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Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé]
MessageSujet: Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé]   Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé] EmptyJeu 26 Nov - 0:04

Un jour mon prince viendra....Du moins, ça, c'était ce que je pensais avant de tomber sur...Lui.... Mon prince à moi, il est tatoué, il est égoïste, il jure comme un charretier....Mais bon, on fait avec… Ça ferait un bon début de livre… Et ça change des rengaines habituelles.

Adossée au mur, les genoux ramenés contre moi, enserrés dans mes bras, je tourne la tête vers lui. Et souris. Parce qu’avec tous ses défauts, je suis quand même follement et idiotement amoureuse de lui. Et dans mon malheur, le pire, c’est que c’est réciproque. Même s’il ne l’a jamais dit aussi clairement. C’est d’autant plus mignon en fait qu’il ait si peur de quelques petits mots. Parce qu’après tout, ses tirades alambiquées, ses gestes et ses regards le disent tout aussi bien. Enfin, du coup, ce n’est pas vraiment un malheur je sais.

Je ramène mes mains devant moi et souffle dessus, avant de frotter mes doigts pour les réchauffer. Je ferme les yeux, les mains toujours devant mes lèvres. Et non, ce n’est pas pour autant toujours évident. On ne peut pas dire que ça s’arrange entre John et Javik, même s’ils font des efforts. Pour moi, et uniquement pour moi. Enfin, je crois. Bon, c’est un peu moins tendu, mais ce n’est pas encore le grand amour, loin de là…
Et puis, il fait froid, il commence même à neiger. Je lève la tête vers le ciel obscurci. Les autres, les miens, sont dans l’espèce de chalet qu’on a fini par trouver aux abords de la ville. John et Léon se sont amusés à mettre en place un pseudo-périmètre de sécurité… Je ne suis pas certaine du résultat, mais bon, je n’ai pas vu des masses de zacks dans le coin pour le moment, donc c’est plutôt le point positif.
Et on a toujours faim, pour changer. On a un toit, et même de quoi avoir potentiellement chaud, mais la bouffe reste encore et toujours l’emmerdement principal… Quoique l’hiver ne va peut-être pas tarder à équilibrer les choses…

J’essaie de ne pas être chiante. Sérieusement hein. J’essaie de ne pas trop en demander, de ne pas trop l’emmerder. Je ne répète pas sans cesse que je l’aime, quand bien même je pourrais en avoir envie. Je ne le colle pas comme une ado surexcitée, quand bien même j’aurais envie de le toucher. Par pudeur ? Je ne sais pas trop. Peut-être pour ne pas en rajouter avec les autres, qui ont un peu de mal à accepter je crois. Et puis pour lui. Ou pour moi. J’ai peur de le faire fuir je crois à force sinon.
Et je crois que je réussis à peu près bien. Sauf que… ben sauf que ça fait longtemps que l’on n’a pas passé de temps ensemble. Non, pas forcément à l’écart dans un coin sombre… Quoique ça aussi, dernièrement, ça a pas été top j’avoue. Mais même pour discuter ou juste être tranquille, c’est compliqué. On n’a pas cessé de marcher, encore et toujours. Et quand on s’arrête, on est tellement épuisés… Et puis, avec tous les autres, tu peux toujours courir pour avoir un tant soit peu temps à toi. Enfin à deux. Et du coup, je ne sais pas trop… où on en est, ou ce qu’il… Je ne sais pas…
Mais… là… j’en ai besoin… Vraiment. Je suis fatiguée, il est tard, ou pas, je ne sais pas trop en fait, j’ai faim, et j’ai une tonne de questions. Pas que ça me perturbe au point de m’empêcher de dormir, loin de là, mais bon… Je lui ai ramené son pote, j’ai le droit à un bonus non ? Et puis, je n’ai pas besoin d’excuse. J’ai le droit de vouloir, d’avoir besoin de lui… Non ?

Je ne suis pas loin d’eux, juste un peu à l’écart, même si je crois que Javik m’a fait signe de le rejoindre. Eux, les trois potes, pour lesquels j’ai tout plein de questions. Je connais déjà le pire non ? Bon, si j’écoutais ce qu’ils racontent, peut-être que j’en saurais plus, mais j’ai du mal à me concentrer. Trop d’images, trop de pensées, trop de… trop. La tête ailleurs et le regard perdu au loin.
Ils parlent et rient, mais se taisent pourtant quand je me lève. Pourtant, ce n’est pas méchant, je crois, ils sourient et se tournent vers moi. Je m’arrête et les regarde tour à tour. Okay, plus gênant, tu meurs.

« Je veux pas vous emmerder, mais… » Oh, et puis merde. J’attrape la main de Javik et le tire vers moi pour qu’il se lève. « Mais je vous l’emprunte. »

Je leur souris et je fais quelques pas en arrière, en l’emmenant avec moi un peu trop rapidement. Je soupire. Ouais, j’entends les rires d’ici…

« Je sais. J’essaie de ne pas t’embêter et de ne pas être chiante. Et je sais que tu ne l’as pas vu depuis longtemps et que t’es super content… Mais je… » Je hausse les épaules, avant d’entrer en silence dans la maison. Dehors, il caille vraiment trop. Je m’éloigne de la pièce où sont les 3 derniers, qui ne dorment sûrement pas tous non plus, et baisse la voix. « M’en veux pas…» Je me tourne vers lui et hausse les épaules avec une moue d’excuse. « J’ai juste besoin d’un peu de… temps avec toi. Et de toi. Je… Juste à deux. »

Plus gnangnan, tu ne fais pas... ça faisait longtemps… Achevez-moi…

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Miria Graham

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MessageSujet: Re: Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé]   Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé] EmptyDim 29 Nov - 16:50

Le retour de Spoon c'était totalement inespéré. Dire qu'il pensait que cette fripouille était surement mort quelque part. Voilà que le groupe commence à se reformer tout doucement. Il ne manque que Cooper... encore faut-il qu'il soit vivant, ce qu'il espère sincèrement. Avec l'arrivée de Spoony, leur petit groupe peut devenir un peu plus fort. Deux de types expérimentés avec les armes, il passe à trois. Autant dire, que les trois hommes savent se montrer menaçants et qu'ils n'ont pas peur de tirer s'il le faut. Oui, leur force vient de monter considérablement. Bien qu'il ne l'ait pas encore dit, tout ça c'est grâce à Miria. C'est elle qui a ramené cette pauvre brebis égarée.

