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Parce qu'au milieu de la désolation, il reste un espoir
MessageSujet: Parce qu'au milieu de la désolation, il reste un espoir   Ven 26 Fév - 13:18

Michael. Je l’avais abandonné, mort, dans une rue. Je lui avais pris ses affaires qui pouvaient m’être utiles, son couteau, ses vêtements chauds, sa lampe torche, son duvet… J’avais réuni la nourriture et les médicaments et autres objets de soin que nous avions. J’avais laissé son fusil, récupérant juste les munitions. Je n’aurai pas pu utiliser deux fusils de chasse, de toute façon. J’avais gardé tous les trucs utiles. Heureusement, ou malheureusement, nos stocks s’étaient amenuisés. J’avais tout glissé dans mon sac à dos, y compris son duvet, sa gourde, ses vêtements, son sac à dos… Je savais pas si j’en aurai l’utilité, mais si je retrouvais ma sœur, si je retrouvais les petits… Peut-être que je pourrais leur en donner un. S’ils en avaient besoin. On avait tout prévu en double, des fois qu’on se retrouve séparés, alors j’allais pas abandonner notre matériel aux pillards. J’avais fait tout ça machinalement. Mais le plus dur avait été de lui prendre son alliance. Elle avait pas beaucoup de valeur pécuniaire, mais c’était purement sentimental. Comme quand on avait pris nos portefeuilles et notre livret de famille, comme si nos papiers avaient la moindre importance, alors qu’on recherchait nos fils. Lui enlever son alliance, admettre qu’il m’avait été enlevé pour toujours…

J’en voulais à ces ordures. Si je ne devais pas retrouver mes fils, je les aurai traqués, et je les aurai tous tués. Jusqu’au dernier. Des lâches, et des égoïstes. Leur survie d’abord. Ça avait été la mort de leur chef. Et la mort de mon mari. La colère me reprit, en plus de la douleur immense. Je crispais ma main sur la chaine dans laquelle j’avais glissé l’anneau que portait mon mari, n’essayant même pas d’arrêter les larmes qui coulaient sur mes joues, des armes de colère et de tristesse. Comment avais-je pu l’abandonner ? Le soumettre au risque de devenir une de ces abominations que nous avions difficilement évitées ? Grimaçant, je poursuivais ma route, revenant sur mes pas. Combien d’heures étaient passées, combien de jours s’étaient écoulés, depuis que je l’avais perdu ? Beaucoup trop. J’espérais pouvoir le retrouver. Je devais le retrouver. J’espérais qu’il ne soit pas devenu l’un d’eux…

J’accélérais le pas, en voyant le panneau indiquant l’entrée de la ville. Plus que quelques mètres, et je serai à l’endroit où je l’avais abandonné. S’il n’y était pas, si je ne retrouvais pas son corps… Je ne voulais même pas y penser. Mais je n’avais que ça, mes pensées. Depuis combien de temps je n’avais pas parlé à quelqu’un ? Je devais retrouver Sarah, ses enfants. Rick, aussi. Mais non, j’avais juste avancé, mortifiée. Je savais pas où, je savais pas pourquoi. Nicolet, c’était la dernière piste que les petits, enfin si on pouvait dire ça d’Ethan, de Zak oui, mais d’Ethan pas sûr, bref, la dernière piste qu’on avait eu. Et j’étais pas certaine de pouvoir deviner le chemin qu’ils avaient emprunté. Pas dans l’état dans lequel j’étais, en plus… J’avais déambulé, avec un but, mais sans trajectoire. Comment j’ai pu ne pas me faire piller ? Je ne sais pas. Mais j’y étais arrivée. Ça durerait pas. Je survivrais pas, seule. Mais comment faire confiance à qui que ce soit ? Oh, je pourrais les convaincre de me protéger. Je pouvais toujours soigner. Mais avais-je vraiment envie de rendre service ?

Secouant la tête, je la relevais, pour voir à peu près où j’étais. Pas loin du carrefour où… où je l’avais abandonné. Je voyais l’enseigne du McDo, qui était forcément plus illuminée. Si ça avait été le cas, y’aurait surement eu des tonnes de gens pas loin, et des hordes de zombies aussi. J’espérais que c’était pas le cas car, alors, je pouvais y croire. Je pouvais croire que Mika était pas un zombie. Je calais bien mon sac de randonnée sur mon dos, et j’avançais plus prudemment, plus discrètement. Je me concentrais vraiment sur ce qui se passait autour de moi. C’était vide, et c’était peut-être bien pire. Parce que comme ça, j’étais plus facile à repérer. Le moindre bruit que je ferai… oui, le moindre bruit que je ferai serait entendu de loin, et je serais condamnée, si c’était le cas. Grimaçant, j’observais tour à tour les alentours, ne posant réellement mon regard nulle part, vérifiant qu’aucune menace imminente n’était visible. J’étais au milieu du rond point, étonnement dégagé de voitures. Il y en avait eu, sur le chemin, et autour. Mais là, pas. Ça aurait pas du me surprendre, j’avais été là il y a quelques jours à peine. Mais s’il n’y avait pas de voiture, il n’y avait pas Michael non plus. Je faisais le tour du rond point, trois, quatre, cinq fois. Pour être sûre. Comme si je l’aurai pas vu. J’étais à deux doigts de crier ma colère, et je savais pas comment je la contenais. Pas du tout. Serrant les dents, je marchais machinalement, vers le McDo. Il était pas loin, pas du tout. À, quoi, 300 mètres ? Ouais. L’entrée où j’étais était vide, mais y’avait des bruits pas franchement sympas à entendre. Pas rassurants. Il devait avoir été pillé, déjà, ou alors les zombies s’étaient attaqués aux rares personnes qui avaient tenté avant. Je sais pas. J’hésitais à frapper la vitre avec mon fusil, pour essayer d’entrer. J’y croyais pas vraiment, à la possibilité de pouvoir manger, mais j’avais faim. Vraiment faim.

Reculant à contrecœur, je lâchais pas le fusil quand même. C’était trop risqué, il fallait que je puisse agir, s’ils s’approchaient un peu trop. Même si le bruit en aurait attiré d’autres. Je m’éloignais, donc, marchant au hasard dans la ville. Peut-être qu’il avait été bougé par quelqu’un… C’était idiot, totalement idiot, mais il ne me restait que ça. L’espoir qu’il ne soit pas devenu l’un d’eux. Mes pas m’avaient menée à proximité d’une église, d’un cimetière, même. Je faisais pas vraiment attention, alors que je continuais à avancer. Je voyais juste deux silhouettes. Avaient-ils à manger ? Je pourrais… Je pourrais les piller. Pas les tuer, juste leur prendre de la nourriture. Pas tout, non plus. Juste un peu. Pour avoir l’impression d’avoir moins faim. J’avançais pas. Pas encore. Je voulais pas être… comme ça. Mais c’était ça, ou la mort.

