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Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]
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MessageSujet: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyJeu 17 Sep - 22:58

- Allez Ethan ! On s'arrête au Macdo ? S'il te plaît !

Je lève le regard vers l'enseigne éteinte qui nous fait face, d'un grand M visible d'assez loin dans cette petite bourgade paumée. J'allais de temps à autres avec p'pa au macdo, quand on était que tous les deux... Il ne fallait jamais compter sur lui pour faire à manger. Du coup, on choisissait toujours la solution de facilité. J'adore la cuisine de m'man, mais des fois manger un truc bien gras avec les mains ça fait du bien aussi. Bon... Je suis pas totalement idiot. Je sais bien qu'on ne trouvera pas un vendeur qui nous attend tranquillement pour commander nos menus, avec des steaks en pagaille en prime. Mais Macdo, c'est pas que bon pour ses steak et on l'oublie souvent !

- Tu sais qu'ils vendent des barres de brownies et de cookies ? Peut-être que personne a fouillé encore, vu comment il est paumé ? On peut tenter ! J'ai trop envie d'un Macdo !

On a longé longtemps la rivière, enfin le fleuve des Trois-Rivières là. J'ai cru me pisser dessus en voyant toute la masse de Zack présente sur le pont. Impossible de passer par là, sauf si on est vraiment suicidaire... Et personne a opposé le moindre argument pour qu'on revienne sur notre décision de faire demi-tour. J'ai simplement marqué le passage à la craie, pour p'pa. Histoire qu'il tente pas l'impossible s'il est sur nos traces, à passer le pont alors qu'on s'est résigné à pas le faire. Du coup, on s'est dit qu'on trouverait peut-être un point de passage plus loin pour pousser vers le Nord... Ou alors une barque isolée qui flotte encore. Ca manquait pas mal dans le port, et c'était bien plus infesté qu'ici.

Nicolet, ça me rappelle un peu OldBridge. C'est le coin un peu perdu qui a dû échapper aux contaminés au début, avant que ça leur tombe subitement dessus. Il devait encore être possible de faire semblant, il y a pas si longtemps, qu'ils ne viendraient pas les chercher. L'expérience m'a appris qu'on n'était jamais à l'abri nulle part, et j'y crois toujours pas trop à ce Grand Nord capable de tenir les macchabés en respect. OldBridge a pas tenu, Nicolet non plus, alors là-bas ce sera vraiment mieux ? Ou on risque de crever de froid et de faim avant de le savoir ? J'évite de poser toutes ces questions à Ethan, parce que je sens que ça va encore le gonfler. Et je suis sûr de pas vouloir le voir en colère. Ca m'arrive encore souvent d'émettre des doutes sur ses choix, de le trouver un peu idiot et naïf... Franchement je sais pas qui est le plus adulte de nous deux des fois ! En tout cas il est clairement pas un exemple à suivre, donc je me sens toujours aussi paumé que depuis qu'on a quitté la baraque. Pourtant, il avait l'air super décidé ce jour-là, du genre à tout prendre en main et pas hésiter une seule fois sur la marche à suivre. Presque convaincant, en fait. Et il a donné illusion quoi... Dix minutes ? Sérieusement...

Je ramasse un papier par terre à moitié imbibé d'eau, qui donne le dernier menu en date du Macdo. Je salive rien qu'en passant les pages du prospectus. Torby renifle en tout sens à côté de moi. Je suis sûr qu'il a trouvé une piste... Et donc de la bouffe.

- T'as vu ? Torby est d'accord avec moi. Et puis, il a pas l'air trop alarmé. Les Zack pullulent pas par ici. On peut faire un crochet ? On trouvera un bateau plus tard. Je veux trop, trop, trop un brownie quoi !


Dernière édition par Zakariah J. Griffin le Dim 27 Sep - 18:21, édité 1 fois
Zakariah J. Griffin

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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyLun 21 Sep - 18:34

Nicolet - Canada. Charmante petite bourgade bucolique à la frontière avec ces Etats-Unis tellement merveilleux qu'on essaie de se barrer par tous les moyens possibles.

Sérieusement, on est condamnés à passer de trous paumés en trous paumés ? Si au moins on avait la certitude que ça nous éloignait des Zacks, ce serait déjà pas mal. Mais même pas en fait, j'ai l'impression que plus ça va, moins ça va. Et que l'idée d'aller vers le nord en fait, c'était de la connerie en barre. Enfin, ça, je vais pas le dire au gamin. Il vient à peine d'arrêter de me regarder comme si j'étais le dernier des abrutis que la terre ait portée, j'aimerais autant éviter qu'il recommence. Même si, comme moi, il doit commencer à se dire que c'était pas particulièrement malin de venir par-là. Enfin, au moins, on a trouvé des gens, c'est mieux que rien non ?

Et puis, il a même accepté avec enthousiasme de venir avec moi quand je me suis porté volontaire pour essayer de jeter un œil aux alentours pour trouver une barque suffisamment en état pour nous permettre de traverser le fleuve sans nous faire bouffer. Bon, c'est probablement parce qu'il doit être en rade de piles, je vais pas me leurrer et croire que ça lui fait vraiment plaisir d'être avec moi.
Enfin, il est de bonne humeur alors je vais pas me plaindre hein.

Ca fait pas bien longtemps qu'on marche et j'ai un sourire quand je vois le gamin me désigner l'enseigne qu'on reconnaitrait n'importe où, même sans électricité. Un Macdo. Un bon gros big mac, des frites, de la mayonnaise à se faire péter le ventre. Ca, serait hyper cool. Je me rappelle plus la dernière fois où j'ai pu m'en faire un et, dans un bled aussi paumé, j'avoue que je suis un brin surpris qu'il y en ait un. Je me demande si c'est aussi le cas à Oldbridge tiens.
Quand je suis parti il y a 12 ans, y en avait pas encore. Mais bon, faut pas oublier que c'était le genre bonne vieille petite ville conservatrice où on accueille les étrangers avec un sourire et un fusil chargé. Bref, je commence encore à dérailler là à repenser à ce bled paumé que j'ai été ravi de quitter il y a des années. Je secoue brièvement la tête et je fixe Zak', pas franchement convaincu.

"Tu crois vraiment que les gens auraient laissé une manne comme celle-là sans y toucher ? Si c'est le cas, c'est peut-être parce que ça doit être blindé de zacks. Peut-être qu'on a même barricadé le coin pour éviter qu'ils s'échappent."

Comme d'habitude, je m'attends à ce qu'il essaie de m'assommer de paroles, espérant peut-être que ça me saoulera suffisamment pour que je dise oui à n'importe quoi. Sa méthode n'est pas si mauvaise, autant le dire tout de suite, mais, pour le coup, il reste relativement soft dans son argumentation.

Je jette un bref regard aux alentours. Vrai que c'est vachement calme et que le clébard a pas l'air inquiet. J'ai alors un haussement d'épaules et je finis par lâcher, avec un sourire.

"Avec tant d'arguments et l'approbation de Torby, je peux que dire oui. De toute façon s'il y a un bateau, il sera toujours là dans cinq minutes non ?"

Oui, je sais, je devrais lui dire qu'il vaut mieux se focaliser sur notre recherche, que si on traine de trop, les Zacks vont finir par nous trouver. Et puis, si on y réfléchit bien, on sait pas ce qu'on va trouver dans ce Macdo. On peut tomber sur un merdier encore pire que ce qu'il y a sur le pont. Mais bon, il a l'air tellement content à l'idée d'y aller et puis, on sait jamais, on trouvera peut-être quelque chose d'intéressant là-bas.

En fait, je me dis surtout que j'ai pas envie de passer pour un vieux con moralisateur. Parce que ça me ferait trop penser à p'pa peut-être, parce que c'est pas mon genre, parce qu'on a pas besoin de ça avec le monde qui s'écroule autour de nous. A quoi ça servirait hein ?

"Je te laisse les brownies mais s'il y a un muffin, c'est pour moi, ok ?"

Je commence à me diriger en direction du grand M, jetant des regards alentours, pas non plus aussi serein que j'ai envie de le laisser paraitre. On y est rapidement et j'essaie de ne pas trop me focaliser sur ce silence qui nous entoure, presque aussi flippant que si on était cernés par les zacks.

J'arrive alors devant la porte, j'hésite un peu et je finis par tourner la poignée... qui s'ouvre sans le moindre accro. Je jette un regard à Zak et j'ai un clin d'oeil dans sa direction.

"On dirait que ça commence pas mal."

Quelques pas de plus et nous voilà au beau milieu de l'allée complètement déserte. On peut sentir une vague odeur de pourri flotter dans l'air et, autant le dire tout de suite, le coin a un coté hyper glauque. On se croirait dans un mauvais film d'horreur.

Je pose un index sur mes lèvres, intimant à Zak' de garder le silence et guettant la réaction du chien qui a commencé à renifler un peu partout. On va éviter de gueuler et d'attirer des zombies s'il y en a dans le coin non ?


Dernière édition par Ethaniel M. Griffin le Lun 21 Sep - 18:41, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyLun 21 Sep - 18:34

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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyJeu 24 Sep - 22:01

Mais quel rabat-joie ce mec. On a un Macdo devant nous et il trouve le moyen de me dire que c'est pas une bonne occasion de jeter un œil ! Je lève les yeux au ciel, désespéré par son cas. Je sais pas vraiment ce qui pourrait le convaincre de bien vouloir rentrer... J'opte pour le rationnel, à dire des choses sur un ton super sérieux et concerné. Ouais, parce qu'avec lui je suis quasiment certain que la crise de gosse fonctionnerait pas. Et puis, autant dire les choses clairement, je préfère plus le faire passer pour un con que de lui fournir des excuses pour me traiter de gamin.

- Bah tu te souviens pas du scandale là ? Ou tu regardais vraiment pas la télé en fait ? T'en avais plein pour croire que Macdo était responsable du virus Zack, avec leur sauce secrète dont ils voulaient pas donner les ingrédients, et tout ce qui se disait sur leurs règles d'hygiène un peu douteuses... Enfin j'ai pas tout suivi, mais ils ont mangé sévère dans certaines villes au début de la panique générale ! Et je crois que c'était pas mieux ici...

