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Difficile d'appeler au secours, Quand tant de drames nous oppressent. [Livre I - Terminé]
MessageSujet: Difficile d'appeler au secours, Quand tant de drames nous oppressent. [Livre I - Terminé]   Difficile d'appeler au secours, Quand tant de drames nous oppressent. [Livre I - Terminé] EmptyMer 6 Mai - 23:24

Arrivée sous peu au camp, je m'engageais déjà dans des expéditions à haut risques et en petit comité. Étais-je cinglé ou suicidaire ? Je commençais de plus en plus à penser que j'étais les deux.
Cette mission ayant pour but de nous ravitailler m'avait bouleverser, tout le temps où nous nous étions retrouvé là bas j'avais fait bonne figurer, essayait de positiver, de me changer les idées pour ne pas voir la mort. Mais une fois sortie d'affaire, j'avais bien vite déchanté, la montée d'adrénaline disparaissant pour ne laisser que le vide.

Et puis je m'étais retrouvée là, finalement, au milieu de ce village en ruine. Seule. Je voulais être seule, je voulais disparaître, ou plutôt je n'avais plus la moindre idée de ce que je voulais ... Bien sur il y avait des gens dans les alentours, maintenant il y avait toujours quelqu'un pas loin, mais je ne voulais voir personne. Enfin, ceux que je voulais voir ne risquais pas de se pointer ici, et s'il se pointaient tout de même ils devraient être abattus au vue de leur état.
Et j'avais remis ça. De nouveau j'avais mis des vies en danger, Pelleas et Alicia aurait pu mourir parce que j'étais une incapable, nous avions eu de la chance, mais combien de temps faudrait-il avant que quelqu'un meurt à cause de moi ? Encore ...

Remplie de colère, de désespoir, et d'un tas de sentiments néfastes, je errais au milieu de ce village, jusqu'à ce que j'implose et colle mon poing dans ce qui semblait avoir était un arbre vaillant fut un temps. La douleur monta en un instant, comme un choc électrique, et je me laissais glisser le long de ce fameux arbre. Les larmes ne mirent que quelques instants à monter dans mes yeux, je n'avais rien à faire dans ce monde, je n'y avais pas ma place, et j'avais trop sacrifié pour en faire encore partie. La vie m'en avait trop pris ... Mais que faire ? Abandonner, laisser tout ces morts avoir était inutile ? Il était mort parce que j'avais fuis, fuis pour obéir, puis pour tenter de les sauver, et j'avais survécu parce qu'en disparaissant ils ne m'avaient pas freiné. Comment vivre de cette façon ?

Et depuis le début de toute ces conneries, depuis que j'avais du prendre la route seule, je m'étais promis de ne pas m'attacher, de ne pas "m'encombrer", et qu'est-ce que j'étais entrain de faire ? De nouer des liens, d'apporter ma poisse aux autres personnes ici qui m'ont accueillis à bras ouvert ...

Voilà à quoi je m'étais réduite, à être forte en apparence, mais à totalement m'effondrer par la suite. J'étais même pas foutu de tuer un de ces foutus zombies ! Nan mais sans déconner qu'elle intérêt y avait-il à ce que je survive ?
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MessageSujet: Re: Difficile d'appeler au secours, Quand tant de drames nous oppressent. [Livre I - Terminé]   Difficile d'appeler au secours, Quand tant de drames nous oppressent. [Livre I - Terminé] EmptyJeu 7 Mai - 9:00

Le réveil est plutôt rude ce matin. Sommeil difficile, comme les autres jours, comme tout le monde. Plus aucun survivant ne peut se permettre d'avoir un sommeil réparateur, à moins qu'il y ait quelqu'un de confiance qui monte la garde... Mais c'est plutôt rare. On est donc condamné à dormir avec un œil ouvert, toujours prêt à réagir face aux zacks qui pourraient débarquer à tout moment. Et quand par bonheur le sommeil vous tend enfin les bras, c'est pour vous amenez dans les pires cauchemars jamais imaginés. Mais le réveil est souvent bien pire, puisque c'est le moment où on réalise que le cauchemar est tout ce qu'il y a de plus réel. Quel joyeux quotidien, en même temps personne n'a dit que survivre à une apocalypse de type zombiesque était une partie de plaisir...