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MessageSujet: Re: Parce qu'au milieu de la désolation, il reste un espoir   Sam 27 Fév - 19:31

J'ai eu du mal à émerger ce matin. Je crois que pour la première fois depuis longtemps, j'ai presque réussi à faire une nuit à peu près complète. Enfin, j'ai du réussir à dormir plus de 4 heures d'affilée quoi. Notez l'exploit. Mais l'endroit où on a trouvé refuge est calme, j'ai l'impression qu'on est enfin en sécurité et, un peu comme tous les autres, je sens un peu la pression qui se relâche.

C'est pas forcément bien, je l'admets, le jour où on va se prendre une vague de quelque chose, je pense qu'on va méchamment morfler mais, dans le fond, ça fait du bien. Le temps de souffler, de reprendre des forces, même si niveau bouffe on est encore loin du compte. C'est la pensée qui me traverse toujours quand je remarque les joues amaigries de Zak. Je pourrais, je lui filerais tout ce qui me tombe sous la main mais ce serait aussi me condamner à terme et je serais incapable de veiller sur lui. Alors j'essaie d'être aussi équitable que possible, surtout avec les autres du groupe avec qui on partage tout ou presque. Et je vois bien qu'ils essaient de privilégier le gamin quand ils peuvent. Ca c'est plutôt cool.

On a encore perdu quelqu'un du groupe. Eva avait l'air cool mais bon, difficile de vraiment s'attacher aux gens quand on sait pas si demain ils seront là. Tiens, en voilà une pensée joyeuse pour changer. Je secoue la tête alors que la porte s'ouvre et dévoile les grands yeux de mon frère. J'ai un sourire alors que j'attrape mon blouson et je lâche, d'un ton léger.

"Hep gamin t'es prêt ?"

J'essaie d'avoir l'air enthousiaste, de bonne humeur, ce que vous voulez mais qui lui donne pas l'impression qu'on va faire un truc trop glauque. Pourtant c'est le cas. On est le 1er janvier. Je devrais être en train de comater sur un canapé quelconque, de décuver une soirée beaucoup trop arrosée et en train de me réfléchir à tout un tas de bonne résolutions que je tiendrais jamais.

Mais non. A la place, je suis en train de vérifier que mon fusil de Noël est bien chargé, que Zak est suffisamment chaudement habillé. Et c'est bien le cas.

Alors je l'embarque avec moi. Marcher dans la neige est un peu rude et la ville a pris un air totalement surréaliste avec les intempéries de ces derniers jours. Mais, point positif, j'ai pas l'impression de voir un seul zack à l'horizon. Enfin, je suis même pas sûr d'être capable de le repérer au premier coup d'œil. Au bruit peut-être vu le silence de fous qui nous entoure. Ce serait possible. On entend que nos respirations qui se font un peu plus erratiques à mesure qu'on avance en direction du cimetière. J'écoute Zak qui papote, esquissant des sourires de temps en temps et lui répondant quand il reprend sa respiration entre deux questions.

Je peux même pas me plaindre, c'est bien grâce à ça que j'ai l'impression d'être vivant.

On finit par arriver à destination et la tombe, fraichement creusée il y a quelques semaines à peine, est déjà bien recouverte par la neige. Sans la croix improvisée de Zak, on l'aurait même pas retrouvée. Je m'approche doucement, le gamin sur les talons et je finis par me figer devant la croix avant de lâcher, d'une voix rauque.

"Bon anniversaire p'pa."

Je laisse le silence s'installer alors que je me dis que j'aurais bien aimé avoir des fleurs ou un truc du genre pour habiller cette tombe. Mais c'est bien évidemment le genre de trucs auquel j'ai pas pensé.
Je cherche un truc intelligent à dire, comme pour compenser mon oubli quand je me fige en entendant du mouvement. Je laisse glisser mon fusil doucement pour le tenir bien en main et je tapote l'épaule de Zak, désignant la silhouette difficile à discerner avec cette foutue luminosité.

"Hey t'as vu ?"

Pourquoi cette silhouette me semble vaguement familière ? Je fronce les sourcils, pas rassuré du tout et, sans bien savoir pourquoi, je relève le fusil, comme pour la mettre en joue. Et, par réflexe, je me cale entre Zak et la personne inconnue. A force, je commencerais peut-être enfin par devenir méfiant, comme quoi, tout arrive.

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MessageSujet: Re: Parce qu'au milieu de la désolation, il reste un espoir   Dim 6 Mar - 18:24


Je grogne quelque chose de totalement incohérent en réponse, alors que je peine à m'extraire de mon duvet. Non mais sérieusement il est quelle heure là... Et il veut quoi Ethan à une heure pareille ? Une sortie ? Ok, pourquoi pas.

- Euh ouais... Je crois.


En même temps... Il me suffit seulement de remettre mon sweat épais. Je glisse un bonnet qui plaque mes mèches blondes devant mes yeux, puis je me saisis de mon sac de randonnées sur lequel Torby dormait à moitié, la tête reposée dessus. Et voilà, on est tous prêts et totalement réveillés. Pas compliqué, non ? Je vérifie quand même que j'ai bien tout le matos pour sortir sans soucis, par acquis de conscience quoi... Je regarde le calendrier qui est affiché au mur derrière l'un des bureaux de la base 007. Je me frotte les yeux d'une main avant de me mettre à la hauteur d'Ethan.

- Euh... On est le 1er Janvier ? Bonne année frangin !

Et puis subitement, je comprends mieux pourquoi il s'est levé si tôt et pour quoi faire. J'ai pas besoin de poser la question. Je me contente de lui emboîter le pas, à descendre les escaliers jusqu'au dehors. Il fait tellement froid que je suis parfaitement réveillé d'un coup. Je frissonne un peu et m'active, pressant le pas pour éviter de geler sur place. Je suis Ethan comme un vrai Zack. Il y a tellement de neige que je peine à faire un pas devant l'autre, mais ça doit être encore pire pour les autres du nom, parce qu'on en voit pas un seul. Ils ont dû tous se péter la gueule sur les plaques de givre. Ca serait presque drôle... Enfin dans d'autres circonstances. Je meuble le silence, comme j'ai l'habitude de le faire, surtout depuis que je suis plus tout seul avec Torby. Ouais, comme si j'avais besoin de rattraper mon retard pour ces longs mois à presque rien lâcher, et seulement au clébard ou au téléphone sans tonalité. On pourrait même dire que j'ai besoin de le rattraper depuis le début de mon existence avec Ethan, vu le peu de fois qu'on a échangé avant que la fin du monde ne survienne.

