, même Jena fatiguait, toute sportive qu’elle était.
Je suis partie avec John pour chasser, poser des collets, trouver des trucs à bouffer, n’importe quoi. On s’est séparé près de la rivière pour essayer de trouver quelque chose. Mais on se sépare jamais beaucoup, trop dangereux.

Je me déplaçais en silence, j’avais aperçu des traces un peu plus haut, et on n’est jamais trop prudent. J’ai entendu du bruit, je me suis rapprochée, alors que je savais déjà que j’aurais dû faire demi-tour. Ce n’était pas des morts, c’était un bruit de lutte, les morts ne se battent pas. Les vivants sont pires.

Je suis assez loin pour voir, cachée par la végétation. Il y a une dizaine de gars, quelques-uns se relèvent plus ou moins difficilement, mais tous les autres s’acharnent sur le même mec. Je commence à faire demi-tour, désolée pour lui, mais je n’ai aucune envie de me mêler à tout ça. Les vivants sont dangereux, et je ne sais pas où était John. Hors de question de faire un truc débile.
Et je l’entends crier. Ça me stoppe net. Je suis en train de faire quoi ? Si je ne fais rien, ils vont le tuer. Oui, mais je devais prendre soin des miens, pas des inconnus. C’est dangereux, je ne peux pas me permettre de… de quoi ?
De laisser quelqu’un se faire tuer alors que je peux l’aider ?
J’avais déjà fait demi-tour, levant mon arme, que la question s’était à peine formée dans mon esprit.

Mon doigt hésite sur la gâchette. Ils sont vivants. Je n’ai jamais… mais ils continuent de le ruer de coups. Je vise et je tire. Le premier homme tombe. Puis dès que le ressort se remet en place, une deuxième fois. Le deuxième tombe. Ils arrêtent de frapper, je suspens mon doigts, refusant de réfléchir plus avant à ce que je venais de faire. Ils regardent autour d’eux, mais je sais qu’ils ne peuvent pas me voir… enfin j’espères… Et heureusement, ils paniquent et se sauvent en courant. J’attends quelques minutes, juste pour être sûre. Je me retourne, fusil à l’épaule en entendant du bruit. C’est John.
« Qu’est-ce qui s’est passé ? T’as trouvé un truc ? » Je le regarde en grimaçant. « Si on veut oui. »

Je me dirige vers le mec à terre, John sur mes traces. Il s’arrête en voyant les corps.
« Miria, tu… c’est toi… » « Ils étaient en train de le tuer. Je ne pouvais pas le laisser comme ça... » Je m’approche de lui, là, que j’ai voulu sauver. Il est salement amoché.
Il saisit mon poignet, alors que je tendais la main vers lui, histoire de voir si j’étais intervenue à temps. Je le regarde. « Hé, on est là pour t’aider. Laisse-moi faire d’accord ? Je ne te ferais pas de mal. » Je lui souris. Ouais, parle-lui comme à un gosse.

« Miria, va y avoir des morts, faut qu’on retourne à la cabane. »
« Aide-moi à le transporter. » « Tu déconnes ? » Je regarde John. Je regarde le mec à terre, sa main sur mon poignet. Je la détache doucement, et me relève. Je me dirige vers les deux autres, rien de bien passionnant sur eux, un ou deux couteaux peut-être, pas d’armes, pas de munitions, pas de bouffe, youpi. Je me tourne à nouveau vers John. « Je ne le laisse pas là. Soit tu m’aides, soit je le fais seule. »
Quand je veux, je suis têtue, il le sait. Il secoue la tête, mais capitule. Je récupère le sac et l’arme qui traine, soit aux autres, soit à lui, et retourne auprès de mon blessé. Je lui souris, comme on sourit aux enfants pour les rassurer. « On va te soulever. Ça risque de faire mal, mais on ne peut pas rester là. » Je n’attends pas vraiment de réponse, John fait la gueule, mais il m’aide à le porter et à le traîner jusqu’à la cabane.

Evidemment, Jena et Léon râlent aussi. Oui, j’ai utilisé des munitions. Et non, je ne vais pas le laisser comme ça.
John m’aide à l’installer dans un coin, m’aide à lui enlever sa veste, me regarde avant de se relever. « Tu veux t’en occuper, fais-le. » Il se tourne vers le mec. « Si jamais tu déconnes mon gars, j’te promets que t’auras pas le temps de franchir la porte. » et il se barre.

Je soupire et le regarde. Il a vraiment une sale gueule. Je ne sais toujours pas pourquoi j'ai fait ça, ça ne me ressemble pas... En général, même avant, j'évitais les gens. Enfin si je sais, je ne pouvais pas le laisser se faire tuer sous mes yeux. Simplement.
Je tire mon sac vers moi, prends un chiffon relativement propre que je mouille, avant de le regarder à nouveau.

« Je m’appelle Miria. » Je souris, oui, toujours la technique ancestrale d’apprivoisement des gosses.
« Je vais faire ce que je peux… mais ton bras gauche est salement amoché… plus que le reste je veux dire… Il faut que je nettoie pour voir un peu mieux les dégâts. Tu me laisses faire ? »

J’approche ma main de lui, et commence à essayer d’y voir plus clair dans toutes ses blessures, en les nettoyant doucement.

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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyLun 23 Fév - 15:52

Après que ce premier type soit tombé sur le sol, il se souvient d'un long silence. Les gars qui le frappaient ont subitement arrêté pour regarder aux alentours. Du moins, c'est ce qui lui semble avoir vu, car son oeil gauche était trop tuméfié pour voir quelque chose. Quant à l'autre, ce n'était pas bien mieux, mais il pouvait voir encore. Lorsque le deuxième est tombé à terre, c'est un mouvement de panique qui a traversé les hommes les faisant prendre la suite. Bien sûr, le gros connard qui se prenait pour le chef pris le soin de mettre un putain de coup de pied dans le ventre de Javik avant de déguerpir. Ce coup venait de lui couper la respiration. Toujours à genoux sur le sol, il se tenait le ventre, sentant le sang couler sur son visage. Heureusement qu'il ne pouvait pas voir sa tête, mais il devait avoir en plus de son oeil amoché, une arcade ouverte, idem pour sa lèvre inférieure et surement d'autre coupure sur le visage. Bref, le pauvre garçon avait le visage ensanglanté et enflé. N'ayant plus de force pour tenir à genoux ou même se défendre, il s'effondra sur le côté, se retrouvant allongé sur le flan en attendant que son heure vienne.

A moitié dans les vapes, il vit une forme s'approcher et par réflexe, il attrapa le poignet de cette personne avec son bras valide pour l'empêcher de le toucher. Jav aurait aimé dire quelque chose, mais il ne parvint qu'à articuler un grognement. On lui répondit quelque chose, quoi, il n'en savait trop rien, il était trop exténué pour être pleinement conscient de tout. Son corps fut ensuite soulevé, mais pas par sa propre volonté, on était en train de le soutenir. Merde, qu'est-ce qu'il va lui arriver encore... Le chemin lui sembla long, parsemé entre la conscience et l'inconscience. Jusqu'à ce qu'il se retrouve à l'intérieur d'un bâtiment. Une femme et un garçon étaient devant lui en train de parler. C'est qui ceux-là ? Le type lui lança un avertissement, mais il n'était pas encore au top pour comprendre tout ce qu'on lui disait. Doucement, il cligna des yeux, du moins de son oeil valide pour essayer de mieux voir. Machinalement, il bougea son bras gauche et grimaça quand la douleur le rappela à l'ordre. La jeune femme lui parla, il crut comprendre son nom, Miri... Maria... et puis merde, il est encore trop vaseux pour entretenir une conversation. Quand elle approcha sa main de son visage pour le nettoyer, il eut le réflexe de reculer, c'était de la méfiance, mais après la mise à tabac qu'il venait de subir, il y avait de quoi. Finalement, il la laissa faire et le bout de tissu humide passant sur son visage pour retirer le sang frais et le sang qui avait séché lui fit du bien. Tout doucement, ceci lui permis de retrouver un peu plus ses esprits. Sa sauveuse était drôlement jolie, une magnifique rousse, très douce..."Vous avez l'air d'un ange..." murmura-t-il croyant qu'il l'avait juste pensée. Se rendant compte de ça, il afficha un sourire gêné. "Qu'est-ce qu'il s'est passé ?" demanda-t-il simplement pour essayer de comprendre. Car, tout était flou dans son esprit et c'est à peine s'il parvenait à s'imaginer comment il a atterrit ici.


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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyJeu 26 Fév - 13:29

Je ne sais pas. C'était idiot et dangereux. Et j'ai tué des personnes, vivantes. J'essaie de me convaincre que j'ai eu raison, qu'ils auraient continués. Mais... Je dois vivre avec.
Je le regarde. Ça aurait été pire de le laisser se faire tuer, de ne pas intervenir, de juste tourner le dos et de faire comme s'il n'y avait rien. Non, je ne pouvais pas le laisser simplement se faire tabasser à mort.
Je sais que les autres vont faire la gueule, que j'ai aussi utilisé de précieuses munitions et sans doute rameuté tous les morts à la ronde...
Et que vu son état, je vais utiliser des médocs pour le soigner. Ça ne va pas plaire non plus. Mais le sauver pour qu'il succombe à ses blessures ce serait vraiment idiot. Je verrais ça avec eux plus tard.

Je le détaille. Son oeil et son arcade gauches sont pas jolis jolis, tout comme ses lèvres et sa pommette. Et son bras gauche. Je l'ai vu grimacer quand il a tenté de le bouger. Et à première vue, s'il a de la chance, il est juste fracturé. S'il est cassé, c'est mal barré.

Je lui parle, autant pour essayer de me rassurer moi que pour le rassurer lui.
Munie d'un chiffon mouillé, je m'agenouille à ses côtés, et approche ma main de son visage. Je stoppe un instant quand il se recule.

« Je vais juste nettoyer. Je ferais doucement c'est promis.» Je continue mon mouvement, voyant qu'il me laisse faire, et commence par lentement essuyer son front, ses joues, et ses lèvres. Je finis par passer doucement le chiffon sur ses yeux et son arcade amochée. Il me faut une bassine d'eau, un deuxième passage ne ferait pas de mal.

Il reprend visiblement un peu ses esprits puisqu'il me parle. Je le regarde, les yeux écarquillés. Je sais que je dois rougir. Oui pour si peu, c'est idiot, mais pour ma défense, je ne m'y attendais pas. Et lui non plus apparemment, vu qu'il esquisse un sourire embarrassé. Je secoue la tete en souriant.

« Vous avez dû prendre un coup plus sérieux que je ne le pensais sur la tête. »
Oui, je reprends le vouvoiement, il est a peu près conscient, plus la peine de le traiter en gosse effrayé.

Me rendant compte que je le fixe, je détourne le regard. Je me lève, murmurant un « je reviens» et sors de la pièce pour récupérer une bassine et de l'eau.
« Miria, on peut savoir a quoi tu joues ? « T'aurais préféré que je laisse un homme mourir Léon ? » « Non Miria, mais... T'as tué deux personnes ?! Et tu me ramènes ici, tu sais même pas qui c'est ! Ni pourquoi il se fait tabasser ! » Je soupire. « Il n'est même pas capable de se lever, encore moins de marcher et de se débrouiller seul. Je ne le mets pas dehors, fin de la discussion John.»
Je prends ce que je voulais, et retourne dans la pièce avec mon inconnu. Je ferme la porte et m'y adosse en fermant les yeux. Je n'ai pas envie de me prendre la tête avec eux, surtout pas. C'est ma famille. Mais je ne peux pas l'abandonner à une mort certaine. Je soupire.

Je retourne auprès de lui, m'installant à nouveau à ses côtés.
Je verse de l'eau dans le truc cabossé que j'ai trouvé pour rincer le tissu imbibé de sang.

« Vous vous êtes fait tabasser. Je vous demanderais bien pourquoi, mais je ne suis pas sûre de vouloir connaître la réponse. »
Je repasse le chiffon sur son visage, puis dans son cou. Seigneur, quest-ce qu'il s'est pris.
« Je... J'ai dû vous aider. » J'hausse les épaules. « On vous a ramené, vous vous seriez fait bouffer si on vous avez laissé là-bas... »
J'esquisse un sourire.
« Vous êtes en sécurité, vous avez besoin de repos...
Je... vais prendre soin de vous... D'accord ? »


Je le regarde. Avant de cligner des yeux et de détourner à nouveau le regard.
Je prends ma gourde. Il va falloir que je l'aide aussi. Franchement, y a pas de quoi se prendre la tête, tu l'aide à se redresser un peu et tu le fais boire. Ça a l'air facile vu comme ça.
« Vous vous appelez comment ? Que j'arrête de vous appelez l'inconnu... »

Je m'approche encore un peu, prête à passer un main, un bras sous sa tête pour l'aider.
« Vous voulez boire un peu ? »

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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyJeu 26 Fév - 16:41

Qu'il le veuille ou non, il se retrouve avec des inconnus que lui n'a pas choisi. En général, il faisait toujours attention avant de rejoindre ce genre de personne. Sauf que là, vu la situation, il n'avait pas vraiment eu le choix et allait devoir s'en contenter. C'est bien la première fois depuis le début de tout ce bordel qu'il se retrouve dépendant de quelqu'un. Ne pouvant de tout évidence pas se déplacer ou partir en courant, il allait devoir rester jusqu'à ce qu'il aille mieux. La jeune femme commença à le nettoyer, chose dont il devait avoir besoin vu son état. Sincèrement, ceci lui fit le plus grand bien de sentir le sang partir de son visage. C'était toutefois douloureux quand elle passait sur les blessures encore ouvertes ou les hématomes qui commençaient à apparaitre. Que c'est dur la vie d'un salopard. Ça lui apprendra à tenir tête à des tête de noeuds pareille. La première réflexion qu'il fit sans vraiment s'en rendre compte sembla interpeller la demoiselle. Elle remarqua juste qu'il avait vraiment dû se prendre de mauvais coups, ce qui est le moins qu'on puisse dire. Un coup d'oeil sur sa tête et on le comprend. Et si on retire ses vêtements, vous pouvez être sûr qu'il aura des bleus partout sur le corps. "Vous croyez ?" répondit-il amusé à sa réflexion. "Pourtant, j'avais juste demandé un lifting !" plaisanta-il histoire de déconner malgré la gravité de sa situation et afin de détendre l'atmosphère aussi bien pour lui que pour elle.

La jeune femme s'en va un instant. Seul, il soupire enfin non sans masquer sa difficulté à reprendre sa respiration. Doucement, juste à l'aide de son bras valide, il soulève son t-shirt et baisse la tête pour regarder son torse qui est parsemé de marque rouge qui commence déjà à bleuir. Génial, des bleus partout, heureusement qu'il n'a aucune côte cassée. Quand elle revient, il lâche son t-shirt pour cacher les marques. Sans vraiment le demander, elle aimerait bien savoir pourquoi il était en train de se faire taper dessus. Bizarrement, la question l'amuse. Lui, le braqueur de banque qui se fait avoir par des connards alors qu'il ne faisait pas de mal. Merde ! C'est tellement nul à chier comme situation. "Oh, j'ai simplement tenu tête à cette bande de connard. Je me disais que je pouvais faire le poids contre eux... J'y étais presque !" expliqua-t-il en insistant sur la fin comme quoi il aurait réussi à tous les avoir. Mais bon, à un contre une bonne dizaine, il n'y a que dans les films de Jackie Chan ou c'est possible. Javik était reconnaissant qu'elle lui soit venue en aide, bien que ce ne soit pas son genre. Sauf que là, les gars étaient prêts à le tuer et il n'aurait pas tenu encore très longtemps. Pour la première fois de sa vie, il allait dire merci à quelqu'un, chose presque insensé pour lui. "Vous savez que ça aurait pu vous couter cher de risquer votre vie pour moi ? Merci beaucoup. Votre folie m'a sauvé la vie. J'ai une dette envers vous à présent." Oui, ce n'est pas le genre de Lawson d'avoir une dette envers quelqu'un, mais comment le monde a tourné, il lui doit bien ça.

