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"Je veux ma maman." [Livre II - Terminé]
MessageSujet: "Je veux ma maman." [Livre II - Terminé]   Dim 23 Oct - 23:21

Je tousse. J’ai les poumons en feu… Et impossible de me rendormir depuis bien une bonne heure, peut-être même plus. J’ai totalement perdu la notion du temps, mais j’ai l’impression d’être à l’agonie depuis une éternité sous ce duvet polaire, qui pourtant ne m’empêche pas de grelotter. Je suis en sueur, nauséeux… Même Torby a fini par s’inquiéter. Il relève la tête, quand je croise son regard, et pousse un nouveau gémissement inquiet avant de me donner un léger coup de museau sur la joue. Aussi loin que je me souvienne, ce chien vous veille comme un véritable papa-poule dès que vous vous sentez un peu malade. En temps normal, il se contente de se coucher derrière la porte, et non de venir empiéter sur mon duvet. Je finis par m’en extraire, faiblement. Il pointe les oreilles en avant, interrogateur, et j’ai une moue évocatrice en réponse.

- Ca va…

Si je ne peux pas fermer les yeux, autant me lever. Ma démarche est peu assurée jusqu’à la porte de l’ancien bureau que j’occupe désormais, et je tremble encore davantage maintenant que j’ai quitté le renfort des couvertures. J’attrape ce pull d’un jaune vif que m’a offert Eliott, et l’enfile par-dessus pour me tenir un peu chaud, puis je sors finalement dans le couloir, Torby sur mes talons.

Mon regard se promène de droite à gauche, et j’affiche un air penaud en m’avançant devant la chambre d’Ethan. Je me suis tellement pris la tête pour qu’on me laisse ma propre chambre, et qu’ils puissent rester entre eux… Je vais pas gâcher tous mes efforts maintenant, si ? Et puis, j’ai pas envie de l’inquiéter inutilement, alors qu’il saurait même pas quoi faire, et voudrait sans doute me garder de visu les prochaines semaines à venir… Ouais, un coup à revenir bêtement sur ma décision initiale, et revenir ensuite dans les mêmes galères.

Je me détourne dans un soupir, et me résigne. Les vieilles habitudes reviennent avec une rare facilité, alors que je pousse le battant de la chambre improvisée de ma mère, le plus silencieusement possible. Je n’ai pas envie de la déranger, si elle dort… Mais en vérité, tout le monde est constamment en alerte, même avec les morts qui sont contenus par le gel. Je m’avance dans la pièce en refermant derrière Torby, regarde un peu partout sauf là où elle se trouve… Puis je ne résiste finalement pas à l’envie de me glisser sous les couvertures à côté d’elle, trop épuisé pour réfléchir calmement. Je lâche dans un nouveau soupir :

- J’arrive pas à dormir, m’man…
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MessageSujet: Re: "Je veux ma maman." [Livre II - Terminé]   Sam 5 Nov - 20:36

Dire que j’étais inquiète était bien en deçà de la réalité. J’étais angoissée, et je craignais pour la vie de mon fils, de mes fils, et même d’Eliott. Je craignais pour la survie du groupe. Combien de temps faudrait-il, pour que ce… virus ne revienne nous achever ? J’étais plus que jamais depuis le début de l’épidémie confrontée à mon utilité, et au fait que je n’étais qu’une escroc. Je n’étais qu’un médecin improvisé, je n’avais jamais été capable de soigner les maux les plus importants. La preuve en était de cette mystérieuse maladie qui frappait notre groupe de survivant, n’est-ce pas ? Un réel médecin aurait pu l’identifier, et y mettre fin. Ou l’endiguer, un peu. Réfléchir à la meilleure façon de l’empêcher de se répandre, de se développer, puis d’atteindre les autres.

Si mon sommeil était bien pauvre avant, il était réduit à néant actuellement, ou presque. Soupirant, je tournais et retournais dans mon lit, m’inquiétant, angoissant, ressassant tout ça. Morphée semblait avoir déserté ma couche depuis bien longtemps, mais peut-être de manière cette nuit-là. J’essayais d’éloigner mes pensées de ces ridicules souvenirs qui me venaient, ces bribes de mémoire qui se rappelaient à moi, m’évoquant ce que je faisais habituellement en cas d’insomnie. Cuisiner, surtout. Mon mari et mon fils avaient un sommeil de plomb, et une troupe d’éléphants aurait pu défiler en barrissant à proximité de notre maison, qu’ils ne se seraient pas réveillés. Si mon cœur se pinçait, le sourire sur mon visage à cette pensée, aussi douloureuse soit-elle, était sincère, mais j’étais soulagée que personne ne soit là pour le voir. Je ne pouvais pas partager cela, ni même remémorer de telles choses à Zak, ou son père à Ethan. Je ne le voulais pas – cela ne les réjouirait pas, ils seraient attristés, agacés, blessés d’entendre cela, c’était certain.