On n'arrive trop vite à la tombe de p'pa, ou trop lentement. Je ne sais pas trop. J'avais envie d'être ici, mais être ailleurs à la fois. Je suis plutôt content d'avoir fait cette croix, parce qu'elle a bien tenu et nous a permis de repérer la tombe déjà bien ensevelie par la neige. Je la regarde fixement, avant de lancer un coup d'œil à Ethan. Sérieusement ?

- C'est tout ce que t'as à dire ? Eh, on s'est pas vu pendant plusieurs semaines là. Tu pourrais lui raconter Noël au moins quoi...


Et je me tais subitement quand il se fige, aux aguets. Il a dû repérer un Zack dans les environs. Franchement, c'est pas le moment là ! Je me retourne pour regarder un peu partout, jusqu'à tomber sur cette silhouette au loin, qui avance lentement vers nous... Un Zack, ouais peut-être. J'en sais rien. Je sursaute quand Ethan me tapote l'épaule et lui jette un regard de reproche, parce que les contacts physiques quand je suis flippé, il devrait comprendre à force que je peux m'en passer hein... En plus c'est lui qui a commencé, à sortir son fusil et tout.

- Ouais et ? Bah je suppose c'est un Za... Eh, Torby !


Le chien s'est mis à aboyer subitement, du genre joyeux... Puis il a bondi en avant pour tracer à toute vitesse. Quoi ? Il a jamais ce genre de réactions avec les Zack, qu'il évite comme la peste en leur grondant dessus. Oh merde, c'est quelqu'un alors ?

- Stop ! Torby reviens ! Arrête d'aboyer comme ça, tu vas rameuter tout le quartier !


Je me lance à sa poursuite pour le stopper avant qu'il ne soit trop tard, avant qu'il ne se fasse tirer dessus parce que le survivant qui doit être là le prendra pour un danger mortel alors qu'il veut simplement lui faire la fête... Mais je m'arrête à mi-chemin, les yeux ronds comme des soucoupes. C'est... Pas possible. Je dois rêver, c'est pas possible ! C'est elle ? C'est vraiment elle ?

- Mamaaan !

J'ai crié sans m'en rendre compte, avec une note aussi soulagée que désespérée dans la voix. J'ai repris ma course à toute allure sans plus me soucier de ce qu'il se passe autour, même pas d'Ethan derrière nous avec toujours son fusil en main. Je la percute de plein fouet et referme mes bras sur sa taille avec un rire qui confine à une douce folie. Parce qu'elle est réelle ! Elle est revenue et...

Je m'en détache rapidement. J'ai les yeux brouillés par les larmes. Je suis tellement heureux que j'ai même pas vérifié qu'elle est... Je sais pas. Elle. Je me suis retenu de pleurer en revoyant la tombe de p'pa, mais là tout me revient en bloc en la voyant. Et je peux pas m'empêcher de chialer, suffoquant totalement. Je lâche avec peine entre deux sanglots, impossible à arrêter :

- Je te croyais morte... Je te croyais... Pire. Avec p'pa et ... Et p'pa est... Avec Ethan on a... Tu m'as trop manqué !

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MessageSujet: Re: Parce qu'au milieu de la désolation, il reste un espoir   Dim 13 Mar - 21:18

Je braquais les silhouettes de mon fusil, bien qu’elles soient encore loin. Surement aurais-je du renoncer, surtout en voyant la taille de la seconde, alors qu’ils se relevaient, mais… En tout cas, impossible de se tromper, quant aux intentions de l’un des deux, quand il adopta exactement la même posture que moi. Ok, rien ne serait facile. Je pourrais peut-être les convaincre d’entrer dans le fast-food, et de trouver des trucs non périssables. À défaut de leur piquer leur bouffe… On pourrait partager. Ça serait mieux, surtout qu’il y avait un gamin avec eux. Enfin bon, ça voulait dire y retourner. J’avais aperçu aucun zombie, j’avoue, jusqu’au moment de venir à eux. Bref, pour l’instant, c’était pas trop dans mes prévisions. Parce que si je fuyais, ils me tireraient peut-être dessus. Même si je peinais à le croire venant de gens qui se recueillaient sur une tombe – enfin, si c’était bien ça qu’ils faisaient -, on ne savait jamais vraiment à quoi s’attendre, sur qui on pouvait bien tomber. Alors non, je ne comptais pas partir et leur donner l’occasion de me mettre une balle dans le dos.

Je fronce les sourcils quand un aboiement se fait entendre, assez faible, puis plusieurs autres, joyeux, et pas franchement discrets. Putain, ils ont un chien, et ils sont pas foutus de le tenir ? Il serait peut-être plus charitable de le tuer, avant qu’il ne se transforme lui-même en zombie. Si seulement c’est possible. Je le tiens en joue, hésitant avant de tirer malgré tout. Il n’a rien fait, si ce n’est risquer d’attirant sur nous toute une horde de zombies. Il est peut-être temps de me barrer, finalement. Sauf que la voix qui crie après le chien me parvient, et je ne peux que me figer. Je la connais. Je connais cette voix. Je la connais très bien, même. Mais j’y crois pas, pas une seconde. Je dois halluciner. Juste halluciner. Sauf que le chien arrive à mes côtés, et que je le reconnais aussitôt. Je reconnais encore plus mon petit qui court vers moi, sa voix, cette façon de m’appeler… Cette façon que je n’aurai jamais plus entendre, jamais. Il est vraiment là ? Tout n’aura pas été vain ?

Avant même que je ne comprenne, je sens ses bras autour de moi, je le regarde, émacié, en larmes, mais… Là, vraiment là. Contre moi. Mon fils. Je l’étreins comme quelqu’un qui cherche à s’accrocher à la réalité. Comme quelqu’un qui peine à croire à ce qu’elle veut. Mon fils, avec moi. Et le second, juste derrière. Il peut dire ce qu’il veut, penser ce qu’il veut aussi, en cet instant, je les vois l’un et l’autre comme mes enfants. Je m’en fous, que je l’ai pas mis au monde, qu’il ait que sept ans de moins que moi, c’est tout comme.