En parlant de la jeune femme, elle était dans un coin, toute seule. Elle devrait profiter du feu et venir à côté d'eux. Danny lui avait proposé de venir un peu plus tôt et Javik lui avait même fait signe de les rejoindre, mais elle avait l'air de vouloir préférer son petit coin. Qu'importe, il ne va pas l'embêter. De toute façon, il était occupé à discuter avec Danny et Spoon, se remémorant des braquages ou de vieux conflits qui avaient pu se passer entre eux. C'était bon de se retrouver ensemble, un peu comme une famille. La jeune femme se leva et s'approcha pour embarquer Javik sans vraiment lui demander la permission. Le jeune homme aurait pu râler et protester, mais pas cette fois. Il se leva et la suivi alors qu'elle s'était excusée auprès des deux autres. Avec elle, il entra à l'intérieur et la suivi. Elle se mit à lui expliquer qu'elle ne voulait pas être chiante et qu'elle faisait de son mieux pour ne pas l'être. Mais elle avait envie de passer un moment avec lui, juste avec lui. Un peu surprit, il arqua un sourcil. Il faut dire que les relations n'ont jamais été le point fort de Javik. Avant elle, il se contentait d'avoir des coups d'un soir, de simples histoires sans lendemain, juste pour le plaisir. Alors, quand on se lance dans quelque chose de sérieux, c'est tout de suite plus compliqué. "Heu... d'accord !" répondit-il bêtement ne sachant pas vraiment ce qu'il faut dire dans ce genre de moment. "Quelque chose ne va pas ? T'as l'air un peu bizarre ?" demanda-t-il. C'est la première fois qu'elle l'embarque d'une telle manière et qu'elle dit vouloir passer du temps avec lui. De son coté, il trouve qu'ils sont souvent ensemble, mais on ne peut pas ressentir les mêmes choses que l'autre et avoir les mêmes besoins. Il prit sa main dans la sienne, histoire de la rassurer un peu. "Ce n'est pas parce que Spoon est là que tu dois penser que je vais te délaisser. Mais je ne peux pas te garantir d'être l'homme que tu voudrais que je sois. Avant toi, je crois que j'ai jamais eu de sentiment pour qui que ce soit. Alors, je suis certainement maladroit, très nul avec tout ça..." C'est surement mieux de la mettre au courant, de lui dire que les relations c'est pas son truc, qu'il n'y connait rien en fait et qu'il faudra du temps avant qu'il ne devienne un parfait prince charmant. "Je vais rester avec toi ! Et ne t'inquiète pas, tu n'es pas chiante, tu es parfaite !" confia-t-il avant de déposer ses lèvres sur les siennes.

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MessageSujet: Re: Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé]   Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé] EmptyVen 4 Déc - 12:05

Je savais que ça n’allait pas être facile. Même sans tout ça, sans les zombies et le monde qui part en cacahouète, ça ne l’aurait pas été. Bon, d’un autre côté, sans tout ça, on ne se serait sans doute jamais croisés. Encore moins adressés la parole il est vrai.
Mais bref… Cela ne pouvait être simple. Pas avec lui. Ça aurait été trop cool. Et voilà comment je me retrouve à me poser des questions existentielles lors d’une invasion zombies. Et comment je me retrouve à chercher comment agir et réagir avec lui alors qu’on crève de faim et de froid.
Bon, non, la plupart du temps, ça me convient, je ne dis pas le contraire. De toute façon, entre la fatigue, la faim et la fuite, on n’a pas trop le temps de penser à autre chose. Je ne cherche pas non plus à être H24 collé à lui, même moi ça me gaverait. Mais sérieux, ce n’est pas trop demandé d’avoir de temps en temps quelques minutes à nous si ? J’ai pourtant l’impression de demandé l’impossible. Et le fait que lui ne s’en rende même pas compte, ça commence légèrement à me saouler. Oui, encore une fois, je sais. Je suis tombée sur le mec le plus… inadapté pour ce genre de truc j’avoue. Mais ce n’est pas comme si j’avais choisi…

Je l’emmène avec moi, sans trop savoir ce que je veux au final. Enfin si, j’ai pleins de question, et oui, même s’il n’a pas l’air de comprendre, je veux un peu de temps juste avec lui. Je ris un peu en fronçant les sourcils.

« Bizarre ? C’est sympa. Merci. »

Je secoue la tête, avant de la pencher sur le côté. Et à nouveau, un sourire niais envahit mon visage. Oui, je m’en rends compte. Non, je n’arrive pas à faire autrement. Une partie de moi se rend compte que c’est totalement con de le trouver mignon comme tout quand il sort des trucs comme ça. Mais sans déconner, oui, je le trouve chou. Oui, je sais. Je suis irrécupérable.

« Encore heureux que tu ne me délaisses pas pour Spoon… »

Je secoue la tête. Non, je ne suis pas chiante, parce que je fais gaffe. Mais de là à dire que je suis parfaite, c’est un mensonge éhonté. Je laisse mes mains glisser dans son cou et lui rends son baiser. Il faudrait quand même que j’arrive à dépasser le stade d’ado follement amoureuse, ce serait cool. Je recule un peu et pose ma tête contre lui. Mais je n’ai pas envie. D’un côté, ça me va très bien d’être bêtement heureuse d’être simplement là contre lui.
Je me détache de lui et l’emmène sur le lit. Non, j’ai juste froid et pas envie de rester debout, n’allez pas imaginer n’importe quoi. Je m’assois contre lui… ouais, bon, m’allonge si tu veux, et nous emmitoufle sous la couverture.

« Ecoute, je sais que… » Je souris, amusée. « Que c’est une première pour toi. Et je… je n’attends pas de toi… Je sais très bien comment tu es d’accord ? Et pour être honnête, je ne sais pas comment je voudrais que tu sois. Enfin, je veux dire… » Je soupire et me redresse sur un bras pour le regarder. « Je suis tombée amoureuse de toi. Pas de l’image que j’aurais pu me faire de toi. Donc… ça va. » Je pose ma main sur son torse. « Je sais, on est tout le temps ensemble. On n’a pas trop le choix. Mais je… j’aimerais juste… parfois… Que ce soit pour autre chose que trouver de la bouffe, marcher, fuir, trouver un abri. Je veux un peu de temps tous les deux… de temps en temps. »

Je rougis. Je pose ma tête sur son épaule. Et ferme les yeux en souriant. Idiote.

« Tu les as connu comment ? Danny ? Et Spoon ? »

Paie ton changement de sujet. Même si oui, je veux vraiment savoir. Souriant toujours, je relève la tête et le regarde à nouveau.

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Miria Graham

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MessageSujet: Re: Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé]   Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé] EmptySam 5 Déc - 23:01

Miria venait d'embarquer Jav loin de ses deux amis. Ce n'était pas grave, il parlerait avec eux plus tard ou le lendemain matin. C'était tellement chouette de retrouver Spoon même si c'est un sacré connard et qu'ils risquent de se frapper d'ici quelques jours, car ils ne se supportent plus. Ah, de toute manière, ils ne se sont jamais supportés. Entre eux c'est un peu l'amour vache. On se reproche des choses, mais on s'entraide et on s'aime bien au final. C'est surement un comportement totalement masculin et qu'il ne veut mieux pas chercher à comprendre. Au moins, Miria l'a peut-être sortie d'une dispute qui aurait pu arriver, car Javik préfère le noir et Spoon le blanc... Oui, leurs différents peuvent être aussi bêtes que ça...

A présent dans la chambre avec la jeune femme, elle l'invite sous les couvertures. Aurait-elle prévu quelque chose d'intéressant à faire ? Arf, oublions ses idées perverses pour le moment. Tout en le regardant, elle commence à lui parler de lui de ce qu'il ait et des sentiments qu'elle peut éprouver pour lui. C'est vrai, il n'a surement rien d'un prince charmant, ce n’est pas le genre d'homme qu'on peut nommer "petit copain de l'année". Non, c'est un homme plus compliqué et plus fermé. Mais ceci n'empêche pas qu'il aime profondément la demoiselle. Si ça n’avait pas été le cas, les choses n'auraient pas été aussi compliquées entre eux. "Je n'ai pas voulu te négliger... C'est juste que je suis content de retrouver Spoon. Tu sais, j'ai cru qu'il était mort. Et ça a beau être un sacré trou du cul, ça reste mon pote. En fait, avec Danny il est ce qu'il se rapproche le plus d'une famille. On a perdu nos deux mentors, des types qui étaient a la fois comme des pères et des grands-frères pour nous. Alors, se retrouver ça fait du bien. Ça c'est en partie grâce à toi et je ne sais pas ce que je pourrais faire pour te remercier... surtout que ça n’a jamais été mon truc de dire merci. Mais... merci à toi Miria !" Il caressa son doux visage avant de déposer un baiser sur le bout de son joli petit nez. "Je pense que tu peux m'avoir pour le reste de la soirée et même toute la nuit !" ajouta-t-il légèrement amusé.