Je me figeais en entendant un bruit, alors que l’on poussait ma porte doucement, comme pour ne pas se faire entendre. Les halètements et aboiements étouffés de Torby me calmèrent légèrement, reconnaissables entre mille. Même si j’ai cru un instant que mon cœur allait s’arrêter, en imaginant les pires scénarios. Des réfugiés entrainés, capables de s’introduire silencieusement parmi nous, et de nous tuer tous un par un. J’essayais de faire refluer la détresse qui m’envahissait à cette idée, même si je la savais fausse pour le moment, alors que je sentais Zak se glisser sous les couvertures qui me réchauffaient quelque peu. Je refermais mes bras sur lui, embrassant son front, et le serrant contre moi. La… détresse dans sa voix, si c’en était, me serra encore un peu plus le cœur. Comment lui dire qu’il pouvait se rendormir sans crainte ? Il savait aussi bien que moi que c’était faux.

Je le regardais dans la noirceur de la chambre, sans réellement distinguer quoi que ce soit, pensant à tous les changements qui s’étaient opérés en lui. C’était mon fils, je le savais, mais il était tellement différent. Il avait tellement… grandi. Muri, bien plus qu’il n’aurait du murir. Je remerciais la pénombre, de masquer l’émotion que je ressentais à le savoir avoir encore besoin de moi comme ça. Je déglutissais bien vite, en le sentant gelé, et en sentant son front incroyablement chaud. Je posais ma main dessus, pas assez fraiche, consciente que j’exagérais peut-être, et que ça n’était que mon imagination de mère inquiète, mais depuis qu’il était lui aussi malade, je ne pouvais me résoudre à faire réellement taire mon inquiétude. Je m’y efforçais, mais c’était bien difficile. Je prenais aussi sur moi, pour ne pas m’agacer contre Eliott. À tort, elle n’était pas la seule responsable. Et elle était malade aussi. Je n’avais pu m’empêcher de crier toute ma colère, ni toute ma peur, quand j’avais constaté qu’ils étaient malades, peu après leur excursion. C’était pas vraiment dirigé contre eux, mais j’avais pas pu réagir autrement. Je m’inquiétais, j’y pouvais rien. Ou pas vraiment. Et c’était juste l’inquiétude, qui me faisait avoir envie de leur crier qu’ils n’étaient que des imbéciles. Tous. Même Zak. Mais c’était pas le moment de penser à ça.

« Torby et moi, on est là. Et tu peux rester ici autant que tu veux, tu sais. Tu avais froid ? Tu as besoin de plus de couvertures ? Tu peux m’en prendre, tu sais, si tu veux rester là-bas. »

Je me faisais violence, pour lui proposer d’y revenir. Il aurait été tellement plus simple de refuser qu’il s’éloigne, de le garder auprès de moi, chaque nuit. Surtout dans son état. Et si… et si… Non, je ne pouvais imaginer le perdre, comme ça, dans la nuit. Peut-être que je devrais suggérer que plus personne ne dorme seul – même si ça allait nous contaminer, on pourrait veiller les uns sur les autres. Réagir, si ça s’aggravait ? J’étais pas certaine que ça soit l’idée pertinente du siècle, mais quand même.

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MessageSujet: Re: "Je veux ma maman." [Livre II - Terminé]   Dim 6 Nov - 22:44

Je l'ai réveillé.
Enfin... Elle dormait vraiment ? Va savoir. Je grimace un peu. Je voulais pas la déranger... Personne, en fait. C'est... Bizarre un peu. Ca fait de longs mois que je n'espérais même plus vraiment les revoir, et que j'avais appris à faire sans eux, alors que ça m'aurait paru impossible, même insurmontable, autrefois. Je sais. On a continué à laisser ces petits mots pour qu'ils suivent notre destination, mais sans encore croire vraiment que ce soit possible. Dans le nouveau monde, quand on se sépare de quelqu'un, rien ne nous dit qu'on le retrouvera. Quand quelqu'un part en expédition sans vous, c'est pareil... On ne sait jamais ce qui peut arriver. Le danger est tout autour de nous, et peut frapper n'importe qui n'importe quand. C'est devenu une habitude, si bien qu'on ne s'inquiète plus tellement... On essaie de faire semblant. Oui, voilà. Ces mots... C'était seulement pour faire semblant.