Je me lève, et jette un œil par la fenêtre. Rien, calme plat. Je range mon couteau dans ma poche et passer ma main sur la nuque raide qui était douloureuse. La prochaine fois, je mets au moins un tapis sous moi, le sol c'est décidément la meilleure façon d'avoir des courbatures partout... Depuis la perte de ma femme et de mon fils, j'ai été recueillis par un groupe de survivants, mais j'ai du mal à m'intégrer pour le moment.. Je pousse le placard que j'avais mis en travers de la porte pour empêcher toute intrusion, et je sors me dégourdir un peu. Je traverse les rues du villages prudemment, en essayant toujours de passer le plus loin possible des zombies qui se trouvaient dans mon champs de vision. Je me dirigeais vers la pompe à eau. Avec la pluie automnale, le puits était à nouveau en train de se remplir. J'asperge ma figure d'un peu d'eau fraîche, ce qui a le mérite de vraiment me réveiller et de remettre mes idées en place. Cette nuit a été vraiment difficile, et j'avais le cœur lourd ce matin...

Je ne veux pas broyer du noir, la nuit est faite pour ça, le jour appartient aux vivants. J'avance dans la rue à la recherche d'une maison à fouiller afin de trouver de quoi manger. Je ne veux pas profiter de la nourriture du campement étant donné que je n'ai pas aidé, je ne vois pas pourquoi j'en prendrais. Soudain je vois quelqu'un, un vivant je crois. Je me précipite derrière la carcasse d'une voiture carbonisée et observe. C'est une jeune femme qui d'abord en colère se défoule contre un arbre, puis se laisse glisser le long du tronc avec un air de désespoir intense. J'ai fait la même chose qu'elle. Mes mains s'en souviennent et les troncs d'arbres aussi. Je voudrais bien me laisser aller à nouveau, laisser ma peine sortir et hurler ma rage, que la souffrance contenue s'échappe un peu. Mais j'avais décidé que je ne devais plus me laisser aller à de telles pensées. J'étais coupable, par ma faute, mon fils et ma femme avaient trouvés la mort. Je ne méritais pas plus de survivre qu'eux. Mais puisque j'étais toujours chez les vivants, je devais si ce n'est pour moi, au moins en leur mémoire, tout faire pour survivre. Ne pas renoncer, c'était mon combat.

Le seul zombie du coin a tourné au bout de la rue. La voie semble libre. Je m'avance plus près de la jeune femme. Je me rends compte que c'est Flora. C'est une des survivantes du groupe qui m'a accueillis. Pour le moment, il n'y a qu'elle qui a vraiment pris la peine de discuter un peu avec moi. Les autres sont beaucoup plus renfermés. Cela dit ça se comprends, pas facile de discuter avec un parfait inconnu par des temps si sombres. C'est elle qui m'a fait une visite guidée du camp de fortune et qui m'a fait savoir que si j'avais besoin de quoi que ce soit, je pouvais lui demander. Bon après évidemment, nous sommes toujours des inconnus l'un pour l'autre et il y a toujours une distance, une sorte de barrière qu'on met tous entre nous, pour se protéger, pour éviter de s'attacher, pour ne pas souffrir davantage. Mais quoi qu'il en soit, j'ai apprécié son geste, cette jeune femme a été amicale, et agréable, ce qui ces temps-ci se fait très rare.

Je m'approche, je ne veux pas m'imposer, c'est peut être un moment qu'elle eut pour elle. Mais je préfère m'assurer qu'elle tient le choc malgré tout, si elle ne veut pas de moi, elle me le dira et je partirais. J'approche, et finalement.. Les mots me manquent... Des larmes roulent lentement sur ses joues. Un « ça va ? » serait idiot. Finalement, je me rends compte que je ne sais pas du tout quoi dire... Elle lève les yeux vers moi. J'esquisse un faible sourire, puis je m'assois à côté d'elle. Au bout de quelques secondes de silence, je me lance.

« Tu sais Flora, si t'as besoin de quoique ce soit, tu peux aussi me demander. »

Je savais qu'elle avait fait un raid, et j'imagine que c'était la cause de son chagrin. Je n'aime pas parlé de ce qui me fait souffrir, mais Anya réussissait toujours à force de patience et de volonté à me faire parler, et au final, ça me faisait un bien fou. Peut être que la jeune femme avait juste besoin de vider son sac ? Et si c'était le cas, je voulais bien l'écouter.