Naturellement, elle finit par lui demander son nom, c'est d'ailleurs étonnant qu'elle ne l'ait pas fait avant. "C'est vrai que "l'inconnu" c'est pas très sexy comme prénom !" se permit-il de blaguer, "vous pouvez m'appeler Javik." A présent, elle peut mettre un nom sur sa tête, par contre lui, ne l'a pas bien retenu vu qu'il était trop amoché quand elle le lui a dit. "Par contre, je n'ai pas vraiment retenu le vôtre..." expliqua-t-il avec un sourire gêné, "j'étais à moitié dans les vapes quand vous me l'avez dit," se justifia-t-il pour ne pas passer pour un salopard.

La jeune femme veut le déplacer et pour ce faire elle veut l'aider à se déplacer. Mais il indique que non, ayant envie de le faire lui-même. Vous pouvez mettre ça sur le compte de son égo masculin mal placé ou juste parce que c'est un abruti. "C'est bon, je peux me déplacer seul !" Quant à savoir s'il voulait boire, il fit signe que oui avec la tête. Enfin, il se leva et sentit immédiatement une douleur dans sa cheville. Malgré tout, il tenta de s'appuyer dessus et le regretta amèrement. Le reste de son corps étant endoloris et douloureux ceci ne l'aida pas. Du coup, il retomba assit sur la chaise avec un air de chien battu. Le bras ne suffisait pas, il lui fallait également une entorse. "Eh merde ! J'ai l'impression d'être devenu un petit cochon qui c'est tabasser par le grand méchant loup..." ragea-t-il entre ses dents. Le truc, c'est que le grand méchant loup c'est censé être lui en général et les autres les petits cochons. Quelle ironie du sort ! "On dirait bien que vous allez devoir continuer à jouer les bonnes fées avec moi !"



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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyVen 27 Fév - 21:52

Mon inconnu reprend peu à peu ses esprits, alors que je nettoie les diverses blessures de son visage.
La seule chose qui m’aide à ne pas me sauver, ou du moins, à ne pas m’enfermer dans ma bulle et mon mutisme, c’est de le considérer comme un blessé à soigner. Ce qu’il est, je sais bien. Mais ils ont raison, je ne le connais pas. Et ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer à être à l’aise avec les gens que je ne connais pas.

Je souris quand il me répond à son tour.

« Peut-être que le résultat sera meilleur d’ici quelques jours. Pour l’instant, l’effet n’est pas très probant pour un lifting. »

Alors que je reviens avec ma bassine et de l’eau, j’essaie d’en savoir un peu plus. Autant pour rassurer les autres que moi-même. Bien sûr, il ne me dira pas forcément la vérité, mais au moins j’aurais demandé. Et puis, ça me distrait alors que je m’occupe de lui, m’empêchant de rougir comme une ado parce que je le touche ou encore, comme dit, de m’enfermer dans ma bulle.
Il me répond malgré tout alors que je repasse le chiffon sur son front. Je stoppe un instant en le regardant. Il est sérieux en plus. Il voulait vraiment tous se les faire. Je ne peux pas m’empêcher de sourire. Oui, presque, bien sûr.

Je continue de parler, me concentrant sur ses blessures, plus que sur lui, parce que sinon je risque de ne plus pouvoir lui parler, ni même de le soigner. Il me prendrait pour une folle… et puis, si je le regarde trop… je vais remarquer qu’il a de jolies fossettes quand il sourit… ou encore qu’il est tellement sûr de lui que ça en devient… touchant. Oui, ce serait franchement trop bizarre.

La main dans son cou, nettoyant ce qui reste de sang à cet endroit, je stoppe à nouveau. Je le fixe à nouveau. Risquer ma vie ? Je jette un coup d’œil à la porte, avant de reporter mon attention sur lui.

« Pour tout vous avouer, je… j’ai failli faire demi-tour quand je les ai vu. Quand je vous ai vu. J’ai même rebroussé chemin sur quelques mètres… Mais… je n’ai pas pu. Ils vous auraient tué. Et j’en aurais été responsable. Je ne pouvais pas. Je ne pouvais pas vous laisser. »
Je lui souris, rinçant à nouveau le chiffon.
« Un merci me suffit. Vous ne me devez absolument rien. Et je ne suis pas folle. »

Et je finis par lui demander son prénom. J’hausse les sourcils.

« Parce qu’il faut qu’un prénom soit sexy ?
Et puis, ce n’était pas l’inconnu, mais mon inconnu… Mais j’aime bien Javik aussi. »


Me rendant compte que je viens de parler à haute voix, je détourne la tête, et prends mon sac. Rougir ? Moi ? quelle idée… Je farfouille dedans, avant de relever la tête vers lui pour voir à nouveau ce sourire embarrassé envahir son visage.

« Miria. Je m’appelle Miria. »

Je lui tends la gourde et le fais boire un peu. Il refuse mon aide pour bouger et souhaite se débrouiller seul. Les mecs, je vous jure ! Je le laisse essayer de bouger seul. Je me lève, histoire de le rattraper et de limiter les dégâts au-cas-où.
Alors qu’il s’écroule en râlant, je ne peux m’empêcher de rire. Rire que je stoppe rapidement, en me mordant la lèvre, parce que lui a pas l’air de prendre ça en riant. Mais bon, il m’a entendu, je souris quand même, je suis grillée.
Oui, bon, ce n’était pas amusant, il est drôlement amoché. Il vaut mieux qu’il soit à terre, on ne sait jamais, et il faut que je regarde son bras et le reste. J’ai bien vu qu’il lui filaient des coups de pieds…

« Je ne voulais pas me moquer. Pardon. » Je lui souris. « Les grands méchants loups étaient bien plus nombreux ce coup-ci… »

Allez un peu de courage. J’inspire, et place un bras sous le sien pour l’aider à se relever. Je le guide tant bien que mal, oui je suis pas très grande, sur un des pseudo-matelas.
Une fois assis, je vais récupérer la bassine, ainsi que mon sac et en sors tubes, strips pansements et autres, que je pose à terre à côté.

« Ca va sans doute piquer un peu. »

Je souris, comme pour rassurer un gosse oui, en appliquant de l’antiseptique, puis des strips sur son arcade. Déjà ça.

« Et je vous ai dit que j’allais m’occuper de vous. Je ne vous ai pas sauvé pour vous laisser mourir par la suite, ce serait stupide. »

Je le regarde rapidement, en essayant de ne pas rougir, de ne pas montrer ma gêne, ma timidité, mon envie de… je ne sais pas, de ne pas être si terriblement mal à l’aise.

« Et ça c’était la partie facile.
Il va falloir que je regarde votre cheville, même si ce n’est sans doute qu’une entorse.
Mais c’est votre bras gauche qui va poser le plus de soucis à mon avis…
Et je jetterais aussi un coup d’œil à votre torse et à votre dos, juste pour m’assurer que vous rien de cassé. »


Oui, si tu parles assez vite, avec assez de sévérité dans la voix, non seulement tu ne rougiras pas, mais il ne va pas du tout se rendre compte qu’il y a un truc qui gêne.

« Et on ne discute pas, je les ai vu vous donner des coups. »

Tout en parlant, je continue de lui appliquer antiseptique, pommade et autres sur les blessures de son visage, du bout des doigts, doucement, en évitant méticuleusement de le regarder.

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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyVen 27 Fév - 23:00

Le jeune homme est plutôt satisfait de voir que les bêtises qu'il peut dire amuse la jeune femme. C'est vrai, il détourne totalement le côté horrible de la situation qu'il a vécue en tournant ça presque à la dérision. C'est un moyen comme un autre d'instaurer une certaine confiance entre la jeune femme et lui. Après tout, elle vient de sauver un parfait inconnu qui était en train de se faire tabasser pour une raison qu'elle ignore. Javik avait également remarqué qu'elle avait l'air timide ou du moins un peu gêné. En général, dire des choses drôles peuvent mettre les gens un peu plus à l'aise. Et puis, n'oublions pas que notre braqueur est un brin manipulateur, alors si jouer à ce jeu peut lui rapporter quelque chose, autant le faire. Pourtant, il ne joue pas tellement à ça avec elle. Pas comme avec les femmes qu'il séduisait autrefois juste pour les mettre dans son lit. Tout ce qu'il veut, c'est un climat de confiance totalement détendu.

La jeune femme est honnête et avoue qu'elle avait failli prendre la fuite plutôt que de venir l'aider. C'était compréhensible et il ne lui en voulait pas. A sa place, il ne se serait même pas arrêté. Il aurait laissé cette personne se faire tabasser. A quoi bon risquer sa vie pour quelqu'un qu'il ne connait pas. Lawson ne risquera sa vie que pour ses amis : Danny, Spoon et Cooper. C'est égoïste... oui, tout à fait ! Mais Javik est un être égoïste ne s'occupant que de sa petite personne. En tout cas, il pouvait grandement remercier la générosité de sa sauveuse, sans elle, il serait mort à l'heure qu'il est. "On peut dire que j'ai eu de la chance ! Je vous dois beaucoup, contrairement à ce que vous pensez. Sans vous, je ne me serai retrouvé avec tous les os du corps en miette. Et vous avez la bonté, de me soigner... j'ai presque l'impression d'avoir rencontré mon ange gardien !" assure-t-il pour toute réponse avec un doux sourire amical et un brin charmeur sans qu'il ne puisse contrôler ce dernier.

Ils firent un peu plus connaissance en s'échangeant leur prénom. Bien évidemment, Javik rajouta une petite dose d'humour en trouvant le surnom qu'elle lui avait donné pas vraiment sexy. Mais il faut admettre que "l'inconnu" c'est assez froid comme pseudonyme, vous ne trouvez pas ? Le fait qu'elle se soit approprié Jav' en le traitant comme "son" inconnu fut assez amusant et il ne manqua pas de voir qu'elle était en train de rougir. Ceci le fit sourire doucement en coin, elle est plutôt mignonne cette Miria.

Par la suite, il veut se déplacer seul, sans l'aide de sa sauveuse. Ce fut une idée totalement catastrophique et autant dire que sa virilité en prit un sacré coup sur le coin de la gueule. Au lieu d'être debout et de marcher, il était retombé sur la chaise. En prime, ceci fit rire Miria. Javik devint alors bougon et fronça les sourcils en abordant un air boudeur et vexé. C'était à la fois contre lui-même et aussi un peu contre la jeune femme qui rigolait de son malheur. "Je vois vraiment pas ce qu'il y a de drôle..." marmonna-t-il dans sa barbe, alors qu'elle ne tarda pas à lui présenter ses excuses tout en l'aidant à se lever. Cette fois-ci, avec l'aide de la jeune femme, il parvint à aller jusqu'au matelas lui étant destiné. Elle revint un instant après avec de quoi continuer à le soigner. On dirait bien qu'elle avait l'air de si connaitre. En silence, il la laissa soigner son visage, si ça peut lui éviter de se retrouver avec d'horribles cicatrices... Au passage, elle explique qu'elle va continuer de l'examiner après, sa cheville, son bras et même le reste de son corps. "Vous ne tenteriez pas d'en profiter, Miria ?" fini-t-il par lâcher en rigolant doucement. C'est vrai, elle voulait voir l'ensemble de son corps, il y a de quoi se poser des questions. A moins que ce ne soit un docteur ? "Vous êtes quoi au juste, en plus d'être ma sauveuse... un docteur ?" demanda-t-il pour éclaircir un peu plus tout ça. Malgré cette proposition intéressante d'être observé sous toutes les coutures, il n'était pas nécessaire qu'elle en fasse autant. Il faut dire qu'il a l'habitude des coups et de la douleur. Elle ne pourra rien faire contre les hématomes. "Contentez-vous juste de soigner mon visage, de regarder ma cheville et mon bras, le reste ça ira. Je sais endurer la douleur," assure-t-il sans donner pour autant plus d'explication. C'est inutile de dire que c'était un enfant battu, personne ne le sait, c'est le lourd secret qu'il garde. Pas besoin qu'on ait pitié de lui à cause de ça. "J'ai cru comprendre que vous n'étiez pas seule. Vous êtes avec un groupe de survivant ?" demanda-t-il pour en savoir un peu plus. C'était également un moyen habile de changer de conversation et de lui faire oublier et de ne pas insister pour le soigner complètement.




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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptySam 28 Fév - 0:02

J’entends les autres bouger à côté. Oh non, ils ne partiront pas tous, pas alors que je suis seule avec un mec qu’on ne connait pas et qu’ils auraient mis dehors aussi sec si je ne les avais pas empêchés… quoique non, ils ne l’auraient pas ramené en fait. Enfin, je n’en sais rien. Mais moi, je ne peux, ni ne veux, plus voir mourir quelqu’un si je peux l’empêcher.
Mais bon, me voilà dans de beaux draps. A soigner quelqu’un… et à essayer de faire la conversation. Enfin, il fait la conversation et je réponds. Je lui en serais presque reconnaissante. Je n’ai pas à chercher quoi dire, ni trop envie de me sauver pour le moment.

Je le regarde, et là, oui, je rougis. Je cligne des yeux, reprends mon nettoyage, et réponds, ou balbutie je ne sais pas, en secouant la tête.

« Oui, vous avez eu de la chance que ce soit moi qui passe effectivement. Mais comme dit, vous ne me devez rien. Je n’ai pas fait ça pour que vous vous sentiez redevable… »

Et pour tout dire, je n’arrange rien à mon embarras par la suite, en parlant à voix haute.
Le bon côté, c’est qu’encore une fois, il me change les idées. Involontairement cette fois-ci, en essayant de se lever et en échouant … lamentablement. J’essaie de retenir mon rire, mais bon, le mal est fait. Il ronchonne dans sa barbe, mais me laisse l’aider à se déplacer. Pas totalement idiot ou buté, c’est déjà ça.

Je le soigne, son visage se remettra, rien de cassé ou de véritablement abimé. Je lui parle de vérifier le reste, non sans rougir idiotement encore une fois. Embrasement qui augmente alors qu’il se met à rire. Non ce n’est pas méchant, c’est encore une fois uniquement pour plaisanter. Cela m’aide presque à me calmer. Presque. Je dois répondre ? Non, il plaisante. Pas vrai ?

« Je ne suis pas docteur. Je… enfin, j’aurais aimé. Mais je n’en ai pas vraiment eu le temps. » J’esquisse un sourire en haussant les épaules. « Je voulais être pédiatre… m’occuper des enfants. Les enfants sont plus gentils et moins… difficiles, moins… euh…  » J'ouvre la bouche, avant de la refermer. Je fronce les sourcils. « … ça n’a plus d’importance …
Non, je n’ai que quelques années d’étude, mais c’est suffisant pour soigner les petits bobos. »


Je finis de m’occuper de son visage alors qu’il continue de parler. Je le regarde.
Il essaie de changer de conversation là ? Dans le genre discret.
Et pour le coup, je sais jouer la gosse entêtée aussi.

« Savoir endurer la douleur n’est pas la question. c'est n'importe quoi.
Je vous soigne. C’est moi qui décide ce qui mérite ou non d’être soigné. Si ce n’est que des bleus, à ce moment-là, on en rediscutera.
Et ne me dites pas ce que je dois faire ou non. »


Je me recule, accroupie sur mes talons, et le fixe. Mauvaise idée, tu ne vas pas tenir.

« Votre t-shirt, vous l’enlevez ou vous voulez que je vous aide avec votre bras ? »

Il me faudrait une attelle. Ou deux. Je me lève, ouvre la porte. Je fixe Léon un instant, alors que lui me regarde, à moitié inquiet, à moitié en colère. Je soupire.