Je marche sur quelques mètres, m'arrête un peu plus loin en avisant des Zack pas très frais, et surtout beaucoup de cadavres. Les Zack sur le parking ne sont pas tellement dangereux, parce qu'ils ont l'air tellement brisé qu'ils en sont incapable de marcher, à peine de tendre la main vers nous en poussant leurs grognements habituels. J'en vois encore un qui a sa casquette avec le M jaune dessus. Oh putain... Les gens ont pas été tendres ici avec les employés de Macdo dans ce petit coin paumé. Mais bon, quand je vois ce qui s'est passé à OldBridge... Ca doit se valoir en fait. Au tout début de la fin du monde, tout le monde cherchait un responsable. Et finalement, personne ne l'a trouvé, mais les Zack ont pullulé encore plus qu'avant.

- Alors ouais, peut-être que personne a osé toucher. Genre, c'est contaminé... Mais bon, on l'est tous déjà un peu maintenant ça va pas empirer les choses hein.

Bon, en fait... Je me suis pris la tête pour rien ! Il était pas si réfractaire que ça, ou alors c'est un mec cool, un peu con mais cool. Parfois je me dis que c'est pas si mal d'être avec Ethan, juste parce qu'il me fait moins chier que les parents. M'man serait du genre à vouloir à tout prix que je reste le même, alors que c'est devenu totalement impossible... Je suis sûr que ça lui ferait du mal de me voir maintenant. Elle serait pas contente de voir comment j'ai pu changer, m'adapter... J'en sais trop rien. Je me sens pas si différent d'avant, c'est tout autour de moi que c'est devenu fou. Et p'pa ? Il voudrait tellement prendre les choses en main qu'il me laisserait rien faire, même pas sortir de la zone qu'il jugerait "safe". Il serait bien content que je me pose sur un tapis avec ma console et que je lui demande rien d'autres que des piles. Avant de quitter OldBridge, ça m'aurait soulagé de pouvoir vivre comme ça, sans songer au dehors... Mais Ethan m'a entraîné dans ce dehors-là, et je serais plus aussi bien capable de faire semblant. Ils me manquent, pourtant... Un truc de fou. Parce que voilà, Ethan est pas chiant mais il m'aide pas du tout. Je me sens toujours aussi paumé, voir davantage avec lui. Je me demande souvent s'il sait ce qu'il fait, et surtout où on va. Il veut peut-être pas me dire qu'il en sait rien non plus.

Et quitte à pas savoir où aller, franchir les portes du Macdo reste encore le plus simple à faire. J'ai faim. J'ai pas le temps de penser à après, si on n'arrive pas à dépasser ce foutu bled, il y en aura pas de toute façon.

- Mais il y a pas de bateaux, ils ont dû tous penser à la même chose que nous tu sais... Donc autant chercher de la bouffe c'est tout.

Je me demande s'il fait seulement semblant pour moi ou s'il croit vraiment ce qu'il dit. J'hausse les épaules. Après tout, ça change quoi ? Je lui rends un sourire amusé, et lui emboîte le pas, bien heureux qu'il ne change pas d'avis.

- Je crois pas que les muffin ont survécu à la fin du monde tu sais ! Mais si on en trouve, c'est ok ! Sauf que je prends aussi les cookies.

Les muffins, ça peut pas tenir plusieurs mois si ? Quoique, ceux du Macdo étaient pas congelés ? Je réfléchis encore à toutes ces possibilités quand Ethan tourne la poignée et ouvre la porte. Mon sourire s'étire, rasséréné. C'est un lieu public, ce serait con que ce soit fermé... Mais on joue pas de malchance et c'est déjà ça !

- Ouais ! Mais je suis toujours pas une patte de lapin !


Type d'action Je rejoins Ethan dans le hall du Macdo.

Je m'avance à pas de loup derrière lui, louchant sur les tâches de sang incrustés sur le carrelage en damier dans un jaune et rouge dépassé. Un Macdo silencieux, c'est presque aussi glauque que mon collège de nuit. Au moins, c'est plutôt espacé et on devrait voir les surprises arriver de loin... Surtout avec Torby à côté de nous.
Je le vois courir devant, renifler un peu partout, les oreilles et le museau pointés dans une direction puis une autre. Je m'immobilise et attend la moindre variation dans son attitude qui pourrait me certifier qu'on est en danger imminent... Ou qu'il a trouvé de la bonne bouffe !

Type d'action Torby fouille les environs en quête de nourriture.

Je l'entends gémir, sans trop savoir comment l'interpréter encore. Et puis il se rue derrière la première vitrine, là où le Macdo devait vendre les petits déjeuners le matin... J'entends d'autres bruits, subitement. Non, pas de cris... Ou plutôt si, le cri du plastique qu'on essaie de mâchouiller ! Je me précipite à sa suite et l'intercepte à temps avant qu'il déchiquète une barre de cookie.

Je me retiens de parler à voix haute, mais je ne peux pas contenir un certain empressement dans ma voix devant mes trouvailles.

- Oh putain ! Oh putain viens voir ça ! Il y a plein de barres qui sont restées dans le tiroir du bas là... Bon tout est trempé, ça devait être à cause des glaces au-dessus mais sérieux on va pouvoir se gaver de cookies ! Je te l'avais dit !

Je lève au-dessus de la vitrine les barres que j'ai trouvé avant de lui en jeter une et de m'en avaler une autre à toute hâte. Je sens mes papilles s'éveiller subitement après un temps à ne plus sentir ce bon goût sucré, ou aucun goût tout court d'ailleurs. Ca me fait un bien fou, même si j'ai encore faim. Je me restreins et enfourne le reste dans mon sac malgré les gémissements plaintifs de Torby. Je lui cède un peu de brownie, même si je me doute qu'il va trouver que c'est dégueulasse mais lui non plus n'est pas à ça près... Et il la gobe en entier.

Je rends un regard navré à Ethan, parce que j'ai pas trouvé trace de muffins dans le fameux tiroir. J'hausse les épaules et reviens vers lui.


- Bon alors, on force la chance ? Tu les veux à quel point tes muffins, hein ?



Points de vie restants : 18/18
Munitions restantes : //
Gains des fouilles : Des barres de brownies et cookies (nourriture x1)
Endroit où je me trouve :  Hall du Macdo
Endroit où se trouvent mes ennemis : Aucun encore


Dernière édition par Zakariah J. Griffin le Dim 27 Sep - 18:20, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyJeu 24 Sep - 22:01

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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyMar 29 Sep - 20:48

J'ai un sourire en coin au monologue du gamin et je me demande, l'espace d'un instant, s'il pense vraiment arriver à me convaincre avec ce genre d'arguments sérieux qui lui vont à peu près aussi que m'irait une mini-jupe en peau de léopard. Enfin, encore que, j'en ai essayé une, pour un pari, une fois, ça m'allait pas si mal. Bref, c'est pas le sujet. Je me dis qu'il me connait vraiment pas pour tenter ce genre de méthodes pour me décider mais bon, la réciproque est vraie donc je vais éviter de l'envoyer bouler en disant que tout ça, je m'en suis toujours foutu, que j'ai toujours vécu dans ma bulle depuis que j'étais revenu aux Etats-Unis et que j'en suis sorti uniquement quand p'pa a téléphoné. Je me contente de lâcher, sobrement.

"Ouais, je regardais pas la télé. Ils ont mangé partout de toute façon. Hygiène ou pas, déjà qu'en temps normal je cracherais pas sur un Big Mac, là, encore moins. Enfin, si on trouve quelque chose, ce sera déjà cool."

Je m'arrête en même temps que lui alors qu'il fixe les zacks sur le parking et je m'abstiens de tout commentaire. C'est fou comme ce genre de scène peut devenir abominablement banale et familière.
Au début, je me rappelle du nombre de fois où j'avais pas réussi à me retenir de vomir en voyant un demi-zombie en train d'essayer de bouffer ce qui restait d'un cadavre à moitié putréfié, se battant avec des rats pour savoir qui aura le meilleur morceau d'intestin pour le dîner. Et maintenant, ça me fait plus rien. Ca me dégoûte vaguement mais ça ne me coupe même plus l'appétit. A dire vrai, plus rien ne me couperait l'appétit tellement j'ai pas mangé comme j'ai envie depuis un bail.

"Autant qu'on tente le coup vu qu'on est juste à coté. Ce serait con de se dire qu'on a raté le coche hein ?"

Il a l'air surpris que j'accepte aussi facilement et à sa réplique, j'ai un froncement de sourcils.

"Je me dis qu'ils ont quand même du tenter le coup en passant par les ponts. Je sais pas si le courant est fort ou pas mais, si on continue comme ça, soit on attend que ça gèle pour traverser, soit va falloir qu'on fasse demi-tour pour aller je sais pas où. Sauf si t'as envie de te mouiller les fesses."

Il a pourtant pas entièrement tort mais il faut bien qu'on se fixe un but, un truc à faire. On va pas rester terrés dans l'animalerie en attendant la mort. Sans but, on va tourner en rond et péter un câble. Alors, si l'objectif actuel est chercher à traverser ce foutu pont et bien ça me va. Réfléchir à un truc concret c'est toujours mieux que de chercher à réfléchir sur la fin de l'humanité ou des conneries du genre.

Je lui rends son sourire alors qu'on marche d'un bon pas et je finis par prendre un air faussement dépité.

"Merde, encore une déception de plus. Mais on sait jamais. Ces trucs étaient tellement chimiques qu'ils pourraient résister à une explosion nucléaire. Je te laisse les donuts si on en trouve. Ou alors pour Torby, il va être ravi. Hein mon grand ?"

Le clébard remue sagement la queue, l'air visiblement aux aguets mais pas en stress. C'est plutôt une bonne chose et quand j'ouvre la porte, j'ai un rire aux propos du petit.

"Apparemment si, t'es vraiment une patte de lapin."