« Le raid ne s'est pas bien passé ? »
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MessageSujet: Re: Difficile d'appeler au secours, Quand tant de drames nous oppressent. [Livre I - Terminé]   Difficile d'appeler au secours, Quand tant de drames nous oppressent. [Livre I - Terminé] EmptyJeu 7 Mai - 10:20

J'étais peu attentive à l'environnement qui m'entourait, c'était un énorme risque pour ma survie, un zombie pouvant me tomber dessus à n'importe quel moment, mais au moins il n'y avait que ma vie que je mettais en danger. Je ne l'avais donc pas entendu s'avancer dans ma direction, et n'avais remarqué sa présence que lorsqu'il avait été proche.

Levant les yeux vers la personne qui venait troubler un moment de faiblesse ultime, je reconnu sans mal Azraël. Le premier jour où je l'avais rencontré, il m'avait paru sympathique, bien qu'assez fermé à la discussion. Ça ne m'avait pas empêcher de l’accueillir dans ce groupe, je connaissais l'importance du geste amical. Il y a peu, Pelleas lui même m'avait tendu la main, me permettant de rejoindre le groupe et de me resocialiser un peu. En ces temps de chaos, nous avions plus que jamais besoin de gentillesse, ou en tout cas c'était ce que moi je pensais. Tant qu'être gentille ne voulait pas faire confiance, je pouvais l'être.

Et surtout, il n'avait pas ce regard rempli de reproche, le genre qui vous fait vous sentir encore plus mal. Non il ne venait pas vers moi parce que ça lui plaisait de voir souffrir les autres, ou pour me faire des reproches quant aux derniers événements. En tout cas il n'en donnais pas l'air, et quand, toujours en silence, il vint s’asseoir à côté de moi, j'étais rassurée d'en être persuadée. Il rentrait définitivement dans la catégorie "Pas hostile".
J'avais du mal à calmer mes larmes, ce qui était souvent le cas quand les nerfs lâchaient. Et j'avais du mal à porter mon regard sur lui, parce que je n'aimais pas celle que j'étais en cet instant, je n'aimais pas l'image que je renvoyais quand j'étais dans cet état. Qui aime montrer ses faiblesses ?

Quand Az' ouvrit finalement la bouche, je découvrais que mes paroles passés l'avaient sans doute plus touchée que je ne le pensais. Beaucoup disait cela sans vraiment le penser, comme le serveur qui vous le dit pour avoir un pourboire à la fin, mais j'avais toujours était comme ça, j'avais besoin d'être gentille avec les autres pour ne pas devenir un monstre tel que Naomi, je voulais rester moi même malgré les événements ... Je hochais donc la tête, en ce moment tout ce dont je pouvais avoir besoin, il ne l'avait pas. En tout cas c'était ce que je croyais, jusqu'à ce qu'il me demande pour le raid et que je me rende compte que j'avais terriblement besoin d'en parler à quelqu'un.
La gorge nouée, je prenais enfin la parole, le regard perdue dans l'horizon chaotique qui se dessinait face à moi.

« On est en vie, beaucoup diraient que c'est déjà pas si mal ... Mais je n'avais rien à faire là bas, je n'ai pas les compétences pour ça, ils auraient pu mourir à cause de moi ... Je ne veux plus que des gens meurt par ma faute.»

Les larmes roulaient de plus belle sur mes joues. Je savais que mon interlocuteur pouvait comprendre, je ne voulais pas réveiller en lui de mauvais souvenirs, mais j'étais persuadé qu'il avait perdu beaucoup, sans doute même plus que moi. Je pouvais me tromper bien sur, mais ça se sentait dans sa façon d'être fermé au monde. Nous ne nous fermions pas tous aux autres de la même façon, mais je trouvais qu'il me ressemblait. Empreint à discuter et être sympathique, mais renfermée pour cacher des pertes pesant un poids impensable dans nos esprits. Combien de nous était condamné à ça ? A se terrer dans des retranchements pour dissimuler les peines, mais aussi la culpabilité ...
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MessageSujet: Re: Difficile d'appeler au secours, Quand tant de drames nous oppressent. [Livre I - Terminé]   Difficile d'appeler au secours, Quand tant de drames nous oppressent. [Livre I - Terminé] EmptyJeu 7 Mai - 11:08

Flora avait ce regard dans le vide, ce regard perdu que je connaissais par cœur.