Et pourtant, elle est revenue. Ethan ne devait pas s'attendre plus que moi à que ça arrive, surtout après avoir retrouvé p'pa dans cet état. Je sais pas... Quelque chose s'était brisé en moi. Une bulle qui éclate, et la vérité qui m'explose au visage sous la forme sanguinolente de la cervelle du paternel. J'en frissonne encore maintenant. Je crois que cette vision hantera toujours mes cauchemars. Et m'man... J'ai encore du mal à croire qu'elle est en vie. Je ne me suis même pas rendu compte que... Je ne suis pas allé la voir souvent. Je suis content qu'elle soit là, c'est seulement impossible de faire comme avant. J'ai dû me débrouiller tout seul pendant si longtemps, avec cette boule au ventre, en me disant chaque jour qu'ils reviendraient, et finalement... Rien. Je crois avoir fait mon deuil quand j'ai perdu la tonalité du téléphone, et que je ne pouvais plus leur parler comme s'ils étaient à l'autre bout du fil. Je me suis seulement dit... Ca y est, Torby et moi, on est seul au monde.

Puis Ethan a débarqué. Il était rien pour moi, au début. On s'est disputé. J'ai cherché à me barrer un nombre incalculable de fois, et ça a été très difficile pour que je l'accepte mais... Finalement, il est devenu tout ce qu'il me restait. Je m'en suis rendu compte quand on a enterré p'pa, qu'il y avait pas moyen que lui parte aussi, et que je me retrouve encore seul, juste après avoir ressenti ce vide... Alors quoi ? M'man, je l'attendais plus vraiment. Et puis, c'est devenu étrangement compliqué. Je ne sais pas trop pourquoi, elle m'a paru beaucoup plus froide qu'avant, plus difficile d'accès ou... Ou alors c'était moi. Je voulais pas voir son regard, qu'elle me juge ou me fasse une remarque, parce que je tenais un flingue, parce que je me fous du danger, parce que je vomis plus devant un cadavre. Plein de choses, qui font que je suis plus le Zak' de l'ancien monde. Je suis le Zak' du nouveau, celui qui marche parmi les autres Zack.

Mais là, c'était plus facile. Juste parce que... Je me sens tellement pas bien. Je réfléchis plus trop, et je ressens le besoin qu'elle soit là comme avant. Je pense que si elle n'avait pas été avec nous, je l'aurais quand même appelé, comme à chaque fois que ça va vraiment mal, en m'imaginant qu'elle serait revenue pour m'entourer de ses bras et me réconforter. Je renifle un peu, à verser quelques larmes silencieuses contre son vêtement, alors qu'elle me presse contre elle et m'embrasse le front. Je viens seulement de réaliser à quel point ça m'avait manqué, et que ça fait du bien que ce soit... Vraiment réel.

- Tu m'as manqué, m'man.

Et je m'en fiche, même si d'habitude, j'aurais déjà râlé qu'elle me prenne comme ça dans ses bras. Là, dans la nuit noire, alors qu'on est que tous les deux, c'est pas grave d'être à nouveau le gamin à sa mère que j'essaie tant bien que mal de ne plus être.

Torby approche son museau de ma tignasse blonde, pour fouiller dedans, dans un gémissement retentissant, puis il se laisse retomber à côté de nous, la tête entre les pattes, alors que je me dégage lentement de son étreinte pour m'essuyer le visage d'un revers de main.

- Non... Enfin si, mais je peux rester un peu ? Et puis Torby est super collant, mais je me sens pas trop rassuré tout seul. Même si je crois que c'est mieux... Tu sais, si je me transforme vraiment en Zack, pour de bon. C'est mieux, non ? Mais ça me fait peur... De me dire que ça peut arriver juste quand je dors et...

Et je devrais peut-être pas lui parler de tout ça. Je me suis redressé dans les couvertures pour lui faire face, mais dans la pénombre, je ne peux que deviner sa silhouette. C'est mieux, en fait. Parce que je ne sais plus trop ce que je dis, avec cette fièvre qui ne veut pas retomber, encore moins quand je glisse ces derniers mots, sans trop savoir de quoi je parle encore :

- J'espère que je te fais pas peur, hein ?