« Il faudrait que tu me trouves des… je ne sais pas, des branches taillées ou autre pour faire des attelles, deux. De la taille de ton avant-bras Léon. S’il te plait. »
« …. Quand les autres seront revenus Miria. »
Je lève les yeux au ciel. Hausse les mains en signe de reddition, et referme la porte.
Je me tourne vers Javik, l’observe un instant, avant de retourner près de lui.
Toute façon, il finira par les voir non ? Et autant lui dire que non, je suis pas seule et abandonnée…

« Non, je ne suis pas seule. » Je ne peux m’empêcher de sourire tristement. « Un groupe de survivants… c’est exactement ça…
Je suis entourée de têtes de mule. »


J’effleure sa cheville. Forcément que c’est gonflé. Tout en murmurant un « je me permet », sans lui laisser le temps de protester encore, je lui retire chaussure et chaussette, doucement, mais oui, ça doit faire mal. Mais après tout il sait endurer la douleur, pas vrai ?
Je fais tourner sa cheville, lentement. Bon, elle bouge sans qu’il hurle, même si ça fait mal, c’est déjà ça. Gonflée, des bleus, j’espère que c’est vraiment une entorse.

« Même si c’est une simple entorse… Tout ce que je peux faire, c’est bander la cheville. Et vous, vous restez immobile le temps que ça aille mieux. »

Alors que je cherche une des dernières bandes qu’il me reste, je lui jette un coup d’œil.

« Et vous, pourquoi vous êtes seul ? »

Paf, les pieds dans le plat. Je me concentre sur sa cheville et le peu que je peux faire avec ce que j’ai.
Oui, j’évite encore de le regarder. C’est pas le moment de… autant éviter…

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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptySam 28 Fév - 0:50

C'est son problème s'il se sent redevable et c'est un bon point pour elle, car d'ordinaire, c'est pas lui qui dirait ça. C'est bien la première fois qu'il se sent redevable envers quelqu'un, après Ash peut être. Car, d'une certaine manière, son défunt ami les a sortis Danny et lui de la galère en faisant d'eux de redoutables braqueurs de banque. Mais il ne va pas insister et garder ce fait dans un coin de la tête. Un jour -peut-être- il remboursera sa dette envers Miria.

Maintenant qu'il est assis sur le matelas et qu'elle continue de le soigner, il se permet de demander si elle est docteur. Ce n'est pas tout le monde qui a les capacités de s'occuper des autres comme ça. Elle est tellement attentive et bienveillante dans ses gestes qu'il y trouve un certain professionnalisme. C'était peut-être son métier avant, bien qu'elle paraisse un peu jeune pour être un docteur avec de l'expérience. Dans le mille, il apprend qu'elle aurait voulu être pédiatre. On dirait bien qu'il ne colle pas vraiment à la description d'un enfant en bas âge. "Arf... je suis loin d'être le genre de patient que vous devriez avoir l'habitude de traiter... Si ça peut vous aider, je peux imiter un gamin de dix, vous n'auriez même plus l'impression que j'ai presque vingt ans de plus..." s'amuse-t-il à dire, "Je connais des blagues que les gamins se racontent tout le temps à la cour de récrée !" enchaîne pour essayer de prouver qu'il peut imiter un gosse. "C'est un homme qui entre dans un café... et Plouf !!!" raconte-t-il fièrement avant de baisser la tête toujours aussi amusé en s'exclamant : "C'était nul, n'est-ce pas ?"

Malgré tout ce qu'il avait fait pour éviter qu'elle ne rebondisse sur le fait qu'il sache très bien endurer la douleur, elle s'attarda sur le sujet. Merde, on dirait une vraie mère poule. Elle finit par le regarder en lui demandant de retirer son t-shirt. Hey, dit comme ça, ça ressemble presque à une invitation. "Oh, je vois le genre... Vous détournez le sujet pour me voir torse nu en fait... J'suis peut-être pas un garçon facile !" s'amuse-t-il à dire histoire de voir si ça va la mettre mal à l'aise. C'est vrai, c'est salaud de faire ça, mais c'est son côté joueur et séducteur. Et puis, si ça peut la convaincre de ne pas avoir à regarder tous les bleus qu'il doit avoir, c'est tant mieux. Pour une fois que Javik ne veut pas montrer son corps... C'est juste, qu'il n'a pas envie qu'elle ait encore plus pitié de lui. Le visage ressemblant à un portrait de Picasso, le bras et la cheville esquintée, ça suffit pour le moment.

Pour le moment, il ne retire pas son t-shirt et la laisse aller vers la porte pour demander quelque chose à quelqu'un. Donc, elle n'est pas seule, c'est bien ce qui lui avait semblé. Reste à savoir combien de personnes constitue ce groupe. Pour le moment, ce n'est pas le plus important. Elle commence à examiner sa cheville. Remontant la jambière de son pantalon, retirant chaussure et chaussette. Heureusement qu'il est endurant à la douleur, car ça lui faisait un mal de chien. Sa cheville avait genre doublé ou triplé de volume, c'était vraiment pas beau à voir. "Rester immobile... voilà quelque chose qui s'annonce difficile pour moi ! Les prochains jours vont avoir des allures d'Enfers..." se plaignit-il en s'imaginant déjà tourner en rond comme un lion en cage.

Pendant qu'elle s'occupe de sa cheville, elle pose une question assez pertinente. Il baisse doucement les yeux avec une lueur un peu triste à l'intérieur. Ce qu'il fait seul... Lui et les siens ce sont fait avoir tout simplement. "J'ai perdu mes amis. On s'est fait attaquer une nuit. On n'a rien vu venir. Je crois...non...je...je suis sûr que deux d'entre eux se sont fait dévorer..." pendant un instant, il cessa de parler. Il se demandait si Ash et Rico étaient mort comme doit l'être un mort, ou s'ils sont à présent des morts vivants, des zombies qui errent sans but apparent hormis se mettre quelque chose sous la dent. Si c'est le cas, il aurait vraiment aimé abrégé cette souffrance. "Dans la panique, le reste du groupe c'est dispersé, depuis ce temps, je les cherche. En fait, je ne sais pas même s'ils ont survécu..." Danny, Cooper et Spoon où sont-ils ? Mort ? Vivant ? Mort-vivant ? Telle est la question. "Vous venez d'où ? Laissez-moi deviner... je dirai New-York... Non...Boston ! Oui, vous avez bien l'air d'une fille de Boston !" C'était le moyen le plus simple qu'il avait trouvé pour changer de conversation rapidement et qu'elle oublie cette histoire avec son groupe. Il n'avait pas vraiment envie d'en parler. Il avait perdu deux personnes qui comptaient pour lui et les autres sont portés disparus.




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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptySam 28 Fév - 16:29

A genoux à côté de lui, concentrée sur son œil amoché, je ne sais pas trop pourquoi je lui raconte. Pas comme si ça avait encore de l’importance ce que j’aurais faire ou aimée être. Et puis… rien que d’y penser… ce n’est pas comme si j’aurais encore eu des patients ces âges-là à soigner, même si j’avais fini mes études…

Je le regarde en souriant quand il essaye encore de détendre l’atmosphère… ou peut-être qu’il est juste comme ça, jamais sérieux. Et je ne peux m’empêcher de rire.

« Oui, ce n’était pas fameux. Les enfants sont plus drôles que ça en général... »
Je le regarde. « Peut-être parce que vous êtes trop vieux pour ce genre de blagues.
Et puis, j’étais au début des études, je n’ai pas vraiment eu le temps de m’habituer à soigner qui que ce soit… »


Cela dit, il ne les fait pas ses 30 ans… Et depuis quand tu arrives à déterminer l’âge de quelqu’un ? … pas faux… Mais quand même…
Je continue de le soigner, autant que faire se peut, mais il ne m’aide pas. D’accord, pas uniquement parce qu’il refuse que je vérifie toutes ses blessures.
D’un côté, il essaie de me mettre à l’aise, je le vois bien… ou alors c’est inconscient. Mais c’est plutôt une bonne chose de toute façon.
De l’autre, il s’amuse à … à quoi ? à faire l’effet kisscool et à voir jusqu’à quel point je peux être embarrassée et devenir rouge ?
Bon, non, je pense qu’il est juste comme ça.

Je sais que je dois rougir… encore… enfin, si je suis tout le temps rose, il va peut-être penser que c’est naturel et ça passera… mais cette fois, j’arrive à le regarder, en clignant des yeux et sans doute rouge, mais bon c’est déjà un début… Si ça peut le faire se décider et que je puisse jeter un coup d’œil.

« Exactement. Je veux vous voir torse nu.
Si c’est pour cette raison, vous l’enlevez votre t-shirt ? »


Sérieux… non, ok, je détourne les yeux. Avant de carrément me lever pour aller voir à côté si j’y suis… ou presque… Non, bon, j’ai une bonne raison.
Je reviens vers lui, mon inconnu, enfin Javik, lui confirme que non, je ne suis pas seule, et commence à regarder sa cheville. Oui, ça doit faire mal, même si je fais doucement.

« C’est ça ou ça va empirer. Quelques jours, ce n’est rien si ça vous permet de marcher tranquillement par la suite.
Je vous tiendrais compagnie. Ou je vous laisserais tranquille, si vous préférez. »


Mais qu’est-ce que tu racontes ? Style tu ne veux pas te sauver et essayer de retrouver ton espace ? Ca ne t’embête pas de rougir comme une collégienne à chaque phrase qu’il prononce, de détourner les yeux à chaque sourire qu’il esquisse ?
Nooooon, pas du tout. Toi, tu lui proposes de rester. De lui tenir compagnie.
Et puis, ce n’est pas comme si j’avais des gens dont je devais prendre soin, de la nourriture à rechercher, …
Je change de sujet à mon tour, et lui demande à lui pourquoi il est seul.

Je relève les yeux vers lui quand il commence à parler. Evidemment. Imbécile. Evidemment que tout le monde a perdu quelqu’un…
Je lui souris doucement, quand il essaie à nouveau de reporter la conversation sur moi.

« Ah, et les filles de Boston, elles ont quoi de spécial ? » Je secoue la tête, mon sourire se faisant un peu, un peu, plus grand. « Vous y étiez presque... Entre les deux. Je suis d’Hartford. J’ai grandi là-bas. »
Je finis d’attacher la bande à sa cheville, la fixant avec des bouts de scotch. Mon sourire disparaît petit à petit alors que j’évite de relever les yeux.

« Je suis désolée… Je suis désolée. Pour vos amis. »
Je relève la tête et le fixe. Avant d’esquisser un sourire, triste.

«  J’aurais dû penser que vous aussi, vous aviez perdu des…
J’ai été maladroite. Pardon. »


Je déglutis, détourne les yeux. Non, je ne vais pas pleurer. Ce serait stupide et embarrassant et déplacé et ridicule.
Je me force à sourire.

« Bon, laissez-moi regarder rapidement sous votre t-shirt, et après je m’occupe de votre bras. » Si j’arrive à faire quelque chose… C’est à ça que tu aurais dû t’attaquer en premier. Oui, je sais. Mais… si j’y arrive pas… « Je vous promet que j'essayerais de ne pas vous sauter dessus. »

Oui, détourner la conversation et l’attention, on est aussi doué l’un que l’autre dis donc.

« Et vous, vous venez d’où ? »

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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptySam 28 Fév - 22:54

Pour ce qui est d'imiter les enfants et de raconter des blagues, on y reviendra surement...jamais ! Car, ça blague du mec qui rentre dans le café... Sincèrement, qui raconte ce genre de choses aujourd'hui ? Bon, le but n'était pas vraiment de la faire rire, quoi que la nullité extrême ça fait toujours rire les gens. "Grâce à vous, je sais au moins que j'ai plus une âme d'enfant ! Vous vous rendez compte que vous venez de me faire comprendre que je suis un adulte... c'est terrible !" expliqua-t-il en faisant une moue faussement triste. Oui, il plaisantait. Javik sait très bien qu'il n'a plus rien d'un gamin. Mais être adulte n'interdit pas de garder une âme d'enfant pour cette chose. Par exemple, il a toujours aimé les jeux vidéo ou les dessins animés. Avant tout ce merdier, vous auriez certainement pu le voir déjeuner devant un épisode de Batman.

Voulant continuer de le soigner, il fallait qu'il retire son t-shirt. Pour l'heure, il avait bien l'intention de faire sa tête de cochon et de ne pas obéir aussi facilement. Nan, mais pour qui elle le prend. Il ne se déshabille pas comme ça devant une fille qui est une parfaite inconnue... Bon, d'accord, crédibilité zéro. Javik a toujours dragué de belle inconnue pour les mettre dans son lit. Mais où est le mal ? Sauf que c'était avant. Bien qu'il joue le mec cool et sympa avec elle, qu'est-ce qui lui dit que ce n'est pas une cannibale qui veut vérifier qu'il ait assez de muscle pour le faire rôtir demain soir ? Vous savez ce qu'on dit en général, mieux vaut prévenir que guérir. Du coup, il garda son t-shirt sur lui pour le moment. Miria finit par regarder sa cheville. Le verdict n'était pas vraiment génial, rester immobile jusqu'à ce que ça aille mieux. Lui, immobile ? Comment est-ce qu'il va pouvoir tenir sans aller vagabonder à droite ou à gauche à la recherche de ses amis ou juste de quoi survivre... Pour pallier à l'ennuie qui pourrait s'attaquer à lui, elle était prête à rester pour lui tenir compagnie. Ah bon ! Vraiment ? Jav' arqua un sourcil presque surpris qu'elle ait la bonté de vouloir faire ça. "Vous êtes sérieuse ? Vous voulez vraiment me tenir compagnie ? Avec la blague que j'ai faite à l'heure, j'étais presque sûr que vous auriez voulu me fuir comme la peste !" explique-t-il en se demandant ce qu'il allait bien pouvoir faire ou lui dire pendant les jours qui viennent.

Ne voulant plus parler des gens qu'il a perdus, il détourna de nouveau la conversation. Décidément, il devient un super champion pour ça. Il tenta de deviner d'où vient Miria et paria sur Boston. Bon, il venait de se tromper en beauté, mais vous avez vu le nombre de ville qu'il y a en Amérique. "Ça doit être leur côté autoritaire !" expliqua-t-il pour répondre à sa question sur ce que les filles de Boston ont de si spécial. Quelque part, sa sauveuse se voulait un peu autoritaire, c'est pour ça qu'il s'était imaginé qu'elle venait de là-bas. Finalement, elle venait d'un endroit un peu plus lointain. Il avait seulement entendu parler de cette ville. "Hartford... bien sûr..." affirme-t-il en lui faisant croire qu'il connaissait la ville. Juste après, elle trouva le moyen de s'excuser pour ses amis. Ah non pas de ça ! Il avait changé de sujet pour éviter de sombrer dans la nostalgie. Ce n'était peut-être pas sympathique, mais il ne releva pas ce qu'elle avait dit et l'ignora presque. C'est à peine s'il remarqua qu'elle avait également l'air troublé. En même temps, le jour ou il verra plus loin que le bout de son nez n'est pas arrivé.

La miss lui réitéra ça demande pour qu'il retire son t-shirt. C'est qu'elle est tenace la petite. Toutefois, elle le fit sourire quand elle affirma qu'elle n'allait pas lui sauter dessus. D'ailleurs, il se mit doucement à rire. "Vous ne lâchez vraiment rien, vous ! Moi qui croyez que vous aviez abandonné l'idée que je retire mon t-shirt. Pendant un instant, il hésite et finalement il commence à retirer son t-shirt, certes de manière un peu maladroite vue qu'il n'a qu'un bras valide, mais il y arrive tout de même. "Vous m'excuserez... je l'aurai bien enlevé d'une manière sexy pour que vous puissiez vous rincer l'oeil, mais avec mon bras en piteux état, c'était même la peine d'y penser. Désolé pour le strip teaser raté !" lança-t-il en espérant que ça la mette mal à l'aise. Ben quoi, il n'a pas le droit de se venger parce qu'elle l'oblige à ce déshabiller... Javik peut-être vil quand il en a envie. Et là, c'était particulièrement culotté de lui dire ça, mais ça restait gentil et dans l'idée de garder une atmosphère détendue. La jeune femme ne tarda pas à lui renvoyer la question qu'il avait plus ou moins posée juste avant, c'est à dire d'où il vient. Sur ce coup-là, il n'avait pas tellement envie de parler de sa ville natale. Trop de mauvais souvenir. Alors, mieux vaut parler de l'endroit où il pense vraiment avoir commencé sa vie. "Los Angeles !" répondit-t-il simplement. C'est sûr que c'était bien plus intéressant que la ville de Lawrence qui l'a vu naitre au Texas. "Mais j'ai pas mal voyagé à travers le pays, Boston, Las Vegas, Chicago, Seattle... Je pense que j'ai visité les plus grandes villes du pays !" Pourquoi les plus grandes villes... tout simplement car, grande ville veut dire grande banque. Le groupe de braqueur dont il faisait partie n'étant pas des amateurs, ils s'attaquaient souvent à ce qu'il y avait de plus gros. "Au fait, vous comptez m'examiner, où je suis censé attraper froid sans mon t-shirt ?" demande-t-il vu qu'elle n'avait encore rien fait.