Un peu mieux installée contre lui, elle lui demanda alors comme il a rencontré Danny et Spoon. Sa tête sur l'oreiller, il regarda le plafond en repensant à ses deux moments de sa vie. "J'ai rencontré Danny, il y a longtemps, j'étais ado. Je me suis tiré de chez moi très tôt. En gros, je suis devenu une sorte de SDF, mais je le voulais, j'avais mes raisons, expliqua-t-il en pensant à son père qui le battait tout le temps. "Je squattais un immeuble comme tout un tas d'autres de sans-abris. Danny y était aussi, un peu plus vieux que moi. On a sympathisé puis on est devenu inséparable. On a commencé à voler pour s'en sortir et braquer des supérettes. Spoon, je l'ai connu grâce à Ash, c'est lui qui nous a recruté Danny et moi pour faire partie de sa bande de braqueur. Spoon faisait déjà parti du lot bien avant nous. C'est comme ça qu'on s'est connu. Mais on a toujours été rivaux. Quand je suis arrivé, je crois que j'ai pris sa place de favoris auprès de Ash et il m'en a toujours voulu." C'est ainsi qu'ils se sont rencontrés. Rien de grandi-loquant, juste l'évolution de la vie et de leur situation qui a fait que leurs destins se sont croisés. "A présent, il manque Cooper, il faisait partie du groupe de Ash aussi, mais depuis l'attaque qui nous a séparé, j'ai aucune nouvelle de lui. Revoir Spoon ça me donne de l'espoir, il est peut-être encore en vie... je l'espère." Javik avait répondu à sa question, il espérait juste qu'elle n'allait pas chercher à savoir pourquoi il est parti de chez lui. Car, il n'en parlera pas. C'est le genre de choses qu'il garde pour lui, personne ne sait qu'il a été un gamin battu et mal aimé par ses parents. Pourquoi irait-il le dire ? C'est quelque chose dont il a honte, quelque chose qui pourrait le rendre faible aux yeux des autres et il n'en a pas envie.


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Javik Lawson

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MessageSujet: Re: Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé]   Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé] EmptyDim 13 Déc - 21:56

J’ai beau m’en rendre compte, je n’arrive pas à faire autrement. Il n’est pas doué, vraiment pas. Et je suis irrécupérable. Je ne devrais pas le trouver aussi mignon quand il essaie…
C’est vrai quoi. Il est maladroit. Plus ou moins distant. Et je ne parle pas des autres défauts qui ne sont pas liés directement à moi ou à nous… J’ai l’impression parfois d’avoir un groupe de gosses en face de moi à qui il faut tout apprendre. Lui et Spoon en particulier ouais.
Pourtant, dans mon irrécupérabilité, je l’aime toujours autant…  et je m’en veux même de vouloir un peu plus. De ne pas me satisfaire de ce qu’il m’offre. Comme si on avait que ça à faire en plus, ce n’est pas comme si y a avait des trucs prêts à nous bouffer au moindre faux pas, ou des trucs réjouissants dans le genre…
Je lui souris et secoue la tête.

« Tu ne me négliges pas. Je sais qu’ils sont importants, sans doute autant que John, Léon ou Jena pour moi oui. Je ne te reproche absolument pas de vouloir passer du temps avec lui, avec eux. C’est même un des comportements les plus normaux que tu es… » Je souris. « Et tu n’as pas à me remercier, je croyais déjà te l’avoir dit… »

Je l’embrasse doucement en retour. Ouais, je me satisfais de pas grand-chose au final, pas vrai ?

« Toute une nuit… J’en ai de la chance… »

Je souris et m’installe contre lui, blottie sous la couverture. Pour un peu je pourrais m’endormir en moins de deux comme ça. Mais vu qu’il semble de bonne humeur, et non même avec moi ce n’est pas toujours le cas, je me dis, pourquoi ne pas en profiter… Après tout, lui sait déjà pas mal de chose sur moi… Oui, bon, non. Je ne lui ai pas dit que j’avais tué ma petite sœur, ni même mes parents… Il ne connait pas encore la raison principale de mes cauchemars… Mais, mise à part cela…
Je fronce les sourcils alors qu’il commence à peine à parler. Mais je ne l’interromps pas. Je poserais mes questions après… Oui, je suis curieuse. La tête à nouveau posée contre lui, je dessine des arabesques sur son torse alors qu’il parle.

« Spoon était jaloux de toi ? » Je souris, amusée. « Pourtant dans le genre, vous êtes aussi chiant l’un que l’autre… C’est étonnant que Ash ait eu un préféré… Danny j’aurais pu comprendre mais vous deux… » Je ris un peu, presque en silence.  « Je plaisante….
Et donc vous êtes devenus de gros dur grâce à Ash… Je devrais être horrifiée de ça aussi non ? Enfin, l’avoir été au moins… l’être encore peut-être… Que vous ayez fait… ce genre de trucs… »

Je le regarde, levant la tête. « Je suis contente qu’il soit là. Même si ça n’a pas toujours été le grand amour. Essayer juste de pas trop vous engueuler pour rien. »

Je souris et acquiesce.

« Spoon s’en est sorti. Comme toi. Comme Danny. Il n’y aucune raison que Cooper ne soit pas vivant. Qui sait, un jour, je te le ramènerais peut-être aussi en cadeau pour me faire pardonner une nouvelle escapade… »

Je souris. Ce ne serait même pas si étonnant en vrai.
Je sais que ça par contre, il n’a pas envie d’en parler. Je l’ai senti au son de sa voix. Et puis, il aurait pu expliquer en même temps, mais il ne l’a pas fait. J’entends pourtant ma voix s’élever à nouveau dans le silence. Sans me redresser, je poursuis plus bas.

« Pourquoi tu es parti de chez toi ? On ne se sauve pas comme ça si jeune sans raison… » Je me redresse quand même et le regarde, ma main effleurant sa mâchoire.  « T’es pas obligé d’en parler. C’est juste que… » Je hausse les épaules. « Je suis là. Okay ? Je veux dire, je connais déjà tout le reste… qui est soit dit en passant aurait dû être bien assez pour me faire fuir…
Alors après le reste… »


Je lui souris, et caresse sa joue.