Dernière édition par Zakariah J. Griffin le Sam 31 Déc - 12:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: "Je veux ma maman." [Livre II - Terminé]   Mer 14 Déc - 17:37

Si l’intrusion m’avait fait peur, c’était une distraction bienvenue. Comment ne pas voir avec soulagement mon fils me rejoindre, et ne pas l’étreindre ? Je le serai contre moi, probablement trop fort, mais je ne pouvais faire autrement. Et si le sentir démuni me brise le cœur, une part égoïste de moi est heureuse de le savoir là, à mes côtés. Je sais que je ne peux me comporter comme avant, me montrer aussi protectrice, mais s’il m’en donne l’occasion, alors je la saisirai. Il n’a probablement pas conscience de l’intensité à laquelle je dois prendre sur moi en permanence pour ne pas l’étouffer et le faire fuir, et c’est tout aussi bien, mais je ne peux m’empêcher de soupirer légèrement en pensant à tout cela. Soupir bien vite chassé par l’émotion, à l’entendre prononcer ces quatre petits mots que j’aurai cru ne plus entendre.

« Tu m’as manqué aussi, mon chéri. »

Je le berce légèrement, comme pour l’apaiser et essayer de le faire se rendormir, même si je ne suis pas certaine que ce soit possible. Est-ce vraiment important ? Est-ce que j’ai vraiment envie qu’il dorme, alors que je pourrais profiter de passer ce moment seule à seul avec mon enfant, bien trop jeune pour tout ce qu’il vit, même s’il s’adapte remarquablement bien ? Je n’en sais rien. Je chasse une mèche de son front qui me chatouille malgré moi, adressant une petite caresse à un Torby peut-être jaloux d’être exclu, arborant un léger sourire que la nuit profonde dissimule. Je laisse à regret Zak s’éloigner, grimaçant quand il me confirme ne pas vouloir rester… et m’affirme simultanément le contraire. Il va m’achever, à me faire ressentir de la déception et un trop plein d’amour à la fois. Et de terreur. Je prends doucement sa main dans la mienne, me redressant légèrement contre le mur et m’y adossant.

« Tu peux rester ici autant que tu veux. Jusqu’à ce que tu sois guéri, même. Et je te laisserai pas tout seul. Et je laisserai pas une transformation arriver… Je ferai tout ce que je peux pour que ça ne soit pas le cas. Même si c’est difficile. Même si… Même si on a jamais rien trouvé jusqu’à présent. Je te protégerai, et je te laisserai pas tout seul. Jamais. »

C’était peut-être une promesse idiote à faire, je m’avançais sûrement trop, mais je ne pouvais accepter l’idée qu’il devienne un zombie. Que je le perde, lui aussi. Que je ne le protège pas, comme une mère se devait de le faire. Et pourtant, qu’est-ce que cela pouvait signifier de le protéger comme la mère que j’étais, par les temps qui courent ? Face à de telles menaces, contre lesquels il doit apprendre à se défendre ? Contre lesquelles il a appris à se défendre, alors que je le recherchais, que je suivais les indices qu’ils nous avaient adressés, Ethan et lui ? Je n’en savais rien, et n’étais pas certaine de le savoir un jour. Pas certaine du tout.

Je laissais le silence filer un instant, à sa question. Il ne me faisait pas peur. C’était pas lui qui me faisait peur, mais ce monde qui devenait un peu plus angoissant chaque jour, un peu plus menaçant. Et si l’angoisse de le voir devenir un mort-vivant était bien présente, elle, elle ne venait pas de lui, et ne viendrait jamais de lui. Je passais ma main dans ses cheveux, dans un réflexe que j’avais cru avoir oublié. « Jamais tu ne me feras peur. Et toi, tu as peur ? » Je savais que je risquais de le braquer, ou de n’avoir que le silence comme réponse, mais je me devais de le lui demander. De savoir ce qu’il en était, et comment il allait. Dans la mesure du possible, et dans ce monde de fous…

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MessageSujet: Re: "Je veux ma maman." [Livre II - Terminé]   Sam 31 Déc - 13:13

J’espère qu’elle n’a pas remarqué mes larmes. C’est juste... Je suis tellement épuisé. C’est déjà difficile de dormir en temps normal, mais à se réveiller dans des quintes de toux, c’est encore pire... Quand ce n’est pas avec cette crainte de ne pas se réveiller tout court. Je croyais que le danger n’était plus qu’au dehors maintenant, grâce à notre superbe base James Bond. En fait, il est aussi en nous, le danger. Je la repousse un peu. J’ai peur de la rendre malade, elle aussi, et qui pourrait nous soigner après, hein ? Mais c’est si rassurant de la savoir là, à me bercer un peu, me glisser une main dans les cheveux... Autant de gestes qu’il m’était arrivé de rêver, mais que je ne pensais plus retrouver un jour. C’est presque irréel, d’être là avec elle.