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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyDim 1 Mar - 17:10

Je souris encore quand il me reproche de l’avoir traité de vieux. Enfin en gros, c’était ça.

« Vous m’en voyez désolée. Ça doit être dur à vivre de s’en rendre compte après si longtemps… » Je le regarde, toujours souriante.
« Mais être adulte n’empêche rien… sauf peut-être de faire des blagues de cet acabit… »

Tandis que j’essaie toujours de lui faire enlever son t-shirt, oui, pour le voir nu tout à fait, je m’occupe de son entorse. Et parle sans vraiment m’en rendre compte. Peut-être parce qu’il arrive à me mettre à l’aise. Peut-être parce que ça m’aide un peu. Et sans réfléchir, forcément, je lui propose de lui tenir compagnie pendant ses jours d’immobilisation. Comme si c’était dans mon caractère de jouer la nounou avec des inconnus…
J’esquisse un sourire à sa réponse.

« Non, si je veux fuir, ce ne sera pas à cause de cette blague, c’est promis. C’était un bel essai…
Je ne suis pas certaine d’être vraiment de très bonne compagnie en réalité. »


La preuve par 100, quand il m’avoue avoir perdu des amis. Pas du tout maladroite la demoiselle.
Et comme un jeu de ping-pong, chacun essaie de changer de conversation à chaque fois. Je fronce les sourcils, alors que je finis de soigner sa cheville.

« Leur côté autoritaire ? » Je le regarde. « Je ne suis pas autoritaire ! …
Bon, non, en fait, vous êtes le premier en dehors de ma famille à me dire que je suis autoritaire… mais ce n’est franchement pas… »


Je secoue la tête. Autoritaire ? Moi ? Bon, peut-être un petit peu. Mais il n’a qu’à pas râler quand je veux examiner ses blessures, je n’aurais pas à insister.
Il ne poursuit pas quand je m’excuse d’avoir posé la question sur lui et le fait qu’il soit seul. Tant mieux. Pas du tout envie de parler, encore moins de me morfondre ou de me mettre à pleurer devant lui.
A mon tour de rechanger et d’insister… oui, bon, d’accord, je suis autoritaire… un peu… pour qu’il me laisse regarder. J’arrive même, pour une fois, à lui renvoyer la balle et à lui promettre de me tenir sagement même s’il se retrouve torse nu devant moi.
Mais ça marche, il rit.

« Je suis têtue oui. Têtue et autoritaire… ce qui fait tout mon charme…
Je veux juste être certaine que vous n’avez pas d’hémorragie ou autre. »


Il commence alors à le retirer, maladroitement, mais je reste à genoux, sans bouger. Qu’il se débrouille. Il a déjà protesté quand il s’agissait juste de se mettre debout, je ne vais pas me montrer encore plus tyrannique qu’il ne pense déjà que je le suis pour l’aider…
Je sens mon visage s’enflammer à nouveau quand il reprend la parole, après avoir finalement réussi à l’enlever. Je cligne des yeux et le regarde. Il le fait exprès. Il le fait exprès pour m’embêter. Et le pire, c’est qu’il y arrive très bien… J’ouvre la bouche pour répondre, avant de la refermer. Je finis par lui répondre, agacée que lui s’amuse à me taquiner de la sorte.

« Je peux me rincer l’œil quand même, ne vous inquiétez pas. Et avec toutes vos blessures, ce n’aurait pas été bien sexy de toute manière. »

Je détourne tout de même les yeux, oui, faut pas trop m’en demander. Et j’essaie de calmer mon cœur et mes joues. Comme si ça dépendait de ma volonté. La bonne blague.
Je relève la tête vers lui.

« C’est vrai ? Ca devait être chouette. Pour le boulot ou juste comme ça ? »
Je souris et grimace. « Je crois que le plus loin que j’ai dû aller c’est Washington. Et encore, j’ai même jamais vraiment visité les environs de la fac… je me contentais d’étudier… j’aurais bien aimé… »

J’hausse les épaules. Encore une fois, ce que j’aurais aimé n’a pas grande importance. Il ne reste que des cendres et des morts. Partout. Surtout dans les grandes villes. Rien à voir. Rien à emporter. Que du vide. Du vide, de la tristesse et du désespoir. Et des morts.
Perdue dans mes pensées, un peu sinistres pour le coup et pour changer oui, je cligne des yeux et refixe mon attention sur lui.

« Non, je profitais juste du spectacle. »
J’ai un petit rire. Si encore c’était vrai. Et rouge framboise pour changer. « Désolée, je, j’étais perdue… » Je secoue la tête.

Je le regarde. Bon, ok, je pensais être rouge, mais je crois que j’atteins un nouveau palier. Il est carrément bien foutu. Malgré les bleus et autres écorchures qui ornent son corps. Il est … Merde. Concentre-toi. J’inspire et chasse ces pensées qui ne m’aident pas, bien au contraire, et me reconnecte à mon côté professionnel, le peu que j’ai.

« Vous pouvez vous allonger s’il vous plait ? »

Une fois allongé, je m’approche, passe mes mains sur son ventre, essayant de sentir un gonflement, un durcissement ou n’importe quel autre truc dont je me souvienne pour détecter sans rien les hémorragies ou autres.
Oui, il serait temps que tu te préoccupes des trucs un peu mortel quoi…
Mais il n’est pas pâle, il n’a pas la peau moite, ni de frissons, ni de difficultés visibles à respirer… Je passe ma main sur son poignet, juste histoire de m’assurer aussi que son pouls est à peu près normal. Enfin, vu qu’il est conscient, parle, plaisante et arrive à te mettre mal à l’aise… ça devrait aller.

Je remonte le long des côtes, attentive et concentrée à nouveau. Oui, comme ça c’est mieux. C’est juste un patient. Que tu tripotes. Pas du tout particulièrement sexy. Concentre-toi !

Au bout d’un moment qui me semble interminable, j’arrive en haut. Je lève les yeux, à moitié penchée sur lui, les mains sur le haut de son torse.
Et hop, magique, bonjour l’embarras. Je le fixe un instant, avant de reculer un peu trop précipitamment.

« Ça devrait aller. Enfin, je n’ai rien remarqué d'anormal. »
Je déglutis, attrape son t-shirt et le regarde. « Vous voulez de l’aide pour le remettre ? Histoire de pas attraper froid sans ? »

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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyDim 1 Mar - 18:42

C'est un peu étonnant qu'elle veuille bien lui tenir compagnie les jours qui viendront, vu qu'il ne pourra pas vraiment sortir. En soit, il ne pense pas avoir besoin de ça, il peut très bien rester tout seul et si un monstre décide de venir, il se sent toujours capable de prendre son arme et de tirer. S'il le faut, il pense même pouvoir courir ou du moins boitiller ou sauter à clocher pied pour prendre la poudre d'escampette. Toutefois, ce fut amusant de l'entendre dire qu'elle pensait ne pas être de très bonne compagnie. Ce n'est pas un peu étrange de se proposer si on pense ne pas réussir à remplir la tâche dont on vient de parler. "Vous savez, je suis capable de rester tout seul. Promis, je ne ferai pas de bêtise ! Ça fait un moment que je survis seul, je pense que je n'ai pas particulièrement besoin d'une baby sitter," indique-t-il. Si jamais elle a d'autre chose à faire, elle pourra les faire sans avoir besoin de le surveiller. Ce n'est pas comme si elle avait quelque chose à craindre de lui.

La demoiselle ne se trouvait pas du tout autoritaire, peut-être qu'elle devrait revoir un peu son jugement. Depuis qu'il est là, c'est un peu elle qui commande pour le soigner. Bon, ce n'était peut-être pas le trait principal des filles de Boston. Mais lui dire que ces filles-là sont sexy, ça l'aurait surement mit encore plus mal à l'aise, alors il avait choisi quelque chose d'autre. Peu importe de toute manière, ça faisait la conversation et au moins, il ne pense pas forcément à la douleur qu'il ressent dans son bras ou sa cheville. Quoi qu'il avait raison sur l'autorité vue qu'elle n'avait pas l'intention de lâcher son idée d'examiner son torse. Ce n'était vraiment pas la peine, c'était juste des coups, rien de plus. "Une hémorragie... Je me suis juste pris des coups, ce n'est pas la première fois, je vous l'assure. Pour tout dire, j'ai déjà vécu pire que ça et je n'ai jamais eu ce genre de choses. Vous vous inquiétez pour rien !" Mais comment pourrait-elle le savoir ? Elle ne fait que son boulot. Il pourra bien dire ce qu'il veut pour tenter de la convaincre, comme elle venait de le dire, elle était têtue ! Javik se retrouve alors en train de retirer son t-shirt, si elle insiste autant... De toute manière, elle ne trouvera rien, hormis des hématomes tous frais et certainement de vieilles cicatrices. Le commentaire qu'elle lui renvoie comme quoi il n'est pas totalement sexy avec toutes ses marques le fit arquer un sourcil. Franchement, il l'avait mérité, c'était un juste retour de bâton. Sur ce coup-là, elle marquait un magnifique point. "Dite toute suite que je suis moche, ça sera plus rapide !" rétorque-t-il d'une manière faussement outré, juste pour l'embêter et se venger de cet examen inutile.

Toujours en train de discuter, il expliqua qu'il avait vu pas mal d'endroit, du moins niveau villes Américaines. La jeune femme n'avait visiblement pas beaucoup voyagé. On n'a pas forcément tous les moyens et le temps de le faire. Les voyages de Javik étaient essentiels pour son activité dont il ne parlera pas... "Un peu les deux ! Autant pour le plaisir que pour le travail. Si je peux me permettre, Washington est loin d'être la ville la plus sympa du pays. Pour ma part, j'ai beaucoup aimé la Nouvelle-Orléans et Las Vegas," se contente-t-il de dire. A présent, il faut espérer qu'elle ne vienne pas lui demander quel genre de travail il faisait. Si elle demande, il ne va pas lui raconter que c'était un braqueur de banque de haut vol, mais juste un business man avec un travail vraiment barbant.

Ne la voyant pas s'occuper de lui, il lui demande ce qu'elle compte faire. C'est vrai, c'est elle qui a insisté pour qu'il retire son t-shirt. Miria était juste perdu dans ses pensées à moins que ce ne soit le corps de Javik qui la trouble. Toutefois, il préféra ne pas relever ceci, elle avait l'air bien assez rouge pivoine pour le moment. A sa demande, il s'allonge en contrôlant son envie de grimacer de douleur. Puis, il la laisse palper son ventre et ses côtes. A chaque fois qu'elle touchait un endroit où il avait pris un coup, il sentait une légère douleur. Ce n'était pas trop grave, juste le coup qui se faisait toujours sentir, en soit, rien d'insurmontable. Si seulement quand il était petit, ses parents l'auraient emmené voir des docteurs. Mais vous imaginez bien que ce n'était pas possible. Un gamin plein de bleu qui débarque aux urgences, on l'aurait tout de suite placé en famille d'accueil et ses parents auraient été mis en prison. Sa mère le rafistolait tout de même, mais ça n'avait rien à voir avec la bonté et la gentillesse de Miria. Sa jolie petite docteur indiqua qu'il n'avait rien. A cette information, il afficha un sourire qui voulait dire "qu'est-ce que j'avais dit !". Le jeune homme prit son t-shirt, mais refusa l'aide de sa nouvelle amie. "Je devrais m'en sortir, merci !"

De nouveau assit, il regarda son bras qui semblait enflé, il ne reste plus qu'à soigner cette partie-là de son corps. "Je suppose que maintenant, ça va être la partie la moins marrante..." grimace-t-il en ayant toujours les yeux sur son bras qu'il évitait de bouger au maximum. "Vous comptez faire quoi ? Une attèle ? vous pensez que ça sera suffisant..." Oui, elle n'est pas docteur, mais des deux c'est elle qui est la plus qualifiée alors autant poser la question pour voir si elle en a une idée ou non. De toute manière, il n'y a pas vraiment grand-chose d'autre à faire pour soigner ça. Ce n'est pas comme si elle avait de quoi lui faire un plâtre. "Pourquoi la pédiatrie ?" se décide-t-il à demander d'un coup. C'est vrai, pourquoi les enfants plutôt que les adultes ? Et pourquoi pas la cardio ou la neuro...


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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyDim 1 Mar - 23:38

Mon sourire s’agrandit à sa réponse. La tête penchée sur le côté, je l’observe.

« Ce n’est pas question d’avoir une baby-sitter. Et de toute façon, y aura toujours quelqu’un à côté… autant pour vous surveiller que pour s’assurer… qu’il n’arrive rien.
C’était juste… pour ne pas que vous soyez seul plus que nécessaire. Personne ne devrait rester seul. Encore moins maintenant… »


Enfin non pas que ça me regarde qu’il soit seul ou non. Mais, ce n’est pas… cool.

Et j’insiste, encore oui, pour juste vérifier. Ce n’est pas la mort quoi. Ça sera plus pénible pour moi que pour lui non ? Bon, ça il ne le sait pas, mais au final, ce sera le cas, et moi, je le sais. Lui s’amuse à me taquiner, mais pour moi, c’est difficile. Mais je peux pas lui dire. Il me prendrait pour une folle asociale… ce que je suis un peu soit, mais ça ne fait jamais plaisir de s’en rendre compte… ou que les autres te le rappellent.

« Juste des coups ? et vous croyez qu’une hémorragie ça vient tout seul ?
Et que ce ne soit pas la première fois, ou que vous ayez connu pire, n’est pas la question. Et je ne m’inquiètes pas, je… Bon, peut-être. Mais je ne veux pas qu’il vous arrive quelque chose, c’est tout. »


Il finit par réussir à l’enlever, avec du mal. Et il me lance encore des piques. Oui, ça reste gentil, je m’en rends bien compte. Mais … en fait je suis plus énervée par moi-même pour ne pas changer, qui n’arrive même pas à gérer de petits commentaires, sans rougir ou m’empêtrer. Pour le coup, j’arrive à lui répondre. En mentant outrageusement, parce qu’il est sérieusement super sexy… même avec les blessures oui. Et il me le renvoi dans les dents. Je le regarde. Et fronce les sourcils. Non, ne réponds pas, c’est juste pour t’embêter encore. Quoique je dises, c’est moi qui finirais encore embarrassée.

Du coup, on rechange de conversation, et cela me va très bien. Il a beaucoup voyagé, j’en suis un peu jalouse, moi qui n’ai jamais été bien loin. La fac, ça ne compte pas, tu ne visites pas, tu ne voyages pas, tu bosses, tu bosses et c’est tout.