« Zak ! C’est vraiment toi ? J’en reviens pas… Je, je sais pour votre père… Mais je suis là, maintenant. Et je partirai pas. Jamais. »

Oh non, plus jamais. Je resterais avec eux, et c’est une promesse. Si je devais les quitter… ça serait définitivement, et pour préserver leur vie. Mais ça, je ne le dirai pas. Je pleure aussi, bien malgré moi, et je saisis la main de Zak, caressant distraitement Torby de la main. Même penser au nom ridicule de ce chien me fait du bien. Me met du baume au cœur. J’avance vers la silhouette qui s’est arrêtée un peu plus loin, que j’identifie maintenant. Je me penche pour serrer Zak une nouvelle fois dans mes bras et l’embrasser sur la joue avec douceur, avant de me relever vers son frère. Je saisp as comment il le prendra, mais je m’en fous. Je suis bien trop heureuse de le revoir. Il en est surement pas conscient, mais je me suis autant inquiétée pour lui que pour Zak. Alors je m’en approche, et sans lui laisser le temps de réagir ou de se reculer, je le prends dans mes bras, et le serre avec force. Je pourrais le remercier de m’avoir ramené Zak sain et sauf, mais c’est pas du tout pour ça que je l’étreins. Je l’étreins parce que j’ai eu la peur de ma vie pour lui aussi. La crainte sournoise, furtive, qu’il meure. Je le lâche, malgré tout. Je n’ai pas à lui imposer de rester ainsi dans mes bras. S’il refuse ce contact… tant pis.

Je grimace, avant de me retourner de manière à pouvoir les voir tous les deux – pas tous les trois, Torby se frottant à mes jambes m’empêchant bien de le voir.

« Je… Je n’ai pas pu sauver… Mike. Je suis désolée. Mais comment savez-vous… ? »

Bien que j’essaye de la garder forte et assurée, ma voix était bien plus morne et sans entrain, à  dire ça.

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MessageSujet: Re: Parce qu'au milieu de la désolation, il reste un espoir   Ven 18 Mar - 21:50

Y a pas à dire, j'ai toujours l'impression d'être à coté de la plaque avec Zak. Enfin, moins qu'avant déjà, y a du progrès, mais c'est encore pas gagné tous les jours. Pourtant, je n'ai plus le moindre doute sur le fait que je serais prêt à tout, absolument tout pour ce môme.

Ca m'empêche pas de lâcher, avec mon air ahuri habituel.

"Hein ? Ah ouais bonne année."

On est toujours en vie, ça devrait être une bonne occasion de fêter ça non ? Mais ce n'est pas le cas et il tique tout de suite ce qui se passe. Ca m'arrange quelque part, ça m'évite d'avoir à casser l'ambiance de moi-même.

Il nous faut pas bien longtemps pour arriver à sa destination et, pour un peu, j'aurais laissé échapper un rire à sa remarque si mon attention n'était pas captée par une silhouette. Je serre mon arme mais je fronces les sourcils en voyant Torby se précipiter dans sa direction. Avant d'être suivi par Zak.

Il me faut du temps pour comprendre, pour que mon cerveau accepte d'imprimer et de la reconnaitre. Je me rapproche, avec précaution, pour esquisser un sourire en voyant Zak la serrer contre lui et pleurer. Et moi ? Bin je sais pas quoi faire. A dire vrai, j'ai jamais su quoi faire avec elle. J'ai jamais été foutu d'accepter l'affection qu'elle avait pour moi, cette façon qu'elle avait de me considérer comme son môme alors que je faisais tout ce qu'il fallait pour qu'elle ne m'aime pas.

Je me fige quand elle s'approche de moi et qu'elle me serre dans ses bras. J'avoue, je m'attendais pas du tout à ce qu'elle fasse ça. Mais en la connaissant, à la réflexion, j'aurais du m'en douter. Et, contrairement à ce que j'ai pu faire d'aussi loin que je la connais, je lui rends son étreinte. Je serais infoutu d'arriver à traduire dans ce simple geste tout ce que j'ai pas réussi à dire depuis des années mais au moins, c'est un début. Je lui adresse un sourire un peu hésitant avant qu'elle ne reprenne la parole.

Et je baisse les yeux, les mâchoires se contractant alors que je sens la lanière du fusil glisser de mon épaule sans que j'essaie de l'en empêcher. Je déglutis et j'avoue, je sais pas quoi dire. Torby est tout à sa joie de voir la famille réunie, ou de nous voir contents, il est assez con pour ça et, l'espace d'un instant, je l'envie de n'avoir pas d'autres réflexions.

Je finis par lâcher, à contrecoeur, le regard rivé au sol.

"Je… on l'a croisé dans un Mc Do. Il a foncé sur Zak. J'ai… enfin j'ai du tirer. Je suis désolé."

Si elle savait à quel point. Y a pas une nuit où j'y pense pas, quand je me réveille en sursaut, qu'il me faut bien quelques minutes avant de me rappeler où je suis, ce qui s'est passé. Et que je pose les yeux sur le gamin qui dort, Torby sagement allongé à ses pieds et toujours aux aguets, comme s'il veillait sur nous.

Je me rends alors compte que je lui ai même pas dit bonjour. Que j'ai rien dit d'autre en fait. Et que je me suis reculé d'un pas, m'éloignant inconsciemment d'eux trois.De la famille.

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MessageSujet: Re: Parce qu'au milieu de la désolation, il reste un espoir   Dim 27 Mar - 11:34


J'en ai marre de pleurer. En ce moment, j'ai comme l'impression que j'arrête pas, et c'est minable. Mais là... C'est différent. Je ne pensais pas que le soulagement pouvait vous étreindre à ce point, et c'est comme si tout se relâchait, tous les barrages dressés pour se prémunir des horreurs du nouveau monde, puis de suite, ce sont les grandes eaux. Je reviens en arrière, une demi-année auparavant, alors que je me rappelle d'un bloc de ce qu'est un foyer. C'est pas la maison dans laquelle je m'étais cloitré, qui a des allures de pâle reflet à côté, mais bien les personnes qui l'occupaient. Maman est là, devant moi, et elle me rappelle ce monde dans lequel on vivait, qui n'a rien à voir avec celui-là. Dans le nouveau monde, je n'ai connu qu'Ethan, et ce message sur un répondeur téléphonique. J'arrive toujours pas à croire qu'elle est là, devant moi, mais on dirait que je suis pas le seul. Ca fait tellement bizarre d'entendre à nouveau sa voix. Je suis incapable de répondre quoi que ce soit, alors qu'elle m'assure qu'elle sera là pour nous, et que p'pa... Elle est au courant.