Je relève la tête, quand elle prend ma main dans la sienne, pour croiser son regard malgré le mien, vitreux. Je lui rends un sourire las, puis mes traits se déforment en une grimace contrariée. Je voudrais bien rester mais...

- Je veux pas que tu tombes malade à cause de moi...

Je ne pensais pas que ça m’aiderait vraiment, de l’entendre me dire qu’elle ne laisserait pas une telle chose arriver... Mais elle a toujours su quoi faire quand ça n’allait pas bien, alors même maintenant, je veux bien croire qu’elle trouvera la solution, que ça ira mieux rapidement, et que je n’aurais pas à me transformer dans mon sommeil.

- Je veux bien. Mais euh... Jusqu’à ce que ça aille mieux, hein ? Après j’ai ma chambre, et puis, sinon ils vont encore dire que je suis le gamin à sa mère, c’est chiant. Tu sais, je vous ai attendu des mois, à la maison. J’avais appliqué tous les conseils des types à la télé là... Enfin jusqu’à ce qu’on ait plus de courant. Se barricader, éviter de sortir, tout ça. Et... Et je me dis que si on n’était pas parti avec Ethan, on aurait pu vous retrouver. Que p’pa serait...

Ma voix se brise. Je n’en parle jamais, et je me rends compte à quel point c’est encore bien trop difficile. Alors j’arrête de parler, et je serre simplement sa main dans la mienne. Je sens encore sa main dans mes cheveux, quand elle me demande si j’ai peur. Ma lèvre tremble. J’évite son regard, et secoue la tête de droite à gauche.

- J-J’ai pas peur d’eux. Mais je veux pas qu’ils nous arrivent la même chose qu’à p’pa... Je pourrais pas, moi. Je pourrais pas... Tirer. C’était horrible. J’arrête pas d’y penser. M-mais tu dis rien à Ethan, hein ? Je veux pas qu’il s’en veuille encore et...


Je prends une longue inspiration, quelque peu saccadée, pour m’empêcher de pleurer pour de bon. Je n’ai pas envie de pleurer, même dans le noir, même avec elle. Je ne devrais pas lui parler de ce qui s’est passé non plus. C’est dur, même pour elle, non ? Mais je ne peux pas m’en empêcher. Même si, à tout lui raconter depuis le début, elle risquerait de fuir non ? Ou de ne plus me regarder pareil.

Je lâche, sur un ton hésitant :

- Tu pourrais tirer, toi ?
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MessageSujet: Re: "Je veux ma maman." [Livre II - Terminé]   Mer 18 Jan - 19:25

J’essaye de ne pas montrer ma peur, de voir mon fils m’être enlevé, lui aussi. Il n’a pas besoin de cela, mais bel et bien d’être rassuré, apaisé. Et je l’aime bien trop pour le laisser craindre de devenir un zack, mais pas le Zak qu’on aime et que l’on protège, Eliott, Ethan et moi, le zack que l’on aurait à abattre. Je secoue légèrement la tête, pour chasser ces pensées néfastes, et l’étreint un peu plus près de moi, encore, pour essayer de le rassurer lui aussi alors que la contrariété prend le pas sur toute émotion qui était visible sur son visage. Si je n’arrive plus à réconforter et à rassurer mon fils… Je grimace à mon tour, rassurée de me dire qu’il ne peut le voir, proche de moi comme il l’est.

« Je ne tomberai pas malade, ne t’inquiète pas. Tout ira bien. »

Propos pour me convaincre moi, autant que le convaincre lui. Mais je dois en être intimement certaine. Pour ne pas paniquer, et croire que l’on va à notre fin. Pour ne pas nous y précipiter, par un excès de peur et d’anxiété. Je suis persuadée que de ne pas être trop désespéré influence nos chances de survie, et je ne voudrais pas que cela change. On verra.

Je souris malgré moi, de voir qu’il a encore des inquiétudes d’enfant. Qu’il se soucie du jugement des autres, de l’image qu’il donne… J’ai toujours essayé de faire en sorte qu’il n’en ait rien à faire, mais voir cette réaction normale, pour avant, me touche plus que je ne l’aurai cru. « Personne ne penserait ça. Pas maintenant. Mais tu pourras dormir avec la fille de Dean, quand tu seras guéri, si tu veux. Pour la protéger, ce genre de choses. Comme ça, personne pensera que tu es le gamin à sa mère. » Peu importe, que je chérirais ces nuits aussi longtemps qu’il les passera avec moi, et que ça me fera me sentir mieux. Je ne lui imposerai pas ça, pas après avoir été absente aussi longtemps, et pas alors que la rage me consume encore, de tout ce que l’on doit subir.