« Les deux ? Oui, autant allier les deux… Vous faisiez quoi ? Comme boulot ?
Et oui sans doute, je vous fais confiance là-dessus, ce n’est plus maintenant que je pourrais aller voir par moi-même… La fac de Washington est… était magnifique. Y avait des cerisiers partout. C’était vraiment joli. »


Il finit par se laisser examiner, non sans quelques piques supplémentaires. Et j’arrive à le manipuler et à vérifier qu’il n’a rien. Oui, il pourrait dire que j’en profite. Ce qui n’est pas totalement faux. Enfin si, sur le moment, honnêtement, je ne pense qu’à m’assurer qu’il va bien. Je m’éloigne rapidement, et vois son sourire satisfait. Ah je vous jure… manque plus que le « je te l’avais bien dit ». Je le laisse faire alors qu’il remet son t-shirt. Seul. Ce n’est pas qui va arranger son bras…

« Oui, c’est ça. Vous avez tout compris. » Je regarde son bras. Avant de relever les yeux vers lui en haussant les épaules. « Oui. Des attelles. C’est malheureusement tout ce que je peux faire. Je ne sais pas si… si ce sera suffisant… sans radio… si c’est vraiment fracturé… »
Je passe aussi doucement et aussi lentement que possible ma main dessus. Je ne sais pas. Je n’ai pas été formé à ça. Les écorchures, les entorses, et les trucs comme ça oui. Mais ça… « Sans mettre un plâtre, je ne sais pas si… peut-être. Peut-être que ça suffira… si vous restez sage. »

Je le regarde à nouveau, et esquisse un sourire.
« Je vais faire ce que je peux. D’accord ? »

Et il finit par me demander pourquoi la pédiatrie. Ah bah finalement, je vais devoir lui dire que je suis totalement asociale… Je cherche quoi lui dire, comment lui répondre quand on toque à porte.
Quand on parle du loup, si c’est pas de la synchronisation…
Je me relève, et vais ouvrir, vu que visiblement, ils n’entreront pas.
Et c’est John qui me tend deux semblants d’attelles. Une en bois taillé, l’autre un genre de truc en plastique. « J’ai trouvé un genre de tonneau en plastique, me suis dit que découpé ça ferait l’affaire. Et Léon t’a fait celle en bois.» Je les prends en souriant. « Merci. »
Il me regarde, et désigne la chambre, toujours sans entrer. Tête de pioche. « Comment ça se passe ? » Je lui souris pour le rassurer. « Tout va bien John. Promis. Il est sage. » Il m’observe une ou deux secondes, hoche la tête et s’éloigne. Je ne vois ni Jena, ni Léon. Mais ils ne doivent pas être loin, ils ne s’éloignent jamais bien loin.
Je ferme la porte et retourne m’assoir près de Javik, non sans avoir pris une nouvelle bande dans mon sac.

« Je sais. Même si je fais doucement, ça fait un mal de chien. Je vais faire attention… »
Je lui souris. « On est parti ? »
Je m’assois juste à côté, en tailleur, avant de prendre doucement son bras.

« Ma mère… ma mère était infirmière. Depuis aussi loin que je me souvienne, elle me racontait comment elle aidait les gens, comment elle prenait soin d’eux. Sans doute pour me faire comprendre pourquoi elle était souvent absente. Et je trouvais ça génial. Pour moi, elle sauvait des vies, c’était un genre d’héroïne.

Je suis l’aînée d’une famille de 5 enfants. Et mes parents ont toujours beaucoup travaillés tous les deux. Du coup, très vite, j’ai appris à plus ou moins gérer mes frères et sœurs, à m’en occuper, à en être responsable. Je suppose que ça doit partir de là…
J’ai toujours aimé m’occuper des enfants. Les gosses, c’est…  toujours souriants. Heureux. Pour rien. Enfin, je veux dire, il leur faut pas grand-chose. Un sourire, un mot gentil, un bonbon, de la tendresse, et tout le reste, larmes, douleurs, disputes, tout ça est aussi vite oublié que s’est venu.
Les adultes ne savent pas faire ça. Ils sont rancuniers. Mesquins. Menteurs. Froids.
Je n’y arrive pas. Je… je ne suis pas à l’aise. Mais vous avez dû le remarquer. Je suis trop… timide, renfermée, appelez ça comme vous voudrez. Et la plupart du temps je ne comprends pas les gens.
Alors la pédiatrie s’est un peu imposée à moi. Avec les enfants, je ne suis pas si… méfiante. Avec eux c’est naturel. Je n’ai pas besoin de faire semblant. De me forcer. »


Tout en parlant, j’ai posé son bras dans l’attelle en plastique, ça colle presque parfaitement, j’ai posé celle en bois sur le dessus, et j’ai commencé à bander à partir de au-dessus de son coude, jusqu’à son poignet. Je suis obligée de serrer, et je sais que ça doit être douloureux. Mais je n’ai pas d’autres solutions. Et je sais que je lui parle, mais je parle sans réfléchir, juste pour m’occuper, l’occuper, répondre à sa question. Il me faut une écharpe.
J’attache la bande. Et regarde autour de moi. Je ramène son bras contre lui, me relève et farfouille dans mon sac. Ah, je savais bien que je l’avais gardé. A nouveau, je m’installe à côté de lui. Hum non. Allez, c’est bon, tu l’as déjà tripoté, tu peux bien faire ça.
Je me déplace derrière lui, passe mes bras au-dessus de lui pour passer un grand foulard  sous son bras, le serrant contre lui, passant dans son dos et faisant un nœud derrière le cou. Je m’assure qu’il tient bien et que l’écharpe est bien mise, avant de me décoller et de repasser sur le côté.

Je m’assois et le regarde. Tout en me rendant compte que je parle depuis je ne sais combien de temps, pour raconter ma vie oh combien passionnante. Je rougis à nouveau. Oui, ça faisait longtemps.

« Désolée. Je… ne voulais pas… vous embêter avec tout ça… je… »

Je lui souris.

« Bon, ben voilà… j’ai fini… reste plus qu’à espérer… et à ne pas bouger !

Vous voulez quelque chose ? de l’eau ? à manger ? il doit me rester des analgésiques aussi. J’aurais dû vous les proposer avant, mais il n’en reste pas beaucoup, je préférais terminer avant, histoire que l’effet ne soit pas rendu inutile par les manipulations… »


Oui, ils vont sans doute râler, voire crier. Mais ce n'est pas grave.

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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyLun 2 Mar - 0:53

"Je comprends pourquoi vous avez choisi la médecine, pour vous inquiéter aussi facilement d'un parfait inconnu," observe-t-il alors qu'elle lui disait que c'était justement à cause de coup qu'on peut avoir des hémorragies. Elle n'avait pas l'air d'avoir envie de le prendre pour un dur. Pourtant, c'est ce qu'il est. Si ce n'était pas le cas, vu ce que les gars lui avaient mis dans la gueule, il se serait surement évanoui avant qu'elle n'arrive. Hors, il était resté conscient ou semi-conscient, juste assez pour comprendre à moitié ce qui lui arrivait. Bon après, il reste un simple humain et le corps à ses limites. C'est bien pour ça qu'il s'était retrouvé vaseux presque tout le long du chemin. Heureusement, à présent ça va mieux.

Alors, qu'il venait de retirer son t-shirt -oui, il venait de lui obéir- il parlait des endroits qu'il avait visités. Bien entendu, il fallut qu'elle demande quel genre de boulot il faisait. Pendant un instant, il s'imagina lui raconter qu'il était dans les affaires, genre la bourse ou la banque, vous savez ce genre d'homme qu'on voit en costard toujours accompagné d'un attaché case. Mais, ça ne lui ressemble pas tellement. "Oh, j'étais juste un braqueur de banque, allant de ville en ville à la recherche des meilleurs coffres-forts à piller !" répondit-il presque sérieusement. Mais il savait qu'elle n'allait pas le prendre au sérieux. Depuis le début, il ne fait que plaisanter, alors cette vérité-là, passera à la trappe. C'est peut-être idiot, mais c'est pourtant la vérité. Finalement, il ajouta : "J'étais juste commercial dans les assurances, enfin le genre d'assurance pour riche. En soit rien de très intéressant." Au moins, elle ne cherchera pas à en savoir plus. Du moment, qu'elle ne demande pas le nom de la compagnie, au pire, il trouvera un nom bidon ou dira que c'est sa propre société. Qu'importe, le mensonge ça ne le change pas beaucoup d'habitude.

Concernant son bras, il avait raison, il faudra se contenter d'une attelle. Ceci peut faire office de plâtre, du moment que le bras reste immobile assez longtemps pour que l'os se ressoude. Au moins, il n'a pas une fracture ouverte, c'est déjà ça. "Je vous fais confiance sur ce coup, Doc !" dit-il avec un petit hochement de tête. En même temps, il n'a pas vraiment le choix. Ici, c'est la seule qui peut le soigner et le fait qu'elle ait quelques années d'étude de médecine derrière elle est un point plutôt positif, très positif. Au moment, où il pose sa question, on toque à la porte. Pour un peu, Javik aurait oublié qu'ils n'étaient pas seuls. Miria va à la porte et récupère deux objets et en profite pour discuter. De là où il est, il n'entend pas tout et ne voit pas la personne se trouvant de l'autre côté. Tant pis, il faut croire qu'il n'est pas le bienvenue pour tout le monde. La jeune femme revient et observe de nouveau son bras. Visiblement le bout de bois et de plastique serviront d’attelle. Vive le bricolage, n'est-ce pas ! Par prudence, surement, elle explique que ça va être douloureux, en même temps, il s'y attendait. "Allez-si, faite moi souffrir une bonne fois pour toute qu'on en finisse !"

La jolie rousse se mit à parler, d'elle ou plutôt de sa mère. En même temps, elle s'attaqua à son bras, mettant l'attelle et resserrant à l'aide du bandage. Ceci faisait un mal de chien et Javik aurait pu se mettre à danser sur un pied tellement c'était douloureux. Mais il ne cria pas, il se contenta de serrer la mâchoire et d'avoir un visage crispé par la douleur. En même temps, il faisait son possible pour écouter l'histoire de Miria, mais ce fut assez dur de se concentrer totalement dessus et de tout suivre de A à Z. Il retint toutefois l'essentiel, qu'elle avait choisi la médecine grâce à sa mère et la pédiatrie, car elle préfère les enfants et qu'elle est moins timide avec eux qu'avec les humains. C'est vrai, les gens timides ont en général moins de mal avec les enfants. Le temps qu'elle raconte son histoire, elle avait même eu le temps d'attacher son bras grâce à une sorte de foulard, histoire de le tenir immobilisé contre son torse. Arf, il n'aimait vraiment pas se sentir handicapé de la sorte. Du moment que ça guérit vite, tout ira bien.

Maintenant, l'ancien braqueur était totalement soigné. Elle demanda s'il désirait boire, manger ou prendre un calmant. C'était généreux de sa part, mais il survivra à la douleur. Au contraire, il préfère la sentir pour le moment, ça lui rappelle qu'il est vivant. "Je veux bien de l'eau, mais ça sera tout. Je crois que mon estomac n'est pas prêt à recevoir quoi que ce soit. Quant à la douleur, je vous l'assure, c'est vivable. Son regard se porta sur son bras en écharpe et il soupira, quel gâchis. Si seulement, il aurait pu leur fracasser la tête à tous. Si jamais un jour il retombe sur eux, vous pouvez être sûr qu'il les tuera jusqu'au dernier, par simple esprit de vengeance. "Vous feriez bien d'aller voir vos amis. Ils vont s'inquiéter ! Maintenant qu'elle a terminé, rien ne l'oblige à rester ici. De toute manière, il lui faut du repos, il ne va pas peut-être essayer de dormir. "Oh et au cas où, vous devriez redoubler de vigilance. On ne sait jamais des fois que ces types aient envie de se venger de la mort de leur pote..." Quoi ? Il donne des conseils ! Pourquoi pas ! Niveau sécurité et comment peut penser un mec, il est plutôt bien indiqué pour en parler non. "Miria !" interpella-t-il, "Merci. Merci pour tout !" Un sourire sincère se dessine sur son visage et il finit par s'allonger.

[Je pense qu'on peut passer au jour d'après, ou quelques jours plus tard, non ?]


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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyLun 2 Mar - 13:32

Je détache le lapin du collet en souriant. Il est plutôt gros en plus, c’est super. Je l’attache à ma ceinture et me tourne vers Léon, en lui faisant signe d’avancer. On a réussi à éviter les quelques morts qu’on a pu voir de loin, autant ne pas traîner.
Nous voyant arriver, John s’approche, je lui souris en lui montrant.
« Un lapin et des noix, c’est le grand luxe. »« Oui, ça compense hier, où on a rien trouvé… » « Jena a trouvé des groseilles, des joncs et des noix, arrête de râler. » « Les joncs, c’est dégueu. » hum c’est pas faux, mais ça reste à bouffer…
Je donne le lapin à Léon, qu’il se débrouille à le préparer, moi je ne peux pas, non toujours pas, c’est trop dégueu… oui, je sais, faudrait… Jena s’occupe du feu, elle y arrive plutôt bien maintenant, sans tout faire cramer et sans faire une fumée qui nous signale à 3 kilomètres à la longue…
« Un quart de lapin chacun, c’est pas mal du tout. » Je le regarde et fronce les sourcils. « Ok, un cinquième… il va comment ? » « Il a encore besoin de repos John, on en a déjà discuté hier. » « Miria, je demandais juste comment il allait. Et ouais, ça fait une bouche en plus… une bouche inutile. » « Il est blessé. Il ne peut pas bouger. On arrête, je ne vais pas recommencer à m’engueuler avec toi pour lui. » « Tu te rends compte qu’il va pas rester ? Que tu le veuilles ou non, il va finir par se casser… » Je le regarde et cligne des yeux, avant d’hocher la tête. « Oui… oui, je sais bien…je… » « Miria. J’te connais. J’ai juste pas envie que tu souffres plus que nécessaire à cause de lui. » Je rougis. Et merde. Je pense un instant à nier, à me justifier, je ne sais pas. Je finis simplement par détourner les yeux. « Je vais voir comment il va. Vous me prévenez quand ce sera cuit. » J’ouvre la porte. « Et faites attention. »

Je rentre et m’appuie contre la porte. C’est stupide. Je… Non.
Je lui avais ramené une couverture le premier jour, il s’était déjà endormi. Et il était super mignon quand il dormait c’est vrai, presque vulnérable… Je l’avais laissé se reposer, le couvrant et laissant juste une gourde d’eau et des medocs à portée de main, même s’il continuerait de faire le gros dur, je n’en doutais pas.
Malgré le fait qu’il ait dit ne pas avoir besoin de nounou, et mon envie initiale de fuir, c’est vrai que j’avais passé pas mal de temps avec lui. Les autres pouvaient se débrouiller un peu tout seuls, pas lui. Je ne sais pas trop comment j’avais tenue en fait, à parler d’un peu n’importe quoi, malgré mon anxiété, à m’amuser, malgré ses tentatives régulières pour me faire rougir. Je ne suis pas sûre que ça lui plaise autant à lui, mais s’il veut être tranquille et ne plus m’avoir sur le dos, il n’a qu’à demander. Et il ne l’a pas fait jusqu’à présent… je ne dois donc pas être si chiante que ça… Pas vrai ?

Javik est gentil, c’est tout. Gentil, et drôle, même s’il cherche plus à m’embarrasser qu’à autre chose en général… avec un adorable sourire… et méga sexy…
Je ferme les yeux. Oui, je l’aime bien. Mais c’est tout. Juste… un patient. Un ami. C’est tout. Evidemment que c’est tout. Même moi, je ne peux pas m’attacher à quelqu’un en deux jours. Enfin, je devrais dire surtout moi.
Mais pourtant… John a raison. Je n’ai pas envie qu’il s’en aille… et oui, je me suis rendue compte que j’ai un sourire idiot qui apparait quand je le vois ou même là quand je pense à lui.. Je suis… ridicule… J’ouvre les yeux. Non John me connait par cœur. Je suis sûre que ni Léon, ni Jena, ne s’en sont rendu compte. Ni Javik. Surtout pas. Non…

Je me redresse, passe une main dans mes cheveux et ressers ma queue de cheval. J’inspire et toque par réflexe à la porte avant d’entrer.

J'ai un grand sourire en le voyant reveillé.

« Salut. Bien dormi ? Comment va votre bras ? »

Je m’approche et m’assois à côté de lui, en lui tendant un poignée de noix que Jena s’est gentiment amusée à décortiquer. Je regarde par réflexe les blessures de son visage. Non, ça se soigne bien. Même l’état de sa cheville s’est déjà un peu amélioré. Reste son bras qui m’inquiète toujours.  