Le chien se faufile entre nous et commence à fouiner un peu partout, toujours aussi tranquillement. Je l'ai déjà vu quand il y avait des zacks et là, je me dis qu'on va être tranquilles un petit moment mais je l'entends qui s'agite brusquement et, avant que j'ai le temps de voir ce qui se passe, le môme s'est précipité vers lui et commence à brailler. Et bin, au moins, s'il y a un zack, il va pas tarder à nous entendre.

J'essaie de ne pas trop penser comme un rabat-joie et j'ai un sourire en le voyant s'enfiler la pâtisserie. Torby est tout aussi ravi, il faut dire qu'il doit bien crever la dalle aussi le pauvre. Je me retiens de lui dire d'éviter de trop se gaver d'un coup, vu comment on bouffe ces derniers temps c'est un coup à ce qu'il gerbe tout d'un coup, ce qui serait un peu con quand même.

Quand il revient vers moi, mon sourire se fait plus large à sa réplique et j'ai un haussement d'épaules.

"On va voir si j'ai raison quant à ton statut officiel de patte de lapin ou pas."

Je désigne alors la porte pas loin, sur laquelle il y a marqué entrée interdite, réservée aux employés. Le jackpot si derrière on trouve la bouffe, le plan loose si c'est la que les zacks ont été parqués. Autant tenter le coup. Au pire, on se tirera en courant.

"Remplis tes poches de tes supers cookies-brownies-noyés au chocolat. Histoire qu'on soit pas venus pour rien."

J'attends quelques instants et je finis par appuyer alors sur la poignée de la porte, avec une grimace. Elle s'ouvre en grand, sans même que j'ai à faire semblant de faire des efforts et, je me prends un balai sur le coin de la tête.

J'ai une moue un peu dépitée et je jette un regard dans l'espèce de cagibi qui ne contient rien de bien intéressant. Sauf si on aime les gants en latex bouffés par les rats et les produits ménagers.

Je soupire et je me retourne vers Zak avec un haussement d'épaules.

"Bon, on va dire que c'est toujours mieux qu'un zack non ? On continue ?"


Dernière édition par Ethaniel M. Griffin le Mar 29 Sep - 20:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyMar 29 Sep - 20:48

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#1 'Mouvement' :
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#2 'Fouille' :
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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyMer 7 Oct - 22:45

Il a ce sourire en coin, l'air de dire : "Hey gamin, je m'en fous totalement de ce que tu racontes, mais vas-y tu peux continuer je t'écoute déjà plus !" Peut-être que j'interprète là, mais je viens de me souvenir subitement pourquoi je l'ai accueilli avec un fusil en main. Cette tête de con, ça vous donne vraiment envie de lui taper dessus plutôt que de tenter de discuter. Pourtant, je persiste ! Même si pour le coup, j'ai plus de mal à retenir quelques remarques bien senties.

- Ah ouais... Tu regardais pas la télé. Genre, c'est la fin du monde mais les flash info, ça t'intéressait toujours pas ? Et quand t'es directement concerné par ce qu'ils disent, parce que pour une fois, on pouvait pas trop dire que des trucs pareils doivent arriver qu'aux autres... Nan, toujours pas ? Je sais pas si c'est du talent ou de la stupidité d'arriver à survivre à la fin du monde sans rien capter de ce qui peut se passer... Surtout quand on parle de partir dans le Nord comme de la meilleure idée du siècle. J'avais l'excuse d'être dans le trou du cul du monde au moins moi !

Des fois, j'ai l'impression qu'il a des éclats de génie... Et même, qu'il peut se montrer utile. Enfin, les rares fois où ça arrive, Ethan me détrompe plutôt vite. C'est comme un don, ça aussi. Je me suis vraiment demandé une fois s'il ne le faisait pas exprès, pour cacher son jeu... Va savoir. En fait non, c'est naturel chez lui. Comme Torby. Il a l'air classe jusqu'à ce qu'on jette une baballe à l'horizon... Puis là c'est fini. La langue qui pend sur le côté, le souffle rauque, à sautiller partout l'air le plus heureux du monde... Je réfléchis et percute d'un coup.

- En fait, t'aimes le foot ?

Je suis sûr qu'il va pas comprendre d'où je sors ça, mais ça expliquerait bien des choses. Je souris largement, faussement innocent. Enfin on ne peut pas lui retirer qu'il ne rechigne jamais à sortir... Et qu'il me fait souvent passer en premier. Franchement, je doute toujours d'être capable d'en faire autant envers lui. On peut bien me traiter de pourriture, mais je n'ai pas une conscience à me racheter moi ! Je ne suis même pas sûr d'en avoir encore une, à la réflexion. Et je le supporte au quotidien, c'est déjà bien mieux qu'il y a un mois ou deux non ? Bon, il faut dire, Ethan est rarement contraignant. Je le vois rarement me prendre de haut parce que je suis juste un gosse et me dire de la fermer et de laisser les grands se débrouiller. En même temps, ça vaut mieux pour lui. Il serait quoi sans moi, hein ? Ok. Il a rarement la trouille, ou le cache très bien. En même temps, ceux qui sont paralysés par la peur doivent tous déjà être mort mais bon... Un peu comme la plupart des gamins qui en sont restés, bien choyés par leurs parents et pas vraiment préparé à ce qui se passe dehors dès qu'on les lâche.

J'ai appris à réfléchir par moi-même surtout, et ne pas me fier aux autres... Surtout aux idées lumineuses d'Ethan, mais ça, c'est uniquement par expérience personnelle. Je rechigne encore, quand il me parle de son projet de traverser le fleuve pour gagner le Nord. La première fois, quand il m'a gueulé dessus en me disant que c'était ce qu'il fallait faire, j'ai vraiment cru qu'il savait ce qu'il faisait. Maintenant, mes doutes se confirment de plus en plus.

- Où on se trouve une superbe place forte à tenir. Genre une prison... Ou mieux, un château !

Je marque un silence, avant de pousser un profond soupir et de revenir à la réalité, enfin presque. Mais je cherche des solutions et c'est déjà bien. Si ça tenait qu'à moi, on aurait déjà arrêté de chercher une barque miteuse pour traverser.

- Bon ok... Bah sinon on peut passer en-dessous tu sais. Comme des ninjas dans les jeux vidéos quoi. Je suis sûr qu'en vrai, ça marche aussi.

Je sens déjà qu'il va se foutre de ma gueule, mais entre les barres là... Il y a moyen non ? Et ça nous éviterait de nous mouiller. Toutes les vieilles barques qui doivent rester dans les environs sont certainement moisies et risqueraient de nous trahir en pleine traversée. Je parierais pas sur notre chance à chaque fois moi !
Je lâche un bref rire quand il parle du Macdo comme d'une arme de destruction massive avant de lever les yeux au ciel à sa remarque suivante. Je me contente de maugréer. Ca sert à rien de lui répéter encore une fois que je ne suis pas une patte de lapin. Il a compris que je n'aimais pas ce surnom et c'est justement pour cette raison qu'il l'utilise à outrance.

Ethan n'a pas l'air si ravi que ça, au premier abord, quand Torby et moi trouvons des barres de cookies et brownies qui valent le détour. Je lui rends un regard interrogateur, sans comprendre. Je sens qu'il retient deux ou trois remarques, mais vu que je n'ai pas spécialement envie de les entendre... Je passe rapidement à autre chose.
Vu qu'il n'a pas l'air de se jeter sur la nourriture contrairement à Torby et moi, je range tout pour plus tard. J'ai l'impression que la barre vient de tomber dans un immense vide au fond de mon estomac là, mais ça fait un bien fou. Je me rends compte qu'il me faut beaucoup moins qu'avant pour être calé aussi. C'est assez sec et lourd pour me tenir le reste de notre escapade, donc autant économiser nos stocks... Même si j'en piquerais certainement une deuxième avant de rejoindre le camp, l'air de rien. Je remets mon sac en place sur mes épaules après avoir rangé ma collecte, et attend patiemment derrière Ethan quand il décide d'ouvrir la porte avec écrit "entrée interdite" dessus. Ca craint à mort, alors je tâche de rester le plus silencieux possible... Jusqu'à ce qu'il me sort encore ce surnom débile et que je souffle sans pouvoir me retenir, peu ravi :

- Mais je t'ai dit d'arrêter avec ça sérieux !

Je tends l'oreille, aux aguets, comme Torby à côté de moi. Je ne le vois pas moufter quand Ethan ouvre finalement... Et se prend un balai sur la tête. Je suis obligé de coller mes deux mains devant ma bouche pour m'empêcher d'exploser de rire et de réveiller tout le quartier. J'ai les nerfs qui lâchent d'un coup. C'est fou comment une situation des plus tendues se changent en véritable gag avec lui dans les parages.

- Ouais on continue ! Avant qu'un balai-tueur ait raison de toi !


Je tourne les talons, les deux mains posées sur les bretelles du sac. Je me rapproche de la petite porte en bois qui permet de passer derrière le comptoir et jette un coup d'œil par-dessus pour vérifier si un Zack nous accueille par ses grognements avant de chercher à la pousser.

Et encore une fois, ça s'ouvre sans problème. Je rends un large sourire à mon frère avant de m'engager... Tout va bien. Pas de grognements à l'horizon. Pas de voisinage éreinté par une visite tardive de notre part ! Je laisse Torby renifler le long du comptoir pendant que je saute direct à la machine à glace, avant de me donner un léger coup sur le front, et plutôt jeter un œil vers les fontaines à soda. Rien... Quelle déception.

- Pfff... La chance s'envole là ! Tu veux des gobelets en plastique ? Hey, tu crois qu'on peut prendre la machine à glace ? Non sérieusement, on va se les peler dans le Nord donc on pourra conserver des glaces !