« On est en vie, beaucoup diraient que c'est déjà pas si mal ... Mais je n'avais rien à faire là bas, je n'ai pas les compétences pour ça, ils auraient pu mourir à cause de moi ... Je ne veux plus que des gens meurt par ma faute.»

Elle prenait la parole, mais on sentait que chaque mot était douloureux à prononcer. J'écoutais attentivement. Effectivement, être en vie me paraissait être un bon début. Mais vivre complètement brisé … Par les remords ? Par la culpabilité ? De toute manière en ce moment personne ne vit, on survit juste. C'est la seule solution. J'entendais « rien à faire là bas » , « pas les compétences pour ça », « mourir », « par ma faute ». Je serrais la mâchoire, et le poing par la même occasion. Je sais trop ce que ce « par ma faute » entraîne dans un esprit. Mais je ne vais pas lui parler de mon expérience, ce n'est pas de moi qu'il s'agit.

"  Ils auraient pu... Mais ils sont bien vivants n'est-ce pas ? Tu n'as pas à te flageller parce que tu n'as pas les compétences de combat qu'il faudrait. On est pas tous né en mode guerriers sanguinaires. Il faut apprendre à le devenir, et ça met du temps. "

Je regardais la maison dont le toit avait brûlé de l'autre côté de la rue. La façade carbonisée montrait la force du brasier qui avait avalé dans les flammes une bonne partie du mur.

"Et en attendant, tu as d'autres qualités utiles pour la survie et tu peux aider toi aussi les autres... Juste d'une manière différente... "

Je pris une profonde inspiration...

"La seule façon que quelqu'un meurt par ta faute, c'est qu'il soit sous ta responsabilité et que malgré ça, il meurt. Là oui, ce serait de ta faute. As-tu quelqu'un sous ta responsabilité ? Si ce n'est pas le cas, ne te tourmente pas trop. "

Cette phrase était à mes yeux la plus stricte vérité, elle ne pouvait pas être responsable de la mort de personnes qui veulent la protéger. Ils sont grands, chacun sait ce qu'il fait, sauver ou protéger quelqu'un c'est toujours à ses risques et périls, mais c'est un choix. Pas le choix du sauvé, non e choix du sauveur. Et si ça se passe mal, ce n'est pas de la faute de Flora. Non... Dans mon cas, c'était une autre histoire...  Mais je voulais revenir à elle. Son regard était toujours perdu dans le vide, mais elle avait réussi à stopper ses larmes. Puis nouveau sanglot. Je me sentais vraiment mal pour elle, j’espérais l'avoir un peu aidé, mais finalement quelque chose m'avait peut être échappé...

" Le raid s'est si mal passé que ça ? "


Dernière édition par Azraël Foster le Jeu 7 Mai - 12:46, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Difficile d'appeler au secours, Quand tant de drames nous oppressent. [Livre I - Terminé]   Difficile d'appeler au secours, Quand tant de drames nous oppressent. [Livre I - Terminé] EmptyJeu 7 Mai - 12:40

L'esquisse d'un sourire se dessine sur mon visage, triste certes mais un sourire est un sourire. J'étais clairement bien loin d'être né en mode guerrière sanguinaire, petite fille de classe aisée, j'avais grandis en faisant de la danse, mes devoirs correctement et en me tenant droit à table, pas en me battant ... Qui aurait pu penser qu'il aurait mieux valu m'apprendre à me battre plutôt qu'à être soignée et cultivée ? Personne ne pouvait s'attendre à tout cela, personne ...
Seulement, je n'avais pas cherché a devenir une combattante durant les dernier mois, j'avais usé de tout les stratagèmes possible pour éviter le combat, et j'avais eu énormément de chance, alors qu'en groupe ça ne marchait pas de la même façon, ma façon de survivre était dépassé.

Malgré toute ces trouilles qui me rongeaient, j'écoutais Azraël comme la voix de la raison. Le fait qu'il ait surement presque le double de mon age pouvait sans doute aider à cela. Bien sur nous avions tous la même durée d'expérience à cette saloperie qui contaminé le monde petit à petit, mais depuis la nuit des temps, n'avions nous pas pour habitude d'écouter les plus vieux ? Et puis, j'avais besoin d'enfin pouvoir parler un peu avec quelqu'un, la solitude m'avait poussé à intérioriser bien trop de choses, et il fallait que j'entende un autre point de vue que le mien.