« Oh, repas de fête ce midi. On va avoir du lapin à manger en plus des groseilles et des noix ! »

Je souris toujours, alors que je me saisis doucement de son bras pour essayer de voir s’il dégonfle. Oui, je suis quand même beaucoup plus à l’aise. Et oui, j’aime bien… beaucoup sa compagnie…

HRP:
 

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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyLun 2 Mar - 17:29

Malgré la douleur, Jav' était parvenu à s'endormir assez facilement. On peut dire qu'il avait l'habitude de devoir supporter la douleur. De toute manière, au bout d'un moment celle-là disparait vu que le corps s'en accoutume. Le seul gros problème qu'il avait eu, c'est de trouver une position confortable. En général, il aime dormir sur le ventre. Sauf qu'avec son visage à moitié gonflé par les contusions, ses côtes pleines d'hématomes et son bras cassé... la position était hélas devenue fortement inconfortable. Du coup, c'est bêtement sur le dos qu'il avait dû s'endormir. Arf, c'était horrible, il détestait cette position, si au moins il aurait pu avoir un MP3 pour avoir de la musique, histoire de détourner son attention et de se faire "bercer". Quoi qu'il arrive, il avait fini par plonger dans les bras de Morphée sans même s'en rendre compte. Combien de temps avait-il dormit ? Là c'est une bonne question. Quand ses yeux s'étaient de nouveau ouvert, il faisait jour, trop pour que ce soit le début de la matinée mais certainement pas assez pour que ce soit l’après-midi.

Peu-importe, ce repos lui avait fait du bien et il se sentait mieux. Son corps par contre était toujours douloureux, quoi que son oeil avait dégonflé et il pouvait presque y voir quelque chose. Seul dans sa chambre de malade ? Sa prison ? Pour le moment, il ne savait pas trop comment nommer cet endroit où il se trouvait, il resta allongé à contempler le plafond. Arf, c'était d'un ennuie... Combien de temps, il va devoir rester là, comme ça, à rien faire ? Cette simple idée le rendit fou et finalement, il décida de se lever. Ce fut assez catastrophique à voir. Essayez de vous mettre debout avec un bras et un cheville en vrac. Après deux minutes, il était enfin sur pied... enfin sur un pied. C'est parti pour se déplacer à clocher pied ! Car même s'il aurait des béquilles, il ne faut pas oublier qu'il n'a qu'un bras valide et que ça ne l'aiderait pas plus que ça. Dans la pièce, il avait remarqué une étagère avec des livres. Oui... la lecture... Ce n'est pas du tout son activitée favorite, mais à défaut d'avoir une télévision, faut bien se rabattre sur autre chose. Son regard parcouru les livres sans grande conviction. Il y avait une bible... non sincèrement vu comment le monde à tourner ce n'est pas le moment de se mettre à croire en un vieux monsieur barbu qui joue aux échec avec les morts et les vivants. Tient, également du Shakespeare, on oublie également les drames, très peu pour lui. Pourquoi faut-il qu'il soit si difficile aussi ? En même temps, Roméo et Juliette est une histoire qui n'a plus aucun secret pour personne. Son regard finit par s'arrêter sur un bouquin qui allait enfin le sauver de cette misère : un bon vieux "Stephen King" ! Un sourire aux lèvres, il attrapa le livre et repartit à cloche pied sur son matelas. Bon, il connait déjà l'histoire, "La ligne verte" était déjà un film culte avec ce bon vieux Tom Hanks. Il est temps de voir si le film était fidèle au livre.

Un peu plus tard, alors qu'il était plongé dans sa lecture, on toque à la porte ce qui lui fait lever la tête pour voir son ange gardien débarquer. Un sourire s'affiche sur son visage pour la saluer, alors qu'il corne la page avant de refermer le livre. "Ça va, je survis pour le moment !" Miria lui donna une poignée de noix, oh c'est le grand luxe, repas livré à domicile, un peu plus et il aura le droit au room service ! "Du lapin ! Ça va être un plaisir de pouvoir enfin manger Bugs Bunny ! Je l'ai toujours trouvé affreusement déplaisant avec son "quoi de neuf docteur" arrogant !" Quoi, il raconte n'importe quoi... disons qu'il transforme juste la conversation en quelque chose de plus fun et moins triste que ça ne devrait l'être. Sans plus tarder, elle regarde déjà son bras. Ce n'est pas en un jour que ça va être soigné. C'est elle même qui avait dit qu'il allait falloir du temps. "Mon bras va bien ! Je vais bien !" se sentit-il obligé d'insister pour la rassurer. "Par contre, rester ici, ça me rend complètement dingue ! Heureusement, que j'ai trouvé un bouquin potable. D'ailleurs, s'il y en a d'autres ici, je ne serai pas contre. Car, j'ai revu tout le plafond en détail et je peux vous dire exactement où se trouve chaque toile d'araignée !" démontra-t-il en pointant plusieurs coins du plafond ou se trouvait de vieux fil blanc.


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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyLun 2 Mar - 19:03

Il était à peine midi, sans doute, et je commençais déjà à fatiguer. Le manque de sommeil et le manque de nourriture, c’est terrible. Bon, et pis mine de rien, la journée précédente avait été stressante. Je dois avoir de ravissantes cernes violettes...
Je m’étais réveillée aux aurores en même temps, pour ne pas changer. Mais j’avais réussi à me lever sans réveiller les autres. Et j’en avais profité pour faire un tour rapide autour de la cabane. Juste pour être sûre. Non pas que j’ai pensé qu’on ait été suivi, mais avec un blessé sur les bras, ça pouvait rapidement tourner au drame. Et ça me permettait de me concentrer sur autre chose que mes cauchemars et sur lui, mon inconnu, Javik. Bon, non, c’est faux, pas tout à fait, John avait raison… c’était n’importe quoi.
Je sais que c’est idiot et puérile. Peut-être que c’est parce que le monde est parti en vrille. Peut-être que c’est juste lui. Peut-être que j’avais juste besoin de… je ne sais pas. Je ne veux pas approfondir. Je ne veux pas y penser, y réfléchir.
J’évite une nouvelle prise de tête avec John, que ce soit pour les médicaments, la bouffe ou le danger encouru, et me réfugie à l’intérieur.
Bon, d’accord, j’ai envie d’aller voir comment il va.

Je souris en le voyant. Il a l’air à peu près bien. Aussi bien que possible. Je m’approche et m’assois à côté de lui.
Bon, ça va, il a l’air content de me voir, je n’ai pas dû être trop bizarre… ou si, et ça l’amuse. Hum oui, sans doute ça.
Je lui donne une tape sur l’épaule, non blessée, quand il parle de Bugs Bunny.

« Hey, on ne compare pas à un dessin animé. Sinon je ne vais plus rien manger… et j’oserais plus poser de collets et on finira par mourir de faim. Ce serait triste. Je préfère les voir comme… je n’en sais rien… »

Je hausse les épaules.
Je regarde son bras. Oui, il a raison. Je sais c’est idiot, ce n’est pas miraculeux. Mais bon, au moins ça n’a pas l’air de s’être aggravé, c’est déjà ça. Je relâche son bras, avec une moue désolée.

Je l’écoute et regarde les endroits qu’il pointe. Il se fout de moi. Il va encore dire que je suis autoritaire. Il va encore râler. Mais il se fout de moi.
Je lui souris gentiment.

« Vous vous êtes levé ? Hum ? »
Toujours souriante, les sourcils froncés, je secoue la tête. « Vous n’écoutez jamais rien pas vrai ? »

Je soupire, en fermant les yeux. « Je comprends bien que ça doit être chiant. Mais plus vous allez bouger, plus ce sera long.
Si vous avez besoin de quelque chose, demandez-moi. D’accord ? Ou appelez, y aura toujours quelqu’un. Ils viendront voir quand même… je pense… »


Je le regarde, secoue la tête, avant de retrouver mon sourire.

« Oui, y en a d’autres. Doit y avoir deux autres Stephen King de l’autre côté si vous préférez ceux-là, mais ils sont déjà pris pour le moment. Quand Jena aura terminé, je vous amènerai le sien. Ça doit être Shinning je crois… Léon n’est pas près d’avoir fini Salem par contre… Si vous ne me l’abîmez pas, j’ai un bouquin sur l’histoire d’un jeune indien. Mais il est à moi lui, donc on y fait attention. Enfin, sur le principe, on fait gaffe aux bouquins… »

Ce n’est pas comme si il allait y en avoir de nouveaux un jour…

« Sinon, je peux trouver de quoi vous occuper. Genre les noix, on en a pleins à décortiquer, si vous voulez passer le temps, je vous ramène une bassine… »
Je lui souris, amusée. Je lui pique une noix, avant d’ajouter en détournant le regard. « Cet aprèm je peux vous tenir compagnie si vous voulez, je ne suis pas censée bouger…

Et si vous vous tenez tranquille, au moins aujourd’hui, je vous aiderai à faire un tour dehors. Demain. Mais pas tout seul !

Ah. Au fait. Vous aviez des affaires, des trucs à vous, quand ils vous ont attaqués sans que vous n’ayez rien fait ? »


Oui, non, parce que je ne sais pas si c’est à lui le sac et l’arme… Je ne pense pas non plus qu’il se balade sans rien, et vu que John avait déjà fouillé dedans et que ça pourrait coller, ça devait être à lui… Mais je ne vais pas non plus lui filer comme ça… on ne sait jamais, ça nous ferait une arme en plus…

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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyLun 2 Mar - 22:10


Quoi ? Quel était le problème ? Il n'a plus le droit de comparer un lapin à cette enflure agaçante de Bugs Bunny ? Juste pour le fait qu'un lapin soit un lapin, il est content de les manger en imaginant avoir le personnage du cartoon dans son assiette. Il a le droit de détester ce personnage ! Pour sa part, il a toujours grandement préféré Bip-Bip et son acolyte le Coyote qui le poursuit toujours. "Ben quoi ?" demande-t-il un peu surpris, "Oh, ne me dite pas que vous aimez ce personnage ? J'ai toujours voulu lui faire la peau ! Un peu comme Roger Rabbit d'ailleurs... Je ne sais pas, je dois avoir un mauvais feeling avec les lapins. Sauf quand ils sont dans mon assiette !" Pourquoi ne pas aimer les lapins ? Sincèrement, il n'en a pas la moindre idée. Ce dont il est sûr c'est que ça remonte à son enfance. A tous les coups ça doit être à cause de ses parents. Surement un truc qui l'a choqué pour x ou y raison. Quoi qu'il en soit, il est vrai qu'il serait dommage de ne plus avoir a mangé, car Miria refuse de s'en prendre à ses petites bêtes. "Vaut mieux que vous continuez à sortir pour poser des collets, sinon c'est moi qui le fera alors que je n'ai PAS le droit de bouger..." Non...non, il ne disait absolument pas ça pour la faire culpabiliser... pas du tout... Quoi ! Il faut bien s'amuser et c'est tellement simple de la charrier que ça en devient presque une activité amusante.

Par la suite, elle commençait à râler, car il avait osé se lever. Techniquement, il aurait dû le faire s'il avait eu une envie présente. Alors, tôt ou tard ce moment-là aurait dû arriver. "C'est pas pour vous vexer Miria, mais j'ai l'habitude de me débrouiller seul. J'suis pas un gamin ! Je sais ce que je fais. Alors, si j'ai envie de me lever et de faire le tour de la pièce à cloche pied, ce n'est surement pas vous qui allez m'en empêcher !" Ceci pouvait presque sonner comme un avertissement ou une gentille menace. Javik n'est pas le genre d'homme à se laisser faire et ce n'est surement pas cette jolie inconnue qui va avoir tout d'un coup du pouvoir sur sa personne.

Par la suite, il fut presque heureux d'apprendre qu'il avait d'autres bouquins à lire dans le coin. Vaut mieux, car il ne se voit pas commencer à lire la bible ou Roméo et Juliette. Savoir que deux autres bouquins de Stephen King risquaient d'atterrir dans ses mains le firent sourire. En plus, c'était loin d'être le plus nul que cet auteur est écrit. Shinning, l'un des plus grands classiques qu'on puisse trouver, quant à Salem avec son histoire de vampire autant dire que c'était une magnifique petite perle. Quoi qu'au fond de lui, il aurait bien aimé que "ça" soit dans le lot, juste histoire d'exorciser sa peur de ce film qu'il n'a jamais vu. Bon, il avait vu les premières minutes quand il était gamin et ceci avait causé un grave traumatisme à chaque fois qu'il a pu croiser un Clown. Eh, non, ce n'est pas un phobique des clowns, c'est juste qu'il s'en méfie comme de la peste. Pour tout vous dire, les zombies sont dix fois moins effrayants qu'un de ces "putains" de clown. Comme si un taré vêtu d'un costume moche et avec un nez rouge pouvait être drôle... Miria parla d'un livre qu'elle acceptera peut-être de lui prêter. Pourquoi pas, de toute manière ce n'est pas comme s'il avait grand-chose à faire de plus. "Va pour les Stephen King ! Dommage qu'il n'y ait aucun roman de Graham Masterton... J'en avais de bon souvenir. Quant à votre livre sur l'indien... pourquoi pas ! Avec un peu de chance, ça me fera penser à Assassin's Creed 3 !" confia-t-il non sans soupirer. C'est triste, il ne pourra plus jamais retoucher à un jeu vidéo. Dommage pour lui, il ne connaitra jamais la suite des histoires des Assassins se battant contre les templiers...

Voyant qu'il voulait surement lire pour s'occuper, elle lui proposa de s'occuper des noix. Là, il se mit à rire et de bon coeur, comme si elle venait de dire une bêtise et c'était le cas. "Casser les noix... vraiment ? Vous voulez que je fasse comment avec mon bras ? Je veux pas dire, mais je suis légèrement empoté en ce moment !" C'était la stricte vérité, elle n'avait pas pensé à ça, c'est sûr. Apprendre qu'il allait pouvoir sortir lui donna un sourire encore plus grand, quoi qu'il se ternit un peu en apprenant qu'il devra attendre le lendemain... Ah quel rabat-joie cette Miria ! "Que demain ? J'ai juste un bras cassé et la cheville foulé. Je peux sortir dehors sans tomber malade," expliqua-t-il pour l'implorer de l'emmener dehors respirer de l'air frais le jour même. Il peut bien tenter, il n'a rien à perdre de toute manière. "Oui, j'avais un sac et une arme à feu, un fusil d'assaut pour être plus précis." Maintenant qu'elle parlait de ça, il espérait qu'elle ait ramassé tout son matos. D'ailleurs, il pensa à son sac et s'inquiéta un peu. "Vous avez bien pris mes affaires ?" Dans sa tête, il refit son inventaire et il vérifia autour de son cou. Celui-ci étant nu, il regarda autour de lui, sur le matelas à la recherche de quelque chose. "Heu...est-ce que vous pouvez me donner mon sac s'il vous plait !" demanda-t-il avec un brin d'inquiétude dans sa voix. Si la dog tag de Ash n'était pas à son cou, elle devait se trouver dans son sac. Du moins, il espérait. C'est la seule chose qui lui reste de son ami, il lui avait donné tel un porte bonheur et n'avait pas l'intention de perdre ce collier maintenant.

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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyLun 2 Mar - 23:38

Je secoue la tête amusée.

« C’est pas que je l’aime particulièrement… mais c’est un dessin… c’est tout…
Et vous n’aurez pas à le faire, d’autres savent aussi… même s’ils sont moins doués. »


Je lui souris. Oui, bon, John se débrouille bien aussi. Mais j’ai le droit de trouver ça cool de m’en sortir mieux… même si c’est puéril.
Et voilà, je reprends mon côté autoritaire et râleur parce qu’il s’est levé. Mais il n’a pas à le faire…
Je le regarde alors qu’il me répond et sens à nouveau mes joues chauffer.