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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyMer 7 Oct - 22:45

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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyMar 20 Oct - 18:20

Décidément, j'ai l'impression de jouer à l'équilibriste à chaque fois que je cause en tête à tête avec ce gamin. Et, visiblement, c'est pas le genre d'exercice où j'excelle quand je le vois lever les yeux au ciel ou essayer d'argumenter sur un sujet dont je pense qu'on se fout royalement tous les deux. Enfin, quelque part, c'est toujours mieux que le silence dans lequel il s'était muré quand on est partis de chez ses vieux. Enfin mon vieux et sa mère. Bref, pas la peine de s'appesantir sur le sujet et, même si je suis pas du genre à lui faire des sermons ou les gros yeux, j'ai quand même envie de le tarter au vu du ton qu'il prend et des mots qu'il emploie. Je pousse un soupir et je finis par lui jeter quand même un regard noir avant de lâcher, d'un ton tranquille.

"Pousse pas trop les limites non plus gamin. Tu serais surpris de ce que j'ai pu faire pendant que tu mouillais encore tes couches et que tu savais pas aligner trois mots. Tu te débrouilles bien, très bien même, mais tente pas trop la chance non plus, j'ai pas particulièrement envie d'avoir à te ramasser à la petite cuillères."

D'autant que bon, avec la chance que je me paie en ce moment, je risque de crever en même temps que lui et ça on le sait tous les deux. M'enfin, ça n'empêche pas qu'il pousse un peu le bouchon un peu trop loin le petit con.

"Et tu sais aussi bien que moi que si on était restés dans le Sud, on serait en train d'essayer de bouffer le cerveau du premier péquin du coin, ou on serait mots dans le meilleur des cas. Et c'est quoi ton histoire de foot ?"

J'ai été un peu plus sec que je l'aurais voulu mais j'ai du mal à me retenir. J'essaie tant bien que mal d'embrayer, pour pas trop le braquet et pour pas laisser le silence retomber. C'est pire que tout ce silence pesant qui n'est percé que par des coups de feu ou, pire, des hurlements. Jamais j'aurais cru que je regretterais à ce point-là d'entendre le bordel ambiant. J'arque un sourcil à sa réplique et j'ai un haussement d'épaules avant de souffler, pensif.

"Ce serait pas con la prison. Des murs solides, probablement des réserves de bouffe voire de munitions dans un monde parfait. Mouais, m'est avis que l'arnaque, on la verrait qu'une fois bien enfermés et cernés par les prisonniers devenus zombies ou une connerie du genre. Je sais pas si être statique c'est une option viable avec les hordes qu'on arrête pas de fuir."

Mais bon, au rythme où on va, se déplacer sans cesse n'est pas spécialement plus intelligent et je sais bien qu'il va le mettre sur le tapis, à juste titre. Si j'ai choisi le nord c'est que déjà, les hordes ne s'y rendaient pas. Pas encore en tout cas. Et que le monde semblait converger par là-bas. Alors oui, on a rencontré des gens, mais j'ai l'impression que la situation est encore pire qu'au départ.

"Sinon, ouais un château comme au Moyen-âge, avec des douves et tout. Le truc qu'on trouve pas sur ce continent… ça aurait été cool. Bref…"

Je secoue la tête et je fixe le pont, laissant échapper un rire à la proposition de Zak' avant de reporter mon attention sur lui.

"Ouais super plan. De toute façon, c'est toujours moins con que de chercher une barque qui n'existe pas. Ou on prend une grande corde pour se balancer en mode Tarzan."

On la passera jamais cette foutue rivière. On va crever la bouche ouverte en se demandant comment y arriver. Ou alors, il va geler et on fera du patinage dessus. Et on sera morts de froid. Nickel. Putain, y a pas à dire, la fin du monde, ça craint un max. Si au moins on avait eu des bombes nucléaires, ça aurait eu un coté spectaculaire. Mais là, c'est juste pathétique en fait.

Heureusement pour nous deux, enfin surtout pour moi et mes pensées aussi joyeuses que constructives, on arrive au McDo et la virée commence plutôt bien. Torby a trouvé de la bouffe, Zak' a gobé un brownie, ça évitera peut-être qu'il s'écroule et que je doive le porter tiens. Il arrive même à faire un petit stock, mais bon, pour le reste, c'est pas terrible. La tension augmente à mesure qu'on tombe sur des trucs un peu pourris et, quand je me prends un balai sur la gueule je suis contaminé par le rire nerveux de Zak' et je pousse un profond soupir alors que je referme la porte.

"'tain la mort pourrie quoi. Survivre à des zombies et mourir écrasé par des produits ménagers. Tu me diras, ça ira avec mon karma actuel."

Il continue de fouiner et visiblement l'exploration de la machine à glace n'est pas une réussite. Je fixe les gobelets, sceptique, puis la machine elle-même.

"Encore que, ça pourrait faire un char. On l'équipe et tout et hop, on roule."

Je secoue la tête, atterré de ma propre répartie avant de suivre Torby et de passer sous le comptoir. Je cherche s'il y a des trucs intéressants et j'avise une calculette que je déboite avant de lancer les deux piles en direction du gamin.

"Tiens, elles fonctionnent encore peut-être."

Et puis, une autre porte. Fermée une fois de plus. Je me demande si tout va continuer à être aussi calme, je commence à trouver ça louche à force.

J'ouvre la porte sans problème et je tombe sur un petit bureau sans dessus-dessous. Je m'apprête à faire marche arrière en grimaçant mais je remarque un truc par terre. Une boite de cartouches presque vide mais pas tout à fait.

Je les ramasse et je siffle doucement.

"Cool. Ca va être utile ça."


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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyMar 20 Oct - 18:20

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Tu trouves trois balles de 9 mm, principalement utilisées pour des pistolets
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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyJeu 29 Oct - 20:25

Je m'arrête dans ma lancée et ouvre des yeux ronds comme des soucoupes quand Ethan cherche à remettre les choses à leur place. Ca faisait longtemps que je l'avais pas entendu parlé comme ça tiens. Il a pas l'air d'avoir apprécié la comparaison... C'est pas ma faute. Puis c'est vrai tout ce que je dis, non ? C'est juste que d'habitude, c'est toujours le genre de type a répondre de manière évasive en haussant les épaules, en mode : Rien à foutre ! Je crois que la dernière fois où il s'est énervé c'était peut-être bien quand il m'a collé la crosse du fusil en pleine gueule... J'en ai gardé un bel hématome pendant deux semaines. Et maintenant ? Peut-être que ça le démange à nouveau, parce qu'il en a marre que je l'ouvre pour dire ce que je pense de lui et de sa façon de faire. Ouais, bah, j'y peux rien s'il dit que de la merde ! Il va peut-être falloir qu'il se rende compte un peu qu'on est deux dans cette galère, et que c'est pas moi qui ai décidé de l'entraîner là-dedans. Il est pas seul à choisir non plus !

Je me renfrogne et lui rend le même regard noir, en parfait miroir.

- Ouais c'est ça... Bah montre-le alors, que t'es trop badass, parce que pour le moment, j'ai surtout l'impression que tu sais pas te passer de moi hein ! Je te signale qu'avec les militaires c'est toi que j'aurais ramassé à la petite cuillère, si je vous avais pas montré le raccourci à travers forêt, et buter l'autre Zack avec qui tu te bastonnais ! Mais ça tu l'as oublié, et tout le monde a remercié le grand Ethan d'avoir sauvé la belle Charisma... Pfff ! Tu l'as juste porté bravo ! Et qui a trouvé la voiture qui nous a ramené jusqu'ici hein ?

Qu'est-ce qu'il croit ? Que j'ai besoin de lui ? Torby et moi, on se débrouillait très bien, rien que tous les deux, avant qu'il se pointe et joue les sauveurs. Ouais, parce que c'est bien ce qu'il cherchait à faire en se ramenant à la maison : Se donner bonne conscience en prenant soin du gamin paumé et laissé à l'abandon. N'importe quoi !

- Et je suis plus un gamin d'abord !


Je réponds rien au reste, c'est inutile. Il est persuadé que c'était la bonne solution de partir pour le Nord, de faire comme tout le monde. Je m'en sortais mieux quand je bougeais pas, parce que je connaissais le terrain quoi. Ici, c'est l'inconnu. On n'a pas la moindre idée d'où les hordes passent et comment les éviter, comme sur le pont. Ethan dit qu'on en verra moins, que le froid les ralentira. Mais elles font que suivre les survivants qui vont tous aussi au Nord non ? Alors il est peut-être pas content que je remette en doute son plan génialissime, mais j'en ai marre de courir.  Et ça m'énerve encore plus de l'écouter démonter une par une toutes mes propositions, comme si j'étais un abruti de penser que ça pourrait marcher. J'en ai surtout été un de le suivre plutôt que d'attendre les parents !
J'ai arrêté de chuchoter, et même de le suivre tout court. J'entends Torby qui gémit à côté de moi, les oreilles basses.

- Je propose des idées au moins ! J'ai pas envie de crever de froid, de faim, ou manger à toutes les sauces parce que t'es incapable de faire ce qu'il faut. P'pa, il aurait su direct, lui, et pris les choses en main. Toi, je te demanderais même pas de t'occuper de nourrir le chien !

Je le laisse passer devant, quand il se rend dans un petit bureau... Sans doute celui du chef du MacDo, pour ce que j'en sais. Je reste dans les cuisines à ronger mon frein. J'ai pas répondu à ses tentatives d'humour foireuses, lui jetant à peine un regard perplexe. Je serre les piles qu'il m'a dégoté dans mon poing. J'arrive même pas à être content de les avoir, alors que d'habitude, ça aurait suffit à égayer ma journée. Mais j'ai pas envie de lui parler. Je trouvais que c'était cool d'aller dans ce MacDo, mais plus maintenant. J'ai envie de partir, seulement de rentrer. Rentrer... Ca m'aide pas de penser à ça, pas du tout.