« Je sais, mon chéri. Tu es intelligent, et je suis heureuse que tu aies pu te protéger comme ça. Mais tu ne dois pas t’accuser de ce qui est arrivé à ton père. Je sais que c’est difficile, pour tout le monde, mais on aurait rien pu faire… Je ne me souviens plus bien de ce que je leur ai dit, quant à sa mort. Et je ne suis pas sûre que j’ai la force de la revivre. C’est toujours aussi douloureux. Il a pensé à toi, tout le temps, et même maintenant, il t’aime, Zak. Aussi difficile que ça soit à croire ou à comprendre. Il t’aime plus que tout, et ça ne cessera jamais. Aussi longtemps qu’il sera avec toi. J’ai… j’ai des photos, qu’on a prises, dernièrement. C’est… Je sais que ça ne te le rendra pas, mais, je crois qu’il aurait voulu que tu en aies. Au moins une. Ethan et toi, vous lui avez donné la force d’avancer, et c’est un cadeau inestimable pour lui. De savoir que vous étiez ensemble. Il était heureux, de le savoir. Vraiment. Alors ne crois pas que tu aies mal agi, ou que tu te sois trompé, en partant avec ton frère. Tu as bien fait. Tu as fait au mieux. »

Je ne disais pas ça pour le réconforter, pas uniquement du moins. C’était la vérité, et Mickaël n’avait jamais été aussi heureux que quand il avait compris que ses deux fils restaient ensemble, et s’entraidaient. Il était parti avant de le constater par lui-même, et ça me serrait le cœur et m’emplissait de dégoût envers ses agresseurs, mais c’était quand même une réalité. Mon idiot de mari, qui était parti, mais qui était parti heureux de savoir ses fils ensemble. Je retenais mes larmes difficilement, mais mon fils avait besoin que je sois forte, et pas que je me laisse aller à ma détresse.

« Je dirai rien à ton frère. Mais tu sais, tout le monde n’a pas la force de le faire. Et personne ne te demande ça. C’est… difficile, comme situation. Trop, pour beaucoup de gens. Tu sais, je… » Ma voix se brise. Je ne peux pas lui dire que je n’avais pas eu la force de le faire pour leur père. Pas alors que j’ai infligé ce fardeau à Ethan. Je devrais aller le voir… m’en excuser. Faire quelque chose. Je… Comment ais-je pu laisser les choses se passer ainsi ? Obliger Zak à voir ça, obliger Ethan à avoir cette force que je n’ai pas eue ? Je réprime un haut-le-cœur. C’est pas le moment de me laisser assaillir par toute ma culpabilité.

« C’est compliqué, Zak. Mais si je devais… Je veux croire que je le ferai, oui. Parce que je veux pas laisser souffrir qui que ce soit inutilement. » Je veux pas ce poids sur la conscience, encore. Je veux pas voir l’état de quelqu’un à qui je tiens se dégrader, et devenir ça. J’ai déjà eu suffisamment de mal à tourner le dos à Mike… J’aurai jamais du. Jamais.

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MessageSujet: Re: "Je veux ma maman." [Livre II - Terminé]   Sam 28 Jan - 11:16


J’hoche lentement la tête. Tout ira bien, oui.
Quand c’est elle qui le dit... J’aimerais vraiment le croire. Je m’écarte quand même, et retire ma main dans la sienne, quand une quinte de toux me prend à nouveau. Je mets ma manche devant moi, pour la contenir un peu, et en atténuer le son. J’ai vraiment pas envie qu’elle s’inquiète de trop.

Je suis un peu dans le brouillard, à l’écouter. Je crois qu’elle tente encore de me rassurer. J’ai presque envie de lui dire que, si, certains pensent ça... Mais je suis pas une balance. Je vais pas lui dire qu’Eliott s’est pas gênée pour me le dire ouvertement, et que c’était la première à me traiter de pourri gâté. Comme si tout ce qu’on avait dû faire depuis, ben ça comptait pas. Ils sont déjà morts, les gosses qui sont pas capables de se débrouiller par eux-mêmes. Et il y en avait plein ‘faut croire, parce qu’impossible de recroiser quelqu’un qui a mon âge !