« Ce n’est pas ce que je voulais dire. Je… Essayez juste de m’appeler. S’il vous plait ?
Si je peux aider, autant que je le fasse… »


V’la qu’on dirait que je boude comme s’il m’avait grondé à son tour. N’importe quoi. Je détourne les yeux, rougissant toujours. Il n’a pas tort. Je le sais. Mais je n’ai pas envie qu’il force ou qu’il risque davantage… c’est idiot, il a raison, ce n’est pas un gosse. Et je n’en suis pas responsable… sauf que si un peu quand même depuis que je l’ai ramené… mais bon, je ne lui dirais pas ça.
Je finis par lui répondre pour les livres, heureusement qu’il y en a d’autres, je serais devenue folle aussi… Mon sourire s’agrandit en l’entendant.

« Non pas de Masterton. Et s’y en avait avant, je les ai pas embarqués… Je n’aime pas les trucs d’horreur… oui, l’ironie totale dans le monde d’aujourd’hui, j’en conviens…
Et finalement le voilà, votre côté gamin. Les jeux vidéos. Je n’aurais jamais deviné que vous étiez accros… on dirait Léon… Vous auriez des supers conversations avec lui. »
S’il acceptait de vous parler.  
Il se met à rire quand je parle des noix. Bah quoi ? Ce n’était pas une bonne idée ? Toujours grand sourire, je l’observe. Je secoue la tête en riant à mon tour.

« Vous avez pas besoin de vos deux mains. Un coup de masse ou de truc comme ça. Vous pourriez le faire d’une main.
Moi je n’ai juste pas envie. Jena a fait la gueule quand je lui ai dit. Je lui dirais que vous avez trop mal pour l’aider la pauvre…  »


J’hoche la tête, toujours amusée. Et lui propose une sortie, pour le lendemain. Ce qui n’a pas l’air de le réjouir, de devoir attendre. Je me rends en souriant malgré moi.

« Ok, ok, je capitule. On fera un tour tout à l’heure, après manger. Ça vous convient ? Mais on rentrera quand je le dirais d’accord ? Avant que moi je ne m’écroule sous votre poids. »

Il me répond que oui, il avait bien des affaires. John va être déçu de ne pas pouvoir garder le fusil… en même temps, il ne saurait pas s’en servir, ce serait trop dangereux, donc ce n’est pas plus mal. Je me reconcentre sur Javik qui commence à légèrement s’alarmer, à chercher autour de son cou et autour de lui. Je pose ma main sur son bras valide pour le calmer.

« Hé. Il y a une dog tag dans le sac, si c’est que vous cherchez. » Je grimace. « Oui, on a regardé dedans, mais on a tout remis en place. »

Je me lève avant de lui laisser le temps de râler, et sors pour aller chercher son sac.
« Ah, ça va être prêt Miria. » « Super, je meurs de faim… Je vais l’aider à faire un tour cet aprem. Dehors. » Et forcément, John s’en mêle et me fixe. « Pas loin. » « Je resterais dans le coin toute façon. » Evidemment. J’hoche simplement la tête. Si tu veux. De toute façon, il le fera quoi que je puisse dire. Je prends le sac. Jena s’approche avec deux ‘assiettes’ « Tiens, je t’ai même déjà mis des noix et un peu de groseilles. Je me suis dit que t’allais rester avec lui. » Elle me sourit, pas du tout sans sous-entendus… Youpi… « Merci Jena, t’es géniale. » Je lui souris en retour, avant de retourner dans la chambre. Ouais, c’est devenu la chambre… Non, je ne réfléchirais pas là-dessus non plus.

Je lui tends une assiette et son sac.

« Tout est dedans. »

Je vais m’installer sur le matelas, dos au mur, en essayant de ne pas trop empiéter sur son espace. Ou que lui n’empiète pas sur le mien. Je reprends mon assiette et commence à manger.

« Vous devriez manger avant que ce soit froid. »

Je l’observe et ça sort tout seul « C’est qui Ash ? »

Je cligne des yeux en le regardant. Ah, ça faisait longtemps. Je détourne la tête, plongeant dans le repas, rouge comme une tomate. « Pardon. Je... »

Encore un truc dont je me mêle et qui ne me regarde pas…C’était étonnant aussi que ça se passe aussi bien depuis le début aujourd’hui…

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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyMar 3 Mar - 0:50

Bien sûr qu'elle ne le prenait pas pour un gamin. Mais Javik est grand et peut se débrouiller seul. Il n'a pas besoin de quelqu'un pour l'aider à se lever. Ça fait bien longtemps qu'il a appris à tout faire par lui-même. On va simplement dire que les habitudes ont la vie dure. Alors, quoi qu'elle en dise, il ne l'appellera pour obtenir son aide. Il préféra ne pas s'attarder là-dessus pour ne pas l'agacer ou qu'elle insiste. A quoi bon entamer un bras de fer alors qu'aucun des deux n'est prêt à lâcher.

Parlant bouquin, il fut presque déçu d'entendre que la rousse n'aurait pas pris des livres de Masterton en les confondants bêtement avec de simple récit horrifique. Dans son souvenir, c'était un savant mélange de fantastique, d'horreur et parfois le plus surprenant de la science-fiction. C'est trop vieux pour qu'il se souvienne du titre du livre, mais il se souvient de cette histoire avec une armoire possédée ou du moins quelque chose dans ce genre-là. L'armoire n'était autre qu'une sorte de portail vers un monde étrange, le monde d'un démon ou le héros s'en allait avec ses amis pour abattre le monstre. Dit comme ça, c'est surement étrange, mais dans le livre ça partait vraiment dans un délire de science-fiction très étrange. Assez rapidement, Miria avait compris pour le côté geek de Javik. En même temps, un jeune homme dans la trentaine autant dire qu'il était pile dans la bonne génération quand les consoles sont sorties. D'ailleurs, il serait ravi de discuter avec Leon. Le nom du garçon n'était pas sans faire référence à un jeu vidéo de zombie également : Resident Evil. Un hasard ? Manque plus qu'elle lui dit qu'il y ait un Chris et une Claire dans les parages pour s'y croire. "Du moment qu'il a tout ce qu'il faut comme roman hormis des trucs à l'eau de rose, je pense que ça pourra me passionner un petit moment... Faudra que vous me présentiez ce fameux Leon !" Parler du passé n'est pas forcément positif, surement en ce moment. Mais les jeux vidéo c'étaient des histoires passionnantes, des heures d'acharnement et de réflexion pour en venir à bout. Même la fin du monde ne peut pas empêcher un gamer de parler de jeu.

Quant aux noix, il n'allait pas pouvoir y échapper. Mais s'il s'y attèle, il ne garantit pas que la noix soit entière. Il est censé abattre le marteau dessus sans tenir l'aliment ? Parce qu'en faisant ça, il risque de faire voler la noix à travers la pièce. Si encore ce genre de nourriture n'était pas rond mais carré, il n'y aurait aucun souci. "Je veux bien essayer, mais si on se retrouve avec de la charpie de noix, je ne veux pas être accusé, j'aurai prévenu !" confia-t-il en levant sa main valide en l'air pour montrer son innocence. Javik, innocent... on aura tout vu.

Finalement, il gagna la bataille contre Miria. Il allait pouvoir aller dehors. Dans sa tête, la chanson Hallelujah se mit à tourner en bouche en signe de victoire. Lawson gagne toujours ! De toute manière, il n'aurait pas lâché le morceau et aurait fini par la faire céder quoi qu'il arrive. C'est que c'est une sale bête quand il veut le ptit gars. Un sourire sincère sur les lèvres, il hocha la tête en signe de remerciement et de compréhension. Peu après, il s'affola un peu en remarquant qu'il n'avait pas la dog tag de son ami à son cou. La jeune femme remarqua sa panique et lui confia qu'elle avait bien trouvé le "collier" dans son sac. Ceci le rassura, il s'en serait vraiment voulus de perdre cet objet. Au final, le fait qu'ils aient fouillés dans ses affaires ne l'atteignit même pas. Tout ce qui comptait c'est que tout était là. La rouquine s'en va chercher son sac qu'il a hâte de retrouver. Il l'entend discuter mais n'entend pas clairement ce qui est dit. Par contre, il peut sentir l'odeur du lapin cuit flotter dans l'air. Bien qu'il n'ait pas eu plus faim que ça, cette simple odeur suffit à faire crier son estomac d'un gargouillis très peu sexy. Heureusement que Miria n'était pas là pour l'entendre. Finalement, elle revient avec le sac et deux assiettes. Dans un premier temps, il prend l'assiette qu'elle lui tend pour éviter qu'elle ne renverse tout. Dès que son sac est posé à portée, il fouille dedans. Non pas pour en vérifier le contenu, mais simplement pour retrouver la dog tag de Ash. Une fois qu'il parvient à la retrouver au fin fond d'une poche, il la passe autour de son cou. De la chance, il va en avoir besoin en ce moment !

Jav' ne s'était pas rendu compte que la jeune femme s'était assise sur le matelas, non loin de lui. Elle compte lui tenir compagnie à tous les repas ? Franchement, elle n'est pas obligée de faire ça. "Vous n'avez pas à vous sentir obligé de me tenir compagnie quand on mange. Je comprendrai que vous vouliez rester avec vos... vos amis..." supposa-t-il ne sachant pas si ce sont des amis, de la famille ou de parfaits inconnus. Regardant l'assiette encore fumante, il commence à manger le lapin. Celui-ci n'est pas mauvais malgré l'absence totale de sel. Voilà encore un truc tout simple de tous les jours qui pouvait vous pourrir la vie...Tout comme les herbes aromatiques qui auraient sublimé cette délicieuse viande. Pour le coup, elle était moins fameuse qu'elle aurait pu l'être. Mais avec la fin du monde et les semaines ayant passé, le jeune homme avait pris l'habitude de manger des choses fades. Sa sauveuse lui posa une question à laquelle il ne s'attendait pas. Ash. Surpris, il se stoppa, en fait, il était décontenancé pour tout dire. Tout un tas de souvenir lui revenait en tête, dont les derniers, la mort de son ami. Tristement, il baissa les yeux et posa l'assiette sur ses genoux, l'envie de manger lui étant tout à coup devenu lointaine. "C'était quelqu'un d'important pour moi. Sans lui, je ne serai pas l'homme que je suis aujourd'hui. C'était mon ami, mon frère, mon confident... le père que j'aurai aimé avoir..." Sans même s'en rendre compte, sa voix était devenue quelque peu tremblante et pleine d'émotion. Non, il ne pouvait pas en parler, pas maintenant, c'est trop tôt. Comme toujours, pour éviter les sujets un peu trop pénible, il lança un nouveau sujet, ne voulant absolument pas plus de questions sur Ash. "Un peu sec ce lapin..." lâcha-t-il s'en trop réfléchir. Tu parles d'un détournement de conversation et paye ton compliment à deux balles en prime.




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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyMar 3 Mar - 17:04

Bon, il n’a pas insisté, mais je ne doute pas qu’il n’en fera qu’à sa tête. Et je peux le comprendre. Je chercherais à me débrouiller toute seule aussi dans sa situation, ça m’emmerderait bien de devoir réclamer de l’aide à quelqu’un… Mais là, il ne s’agit pas de moi, donc je peux insister… Hypocrite moi ? Peut-être, mais c’est pour lui.

Et voilà qu’on se met à parler livres et jeux vidéos. Une conversation normale. C’est bizarre. Enfin pour moi. De pouvoir parler simplement de tout ça, il ne manque plus qu’une tasse de café et un muffin…Bon, d’accord, ça aurait pas été son genre à lui le muffin, mais on s’en fout. Oh seigneur rien que d’y penser, j’en saliverai. Franchement, t’as d’autres idées de génie ?
Lui présenter Léon ?

« Pas de romans à l’eau de rose, c’est noté, je devrais pouvoir faire sans.
Peut-être plus tard, pour le moment, ils ne sont pas… »
Je perds un peu mon sourire, fais une grimace et hausse les épaules. « … je vous les présenterais plus tard. »
Peut-être qu’ils s’entendront bien, qui sait… moi je sais déjà… Enfin non, s’il entame sur les jeux vidéos, Léon partira au quart de tour… oui, c’est peut-être pas une mauvaise idée, ils l’accepteraient peut-être… on verra.

Je ris toujours quand il me répond pour les noix.

« Je plaisantais. Elle se débrouille seule vous en faites pas. Je ne vais pas vous faire faire ce que moi je ne veux pas faire… Y a Jena pour ça… » Je me mords la lèvre et souris. « Non, c’est méchant. Elle est gentille. Ca l’occupe, et elle dit qu’elle est utile au moins à quelque chose. N’importe quoi. Comme si elle avait besoin de ça pour… »

Je secoue la tête, enchaînant sur ses sorties, sur lesquelles je lui concède, il n’a pas tord, il peut bien faire un tour dehors. Puis sur ses affaires, vu qu’il s’agit visiblement des siennes. Je vais donc chercher son sac, et reviens avec deux assiettes en prime. Je le regarde mettre le tag autour de son cou, tout en m’installant non loin de lui.
Je cligne des yeux, le pouce à moitié dans la bouche, mâchouillant mon lapin. Je secoue à nouveau la tête.

« Je ne me sens pas obligée. Si je le fais c’est que j’en ai envie. » Je rougis, et détourne les yeux. « Mais si vous voulez manger tranquillement, y a pas de soucis, je comprends. Vous voulez que je vous laisse ? »

Même si j’ai pas envie… Merde.
Mais avant même qu’il ne réponde, la question qui me taraude depuis qu’il l’a sorti du sac franchit mes lèvres. Ash, c’est qui pour lui ? Ouais, une deuxième fois les pieds dans le plat. Je détourne les yeux, qu’est-ce qui t’a pris ?
Avant de l’observer à nouveau, alors qu’il repose son assiette et se met à parler. Oui, il devait drôlement tenir à lui.
Je pose la mienne à mon tour, esquissant un sourire à sa nouvelle tentative de changement.

« Ca devait être quelqu’un de chouette. Je suis désolée que vous l’ayez perdu…
Et d’avoir posé cette question alors que je me doutais que…

J’ai perdu mon père aussi… »


J’inspire, les yeux toujours rivés sur lui. Ne sois pas triste à cause de moi s’il te plait.

« Je… Les autres à côté… ce n’est pas des amis. C’est ma famille… ce qu’il en reste du moins… mes frères et ma sœur. Mes petits frères et ma petite sœur…  
Vous aviez raison, on est un groupe de survivants… J’ai… »
tué le reste de notre famille. « … on a perdu nos parents et Alice avant la Grande Panique. Avant même que tout ça ne commence… enfin si ça avait déjà commencé, mais c’était… encore à l’état de rumeurs inquiétantes… Je… On… on ne savait pas. »

C’est comme ça que tu comptes lui faire retrouver son sourire ? En lui racontant tes malheurs ? T’espère quoi ? Qu’il s’apitoie sur ton sort ?
Non. Non, juste qu’il comprenne qu’il n’est pas le seul à avoir perdu quelqu’un. Que je comprends ce qu’il ressent. Ah… et toi, tu te sens mieux de savoir que d’autres ont subi la même chose ? … Non, juste être un peu honnête aussi avec lui. Je ne sais pas. Je détourne les yeux et regarde vers la porte, puis à travers la pièce.

« Ils n’apprécient pas trop que je vous ai ramené. Ni même que je vous ai sauvé.
Depuis le début, on évite les autres. Et vu que c’est moi qui ai toujours insisté là-dessus… que ce soit moi qui enfreigne cette règle, ils ont du mal à l’accepter…
Peut-être aussi parce que j’ai pu vous sauver vous et pas… »


Non, ça c’est moi qui m’en veux. J’espère qu’eux non. Ce serait… Je secoue la tête. Non, ne pleure pas. Tu n’as pas envie de ça.
Je sers les poings et déglutis. Mon regard revient vers lui.

« Je sais que du coup, vous devez plus avoir très faim. Mais si vous voulez sortir, vous devez manger. Je vais arrêter de poser des questions idiotes et déplacées. Je…
Mangez juste un peu s’il vous plait. Je vous laisse tranquille si vous voulez. Vous n’aurez qu’à sortir quand vous voudrez bouger. Je serais là. »

Pourtant je ne bouge pas. Je n’y arrive pas. Je veux juste le voir sourire à nouveau. Ne plus voir cette ombre, cette tristesse dans son regard.