Je décide de tracer ma route vers la sortie et de le planter là, quand j'entends du bruit dans la chambre froide sur ma droite. Merde alors... On n'est pas vraiment seul ? J'entends les gémissements de Torby se muer en grognement sourd. J'aperçois une main décharnée au niveau de la lucarne, puis un visage... Familier. Je retiens ma respiration. Non non non... C'est pas possible. J'hallucine totalement là ! Pourtant, j'arrive pas à détacher mon regard de la porte, alors que je les entends marteler encore et encore. Ils m'ont vu, eux. Le balai en travers de la porte ne suffira pas à les retenir longtemps maintenant.
Torby m'agrippe au bras. Ca fait mal. Je n'arrive pas à bouger. Je me sens à peine capable de rester encore debout... C'est ça, la peur ? La vraie ? Celle qui est capable de tuer des gens, de les transformer en... Ca. Pourquoi je l'ai pas ressenti aussi intensément avant maintenant ? Je connais la réponse, mais même quand la porte cède, je me refuse à cette évidence. Ils sont quatre, à tendre leurs mains vers moi. Et lui... Il est là. Je voudrais lui parler, lui demander s'il me reconnaît, mais je n'y arrive pas. Je n'y arrive plus.

Il pose sa main sur mon bras et serre... Serre si fort. Je recule précipitamment, mes membres me répondant enfin. Je me ramasse contre la porte d'un frigo vide. J'hurle, non plus de terreur, mais de désespoir. Les piles roulent au sol, hors de ma portée. C'étaient les dernières. Les seize heures sont écoulées. La fin du monde est bien arrivée... Et ils sont revenus.

Ils sont revenus.

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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyJeu 29 Oct - 20:25

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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyJeu 5 Nov - 16:04

Tiens, visiblement, il aime pas quand je me décide enfin à le remettre un peu à sa place. En soit, qu'il ait la langue bien pendue et qu'il passe son temps à m'envoyer sur les roses ça, je m'en fous, j'ai passé l'âge d'être vexé pour rien et, au vu de tout ce que j'ai vécu, ce serait un comble que je me mette à bouder pour des conneries du genre, surtout balancées par un gamin.

Mais là, je sais pas, peut-être que je suis crevé, peut-être que j'en ai marre de le voir bomber du torse et se croire supérieur au reste du monde du haut de ses … il a quel âge déjà ? Ah ouais 12 ans. En tout cas, ça l'empêche pas une fois de plus de m'en remettre une couche et de pointer du doigt sans vergogne ce qui lui plait pas.
Ah, j'avais oublié à quel point un gamin ça pouvait parler sans avoir le moindre filtre. Et quand il a un mauvais caractère qui me fait de plus en plus penser au mien, ça fait un mélange détonnant quand même. Il serait pas en train de me donner envie de lui en coller une, je serais presque fier de lui à voir qu'il ne se démonte jamais, même quand il se fait envoyer bouler.

"J'ai jamais dit que j'avais oublié tout ça, va pas croire le contraire, c'est toi qui te monte la tête pour rien là. Mais j'ai rien à te prouver qu'on soit bien d'accord. Et la voiture tu l'as trouvée parce que tu t'es tiré en douce avec une fille capable de frapper un zombie et de faire une crise de tétanie dans la foulée, tu crois vraiment que tu devrais te vanter de ça ?"

A sa dernière envolée, je me fige, me retenant de lui vraiment ce que je pense. C'est exactement le genre de trucs qu'aurait dit un gamin justement, à se vexer comme ça et à essayer de prouver par A + B à quel point il est indépendant. Je soupire profondément, lui rendant une nouvelle fois un regard noir qui en dit long sur ce que je pense alors qu'on continue notre marche et qu'on fouille ce qu'on peut au Mcdo dans une tranquillité toute relative.

Je l'écoute qu'à moitié quand il recommence à s'énerver mais je fige quand il parle de p'pa et que lui aurait su quoi faire. Bien sûr qu'il aurait su lui, exactement la meilleure façon d'agir, comme toujours. Je sais pas s'il a choisi ses mots avec soin mais, autant pour le reste j'ai tendance à occulter sans trop me poser de questions, autant là, ça me blesse bien plus que je ne l'aurais soupçonné.

Je me contente alors de lâcher, à mi-voix, en regardant Torby plus inquiet de nos prises de bec que ce qui peut se passer autour.

"Ouais, c'est ça, même pas foutu de nourrir le chien. La prochaine fois, dis-moi un truc que j'ignore ce sera mieux."

Je file vers les cuisines, essayant sans grande conviction de reprendre mon ton léger habituel mais, outre le fait que ça tombe dans le vide avec le gamin, j'ai plus franchement la tête à ça. Je repense à toutes ces discussions que j'ai pu avoir avec p'pa avant de partir, tout ce que j'ai pu dire et que je regrette chaque jour. L'espace d'une seconde, j'espère qu'il est en vie, que j'ai menti à Zak et que j'aurais l'occasion de vraiment me faire pardonner. Parce que bon, c'est pas avec le gamin que je vais y arriver au train où je vais en tout cas. Je trouve quelques trucs intéressants quand j'entends à nouveau du bruit et, surtout, Torby qui se met à gronder.

Je sens mes muscles se tendre alors que je sors du bureau pour voir ce qui se passe. Je fais même pas gaffe aux zombies et je vois juste le petit totalement terrorisé et roulé en boule contre le frigo, incapable de bouger.

Je me précipite vers lui brusquement et je place ma main sur sa bouche pour l'empêcher de hurler alors que je nous planque sous un des comptoirs, le plus loin possible des zombies. Il faut qu'il reprenne ses esprits et que je réfléchisse à la meilleure des choses à faire.

"Zak, chut, ce ne sont que des zombies. On a l'habitude des zombies non ? T'en vois tout le temps, tu les dégommes au petit dej, rappelle-toi. On va se tirer de là et tu pourras encore dire que tu t'en sors tout le temps et que je suis un abruti de première, ok ?"

J'ai parlé doucement, je ne suis même pas sûr qu'il m'a entendu et j'essaie de réfléchir aussi calmement que possible. Je pige pas pourquoi il stresse comme ça d'un coup. Je me relève légèrement, pour voir s'ils approchent mais, pour le moment, ils ont l'air un peu décontenancés par la présence du balai qui coince la porte mais ça, ça ne durera pas longtemps, j'ai déjà vu des zacks se sortir de bien pire que ça. On devrait quand même gagner un peu de temps et j'avise la fenêtre du drive juste à notre portée. Ca doit être jouable. Torby se colle à nous, geignant silencieusement et attendant de voir ce qu'on fait. Je prends une grande inspiration, prêt à balancer le petit par-dessus bord et le chien dans la foulée d'ailleurs, sans bien savoir ce qui peut nous attendre dehors.

Mais ça, c'était sans compter sur le visage qui capte mon attention, planté là, juste devant le petit hublot de la chambre froide. Je me fige, j'arrête même de respirer et je sens la lanière du fusil glisser doucement de mon épaule et manquer de tomber au sol. Je me rattrape à la dernière seconde et je comprends d'un coup la réaction de Zak que j'ai relâché dans la foulée.

"C'est pas possible… "

Papa.

Pourquoi lui ? Pourquoi maintenant ? C'est tellement irréel que c'est probablement la seule chose qui m'empêche de rester figé comme ça pour toujours. Et je peux pas laisser Zak comme ça, même si c'est un petit con. Parce que là, de suite, si j'en crois ce que je vois, il est tout ce que j'ai. Mais je veux pas y croire. Plus tard, on verra plus tard.

"Il faut que tu te tires de là. Qu'on fasse passer Torby par la fenêtre. Tu dois pas rester là. Tu dois pas voir ça. Tu… "

Je réalise alors ce que j'ai l'intention de faire. D'essayer de faire en tout cas. Mais pourquoi pas se barrer tout simplement ? Parce que je supporterais pas de le savoir là, enfermé, au milieu de tous ces monstres alors que j'aurais pu abréger ses souffrances. J'ai déjà été lâche mais là, ce serait le pompon. Et je veux pas que le petit voit ça ou, pire, qu'il soit obligé de m'aider. Parce que là, c'est plus la tremblote que j'ai là, c'est largement le stade au-dessus.

Type d'action : J'essaie de nous rapprocher de la fenêtre du drive de et l'ouvrir.

J'y arrive sans trop de mal, à ma grande surprise alors que j'ai les mains qui tremblent de plus belle. Je me tourne alors vers Zak, la main tendue et j'attends qu'il soit prêt à la prendre pour sortir de là.

Et moi ? Je vais vraiment aller faire sauter le foutu balai de cette foutue porte ? Si ça se trouve, c'est pas lui en plus, juste un gars qui lui ressemble vachement. Mais ouais Ethan, c'est ça, c'est sûr. Alors, dans le doute, laisse-le pourrir là dedans jusqu'à la fin des temps. Bin voyons...

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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyJeu 5 Nov - 16:04

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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyMer 11 Nov - 21:06

Oh mais... Comment il essaie de me retourner le cerveau ! Et maintenant, ça va être de ma faute. Je pousse un soupir agacé, lève les yeux au plafond et n'essaie même pas de rétorquer. C'est ça, c'est moi qui me fait des films et il n'a rien à se reprocher. Je vais même pas tenter de lui expliquer que j'avais besoin de quelqu'un qui savait conduire, pour ramener la dite voiture... Et on s'est très bien débrouillé, Charisma et moi, quoi qu'il en pense ! Je sens que la sauce commence à monter quand je le vois se figer. Je m'attends à me prendre un coup, ou au moins qu'il me hurle dessus, mais rien. C'est seulement quand je parle de p'pa qu'il finit par me répondre... Mais on dirait que j'ai visé plus juste que je croyais. Ethan ne semble pas énervé, en fait... C'est pire.

Raison de plus pour faire demi-tour et en rester là. Je peux me contenter d'attendre dehors. Je me percherais sur une voiture pour jouer à ma console le temps qu'il finisse, à faire un peu le guet si besoin. Mouais... C'est peut-être le problème au fond. Il n'a pas besoin de moi. Et j'estime ne pas avoir besoin de lui non plus. Alors pourquoi j'ai pas déjà taillé ma route loin de lui ?