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Dans cette histoire, Miria comprenait qu'il ait envie de discuter avec ses deux amis. Ce n'est pas tous les jours qu'on retrouve quelqu'un qu'on croyait mort. Oui, il a peut-être mis un peu de côté Miria et ce n'était pas voulu. Si elle retrouverait quelqu'un à qui elle tient, il n'y a pas de doute qu'elle voudrait lui parler et savoir ce qu'il a vécu. Cela ne fait que quelques jours qu'il est avec eux. Si ça peut la rassurer, ils se feront de nouveau la guerre et s'insulteront de nom d'oiseau prouvant ainsi leur belle amitié ! "Tu verras, d'ici peu, Spoony et moi on se criera dessus, pour pas changer et là, ça deviendra l'enfer pour vous autre. Mais à part ça, on s'aime bien !" explique-t-il avec un certain amusement. Les engueulades avec Spoon lui ont manqués, le fait de le revoir et que ça recommence, ça confirmera que ce n'est pas un rêve et qu'il est bien là, vivant !
Alors qu'elle est installée contre lui, elle lui demande des informations sur la manière dont il a rencontré ses deux amis. Javik lui explique sans trop de problèmes, tout en évitant bien sûr de parler de la raison qui l'a poussé à partir de chez lui très tôt. Miria semble amusée par le fait que Spoon puisse être jaloux de lui. Pourtant, c'est la cause de leur guerre perpétuelle. Le fait que Ash se soit intéressé à lui, qu'il ait trouvé un talent différent en lui. Quand on est le numéro un et qu'on passe numéro deux à cause d'un nouveau, il y a de quoi avoir une dent contre lui. "Ce n'est pas une question d'être plus chiant l'un que l'autre. En fait, Ash m'a rapidement pris sous son aile, je crois que je suis devenu comme un fils ou comme un frère pour lui. Avant que j'arrive, c'était Spoon qui avait ce rôle. Du coup, après, il s'est retrouvé...hum...disons délaissé par Ash. Je pense qu'il n'a pas aimé. Imagine que c'est comme dans une classe d'école. T'es le chouchou du prof, un nouveau arrive et d'un coup tu perds ta place. Ash n'a jamais vraiment rien dit et il a toujours été déçu de nouveau nous battre. Je sais qu'il faisait son possible pour montrer à Spoony qu'il avait toujours une place aussi importante dans son estime. Sauf que Kyle est... c'est un con un peu comme moi. C'est compliqué... Les histoires de rivalité entre mec... c'est pas vraiment explicable." Concernant le fait si elle devait être horrifiée vis à vis de leur passé, il haussa les épaules. Ce n'est pas parce qu'ils ne braquent plus de banque qu'ils sont devenus doux comme des agneaux. "Peut-être que tu devrais l'être. Tu as beau penser ce que tu veux, on en reste pas moins des criminels. On est des hors la loi, des tueurs. C'est pas aujourd'hui qu'on va ce racheter une conduite," déclara-t-il simplement pour lui faire comprendre qu'ils ne seront jamais des anges. Bien sûr, elle peut se rassurer, elle et sa famille est sous leur protection, en logique elle ne risque rien venant d'eux.
Jav n'ajouta rien concernant ce qu'elle avait dit sur Cooper. Au fond de lui, il espérait simplement qu'elle ait raison et qu'il s'en soit vraiment sorti. C'est alors qu'elle revint sur un point sensible. Elle lui posa la fameuse question sur la raison de son départ du domicile familiale. D'un coup, il se sentit beaucoup moins à l'aise. Cette simple question fut suffisante pour lui évoquer les souvenirs de son triste passé, allant jusqu'à réveiller de vieilles douleurs faites par les coups de ceinture et les coups que son père lui donnait à l'aide de ses poings ou de ses pieds. La manière dont elle le regardait et ce qu'elle lui disait sur le fait qu'il n'était pas obligé d'en parler, mais qu'il le pouvait, car il pouvait avoir confiance en elle... c'était gênant. Il se redressa pour s'asseoir, lui laissant observer son dos, c'était mieux ainsi. "J'me suis tiré c'est tout. Tu connais les parents, c'est chiant, j'étais un rebelle, j'avais besoin de liberté !" Ce mensonge n'avait pas été des plus faciles à dire. Avant de partir de chez lui, il n'avait rien d'un rebelle. C'était juste un martyr, un gamin soumis, craignant et tremblant de peur devant ses parents. A cette époque, il n'était pas fort, il était faible, il n'était qu'un insecte, une créature soumise et effrayé. Cette simple pensée lui donnait envie de vomir. "Qu'est-ce qu'on s'en branle ? Les parents ça sert à rien ! ajouta-t-il en tentant de cacher son ton haineux du mieux qu'il le peut. N'ayant pas reçu l'amour de parents, il ne peut pas deviner ce que c'est d'en avoir des biens. Le pauvre ne peut pas imaginer ce que Miria a dû faire au sien. Peut-être bien qu'elle ne comprendra pas et qu'elle va s'énerver contre lui, ou essayer de lui prouver que c'est faux. Quoi qu'il en soit, rien ne changera ce qu'il pense des siens, c'étaient des enflures et il espère qu'ils sont morts, qu'ils se sont fais bouffer par les zombies.



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MessageSujet: Re: Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé]   Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé] EmptyLun 21 Déc - 12:14

Je souris et secoue la tête.

« J’aime autant que vous continuez comme ça… Les querelles je m’en passe volontiers, y a déjà assez de trucs déprimants et stressants comme ça… Même si pour ça, je dois être tristement abandonnée. » Je lui souris. « Je suis heureuse pour toi. Sérieux hein. »

Et je l’interroge, et oh surprise, il me répond. Enfin surprise non pas tant que ça, il m’a déjà raconté pas mal de trucs. Le pire je pense. J’espère. Je vois pas ce qui pourrais être pire en réalité que d’apprendre que c’est un braqueur, qu’il a laissé des gens mourir, qu’il en a tué d’autres pour survivre… Et oui, je devrais être horrifiée. Une partie de moi l’est. Vraiment. Cette partie qui me hurle de me barrer et de m’éloigner de lui. Cette partie qui me dit de me tirer avant qu’il ne change d’avis ou d’opinion à mon sujet. Et j’essaie de me raisonner parfois, mais je ne sais pas trop dans quel sens, si c’est pour l’écouter ou au contraire la faire taire. Je sais qu’il ne me fera pas de mal, qu’il me protégera quoiqu’il arrive, moi ou les autres d’ailleurs. C’est idiot ? Peut-être. Inconscient, sans doute aussi beaucoup. Je soupire intérieurement. Ce n’est pas comme si ces questionnement étaient récents…
Je souris. Le fait que des mecs comme eux, les gros durs barbares et brutaux, soient jaloux et se disputent la place du petit préféré du maître, je trouve ça profondément amusant oui.

« Oui, tu lui as volé sa place. Et il fait la gueule parce que c’était son dû, que le petit nouveau débarque et qu’il y en a plus que pour lui... Ça se comprend… » Je comprends, mais ça n’en reste pas moins drôle et presque perturbant venant d’eux. « Tu crois que si je l’appelle Spoony il se vexera ? C’est mignon Spoony… »
Je hausse les épaules.
« Et ouais, j’ai remarqué que vous avez tous les deux un caractère adorable et plaisant. C’en est presque à se demander comment Danny vous supporte… » Je souris à nouveau pour pas qu’il le prenne trop mal. Et après tout, je suis avec lui non ? Ça veut tout dire… Sans doute plus sur moi que sur lui oui…
« Je sais. Je n’ai jamais pensé que vous n’étiez pas dangereux. Ou que vous alliez redevenir des gentils garçons… Dans un sens, ça me rassure. De vous avoir avec nous.
D’un autre… oui, ça me fait peur. Et tout ça, ce que vous avez fait, ce que toi, tu as pu faire… ça m’horrifie parfois. Ce qui m’atterre encore plus, c’est d’être pour autant incapable de m’éloigner de toi.»
Je fronce les sourcils et souris. « Et de ne pas le vouloir le moins du monde. »

Et c’est une des choses sur lesquelles j’essaie de cesser de m’interroger ou de chercher une raison. Je l’aime, cherche pas plus loin. C’est con, mais c’est comme ça. Et c’est aussi pour cette raison, que je cherche à savoir ce qui a pu le pousser à se barrer, à comprendre les raisons… de tout ça… et je vois bien que même si j’essaie de le rassurer, ça le met mal à l’aise. Il se relève et m’échappe. Je reste allongée, à le regarder de dos. Je fronce les sourcils. Non pas que j’ai vraiment du mal à l’imaginer voulant plus de liberté, blablabla… mais… et mon cœur se serre. Putain mais quelle conne ! J’ai vu, j’ai senti les marques… J’ouvre la bouche, alors qu’il reprend, beaucoup plus en colère. Je ferme les yeux une seconde. Idiote. Qu’est-ce que tu veux que je dise ? Et si je me plante ? Et si c’était autre chose ? Pourtant… Je me redresse lentement, et pose ma joue contre son épaule, le visage tourné contre le mur, pas vers lui, c’est plus facile… Je chuchote, parce que je ne suis pas certaine que ma voix tienne sinon.