« Je veux pas dormir avec une fille. » Elle est toute petite, la fille de Dean, en plus. Elle sert un peu à rien, mais bon... Dean sait se débrouiller pour deux, hein ? « Torby et moi, on se protège. On n’a pas besoin des autres. » Je le prends un peu mal, peut-être, et me rends compte avec un temps de retard ce que je viens de dire... Que j’avais pas vraiment besoin d’elle, en fait, ni d’Ethan ou... Mais c’est vrai. J’ai dû me débrouiller tout seul, pendant des mois. J’ai dû faire sans eux, parce que je le pensais morts. Tous.

Comme p’pa.
C’est plus difficile, de se faire passer pour un dur, quand on commence à parler de lui. Je me retiens clairement de pleurer, maintenant. J’enserre mes genoux contre ma poitrine et respire lentement. Je lâche, la voix brisée : « Mais... Mais il est plus là ! » Alors j’en ai rien à foutre, qu’il m’aime. Il est plus là. Il ne reviendra pas. Je lâche un son piteux, étouffé dans le tissu de mon vêtement. Je me retourne vers elle, quand elle me parle des photos. J’essaie de me calmer un peu. Sauf que... C’est tout ce qui reste de lui, pas vrai ? Et cette dernière image, de son crâne qui explose, la détonation si proche...

Les larmes finissent par couler, doucement. J’ai détourné la tête, comme si elle n’allait pas s’en rendre compte. J’aimerais bien qu’elle arrête de parler, avec toujours cette même voix douce, parce que c’est encore pire. Même si... Même si j’ai sans doute besoin de savoir. J’aurais voulu lui parler, une dernière fois, et c’est comme si elle m’en donnait l’occasion. Elle était là, m’man, quand c’est arrivé... Elle était là, toujours avec lui. Il aurait voulu que je parte avec Ethan ? Je murmure, entre deux respirations laborieuses : « Il aurait dû être là pour le voir... Il aurait dû être avec nous. » On aurait pu être une... Une famille, même avec Ethan. Ca m’a toujours énervé, mais je savais qu’il regrettait tout le temps, qu’il soit pas là avec nous. Et maintenant, c’est lui qui nous lâche. C’est pas juste.

Je m’essuie les yeux d’un geste rageur. Je sors de ma torpeur, quand c’est sa voix qui se brise. Je la regarde, un peu étonné, sans bien comprendre ce qu’il se passe. Je réalise, avec un temps de retard, les conneries que je peux bien sortir. « T’as... T’avais essayé. » De mettre fin à tout ça, pour qu’il puisse reposer en paix, comme il l’aurait voulu. Je crois comprendre pourquoi elle est revenue, pourquoi on a pu la retrouver, auprès de lui... De sa tombe. Je brise ce silence qui s’installe, pour tenter de me rattraper.

« Quelque part, c’est seulement grâce à p’pa, si on est à nouveau tous ensemble. »

Oui, dans la mort, il nous a réuni.
Il avait raison, de croire aux miracles.
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MessageSujet: Re: "Je veux ma maman." [Livre II - Terminé]   Jeu 2 Fév - 22:09

Je ne sais pas réellement si je dois m’accrocher à cet espoir que je crois voir dans ses yeux… ou cette sorte de tranquillité. Peut-être que je me l’imagine, juste pour être plus apaisée moi-même. Personne ne sait, ne sait réellement je veux dire, combien je m’inquiète, et combien j’ai peur pour lui, pour son frère aussi. Je veux faire tout ce qui est en mon possible pour leur survie mais c’est pas évident. Je serre les dents, en le sentant s’éloigner, en l’entendant, le voyant tousser. Mon petit garçon, si… fort. Et si malade. Je sais qu’il voudrait pas que je pense à lui comme ça, mais je ne peux pas faire autrement, je ne sais pas comment le voir d’une autre manière. Je le rapproche de moi, le serrant à nouveau dans mes bras, bien déterminée à ne pas le laisser s’échapper pour ce soir du moins.

Je ne peux pas m’empêcher de rire, à ses protestations. Pas dormir avec une fille ? Certaines choses ne changeaient pas, malgré le monde détraqué dans lequel on se trouvait. Et stupidement, j’étais rassurée de savoir qu’il n’en était pas encore là. Le plus tard possible serait le mieux. « Et je serais jamais assez reconnaissante à lui d’être là. Mais nous, on a besoin de toi, et de lui aussi. Alors laisse nous ça, d’accord ? » J’avais rien dit, malgré le coup que c’était, de le voir aussi indépendant. C’était… bien, on en avait discuté avec Ethan, mais… dur, quand même. Et je m’en voulais encore plus, de l’avoir laissé seul à la maison en notre absence. Plus jamais.