- C'était horrible.


Je ne sais même pas de quoi je parle exactement. De quand Ethan a dû tuer p'pa et que sa cervelle m'a explosé à... J'ai envie de vomir là. Ou alors, que m'man a dû certainement le voir mourir devant ses yeux ? A moins que je parle de tout ce qui s'est passé depuis qu'on s'est dit au revoir, qu'elle m'a demandé d'être bien sage et gentil avec grand-père en m'embrassant le front ? Et moi, j'ai soufflé, protesté pour la forme quand elle m'a serré dans ses bras, content de fermer la porte derrière eux, parce que la maison était enfin rien qu'à moi. Je lâche un rire bizarre à cette pensée, alors que je m'essuie le visage d'un revers de manche. En fait, c'est pas si génial d'avoir la maison rien que pour soi, surtout aussi longtemps. Je dois lui dire pour les moutons ? Je ne sais plus. Je me sens totalement perdu, et maintenant qu'elle est là, je suis à nouveau comme un parfait gamin. Au moins, elle pleure aussi avec moi. Et elle m'embrasse encore, alors que j'aime pas ça, comme pour simplement dire qu'elle est revenue de son long voyage, et que tout va reprendre comme avant. J'ai envie de croire que oui, l'espace de quelques secondes, et d'en oublier que p'pa est enterré à quelques mètres de là.

Je me retourne vers Ethan alors que m'man avance vers lui pour le prendre dans ses bras. J'ai pas la moindre idée de comment il va réagir. Ce choc du passé et du présent... C'est encore pire pour lui non ? J'en sais trop rien en fait. Même maintenant qu'on se quitte plus d'une semelle, je comprends toujours pas pourquoi il cherche tout le temps à se dérober. Je suis étonné qu'il le fasse pas, et réponde à la question de m'man pour moi, alors que ma voix s'est bloquée au fond de ma gorge. Ces quelques mots jetés ne suffisent pas à se représenter l'horreur qu'on a vécu ce jour-là, mais c'est mieux comme ça. C'est pas quelque chose qu'on devrait lui dire. Ethan se recule d'un pas. Là j'ai pas besoin de chercher à comprendre ce qu'il lui passe par la tête. Je fais exactement la même quand je fais une connerie.

- Le frangin m'a sauvé la vie.

Je renifle un peu. Je les regarde tous les deux, la main refermée dans le pelage de Torby. Je ne pleure plus. J'ai ce regard résolu, parce que j'ai l'impression de quelque chose de très grave se passe sous mes yeux même si j'en saisi pas toute l'ampleur et... J'ai bien réfléchi mes mots, pour une fois. Je sais. Je sais bien que p'pa ne sera plus là pour qu'on soit à nouveau une famille, mais au moins la fin du monde m'aura fait connaître un frère, et ils doivent le savoir tous les deux.
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MessageSujet: Re: Parce qu'au milieu de la désolation, il reste un espoir   Dim 27 Mar - 21:05

Je pourrais remercier Ethan d’être venu chercher le gamin, quand on l’a appelé. Mais je suis sûre qu’il comprendrait que j’en avais douté. Et aussi étrange que ça puisse paraître, c’était pas du tout le cas. On aurait eu toutes les raisons du monde, de le faire, pourtant, Mike et moi. Mais on a toujours eu un espoir un peu exagéré en lui. Alors c’est pas du tout pour ça, que je le serre dans mes bras. Non, c’est juste le soulagement de savoir qu’il est pas mort, le réconfort de le savoir là. Avec Zak, c’est tout ce qu’il restera de leur père. Et l’un comme l’autre comptent pour moi. Bien trop. Bien plus que je ne l’admettrais jamais, au risque de leur tirer des grimaces, à tous les deux. Si Zak pleurait là, blotti contre moi, avant que je ne prenne son frère dans mes bras, ça ne durerait surement pas. J’aurai intérêt à en profiter aussi longtemps que je pourrais. Même si je donnerai tout pour revenir à… Non, peu importe, je ne dois pas parler comme ça. Je ne dois pas penser à ça, non plus. Ça ne sert à rien. Je suis là, avec eux, et… Même si le passé est trop douloureux, je dois me forcer à faire que ça ne soit que du passé. Je ne pourrais pas passer une nouvelle nuit à pleurer leur père et à jurer d’avoir la peau de tous les salopards qui existaient encore dans ce monde, comme j’ai pu le faire quand j’étais seule.

Je laisse Ethan faire, alors qu’il s’éloigne de moi. J’essaye sans grand succès de cacher ma grimace, en voyant son regard fuyant, en l’entendant parler d’un ton pas très assuré, pas très… Je ne sais pas. Ses paroles me font me figer, non pas à cause de ses actes mais… à cause de ce que je n’ai pas pu faire. À cause du ton qu’il a pris, sûrement sans même s’en rendre compte. À cause de la difficulté que ça a du être. J’hésite un instant, et je le reprends dans mes bras. Il peut m’envoyer bouler, mais je m’en fous. Je… Il doit comprendre. Et s’il ne supporte plus de me voir… Eh bien, il devra faire avec. Je crois. Je chuchote, de façon à ce que lui seul entende.

« Merci. Merci d’avoir fait ce que je n’ai pas su faire, d’en avoir eu le courage et la force… C’est moi qui dois être désolée de t’avoir imposé ça… »

Oui, c’était ça. Je m’en voulais, et je m’en voudrais surement longtemps, que ce soit lui qui ai eu à faire ça. Pour protéger son frère, qui plus est. C’était… C’était mon rôle. J’avalais difficilement ma salive, attrapant Zak pour l’associer à notre étreinte, alors qu’il dit que son frère lui a sauvé la vie. Ses mots, pas les miens. Dans cet enfer, il y aura au moins eu une chose positive. Une chose que nous n’aurions jamais pu accomplir, avec Mike… J’espère seulement que ses croyances sont vraies, qu’il voit ses fils, réconciliés. Je n’ai pas réalisé que j’ai lâché et Ethan, et Zak, que je me suis reculée, pour les regarder, eux et Torby, avant d’adresser une prière muette au ciel. Je dissimule mal un rictus, alors que je remarque qu’Ethan s’est éloigné. Comme s’il allait… repartir. Il avait brisé le cœur de son père, et le mien par extension. Je résiste à l’envie de lui frapper l’arrière du crâne. C’est pas comme ça, que je le ferai rester. Certainement pas.