Son "discours" avait des similitudes avec celui d'Emily, elle aussi m'avait dit que j'avais des qualités différentes qui pouvait tout autant servir, mais ça m'avait aussi tellement desservie de ne pas être capable de vraiment me battre.

« Oui ils sont vivants, mais le seront-ils la prochaine fois ? ... Je ne veux pas que ma survie dépendent des autres, mais je ne veux pas l'inverse non plus. La seule véritable qualité est celle de se battre, les autres ne nous sauve pas ... »

Au fond, quelque part, je devais bien savoir qu'il avait raison, on ne peut pas tous servir de la même façon, mais durant ce raid j'avais une nouvelle fois vu tout ce qui aurait pu arriver par ma faute, j'avais pris le risque de perdre du temps alors qu'une horde arrivé sur nous, j'avais fait du bruit, était incapable de tuer un zombie, et tout ça m'effrayé au plus haut point. Depuis que j'avais rejoint le groupe, j'arrivais a peu près à dormir dans les limites du possible, mais pas cette nuit, je n'avais pas fermé l'oeil un seul instant.

« Oh non, je n'ai et n'aurais jamais plus personne sous ma responsabilité ...»

Bien qu'il ne l'ai jamais strictement était, mais une grande sœur protège la plus petite non ? Tout comme elle protège ses amis au lieu de fuir. Je ne voulais plus jamais vivre ça, mais pourtant je m'attachais aux gens, ou tout du moins au fait qu'il faille qu'ils survivent s'il menaient une mission avec moi. Je n'étais pas quelqu'un capable d'abandonner des êtres humains sans le moindre remords, je refusais de sacrifier les autres pour être sur de survivre. J'avais conscience que la vie n'était pas toute rose, mais ce qu'on m'avait fait à moi, je ne voulais pas le faire à d'autre, il en était hors de question, plutôt mourir que de devenir une s*lope sans cœur.

Il y avait tellement de chose qui se bousculaient dans mon esprit, le raid n'était qu'un nouveau déclencheur. Au vue de la question d'Az', il devait d'ailleurs s'en douter. Parce qu'il suffisait de parler un peu a Alicia ou Pelleas pour savoir que ça ne s'était pas si mal passé que ça, on avait eu quelques frayeurs, mais comme je l'avais dis, on était en vie.

« Non ... Pas mal à ce point ... Mais c'est la goutte d'eau de trop ...»

Une goutte dont je me serais bien passer, bien que je sache que plus je survivrais, plus je vivrais ce genre de situation.
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MessageSujet: Re: Difficile d'appeler au secours, Quand tant de drames nous oppressent. [Livre I - Terminé]   Difficile d'appeler au secours, Quand tant de drames nous oppressent. [Livre I - Terminé] EmptyJeu 7 Mai - 13:27

La jeune blonde esquisse un très léger sourire lorsque je parle de tueur sanguinaire. Puis elle le perd et prend un air plus sérieux. Elle ne souhaite pas que sa survie puisse se faire au dépend des autres. Ce que je conçois bien sûr, il faut apprendre à se débrouiller aussi mais y a pas de mal à s'entraider. Cependant, je ne suis pas d'accord avec elle, si la seule qualité valable était celle de se battre ça se saurait. Même le meilleur combattant du monde, s'il n'est pas discret, risque de ne pas s'en sortir face à une horde de zombies. Même la femme la plus intelligente du monde qui décide de rester à l'écart des zacks et préfère rester seule peut péter un câble à tout instant et devenir complètement folle... Personne n'est à l'abri, pour survivre, il faut un mélange de qualités : la discrétion, la force, la persévérance, le réalisme, la prudence, l'intelligence, le sang-froid, le courage et j'en passe.. Je ne connais pas une seule personne qui fasse preuve de tant de qualités à la fois. C'est pour ça qu'en groupe, on est plus fort, chacun apporte sa qualité ce qui renforce alors davantage les chances de survie de chacun.

« Oh non, je n'ai et n'aurais jamais plus personne sous ma responsabilité ...»