« Je suis désolée. »

Quoi ? C’est tout ? C’est tout ce que tu trouves à dire ? Je l’entoure de mes bras. Je reprends avec hésitations, parlant lentement.

« Mes parents…  Ma mère était médecin à l’hôpital, elle nous raconté ses journées, ses patients, elle nous faisait rire. C’est grâce à elle que j’ai voulu moi aussi devenir médecin, que j’ai voulu m’occuper des autres… Mon père lui… m’a appris à chasser, à tirer… on partait à deux, ou avec John, et on s’entrainait sur des cibles parce que je ne voulais pas tuer d’animaux… Juste parce qu’il voulait m’occuper ou être avec moi…
Ils ont toujours été là. Pour moi. Mes frères et sœurs. On a eu de la chance. J’ai eu de la chance. Ils m’aimaient. Et m’ont protégé.
C’est ce que font les parents. Ceux qui… méritent ce nom… »


Ma main passe sous ses vêtements et je caresse son dos du bout des doigts.

« Je suis désolée que tu n’aies pas eu cette chance. Que tu… aies été seul… ça a dû… être tellement difficile… »

Ma voix s’est amoindrie au fur et à mesure. Je déglutis et ferme les yeux.

« J’ai toujours été entourée, aimée… Alors je ne sais pas… »

J’inspire. Je m’éloigne un peu de lui, ma main toujours contre son dos, et me force à sourire, le regard fixé sur son épaule.

« Tu n’es plus seul. Je suis là. Quoique tu aies… vécu… » ou subi… « Je ne te laisserais pas. D’accord ? » Je le regarde. « Je suis là Javik. »

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MessageSujet: Re: Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé]   Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé] EmptyLun 21 Déc - 21:18

Le jeune homme écoutait la réponse de Miria, elle pouvait espérer une sorte de paix durable entre les deux amis, mais il sait très bien que ça ne pourra pas durer. C'est dans leur caractère, deux têtes de mules campant sur leurs positions quoi qu'il arrive. Au pire, ça mettra un peu d'animation à moins que ça énerve tout le monde à forte de les entendre s'engueuler comme des poissonniers. D'après ce qu'il avait raconté, elle avait même l'air de comprendre qu'il puisse en vouloir à Lawson d'avoir piqué sa place. Est-ce que c'est sa faute à lui ? Il n'a jamais demandé à devenir le petit préféré d'Ash. C'est plutôt ce-dernier qu'il faut blâmer pour ça. Il aurait pu la jouer plus cool et avoir la même attitude avec les deux pour ne pas créer de conflit. A croire qu'Ash devait aimer les voir se frapper dessus. Cet homme était un dur lui aussi, un ancien militaire. Pour être devenu braqueur, on ne peut pas non plus dire qu'il était très sûr, ce n'était surement pas un homme bon. En fait, il était comme le reste de leur groupe, un mec dangereux, quelqu'un de totalement imprévisible.


"Je pense que tu peux donner tous les noms que tu veux à Spoon, il ne te fera rien. Et si jamais il ose, tu peux être sûr que je lui referai le portrait façon "Picasso" !" au moins, ça a le mérite d'être clair, on ne touche pas à Miria. En ayant vu Kyle si peu de temps, elle était parvenue à voir qu'il a un caractère similaire à celui de Jav. C'est qu'elle est observatrice ou qu'elle est juste restée trop longtemps déjà avec Lawson. "Je comprends que je puisse faire peur, que ce soit moi ou les autres. Mais on ne te fera pas de mal. Tu fais partie de la famille à présent, ta famille et toi. On vous protégera. On est peut-être les méchants, mais on est loyal entre nous, je te le garantis !" assura le jeune homme pour lui démontrer qu'elle avait raison de rester, mais aussi d'avoir peur. Être avec eux, lui assure une certaine protection qu'elle ne pourra pas trouver auprès de quelqu'un d'autre.

La suite de la conversation devint plus délicate pour Javik. Parler de ses parents c'est pas son truc. Pour lui, ils sont morts, c'étaient des enfoirés de première. Comment peut-on avoir un enfant, ne pas l'aimer et le battre tout le temps ? Son enfance a été un enfer, une abomination dont il n'a pas pu s'échapper. C'est surement à cause de ça qu'il a mal tourné, c'est ainsi, c'est la vie. Miria murmura qu'elle était désolée. Désolé ? Désolé de quoi ? Qu'il n'ait pas envie d'en parler ? Qu'est-ce qu'elle sait ? Rien ! Que dalle ! Elle devrait mieux la fermer ! Pour une fois, il se contenta de la fermer plutôt que de répondre de manière agressive. Elle se mit à parler de ses parents. Merde, voilà qu'elle se la joue sentimentale maintenant ? Qu'est-ce qu'il en a à foutre de tout ça ? Elle compte faire quoi ? L'enfoncer encore plus en lui racontant comment sait d'avoir une vraie famille ? Est-ce qu'elle mesure le poids de ses mots, le genre d'impact que ça peut avoir sur lui psychologiquement ? Javik sait se montrer fort, mais son point faible c'est son passé. Son passé qui le hante constamment, qui le suit, qu'il traine comme de vieilles casseroles. Pour se contenir, il se mordit la lèvre pour tenter de se contenir du mieux qu'il le pouvait. Elle continua et son contact ne l'apaisa pas le moins du monde. Quand elle eut fini de parler, il se demanda que faire ? Plutôt que de lui parler, il se leva et quitta la chambre en claquant presque la porte, il entra ensuite dans la pièce en face qui n'était autre que la salle de bain. De même, il ferma la porte brutalement, assez pour faire trembler les murs. Pendant quelques secondes, il fit les cent pas, tel un lion en cage prêt à exploser. San prévenir, son poing se leva et s'écrasa contre le miroir accroché au-dessus de levier qui se brisa en morceaux. Quand il retira sa main, on pouvait y voir une trace de sang, des bouts de miroir étaient également coincés dans sa peau, mais ça lui était égal. Ses souvenirs refoulés les plus terribles lui revinrent à la figure, de la violence encore et encore. Son père entra brutalement dans sa chambre alors qu'il était endormi dans son lit. Ce-dernier le saisissant par les cheveux, le trainant par terre de la sorte jusqu'à la cave pour lui donner des coups de ceinture encore et encore malgré ses supplications. Tel un fou, il posa ses mains sur son visage, attrapant ses cheveux, reculant jusqu'au mur avant de se laisser glisser sur le sol, les genoux remontés contre son torse. Le souvenir de sa mère lui apparut également, cette dernière assit sur le bas des marches de la cave, fumant une cigarette tout en regardant son mari battre son fils. Bon sang, mais qu'avait-il mérité pour endurer ça ?