« Il a besoin de l’insouciance que tu peux lui apporter… »

Ok, on faisait mieux, comme façon de s’adresser à quelqu’un qu’on voulait garder auprès de soi. Mais j’avais pas su le garder auprès de nous avant, qu’est-ce qui me faisait croire que je saurai maintenant ? Et qu’est-ce qui pouvait me faire croire qu’il en avait encore, de l’insouciance ? Après qu’il ait du tuer son père, par ma faute ? Est-ce que je ne lui en demandais pas trop ? J’aurai aussi pu rajouter qu’il allait devoir continuer à veiller sur son frère, mais… Je crois qu’il aurait réellement pris les jambes à son cou. Ou peut-être pas, peut-être que cette apocalypse l’avait tellement changé. Je ne savais pas. Je soupirais, avant de me rapprocher à nouveau d’Ethan.

« Il a confiance en toi, tu sais. Il a pu s’appuyer sur toi, ces derniers mois. Je pourrais ajouter que son père et moi aussi, ou que le petit a besoin de lui, mais… Je ne veux pas qu’il se sente submergé par les obligations. Je dois le protéger, pas lui. Mais je veux qu’il veuille le protéger, et rester à nos côtés. On aurait perdu espoir il y a longtemps, si tu n’avais pas été à ses côtés. Et on te cherchait autant qu’on cherchait Zak. On avait besoin de te savoir en sécurité autant que lui. C’est grâce à ça, qu’on a avancé. »

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MessageSujet: Re: Parce qu'au milieu de la désolation, il reste un espoir   Lun 28 Mar - 21:33

Voir le gamin pleurer me serre le cœur. J'aimerais trouver les bons mots pour qu'il arrête, pour qu'il se calme, mais je suis infoutu de le faire. C'est pas nouveau, je suis pas doué pour parler, et ça va pas en s'arrangeant j'ai l'impression. Enfin là, je me dis que c'est une bonne chose qu'il pleurer non ? Vu qu'il est en dans les bras de sa mère, qu'il la retrouvée, que tout va bien. Enfin, je crois bien.

Moi je me sens mal à l'aise, forcément. Et les quelques mots qu'il lâche me font encore un peu plus mal. Horrible ouais. Ces derniers mois ont été un cauchemar qui est allé en s'aggravant jusqu'à ce qu'on tombe sur p'pa. Mais, depuis, j'avais comme l'impression que ça c'était un peu arrangé. C'est con de penser ça hein, surtout que bon, p'tet que le môme pensait pas ça finalement, qu'il faisait en sorte de me faire plaisir pour que j'arrête de culpabiliser pour ce qui est arrivé. Enfin, s'il a fait ça c'est que ça va mieux avec lui non ? Parce que bon, nos retrouvailles étaient pas terribles hein, même si j'ai l'impression que ça s'est passé il y a des siècles.

J'ai encore l'impression que je me perds et je me raccroche difficilement à la réalité. Quand je sens les bras d'Ashley m'étreindre. Putain, ça fait un bail que ça m'était pas arrivé et je me retiens de me barrer en courant à grand-peine. Si je le fais pas c'est uniquement parce que je croise le regard de Zak et que je sais pas quoi penser en fait. Tout ça pour raconter ce qui s'est passé. Ashley sait déjà qu'il est mort mais là, c'est pire encore.

Surtout quand j'entends les propos du petit, quand il dit que je lui ai sauvé la vie. Putain j'ai tué son père sous ses yeux et il pense ça ? Vraiment ? Je fronce les sourcils et je le fixe quelques secondes, un peu largué, sans vraiment savoir quoi penser. Et la réponse d'Ashley m'aide pas vraiment.

Je secoue la tête, déglutissant.

"C'était pas du courage, ou de la force. Il … enfin, c'était pas lui… bref… ça aurait tué Zak sinon. T'as pas à être désolée, c'est pas ta faute…"

Ma voix s'éteint, je suis incapable d'en dire plus sans me mettre à chialer comme un gamin. Et franchement c'est pas le moment. J'ai réussi à tenir bon et je vais pas commencer maintenant, merde quoi. Mais voilà qu'elle me reprend dans ses bras et qu'en plus elle rajoute Zak. Sérieusement ? Elle veut vraiment m'achever ou quoi ?

Quand elle nous relâche, je me rends compte que Zak ne pleure plus et, je sais pas pourquoi, j'ai un sourire dans sa direction. Ce môme m'épatera toujours, il tient bon, quoi qu'il arrive et il a cet air assuré, comme si tout allait bien se passer. L'espace d'un instant, j'ai presque envie de le croire et, quand sa mère reprend la parole, je souffle, fixant toujours Zak et la voix un peu rauque.

"Je t'apporte de l'insouciance gamin ? Tu crois que c'est quand tu penses que je suis trop con pour savoir lire une carte ou un truc dans le genre ?"

J'ai presque réussi à prendre un ton léger. Presque hein, faut pas déconner. Mais j'arrive pas à rester en place, ni à savoir quoi dire ou quoi faire. J'ai encore peur de merder, de tout gâcher. Je l'ai déjà fait une fois, pourquoi je recommencerais pas hein ? Je fronce les sourcils au reste de ses propos, le regard de nouveau rivé vers le sol. J'ai du mal à croire à ce qu'elle raconte, j'avoue. Ca changerait trop de trucs, ne serait-ce que l'image que j'étais persuadé qu'ils avaient de moi. Et je suis pas sûr d'être capable de gérer, fin du monde ou pas. Et pourtant, je peux pas m'empêcher de lâcher, à mi-voix.

"Genre, vous avez vraiment cru que j'irais le récupérer quand p'pa a appelé ? Et que je serais fout… capable de prendre soin de lui ? Je crois que c'est plutôt l'inverse qui s'est passé en fait."

Je viens de me rappeler qu'elle détestait qu'on jure. Ou alors c'était p'pa. Je me rappelle plus. De rien en fait. J'ai l'impression que mon cerveau est totalement embrumé, d'être encore plus à la ramasse que d'habitude. Et je sais pas quoi faire. Vraiment pas.