Il semble qu'elle non plus n'a pas pu protéger quelqu'un qu'elle aimait. J'imagine qu'on a tous au moins une personne de notre entourage. Et si on avait personne à qui tenir ? Est - ce que ce serait plus facile à vivre ? Non, je ne pense pas...
Avec des « si » on peut refaire le monde, d'ailleurs j'ai passé des jours entiers à refaire ma vie. Et « si » on avait rejoint Nathanaël avant de partir vers Coaticook ? Et « si » j'avais porté James sur mon dos quand on s'est fait attaqué ? Et « si » 'avais réussi à tuer ces trois zombie pour aider ma femme ? Et si... Ou plus simplement encore, et si ce putain de virus de merde n'avait pas frappé notre planète ?! Je comprenais sa douleur, elle était tout à fait légitime. Aussi je ne faisais aucune remarque sur le fait qu'elle ne veuille plus être responsable de personne. Si on me demandait d'être responsable de quelqu'un, je serais mort de peur à l'idée d'échouer. A ma dernière question, elle s'adoucit un peu, comme relativisant.

« Non ... Pas mal à ce point ... Mais c'est la goutte d'eau de trop ...»

La goutte de trop.. Oui, y a des moments où émotionnellement, on ne peut plus encaisser, un point de non retour, une rupture nette et précise s'opère dans l'esprit.  Et c'est à ce moment là qu'il faut se vider un peu. Pour pouvoir à nouveau repartir au combat.

« Ouais je comprends, c'est pas évident à gérer. On a pas fini d'en baver c'est sûr... Mais faut pas abandonner, faut que les survivant se serrent les coudes. Il va y avoir d'autres drames, et des moments qu'on jugera insurmontables. Il faudra pourtant les affronter. Mais tu as de la chance d'avoir un bon groupe.. Ensembles vous y arriverez ! »

Je lui disais ça en souriant. Dans les moments sombres, il faut aussi savoir mettre en lumières les bons côtés de la situation, même si dans celle-ci c'est particulièrement compliqué à faire. Je jette un coup d’œil aux alentours, on peut avoir quelques moments de répit, mais ça ne dure jamais très longtemps ici, la mort rôde à tous les coins de rue. Je ne m'étais pas rendu compte tout de suite, mais je m'étais exclu du groupe inconsciemment. Ils y arriveront.. Oui. Je ne faisais pas encore vraiment partie du groupe, il fallait que je fasse mes preuves. Pour l'instant chaque membre était relativement méfiant et c'est bien normal. Mais si je voulais m'intégrer un jour et pouvoir faire confiance et être digne de confiance, il faudrait que je prouve ma valeur.
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MessageSujet: Re: Difficile d'appeler au secours, Quand tant de drames nous oppressent. [Livre I - Terminé]   Difficile d'appeler au secours, Quand tant de drames nous oppressent. [Livre I - Terminé] EmptyJeu 7 Mai - 14:45

Ça me faisait du bien de parler, je ne répondais pas à tout ce qu'il disait, l'inverse était pareil, mais justement, ça permettait de parler sans avoir la sensation de subir un interrogatoire. Quelques minutes hors du temps, sans courir pour manger ou sauver sa vie, juste une simple discussion. C'était pour ce genre de chose que j'étais contente de n'être enfin plus seule, j'avais conscience de rester beaucoup en retrait des autres, mais j'avais au moins un minimum de contact. Ce qui fait une grande différence quand on s'est habitué durant environ deux mois à la solitude.

Sur les dernières phrases qu'il prononce, mon regard quitte l'horizon pour le rejoindre lui, d'un revers de la manche j'essuie les quelques larmes encore présente sur mon visage. Bien sur qu'il y aurait encore beaucoup de drame, et si nous y survivions physiquement il faudrait aussi y survivre mentalement, et oui, malgré les risques, les pertes, les déceptions, il valait mieux être entouré de gens que d'être seul. C'était la raison qui m'avait poussé à rejoindre ce groupe, et non pas le besoin de nourriture ou de je ne sais quoi d'autre. Mais j'étais effrayé du danger permanent qui régnait, et de trop m'attacher à quelqu'un, au point que personne ne pourrait m'aider à supporter sa perte. Ce monde m'effrayé, ne nous effrayait-il pas tous ?