Sans ça, on serait encore ensemble. Et il pleurerait pas ou presque, à se lamenter de la mort de son père, par ma faute. Sa voix brisée achève de m’attrister, de m’affliger, alors que je le contemple, incertaine de ce que je dois faire. Est-ce que je peux seulement lui apporter le moindre réconfort ? Qu’importe sa maladie, qu’importe ses larmes, ou ce qui s’en approche, qu’importe qu’il soit éloigné, seule importe sa détresse et mon incapacité à réagir. Mon incapacité à calmer ses larmes, à les faire se tarir, alors qu’il pleure un père qui l’a toujours sincèrement aimé et entouré. Je n’ai jamais été aussi croyante que Mickaël ; mais pourtant je me raccroche à l’idée qu’il est là. Qu’il est autour de nous, qu’il nous observe, et nous protège. « Il t’a dit qu’il serait toujours là, et il l’est. Il est tout autour de nous, dans le vent qui souffle, dans le soleil qui réchauffe ta peau, dans cette neige salvatrice, dans tout ce que tu peux ressentir. Il sait, il est fier, et il est heureux. » Je retiens les mots qui suivent, je me retiens de le lui promettre. Il y croira ou non.

Je secoue la tête, quand il essaye de me réconforter. C’est pas à lui, de faire ça. Je lui embrasse la tempe, doucement, prudemment pour ne pas le blesser ou faire des gestes brusques. Je devrais parler, mais je crois bien que j’en suis incapable. Je devrais lui dire merci, lui dire que j’ai fait de mon mieux, mais je ne peux pas. Alors je passe ma main dans son dos, pour le réchauffer – il me semble glacial, mais je me l’imagine peut-être.

« Oui, ce qu’il a toujours désiré est réel, et je sais que tu réussiras à le faire perdurer. » Même si les choses étaient pas faciles avec Ethan, je ne pouvais qu’essayer de croire que Mickaël, Là-Haut, appréciait et était serein.

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MessageSujet: Re: "Je veux ma maman." [Livre II - Terminé]   Ven 17 Fév - 12:12

J’hausse les épaules, dans sa prise. Je tends une main faible vers le berger allemand, pour lui gratter le haut du crâne. Il se laisse faire, ses grands yeux noirs fixés sur moi, avec cette lueur interrogatrice qui les hante. C’est rare que nous ne soyons pas tous les deux ensembles, mais depuis que je suis malade, il ne me quitte même jamais d’une semelle. Peut-être qu’il croit que je vais clamser dès qu’il a le dos tourné ? Va savoir.

« Ouais, d’accord. » M’man parle comme Ethan. Je suis sûr qu’ils le disent tous les deux que pour me faire plaisir, ou s’assurer que je n’ai pas envie de leur prouver le contraire. Il faut bien se rendre utile non ? J’ai pas envie qu’on me considère comme un gosse incapable, simplement parce que maintenant on est dans un groupe. Et c’est pas non plus parce que je suis malade que je sers plus à rien.

Mais je me sens faible, et triste. J’avais pas envie de pleurer, mais dans le noir, dans ses bras, à l’écouter me parler de p’pa… C’est plus difficile que jamais de se retenir. Je suis secoué de quelques tremblements, et des larmes silencieuses coulent sur mes joues alors que je l’écoute sans mot dire, à hocher lentement la tête en réponse. Je sais pas s’il est heureux, mais il a toujours été si pieux, si exemplaire, que Dieu a juste dû vouloir le rappeler à lui pour qu’il arrête de souffrir non ? Est-ce qu’il fait pareil avec moi maintenant, pour qu’il se sente pas trop seul là-haut ? Je n’ose pas lui poser la question. Je suis tellement fatigué, subitement. Je me cale un peu plus contre elle, à reposer ma tête contre son épaule pour fermer les yeux. Juste un peu… Une minute seulement. Je sens ses lèvres contre ma tempe, sa main dans mon dos. Je renifle. Je sens Torby, quand il vient poser sa lourde tête contre ma cuisse, presque en douceur.

Oui, on est tous ensembles grâce à lui. C’est réel.
Ma main se referme sur une touffe de poils du chien, avant de se relâcher quand le sommeil me prend par surprise. Je m’endors, plus serein.
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MessageSujet: Re: "Je veux ma maman." [Livre II - Terminé]   

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"Je veux ma maman." [Livre II - Terminé]
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