Peut-être parce que, au fond, je savais ce qui était déjà arrivé même si je ne voulais pas me l'avouer. Maintenant que je regarde la mort en face, impossible de nier. P'pa a la peau diaphane, les vêtements tâchés de sang séché, beaucoup trop pour que ce ne soit que le sien... Parce qu'il a presque l'air d'aller bien, de ne pas être trop déchiqueté, s'il n'avait pas ses yeux morts qui me fixent avec cette faim dévorante au fond du regard. Je frissonne, incapable de bouger. J'ai ce cri qui se bloque dans ma gorge, le souffle qui me manque. Je l'entends à peine, filtré par la main d'Ethan. J'ai la peur muette en temps normal, celle qui m'a sauvé la vie plus d'une fois... Mais pas aujourd'hui. Je ne me suis pas posé la question si j'avais envie d'être sauvé, si je voulais qu'Ethan se ramène en faisant autant de bruits. Il n'existait plus, dans cet univers. Plus rien n'existait en fait, même pas moi.

Je sens que la réalité me rattrape. Les mots s'entrechoquent dans mon esprit, prennent du sens tandis qu'Ethan essaie de me rassurer... Ou quelque chose qui y ressemble, planqués derrière le comptoir où il m'a amené. J'aurais dû rigoler. J'aurais dû lui dire que c'était un abruti, ouais, et que je m'en sortais très bien tout seul avant qu'il débarque. C'est faux. Je n'arrive même plus à respirer correctement. J'ai le souffle trop rapide, saccadé. Je suis incapable de lui dire ce qui ne va pas, et rien qu'en cherchant à réunir mes pensées pour le faire, ça empire. Je me sens trembler comme une feuille dans sa prise, contre laquelle je ne lutte même pas. Et, d'un coup, il paraît si immobile en comparaison... Comme mort, lui aussi. Ca ne dure pas. Ethan se ressaisit bien plus vite. Je n'ai pas le temps de me demander comment il en est capable, parce que l'entrave des portes vient de céder pour de bon sous la pression des Z avides de chair fraiche.

Je pousse un gémissement étouffé quand je percute ce qu'il essaie de me dire. Je ne sais pas vraiment comment j'ai atterri devant la fenêtre du drive, mais je n'arrive même pas à percuter ce qu'il veut faire. Non, impossible de détourner le regard des Z qui nous fondent dessus... Et de p'pa au milieu d'eux, qui avance de cette même démarche lente vers moi. J'ai la vision brouillée par les larmes. Je secoue la tête, comme si ça pouvait retarder l'inévitable. Parce qu'il est revenu, comme je l'avais prévu. Mais pas comme ça... Non, pas comme ça...

- Je peux pas... Je peux pas...

Je ne vois pas la main d'Ethan tendue, qui m'invite à partir au plus vite. Je sais ce qu'il va se passer si je reste. L'un de nous sera mort pour de bon. Je sens mes jambes flancher sous mon propre poids.

- J'y arrive plus...


A faire semblant. Je n'y arriverais plus.
Je sens un frôlement de fourrure contre ma joue alors que Torby s'avance en gémissant vers moi. Il me pousse de son museau pour que je bouge, dans un sens ou dans l'autre. Il ne veut pas me laisser là, mais c'est trop tard, parce qu'ils sont déjà sur nous. Ses mains qui s'avancent pour nous happer... Et celles de mon père. Je ferme les yeux.

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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyMer 11 Nov - 21:06

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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyVen 13 Nov - 16:26

L'espace d'un instant, je me demande si notre relation aurait été comme ça si j'étais resté vivre à la maison, si je l'avais vu grandir. Est-ce qu'on serait en train de se prendre la tête comme ça ? Est-ce qu'on serait proches ? Est-ce que j'aurais été aussi jaloux que je l'étais quand il est né ? A dire vrai, j'en sais trop rien. Encore une de ces nombreuses questions auxquelles je n'aurais jamais la réponse. Encore moins maintenant que tout est foutu en l'air.

En tout cas, plus ça va et plus je me rends compte qu'il a le même caractère que moi et qu'en fait, c'est vachement chiant à gérer. Il me renvoie comme un effet boomerang tous les trucs pas sympas qui me viennent, en version non censurée comme peuvent le faire les gamins de son âge. Le truc bien prise de tête quoi. Alors, même si on trouve des trucs plutôt intéressants entre deux produits ménagers et des pailles, autant être honnête, l'ambiance est pour le moins tendue.

J'ai pas le temps de me prendre encore plus la tête avec lui que le monde semble soudain s'écrouler un peu plus. Je pensais même pas que c'était possible et pourtant, il est là. Il marche vers nous sans nous reconnaitre, sans ce sourire en coin que j'aimais voir chez lui quand il rentrait à la maison le soir et que je retrouve parfois chez Zak quand il est de bonne humeur.

Par je ne sais quel miraculeux réflexe, j'entraine le gamin avec moi, l'éloignant le plus possible et nous collant sous la table, juste à coté du Drive. Il faut qu'on se tire de là, il ne peut pas rester et voir ça. Moi non plus d'ailleurs.

Je vois les larmes jaillir de ses yeux et c'est probablement la seule chose qui me permet paradoxalement de garder un semblant de maitrise de moi. Il n'arrive pas à bouger et rien de ce que je pourrais dire ou faire ne changera quoi que ce soit, je le vois dans son regard. Il ne me reste qu'une seule chose à faire, le truc que je ne veux pas, que je n'arrive même pas à concevoir. Le lien ne veut pas se faire dans mon esprit mais je sens la présence de Zak' qui ne peut rien faire, dont la mince carapace vient de voler en éclat devant cette foutue réalité qu'on vient de prendre en pleine face.

Et j'ai même pas le temps de penser à un plan B qui ne ferait que mettre en valeur la lâcheté dont je peux être capable qu'il est là, son regard vide qui nous fixe sans vraiment nous voir. C'est là que je comprends. Il est mort, ce truc qui nous fait face n'est pas notre père. Je veux pas le croire.

Je tire une première fois et je le rate lamentablement, attirant l'attention des autres zacks sur nous. Comme si c'était nécessaire. Je me rends compte que c'est ma dernière cartouche, que si je me rate, on est foutus et j'entends Torby qui gémit de plus belle. En fait, je peux pas faire ça, je peux pas lui tirer dessus, pas lui, même s'il est déjà mort. N'importe qui d'autre. L'espace d'un instant, je me sens prêt à rendre les armes, à laisser tomber pour de bon cette fois. Après tout, y a pire comme mort, non ? Enfin, j'en sais trop rien en fait, mais au moins, je ne serais pas celui qui a achevé son propre père.

Et puis, j'entends un murmure, la voix de Zak. De ce môme qui a rien demandé, qui se contente d'essayer de survivre dans un monde où rien ne vous incite à continuer, à tenir bon. Qui essaie tous les matins de donner le change, de faire croire qu'il est toujours aussi insouciant qu'avant et qu'au final, tout ce qui le branche c'est jouer avec Torby et trouver des piles pour ses jeux vidéos.

J'ai pas le droit de laisser tomber. Pour lui. C'est tout ce qui compte.

Je tire alors une deuxième fois, le canon de mon fusil, de celui de mon père, collé contre son visage tant il est près de nous. J'ai fermé les yeux au moment où j'ai appuyé sur la détente et la dernière chose que je vois c'est la main de p'pa sur l'épaule de Zak, prêt à l'arracher à moi. Et puis, un bruit sourd. Un corps qui s'écroule. Je déglutis et je serre l'arme encore plus fort même si je n'ai plus de munitions. J'ai même pas le temps de réfléchir à ce que je viens de faire que les autres zombies continuent d'avancer sur nous.

"Zak, il faut bouger, maintenant. S'il te plait."

Ma voix est devenue une véritable supplique, j'ai l'impression que je vais me mettre à hurler dans la minute si je sors pas de là, si je jette un regard au corps que je sens contre mon pied. Et puis, je me rends compte que je peux pas le laisser là comme ça. C'est con, mais j'ai pas le droit de faire ça. Je lève les yeux et je les vois là, bras tendus. Je recule brutalement après avoir repoussé Zak contre le mur, juste en dessous de la fenêtre du drive ouverte et je tends le bras pour attraper celui de p'pa. Il pèse lourd, beaucoup trop lourd pour moi, surtout que j'ai l'impression de ne plus avoir de forces.

Mais je dois nous tirer de là. Tous les trois. Et Torby.

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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyVen 13 Nov - 16:26

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#1 'Arme à Feu' :
Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] Armefe11

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#2 'Arme à Feu' :
Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] Armefe13

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#3 'Esquive' :
Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] Esqui110
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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyDim 22 Nov - 1:46

J'entends une première détonation. Je tressaille, mais rien ne semble se passer. Le temps s'est arrêté, et pourtant, tout va bien trop vite. Je n'arrive plus à réfléchir. Je n'entends que le souffle de ma respiration, bien trop rapide, et mon cœur qui s'affole. Je veux que ça se termine. Je ne veux pas mourir. Je ne veux plus voir ce visage de mort. Je veux retrouver mes parents, en vie. C'est impossible. Je dois m'en souvenir. Je ne peux pas oublier, pas maintenant. Je ne veux pas laisser ses yeux vides de vie les remplacer dans ma mémoire. J'entends leurs grognements, encore... J'ai envie de hurler pour ne plus avoir à les entendre. Le son reste coincé dans ma gorge.

La seconde détonation vient de retentir. J'ai les oreilles qui sifflent, tellement elles étaient proches. J'accueille ce silence avec soulagement. Je sursaute, quand le sang m'asperge. Je n'ai pas pu m'empêcher d'ouvrir les yeux. Je sens sa main sur mon épaule, cette poigne ferme qui mollit... Avant qu'il s'affaisse sur moi. Il a le crâne explosé, la mâchoire qui pend pour de bon. Ses yeux de mort ne m'ont pas quitté... Mais il est inerte cette fois, pour de bon.

- C'est pas vrai... C'est pas possible... C'est pas possible !


Ce n'est qu'un murmure qui passe mes lèvres, alors que ma respiration me revient dans un hoquet étouffé. Je ne me souviens même pas l'avoir retenu. Je tremble encore, tellement que je n'ai pas la force de me dégager. Et par-dessus les grognements, j'entends quelqu'un me supplier. C'est la voix de p'pa... Je sursaute et sors de ma torpeur. Non, Ethan. Il est encore là, malgré tout. Il faut bien qu'il me bouscule et soulève le corps de p'pa pour que je me décide à bouger... Qu'une main d'un autre Zack m'attrape par le cheville pour que je me sens le besoin de me débattre, de lutter enfin pour ma survie. Je sors mon couteau et taille où je peux.