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MessageSujet: Re: Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé]   Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé] EmptyMer 30 Déc - 1:45

Je rirais bien, si je ne le savais pas aussi sérieux. Il avait beau le connaître depuis longtemps, je sais qu’il me protégerait même contre lui. C’était à la fois rassurant et déstabilisant. Je l’embrasse sur l’épaule en souriant.

« Je sais. Mais ne t’inquiètes pas, je crois qu’il m’aime bien de toute façon. »

Je secoue la tête et le regarde en fronçant les sourcils.

« Non, c’est justement ça le problème… enfin, le problème… qui me perturbe. Je n’ai pas peur. Je n’ai jamais vraiment eu peur de toi. Alors que j’aurais vraisemblablement dû… Et je sais ça aussi. Qu’on peut compter sur vous. C’est cool. »

Cool ouais… Bon, si je n’étais pas là, ça se passerait sûrement autrement. Raison de plus pour ne pas qu’il m’arrive un truc. Peut-être que John et les deux autres s’en sortiraient seuls, mais j’avais quand même un doute sur le long terme. Jenna était trop… Jenna. Et John et Léon ne la laisseraient pas. Alors avec d’autres, c’était le meilleur plan. Et là, le meilleur plan s’entend ma foi fort mal avec John justement… Mais bon… Passons…
Et s’il est loin de se confier à moi, je devine à demi-mot. Pourtant, je me montre d’une bêtise sans nom. Ce n’était pas du tout pour le… Et merde, oui, c’est vraiment débile de lui parler de ma jolie famille idéale. Mais… ce n’était pas pour le faire sentir mal. Je voulais juste… essayer de lui expliquer que ce n’était pas de sa faute, que les parents ça pouvait être cool et aimants, que… Idiote. Plus idiote et maladroite tu meurs. Et chose qu’il n’avait jamais fait jusque-là, il se lève et se barre sans un mot. Les engueulades et les coups de gueule, je commence à avoir l’habitude. C’est comme ça qu’il se comporte. Souvent. C’est pas que je m’y fait, mais je sais comment réagir. Je gueule aussi. Ça marche bien en général… Même si c’est rarement dernièrement… Mais là… Mon cœur se serre et je me lève, sortant quelques secondes après lui. J’entends la porte de la salle de bain claquer pour de bon à son tour. Je m’y dirige lentement, me mordant la lèvre au sang. Et là, maintenant que t’as bien foutu la merde et que t’as bien fait mal, tu fais quoi ma belle ? A quelques pas de la porte, à hésiter, je sursaute quand j’entends le coup et le miroir se briser. Mes mains viennent se plaquer sur ma bouche alors que je retiens un cri. Je fais un pas en avant. Réfléchis. Je me tourne et récupère un t-shirt en lambeau et une gourde. Pragmatique moi ? Non pas vraiment. Au contraire même. Mais ça me laisse quelques secondes pour ne pas arriver en larmes devant lui. Je m’essuie les joues et essaie de reprendre ma respiration, avant de me diriger vers la salle de bain.

J’ouvre, lentement, et entre, avant de fermer la porte. Je tourne la tête, et le vois là contre le mur, assis au sol. Et mon cœur bat à tout rompre en voyant le sang. Je sais, ça ne doit être que son poing, il a dû… Toujours aussi lentement, précautionneusement, comme pour ne pas effrayer un animal sauvage, je m’approche de lui, tellement concentrée sur lui et sur ce que j’aperçois que je ne prête guère attention au miroir brisé et à ses éclats répandus, ni à où je marche.
Sans rien dire, je m’agenouille à ses côtés. Délicatement, je prends sa main blessée dans la mienne. J’ai l’impression que mon cœur va me lâcher tellement j’ai mal, mais je me force pourtant à rester calme. Je retire les morceaux de verres encore fichés dans sa peau. Je fais couler de l’eau. Je mouille un chiffon et nettoie. Toujours lentement. Toujours doucement. Je devrais dire quelque chose là ?… Pour faire aussi bien que tout à l’heure ? Et alors que cette pensée me vient à l’esprit, je me rends compte que je chantonne… enfin, non, je fredonne une des mélodies que je chantais aux autres quand ils étaient malades avant. Et je stoppe aussitôt que j’y pense. Je murmure, tellement bas, que je ne suis pas certaine qu’il m’entende. Et je ne le regarde pas, je n’ose pas. J’ai peur d’y voir de la colère et de la haine contre moi. Ouais, superficielle et égoïste… Je continue de nettoyer sa main.

« Pardonnes-moi. Je ne me rendais pas compte. C’était idiot. Je voulais… Je te racontais tout ça… Je n’ai pas réfléchi… Je voulais… Tu… c’était égoïste… parce que au final… au final… famille unie ou aimante… au final… Je les ai tués… Tous les trois, je…  »

J’écarquille les yeux. Okay, je n’avais pas vraiment eu l’intention de dire ça. Et je ne vois même pas ce que ça vient foutre là. Reprends-toi, dis quelque chose. Maintenant.

« Je suis désolée. Tellement désolée Javik. Je voulais juste te dire… que tu n’étais pas seul. Que tu es ma famille. Que… c’était… stupide… et déplacé. Et que… je t’aime… plus que tu ne peux… »

Je pleure ? Merde. Je m’essuie les joues rapidement sur les épaules, avant de saisir en tremblant un bout sec du t-shirt pour bander sa main. Merde. Dans le genre connasse, je me pose là.

Spoiler:
 

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La réaction de Javik peut paraitre totalement démesuré. Partir comme ça, sans rien dire pour s'enfermer... Miria peut se mettre à penser à un tas de choses. Pourquoi est-ce qu'il part comme ça ? Qu'à-t-elle dit de mal ? Il est vrai que c'est sa faute s'il a fui sans rien dire. Mais il y a des souvenirs qu'il vaut mieux garder enfoui et les ramener à la surface n'est jamais bon. C'est ce qui vient de se passer, trop se souvenir de son enfance, de ses parents, de la torture qu'il a vécue... c'était trop. Depuis qu'il est parti de chez lui, le jeune homme a toujours mis un point d'honneur à refouler son passé, à l'oublier et à faire comme s'il n'en avait pas. C'est plus simple de se dire que sa vie à commencer le jour de sa fugue. C'est la vérité, ce sont les premiers instant où il s'est senti libéré, ne craignant plus le courroux de son père. Entendre la jeune femme parler de ses parents, de ses gentils parents, c'est quelque chose d'assez terrible. C'est se sentir malchanceux ou juste détesté. Qu'est-ce qu'il a fait du mal pour ne pas recevoir leur amour ? Est-ce que sa tête ne leur plaisait pas ? Faisait-il tout de travers ? C'est tout un tas de questions qui se bousculent de nouveau dans sa tête.