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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyMar 3 Mar - 22:22

Pour ce qui est des autres membres du groupe, il finira peut-être par les voir un jour. C'est assez rare des gens aussi farouches. Dans les groupes qu'il avait réussis à intégrer par simple intérêt, les gens s'étaient souvent présentés à lui. Le fait qu'il ait une arme avait surement dû les convaincre qu'ils étaient entre de bonne main et qu'ils allaient survivre. Dommage pour eux, c'est le diable qu'ils avaient rencontré. Javik n'étant resté avec d'autres personnes uniquement pour une question de survie. Le fait que là, il ait été sauvé par Miria devait surement changé les choses. D'homme fort, son image avait dû descendre à faible victime impuissante. Arf, cette idée ne lui plaisait pas du tout. Il n'a rien d'une proie, logiquement c'est lui le prédateur. Va falloir changer tout ça très rapidement.

Pour ce qui est des noix, il allait y échapper et sincèrement, il en était content bien qu'il n'affiche pas ce fait sur son visage. C'est vrai, il n'avait pas vraiment envie de servir d'esclave. C'est donc sans pitié pour la fameuse Jena qu'il apprit que cette tâche ne lui était plus imposée. Quand à comment pouvait se sentir cette fille, ce n'était pas ses affaires. Le fait qu'elle puisse se sentir inutile ou utile... Hey, il est pas assistant social, c'est pas ses affaires et puis Javik préfère penser à sa petite personne plutôt qu'aux autres.

Miria décida de rester manger avec lui. Si ça peut lui faire plaisir. Lui ça lui importait peu. Seul ou avec quelqu'un ça revient un peu au même. Finalement, seul aurait certainement été mieux, ça lui aurait évité de trop penser à Ash. Cette pauvre fille venait de mettre les pieds dans le plat en posant la question. C'est hors de question qu'il raconte toute l'histoire de son ami. De toute manière, ça ne la regarde pas et il n'est pas du genre à s'étaler sur ses sentiments. Ce n'est que très distraitement qu'il entendit les quelques mots qu'elle prononça. Pour compatir, elle indiqua avoir perdu son père. Ah ouais... dommage pour elle. Ce n'est pas avec la mort d'un parent qu'elle va le toucher. Disons que les figures parentales n'ont pas un grand intérêt pour lui. Les souvenirs qu'il a de son père et de sa mère sont assez mauvais, non ils sont désastreux et il espère fortement qu'ils soient mort comme des chiens, c'est tout ce qu'ils méritaient. Alors, ça peut être assez étrange d'imaginer Ash comme un père, disons qu'il était une sorte de figure paternel à sa manière. La jeune femme continua de parler, indiquant que les personnes qui étaient avec elle n'étaient autres que ses frères et sa soeur. Ceci peut expliquer pourquoi ils ont l'air aussi farouche envers lui. "On a tous perdu quelqu'un. Arrêtez de vous flageller pour ça ! J'ai perdu deux de mes amis et s'en vouloir ne les ramènera pas à la vie," déclara-t-il presque durement. C'est vrai à quoi bon s'en vouloir, ce n'est surement pas sa faute s'ils sont morts. Tandis que du côté du groupe de Javik, si tout le monde aurait été plus vigilant... ce groupe de zombie aurait pu être évité. "Estimez-vous heureuse, vous avez encore des membres de votre famille avec vous !" lui fit-il remarquer. "Alors que moi...je suis seul, je n'ai plus personne... j'ignore si le reste de mes amis est encore vivant." Est-ce que ces mots étaient censés la rassurer ? Oui et non. En fait, il voulait juste lui faire comprendre que malgré ce qui avait pu lui arriver, elle n'était pas dans la pire des situations.

Par la suite, il fut un peu surpris d'apprendre qu'à la base c'est elle qui refusait de se joindre aux autres. Juste en la voyant avec lui, le soigner, s'occuper de lui, venir le voir... il n'aurait pas imaginé que cet ordre puisse émaner d'elle. "Vous enfreigniez vos propres règles... j'aime beaucoup votre style, Miria !" annonça-t-il en pouvant percevoir une part de lui-même dans ce genre d'attitude. Quoi que lui donne assez rarement les ordres, en général il les conteste et n'en fait qu'à sa tête. Oui, c'est un peu différent, mais on remarquera une certaine similitude tout de même. Contrairement à ce qu'elle pense, il va finir son assiette. Certes, il n'a plus aussi faim que tout à l'heure, mais il sait ce que c'est de ne pas avoir à manger pendant plusieurs jours. "Je vais la finir, pas d'inquiétude. Qui sait quand on pourra se mettre de nouveau quelque chose dans le ventre !" déclara-t-il avec un sourire légèrement compatissant. Il reprit son assiette dans le but de la terminer. Son visage était toujours un peu sinistre à croire que la conversation lui avait fait perdre son optimiste du moment. Mais ça reviendra, il faut juste lui laisser du temps. Bien qu'il soit fort, lui aussi a le droit d'avoir des faiblesses. N'oublions pas également qu'il s'est fait tabasser et que la défaite et typiquement le genre de choses qu'il a du mal à accepter.

Son assiette terminée, il la posa à côté de lui sur le matelas et ne tarda pas à faire son possible pour se lever. Il venait de manger et n'avait pas envie de rester là assit sur ce matelas toute la journée. Peu-importe si elle râle, il n'a pas l'intention d'obéir de toute manière. "Si vous avez fini, on peut sortir ? J'ai besoin d'air !" demanda-t-il doucement en espérant qu'elle comprenne son besoin de s'aérer l'esprit.

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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyMar 3 Mar - 23:24

J’ai jamais été douée pour tout ça… bon, faut dire que je n’avais jamais trop chercher à m’améliorer, vu à quel point j’étais mal à l’aise dans tout ce qui touche de près ou de loin au relations sociales…
Mais j’avais que je fais fort pour le coup. Il a déjà gentiment détourné la conversation une première fois quand j’ai demandé pourquoi il était seul et qu’il m’avait rapidement parlé des amis qu’il avait perdu. Mais non, une deuxième question franchit mes lèvres.
Et je ne peux m’empêcher d’en rajouter en parlant de moi.
Et ok, il s’en fout. Ou il ne veut pas en parler, ce que je peux comprendre. Mais en même temps, même si je me doutais, il n’est pas obligé de me répondre de la sorte. Je détourne les yeux, rougissant à nouveau. Je sais bien tout le monde a perdu quelqu’un. Je sais bien que ça ne les ramènera pas à la vie. Mais Alice, si j’avais réagi…  je la vois encore s’approcher, les intestins pendants le long de ses jambes…
Je tourne la tête vers lui. Et je sais bien que j’ai encore de la chance de les avoir.

« Oui, vous avez raison. J’ai de la chance. Je le sais. » Le corps d’Alice étendu à terre, mon coup ayant emporté la moitié de son crâne. Je ferme les yeux.
« Vous êtes encore en vie. S’ils vous ressemblent, ils le seront aussi. S’ils sont moins idiots… » Je le regarde en esquissant un sourire. « Et pour le moment, vous n’êtes pas seul. Vous êtes avec nous.
Oui, je sais... ça ne remplace pas vos amis... mais ... vous n'êtes pas seul. »


Et j’essaie de lui expliquer que ça va être compliqué de lui faire rencontrer les autres.
Je ne peux m’empêcher de sourire à sa remarque. Ça doit bien être le seul à trouver ça cool que je ne suive pas mes propres directives. Même moi je ne suis pas sûre que… Si, ne revenons pas dessus, il serait mort.
Il me confirme qu’il va manger. Bien sûr. Plus personne ne passe à côté d’un repas, quelles que soient les circonstances. J’hausse les épaules.

« Il suffit de savoir regarder autour de soi. Il y a toujours des baies, des plantes, des racines qui se mangent. Bon, ça ne nourrit pas des masses, mais c’est mieux que rien… Et des lapins. Des tas de lapins.
Faut juste s’y connaître et avoir le temps… c’est ce qui manque le plus, le temps… »


Je le regarde terminer son assiette, heureuse de le voir manger, et en profite pour finir la mienne également. Mais il n’a toujours pas ce petit sourire. Merde. Je lui ai fait perdre. Ce n’est pas malin, je l’aime bien son sourire.
Grignotant les dernières noix qui traînent, je l’observe en train d’essayer de se lever. Plutôt que de demander… mais c’est amusant à voir du coup. Bon, non, ce n’est pas gentil pour lui, mais sérieusement, il galère quand même.

Je le regarde, essayant de ne pas sourire. Oui, je le comprends. Même si aller dehors avec moi ne devait pas le réjouir plus que ça. J’hoche la tête, récupère son assiette et me lève.

« Je vais juste récupérer mon arme et j’arrive. »

Je sors, non sans laisser la porte ouverte, faut pas exagérer, et rejoins les autres. Il ne reste déjà que John. « Ils sont partis à la rivière, plus haut. » Oui, tant que ce n’est pas au même endroit… Je pose les assiettes sur le côté, et vais récupérer mon arme, avant de regarder Javik sur le pas de la porte.

Je lui souris et m’approche, pour l’aider à marcher, plaçant mon arme de l’autre côté.

« Allez on est partis. Pas trop vite. Pas pour vous, pour moi. Vous êtes lourd pour moi...  »

Oh si, je peux me permettre. Avec tout ce qu’il me lance, ce n’est pas une petite phrase de ma part qui va me faire reprendre le dessus. Et c'est gentil.
On sort de la cabane. John n’est plus là, mais bon, je suis sûre qu’en regardant en lisière autour, je le trouverais. Et je le comprends. Pas tant que Javik puisse actuellement être dangereux, mais si quelqu’un arrive, j’aurais du mal à faire quelque chose. Et quelques secondes, c’est du temps précieux…
Je l’emmène sur la droite, c’est plus plat de ce côté-là.

« Ça va ? Si vous fatiguez, on stoppe un peu… » Je me dirige vers un arbre. « D’ailleurs, on va s’arrêter un peu, avant que je ne sois bloquée du dos. »

Je le pose doucement contre l’arbre et lui souris.

« On reprendra après si tu veux bien. C’est déjà mieux que l’intérieur de la cabane non ? »

Je regarde autour de nous, tout en m’étirant et en faisant craquer mon dos. Oui je l'ai tutoyé, non, je n'y ai pas prêté attention.
Bon, le truc maintenant, c’est de trouver quelque chose à dire… ou pas… après toutes mes superbes observations…

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MessageSujet: Re: Flash Back : Us [Livre I - Terminé]   Flash Back : Us [Livre I - Terminé] EmptyMer 4 Mar - 0:47

Javik venait de tenter de lui faire comprendre la chance qu'elle avait de ne pas être seule. Sa famille est avec elle, aujourd'hui ça doit être le cas pour peu de gens. Certes, elle a perdu ses parents et sa soeur, c'est vraiment déplorable. Mais quand elle a toujours des gens sur qui compter et des gens qui comptent sur elle. Pour le braqueur ce son juste des amis et il ignore s'ils sont encore en vie. Certes, ça fait de longues années qu'il les connait, surtout Danny. C'est une sorte de famille, mais les liens aussi forts qu'ils puissent être entre eux, n'atteignent peut-être pas ce qu'on peut avoir quand il s'agit de sa vraie famille. En fait, il ne peut pas savoir. Ses parents ne l'ont jamais aimé, il n'a jamais eu de frère ou de soeur. Tout ce qui touche à la famille est assez étranger pour lui. Le commentaire de Miria sur les amis de Javik lui provoqua un petit haussement de sourcil. Idiot. Non, il n'est pas idiot. Si l'un des trois se trouvait dans la même situation que lui, il y en a bien deux qui se retrouvait dans la même situation. Spoon est encore plus bagarreur que Javik, il aurait foncé dans le tas en gueulant, Danny n'aurait pas été du genre à se laisser faire, mais il reste assez diplomate en général. Quant à Cooper, lui il aurait trouvé le moyen de se barrer sans se faire attraper. "Ouais, ben ils sont mal barrés dans ce cas..." Le réconfort de la jeune femme était tout de fois sympathique. Il parvint à sourire, mais c'était loin d'être le genre de sourire radieux et plein de vie qu'il pouvait faire en général.

Contrairement à ce qu'elle pouvait penser, la nourriture est plus difficile à trouver. La nature peut-être généreuse encore faut-il la connaitre. Javik n'est pas un fin connaisseur des champignons, des baies ou autres conneries du style. Il ne se risquera pas à cueillir un champignon en prenant le risque qu'il puisse être mortel. Son truc c'est plus de fouiller les endroits qu'il découvre en espérant que la chance sera de son côté. Dans le meilleur des cas, il peut chasser, non pas qu'il l'ait déjà fait par le passé, mais il est plutôt bon tireur. "C'est justement ça le problème, il faut s'y connaitre !" confirma-t-il en ne s'imaginant pas du tout se plonger dans un livre sur les plantes pour apprendre ce qui est bon à manger ou pas.

Alors qu'il est débout, elle s'en va chercher ses affaires. Malgré tout, il ne reste pas là à l'attendre, il avance tout doucement vers la porte en s'aidant du mur pour maintenir son équilibre. A son retour, il passa son bras valide autour des épaules de la demoiselle pour avoir un appuie et marcher plus facilement. Leur allure est assez lente, il faut dire que Jav' est plus grand et plus lourd qu'elle. Un peu après, elle demande une petite pause et il la laisse tout en se tenant à un arbre. Retrouver l'air frais lui fit le plus grand bien. L'air sur son visage lui redonna le moral. Au moins, il n'avait plus l'impression d'être une sorte de handicapé en étant dehors. "On peut rester là un moment. Je crois que je vais m'asseoir d'ailleurs !" confia-t-il en se laissant glisser sur le tronc pour se retrouver le derrière sur le sol. Un oiseau n'était pas très loin en train de chanter, la nature suivait son cours ne s'intéressant même pas à ce qui arrive à l'humanité. En même temps, la nature doit se porter bien mieux depuis ce début d'apocalypse. "Je suppose que maintenant c'est le retour au moyen-âge... ou à l'âge de pierre... Sincèrement, c'était pas tellement mes périodes préférées de l'histoire !" remarque-t-il pour faire la conversation, c'est signe que son moral est de retour et qu'il ne veut plus se morfondre pour le moment. "Si j'aurai pu choisir, je crois que je serai retourné à l'époque des Cow-boy ! Le Far West dans toute sa splendeur... Mais j'suis pas sûr qu'on ait les moyens technologiques pour... le jour où on verra un train à vapeur circuler de nouveau sur les rails n'est pas arrivé... Enfin, on pourra se contenter des chevaux..." Les chevaux ! En voilà, une bonne idée pour se déplacer. Encore faut-il en trouver et savoir monter sur l'un de ces fichus canasson ce qui n'est pas le cas de Lawson. "En fait... c'est nul, je ne sais même pas monter à cheval ! Je crois que je vais me contenter de tester les voitures sur ma route afin de voir si elles ont de l'essence et une batterie qui marche !" Il ramassa un petit caillou sur le sol et le lança devant, le plus loin possible pour s'occuper un peu à la manière d'un enfant. "Et toi, Miria ?" demanda-t-il en utilisant le tutoiement vu qu'elle avait fait de même. De toute manière, ils sont jeunes et elle l'a soigné, le vous n'est peut-être plus de rigueur. "A quelle autre époque tu aurais aimé vivre ?" En même temps qu'il posa la question, il tenta de deviner sa réponse. Vu son caractère, il aurait dit au temps des rois de France. Il aurait bien imaginé à la cour du Roi, pourquoi pas une princesse. Oui, c'est une époque qui lui conviendrait bien, avec les robes bouffantes et les corsés trop serrés.

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Les règles morales sont, chez l'être doué de raison, l'équivalent pratique des règles de l'instinct. Seules elles permettent la survie.
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Javik Lawson

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