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MessageSujet: Re: Parce qu'au milieu de la désolation, il reste un espoir   Ven 8 Avr - 13:39


J’ai peur qu’il cherche à se défiler maintenant qu’elle est revenue d’entre les morts, en prétextant qu’il a rempli sa promesse et m’a ramené auprès d’elle. Je devrais pas en douter. On s’est juré de rester ensemble, devant cette même tombe… Mais on avait perdu espoir de la revoir un jour, et on savait tous les deux qu’on ne pouvait plus compter que sur l’un et l’autre. Même si elle est là, vivante, devant nous… Les choses devraient pas avoir changées. Mais il recule et s'excuse plutôt que d'être simplement content qu'on soit tous là. Parce qu’il s’en veut de ce qu’il s’est passé ? Si c’était le cas, il ne m’en a pas parlé avant. J’étais peut-être pas en état de comprendre sur le coup ce qu’il s’est passé, et je pourrais sans doute jamais oublier ce qu'il a fait. Mais c'était ce qu’il fallait et il en est conscient, encore plus que moi, non ? Je serais mort sinon, ce qu'il a pas pris longtemps à réaliser contrairement à moi. C’est ça que je voulais lui dire là, en lui rappelant qu’il m’a sauvé la vie. Sauf qu’il me regarde avec cet air paumé, comme si je venais de sortir quelque chose de vraiment énorme, et qui n’a aucun sens. Surtout que m'man le comprend bien, elle ! Sérieux, quand il est comme ça, il mériterait juste que je lui foute de bons coups de pied dans les tibias pour se remettre les idées en place.

Ouais, enfin c’était sans compter sur m’man qui nous prend tous les deux dans ses bras maintenant. J’ai presque envie de ronchonner maintenant, comme dans le passé. C’est que ça va mieux, même si je me sens encore un peu ailleurs, entre deux mondes.
Torby nous tourne autour, tout content. Quand elle se recule, je lui pose une main sur le museau pour qu’il se calme un peu. Je rends un regard vaguement perplexe aux deux autres, parce que m’man s’est mise subitement à parler pour moi. Euh… Sérieux ? Je parle pas assez, on a besoin de le faire à ma place peut-être ?

- Hey ! Je suis encore là hein !

Non mais je vous jure… Je lâche un bref rire quand Ethan se tourne vers moi pour commenter ce qu’elle raconte. De l’insouciance… N’importe quoi. Je suis juste encore une excuse toute trouvée pour que les gens se disent pas ce qu'ils ont à se dire. J’ai pas besoin d’insouciance, et puis, il y a que moi qui sait à quel point je lui fais confiance ou pas.

- Ouais, je vois pas quoi d’autres sinon ! Sérieusement, m’man… Je suis plus un bébé. Je me suis débrouillé comme un grand à la maison. Il a pris deux mois à arriver ce crétin ! Et en attendant Torby et moi on a défendu la maison comme on a pu et euh… C’est moi qui ai tué le plus de zombies en plus. Enfin bref, on te racontera tout si tu veux, quand on sera à la maison ! ‘Faut qu’on te montre notre super base de James Bond. Et qu’on te présente aux autres tout ça. Il y a même de la place pour que t’aies ta propre chambre ! C’est pas cool ça ?

Je me suis arrêté un peu trop tard dans mes protestations. Bon, j’aurais pu faire pire et lui parler des types de la superette, des fusillades avec l’armée, de ma cicatrice de guerre et tout… Ça me gave qu’elle croit qu’Ethan est le héros de l’histoire et que je suis la princesse Zelda à sauver, sérieusement. Mais c’est peut-être mieux que de lui dire direct comment les choses se sont vraiment passées. J’ai quand même tiré sur Ethan, même si je me suis foiré, quand il est venu la première fois… Et lui qui sort que c’est plutôt l’inverse, que j’ai pris soin de lui. ‘Faut peut-être pas exagérer mais au moins…

- Ouais, voilà ! Merci Ethan ! Et puis Torby aussi, on l’oublie pas !


J’ai l’impression d’être encore sonné, comme si je venais de me manger un gros coup. J’essaie de faire comme d’habitude, mais j’arrive plus à savoir comment faire, parce que c’est pas pareil avec Ethan ou m’man… Seulement je pense que c’est encore la meilleure solution pour qu’ils évitent tous deux de se poser trop de questions. Ouais, c’est ça. Autant pas laisser le choix !
Je tire sur la veste d’Ethan pour attirer son attention, puis je prends m’man par la main pour l’entraîner. Je lâche d’un ton impatient :

- Bon alors, vous venez ? On va voir p’pa. On était là pour ça non ? Et après… On rentre tous les quatre !
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MessageSujet: Re: Parce qu'au milieu de la désolation, il reste un espoir   Lun 18 Avr - 21:38

Je m’en veux de lui avoir imposé de… de tuer son père. C’était peut-être plus vraiment lui, mais il aurait jamais du faire ça. J’aurai du avoir le courage de presser la détente, et ne pas l’abandonner lâchement là. Et plutôt que de savoir quoi dire, je le prends dans mes bras, et Zak avec. Oui, ok, c’est autant pour lui que pour moi, mais… Peu importe. Peut-être que j’ai tort, et que lui montrer que… que quoi ? Que je suis reconnaissante, et que j’ai eu aussi peur pour lui que pour Zak et que j’ai prié pour qu’il soit en vie pour lui et non uniquement parce qu’il devait certainement protéger le petit ? Si je lui dis ça, il va fuir, c’est sur. À moins que le monde complètement fou dans lequel on se trouve suffise à l’en empêcher, mais j’ai pas vraiment envie de risquer ça. J’espère juste qu’aucun d’entre eux ne verra la grimace que je fais, à l’idée que je puisse le faire fuir, encore. En tout cas, si l’étreinte a pris fin, et que j’ai déjà envie de les serrer contre moi à nouveau, le sourire de Zak me rassure. Un peu. Même si je vois que le grand se tient en retrait. Je veux pas m’immiscer entre eux, pas alors que le petit me dit bien des choses que le grand lui a apportées. Et j’ai… j’ai besoin d’eux. Égoïstement. D’eux deux. Je ne peux pas leur dire que sans leur père, enfin, que son absence est trop douloureuse. Mais l’important, c’est de garder Ethan. De le convaincre de rester. C’est tout.