Seul dans la salle de bain, il n'y avait que lui et ses souvenirs venant le hanter. Des souvenirs qu'il chercha à chasser en frappant le miroir. C'est idiot, mais dans la vie on fait ce qu'on peut pour essayer de s'en sortir. Au final, il se retrouva assit dans un coin de la salle de bain comme si c'était un malade, un gosse traumatisé. C'est loin d'être beau à voir, il a même horreur d'être dans ce genre d'état : faible et vulnérable. Depuis le temps, il a appris à surmonter tout ça, son caractère c'est endurcie, c'est devenu une force de la nature, sans peur... presque sans peur. Aujourd'hui, l'unique chose capable de l'abattre c'est ses souvenirs et ses parents. Le pauvre homme se sent ridicule et plus encore quand la jeune femme ose entrer dans la salle de bain. S'il en avait eu la force, il lui aurait crié de partir si elle ne veut pas mourir. Sauf qu'il n'en fit rien, trop apeuré et acculé dans son coin. Sans rien dire, elle s'approcha tel un ange voulant l'aider. Au moment où elle attrapa sa main, il eut un mouvement de recul. Tout était confu en ce moment. Finalement, il se laissa faire, restant muet, le regard planté dans le vide. Ce doit être difficile pour elle d'imaginer à quel point son enfance est un traumatisme pour lui. C'est surement pire que ça, une sorte de cauchemar capable de l'anéantir, de le rendre presque fou. Sa main blessée ne lui fait même pas mal, c'est à peine s'il sent le bout de verre qu'elle retire de sa peau. Miria chercha à s'excuser, mais il n'écoutait que d'une oreille. Il entendit qu'elle avait tué une partie de sa famille, mais il n'eut aucune réaction. S'il aurait pu le faire lui... S'il aurait pu tuer cet enfoiré de paternel et sa putain de mère... Oh oui... ce serait une douce vengeance et surement le seul moyen de le soigner de son passé. Vous trouvez ça salaud ? Oui, c'est même égoïste, mais il s'en fiche. La famille n'a pas la même signification pour lui que pour elle.

Encore des excuses... c'est vrai que c'est la spécialité de Miria. Des larmes commencent à apparaitre dans ses yeux. Une fois de plus, il arrive à la faire pleurer. Comment pourrait-il être quelqu'un de bien s'il lui fait toujours du mal d'une manière ou d'une autre ? Comment une fille bien comme elle peut-elle aimer un type aussi malsain que lui ? Doit-il s'en vouloir de voir ses larmes couler sur ses jolies joues ? Sincèrement, il n'en sait rien, il ne sait même pas comment réagir. De sa bouche sort des mots gentils, des mots d'amour... C'est touchant, tellement touchant et pourtant il est toujours aussi immobile. Son regard c'est simplement levé vers elle. Encore une fois, elle va parvenir à le faire sentir coupable et honteux ! "Pourquoi tu pleures ?" demande-t-il de manière à rompre le silence. "Je veux pas de ta pitié, ni celle des autres ! Tu peux pas comprendre... personne ne le peut," déclare-t-il en détournant les yeux de la jeune femme. "C'est pas toi qui a eu des parents violents. On t'as jamais donné des coups de ceinture comme si c'était des coups de fouet... jusqu'au sang !" Sa gorge se noua, c'est bien la première fois qu'il prononce ses mots, qu'il avoue avoir été battu par ses parents. "T'avais pas la boule au ventre à chaque fois que tu te lever, que tu rentrais de l'école ou que t'allais à table ! Nan, toi on t'a jamais balancé contre le mur et frappé sans raison. T'as jamais eu le regard vide de ta mère posée sur toi alors que ton père te donne une correction sans la moindre explication ? On n'a jamais oublié de te donner à manger ? Nan ! Rien de tout ça ! Tu peux pas imaginer l'enfer que j'ai vécu." Alors qu'il disait tout ça, des larmes commençaient à rouler le long de ses joues. Elles sont dûe à la fois à de la tristesse et de la colère, un savant mélange d'émotions et de souvenirs qui n'ont rien de joyeux. "Tu sais ce que c'est pour un gamin de vivre ça ? J'aurai voulus mourir ! Tu m'entends ? Mourir ! Chaque jour j'espérai que je ne me réveillerai pas. Je voulais tomber sous les coups de mon père pour que tout ça soit terminé, pour être enfin en paix. Ce n'est jamais arrivé... Tu penses que c'est humainement possible de vivre ça pendant une quinzaine d'années ? J'ai jamais rien eu de leur part, pas d'amour, pas de cadeau, pas le moindre sourire. Pour eux... j'étais...j'étais un putain de déchet, totalement inutile, moche, crasseux, con, puant, débile..." Sa voix de plus en plus tremblante l'empêcha de continuer. Ses yeux fixaient le sol, un simple regard sur lui permettait de comprendre qu'il était terrorisé et profondément marqué par ce passé. "Personne ne peut m'aimer... ils l'ont dit... personne ne t'aime Scott, personne ne t'aimera jamais !" ajoute-t-il toujours perdu dans cet affreux délire qui le ronge.

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MessageSujet: Re: Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé]   Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé] EmptyLun 4 Jan - 10:43

Encore une fois, ça tournait n’importe comment. Sauf que d’habitude, il gueulait, je lui répondais et ça finissait mal. Enfin, je finissais souvent fâchée, en colère ou en pleurs. Oui, je sais, il n’y a rien de glorieux. Et ce n’était pas si souvent dernièrement, c’était même devenu presque rare. Mais là… Je n’avais aucune colère. Je me sens juste atrocement mal. Et oui, je note, parler au final, c’était un mauvais plan. Mais ça craint ça quand même. Bon, là en l’occurrence, j’ m’en fous un peu, je m’en veux beaucoup trop pour réellement y songer.

Et le voir, là dans la salle de bain, si fragile et si… effrayé, ça m’effraie. Mon cœur s’accélère et le malaise se transforme en douleur sourde. Pour lui, pour ce qu’il avait vécu, ce qu’il avait subi. Et c’était à cause de moi qu’il se retrouvait comme ça, c’était encore pire. Je suis censée l’aider, pas le faire autant souffrir. Je ne suis vraiment pas douée. Je m’approche de lui, aussi lentement que possible.
Je stoppe un instant quand il a instant de recul, avant d’à nouveau prendre sa main. Et je me concentre sur sa main, pour ne pas voir son regard. Oui, c’est lâche. Mais j’ai déjà du mal à essayer de parler normalement, à essayer de m’excuser. Alors que je n’ai qu’une envie, effacer tout cela, ces dernières minutes, mes mots, mes questions, effacer cette douleur… Ou m’enfuir… ou le prendre dans mes bras, je ne sais pas trop. Mais l’un comme l’autre, je ne peux pas. Et je ne veux pas. Je ne peux pas le laisser. Et il ne le supporterait pas.

Il ne réagit pas, ni dit rien, alors que je termine en murmurant, alors que je finis par bander sa main blessée. Et l’absence totale de réaction me terrifie, tout comme son regard vide. Il finit par relever les yeux vers moi et par parler. Je m’essuie rapidement les joues, refoulant tant bien que mal les larmes. Mes yeux s’écarquillent alors qu’il poursuit, ma gorge se serre et je me mords la lèvre au sang. Je ramène mes mains contre moi, et je n’arrive pas à le quitter des yeux.
Comment a-t-il pu ? Réussir à s’en sortir ? Bon, ok, avant tout ça, le moyen de s’en sortir était plus qu’extrême et m’aurait horrifié. Maintenant tout ce que je parvenais à ressentir était une infinie tristesse, une douleur démesurée pour lui. Pour le petit garçon qu’il avait été. Qui avait été battu. Qui avait été maltraité et abandonné. Que des connards avaient démoli uniquement dans le but de prouver qu’ils étaient plus forts et plus imposants qu’un enfant sans défense. Il avait raison. Je ne sais pas. Je ne peux pas imaginer. J’ai toujours été entourée et protégée. Choyée. Je ne peux pas imaginer l’incompréhension devant un tel comportement, je ne peux pas envisager recevoir encore et toujours des coups sans aucune raison, je ne peux pas comprendre la souffrance de se rendre compte que sa propre mère s’en fout.