« Az' ! Tu fais partie de ce groupe, même si tu ne le ressent pas encore totalement. Ne t'en exclue pas parce que tu viens d'arriver, ils t'ont recueillis et c'est là tout ce qui est nécessaire pour être des leurs, enfin des nôtres. Je sais à quel point il est difficile de s'intégrer, d'ailleurs je ne suis pas sur qu'on puisse parler d'intégration ... Tout le monde met des barrières pour se protéger. Moi la première, je n'ai pas confiance en qui que ce soit, et ce n'est pas leur faute. Avoir un cerveau en bonne santé est il me semble le seul véritable critère nécessaire pour faire partie de ce tout, alors surtout ne t'exclu pas.»

Je posais ma main sur son épaule, geste amicale et surtout rassurant, peut-être même plus rassurant pour moi qu'autre chose. J'avais presque l'impression de me rassurer quand à la réalité de cette discussion, car les mots que je prononçais pour lui, était ceux que je m'étais répété des centaine de fois pour résister à l'envie de m'enfuir et de reprendre la route seule.

« Et s'ils ne t'acceptent pas, eh bien, moi je l'ai fait, alors on montra notre propre groupe et on partira loin d'ici, vers des jours meilleurs, ça te va ?»

Cette fois, un vrai sourire illuminait mon visage, je reprenais petit à petit mes esprits, les blagues en étant la meilleure preuve. Je ne pouvais évidemment pas penser un seul instant à monter mon propre groupe, et je voyais mal où trouver des jours meilleurs, et surtout comment les atteindre. Mais pour moi, les plaisanteries était la porte ouverte à l'espoir, il fallait bien trouver de quoi décompresser dans ce monde si brutal aujourd'hui, non ?
Et puis, grâce à lui je me sentais un peu mieux, alors autant lui faire comprendre qu'il avait une alliée ici, bien que je vienne d'annoncer indirectement que j'étais incapable de lui faire confiance. Des alliés, c'était bien comme lien, pas trop proche, pas trop loin, pas trop d'attache, mais assez pour avoir de quoi décompresser. Un juste milieu.
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MessageSujet: Re: Difficile d'appeler au secours, Quand tant de drames nous oppressent. [Livre I - Terminé]   Difficile d'appeler au secours, Quand tant de drames nous oppressent. [Livre I - Terminé] EmptyLun 8 Juin - 11:57

J'étais reconnaissant envers la jeune femme. Son geste, anodin peut être, était réconfortant, et les contacts amicaux, j'avais l'impression de ne pas en avoir eu depuis des années.  Je faisais partie du groupe ? De toute façon, j'allais tout faire pour. Elle souriait et plaisantait même. On formerait notre groupe et on s'en irait vers des jours meilleurs ? Je souriais à cette perspective qui n'arriverait bien sûr jamais, mais drôle à imaginer.

« Marché conclu ! »

Je lui tendis la main tout en riant pour sceller le pacte.

« Mieux vaut que tu m'aides à m'intégrer alors parce qu'on tiendrait pas longtemps à deux haha ! »

C'était une blague, mais pas tant que ça. D'ailleurs en repensant à ses mots, mon regard s'assombrit... Vers des jours meilleurs, partir loin ? Mais existait-il seulement un endroit sûr, où nous serions en sécurité, sans un zack ? Où donc devions nous aller pour être tranquille et s'assurer de vivre ? Cet endroit qui sonnait comme des airs de paradis était-il juste un rêve ? Une utopie à laquelle chacun voudrait croire ? Où donc pourrions nous aller pour éviter ces hordes de cadavres ? Les autorités avaient dit le Nord. Nous y sommes, devons nous continuer encore davantage vers le Nord ? Des milliers de questions que je m'étais bien sûr déjà posées milles fois affluaient à nouveau dans mon cerveau. Mais j'avais réussi à remonter le moral de Flora, et ça c'était trop précieux pour venir tout gâcher avec des doutes.

Je me relève, et regarde aux alentours. Puis je regarde la jeune femme en souriant.

« Je rentre au campement, je te laisse encore un peu de temps seule, ou on fait la route ensemble ? »

Rien, pas un zombie à l'horizon. Un calme qui faisait vraiment du bien. C'était tellement rare ces moments de pause. C'est là qu'il faut recharger ses batteries pour pouvoir faire face à nouveau...
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MessageSujet: Re: Difficile d'appeler au secours, Quand tant de drames nous oppressent. [Livre I - Terminé]   Difficile d'appeler au secours, Quand tant de drames nous oppressent. [Livre I - Terminé] Empty

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