Type d'action Je suis Ethan et passe la fenêtre.

J'attrape le rebord de la fenêtre et me tire vers cette sortie salvatrice, quitte à ruer et donner des coups de pied. Je tombe lourdement de l'autre côté et me remets lentement sur pied. J'ai peur. Il faut être passé si proche de la mort pour se souvenir de l'importance de rester en vie... Et des vivants aussi. Je me retourne et pose les mains contre le mur. Je ne vois strictement rien d'ici. Je suis définitivement trop petit.

- Ethan ?! Torby !

Et... P'pa ? J'ai la voix qui se brise, s'étrangle. L'attente me paraît insoutenable, et pourtant il ne faut que quelques secondes avant que je n'aperçois Ethan passer la fenêtre, tirant sur un cadavre que je me refuse encore à reconnaître. Les grognements se poursuivent, et je crains un instant que Torby n'ait fini en encas pour permettre à Ethan de fuir... Mais j'entends sa cavalcade effrénée vers la sortie. Il était impossible pour lui de sauter et de nous suivre. Il a suffi qu'il nous perde de vue pour que son propre instinct de survie reprenne le dessus. Je les entends s'éloigner un peu... Il nous fait gagner un temps précieux. J'ai les larmes aux yeux. Brave bête.

- Il faut que... Il faut... Fermer.


Je veux faire le tour pour revenir à l'entrée principale pour rejoindre Torby, pour bloquer la porte juste derrière lui et, qu'enfin, tout soit terminé... Je sens que mes jambes me portent à peine. J'arrive pas à regarder Ethan en face, et encore moins le poids qu'il porte. Et si on arrive bien à survivre... Qu'est-ce qu'on va devenir maintenant ? Ethan et Torby, c'est vraiment tout ce qu'il me reste dans ce foutu monde ? Je refuse encore d'y croire. Cette réalité-là, je ne sais pas si j'arriverais à m'y faire un jour. Oui, parce qu'ils sont bien revenus, et que c'est pire que tout.

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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyLun 23 Nov - 17:10

Je l’ai fait. Le truc que je ne voulais surtout pas, que j’imaginais dans mes pires cauchemars sans jamais penser qu’un jour, je serais vraiment obligé de le faire. Et le pire, c’est que j’ai même pas le temps de réfléchir à ce qui vient de se passer, parce que si on se tire pas de là vite fait, tout ça n’aura servi à rien. Enfin, c’est peut-être pas plus mal au final en fait. Je me focalise sur quelque chose de concret, sur la seule chose qui a de l’importance et je secoue Zak jusqu’à ce qu’il comprenne qu’il faut bouger.

Il passe par la fenêtre et il ne faut pas deux secondes à Torby pour comprendre que pour lui, ça va être plus délicat. Je réprime la flopée de jurons qui me viennent quand je le vois slalomer entre les jambes des zacks et je ferme les yeux quelques instants, sans savoir quoi faire. Le suivre serait totalement suicidaire et je me dis qu’il a une chance de s’en tirer. Et qu’il nous donne surtout une chance à nous parce que les zombies le suivent, bien plus intéressés par son agitation que par nous.

Ca me laisse le temps de soulever le cadavre de p’pa et de le passer par la fenêtre du drive. J’entends déjà la voix de Zak qui nous appelle et j’ai le cœur qui se serre un peu plus alors que je me rends compte que je ne la reconnais même pas. J’ose même pas imaginer ce que ça doit donner pour moi et je finis par passer à mon tour avant de me laisser tomber juste à coté de lui de l’autre coté.

"Je suis là. Torby arrive."

Enfin, j’espère. Si là on perd le chien, je garantis plus rien. Déjà qu’en fait, à bien y réfléchir, je garantis déjà plus rien. J’entends le bruit des griffes de Torby racler le sol alors qu’il continue de courir vers la sortie et j’entends alors Zak qui se remet à parler.
Je le fixe, éberlué qu’il ait la présence d’esprit de penser à un truc pareil avec ce qui vient de se passer alors que j’ai de mon coté à peine pensé à refermer la fenêtre derrière moi.

Je pose alors ma main sur sa tête et je souffle, le plus calmement possible.

"Tu bouges pas. Je reviens. Promis."

Et, sans attendre sa réaction je me relève alors que je n’ai qu’une envie c’est de rester assis là jusqu’à la fin des temps. Mais la fin des temps est déjà là, c’est pas comme si j’avais bien le choix en fait. Je cours jusqu’à la porte d’entrée pour voir Torby débouler comme une flèche, les zacks à ses trousses. Il a juste le temps de sortir et je fais claquer la porte aussi vite que possible, mon regard croisant le vide abyssal de l’un de nos poursuivants.

Je laisse échapper un rire nerveux et je m’agenouille devant le chien pour le serrer un instant dans mes bras et pour arrêter de trembler aussi. Je répète, sans même réussir à m’en empêcher, à voix basse, comme une litanie.

"T’es un putain de bon chien, tu sais ça ?"

A peine essoufflé, Torby remue la queue. Visiblement, il le sait déjà. On reste comme ça quelques instants, il attend sagement que je reprenne un semblant de contenance et je finis par me relever, poussant un profond soupir et prêt à retrouver le môme. Et p’pa.

Mais Zak est déjà là. Il se rapproche en tout cas. Le chien bondit dans sa direction alors que je reprends l’arme que j’avais laissé tomber au sol quelques secondes plus tôt. Elle ne sert plus à rien mais c’est un pauvre réflexe qui me donne l’illusion de pouvoir lutter contre ce qui pourrait nous tomber dessus. Je regarde autour de nous mais il n’y a personne pour le moment. Le petit est juste venu à ma rencontre. A sa place, autant être honnête, j’aurais fait pareil. Enfin, si j’avais été en état de bouger ce qui n’aurait peut-être pas été si évident que ça.

Je le fixe alors sans rien dire. L’adrénaline commence à retomber et je commence à vraiment comprendre ce que je viens de faire.

Je viens de tuer notre père.

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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyVen 27 Nov - 15:56

J'entends sa voix, la même que dans le combiné du téléphone, dans ce message que je passais en boucle pour les entendre encore, une dernière fois. Juste une dernière fois, avant que l'électricité ne soit coupée. J'ai cru les perdre, ce jour-là. Mais c'est lui, c'est sa voix.
Il me dit qu'il est là, qu'il va revenir. Il m'en fait la promesse. Je suis sûr qu'il va revenir, parce qu'il revient toujours. Et aujourd'hui, il est bien revenu. Je sursaute subitement, quand je sens sa lourde main se poser sur ma tête. C'est comme quand il part le matin, en me souhaitant bon courage pour l'école. Il me sourit avant de refermer la porte derrière lui, Torby courant encore sur ses talons. Mais la porte ne se ferme pas bien cette fois. Elle claque avec violence, sans vouloir se fermer. Le chambranle est endommagé. Je vois des mains qui se glissent entre, poussent le battant pour entrer dans ma maison. Je m'avance, parce que c'est certainement lui qui revient. Oui, il est bien revenu. Il l'avait promis.

J'entends une longue plainte déchirer l'air, propre à glacer le sang. Elle est chargée de désespoir, s'affirme par-dessus les râles des morts-vivants qui frappent sans cesse contre la fenêtre. Cette plainte, c'était moi. Je rouvre les yeux. Je vois ce cadavre à la peau diaphane, la tête à moitié explosée, l'œil qui sort de l'orbite, du rouge partout... Et un peu de blanc au milieu. Je comprends un peu tard de quoi il s'agit, et je retiens de justesse une envie furieuse de vomir. Ce cadavre, là, devant moi, c'est tout ce qu'il me reste de mon père.

- C'est pas possible... C'est pas possible !

Cette même litanie qui revient, encore et encore, avant de s'étrangler dans ma gorge. La réalité est devant moi. Ethan lui a mis une balle en pleine tête, à p'pa. Je ne veux pas comprendre. Je refuse de comprendre. Pourquoi il est mort ? Pourquoi ça devait finir comme ça ? Mais la vérité, c'est qu'il était déjà mort. La vérité, c'est que ce Zack a remplacé mon père, ce même Zack qui ne cherchait qu'à me bouffer et qu'Ethan a éliminé.
Je n'aurais pas bougé. Je le sais. Je n'aurais pas pu. Je l'aurais laissé me bouffer. Tout aurait été terminé. Tout... Et je n'aurais pas connu la fin du monde, pas comme les autres l'entendent. J'aurais pu continuer jusqu'au bout à croire que mes parents étaient vivants, qu'ils étaient sur nos traces et allaient nous rejoindre. J'aurais pu continuer à rire, à me disputer avec Ethan, à jouer avec Torby et râler parce que j'ai plus de piles. Je me sens vidé, mort moi aussi.

Et maman ? J'ai les larmes qui me viennent aux yeux. J'avance difficilement de quelques pas pour regarder par la fenêtre, juste histoire de m'assurer qu'elle n'est pas là. Je ne les vois même pas ouvrir les crocs devant moi, taper encore, grogner en réclamant ma chair. Je ne les vois plus, et surtout, je ne la vois pas. Et pourtant, je n'en tire pas la moindre once d'espoir. J'arrive simplement à respirer, sans parvenir à arrêter de trembler. Je me retourne vers ce corps inerte qui n'est plus mon père. Un éclat métallique attire mon attention à son poignet. C'est sa croix. Il devait la tenir fermement quand c'est arrivé. Ce qui est arrivé... Je ne sais comment, mais c'est arrivé. Je tire sur la chaîne pour la prendre dans mes mains. Je marque un temps d'arrêt, en sentant sa peau si glacée sous mes doigts... Je m'empresse de la récupérer avant d'en faire de même, avec le pistolet attaché à sa ceinture. Le contact de l'un comme l'autre entre mes doigts me rassure un peu, assez pour que j'ai la force de me relever et d'avancer.