Je peux pas m’empêcher de rire un peu, en entendant Zak protester. J’ai bien retrouvé mon fils. Je crois. J’en suis pas si sûre, alors qu’il me dit qu’il est resté deux mois tout seul. Qu’il a tué plus de zombies que son frère. Mon visage doit me trahir, mais… il aurait jamais du avoir à faire ça. On aurait jamais du le laisser tout seul. Jamais. Si Mike réussissait à me calmer, quand je culpabilisais et paniquais de les savoir morts, peut-être, entre deux messages, il était plus là pour me rassurer et dire que c’était pas notre faute si notre fils était devenu comme ça, et que c’était la situation qui le voulait, et que tout irait bien. Était-ce vraiment possible ? Si j’étais un peu crispée, je me forçais à sourire, pour pas l’inquiéter. Enfin, est-ce que je l’inquièterai vraiment ?


« Tu me raconteras tout, et tu me présenteras tout le monde ! Une base de James Bond, rien que ça ? Y’a des passages secrets et tout ? »

Oui ok, le ton de ma voix est carrément pas assez enjoué, mais je fais de mon mieux. Et j’aimerai pas vraiment avoir une chambre seule, mais ça… Je peux pas le dire. Je peux pas lui dire que je revois sans cesse son père se faire tabasser, et moi menacer les fautifs de les flinguer s’ils se cassaient pas. Je m’étais fait peur, tout comme je leur avais fait peur, ce jour là. Bref. Je secouais la tête, comme pour revenir à la réalité. Je regarde d’ailleurs surement Ethan d’un air un peu ahuri. Il croyait quoi ? On lui aurait jamais confié le petit si on l’en croyait pas capable. On aurait sûrement pu appeler d’autres gens, mais je crois que personne n’aurait aussi bien pris soin de lui, ou on aurait pas eu confiance peut-être, même si tout avait toujours été difficile avec Ethan et entre les deux frères.

« Bien sûr que oui, sinon on t’aurait jamais appelé. On te faisait confiance, tu sais. Je me baisse, pour gratouiller le chien, et souris faiblement aux deux Griffin. Merci à vous trois, d’avoir pris soin les uns des autres. Et Torby, je suis sûre que tu as été très courageux, je te trouverai un petit os et un jouet, promis. » Bon, si tant est que le jouet ne couinait pas.

Je serre la main de Zak, quand je la sens dans la mienne, et pose ma main sur l’épaule d’Ethan, autant pour me donner la force d’avancer que pour lui faire comprendre qu’on a besoin de lui. Je sais pas si ça marchera, mais bon. En tout cas, je crois bien que j’ai blêmi, quand il a parlé de voir son père. Je suis bête, j’aurai du me douter, qu’ils étaient pas là comme ça. Ils l’ont enterré… C’est ce qu’il aurait voulu, avant, mais… C’est trop douloureux, je crois. Et pourtant, j’avance, comme un robot peut-être, mais si je peux lui dire adieu…

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MessageSujet: Re: Parce qu'au milieu de la désolation, il reste un espoir   Dim 24 Avr - 18:17

Pour changer, j'ai plein de pensées qui se bousculent en tête. De trucs que j'aurais aimé dire, que je devrais peut-être balancer, que ce soit au gamin ou à Ashley. Le fait de la voir là, en chair et en os, rend tout ce qui s'est passé beaucoup trop réel et ne me fait que regretter encore plus ce que j'ai pu faire avant. Alors ouais, le passé ça sert à rien de trop le ressasser, parait que c'est pas bon ou des conneries dans le genre. Mais j'ai trop de casseroles au cul pour arriver à être serein rapport à tout ça.

Peut-être plus tard, quand j'arriverais à faire la part des choses, je pourrais leur expliquer, même si je suis persuadé qu'ils pigent vraiment. Ou que ça justifie quoi que ce soit. Surtout à Zak, je lui dois bien ça avec tout ce qu'on vient de traverser. Et puis, c'est marrant, avec l'arrivée d'Ashley, je pourrais me dire que j'ai rempli ma mission mais l'idée m'effleure même pas. J'ai fait une promesse, le reste importe peu. Et je tiens trop au gamin pour le lâcher maintenant, même s'il risque d'avoir vachement moins besoin de moi. Déjà que bon, c'est pas terrible.

J'arrive quand même pas à … bah à me sentir à ma place. C'est con, je sais bien, mais faut dire que j'ai fui cette famille toute ma vie ou presque, faut pas me demander de changer en trois minutes parce que ma belle-mère est revenue d'entre les morts. Je veux bien évoluer mais faut pas trop déconner quand même. Et, à la remarque de Zak, j'ai un ricanement avant de lui lâcher, avec un clin d'œil.

"Genre, comme si on pouvait oublier que t'étais là. Tu crois vraiment que c'est possible ça ?"

Je me refais un peu plus sérieux quand il dit qu'il est plus un bébé. Ca c'est clair mais je suis pas sûr que sa mère soit prête à entendre ça et tout ce qu'il a pu vivre ces derniers mois. Je vois pas trop quoi dire de plus, j'ai pas envie d'entrer dans les détails même si ça pourrait rassurer Ashley, enfin d'une certaine façon. Pas dit que lui montrer qu'on s'est fait tirer dessus soit une très bonne idée. Je me dis qu'il faudra qu'on se briefe avec Zak, pour qu'on se décide à ce qu'on lui dira ou pas. Je vois pas trop l'intérêt non plus qu'elle sache qu'il m'a tiré dessus au début, ce genre de trucs. Ce qui compte c'est qu'on soit tous les 4… enfin tous les 5 en fait et j'ai un mince sourire en direction d'Ashley.

"Hey, tu te rappelles d'Eliott ? La petite sœur de Sid… on l'a retrouvée il y a quelques jours aussi. Elle va bien. A croire qu'on a vraiment du bol en ce moment."

Ou pas, vu les regards noirs qu'elle aime à me jeter. Mais bon, j'essaie de pas penser au fait que ça ressemble beaucoup trop à avant, à quelques méchants détails près. Je déglutis et j'essaie de garder mon sourire, ce qui devient vachement plus facile aux propos de Zak.

"Faut qu'on te dise merci aussi non ? Histoire de bien avoir fait le tour."

Les propos d'Ashley me figent pourtant, bien évidemment, avant que je ne me contente d'un bref haussement d'épaules.

"Confiance ?... ah… ok…"

Je me fais même pas confiance à moi-même et eux, malgré les années, malgré les conneries, m'ont confié ce qui était le plus important pour eux. Et merde. Je regarde le vide un instant avant d'être rappelé à la réalité par le gamin qui tire mon blouson.

"Ouais voir p'pa. Il serait content que tu nous aies retrouvés."

Au final, c'était pas si une mauvaise idée que ça d'aller lui fêter son anniversaire.

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