Je reste immobile, osant à peine respirer alors que je vois les larmes rouler sur ses joues. Je n’ai qu’une envie, c’est de le rassurer, et de lui dire que c’est fini, qu’il n’est plus seul, qu’ils ne sont pas là, que jamais je ne laisserais quiconque le blesser à nouveau. Mais je reste muette alors que sa voix tremble et que la colère a totalement disparu, ne laissant la place qu’à la terreur. … Scott ? Il s’appelle Scott ? S’appelait. S’appelait. Pas Scott. Javik.
Et à la douleur sourde se mêle une colère sans nom, profonde et absolue. Je ne comprends pas. Je ne peux pas comprendre. Comment peut-on… Sous quel prétexte…
Je ferme les yeux quelques secondes, me forçant à respirer lentement. Il mérite mieux que ce que je peux lui offrir. Tellement mieux.

J’ouvre la bouche et la referme aussi vite. Avant de retenter. Ma voix n’est qu’un murmure. Je ne sais pas si j’ai peur de l’effrayer encore plus, si j’ai peur de le briser encore plus, si j’ai peur de le voir fuir. Je ne sais même pas quoi dire. J’ai peur plus que tout de faire encore pire. De le blesser. D’empirer.

« Non. Javik, non.
Javik… »


Je secoue la tête. Peut-être devrais-je réfléchir, mais je n’y arrive pas. J’ai juste un trou béant à la place du coeur. Mais il faudrait pourtant, parce que là, mieux vaudrait se taire.

« Ils t’aiment. Danny. Et Spoon. Danny donnerait sa vie pour toi, pour te protéger. Spoon aussi. Aucun d’eux n’hésiterait. Parce qu’ils sont ta famille, celle que tu as choisie. Ils t’aiment. »

Je le regarde. Et mon murmure se poursuit, plus lentement, avec une touche d’hésitation.

« Ils ont… menti. Tes… » Merde. Ce ne sont pas des parents ça. « Tes parents… Ils étaient… juste… cruels… brutaux… ce n’étaient pas… Tu n’es pas ce qu’ils disaient. Rien de tout cela.
Tu es tellement… tellement loin de tout cela… »


Je m’approche lentement vers lui, toujours à genoux, et ma main va très doucement se poser sur sa mâchoire pour tourner son visage vers moi.

« Regardes-moi. Javik. » Mes mains se posent de part et d’autre de son visage. « Regardes-moi. »

Faites qu’il me voit moi. Qu’il me voit vraiment.

« Tu es là pour moi. Tu es gentil. Drôle. Courageux. Tête brûlée. Emmerdant et protecteur au possible. » Je pose mon front contre le sien et ferme les yeux. « Et moi. Moi je t’aime. Plus que tout. Pour tout ça. »

Je me recule de quelques centimètres et le dévisage, essayant de faire transparaître tout ce que je peux ressentir pour lui.

« Pour moi. Pour moi tu es important. Je n’ai jamais autant tenu à quelqu’un de toute ma vie.
Tu es à moi. Et tu peux râler parce que tu ne m’appartiens pas. Mais c’est pourtant le cas. »


J’essaie d’esquisser un sourire, alors que mes doigts caressent son visage.

« Tu es à moi. Et je suis à toi. Je t’aime. Pour toujours Javik. Et je t’interdis de penser le contraire. »

Crois-moi. S’il te plait.

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Aujourd'hui, l'optimisme est une nécessité pour sauvegarder sa santé mentale.
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MessageSujet: Re: Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé]   Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé] EmptyLun 4 Jan - 21:26

Pour la première fois de toute sa vie, il va parler... parler de son passé, de cette enfance tortueuse et cruelle qu'il a vécu. Pourquoi maintenant ? Pourquoi à elle ? Difficile de le dire ? Peut-être que la remontée brutale de tous ses horribles devaient simplement sortir. Cela fait bien trop longtemps qu'il garde tout pour lui. En fait, il a toujours gardé son histoire, n'en ayant jamais parlé à personne. Quelque part, il a honte de lui, honte de cette histoire. Malgré ce qu'on peut croire, il a été bien assez fort pour survivre pendant toutes ses années. Ses parents n'ont pas été des gens faciles, ne l'aimant pas, préférant le rabaisser plus bas que terre à chaque fois qu'ils posaient leurs yeux sur lui. Ce passé lui a permis malgré tout à ce forger un moral d'acier, à construire une sorte de carapace jusqu'à devenir presque insensible aux sentiments, du moins c'est ce qu'il pensait. Toutes ses années à rester muet dans le silence, tant d'année à renier son passé pour qu'il remonte à la surface ce soir à cause de quelques questions presque futiles. C'est à croire qu'on ne peut pas renier son passé, qu'on ne peut pas le cacher de la sorte, pas de manière éternel. Javik aurait pu rester silencieux, inconsciemment, il devait savoir qu'en parler serait comme retirer un poids qui pèse sur lui depuis bien trop longtemps déjà. Certes, ce poids et cette horrible douleur ne disparaitra jamais, elle est juste un peu allégée. Enfin, seulement si Miria ne le regarde pas avec pitié. Si jamais son regard change, alors, se sera encore pire.

Le jeune homme préférait ne pas regarder la jeune femme, il avait peur de le faire. La fuir était plus simple, lui évitant ainsi de voir son erreur ayant tout simplement tout balancé sur sa vie. Cherche-t-elle à le réconforter en lui disant que ses amis l'aiment ? Qu'ils seraient prêts à donner leur vie ? Toujours silencieux, il ne bouge pas, mais réfléchie à ce qu'elle vient de dire. Oui, ils sont ceux qui se rapproche le plus d'une famille, mais parfois il se demande s'il veut vraiment une famille. Un simple regard sur son passé suffit à imaginer ce qu'il peut penser des "familles". La voix de Miria continue de l'atteindre, voulant lui expliquer que ses parents avaient terriblement tort à son sujet et qu'ils n'avaient rien à avoir avec des parents, car ils étaient uniquement violents. Oui, elle sans doute raison. Quelqu'un qui aime son enfant ne fait surement pas de mal à ce dernier... Enfin, c'est difficile à imaginer pour lui. Les films qu'il a pu voir ne l'aide pas à ce forger une idée, ce n'est que de la fiction, la famille idéal ou tout va bien ne peut pas vraiment exister...
Les douces mains de la demoiselle viennent à son visage, l'obligeant à le lever pour la regarder. Son regard la fuit, il ne veut pas voir la pitié dans ses yeux. Sa voix... elle l'appelle lui demandant de le regarder. Il résiste une première fois et se sent obligé la deuxième fois de lever les yeux vers elle. Rapidement, elle enchaine, lui confiant son amour, des mots magnifiques et prenants qu'il veut croire. Elle doit être sincère, il le faut ! Son regard ne montre pas de la pitié, peut-être de la tristesse d'apprendre tout ça et aussi de l'amour. Son cœur semble se relâcher, lui qui était si crispé de peur qu'elle puisse le prendre en pitié. Quand il sent son front se poser contre le sien, il ferme les yeux, cherchant à chasser ses mauvais souvenirs loin de lui. Sa main droite glisse sur la joue de Miria... oui, il la croit. C'est une fille bien trop honnête pour mentir, si c'était faux pourquoi s'accrocherait-elle tant à lui ? Finalement, il entoure ses bras autour d'elle et l'enlace. Elle a pris tellement de place dans sa vie en si peu de temps, c'est presque fou de penser que c'est la première femme qu'il aime vraiment.


[Fin du sujet ?]

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MessageSujet: Re: Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé]   Un jour mon prince viendra. Pour l'instant, je galère à l'extirper du paquet sans le péter en petits morceaux [Livre I - Terminé] Empty

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