Je cours presque, quand je rejoins Ethan. Il a refermé la porte. Je reste interdit à le regarder serrer Torby contre lui. Il me voit et fonce dans ma direction, la langue pendante, joyeux et insouciant. Pour lui, ce cadavre n'a jamais été qu'un cadavre. Un danger. C'est nous, sa famille. Et c'est si bête, si vrai. Il me lèche la main. J'ai envie de m'effondrer au sol et de pleurer. J'ai envie de taper le sol jusqu'à ce que j'ai trop mal pour continuer. J'ai envie de tirer en pleine tête de ces Zack qui m'ont peut-être bien pris mon père. Pour ce que j'en sais...

Je ne me suis même pas rendu compte de ma main levée, celle qui tient le flingue, avant d'entendre le tressautement métallique de l'arme entre mes doigts tremblants. Je ne sais même pas vers où l'orienter, alors je l'abaisse. Je sens cette bouffée de colère qui m'a pris à la gorge retomber aussitôt... Remplacée par la tristesse, le désespoir. J'étouffe un sanglot. Je me passe furieusement une manche sur le visage pour tenter de retirer tout ce sang. Ce sang qui est le sien. C'est peine perdue. On ne peut pas l'effacer.

Je me retourne... Je me mets à courir. Je veux partir loin d'ici. Je ne veux plus voir ce cadavre. Je ne veux plus voir cette réalité.
Parce que je ne veux pas de cette réalité-là.

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PS : Je crois que tu as oublié un jet de barricade en fermant la porte. Mais bon, vu que ce sont des zombies qu'on a rajouté histoire de, ça ne devrait pas poser de soucis j'espère.


Dernière édition par Zakariah J. Griffin le Ven 27 Nov - 16:59, édité 5 fois
Zakariah J. Griffin

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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyVen 27 Nov - 15:56

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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyMar 1 Déc - 15:43

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours trouvé que le temps passait trop vite. J’avais jamais le temps de faire ce que je voulais qu’il était déjà l’heure d’aller se coucher, ce genre de conneries quoi. Mais là tout de suite, j’ai l’impression que tout est figé. Je ne sais même pas si je suis là depuis une minute ou une heure et le monde ne tourne plus. Et puis, de toute façon, pourquoi il le ferait ? Notre père est mort, il peut bien s’arrêter de tourner quelques minutes. Ou quelques heures. Quelle importance ?

Ce cadavre là-bas il peut aussi attendre. De toute façon, ça changera quoi ? Et puis surtout, je vais en faire quoi ? Le laisser pourrir dehors ? Je peux pas faire ça. Mais j’arrive pas à me dire qu’il va falloir que je l’enterre. C’est une information que je ne peux pas digérer pour le moment. On verra après. Après quoi ? J’en sais foutrement rien mais c’est pas grave.

Si Torby m’empêche déjà de péter un câble, la silhouette de Zak’ qui se rapproche de moi m’aide à ne pas perdre totalement les pédales, à trouver un truc à quoi me raccrocher. Mais je me rends compte qu’il est couvert de sang. Je plisse des yeux, brusquement inquiet. Est-ce que c’est son sang ? Il lui est arrivé un truc qui m’a échappé ? Ce genre de considération bassement pragmatique agit comme une décharge sur moi avant que je ne comprenne.

Ce n’est pas le sien. Je baisse les yeux et je vois que je suis aussi recouvert de sang. Et d’une substance un peu rougeâtre que je ne veux surtout pas analyser mais que cette salope de petite voix dans mon esprit pointe du doigt en ricanant. J’ai des morceaux de mon père sur les fringues. Très bien. Laissons cette information de coté pour nous concentrer sur le reste.

Le reste c’est lui. Et le flingue qu’il braque sur moi. Ok. Tout va bien. Je gère. D’où il vient ce flingue d’ailleurs ? Je laisse deux minutes et il a le temps de trouver une arme chargée. Mais putain, où va le monde ? Ethan, on se calme, on arrête de partir en vrille, c’est vraiment pas le moment. Je prends une profonde inspiration, mon regard ne quittant pas celui du gamin qui a l’air totalement hagard, encore plus que moi. Encore que, je ne sais pas quelle tête je dois avoir et je ne suis pas sûr de vouloir le savoir en fait. Je me fige totalement juste après avoir laissé tomber mon fusil et levé les deux mains en l’air en direction de Zak’.

"Hey, c’est moi, ton emmerdeur de frère. Tu sais ? Je…"

Je quoi ? J’en sais rien. Et puis de toute façon, j’ai pas le temps d’en dire plus que je vois les larmes couler sur ses joues, celles que je retiens parce que je peux pas, pas maintenant, surtout pas avec lui dans cet état. Mes mâchoires se contractent alors que je suis à court de mots mais, avant que je trouve un truc intelligent à dire, il part en courant. Torby reste entre nous, ne sachant pas quoi faire et, l’espace d’un seconde, je suis comme lui, comme un con.

Je me reprends rapidement pour me précipiter à sa suite, Torby sur les talons et j’arrive rapidement à sa hauteur. Sans lui laisser le temps de réagir, je l’attrape par la taille pour le serrer contre moi sans rien dire. Je ne veux pas qu’il se perde, qu’il disparaisse parce que, si ça lui arrive, je ne pourrais pas continuer tout seul. Je m’en rends compte que maintenant, alors qu’il est presque trop tard, mais j’ai besoin de lui. Probablement bien plus qu’il n’a besoin de moi d’ailleurs mais je m’en fiche totalement.  

Alors je me raccroche à lui, en espérant qu’il se barre pas encore une fois.

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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] EmptyMer 2 Déc - 11:59

Je cours. Je n'entends que mon propre souffle à mes oreilles. Je n'ai pas la moindre idée d'où je vais... J'ai seulement cette idée fixe en tête : Ne pas s'arrêter. Ne surtout pas se retourner. J'ai la vue totalement brouillée par les larmes mais la pensée qu'un Z peut me tomber dessus à tout moment sans que je ne m'en aperçoive ne me traverse même pas. J'ai l'impression que plus rien n'a d'importance, plus rien n'a de sens. Le monde est foutu et moi avec.

Et subitement, on m'arrête. Je sens ce bras en travers de ma taille qui m'empêche de poursuivre ma route. J'ai ma respiration qui se bloque. Je me débats, dans un élan de panique. Je percute au retard que c'est Ethan.

- Lâche-moi !

J'ai hurlé à plein poumons, dès que mon souffle m'est revenu. Mes mains contre son bras tremblent à tout rompre. Je ne veux pas m'arrêter, pas maintenant... Je sens mes jambes qui se dérobent sous mon propre poids et bientôt il ne reste plus que lui pour m'empêcher de tomber. J'ai arrêté de me débattre. Mon cri de rage s'est changé en une longue complainte. Je sens les larmes que j'ai retenu jusqu'à maintenant dévaler mes joues et me laver du sang de mon père. J'en ai partout. Je n'arrive pas à respirer.

- Lâche... moi...

Plus que des paroles, prononcées sans conviction, entre deux sanglots déchirant qui m'agitent. J'ai tellement mal, à l'intérieur. J'ai la gorge serrée. Je ne vois plus rien du tout. Je n'arrive plus à m'arrêter de pleurer. Je ne sais pas combien de temps s'écoule ainsi... Ca me paraît une éternité, avant que je n'arrive à nouveau à réfléchir. Mais c'est pire. Parce que je ne peux pas m'empêcher de penser à ce qu'il vient de se passer, à me demander pourquoi il est mort, comment ça a pu lui arriver, à lui, qui était l'homme le plus fort que je connaissais à ce jour. Je pense à maman, qui a dû subir le même sort. Je pense à ces mots qu'on a laissé tout le long du chemin. C'est horrible. Tellement horrible, ce qu'on leur a fait endurer...
Je n'arrive pas à m'arrêter de pleurer, à me raisonner.

- Et maman... Elle est peut-être là... Dans le même état...

J'ai une migraine phénoménale à force de pleurer. Je sens que mon souffle me revient progressivement, mais dès que les larmes commencent à se tarir, c'est pour mieux revenir, comme un cercle éternel.

- On n'aurait pas dû... Les mots... C'est pas vrai, c'est un cauchemar ! Comment ça a pu se produire ?


Je ne reconnais même pas ma voix. Elle est brisée, oscille sur des tons plus aigus. Je me retourne un peu et vois son épaule. J'ai envie de vomir maintenant.

- Ca pue le sang ... Il y en a partout ... Je veux pas y retourner. Je veux pas le voir comme ça.


Et puis, je parviens enfin à me calmer, sans savoir combien de temps il m'a fallu. Je sens une langue humide contre ma main. Quelqu'un d'autre qui gémit à côté de moi. J'ai fait peur à Torby à me mettre dans cet état. Je les entends à nouveau ensuite, les grognements qui ponctuent notre quotidien, sans plus ce bourdonnement des engins électriques. Je regarde le parking comme si je le voyais pour la première fois, et puis le ciel, avant de gratter le museau de Torby et de me camper sur mes appuis. C'est dans ce monde-là qu'on est maintenant.

Je me sens vidé de mes forces. J'en ai même plus pour continuer de pleurer.

- Tu veux bien me lâcher maintenant ?


Je passe mes manches sur mes joues pour en essuyer les sillages et un peu de sang. Je me sens sale. Ca m'aide pas à me sentir mieux.

- Je veux prendre ma bouteille d'eau et ... Et tu sais ... J'ai perdu les piles que tu m'as données, dans la fuite.

Je ne sais pas pourquoi je pense à ça, pourquoi ça me paraît important sur le coup. C'est difficile de trouver des piles et moi je les ai balancées, alors qu'Ethan a un mal fou à m'en trouver. Je renifle, et lâche d'une voix un peu piteuse :

- Je suis désolé...
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MessageSujet: Re: Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé]   Seize heures à se dire que la fin du monde n'est jamais arrivée, et qu'ils reviendront. [Livre I - Terminé] Empty

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